- il y a 7 minutes
Retrouvez notre émission spéciale "Guerre au Moyen-Orient", présent&e par Julie Hamemtt, ce jeudi 2 avril 2026
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Il est 20h, bonsoir et bienvenue sur BFM TV. Une image ce soir à vous montrer.
00:05Elle accompagne le dernier message de Donald Trump posté sur son réseau social.
00:09Le président américain se félicite à l'instant de la destruction de ce pont que vous voyez là, le plus
00:14grand pont d'Iran, dit-il.
00:15Il ne sera plus jamais utilisé. En commentaire de cette vidéo, il est temps pour l'Iran de conclure un
00:22accord avant qu'il ne soit trop tard
00:24et qu'il ne reste plus rien de ce qui pourrait encore devenir un grand pays.
00:27Ce sont les tout derniers mots de Donald Trump. Je vous présente nos invités. Didier François, bonsoir.
00:32Bonsoir.
00:33On est également avec Philippe Karsanti. Vous êtes porte-parole du comité Trump France.
00:39Bonsoir à vous. Vous allez nous aider à peut-être mieux décrypter le langage Trump.
00:45On est également avec Jean-Louis Chilansky, ancien président de l'Union française des industries pétrolières.
00:50Bonsoir et bienvenue.
00:50Bonsoir.
00:51Louise Gosset, fidèle au poste. Bonsoir.
00:53Marie-Laure Buisson, auteure de Espionne, officier de réserve citoyenne.
00:57Bonsoir à vous. Et puis le général Vincent Desportes, ancien directeur de l'école de guerre.
01:01Et votre livre « Stratégie, les essentiels » sort aujourd'hui.
01:05Donc voilà, je le présente. Il est là.
01:07J'aimerais qu'on revoie les images de la destruction de ce pont, le plus grand pont d'Iran.
01:11Est-ce qu'on peut les décrire ensemble, général ?
01:17Ce pont donc qui relie Téhéran à Karaj et qui a été détruit, qui ne pourra plus jamais être utilisé,
01:23dit Donald Trump.
01:24Alors écoutez, moi je ne sais pas ce que je peux décrire.
01:27En tout cas, je peux me être surpris et regretter que ce pont ait été détruit.
01:32Je me rappelle, on se rappelle tous ici de Jacques Chirac, qui intelligemment,
01:36alors que les Américains voulaient détruire les ponts sur le Danube,
01:41s'y est opposé en disant que nos objectifs doivent être les objectifs de guerre.
01:45Ceci est un objectif de vie, ceci est un objectif d'un Iran qui pourrait se reconstruire.
01:49Je le trouve déplorable.
01:50Mais on trouvait évidemment les racines de cette affaire-là dans le discours de Trump d'hier,
01:55quand il dit « je vais ramener »
01:57L'Iran à l'âge de pierre.
01:59À l'âge de pierre, ce qui est quand même extrêmement grave.
02:01Ce qui est quand même extrêmement grave.
02:02Moi je me rappelle, connaissant pas mal les États-Unis, ils ont vécu longtemps,
02:07ce n'est pas la première fois qu'un Américain utilise cette expression-là.
02:11La fois précédente, c'est le général Curtis Lemay.
02:13Curtis Lemay, qui a été l'organisateur de la destruction de Tokyo
02:16et d'une grande partie des villes japonaises.
02:19Il a utilisé la même expression ?
02:21Il a dit, il a dit, il a dit « nous allons ramener le Vietnam du Nord à l'âge
02:26de pierre ».
02:27Et devinez quoi ?
02:28Eh bien ils l'ont fait.
02:29Ils ont détruit Haiphong, pratiquement complètement.
02:32Ils ont largement détruit Hanoï.
02:33Et à la fin, comme d'habitude, ils sont partis la quebasse en ayant perdu la guerre.
02:37Et donc, moi je trouve que ce n'est pas bien.
02:38On a le droit de frapper des cibles militaires, mais on n'a pas le droit de casser le futur
02:43d'une nation.
02:44Marie-Laure Buisson, il met à exécution, j'allais dire, ce qu'il a effectivement dit cette nuit.
02:49Il n'a pas dit grand-chose, mais on en retient effectivement cette phrase-là.
02:53Réduire l'Iran, faire revenir l'Iran à l'âge de pierre.
02:56Oui, en effet, c'est une phrase qui avait été prononcée en 1965 par le fameux général Curtis Lemay,
03:00un Américain qui était chef d'état-major de l'armée de l'air.
03:03Et cette phrase avait précédé, comme on dit en langage militaire, le carpet bombing,
03:08le tapis de bombardement qui avait eu lieu sur Hanoi, Haiphong, exactement.
03:13Donc qui était absolument catastrophique.
03:15Et ça n'a pas empêché les Américains, comme vous le savez, puisque maintenant on connaît l'histoire,
03:19de perdre la guerre.
03:20Donc oui, en effet, c'est ce qu'il fait.
03:21Je pense qu'il ne sait pas lui-même, probablement, que c'est une phrase empruntée à ce fameux général.
03:27Vous croyez qu'il ne sait pas ?
03:28Je ne sais pas, mais en tout cas, il y a clairement une escalade.
03:33Et puis il y a une autre erreur, c'est qu'il a dit, nous allons ramener l'Iran à
03:36l'âge de pierre.
03:37Or, j'ai des amis iraniens, j'ai parlé avec eux, et ça les a énormément choqués.
03:41Parce que pour eux, l'Iran, ce n'est pas la République islamique.
03:44Ce n'est pas la même chose.
03:45Donc il aurait dit, nous allons ramener la République islamique à l'âge de pierre.
03:48Ça serait déjà différent.
03:50Ça aurait été déjà différent.
03:51Là, ils s'attaquent aussi au peuple.
03:53Au peuple iranien.
03:54C'est particulièrement dérangeant.
03:55Exactement, et ça, ça les a choqués.
03:56On est avec Siavoch Ghazi, correspondant RFI France 24.
04:01Bonsoir, Siavoch.
04:03Racontez-nous un petit peu ce que vous savez-vous, peut-être, sur ce pont.
04:06Il est très connu en Iran ?
04:09C'est le plus grand pont de tout le Proche-Orient.
04:14Les colonnes font 135 mètres de haut.
04:17Et entre les colonnes, il y a 200 mètres.
04:20Donc c'est un gigantesque construction qui a été imaginé et construit par des ingénieurs iraniens.
04:28Donc c'était un pont très important symboliquement pour le pays.
04:34Ce pont relie, en fait, ce pont relit Téhéran à la mer Caspienne.
04:40Donc ça raccourcit considérablement la route vers la mer Caspienne.
04:45Beaucoup de gens l'empruntent pour aller à la mer Caspienne.
04:49Il y a actuellement, en ce moment même, des millions de Téhéranais qui sont partis à la mer Caspienne
04:53et étaient en train de revenir en utilisant cette route.
04:56Il y a plusieurs routes, mais il y a cette route en particulier.
05:00Et le pont a été touché, a été frappé lorsqu'il y avait encore des voitures.
