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  • il y a 2 heures
Au programme ce soir, nous revenons sur les opérations américaines et israéliennes lancées contre l’Iran et leurs représailles. Trois jours après les premières frappes, les perspectives de cette guerre apparaissent bien incertaines et à 8 mois des élections de mi-mandat, la popularité de Donald Trump pourrait bien accuser le coup.

Nous reviendrons ensuite sur les conséquences et les réactions de cet embrasement du Moyen-Orient en Europe. Entre impuissance, suivisme et explosion des coûts de l’énergie, Bruxelles semble hors du jeu.

Et enfin, Emmanuel Macron s’est mis en scène une nouvelle fois en évoquant la contribution de la dissuasion nucléaire française à la sécurité européenne… Là encore, il sera question d’impuissance et surtout de communication.

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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir, bienvenue dans cette nouvelle édition.
00:18Au programme ce soir, nous revenons sur les opérations américaines et israéliennes lancées contre l'Iran,
00:23ainsi que leurs représailles.
00:24Trois jours après les premières frappes, les perspectives de cette guerre apparaissent bien incertaines
00:28et à huit mois des élections de mi-mandat, la popularité de Donald Trump pourrait bien accuser le coup.
00:35Nous reviendrons ensuite sur les conséquences et les réactions de cet embrasement du Moyen-Orient en Europe.
00:40Entre impuissance, suivisme et explosion des coûts de l'énergie, Bruxelles semble hors du jeu.
00:46Et puis Emmanuel Macron s'est quant à lui mis en scène une nouvelle fois
00:49en évoquant la contribution de la dissuasion nucléaire française à la sécurité européenne.
00:54Là encore, il sera question d'impuissance, mais surtout de communication.
01:03Opération changement de régime.
01:05Samedi, Donald Trump a confirmé son alignement sur Tel Aviv en décidant de lancer l'offensive contre l'Iran.
01:11Une nouvelle guerre ouverte qui plonge une nouvelle fois le monde dans l'expectative.
01:15Le point tout de suite.
01:16Déjà trois jours d'affrontement des Etats-Unis et Israël contre l'Iran.
01:20Samedi, Donald Trump a annoncé qu'il lançait son opération Fury Epic.
01:25L'armée américaine a lancé des opérations de combat majeur en Iran.
01:32Notre objectif est de défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes que représente le régime iranien,
01:39un groupe cruel composé d'individus très durs et terribles.
01:45Nous allons détruire leurs missiles et raser leur industrie balistique.
01:51Elle sera, je le répète, totalement anéantie.
01:55Et nous veillerons à ce que l'Iran n'obtienne pas l'arme nucléaire.
02:00U.S.A.
02:01Et à en croire sa casquette, Donald Trump voulait rappeler qu'il était le président des Etats-Unis,
02:06avant que les critiques lui reprochent de défendre des intérêts autres que ceux des Américains.
02:11Conspué depuis des années par les médias et les gouvernements progressistes de la planète,
02:16Donald Trump vient subitement de s'offrir un regain de popularité occidentale
02:20en accompagnant les dessins de Benjamin Netanyahou à la tête lui-même de l'opération Lyon rugissant.
02:27« Nos forces frappent actuellement au cœur de Téhéran avec une intensité croissante
02:32qui s'amplifiera encore dans les jours à venir.
02:37Nous sommes engagés dans une campagne au cours de laquelle Tsaal déploie toute sa puissance
02:43comme jamais auparavant, afin d'assurer notre existence et notre avenir. »
02:48Plus de six mois après la guerre des 12 jours où Donald Trump avait voulu frapper en grande pompe
02:53les installations nucléaires iraniennes.
02:55Washington a donc mis les bouchées doubles pour couper la tête de l'État.
02:59Dans ce cadre, la résidence du guide suprême a été ciblée.
03:03L'ayatollah Ali Khamenei, 86 ans, aurait donc succombé dans l'opération
03:07à l'instar d'une partie de sa famille, dont sa petite-fille de 14 mois.
03:12Plusieurs dizaines de hauts responsables iraniens ont aussi péri dans la frappe de missiles américains,
03:17dont beaucoup de membres des gardiens de la révolution.
03:20Une frappe qui a sans doute été permise par un important travail de renseignement,
03:24d'infiltration et de complicité au sein même de l'appareil d'État iranien.
03:29Un élément qui avait déjà été constaté lors de l'offensive américaine de l'été dernier.
03:33Une école pour filles du sud de l'Iran a également fait les frais de missiles.
03:37Le bilan s'élèverait à une centaine d'enfants morts.
03:40Téhéran a d'ailleurs accusé la coalition américano-israélienne de crime de guerre
03:44lors de la réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU samedi.
03:47L'essentiel des opérations israélo-américaines aurait toutefois ciblé des lieux stratégiques
03:52liés au pouvoir et au nucléaire.
03:54Dans ce cadre, on note un changement de rhétorique du côté de Washington.
03:58Désormais, la volonté est de changer le régime iranien, une volonté clairement assumée.
04:04tandis que la question du développement des armes nucléaires se répétait avant dans les déclarations officielles.
04:10Pourtant, en mars 2025, avant la guerre des 12 jours,
04:15Tulsi Gabbard, la patronne du renseignement américain de l'administration Trump,
04:19s'était exprimée sur le sujet.
