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Face à l’évolution de la réglementation, des demandes des clients et de la pérennité de son patrimoine, le transport logistique ne peut se passer de la transition environnementale. Le groupe Heppner, leader européen du secteur, a été l’un des pionniers dans l’adoption de carburants plus durables pour ses flottes de véhicules. Jean-Thomas Schmitt, PDG de l’entreprise, revient sur l’ensemble des autres engagements RSE qui ont suivi.
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00:04Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose chaque jour, une personnalité qui compte dans notre économie.
00:09Je reçois aujourd'hui Jean-Thomas Schmitt, bonjour.
00:11Bonjour Thomas.
00:12Bienvenue, vous êtes le PDG, le président du groupe Epner, entreprise familiale, c'est ça ?
00:18Absolument.
00:19Qui vient de passer son premier siècle, si j'ose dire ?
00:22Exactement.
00:23C'était l'an dernier ?
00:23Exactement, c'était l'an dernier, on vient de franchir notre premier siècle, comme vous l'avez dit.
00:27On espère repartir encore pour 100 ans.
00:29Alors, c'est quoi le groupe Epner ?
00:31Alors, le groupe Epner, je vais essayer déjà de faire une fiche d'identité avant peut-être de décrire son
00:37activité,
00:38d'essayer de le faire de manière un peu didactique, parce qu'au-delà du transport, on agit aussi sur
00:43la supply chain de nos clients.
00:44Bon alors, d'un point de vue un peu fiche d'identité, on est une entreprise, comme vous l'avez
00:49dit, centenaire depuis 2025.
00:52Je représente la quatrième génération d'actionnaires familiaux, on est encore une entreprise 100% familiale.
00:59On est à un chiffre d'affaires à peu près d'un milliard d'euros, on a 3600 collaborateurs au
01:05sein du groupe, on est présent dans une dizaine de pays, même 10 pays, 8 en Europe et 2 en
01:11Afrique.
01:13Et 157 pays desservis, c'est ce que vous voyez, on va voir s'afficher ces chiffres.
01:17157 pays desservis, alors l'ONU compte à peu près 200 pays, on en sert une très très grande majorité.
01:24Il y a des pays où on a plus de difficultés évidemment à avoir accès, soit en propre, soit à
01:28travers des réseaux de partenaires qui agissent avec nos process et nos méthodes, etc.
01:34Et qui nous représentent dans ces pays, à la fois pour commercialiser localement et à la fois pour desservir la
01:39marchandise de nos propres clients.
01:40Alors justement, c'est là qu'on en arrive à notre activité.
01:43Nous, on est un acteur qui agit sur l'ensemble de la chaîne logistique et d'approvisionnement de nos clients.
01:51C'est-à-dire qu'on fait de l'approvisionnement et du grand export à travers l'aérien et le
01:56maritime,
01:56on fait du stockage et de la préparation de commandes en matière logistique,
02:01et on desserre le dernier kilomètre pour nos clients.
02:05Donc on propose des solutions adaptées à nos clients en fonction de leurs problématiques sur le supply chain,
02:11à peu près sur l'ensemble de leur chaîne logistique,
02:16qui tient compte d'un certain nombre de critères et d'arbitrages en fonction du cahier des charges,
02:20le prix évidemment, les délais et justement, on va en parler aujourd'hui, les conditions environnementales dans lesquelles on traite
02:26ces envois.
02:26Évidemment, on va détailler vos actions en matière de RSE, mais vous l'avez dit,
02:30vous représentez la quatrième génération de cette ETI, entreprise de taille intermédiaire familiale.
02:37C'est quand même, enfin, j'essaye de me mettre à votre place.
02:39Est-ce que c'est une responsabilité ou une perspective qui vous accompagne depuis toujours ?
02:45Oui, c'est une perspective qui nous accompagne depuis toujours.
02:48Après, on a la chance d'avoir, justement, dans une entreprise familiale,
02:52le grand intérêt et le grand avantage, c'est qu'on travaille sur le temps long.
02:56On a des actionnaires familiaux qui sont des actionnaires héritiers,
02:59très peu demandeurs de dividendes ou de rentabilité sur un capital.
03:03Donc, on peut se permettre de travailler sur des investissements très longs,
03:06ce qui est d'ailleurs très confortable en matière environnementale
03:09et sur les enjeux d'externalité positive de nos business, mais on y reviendra.
03:14Et donc, voilà, il y a eu un patient zéro qui était mon arrière-grand-père.
03:18Et puis ensuite, j'ai coutume de dire que mon grand-père est sorti du Barin pour compléter l'Alsace.
03:24Mon père est sorti de l'Alsace pour compléter la France.
03:27Et moi, vous me voyez venir, je sors doucement de la France pour compléter l'Europe.
03:30C'est à la fois une responsabilité...
03:31Mais ça veut dire, pardon, vous vous y préparez depuis quoi ?
03:34Depuis l'adolescence ?
03:35Non, pas vraiment.
03:38Parce que ça peut être une pression aussi.