05:05À l'entrée du pont, il y a de nombreuses vidéos qui ont été postées sur les réseaux sociaux.
05:12On voit des automobilistes reculer alors qu'il y a des frappes systématiques contre ce pont.
05:18Et en même temps, il y avait des gens qui faisaient du pique-nique aux abords de cette rivière de
05:24Caradj.
05:25Et donc, ils étaient tout à côté de ce pont lorsqu'il y a eu des frappes.
05:28On parle maintenant d'au moins trois morts, trois personnes tuées.
05:32Mais le bilan pourrait être plus important.
05:35Donc, c'est une nouvelle destruction des installations civiles iraniennes.
05:40Comme l'a affirmé le président Trump, il y en aura certainement d'autres
05:46parce que c'est une manière pour les États-Unis de faire plier l'Iran.
05:52Ce qu'il faut savoir, c'est que sur les réseaux sociaux et dans les médias,
05:55il y a une liste de ponts des pays de la région.
05:58Et beaucoup demandent qu'il y ait en représailles une attaque en particulier sur le pont
06:03qui relie Bahreïn à l'Arabie Saoudite.
06:06Bahreïn qui faisait, depuis avant la révolution islamique de 1979, partie de l'Iran.
06:14C'était une des provinces de l'Iran.
06:16Et beaucoup demandent que ces Bahreïn reviennent dans le giron de l'Iran.
06:22Et donc, beaucoup de gens demandent qu'il y ait des frappes sur des ponts identiques.
06:28En particulier, ce pont entre Bahreïn et l'Arabie Saoudite.
06:33Il y a d'autres sites qui pourraient être touchés et frappés par les Américains.
06:39Notamment, par exemple, les raffineries de l'étoile du Golfe Persique.
06:44Donc, aux abords du Golfe Persique.
06:47Là, l'Iran produit 40% de son essence consommée à l'intérieur.
06:53C'est-à-dire 43 millions de litres d'essence par jour.
06:57Ça peut être une cible pour les États-Unis, pour faire plier l'Iran.
07:01Il y a les installations de gaz, également, de parts du Sud.
07:0680% du gaz consommé en Iran est produit dans ces installations de parts du Sud.
07:13Et puis, la crainte qu'on a ici depuis plusieurs jours, au moins une dizaine de jours,
07:18c'est que les Américains utilisent, in fine, une bombe atomique tactique.
07:23Par exemple, sur un site nucléaire.
07:25Par exemple, celui de Fordou, où il n'y a pas de ville autour.
07:30Pour ensuite déclarer la fin de la guerre.
07:32En disant qu'ils ont totalement détruit le programme nucléaire iranien.
07:38Merci beaucoup, Siavosh Ghazi.
07:40C'est une possibilité, ça, Didier François ?
07:42La bombe atomique ?
07:42Oui.
07:42Non, mais le...
07:44Ça, au moins, c'est clair.
07:45Ça n'a pas de sens.
07:46Mais en tout cas, il va au bout de son plan.
07:49Il s'attaque aux infrastructures civiles.
07:50C'est ce qu'il a expliqué hier, malgré ce que disaient tous les commentateurs.
07:53Il avait dit, je continue.
07:55Donc, le choix qu'il a fait est finalement le choix de ce qu'ils appellent un surge.
07:59Donc, d'un renforcement de leur campagne.
08:02Avec ce qui était craint, c'est qu'il va s'attaquer.
08:05En tout cas, ce qui semble être possible,
08:07c'est qu'il s'attaque maintenant aux infrastructures iraniennes.
08:11On le voit avec ce pont.
08:13L'autre cible qui risque d'être prise dans les prochains jours et qui va augmenter,
08:18c'est essentiellement la production d'énergie.
08:22Le pétrole, ce n'est pas sûr du tout.
08:24Si ce n'est, comme le disait Siavosh, peut-être la fabrication de l'essence localement.
08:28L'idée de cette campagne-là, visiblement qui a été discutée avec les Israéliens en état-major,
08:34c'est d'empêcher le...
08:36Nous, on ne ferait jamais ça, comme l'expliquait le général Desportes.
08:40Ce n'est pas le genre de cible qu'on fait.
08:41Mais là, on est dans une autre logique,
08:42qui est une logique de casser la capacité du régime à continuer de produire et à tenir la population.
08:49Donc, c'est taper sur l'énergie pour casser l'industrie et la capacité.
08:55Aujourd'hui, les Iraniens, ils n'ont plus de boulot, ils n'ont plus rien à bouffer.
08:59Ce truc sur lequel ils arrivent à peu près à tenir, c'est l'essence pas chère
09:01qui leur permet d'aller deux heures chercher à l'extérieur et revenir.
09:04Si ça, ça tombe, l'idée est d'empêcher le régime d'avoir la main dessus
09:09et de casser durablement leur capacité de tenir le pays.
09:16Le seul risque qu'il y a, juste pour finir l'affaire, c'est la question de la riposte,
09:20comme l'a très bien expliqué, la menace de la riposte.
09:23L'analyse des services de renseignement américains et autres à ce stade,
09:28c'est qu'aujourd'hui, on est passé de 150 frappes par jour à 30 frappes par jour.
09:35À ce rythme-là, avec ce qui a été fait à peu près comme destruction,
09:39sur lequel on est moins sûr, et ce qui a été fait comme tir,
09:41l'estimation, c'est que s'ils restent sur ce rythme-là de tir,
09:44ils ont deux mois de capacité.
09:46Donc, c'est compliqué pour eux de monter en escalade,
09:49parce qu'ils n'ont pas les réserves...
09:51Du côté iranien, vous dites.
09:52Du côté iranien.
09:53Donc, c'est pour ça que le calcul de l'escalade côté américain
09:56sur une période courte, qui est la période d'un mois,
09:58a été visiblement choisi.
10:01Alors, il y a évidemment ce qui se passe sur le terrain,
10:03et vous voyez là cette image du plus grand pont d'Iran
10:05qui a été détruit, annonce de Donald Trump ce soir.
10:07Et puis, il y a aussi cette tension, cette guéguerre, pour le coup,
10:15derrière tout ça, entre Donald Trump et Emmanuel Macron.
10:18Vous avez dû voir la réponse très sèche d'Emmanuel Macron
10:20aux moqueries de Donald Trump aujourd'hui.
10:22Le président américain qui a franchi un cap hier, on peut le dire,
10:25en s'en prenant personnellement au couple Macron.
10:27Il affirme que Brigitte Macron traite mal son mari.
10:29En résumé, la réponse d'Emmanuel Macron.
10:32« Les propos que j'ai pu entendre, que vous faites référence,
10:36ne sont ni élégants, ni à la hauteur.
10:39Voilà. Donc je ne vais pas y répondre, ça ne mérite pas de réponse.
10:42Ce qu'il faut faire, c'est agir pour la désescalade,
10:47pour un cessez-le-feu, pour la reprise de négociations
10:50qui seules peuvent régler en profondeur ce qui se joue dans la région
10:53et qui est important pour la stabilité de tous nos partenaires et de nous tous.