04:21La communauté du renseignement continue d'estimer que l'Iran ne construit pas d'armes nucléaires
04:26et que le guide suprême, Ramenai, n'a pas autorisé le programme d'armes nucléaires qu'il a suspendu en
04:312003.
04:32Le CI surveille si Téhéran décide de réautoriser son programme d'armes nucléaires.
04:37Tout porte à croire que les Iraniens de Ramenai étaient loin de se doter d'une bombe nucléaire.
04:42D'ailleurs, il est bon de rappeler que le guide suprême avait pris une fatwa en 2005 pour éviter cette
04:47tournure.
04:48Rien n'indique que son remplaçant ne décide pas de la rompre,
04:50dans la mesure où il est clair pour le monde entier que si Téhéran avait eu la bombe nucléaire,
04:55l'Iran n'aurait pas été frappé ces derniers jours,
04:57la Corée du Nord le démontrant bien chaque jour.
04:59Ce concernant l'arsenal des missiles balistiques dont Tel Aviv exigeait le démantèlement,
05:05il semble effectivement le dernier rempart iranien dans cette guerre.
05:08Dès les premières frappes, Téhéran a ainsi riposté selon les principes qui avaient été énoncés
05:13et dont le géopolitologue Nicolas Mirkovic nous parlait récemment sur TVL.
05:18Ça peut s'embraser dans toute la région.
05:19L'Iran a très clairement dit que si elle était attaquée,
05:22elle s'attaquerait aux bases américaines qui sont ailleurs dans la région.
05:24Et ça, c'est mauvais pour tout le monde parce qu'évidemment ça va faire monter les prix du pétrole,
05:29donc c'est mauvais pour nous.
05:30Il va y avoir encore beaucoup de morts.
05:32De très nombreuses bases militaires américaines ont donc essuyé les ripostes.
05:36Bahreïn, le Qatar, l'Arabie saoudite, le Koweït et les Émirats arabes unis ont été ciblés dans la foulée,
05:42suscitant des réactions effrayées de la part des résidents ou vacanciers stationnés à Dubaï.
05:47Les pays du Golfe avaient été sollicités lors des négociations résolument infertiles de Genève.
05:52D'ailleurs, pour l'ancien colonel du renseignement de l'armée suisse, Jacques Beau,
05:56les États-Unis ont joué un double jeu dans cette affaire.
05:59La chose, c'est que les Russes sont aperçus que les Américains instrumentalisent les négociations
06:04simplement pour préparer d'autres stratégies.
06:06Donc on a une sorte de militarisation des négociations, si vous me passez l'expression,
06:11c'est-à-dire que les négociations ne sont qu'un par avant pour faire une sorte de stratégie en
06:16coulisses
06:16et ça, évidemment que ce n'est pas du tout dans l'état d'esprit de la Russie.
06:22Donc on est avec quelque chose qui va avoir son influence dans ces prochaines années d'ailleurs.
06:28Des conséquences qui se mesureront sans doute rapidement dans les négociations de paix en Ukraine.
06:33Des missiles iraniens ont considérablement touché la base de camp Arifjan au Koweït,
06:39tuant trois soldats américains.
06:41Plus tôt dans la journée, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient
06:46a annoncé que trois militaires américains avaient été tués au combat.
06:51En tant que nation, nous pleurons ces véritables patriotes américains
06:55qui ont fait le sacrifice ultime pour notre pays
06:58tout en poursuivant la mission juste pour laquelle ils ont donné leur vie.
07:03Ce lundi, la défense antiaérienne du Koweït a abattu par ailleurs trois avions de combat américains F-15
07:08d'une valeur de quelque 300 millions de dollars.
07:11Des sacrifices financiers qui s'ajoutent déjà des sacrifices humains
07:14que l'électorat de Donald Trump ne devrait pas particulièrement apprécier.
07:18Selon un sondage Ipsos, seuls 27% des Américains approuveraient cette offensive de Trump en Iran.
07:25La semaine dernière, avant cette opération, une étude de Gallup
07:28révélait une véritable révolution dans l'opinion publique américaine
07:32puisque 41% des personnes interrogées déclaraient soutenir davantage les Palestiniens que les Israéliens.
07:39Une tendance lourde pour le président à moins de huit mois des élections demi-mandats
07:44alors que l'électorat de base de Donald Trump, celui que l'on surnomme souvent MAGA,
07:49est bien déboussolé par les dernières initiatives de son poulain.
07:52Il est en train de revenir sur ses parts et on peut se demander quelle est la stratégie ?
07:56Pourquoi est-ce que Netanyahou va voir Trump pour la septième fois ?
08:00Il est sous mandat d'arrêt international, je le rappelle par le tribunal pénal international.
08:06Pourquoi cela ? Pourquoi cette…
08:07C'est une bonne partie de la base de Donald Trump qui dit
08:10pourquoi est-ce qu'on met autant d'efforts, pourquoi est-ce qu'on prend autant de risques ?
08:14Est-ce que nous n'avons pas au Moyen-Orient, alors que nous avons élu un président
08:18qui avait dit qu'il allait réparer les routes aux États-Unis,
08:20qu'il allait investir dans les universités, qu'il allait protéger nos frontières ?