03:40Écoutez, moi, j'ai eu la chance d'avoir une famille et un père qui ne m'a jamais mis
03:43de pression.
03:44Mon père, il avait ce laïus de dire, tu fais ce que tu veux dans la vie, mais tu le
03:47fais bien.
03:47Si tu veux faire guitarriste, tu fais ça proprement, quoi.
03:50Tu ne fais pas ça dans un coin.
03:53Et je n'ai jamais eu cette pression-là.
03:55Je suis rentré dans l'entreprise parce qu'à un moment, il y avait la question de l'avenir qui
04:01se présentait.
04:02On n'avait pas encore...
04:03Mon père n'avait pas encore décelé de champions dans la génération, entre guillemets, dans la génération suivante.
04:08Et on avait un écartage important entre mon père et moi.
04:11Moi, je suis rentré en me disant, il faut que je sache si ça me plaît ou non.
04:15Et si je suis entaillé pour ça, entre guillemets.
04:18J'ai fini mes études à l'EDEC avec un master en finance.
04:21Je suis directement rentré dans l'entreprise.
04:24Là, on m'a collé un rôle de porte-serviette d'un directeur général.
04:27Je voulais très rapidement faire mes preuves.
04:28Ça a été fait.
04:29J'ai fait un parcours opérationnel dans l'entreprise, jalonné plutôt de succès, on va le dire,
04:34qui m'ont permis d'arriver là où je suis aujourd'hui, dès 2015, et de reprendre le flambeau.
04:40Ça n'a jamais été une pression.
04:42Et moi, je ne me vois pas comme quelqu'un qui porte une pression ou un capital patrimonial.
04:47Je vois comme un porteur de témoins pour la cinquième génération.
04:50C'est ça, mon objectif futur.
04:51Alors, on va s'intéresser, effectivement, à votre action en matière de RSE, de responsabilité sociale, sociétale des entreprises.
04:59Je vais vous citer.
05:01L'engagement environnemental et sociétal génère un cercle vertueux au sein de la chaîne logistique.
05:06Il suffit qu'un acteur s'engage pour que d'autres suivent.
05:12À quel point vous êtes le pionnier ?
05:13Vous voyez ce que je veux dire ?
05:14C'est-à-dire qu'il suffit qu'un acteur s'engage pour que d'autres suivent.
05:18Est-ce que c'est vous qui donnez l'impulsion ?
05:20Est-ce que c'est d'autres, des clients qui vous mettent la pression ?
05:23Ça peut marcher dans les deux sens, d'ailleurs.
05:25C'est une très bonne question.
05:26Et effectivement, où est la poule ou l'œuf ?
05:28C'est toujours la même question.
05:30Effectivement, au sein des acteurs transports et logistiques,
05:34nous, on a un peu la prétention de dire qu'on a été parmi les pionniers à entreprendre.
05:37On n'a pas été les seuls, évidemment, mais on a fait partie des pionniers.
05:40Mais c'est évidemment par la saine et amicale pression de nos clients
05:45et des chargeurs en règle générale
05:47qu'on a sans doute accéléré.
05:49Ou en tout cas, on a anticipé.
05:50Il y a plusieurs acteurs qui jouent là-dedans.
05:52Vous avez évidemment vos chargeurs, vos clients.
05:54Et puis, vous avez d'autres parties prenantes.
05:56Moi, j'ai des actionnaires, cinquième génération,
05:58qui sont déjà aux AG et qui posent des questions
06:00parce qu'ils sont eux-mêmes préoccupés de l'avenir environnemental
06:04et de l'impact environnemental de leur entreprise,
06:06dont ils détiennent le patrimoine.
06:07J'ai des collaborateurs, jeunes comme moins jeunes,
06:10qui s'intéressent à l'évolution de leur entreprise
06:12et de l'impact de leur entreprise.
06:14Donc, on a une pression de l'ensemble de nos parties prenantes,
06:18y compris dans les financements, qui est assez sain.
06:20Mais on ne l'a pas fait pour ça, au départ.
06:22On l'a fait vraiment de manière un peu naïve,
06:25en se disant qu'il faut vraiment qu'on anticipe ce mouvement.
06:27En commençant par quoi ?
06:29En commençant par la recherche de la bonne technologie pour le faire
06:32et des bons moyens pour le faire.
06:33On a très tôt anticipé la feuille de route.
06:37Alors, au départ, on a beaucoup misé sur le gaz et le bio-GNV
06:40pour transformer notre flotte, puis sur les biocarburants.
06:43Au gré des évolutions de la fiscalité, de la réglementation,
06:47qui est souvent malheureusement trop focalisée sur les moyens
06:50et pas assez sur le résultat de la réduction du CO2.
06:54Aujourd'hui, on voit bien qu'on a une feuille de route
06:56toute tracée sur l'électricité.
06:58À mon sens, c'est un peu restrictif,
07:00mais il faut avouer que c'était sans doute utile aussi
07:03de mettre des impulsions pour permettre des débouchés
07:05aux producteurs de véhicules et de matériaux, etc.