10:57Aujourd'hui, ce sont nos compatriotes, c'est nous tous
11:01qui sommes les victimes des conséquences de cette guerre. »
11:04Voilà. Donald Trump qui faisait référence à cette vidéo virale
11:07qui a été tournée en mai 2025 au Vietnam.
11:11Et on y voit Brigitte Macron effectivement porter les deux mains au visage de son mari
11:14dans ce qui pouvait ressembler à un petit coup.
11:17Mais Emmanuel Macron après avait dit que c'était une chamaillerie,
11:20un simple moment de complicité.
11:23Juste quand même, pour ceux qui ont raté cet épisode,
11:25et je vous donne le micro derrière, je vous le promets,
11:27on regarde les mots de Donald Trump en marche d'un déjeuner privé, c'était hier.
11:33« J'ai appelé la France, Macron,
11:37qui se fait vraiment maltraiter par sa femme.
11:46Il est encore en train de se remettre d'une droite dans la mâchoire.
11:49J'ai dit « Emmanuel, nous aimerions beaucoup avoir de l'aide dans le Golfe,
11:53même si nous sommes encore en train de laisser des traces historiques,
11:57de neutraliser des mauvaises personnes et mettre hors d'état de nuire des missiles balistiques.
12:02Pourrais-tu envoyer des navires de guerre immédiatement ?
12:04Non, non, non, je ne peux pas faire ça.
12:06Nous ne pouvons pas faire ça, Donald.
12:08Nous pourrons le faire lorsque la guerre sera gagnée.
12:10J'ai dit « Non, non, je n'en ai pas besoin lorsque la guerre sera finie, Emmanuel.
12:14Beaucoup m'ont dit qu'ils aideraient après que nous ayons terminé la guerre. »
12:18Philippe Carsanti, soutien de Donald Trump, il va quand même très loin là.
12:22Alors je vais donner ma réponse.
12:24C'est inélégant et pas à la hauteur.
12:27Je reprends les mots d'Emmanuel Macron.
12:28Ah, donc vous-même vous critiquez Donald Trump.
12:30J'ai le droit encore d'avoir un libre arbitre et je trouve que c'est inélégant et pas à
12:34la hauteur.
12:34Mais est-ce que ce n'est pas banal dans la bouche de Donald Trump ?
12:37Non, je pense que sincèrement, il y a des choses beaucoup plus graves.
12:41Et comme le dit Emmanuel Macron, ça n'est pas à la hauteur.
12:43Je crois qu'il faut revenir sur le cœur du problème.
12:45Et là où je suis en désaccord avec le général Desportes et avec Marie-Laure Buisson,
12:48c'est qu'en fait ces infrastructures qu'on appelle civiles
12:52sont en fait des infrastructures mixtes qui sont aussi utilisées à but militaire.
12:56On a vu exactement la même chose à Gaza lors de la guerre précédente.
13:01C'est-à-dire les hôpitaux, les universités, les ambulances qui servent à transporter des armes.
13:07Donc je crois qu'aujourd'hui, le message très clair de Donald Trump, c'est de dire
13:10écoutez, on ira jusqu'au bout.
13:11Et c'est ce qu'on disait hier quand on était avec Ulysse et avec Didier.
13:14Moi, je vous disais que non seulement il ne sortira pas de l'OTAN,
13:17mais en plus qu'il continuera la guerre.
13:18Hier, il a donné un délai de deux à trois semaines.
13:21Je vous dis aussi autre chose.
13:22Ne restez pas sur ce délai de deux ou trois semaines.
13:25Ce délai peut être reporté et repoussé.
13:28L'objectif est véritablement...
13:29Alors contrairement à ce que vous dites...
13:30Ce que vous dites, c'est que ça peut durer, quoi.
13:31Ça peut durer, ça ne durera pas éternellement.
13:33Ça ne va pas être une guerre comme la guerre d'Irak.
13:35Mais l'idée est simple.
13:36L'objectif est de faire tomber les mollas.
13:39On a une vision claire quand on parle aux Israéliens et aux Américains.
13:44Ils veulent faire un peu plus en Israélien.
13:46Et il y a une chose qui est assez importante.
13:48C'est que ça fait 47 ans que ces gens-là nous tiennent en otage.
13:51Ça fait 47 ans que ces gens-là martyrisent,
13:53ont encore tué des Français.
13:55À Gaza, en Israël, en 2023,
14:00il y a eu 50 Français qui ont été tués,
14:02qui ont été pris aussi en otage.
14:03Donc tout ça pour vous dire quoi ?
14:04La situation est claire.
14:06On ira jusqu'au bout.
14:07Et cette guerre conduira à un changement de régime.
14:10Alors, on va revenir effectivement sur la stratégie de Donald Trump,
14:13mais sur la stratégie de l'outrance, plus précisément,
14:16puisqu'on vient d'entendre la réaction d'Emmanuel Macron à Donald Trump.
14:20Il a raison, Emmanuel Macron, d'y répondre,
14:23de répondre à ce genre d'insultes proférées par Donald Trump
14:27au cours d'un déjeuner ?
14:28Alors, il n'a pas répondu à l'insulte.
14:30Il a répondu sur le fond.
14:31En disant, aujourd'hui, ce qui se passe dans le monde,
14:33c'est grave, c'est sérieux.
14:34On parle de guerre, on parle de paix.
14:36Ce n'est pas du spectacle.
14:38Et ça, c'est une façon de dire à Donald Trump,
14:40mais qu'est-ce qui te prend, mon ami ?
14:42Là, tu dérapes.
14:43Et comme l'a dit l'un des soutiens de Trump à Paris,
14:46ce n'est ni élégant, ni à la hauteur.
14:48Mais sur le fond, qu'est-ce qui est en jeu, en fait ?
14:52C'est la confiance des alliés de la France, de l'Europe et de tous les pays qui sont membres
14:58de l'OTAN.
14:59C'est la confiance qu'on peut avoir dans le président des États-Unis
15:02qui est capable de tacler un des présidents les plus importants de l'Alliance,
15:05c'est-à-dire celui de la France, qui dispose de l'arme atomique,
15:08de porte-avions, d'une marine de guerre, qui est la plus grande marine d'Europe.
15:12Donc, qu'est-ce que ça veut dire, d'une part, pour l'OTAN ?
15:17C'est ça qui est, au fond, dangereux.
15:19Et deuxièmement, qu'est-ce que ça veut dire pour la guerre ?
15:21Quand on a un président qui, devant une assemblée à la Maison-Blanche,
15:24certes, à l'occasion d'une fête de Pâques, donc ce n'était pas un meeting sérieux,
15:27mais néanmoins, qu'est-ce qu'il peut faire de pire ?
15:30Je voudrais ajouter une chose, c'est qu'hier, effectivement, on dit « Trump n'a rien dit ».
15:34En réalité, il a dit qu'il allait détruire les infrastructures civiles iraniennes s'il n'y avait pas d
15:38'accord.