08:24Les Américains aujourd'hui de la base MAGA disent
08:25« Nous on a élu Donald Trump pour qu'il défende les frontières des États-Unis,
08:29pas pour qu'il aille défaire les frontières du Moyen-Orient
08:31ou qu'il devienne le gardien du Moyen-Orient ».
08:35Le coût actuel d'envoi de la flotte des États-Unis dans le Moyen-Orient coûte des millions.
08:42Et les Américains ne voient pas le retour là-dessus.
08:45Ils se posent des questions à juste titre.
08:46Des questions qui devraient rester en suspens pour quelques temps.
08:50En effet, bien que le guide suprême ait été tué par les frappes américaines,
08:54l'État iranien n'est pas tombé et il continue de riposter.
08:58Reste à savoir pour combien de temps.
09:00En effet, tout porte à croire que Téhéran mise sur la saturation des défenses anti-aériennes
09:04pour vider au mieux les stocks américains
09:06et réserver ses armes les plus puissantes et perfectionnées
09:10une fois que les patriotes seront devenus une dent et rare.
09:13Le Wall Street Journal rapporte que le Pentagone explique être entré dans une course contre la montre
09:18et qu'il craint que les intercepteurs ne s'épuisent devant les frappes iraniennes.
09:23Ces informations posent alors la question du choix de Donald Trump d'intervenir malgré ses stocks limités.
09:28Les États-Unis auraient donc intérêt à ce que le conflit dure très peu de temps.
09:32De plus, Téhéran a tout de suite annoncé dès samedi la fermeture du détroit d'Hormuz,
09:36bloquant quelques 20% du transit mondial de pétrole.
09:39Le prix de l'or noir avait d'ailleurs grimpé de 13% à l'ouverture des marchés ce lundi
09:44matin.
09:44Mais la situation restait relativement sous contrôle.
09:47Les réactions des alliés de l'Iran, à commencer par la Chine et la Russie,
09:51se résument globalement à des condamnations des opérations américano-israéliennes
09:55que certains soutiens de Téhéran ont renommées la coalition Epstein.
10:00Une facétie qui permet toutefois de relativiser la libération des femmes iraniennes promises par l'Occident.
10:05Téhéran n'a pas demandé d'aide officielle à ses alliés,
10:08ce qui aurait pour conséquence d'accélérer encore davantage la portée internationale du conflit.
10:13Du côté de l'Organisation des Nations Unies,
10:15on s'est contenté de l'inénarrable condamnation de l'escalade.
10:23L'Europe hors jeu, mais perturbée par la guerre en Iran.
10:27Les Européens semblent pris au dépourvu et les appels à la diplomatie lancés par Emmanuel Macron
10:32semblent résonner dans le vide.
10:34Par ailleurs, les Européens risquent de souffrir de l'explosion des prix de l'énergie
10:37tandis qu'une base française à Abu Dhabi a été touchée.
10:40Décryptage de Nicolas de Lamberterie.
10:42Le conflit en Iran semblait inéluctable et les Européens ont été pris au dépourvu.
10:49Et comme souvent, la plupart des importants dirigeants européens,
10:53à l'exception du socialiste Pedro Sanchez,
10:56se sont mis à la remorque des États-Unis
10:59puisqu'ils ont davantage condamné les ripostes iraniennes contre les bases américaines
11:04que l'attaque initiale entreprise par les États-Unis d'Amérique et Israël.
11:09La France n'a été ni prévenue ni impliquée.
11:12Nous avons aux Émirats arabes unis un hangar de notre base mitoyenne,
11:15de la base émirienne qui a été touchée dans une attaque de drone
11:19qui a ciblé le port d'Abu Dhabi.
11:20Les dégâts ne sont que matériels et limités.
11:23Il n'y a aucun blessé à déplorer.
11:24Mais tout cela nous conduit, là aussi,
11:27à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif
11:31pour être aux côtés de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense.
11:35Pour le moment, la façon dont les Européens seraient susceptibles
11:39d'apporter leur soutien est encore incertaine.
11:42Plusieurs options ont été évoquées,
11:44du soutien à la défense aérienne des pays du Golfe
11:47jusqu'à l'élimination à la source du problème,
11:50sans qu'il ne soit évoqué ce que cela pouvait précisément dire.
11:54Les Britanniques ont pour leur part annoncé
11:56mettre leur base à disposition des États-Unis.
11:59Notons toutefois que l'information
12:01selon laquelle le porte-avions français Charles de Gaulle
12:04serait en route pour la Méditerranée
12:06a été rapidement démentie.
12:09Une chose est certaine,
12:10les gouvernements français, britanniques ou allemands
12:13ne risquent pas d'être confrontés
12:15à des problématiques de politique intérieure
12:18dans leur volonté de s'engager indirectement contre l'Iran,
12:21étant donné que leurs oppositions
12:23sont au moins tout autant alignées
12:25qu'eux sur la position des États-Unis d'Amérique et d'Israël.
12:29C'est ainsi que Marine Le Pen qualifie le régime iranien de terroriste,
12:33tandis qu'au Royaume-Uni,
12:34Nigel Farage appelle Keir Starmer
12:37à participer activement
12:39à l'effort de guerre des États-Unis et d'Israël
12:41contre le régime iranien.