07:08Donc, on a entamé d'une manière très agile cette trajectoire
07:12pour atteindre aujourd'hui 26% des envois
07:15qui sont livrés avec des véhicules divers ou des moyens verts,
07:18puisqu'il y a aussi de la cyclo-logistique qui est un plus dedans, etc.
07:20Alors, parmi les leviers, il y a effectivement la flotte, on va dire,
07:25les véhicules alternatifs aux véhicules thermiques.
07:29Il y a aussi les sites logistiques.
07:31Absolument.
07:31Je crois que vous venez d'inaugurer un nouveau site dans le Grand Est, là.
07:35Absolument.
07:35Heurte.
07:36Heurte, absolument.
07:37Très bien prononcé.
07:38Bon, coup de bol.
07:40Vous pouvez nous le décrire, et en quoi il est peut-être plus « verteux »,
07:44je mets des guillemets, je n'aime pas trop l'expression,
07:45mais que d'autres sites plus anciens ?
07:47Oui, alors, dès qu'on construit un site, évidemment,
07:50on fait très attention à ce que les émissions de CO2
07:53qui sont liées aux bâtiments soient immédiatement réduites.
07:56Nos anciens sites, l'isolation n'est pas bien faite,
07:59on a assez ouvert à tous les vents,
08:01les portes de quai ne se ferment pas bien,
08:02donc, voilà, il y a forcément des questions de chauffage,
08:05de luminaires qui sont utilisées, qui sont plus anciens, etc.
08:09Et donc, un site comme celui-là voit immédiatement…
08:12On peut cocher les bonnes cases, quoi.
08:13On peut cocher immédiatement les bonnes cases,
08:16« by design », pour reprendre un anglicisme,
08:19c'est-à-dire que vraiment, dès le départ,
08:20on inclut les LED qui sont évidemment moins consommateurs,
08:26on peut inclure des isolations, la GTB, etc.,
08:30et un meilleur pilotage.
08:30Mais, effectivement, les sites logistiques
08:34sont extrêmement importants pour nous.
08:35Il faut quand même avoir en tête que nos émissions de CO2,
08:39entre Scope 1, Scope 2, Scope 3,
08:40se répartissent de la manière suivante.
08:41Scope 1, c'est-à-dire notre propre production de transport,
08:45c'est 2%.
08:45Scope 2, c'est-à-dire les bâtiments, c'est 1%.
08:49Et 97% pour le Scope 3,
08:51c'est-à-dire l'ensemble de nos fournisseurs,
08:53compagnie aérienne, compagnie maritime, transporteur, etc.
08:57D'où l'importance de la chaîne logistique,
09:00ce que vous disiez, le cercle vertueux,
09:03et que tout le secteur s'y met, est-ce que c'est vrai ?
09:05Ou est-ce qu'en fonction des pays,
09:06parce que vous êtes présent partout,
09:08il y a des droits où on ne peut pas trouver
09:11un moyen de transport moins émetteur de gaz à effet de serre ?
09:15Alors, il y a des moyens de transport qui sont moins émetteurs que d'autres.
09:18C'est clair.
09:19Et d'ailleurs, on parle beaucoup de la technologie
09:21pour transformer les flottes de véhicules.
09:23Mais je rajoute quand même,
09:25avant de reparler de la flotte de véhicules,
09:27le report modal.
09:28C'est-à-dire que la barge, le rail, etc.
09:32Ça aide quand même considérablement à réduire les émissions de CO2.
09:35Il faut quand même avoir en tête
09:36qu'en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en Italie,
09:39ça marche extrêmement bien.
09:40Le rail, en France, ça marche beaucoup moins bien,
09:42pour une raison très simple.
09:43Depuis les années 80, on s'est désindustrialisé.
09:46Le rail, ça marche très bien pour des marchandises lourdes
09:49qui ne sont pas sujetties à des transits,
09:52à des délais très courts, etc.
09:54Nous, on est plutôt dans un pays de distribution,
09:57moins de production.
09:58Et donc, le rail a suivi,
09:59en tout cas, le report modal sur le rail
10:01a quand même suivi un peu la désindustrialisation.
10:04Donc, la désindustrialisation a aussi des impacts
10:06sur ce type d'événements de manière très claire.
10:09Mais pour revenir à la transformation de notre flotte,
10:12on revient à votre bonne question du départ,
10:14qui est de dire comment on engage toute la chaîne.
10:16D'abord, pour répondre juste à un point,
10:17est-ce que c'est vrai ?
10:18Est-ce que tout le monde est engagé ?
10:19Tout le monde a bien compris une chose.
10:20C'est absolument vital.
10:22Ce n'est pas du greenwashing, etc.
10:25Notre secteur ne peut pas faire l'économie d'une transition.
10:29Elle ne sera plus acceptée.
10:30Ce sera réglementairement, ça passe.
10:32Il y a des fiscalités qui vont avec, etc.
10:33Donc, il y a un enjeu vital vis-à-vis de nos clients,
10:36vis-à-vis de nos tierces parties,
10:37et vis-à-vis des engagements qu'on a réglementairement et fiscalement.