15:39Et c'est ce qu'il est en train de faire.
15:40Donc, c'est un président qui, certes, a l'objectif de débarrasser l'Iran des mollas, entre guillemets,
15:47mais qui utilise des moyens qui sont d'une violence et qui ne laissent pas du tout la voie à
15:53la négociation.
15:54Donc, c'est ça qui est problématique et inquiétant.
15:55Je voulais vous lire, Jean-Louis Chélansky, la suite de la réaction d'Emmanuel Macron.
15:59Il faut être sérieux.
16:00Et quand on veut être sérieux, on ne dit pas chaque jour le contraire de ce qu'on dit la
16:03veille.
16:04Ça parle trop, ça part dans tous les sens.
16:06On a tous besoin de stabilité, de calme, de retour à la paix.
16:09Ce n'est pas un spectacle, c'est effectivement la confiance entre deux alliés, deux ex-alliés qui est rompue
16:15et qui a de terribles conséquences qu'on connaît actuellement.
16:17Oui, aujourd'hui, il y a un énorme fossé entre deux et qui ne fait que s'élargir.
16:23C'est clair et c'est non seulement un problème de personnalité,
16:27c'est aussi un problème de différences culturelles qui sont très profondes entre les deux pays.
16:32Mais je voudrais revenir sur ce que vous avez dit, parce que ça, ça me semble plus important.
16:36Je suis d'accord avec vous sur le fait que frapper des cibles civiles, c'est condamnable.
16:43Mais les Iraniens ne s'en sont pas privés.
16:45Absolument.
16:46Et ils continuent de le faire.
16:48Ils continuent de le faire sur le Moyen-Orient.
16:51Ils ont détruit des usines.
16:54Ils ont frappé des champs pétroliers.
16:56Ils ont détruit des raffineries.
16:58Et ils le font en permanence sur Israël, où ils ont touché il n'y a pas très longtemps la
17:03raffinerie de Haïfa.
17:04Donc, il ne faut pas avoir deux points, deux mesures.
17:08On est dans une guerre où, effectivement, il y a des cibles civiles.
17:14Et c'est très regrettable.
17:15Mais c'est des deux côtés.
17:17Moi, je ne peux pas avoir ce point de vue.
17:21C'est tout.
17:22Je pense qu'il y a un droit international.
17:24Et que ce qui nous caractérise, c'est un certain nombre de règles.
17:29Alors, que les Américains ne le fassent pas, je le déplore complètement.
17:32Mais on a bien constaté aujourd'hui qu'il y avait un schisme entre l'Occident européen et l'Occident
17:36américain.
17:37Donc, je comprends bien ce que vous dites.
17:38Mais nous ne pouvons pas reprocher à nos adversaires de faire ce qu'ils font si nous, nous le faisons.
17:42Je comprends qu'on puisse en avoir un avis différent.
17:44Mais je pense que ce n'est pas moralement éportable.
17:47Alors, il faut les reprocher aux deux.
17:49Oui, mais tout à fait.
17:50Il faut les reprocher.
17:51Aujourd'hui, à Londres, il y a une réunion où il y a 40 pays qui se sont réunis pour
17:55dire
17:55« On veut pouvoir rétablir la navigation maritime du détroit d'Hormuz. »
18:00C'est l'objectif de toute la planète, d'une certaine manière.
18:03C'est là où il y a un décalage entre ce que fait Trump, quoi qu'il en coûte, si
18:07j'ose dire, à la planète,
18:09et la réalité des pays qui disent « On n'en peut plus ».
18:11Alors, évidemment, en France, c'est important, mais il y a des pays comme la Thaïlande ou le Vietnam ou
18:17d'autres
18:17qui sont vraiment à sec, si j'ose dire.
18:19Donc, c'est ça aussi qu'il faut dire.
18:20On marque une très courte pause.
18:21Le temps de vous rappeler un rendez-vous ce soir.
18:23Le forum présenté par Maxime Switek.
18:25C'est à 21h.
18:26Les Français face à la guerre.
18:28Nous, on se retrouve dans une très courte poignée de secondes.
18:31On reviendra sur Rima Hassan qui a été placée en garde à vue pour apologie du terrorisme à Paris
18:35et qui avait pris dans son sac, pour sa convocation, quelques drogues de synthèse.
18:41Voilà, c'est ballot, dit DJ François.
18:44On marque une courte pause.
18:45A tout de suite.
18:45Rima Hassan placée en garde à vue pour apologie du terrorisme à Paris.
18:50Et on apprend que dans le sac qu'elle avait apporté pour sa convocation,
18:55une petite quantité de drogues de synthèse a été retrouvée,
18:58ce qui commence à faire un peu beaucoup.
18:59On va en parler avec nos invités.
19:01Roque Yadialo, bonsoir à vous.
19:03Merci d'avoir accepté l'invitation.
19:04Victor Hérault, vous êtes là.
19:06Bonsoir Victor.
19:07Yves Tréhard, bonsoir Yves.
19:09Mathias Tesson, journaliste police-justice.
19:12Maître Mourad Batik va nous rejoindre dans un très court instant.
19:15Je l'entends s'affairer en régie.
19:17Et puis Mathieu Vallet, député européen, Rassemblement national.
19:21Bonsoir à tous les six.
19:23Mathias Tesson, peut-être qu'on peut commencer,
19:25essayer d'expliquer un petit peu tout ça.
19:27Au départ, elle est bien convoquée pour le volet apologie du terrorisme.
19:32Absolument.
19:32Elle est convoquée ce matin dans un commissariat parisien.
19:35Elle n'est pas interpellée.
19:37Elle est convoquée pour être entendue dans le cadre d'une procédure ouverte
19:40pour apologie du terrorisme.
19:42Au cœur de cette procédure, il y a un tweet qu'elle a publié le 26 mars dernier.
19:47Dans ce tweet, elle évoquait un homme qui s'appelle Kozo Okamoto.
19:51C'est un terroriste japonais qui a été condamné pour un attentat commis en 1972
19:56dans un aéroport israélien qui avait tout de même fait 26 morts à l'époque.
20:00Ce tweet, on va le rappeler, elle avait écrit
20:02« J'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne.
20:05Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir. »
20:10C'est donc pour cela qu'elle devait initialement être entendue.
20:12Sauf que cette convocation a basculé ensuite dans un second temps en garde à vue.
20:18On sait également qu'il y a eu une fouille et que dans le cadre de cette fouille,
20:22de la drogue, en l'espèce une drogue de synthèse appelée catinone ou 3MMC,
20:27en faible quantité, a été retrouvée sur elle.
20:29Ce qui fait qu'elle est aujourd'hui toujours en garde à vue,
20:32entendue à la fois pour cette infraction d'apologie du terrorisme,
20:35mais aussi pour l'usage de tupéfiants.
20:36Donc elle est aussi entendue pour ce volet-là, d'avoir apporté de la drogue dans son sac à dos
20:43?
20:43Oui, en tout cas d'en détenir.
20:44Pour la convocation ?
20:45Et manifestement peut-être aussi d'en avoir fait usage.