12:43En parallèle à cela,
12:44Emmanuel Macron réitère ses appels
12:46à la solution diplomatique,
12:48même si en même temps,
12:49son ministre des Affaires étrangères,
12:51Jean-Noël Barraud,
12:52a encore ce matin accusé la Russie et la Chine
12:54de bloquer ce processus
12:56dans le cadre des Nations Unies.
12:57Je souhaite que nous puissions prendre
12:59toutes les initiatives utiles
13:00pour que le travail diplomatique
13:02repeine ses droits.
13:03Nous avons d'ores et déjà appelé
13:05à une réunion exceptionnelle
13:07du Conseil de sécurité des Nations Unies.
13:09Nous devons multiplier les initiatives
13:11pour que la question se règle
13:13par la voie diplomatique.
13:15Mais chacun le sait,
13:16le veto brandi par certains membres
13:18permanents du Conseil de sécurité
13:20des Nations Unies
13:21a paralysé l'action collective,
13:23y compris lorsque le recours à la force
13:25aurait été nécessaire
13:26pour faire respecter le droit.
13:28Du côté de l'Allemagne,
13:30on semble un peu moins s'embarrasser
13:32de ce qu'il reste du droit international.
13:34Et le chancelier Friedrich Merz
13:36a d'ores et déjà laissé entendre
13:38que l'Allemagne envisageait
13:40davantage s'adapter à la situation réelle
13:43plutôt qu'aux règles du droit.
13:44Et de la souplesse,
13:46les Européens risquent bien
13:47d'en avoir besoin,
13:48puisque d'ores et déjà
13:49les prix du gaz
13:50s'envolent follement.
13:5222% ce matin
13:53et déjà 50% cet après-midi.
13:56L'Europe, déjà mise en très grave difficulté
13:59par la guerre en Ukraine,
14:00pourrait bien subir
14:01un nouveau choc économique considérable,
14:04qui risque bien de la faire dévisser définitivement
14:07et plonger pour de bon
14:08dans une situation de pays
14:10en voie de sous-développement.
14:12Les difficultés d'approvisionnement
14:13des Européens les contraindront
14:15possiblement à acheter davantage
14:17de GNL américains
14:19et à ainsi parachever,
14:21comme dans le dossier ukrainien,
14:23leur statut de cocu de l'histoire.
14:25Et au milieu de ce chaos,
14:27même s'il voit un de ses alliés
14:29les plus proches vaciller,
14:31c'est peut-être bien Vladimir Poutine
14:33qui va se réjouir.
14:34En effet,
14:35l'augmentation des cours de l'énergie
14:36pourrait bien bénéficier économiquement
14:38à la Russie,
14:39tandis que la dégradation
14:41de la situation économique
14:42des Européens
14:43pourrait bien réduire
14:44leur capacité
14:45à maintenir à flot financièrement
14:47l'Ukraine.
14:47Au final,
14:48ce qui semble certain,
14:49c'est qu'au milieu d'un monde
14:51où les conflits se généralisent,
14:53la situation de l'Europe
14:54est vouée à se dégrader.
14:56Comme le dit l'adage,
14:58va évictis.
15:02Des annonces très attendues
15:04et pourtant sans aucun intérêt.
15:06Vous l'aurez compris,
15:07il s'agit d'Emmanuel Macron
15:08qui avait annoncé en grande pompe
15:10une prise de parole
15:10sur la contribution
15:11de la dissuasion nucléaire française
15:13à la sécurité européenne.
15:15Explication d'Olivier Frère-Jacques.
15:17Dans ce monde dangereux
15:18et instable,
15:20comme vous m'avez déjà entendu
15:21le dire à plusieurs reprises,
15:23pour être libre,
15:24il faut être craint.
15:26J'en ai la conviction.
15:28Pour être libre,
15:29il faut être craint.
15:30Voilà ce qu'aura appris
15:31le président
15:32après neuf années
15:33passées à l'Elysée.
15:34Dans une nouvelle mise en scène
15:35communicationnelle,
15:36le président s'est exprimé
15:37sur la contribution
15:39de la dissuasion nucléaire française
15:41à la sécurité européenne
15:42depuis l'Île-Longue
15:44à Brest,
15:45base des sous-marins nucléaires
15:46lanceurs d'engin.
15:47Un cadre solennel
15:49et une communication
15:49tout en finesse,
15:50comme d'habitude
15:51avec un président
15:52venu en avion
15:53escorté par quatre rafales
15:55en direction de l'île.
15:57L'Elysée a qualifié
15:58la séquence
15:58de moments importants
16:00du mandat
16:00avec des évolutions
16:02significatives attendues.
16:04Venant d'un président
16:04qui a dit être entré
16:06en guerre contre le Covid
16:07puis qui a joué
16:08les vats en guerre
16:08contre la Russie,
16:09sans être suivi
16:10par ses camarades européens
16:11ou même
16:12qui avait,
16:12pour ceux qui ont
16:13un peu de mémoire,
16:14suggéré une coalition
16:15anti-Hamas
16:15restée lettre morte,
16:17l'importance peut être
16:18relativisée.
16:20Les annonces
16:21n'ont pas été
16:21comme souvent
16:22à la hauteur
16:23des attentes
16:24comme des craintes.