10:41Et donc, on s'adapte au fur et à mesure.
10:43Ce qui est parfois plus difficile,
10:44pour des acteurs comme les nôtres,
10:45on a les moyens de les financer.
10:46Il faut quand même avoir en tête que pour des plus petits acteurs,
10:49un véhicule électrique, aujourd'hui,
10:51c'est trois fois le prix,
10:52deux à trois fois le prix d'un véhicule thermique.
10:54Que les véhicules thermiques sont quand même assez performants.
10:57Et que sur un véhicule électrique, aujourd'hui,
10:59même avec les aides,
11:00vous êtes à deux fois et demi,
11:01avec une autonomie qui s'améliore de jour en jour.
11:06Certes, un poids utile, une charge utile
11:09qui s'améliore aussi de jour en jour.
11:10Mais tout ça reste encore balbutiant.
11:13Et je trouve que, un peu le problème dans cette histoire,
11:16c'est qu'il peut y avoir une juxtaposition de plusieurs solutions,
11:19selon les types de transport,
11:21selon les distances,
11:22selon les modalités.
11:23Et ça, il faut quand même l'avoir en tête
11:25pour pouvoir réaliser notre transition.
11:27Le transport fluvial, on y revient,
11:30parce que c'était assez majeur en France
11:32jusque dans les années 60, de mémoire.
11:35Et puis, petit à petit, on l'a abandonné.
11:37C'était sans doute aussi lié à une forme de désindustrialisation.
11:41Est-ce que, chez vos partenaires, chez vos clients,
11:44vous voyez une demande de retour au transport fluvial ?
11:47Il y a une demande, mais...
11:48Ça reste un tout petit pourcentage.
11:51Alors, il y a une demande qui reste encore marginale.
11:54Il faut quand même avoir en tête que,
11:55comme je le disais tout à l'heure,
11:56nous, on fait des arbitrages,
11:57nos clients font des arbitrages entre prix, délai
12:00et émission environnementale.
12:01Le prix est quand même souvent le premier décideur.
12:04On a un métier qui est un peu commoditisé.
12:07Et par conséquent, le prix reste un événement majeur
12:09ou un élément majeur.
12:10Quand vous rajoutez à ça que le délai est plus long,
12:14eh bien, forcément, l'arbitrage du client
12:15va plutôt sur une solution bas carbone,
12:18mais plutôt plus rapide.
12:20Donc, il y a une demande.
12:21Il y a une demande d'études très forte.
12:24Mais il y a encore des freins,
12:25notamment coûts et délais, qui sont significatifs.
12:28Alors, on parlait des clients à votre place la semaine dernière.
12:31Il y avait l'un de vos anciens clients,
12:33François Carayol, qui est le patron,
12:35le PDG du groupe Labrosse et Dupont.
12:37Alors, une question très directe, là, voici.
12:40Bonjour, M. Schmitt.
12:41Nous avons collaboré avec Epner pendant des années.
12:44Et il y a une dizaine d'années, à peu près,
12:46vous nous avez expliqué que nous étions un client
12:49qui n'était plus rentable pour vous.
12:51Et on a cessé notre collaboration.
12:54Alors, que Labrosse et Dupont est une entreprise formidable
12:56qui a des clients dans toute la France.
12:58On a plus de 6 000 clients qu'on livre régulièrement.
13:01Et je pense qu'on est une vraie entreprise
13:03de fond de panier, comme on appelle,
13:05pour une messagerie comme la vôtre,
13:07qui est un rayonnement et un réseau national.
13:11Alors, quand est-ce qu'on retravaille ensemble ?
13:14J'aime beaucoup cette question, très directe.
13:16Déjà, vous allez pouvoir lui répondre,
13:18mais c'est quoi une entreprise de fond de panier ?
13:20Vous m'expliquez ça ?
13:22Oui, alors, je ne connais pas les volumes
13:23de cette entreprise, mais en l'occurrence,
13:25ce qu'on appelle un fond de camion,
13:26plus qu'un fond de panier,
13:28c'est effectivement la capacité
13:29à avoir suffisamment de volume
13:31pour créer, en fait, tous les jours,
13:34des lignes directes sur un certain nombre
13:36de destinations.
13:37Il faut savoir que tous les jours,
13:38entre nos différentes agences situées en France,
13:40j'ai 800 liaisons quotidiennes.
13:43Paris-Strasbourg, Strasbourg-Lille, etc.
13:46Et donc, forcément, il faut un certain volume
13:48pour remplir ces camions au quotidien.
13:50Et il y a des clients qui sont très structurants
13:52pour nos lignes, parce qu'elles nous permettent
13:54effectivement d'avoir la base,
13:55entre guillemets, sur les 13 mètres de plancher,
13:57d'avoir la base pour pouvoir le faire.