20:47Alors on parle de 1,9 grammes, ce n'est pas une quantité particulièrement importante.
20:53Ça peut être pénalisé de ce qu'on appelle une AFD, une amende forfaitaire délictuelle.
20:58On verra les suites judiciaires qui sont réservées à ces deux affaires.
21:03A noter aussi que selon nos informations, elle a refusé de se soumettre par exemple à un test ADN,
21:10ce qui aussi est une infraction.
21:12Elle a refusé de donner ses empreintes et elle a refusé le test ADN.
21:16Est-ce que Maître Bourad-Batique nous a rejoint ?
21:17Bonsoir.
21:18Est-ce qu'elle a le droit de refuser ?
21:20Elle a le droit évidemment de refuser.
21:23Après il faut que les conséquences soient comprises et assumées.
21:28Mais évidemment elle a le droit de refuser.
21:28Après ce qui est un peu choquant dans la façon d'opérer en qualité de pénaliste et d'avocat
21:36pour voir des dossiers au quotidien, c'est le cadre.
21:40Le cadre de la garde à vue qui est hautement questionnable.
21:43Puisque le cadre de la garde à vue, il vise, si vous voulez, à circonscrire un fait,
21:49à empêcher qu'il y ait une pression sur les témoins, à empêcher un risque de fuite,
21:53à empêcher qu'il y ait une déperdition des preuves.
21:55Je ne comprends pas très bien le cadre de cette garde à vue.
21:59Une audition libre eût été entièrement possible et probablement souhaitable.
22:05Donc ce cadre est hautement questionnable.
22:08On parle de 1,9 g de produits stupéfiants.
22:11À supposer que ce soit des produits stupéfiants parce que parfois on fait...
22:14Mais alors attendez, arrêtons-nous là-dessus un instant.
22:16Elle a été placée en garde à vue, non pas pour les drogues au départ.
22:20Elle a été placée en garde à vue, dites-moi si je me trompe Mathias,
22:23mais pour l'apologie du terrorisme.
22:26Et dans un agenda qu'il va falloir déterminer avec précision,
22:32elle est effectivement ensuite placée en garde à vue.
22:35Est-ce qu'elle est placée en garde à vue pour l'apologie du terrorisme
22:38ou est-ce que c'est la découverte de produits stupéfiants
22:41qui justifie par la suite son placement en garde à vue ?
22:45Selon nos informations, elle est bien basculée en garde à vue pour l'apologie du terrorisme.
22:50Et l'un des critères pouvant être retenus aussi pour justifier la garde à vue,
22:53c'est l'assurance qu'elle puisse être bien présentée au procureur
22:58à la suite de sa garde à vue.
23:00Et voilà, de la garder à la disposition de la justice.
23:03Ça voudrait dire qu'on a un doute sur le fait que Mme Rima Hassan
23:06puisse fuir le territoire national
23:10et ne pas se présenter devant le procureur de la République.
23:12Il y a des arguments qui plaident plutôt en sa faveur.
23:14Elle s'est toujours rendue aux convocations auxquelles elle a été convoquée.
23:17Ça rejoint un petit peu ce que vous dites, M. Mourad Batik.
23:20Ça rejoint ce que dit l'équipe de Rima Hassan
23:22qui dit qu'elle est en garde à vue alors qu'elle a toujours coopéré avec la justice jusqu'à
23:26présent.
23:27Elle a déjà subi des dizaines d'heures d'auditions
23:29et elle s'y est rendue à chaque fois.
23:31Elle a répondu à chaque question.
23:32C'est un nouveau cap franchi dans le harcèlement judiciaire
23:35visant à faire taire les voix qui défendent les droits du peuple palestinien.
23:39Mathieu Vallès est un membre du Rassemblement national
23:42qui a signalé le tweet pour lequel elle se retrouve en garde à vue.
23:46Qu'est-ce que vous répondez à l'équipe de Rima Hassan
23:48qui parle de harcèlement judiciaire
23:49et qui dit que derrière, c'est clairement un acte politique ?
23:52D'abord, il ne faut pas banaliser.
23:53Le fait est qu'elle ait retweeté un tweet
23:55pour lequel elle a été signalée pour apologie du terrorisme.
23:58C'est quand même un délit assez grave
23:59qui permet aux enquêteurs, notamment de la DGSI
24:02ou de la sous-direction terroriste,
24:03de pouvoir permettre de judiciariser des affaires importantes
24:06et parfois même d'empêcher des passages à l'acte.
24:08Concernant Mme Rima Hassan, elle n'est pas au-dessus des lois.
24:11Donc ce matin, moi, de ce que j'ai compris,
24:13élu en tant qu'enseignement commissaire de police,
24:16dans un commissaire lambda, dans le 10e arrondissement,
24:18c'est des enquêteurs du 2e district de police judiciaire.
24:20Donc c'est des enquêteurs chevronnés
24:21qui ont très l'habitude de gérer des affaires judiciaires.
24:24Donc il ne faut pas non plus les faire passer
24:25pour des idiots, des imbéciles ou incompétents.
24:28Ils sont très bons et donc elle a été entendue
24:29par un service d'enquête d'excellence.
24:31Et dans le cadre de cette enquête,
24:32pour son immunité parlementaire,
24:34j'imagine que le retweet du 26 mars,
24:37donc on est en flagrant délit,
24:38les enquêteurs ont acté chaque jour pour maintenir le flagrant délit
24:40et dans le cadre du flagrant délit,
24:42il n'y a pas besoin de solliciter le Parlement
24:43pour une levée dignité parlementaire.
24:45Je dis ça parce que c'est...
24:46Vous confirmez cette information, Mathias ?
24:47Oui, absolument.
24:48On dit ça, juste que je termine sur ça.
24:51Ensuite, pour le côté judiciaire,
24:54pardon, mais la France Insoumise,
24:55ils ont un problème avec la drogue.
24:56M. Karbrat avait été interpellé en flagrant délit
24:58dans le 18e arrondissement pour un achat de drogue.
25:01Mme Hassan, visiblement, elle en a dans sa fouille.
25:03Je rappelle que la fouille d'administratifs, de sécurité,
25:05elle est pratiquée sur tout le monde
25:06pour des raisons que les policiers
25:09permettent d'assurer sa sécurité et celle des autres
25:11pour voir si elle n'a pas des objets
25:12qui peuvent être dangereux pour elle-même ou pour autrui.
25:13Parce que je rappelle que si la fouille est mal faite
25:15et qu'elle est mise en cellule
25:16et qu'elle lui arrive quelque chose
25:18ou qu'elle fait quelque chose à d'autres personnes,
25:19la responsabilité administrative pénale des policiers
25:22sont engagées.
25:23Vous allez dire, comme Marion Maréchal,
25:25est-ce que vous allez jusqu'à dire
25:26que la France Insoumise est un narcoparty ?
25:28Moi, je dis que la France Insoumise,
25:30elle a un gros problème avec la drogue.