16:25C'est visiblement
16:25galvanisé par la présence
16:27d'un gros sous-marin
16:28dans le dos
16:28que le président
16:29a évoqué l'usage
16:30de l'arme atomique
16:31qui demeure extrêmement
16:32improbable
16:33venant d'un bonhomme
16:34qui n'est pas parvenu
16:35à tenir sa réforme
16:36des retraites.
16:37Je le redis aujourd'hui
16:38avec force.
16:40En ma qualité
16:42de président de la République,
16:44je n'hésiterai
16:45jamais
16:46à prendre
16:47les décisions
16:48qui seraient
16:50indispensables
16:51à la protection
16:52de nos intérêts
16:53vitaux.
16:55De quoi donner
16:56des petits chatouilles
16:57au ventre
16:58des bellicistes,
16:59mais pas de quoi
17:00vraiment remettre
17:00la France au cœur
17:01du jeu international
17:02ni même continental.
17:03L'abandon
17:05de nombreux fleurons
17:06de l'équipement militaire
17:07sous la présidence
17:07Macron
17:08ne pourra pas être
17:09masqué par un discours
17:10vaguement offensif.
17:12Parmi les annonces,
17:13le président a évoqué
17:14l'augmentation
17:15du nombre
17:15des têtes nucléaires.
17:16Mais là
17:17où il était
17:17le plus attendu,
17:18c'était surtout
17:19sur la question
17:20de l'européanisation
17:21de la défense nucléaire.
17:22Là encore,
17:23le président s'est contenté
17:24d'une redite
17:25de ses précédentes
17:26prises de parole
17:26invoquant une nouvelle fois
17:28l'esprit
17:28du général de Gaulle
17:30tout en faisant
17:30dans une forme
17:31d'européisme béat
17:32mais sans finalement
17:33franchir le pas.
17:35L'indépendance
17:36ne peut être
17:38la solitude.
17:40Dans le domaine nucléaire,
17:42cela a été reconnu
17:43par tous mes prédécesseurs
17:45sans distinction.
17:46Mais aujourd'hui,
17:48les conditions
17:49sont désormais
17:50véritablement réunies
17:52pour en tirer
17:53les conséquences concrètes.
17:57et formulées
17:58pour notre époque
17:59ce dont le général
18:00de Gaulle
18:01avait déjà
18:02l'intuition.
18:05Je crois pouvoir
18:06affirmer
18:07que nos partenaires
18:08y sont prêts.
18:09Il n'y aura
18:10aucun partage
18:11de la décision
18:12ultime,
18:14ni de sa planification,
18:16ni de sa mise
18:17en oeuvre.
18:19En vertu
18:20de notre Constitution,
18:21elle appartient
18:22au seul président
18:24de la République
18:24comptable
18:26devant le peuple français.
18:29En conséquence,
18:30il n'y aura pas
18:31non plus
18:31de partage
18:32de la définition
18:33des intérêts vitaux
18:34qui restera
18:35d'appréciation
18:36souveraine
18:36pour notre pays.
18:38La France
18:39assumera donc
18:40toujours seule,
18:42en intégrant
18:43à sa réflexion
18:44les intérêts
18:44de nos alliés,
18:45le franchissement
18:47délibéré
18:47du seuil nucléaire.
18:50Son discours,
18:50loin d'être
18:51une rupture,
18:52s'inscrit
18:52dans la continuité
18:53de celui
18:53du 7 février 2020
18:54où il proposait
18:55un dialogue
18:56stratégique
18:57et des exercices
18:57communs
18:58avec les partenaires
18:59européens
18:59sur le rôle
19:00de la dissuasion
19:01française.
19:01A l'époque,
19:02l'intérêt était limité,
19:03les Européens
19:04préférant le parapluie
19:05nucléaire américain
19:06via l'OTAN.
19:07La France restant
19:08le seul pays de l'UE
19:08doté de l'arme nucléaire
19:10aux côtés du Royaume-Uni,
19:11aujourd'hui,
19:11le contexte géopolitique
19:12a évolué,
19:13avec la guerre en Ukraine
19:14évidemment,
19:14et les doutes
19:15sur l'engagement
19:15américain
19:16avec Donald Trump.
19:18C'est donc une nouvelle fois
19:18que le président
19:19a évoqué
19:20la possibilité
19:21de partager
19:21un peu
19:22cette dissuasion
19:23nucléaire
19:23au niveau européen,
19:24une proposition
19:25qui avait suscité
19:25la défiance,
19:26que ce soit à gauche
19:27avec Jean-Luc Mélenchon
19:28ou dans l'hémisphère droit
19:29de l'Assemblée
19:30avec Eric Ciotti
19:31et Marine Le Pen.
19:32Son appel
19:33à partager
19:34notre dissuasion
19:35nucléaire
19:36est une hérésie
19:38stratégique.
19:39La dissuasion
19:40nucléaire
19:42voulue
19:42par le général
19:43de Gaulle.
19:43Partager la dissuasion
19:45c'est l'abolir.
19:46Le feu nucléaire
19:47degré suprême
19:48de la souveraineté
19:49est un absolu.
19:50Un absolu
19:51ne se relativise pas
19:53sauf à ne plus exister.
19:55Déclencher le feu nucléaire
19:57est indissociable
19:57d'une légitimité nationale
19:58et populaire.