13:58Donc, pour répondre à la question,
14:00d'abord, je n'ai aucun doute sur le fait
14:01que cette entreprise soit une très, très belle entreprise
14:03et qu'effectivement,
14:05elle ait un développement très intéressant
14:07et qu'elle puisse constituer un intérêt majeur
14:09pour notre groupe.
14:11C'est quoi un client rentable ?
14:14Écoutez, c'est un client qui dégage
14:15de la profitabilité.
14:17Alors, je sais que c'est un peu une lapalisade.
14:19Non, mais en fait,
14:20qu'est-ce qu'on appelle un client rentable ?
14:21Ça, c'est une vraie question dans nos métiers,
14:23sachant qu'il y a un certain nombre de choses,
14:24justement, qu'on peut marginaliser
14:26ou en tout cas,
14:28quand on se dit
14:30« de toute façon, mon camion,
14:31il va déjà à côté de chez ce client-là,
14:33faire un tour chez lui,
14:34ça ne me coûte pas grand-chose »,
14:35bon, voilà,
14:36la rentabilité,
14:36c'est toujours une notion
14:38un peu particulière
14:39parce qu'il y a la théorie
14:40et la réalité des choses,
14:41mais évidemment,
14:42c'est un client qui participe,
14:44qui contribue à nos marges,
14:46sachant que dans les métiers
14:48qui sont les nôtres,
14:48sur un euro de chiffre d'affaires,
14:50je dégage 2,6 cents de rentabilité
14:54et donc,
14:55il faut être extrêmement précautionneux
14:57avec les développements
14:59et pour répondre à ce monsieur,
15:03François Carriol,
15:04bon, d'abord,
15:05je le remercie pour sa question
15:06et je le remercie de nous solliciter
15:07pour retravailler ensemble.
15:09Il peut arriver que,
15:10notamment,
15:10nos clients changent aussi
15:11de typologie de marchandises
15:14qui fassent que tout d'un coup,
15:15une rentabilité
15:16qui était existante avant
15:18ne le soit plus.
15:19Je vais prendre un exemple idiot.
15:21Bon,
15:21tout le monde connaît la blague,
15:22qu'est-ce qui coûte,
15:23qu'est-ce qui pèse le plus lourd ?
15:24Est-ce que c'est un kilo de plomb
15:25ou est-ce que c'est un kilo de plume ?
15:27C'est ça d'accord,
15:28mais un kilo de plume
15:30prend nécessairement
15:31beaucoup plus de place
15:32qu'un kilo de plomb.
15:34Bon,
15:34vous le multipliez par 100,
15:35vous voyez qu'à 100 kilos de plume,
15:36il faut quand même
15:37prendre beaucoup d'espace
15:38dans un camion.
15:38Et donc,
15:39c'est cet espace,
15:39en fait,
15:40qu'on facture à nos clients.
15:41Et quand un client,
15:42comme j'ai pu voir
15:43dans le passé,
15:45transforme sa production
15:46des luminaires
15:47vers les abat-jour,
15:48le poids moyen
15:49des abat-jour
15:50et l'espace
15:50que ça prend dans le camion
15:51devient beaucoup plus important
15:53et par conséquent,
15:54la rentabilité initiale
15:55qui était liée aux luminaires
15:57disparaît
15:57et on est obligé
15:58d'augmenter nos clients.
15:59Donc,
15:59c'était il y a longtemps,
16:01après ce que j'ai compris
16:01qu'on a perdu ce client,
16:02c'était il y a plus de 10 ans,
16:04il n'est pas impossible
16:04qu'il y ait eu des changements
16:05de typologie de facture,
16:07de manufacture chez lui
16:08qui entraînaient
16:09cette rentabilité.
16:10Puis,
16:10il y a d'autres sujets
16:12qu'on prend en compte,
16:13les délais de paiement,
16:14les risques crédits,
16:15etc.,
16:15qui peuvent aussi nous conduire
16:16à demander des augmentations
16:18à nos clients.
16:19Alors,
16:19je reviens à vos engagements
16:21environnementaux et RSE
16:22avec la question des normes,
16:23normes ISO 26 000,
16:25global compact,
16:26etc.,
16:26c'est des standards,
16:28c'est des normes
16:28qui vous guident,
16:29qui vous aiguillonnent,
16:31comment vous les intégrez
16:32à votre stratégie ?
16:33Alors,
16:33dans la stratégie,
16:34en fait,
16:34on a une boussole
16:36qui est aujourd'hui
16:37celle de la labellisation
16:39Ecovadis.
16:40C'est ce qu'on a retenu
16:40dans l'entreprise,
16:41d'abord parce qu'elle est
16:42très demandée par nos clients
16:43et puis deuxièmement
16:44parce qu'on en a fait
16:45dès le départ
16:45une boussole clé.
16:47Maintenant,
16:47Ecovadis,
16:47ce n'est pas l'alpha
16:49et l'oméga de tout,
16:50mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
16:51être labellisé Ecovadis Gold,
16:53c'est-à-dire participer
16:56à être parmi les 5%
16:57des entreprises
16:58les plus vertueuses,
17:00ça nous conduit
17:01à adopter justement
17:02des modalités
17:05pour nous permettre
17:06de rester parmi ces 5%
17:07des entreprises
17:08les plus vertueuses,
17:08ce qui reste notre objectif.