25:32M. Karbrat, pardon de le redire,
25:34s'est fait interpeller en flagrant délit
25:35en ayant acheté sa consommation avec de l'argent public.
25:37Il avait été contrôlé en train d'acheter de la drogue
25:40et puis exclut encore rarement de l'Assemblée Nationale.
25:43Pourquoi elle n'a pas été exclut définitivement, Mme Hamet ?
25:44Je pense que c'est l'Assemblée Nationale,
25:46on exige que ça soit tout de suite,
25:48sans vergogne, sans complaisance.
25:51Et quand c'est les autres,
25:52et particulièrement l'extrême-gauche,
25:53tout le monde est complaisant, visiblement.
25:54Mais je rappelle que Louis Boyard avait déclaré
25:56chez M. Anouna
25:57que pour subvenir à ses besoins,
25:58il vendait aussi de la drogue.
25:59Et là, Mme Hassel, maintenant,
26:01elle a aussi des substances qui,
26:02visiblement, sont classées stupéfiantes
26:04et son test urinaire est positif à une des drogues,
26:06disent vos confrères de LCI-TF1.
26:07Donc, au bout d'un moment,
26:08dans un pays rongé par le narcotrafic,
26:10où il y a des victimes innocentes qui sont exécutées,
26:12Fayet d'Anime, neuf ans.
26:13Ça ne sert à rien à voir.
26:14Mais si, madame,
26:15quand vous achetez de la drogue,
26:16vous armez le cas d'acheter comme des dealers.
26:18Mais madame,
26:19que ça soit...
26:20Attendez, attendez, attendez,
26:21c'est un débat,
26:21ok, il y a diallo.
26:22Il y a d'autres parlementaires...
26:23Mme Diallo, c'est la cas de la duration nationale,
26:24je suis sûre que vous seriez montré au créneau
26:25très vite, très fort,
26:26en exigeant toute une des sanctions.
26:28Pour une consommation équivalente,
26:29j'aurais exactement la même attitude.
26:30Donc, vous banalisez quelque chose
26:31interdit par la loi ?
26:32Ce n'est pas ce que je fais.
26:33Ce que je dis,
26:33c'est qu'on ne peut pas généraliser.
26:35En fait, vous n'avez même pas entendu ma réaction.
26:37Vous me dites que je vous dis...
26:38Laissez-moi parler.
26:39Allez-y, allez-y.
26:40Laissez-moi parler dans ce cas-là.
26:41J'ai l'habitude de débattre avec vous.
26:41Je sais que...
26:42Oui, donc maintenant,
26:42vous me connaissez tellement bien
26:43que vous pouvez anticiper mes coups.
26:44Mathieu Vallès, s'il vous plaît,
26:45on laisse le cas de la diallo parler.
26:46Alors, ce que je veux dire,
26:47c'est qu'on ne peut pas généraliser
26:48le cas de deux députés à tout un parti.
26:50Je rappelle qu'il y a d'autres députés,
26:52enfin, parlementaires,
26:52qui ont été impliqués dans des affaires
26:54ayant trait à de la drogue.
26:55Je pense à Joël Gariot,
26:56qui a soumis chimiquement une parlementaire.
26:58Pour autant, on ne jette pas l'eau propre
26:59sur horizon.
27:00De horizon.
27:01De horizon.
27:02Voilà.
27:02On ne jette pas l'eau propre sur horizon
27:03parce qu'un sénateur a une pratique illégale.
27:05Moi, j'ai dit que les filles
27:05avaient un problème avec la drogue, madame.
27:06Est-ce que je peux terminer la phrase ?
27:07Oui.
27:08Ne dites pas ce que je n'ai pas dit, non plus.
27:10Vous avez dit qu'elle a fait un problème
27:11avec la drogue
27:11parce que deux parlementaires
27:12ont été impliqués.
27:12Trois.
27:13Louis Boyard déclare lui-même
27:14avoir reçu la drogue.
27:15Ce sont des individus.
27:16En France, les peines ne sont pas collectives.
27:19Pour vous, Roger Etalos,
27:20ce n'est révélateur de rien ?
27:21C'est révélateur peut-être
27:22d'un fait générationnel,
27:24d'un fait social, effectivement.
27:25La consommation de drogue existe en France.
27:27Il n'y a pas de raison
27:27que certains foyers soient épargnés.
27:30Effectivement, c'est emblématique.
27:31Il y a quand même un facteur générationnel
27:33par rapport à ces parlementaires
27:34dont on parle.
27:36Madame Diallo, je ne comprends pas.
27:37Non, mais je veux dire,
27:37si vous voulez accabler LFU,
27:38quand on faisait des débats ensemble...
27:39Vous ne comprenez pas
27:39parce qu'en fait, vous m'interrompez.
27:41C'est pour ça que vous ne comprenez pas.
27:42Pas autant que vous.
27:43Oui, on ne va pas calculer les trucs.
27:45S'il vous plaît, s'il vous plaît.
27:46Madame Diallo,
27:47c'est une autre débat à la cour de récré,
27:48c'est juste l'équité d'un débat.
27:49Pardon, regardez, c'est sérieux.
27:50Quand on parle des candidats
27:51du Rassemblement National
27:52et qu'ici et là,
27:53il y a des brebis
27:53que vous appelez les brigaleuses,
27:54c'est vous qui les appelez comme ça.
27:55Non, mais il faut tout de suite
27:56généraliser.
27:57Non, mais il faut tout de suite
27:57généraliser le parti.
27:58Quand il y en a qui portent
27:59des casquettes nazies...
28:00Et la France Insoumise,
28:01c'est des cas individuels.
28:02Le deux poids, deux mesures,
28:03la dégnation à géométrie variable,
28:04je ne l'accepte pas.
28:05Non, mais en fait,
28:07vous m'interrogez souvent
28:08sur ces questions-là
28:08quand j'interrogez sur le plateau.
28:09Je ne vais pas changer,
28:10je suis fidèle à moi-même.
28:11Moi, j'aime bien
28:12qu'on soit juste
28:12et être juste,
28:13c'est dire que quand il y a
28:14plusieurs députés
28:15qui ont des problèmes
28:16avec des substances de drogue,
28:17ça peut être des problèmes
28:18thérapeutiques...
28:19Mais ce n'est pas le sujet...
28:19Attendez, en fait,
28:20je ne suis jamais allée
28:20sur le sujet que je voulais aborder.
28:22Moi, je reviens
28:23sur ce qui a été initialement dit.
28:24C'est vrai qu'on peut s'interroger
28:25sur la question de la garde à vue.
28:27Je pense que ça s'inscrit
28:28malgré tout.
28:28Alors, la question de la drogue,
28:29c'est une question
28:29qui est arrivée par la suite.
28:31Mais je pense que ce qui s'est passé
28:32avec la convocation
28:33et la garde à vue de Rima Hassan
28:34s'inscrit de manière générale
28:35dans un mouvement de répression
28:37des paroles pro-palestiniennes.