19:59Une légitimité nationale
20:01et populaire,
20:02deux mots bien étrangers
20:03à un président
20:04en fin de course
20:05qui n'entend pas renoncer
20:06à son incontinence
20:07communicationnelle
20:08et à sa volonté
20:09renouvelée
20:10de prendre
20:10la lumière médiatique.
20:15Et l'on poursuit
20:16avec l'actualité
20:17en bref
20:18en France.
20:22Un salon
20:22de l'agriculture
20:23déserté.
20:24Dimanche,
20:24le grand
20:25Assemblement annuel
20:25a fermé ses portes
20:26après une baisse
20:27de 28%
20:28des fréquentations,
20:30437 402 visiteurs
20:32contre 607 000
20:33l'année précédente.
20:34Une explication
20:34plausible
20:35pourrait être
20:36l'absence de bovins
20:37qui habituellement
20:37attire les familles.
20:39Les éleveurs
20:39ont renoncé
20:40à venir avec leurs vaches
20:41après les nombreux
20:41abattages décrétés
20:42par le gouvernement.
20:43Une stratégie motivée
20:44par l'épidémie
20:45de dermatose nodulaire
20:46contagieuse.
20:46Une maladie
20:47qui n'a pourtant
20:48pas de danger
20:48pour l'homme.
20:50De la gauche
20:51comme monsieur Glucksmann
20:52et je ne sais qui encore
20:54Glucksmann pardon
20:55j'en ai pour des heures
20:58quoi.
20:59Blague interdite
21:00Jean-Luc Mélenchon
21:01ironise sur le nom
21:02de Glucksmann
21:02et se fait lepéniser
21:03par ses adversaires
21:04et la masse médiatique.
21:06Plus grave pour la gauche
21:07et une grande partie
21:07de la presse
21:08que la justification
21:09du meurtre de Quentin.
21:10Les traits d'humour
21:11de Mélenchon
21:12sur son adversaire
21:12proche des socialistes
21:13Raphaël Glucksmann
21:14ont provoqué un tollé.
21:15Le chef de file
21:16des Insoumis
21:17a ainsi prononcé
21:18Glucksmann
21:18puis Glucksmann
21:19en plein d'œil
21:20à la polémique
21:21née de la prononciation
21:22du nom Epstein
21:22une prononciation
21:23qui fait l'objet
21:24de débats
21:24certains étant attachés
21:26à une prononciation
21:27en Epsine.
21:28Des voix OPS
21:29comme François Hollande
21:30et Carole Delga
21:30appellent à une rupture
21:32complète avec LFI
21:33et le centre macroniste
21:35appuie
21:35espérant peut-être
21:36faire la jonction
21:37avec la gauche
21:37anti-mélenchoniste
21:38en 2027.
21:40Un ancien chef des stups
21:41accusé d'importation
21:42de drogue.
21:42Ce lundi,
21:43le procès de 18 personnes
21:44s'ouvre au tribunal judiciaire
21:45de Bordeaux
21:46impliquant parmi les prévenus
21:47François Thierry,
21:48ancien numéro 1
21:49de la lutte anti-drogue
21:50et son indique
21:52Sofiane Ambly.
21:53Une enquête a été ouverte
21:54en octobre 2015
21:55après la découverte
21:56de 7 tonnes de résine
21:57de cannabis
21:57dans plusieurs fourgonnettes
21:58stationnées
21:59Boulevard Excellement
22:00dans le 16e arrondissement
22:01de Paris
22:01au pied d'un appartement
22:03loué par l'indique
22:04Sofiane Ambly.
22:05Le policier François Thierry
22:06aurait monté une opération
22:07consistant à laisser entrer
22:08la drogue en France
22:09pour la suivre
22:10et interpeller les commanditaires
22:11grâce à des renseignements
22:13fournis par Sofiane Ambly.
22:14Et selon l'accusation,
22:15l'informateur aurait profité
22:16de ce marché
22:17pour faire entrer
22:18des quantités massives
22:19de drogue
22:19avec la complicité
22:21du policier François Thierry.
22:23La France accueille
22:24Tariq Ramadan
22:25pour son procès.
22:26Ce lundi,
22:26le procès de l'islamologue
22:27de nationalité suisse
22:28est ouvert devant
22:29la cour criminelle de Paris
22:30pour des viols sur trois femmes
22:31qu'il aurait commis
22:32entre 2009 et 2016.
22:33Il encourt 20 ans
22:34de réclusion criminelle
22:35pour ce procès
22:36qui intervient
22:37après 8 ans de procédure.
22:38Tariq Ramadan
22:39n'était pas présent au tribunal,
22:40fort opportunément
22:41hospitalisé samedi
22:43à Genève.
22:44Rappelons qu'il a déjà
22:45été condamné en Suisse
22:46en appel
22:46en septembre 2024
22:48à trois ans de prison,
22:49dont un ferme,
22:50pour le viol d'une femme.
22:51Il a annoncé
22:52saisir la Cour européenne
22:53des droits de l'homme
22:54et déposer une demande
22:55de révision du procès
22:56en cours de traitement
22:57par la justice suisse.
22:59Un mois de mars
22:59qui commence mal
23:00pour les portefeuilles.
23:01Depuis dimanche,
23:02de nombreux frais
23:03hospitaliers s'alourdissent.