17:10Pourquoi ?
17:11Parce que quand ce label
17:13a été créé,
17:14toutes les entreprises
17:15n'étaient pas forcément vertueuses,
17:17mais toutes les entreprises
17:17se sont mises en branle
17:18pour le faire.
17:19Et donc,
17:20vous, vous avancez,
17:21mais les autres aussi
17:21et parfois plus vite que vous
17:23ou différemment de vous.
17:24Et comme c'est tout secteur,
17:25faire partie des 5%
17:26des entreprises
17:27les plus vertueuses,
17:28on est parfois comparé
17:29à des entreprises
17:30qui ont des cabinets conseils,
17:31etc.
17:31Donc, pour le secteur du transport,
17:34en tout cas,
17:34c'est une immense fierté pour nous.
17:36Et ces certifications
17:38que vous venez d'évoquer
17:40participent à l'élaboration
17:41d'une stratégie
17:42d'amélioration continue
17:43dans l'optique
17:44de rester parmi les leaders
17:46et parmi les entreprises
17:47les plus vertueuses.
17:48Donc, pour nous,
17:49ce n'est pas une fin en soi,
17:50ce n'est pas une demande absolue
17:51d'ailleurs de nos parties prenantes,
17:52c'est un enjeu de preuves
17:55vis-à-vis de ces labellisations
17:56et de preuves
17:58vis-à-vis de nos clients
17:59et de nos tiers-souris.
18:00Je rebondis,
18:00c'est la question
18:00que j'allais vous poser,
18:01ce n'est pas forcément
18:02une demande de vos clients.
18:04Il y a une demande de preuves.
18:05Il y a une demande de preuves.
18:06Donc, si vous voulez,
18:08aujourd'hui...
18:08Parce qu'après,
18:08ils peuvent eux-mêmes
18:09l'intégrer
18:10à leur bilan
18:12financier.
18:13Donc, ça joue quand même.
18:14Absolument.
18:14On est de toute façon
18:15audités, etc.
18:16Donc, il y a quand même
18:17des éléments de preuves importants.
18:19Mais pour nous,
18:20encore une fois,
18:22cette question de label,
18:23ce n'est pas pour faire joli
18:24ou apparaître
18:25dans les réseaux sociaux.
18:26C'est vraiment
18:26pour expliquer à nos clients
18:27ce qu'on vous raconte.
18:29Ce n'est pas du greenwashing,
18:30ce n'est pas du bullshit.
18:31C'est matérialisé
18:32par un label
18:33qui lui-même
18:33s'appuie sur un certain nombre
18:35de certifications en dessous
18:36qu'on peut mettre en avant
18:37vis-à-vis de nos clients.
18:37J'imagine que parmi
18:39les marchandises
18:40que vous transportez,
18:41il doit y avoir
18:41des marchandises,
18:42des marchandises
18:42plus dangereuses que d'autres,
18:44à risque.
18:46Vous avez des exemples ?
18:48Et qu'est-ce que vous mettez
18:49en place pour garantir
18:50la sécurité ?
18:51Est-ce que ça suppose
18:51du matériel spécifique ?
18:54Bien sûr.
18:54Alors, par exemple,
18:56on transporte
18:57des produits dangereux,
18:58beaucoup de produits chimiques,
19:00notamment des colorants
19:02ou des senteurs
19:03pour les parfums, etc.
19:05C'est transporté
19:06dans des véhicules spéciaux.
19:07C'est-à-dire qu'on ne mélange pas
19:09tous les types de flux ensemble.
19:12On ne peut pas mettre
19:14de la nourriture stockée comme ça
19:17avec des médicaments
19:18comme on peut en transporter.
19:19Donc, il y a tout un tas
19:20de process sur un certain
19:22nombre de secteurs
19:23auxquels on s'adresse
19:26pour créer chez nos clients
19:28effectivement toutes les conditions
19:30à la fois sanitaires,
19:31sécuritaires,
19:32pour que ça fonctionne.
19:33Vous travaillez, on l'a dit,
19:34dans 157 pays desservis.
19:38Quel niveau de normes
19:39vous appliquez ?
19:40C'est-à-dire que vous vous conformez
19:42à la réglementation nationale,
19:43évidemment,
19:44mais parfois,
19:44elle va être peut-être
19:45moins exigeante dans un pays
19:46et beaucoup plus dans un autre.
19:48Donc, est-ce que vous choisissez
19:51le plus pour l'appliquer
19:52dans le plus un peu partout
19:54ou est-ce que vous vous dites
19:55« bon, bah non, là,
19:56on a des normes »
19:57en matière de sécurité ou pas,
19:58d'ailleurs,
19:59qui sont moins exigeantes.
20:01Donc, on se contente du minimum.
20:03En fait, là, on répond,
20:04là aussi,
20:04aux demandes de nos clients
20:05et des secteurs
20:07auxquels on s'adresse.