28:38Ce qu'on a observé,
28:38c'est qu'il y a énormément
28:39de personnes qui ont été convoquées,
28:41qui ont été sanctionnées
28:42en première instance
28:42pour apologie du terrorisme
28:44et qui ont été relaxées
28:45par la suite
28:45parce qu'il y a eu quand même
28:47une panique,
28:48y compris pour la sanction
28:50de manifestation pro-palestinienne
28:52qui aujourd'hui a une autre...
28:54Qu'on voit aujourd'hui différemment,
28:55mais il y a beaucoup de personnes
28:55qui ont été condamnées
28:56et qui ont finalement été relaxées
28:58ou pour lesquelles
28:58il y a eu des non-lieux.
28:59Donc moi, je pense que Rima Hassan,
29:00elle est aussi victime d'un climat
29:02qui a tendance à sur...
29:04Enfin, comment dire...
29:04à aggraver des faits
29:05qui pourraient faire l'objet
29:06d'une convocation classique ?
29:07Il n'y avait pas lieu
29:08de la mettre en garde à vue ?
29:08C'est là-dessus que je voudrais...
29:10que je voudrais parler
29:12parce que le cadre judiciaire,
29:14je ne vous conteste pas
29:15est-ce que c'est...
29:16est-ce que c'est justifié,
29:17pas justifié ?
29:17Mais ce qui est intéressant,
29:19c'est qu'on est sur deux thèmes fondamentaux
29:22qui sont des thèmes aujourd'hui
29:23qui traversent toute la société,
29:25qui est la cause palestinienne
29:26et en France,
29:27Dieu sait si elle est...
29:29Et c'est là-dessus
29:31qu'elle est connue, Rima Hassan.
29:32C'est une grande partie
29:33de son discours
29:34porte là-dessus.
29:36Première chose.
29:37Et deuxième chose,
29:38c'est...
29:39Et elle n'est pas la seule,
29:40mais dans son parti,
29:41je pense qu'on est aussi
29:42pour revoir la législation
29:44sur les stupéfiants.
29:45Ça, ça paraît très clair.
29:48Et à partir de là,
29:50une réflexion,
29:51c'est qu'on pourrait se dire
29:52qu'une partie de la société
29:55condamne, effectivement,
29:56et ce qui peut être le cas,
29:58à la fois le fait de soutenir
29:59de façon quand même
30:00très très virulente
30:01la cause palestinienne,
30:02jusqu'à faire des palestiniens
30:04qui font des attentats,
30:05non pas des terroristes,
30:07mais des résistants,
30:08c'est quand même
30:09un discours
30:10qui est peu audible,
30:11notamment pour moi,
30:12c'est pas possible,
30:13mais c'est un discours...
30:13La résistance armée,
30:14elle est reconnue
30:15par les Nations Unies
30:16comme un acte de résistance légitime.
30:17Je termine, je termine,
30:20c'est un discours qu'elle a,
30:21c'est un discours qu'elle a.
30:22La masse est terroriste.
30:23Et deuxième discours,
30:24celui sur les stupéfiants
30:26que tout le monde ne partage pas.
30:27Et néanmoins,
30:28et néanmoins,
30:29la France Insoumise,
30:30et elle en est une des figures centrales,
30:32et je dirais qu'elle est même
30:34une figure capitale
30:35de la France Insoumise.
30:36Et néanmoins,
30:37la France Insoumise
30:38a un électorat,
30:40un public,
30:41ne vous en déplaise,
30:43qui ne cesse
30:44de s'élargir,
30:45de grossir.
30:46Et ça veut dire quelque chose.
30:48Ça veut dire quelque chose.
30:49Qu'est-ce qui me déplaît,
30:50M. Tréhard ?
30:50Non, pardon.
30:51Juste qu'est-ce qui me déplaît
30:52que je défende le respect
30:53de la loi votée
30:54par des parlementaires ?
30:55Je peux terminer ?
30:56Je vous parle du constat.
30:57Non, mais vous allez vous énerver
30:58parce que quand vous n'avez pas raison,
30:59vous vous énervez.
30:59Ce que je veux vous dire,
31:00c'est que l'achat,
31:02la détention,
31:03le port,
31:03et c'est un flic qui vous parle,
31:04la consoison de drogue,
31:06est interdit.
31:06Moi, de ma vie,
31:07je n'ai jamais acheté
31:07des consommer
31:08des sujets de la drogue.
31:10Quand on est parlementaire,
31:11et qu'on vote la loi,
31:14c'est pas une question
31:15de qui est en cas.
31:15Parce que je suis d'accord
31:15avec vous là-dessus.
31:17On est tous d'accord.
31:18D'ailleurs, pardon.
31:19Mais vous n'énervez pas,
31:20c'est pas parce que vous n'avez pas raison.
31:22Pas du tout.
31:22Vous levez le taux comme d'habitude
31:23parce que c'est votre personnalité.
31:25Mathieu Vallée, s'il vous plaît.
31:25Et la mienne,
31:25c'est de parler avec le cœur.
31:26Mais je dis simplement
31:27qu'en tant que policier
31:28ou d'habitude...
31:31On est au bistrot, là, en fait.
31:32Mathieu Vallée, s'il vous plaît.
31:34Ça vous change de l'idée
31:34que vous allez sur votre parti.
31:36Un peu de discipline, Mathieu Vallée.
31:38Oh, non, non, non, non, non.
31:40Non, non, non, non,
31:41attendez, attendez, attendez.
31:42Mathias Tesson,
31:43juste qu'on s'arrête un instant
31:44sur cette drogue,
31:44cette drogue de synthèse.
31:46De quelle drogue s'agit-il ?
31:47Alors, la molécule en question,
31:48il s'agit de catinone.
31:50Et l'un de ses dérivés,
31:52c'est la fameuse 3-MMC,
31:54qui est en fait une amphétamine
31:55qui peut être consommée
31:57de manière festive
31:58et qui est l'une des drogues
32:00en ce moment, hélas,
32:02avec la cocaïne la plus consommée
32:04à Paris.
32:05Donc, comment dirais-je,
32:07c'est un problème de société,
32:09évidemment,
32:10la consommation de ces drogues-là.
32:13La 3-MMC, donc,
32:17qui a été retrouvée,
32:181,9 g de drogue de synthèse
32:19sur Rima Hassan, je le rappelle,
32:21alors qu'elle était convoquée
32:23dans une autre affaire
32:24pour apologie du terrorisme.
32:25C'est vrai que ça commence
32:26à faire un peu beaucoup,
32:27quand même, Victor Hérault ?
32:29Ça fait beaucoup.
32:31Ce ne sera pas assez
32:32pour en venir à bout
32:33de Rima Hassan.
32:33J'en suis persuadé,
32:34je pense que ça n'aura
32:35aucun impact,
32:37aucun impact
32:37sur sa stature politique.
32:39Absolument aucun.