23:04Le forfait journalier
23:05hospitalier passe
23:06de 20 à 23 euros,
23:07tandis que le forfait
23:08patient urgence
23:09passe de 19,61 euros
23:11à 23 euros.
23:12Par ailleurs,
23:13plusieurs taxes augmentent.
23:14Les colis d'une valeur
23:15inférieure à 150 euros
23:16envoyés depuis un pays
23:17hors Union européenne
23:18sont soumis
23:19à une nouvelle taxe
23:20de 2 euros
23:21par type d'article.
23:22L'idée de cibler
23:23la concurrence déloyale
23:24de plateformes
23:24telles que Chine est émue.
23:25La taxe régionale
23:26à l'immatriculation,
23:27la carte grise,
23:28augmente en Nouvelle-Aquitaine
23:30et en Ile-de-France.
23:31Autre mauvaise nouvelle
23:32pour le budget des familles,
23:33la majoration
23:34des allocations familiales
23:35est versée aux 18 ans
23:36du deuxième enfant
23:37et non plus à ses 14 ans.
23:42Continuons à présent
23:43avec le reste
23:43de l'actualité internationale.
23:47Black Belge
23:48et Petit Bateau,
23:49l'arraisonnement
23:49d'un navire suspecté
23:51d'appartenir
23:51à la flotte fantôme russe
23:53dimanche par les,
23:54je cite,
23:54forces spéciales belges
23:55aidées de la marine française
23:57ont permis
23:57un petit exercice
23:58de gloriole
23:59d'Emmanuel Macron.
24:00Le pétrolier
24:01Eterra
24:02a ainsi été arrêté
24:03en mer du Nord
24:03escorté vers Zybrugge
24:05pour saisie.
24:06Ce navire
24:07à propriété opaque
24:08contourne
24:09les sanctions européennes
24:10sur les exportations
24:11de brutes russes
24:11depuis la guerre
24:12en Ukraine en 2022.
24:14Maxime Prévost,
24:15vice-premier ministre belge,
24:16salue un coup dur
24:17quand Emmanuel Macron
24:18a lui partagé
24:19une vidéo de l'opération.
24:20Beaucoup de bruit
24:21pour un petit bateau
24:22comparé aux grandes manœuvres
24:24des puissances
24:24de premier plan.
24:26Même au trou,
24:27il poursuit son ignominie.
24:29L'appareil judiciaire belge
24:30a ouvert une enquête
24:31le 24 février
24:32après la découverte
24:33d'environ 200 photos
24:35pornographiques
24:36dans la cellule
24:36censées être isolées
24:38de Marc Dutroux
24:39à la prison de Nivelle.
24:40La moitié de ces clichés
24:41impliquaient
24:42des enfants nus.
24:44Condamnés à perpétuité
24:45en 2004
24:46pour les viols
24:47de six fillettes
24:47et les meurtres
24:48de quatre d'entre elles
24:49dont Julie et Mélissa,
24:51mortes de faim,
24:51Le criminel de 69 ans
24:53se défend
24:54via son avocat
24:55invoquant un harcèlement
24:57de co-détenus
24:58qui auraient introduit
24:59des images
24:59à son insu.
25:01Un rapport psychiatrique
25:02de 2020
25:02le qualifiait
25:03de psychopathe
25:04à haut risque
25:05de récidive
25:06bloquant sa demande
25:07de libération
25:08en 2021.
25:10La Grande-Bretagne
25:11tente de contrôler
25:12ses frontières.
25:13Ce lundi à Londres
25:14la réforme de l'asile
25:15est partiellement
25:16entrée en vigueur.
25:17Le statut de réfugié
25:18au Royaume-Uni
25:18sera accordé
25:19pour une durée
25:20de 30 mois
25:21renouvelable
25:21au lieu de 5 ans.
25:22Il n'y aura pas
25:23de renouvellement
25:24lorsque le pays d'origine
25:25sera de nouveau
25:26considéré comme sûr
25:27ce qui n'empêchera
25:28probablement pas
25:29les personnes concernées
25:30de rester
25:31sur le sol britannique.
25:33D'autres dispositions
25:34devraient entrer
25:35en vigueur
25:35au cours
25:36des prochaines semaines.
25:37Un délai de 20 ans
25:38pourrait être instauré
25:39avant de pouvoir bénéficier
25:40d'un permis
25:41de résidence permanente.
25:43Le parti travailliste
25:44tente de réagir
25:44après l'explosion
25:45migratoire
25:46des années précédentes.
25:47Un million d'entrées
25:48tous les dix mois
25:49pendant le gouvernement
25:50de Boris Johnson.
25:51Par ailleurs,
25:52le parti souverainiste
25:53Réforme UK
25:54de Nigel Farage
25:55a remporté
25:56plusieurs succès
25:57électoraux
25:57et les Britanniques
25:58descendent dans les rues
25:59pour dénoncer
26:00la délinquance
26:00issue de l'immigration massive.
26:06Et voilà,
26:07nous approchons
26:07de la fin
26:07de cette édition.
26:08Dès à présent,
26:09retrouvés
26:09Politique et Éco,
26:10Pierre Bergerot
26:11reçoit l'économiste
26:12Jacques Sapir
26:12pour évoquer
26:13l'état
26:14des forces économiques
26:15russes et ukrainiennes
26:16après la guerre.