20:07On ne peut évidemment pas
20:08livrer des produits psychotropes
20:12comme on livre,
20:13je ne sais pas quoi,
20:15une pièce industrielle
20:16pour une voiture.
20:18Donc, on répond à des normes
20:19qui peuvent différer
20:20d'un client à l'autre
20:21et c'est là notre rôle
20:22de commissionnaire de transport.
20:23C'est-à-dire que nous,
20:24on est vraiment censé choisir
20:25le moyen de transport
20:27le plus adéquat
20:28en fonction, justement,
20:29de la problématique
20:30développée par nos clients
20:31et par rapport
20:31aux demandes de nos clients
20:32en matière de sécurisation,
20:34en matière de dangerosité,
20:36en matière de vitesse, etc.
20:38Donc, vraiment,
20:39ça dépend énormément
20:41de la demande du client
20:42et nous, on sait s'adapter.
20:44Et si notre réseau en propre
20:46ne correspond pas
20:46à la demande du client,
20:47on sort de notre réseau
20:48et on sait s'adapter
20:49en demandant à d'autres réseaux
20:50qui savent mieux le faire
20:51de pouvoir le livrer.
20:52C'est tout l'intérêt
20:53d'être vraiment
20:54dans cette position
20:55de commissionnaire de transport
20:57et d'apporter cette agilité
20:58à nos clients.
20:58Le vol, c'est un enjeu ?
21:00Le vol, c'est un enjeu.
21:01C'est un enjeu d'image, déjà,
21:03premièrement.
21:03C'est un enjeu de sécurité
21:05très fort.
21:06C'est malheureusement...
21:08Voilà, on est à l'image
21:10de la société.
21:10Donc, on a évidemment
21:11des problématiques à régler.
21:13Ça nous arrive de temps à autre.
21:15C'est une lutte
21:15absolument permanente.
21:17Ça arrive très peu.
21:17Mais quand ça arrive,
21:18un, ça dégrade très fortement
21:20la relation avec le client
21:21qui ne comprend pas
21:23qu'on puisse avoir ça.
21:24Et deuxièmement,
21:25ça coûte très cher
21:26parce qu'effectivement,
21:28il y a des enjeux d'assurance,
21:28etc. derrière
21:29qui sont importants.
21:30Donc, non,
21:31le vol est un enjeu
21:33très important.
21:34Allez, il nous reste
21:35quatre, moins de cinq minutes.
21:36Je voudrais quand même
21:37qu'on parle du secteur en général
21:38parce que vous présidez
21:39l'Union des entreprises
21:40transports et logistiques.
21:42Est-ce que c'est un secteur
21:43qui va bien ?
21:45Malgré ce contexte...
21:47Alors, on ne va pas rester
21:48franco-français, là,
21:49parce qu'effectivement,
21:50il y a les incertitudes politiques
21:51et donc économiques en France.
21:53Mais on est dans un contexte
21:54géopolitique tellement fracturé
21:57que ça ne peut que impacter
21:59un secteur comme le vôtre.
22:00Alors, ça impacte le secteur
22:02de différentes manières.
22:03Le transport et la logistique,
22:04ce n'est pas un tout monolithique,
22:05etc.
22:06Il y a évidemment des zones
22:07où ça se passe très bien
22:08pour ceux qui ont la chance
22:09d'être implantées à l'extérieur.
22:10Donc, je vais me concentrer
22:11parce que mon syndicat
22:12défend les transporteurs en France.
22:14En France, c'est plus compliqué.
22:16L'activité logistique
22:17est très inférieure
22:18à sa moyenne de 2022.
22:20Donc, il y a une activité
22:21qui est en difficulté.
22:23Le transport routier de marchandises
22:24a vu l'année dernière
22:25un nombre de défaillances
22:26record se produire
22:27avec pas loin de 7 défaillances
22:30par jour.
22:31Donc, on est quand même
22:32sur des niveaux très, très élevés
22:34qui est un record
22:34depuis la fin des années 90.
22:36Donc, on est quand même
22:37dans un secteur qui,
22:38je l'ai dit tout à l'heure,
22:39dégage des faibles marges.
22:41Pas seulement parce que
22:42on n'est pas efficace,
22:44mais parce qu'on a une pression
22:46notamment de la fiscalité
22:47de production
22:47qui est extrêmement élevée.
22:48On a une pression des normes
22:50qui est extrêmement élevée.
22:51Donc, voilà.
22:52Il y a quand même
22:53beaucoup, beaucoup de choses
22:53qui participent
22:54à la difficulté
22:55de notre secteur.
22:57Donc, oui, c'est un secteur
22:59qui a pris à bras le corps
23:01les investissements
23:01qu'il devait relever
23:02à la fois en matière
23:03de digitalisation,
23:04de transition environnementale.
23:05On a parlé
23:07de cybersécurité, etc.
23:08mais qui a des moyens limités.
23:10Oui.