26:17Vous dites que
26:18l'économie,
26:19je vous entendais
26:20dire cela
26:20il y a quelques jours,
26:22économiquement,
26:23l'Ukraine,
26:24à ce rythme-là,
26:25n'en a plus
26:25que pour six à huit mois.
26:27Tout à fait.
26:28Tout à fait.
26:29Et pour plusieurs raisons.
26:30La première étant
26:31les attaques russes
26:32contre le système
26:34énergétique ukrainien.
26:37Alors oui,
26:38on dit
26:38mais c'est affreux
26:39pour la population ukrainienne
26:41qui vit dans les grandes villes.
26:42Et c'est effectivement affreux,
26:43si vous voulez.
26:44C'est une évidence.
26:45Parce que d'abord,
26:46les gens n'ont plus
26:47de chauffage,
26:48plus de lumière,
26:49plus d'eau.
26:50Parce qu'il faut
26:51des pompes électriques
26:52pour envoyer l'eau
26:53dans les grands immeubles.
26:54Donc plus d'eau,
26:55ça veut dire
26:56plus de WC.
26:59Il y a des maladies
27:00qui arrivent.
27:01Tout à fait.
27:02Ils ne peuvent plus
27:03se faire la cuisine.
27:04Ils sont obligés
27:05de redescendre.
27:07Et on a construit
27:09des tentes
27:09au pied des immeubles
27:10où on a installé
27:11des cuisines de campagne.
27:13Vous voyez,
27:13c'est des conditions
27:14extrêmement dures.
27:15D'ailleurs,
27:15on pense qu'il y a
27:16à peu près un tiers
27:17de la population de Kiev
27:18qui est partie
27:19depuis le début
27:20de cette offensive
27:21contre les systèmes énergétiques
27:23alors qu'il n'est pas
27:24nécessairement parti
27:24en Occident.
27:26Certains ont pu partir
27:27dans leur maison de campagne
27:29plus vraisemblablement
27:30dans de la famille
27:31qui habite
27:32plus à l'ouest
27:32de l'Ukraine.
27:33Mais il n'y a pas que Kiev.
27:34Il y a Kharkov,
27:36il y a Dnipro,
27:37il y a Zaporizhia,
27:38il y a Odessa aussi.
27:40tout ça.
27:40Mais ce que cela cache,
27:42en fait,
27:43c'est un peu l'arbre
27:44qui cache la forêt,
27:45ce que cela cache,
27:47c'est que les usines
27:48elles-mêmes
27:48n'ont pratiquement
27:49plus de courant.
27:51Demain,
27:51dès 7h pour le Zoom du jour,
27:53Nicolas Conquer,
27:53fondateur de l'Institut
27:55Transatlantique
27:55du Renouveau Occidental,
27:57présente son ouvrage
27:58Vers un Trump français.
28:00Il faut rappeler quand même
28:01que le catholicisme
28:03en tant que tel
28:03aux Etats-Unis
28:04s'était même réprimé
28:05au début de l'histoire
28:05des Etats-Unis.
28:06Dans certains Etats,
28:07c'était passible
28:07de prison à vie.
28:09Et rappelons-le
28:09que Joe Biden,
28:10tout catholique qui soit,
28:11c'était uniquement
28:12le deuxième président catholique
28:13des Etats-Unis.
28:14Après Kennedy.
28:14Après Kennedy.
28:16C'est suffisamment rare
28:16pour le mentionner.
28:17Mais là,
28:18il y a une nouvelle orientation
28:18et Donald Trump
28:19fait une bascule
28:20de 13 points
28:21de l'électorat catholique
28:22en 2020 et 2024.
28:23Donc,
28:23c'est considérable.
28:25C'est notamment lié
28:26à des sujets
28:26plus identitaires
28:28et de guerre culturelle.
28:29On le voit,
28:30les démocrates
28:31ont complètement quitté
28:32les questions
28:32de leur électorat traditionnel
28:34des cols bleus,
28:35des ouvriers,
28:36en gros,
28:36de l'Américain moyen
28:37pour se tourner
28:38vers des causes migratoires,
28:40sociétales,
28:41la grande déraison,
28:42les délires walkies,
28:43les transitions de genre
28:44à tout va,
28:45au point même
28:45où un des thèmes de campagne
28:47qui d'ailleurs
28:48a été exploité par Trump,
28:50donc la campagne
28:51de Kamala Harris
28:51qui était de dire
28:52elle fait campagne
28:53pour Yale,
28:54nous faisons campagne
28:55pour vous.
28:56Et c'est littéralement
28:57à travers un spot
28:58que Donald Trump
28:59a quasiment engrangé
29:00un nombre considérable de voix
29:01en montrant que
29:02c'était cette grande déraison
29:03qui au final
29:03contribuait à diviser
29:05cette société
29:05et qui n'avait absolument
29:06pas de bon sens.
29:07Donc ils sont allés
29:07beaucoup trop loin
29:08dans leurs délires sociétaux.
29:09C'est à présent
29:10la fin de cette édition.
29:11Merci à tous
29:12pour votre fidélité.
29:13On se retrouve demain,
29:14même lieu, même heure.
29:15En attendant,
29:16portez-vous bien.
29:17Bonsoir.
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