23:11Et donc, forcément,
23:12quand on est dans une période
23:13comme celle-là,
23:14il y a des enjeux
23:15qu'on doit prioriser.
23:16Il y a des enjeux
23:16qu'on doit prioriser.
23:17Et donc, je reviens
23:18à la thématique.
23:19Notre émission,
23:19elle s'appelle Smart Impact.
23:20Donc, on parle beaucoup
23:21d'environnement
23:22et d'enjeux environnementaux
23:24et sociétaux.
23:24Est-ce que c'est celui
23:26qu'on met de côté
23:29ou qu'on retarde souvent ?
23:30Non, au contraire.
23:31Je pense qu'il a été
23:32très, très, très pris
23:33par le secteur
23:34et qu'il est très actif,
23:35le secteur,
23:36dans ce domaine-là.
23:36Mais quand la France
23:38invente ses propres règles,
23:40qu'elle dit,
23:40voilà, on va créer
23:41une trajectoire
23:42d'électrification
23:43en sortant complètement
23:44des abats
23:45que nous impose l'Europe,
23:47etc.,
23:48en privilégiant
23:49une logique de moyens
23:51plutôt qu'une logique
23:52de résultats,
23:53en mettant de côté
23:53le report modal,
23:54en mettant de côté
23:55tous les biocarburants,
23:56en augmentant du jour au lendemain
23:57la fiscalité des biocarburants,
23:59en la multipliant par trois
24:01alors que les gens ont fondé
24:02leur stratégie
24:02de transition environnementale
24:04sur des données
24:05qu'ils avaient à l'instant T
24:06et qui sont remises en cause
24:07dans une logique budgétaire
24:08l'année suivante,
24:09pour nous,
24:10c'est ingérable.
24:11C'est ingérable
24:12pour les fabricants
24:13de matériels,
24:13c'est ingérable
24:14pour ceux qui nous fournissent
24:16la marchandise,
24:17c'est ingérable
24:17pour l'ensemble
24:18de nos fournisseurs.
24:19Donc, il y a une vraie
24:21volonté d'y aller.
24:22Moi, j'aimerais juste
24:23qu'on soit plus pragmatique
24:24dans l'approche de la transition.
24:26On s'est tous engagés
24:27à ce qu'en 2050,
24:28on soit à zéro émission.
24:30On y est tous
24:31très bien engagés.
24:32Maintenant,
24:33il faut accepter aussi
24:34que tout ne puisse pas se faire
24:35à l'intérieur de l'électrique
24:36qui devient dogmatique.
24:38Vos métiers sont attractifs
24:39ou c'est difficile de recruter ?
24:43Je pense que notre secteur
24:44d'activité,
24:45malheureusement,
24:46subit encore un peu
24:47une image d'épinal
24:48sur l'épinal.
24:51Ça dépend
24:51de quel métier,
24:52mais globalement,
24:53sur la pénibilité,
24:54on assimile ça un peu.
24:56Je pense que le métier
24:57a aussi fait
24:57beaucoup d'efforts
24:59sur la pénibilité,
25:00sur ces quais,
25:01sur la manutention,
25:02etc.
25:02Il y a beaucoup
25:02de robotisation
25:03qui s'est faite aussi,
25:05d'ergonomie,
25:06justement,
25:06par la robotisation
25:07dans les anthropos logistiques.
25:09En matière de transport,
25:11on reste,
25:12on a des difficultés
25:13à trouver des chauffeurs,
25:14mais je pense
25:15que toute l'Europe,
25:16aujourd'hui,
25:16a une grande difficulté
25:17à trouver des chauffeurs,
25:18mais globalement,
25:19nos entreprises
25:20arrivent à trouver
25:21les talents nécessaires
25:23pour mener à bien
25:24leur évolution.
25:25Donc, voilà,
25:25il y a un travail,
25:26je pense,
25:26aussi lié à chacune
25:27de nos entreprises
25:28pour améliorer son image,
25:29mais justement,
25:30la transition environnementale,
25:32l'engagement de nos entreprises
25:33en matière de RSE,
25:34en règle générale,
25:35nous permet d'attirer.
25:36Quand on s'est posé
25:37la question en début d'année,
25:38par exemple,
25:39ou en début d'année 2025,
25:40on était un peu plus
25:41dans le dur
25:42sur le plan économique
25:42au sein des PNR,
25:43on s'est dit,
25:44mais est-ce que
25:45la transition environnementale
25:46aujourd'hui présente
25:48un caractère
25:49qui au moins
25:50lui permet
25:51un héros d'une manière
25:52ou d'une autre ?
25:52L'attractivité
25:54en fait clairement partie,
25:56c'est-à-dire que nous,
25:56aujourd'hui,
25:57on a beaucoup de collaborateurs,
25:58des jeunes collaborateurs
25:59qui nous rejoignent pour ça,
25:59donc c'est très important.
26:01Merci beaucoup,
26:02Jean-Thomas Schmitt
26:02et à bientôt
26:03sur BIS Smart4Change.
26:04On passe tout de suite
26:05à notre rubrique Startup.
26:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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