32:41Yves Trier l'expliquait tout à l'heure,
32:42je pense que l'électorat LFI
32:44et même ceux qui ne font pas
32:44encore partie de l'électorat LFI
32:46mais qui pourraient peut-être
32:47éventuellement plus tard
32:48voter pour la France insoumise
32:49sont parfaitement d'accord
32:50avec le fait de légaliser les drogues
32:51ou en tout cas,
32:52parce que là,
32:53c'est une drogue dure,
32:53on ne parle pas de cannabis,
32:55considèrent que la consommation
32:56de drogue relève davantage
32:58d'une maladie,
33:00d'un problème de santé
33:00plutôt que de la criminalité,
33:02de la délinquance.
33:03Et donc ces gens-là
33:04sont plus...
33:04Non mais je me mets
33:06dans les baskets,
33:06non mais je ne défends pas
33:07cette même chose,
33:07je me mets dans les baskets
33:08d'un électorat LFI
33:09Monsieur Valet,
33:10Monsieur Valet,
33:11le constat de ces convictions.
33:14Je ne suis pas la cible
33:15de Rival.
33:15Je ne sais pas votre stratégie
33:16sur cette rare visiblement
33:17mais ce que je veux vous dire,
33:18vous savez que quand moi
33:19je faisais des dealers
33:20sur des points de deal,
33:20aujourd'hui ils vendent de tout,
33:22de la cocaïne,
33:23de l'héroïne,
33:23des drogues de synthèse,
33:24si je veux terminer la phrase.
33:25Je dis simplement
33:27que lorsque on achète
33:29de la drogue
33:29à des dealers,
33:30on arme les canards
33:31à Chekhov
33:31parce que ça finance
33:32tout un cercle.
33:33Mathieu Valet,
33:35je suis d'accord avec vous,
33:36je dis l'électeur
33:36de la France Assoumise
33:37n'est pas forcément d'accord
33:38avec cette affaire.
33:38On n'est pas obligé de dire
33:39que pour faire plaisir
33:40aux électeurs de la France Assoumise,
33:41il ne faut pas respecter la loi.
33:42Ce n'est pas ce que je dis,
33:43elle est en train de la loi.
33:44Ils devraient respecter la loi.
33:45La justice dira
33:46si elle est en train de la loi
33:46et bon,
33:47la justice...
33:48Vous dites que ça n'aura
33:49aucun impact en tout cas.
33:49Je suis là pour analyser
33:50politiquement ce qui se passe.
33:51Je pense que ça n'aura
33:52aucun impact politique
33:53parce que ni le tweet
33:54de Rima Hassan
33:55d'apologie du terrorisme
33:56et de défense en tous les cas
33:57de la cause palestinienne,
33:58même la plus virulente
33:58qui soit,
33:59ni la possession de drogue
34:01en petite quantité,
34:01de drogue dure je le rappelle
34:02mais en petite quantité
34:03dans son sac,
34:04n'effraiera aucun électeur
34:05de la France Assoumise
34:06qui se dirait
34:06c'est une faute grave,
34:07c'est une faute lourde,
34:08il faut la sanctionner.
34:09Je pense que ça n'aura
34:10pas d'impact politique
34:12vis-à-vis de Rima Hassan.
34:13J'ajoute peut-être,
34:14et là c'est une petite pique
34:14pour Mathieu Vallée
34:15mais je ne suis pas d'accord
34:16avec votre thèse
34:17selon laquelle la France Assoumise
34:18serait le parti
34:19avec un problème de drogue.
34:20Je pense pour bien connaître
34:21différents partis politiques
34:22qu'il y ait un problème
34:23de drogue généralisé
34:24dans ce pays,
34:25dans la classe politique
34:26et dans le milieu politique aussi.
34:28C'est pour ça que la France Assoumise
34:29qui veut légaliser
34:30le Canada des drogues
34:32je me limite
34:36dans un état de droit
34:37aux faits judiciaires,
34:38je ne suis pas sur des rumeurs
34:38ou des gens qu'on connaîtrait
34:39ou des bouche en bouche,
34:41je dis simplement
34:42que sur des condamnations récentes,
34:43il y a eu pas mal de députés
34:45ou en tout cas
34:46qui se revendiquent en contact
34:46qui ont des soucis
34:47avec la drogue.
34:48Et pardon,
34:48ne vous inquiétez pas,
34:49je sais qu'il y a des fous
34:50sur la France Assoumise
34:51qui fassent la poésie du tort
34:51et qu'ils aient de la drogue
34:52ou qu'ils aient un non-respect de la loi,
34:54je sais très bien
34:54qu'on ne va cracher jamais.
34:55Mais moi je parle
34:56pour cette pleine langue-là.
34:56C'est qu'il faut quand même rappeler
34:58que Rima Hassan
34:59depuis sa médiatisation
35:00a fait l'objet
35:00d'une attention
35:01qui est absolument démesurée
35:02ce qui est considéré aussi
35:04comme un harcèlement
35:04par ses partisans
35:13Vous dites effectivement
35:14qu'elle est un débattre
35:15ça ne veut pas dire interrompre
35:16ça veut dire écouter et réagir.
35:17Merci pour la seconde matière.
35:18Je vous en prie.
35:20En fait Rima Hassan
35:21effectivement elle est très
35:22engagée dans la côte palestinienne
35:23mais elle est aussi elle-même
35:23d'origine palestinienne
35:24et c'est une femme
35:25qui assiste au génocide
35:26de son peuple.
35:26Donc ce qu'on comprend aussi
35:27c'est que les gens
35:28qui la soutiennent
35:28la soutiennent pour cette raison-là.
35:30C'est pas pour ça
35:31qu'il faut...
35:31Enfin moi je ne comprends pas du tout.
35:32Je ne sais pas l'apologie du terrorisme.
35:33Ce que je veux dire
35:34c'est que les gens
35:35qui la soutiennent
35:35la soutiennent aussi
35:44Oui mais simplement
35:45il y a deux sujets en réalité.
35:47Il y a le sujet
35:47de l'apologie du terrorisme
35:48et il y a le sujet
35:49de la consommation de drogue.
35:50On va reposer un postulat
35:51qu'on a tous oublié de dire
35:53et qui est fondamental
35:54c'est qu'il y a
35:54la présomption d'innocence
35:56et on a oublié de dire
35:57qu'elle n'a pas encore
35:58été condamnée.
35:59On fait comme si
35:59elle était condamnée
36:01et comme si on est en train
36:02de commenter une condamnation.
36:04Aujourd'hui
36:04elle est placée en garde à vue
36:06elle n'est pas condamnée
36:07et probablement
36:09ou peut-être
36:09ou c'est une hypothèse
36:10qui n'est pas complètement absurde
36:11de dire qu'elle ne le sera pas.
36:12Pourquoi est-ce que c'est important
36:13la présomption d'innocence ?
36:14Parce que ça vient contredire
36:15exactement le cadre procédural
36:16que je critiquais
36:17c'est-à-dire que
36:18le choix de la garde à vue
36:19met déjà un pied à l'étrier
36:21dans l'idée
36:22qu'elle serait semi-coupable.
36:24Vous voyez
36:24le cadre d'une audition libre
36:25aurait été
36:26beaucoup plus opportun.
36:28On se serait dit
36:28bon elle va s'expliquer
36:29dans la police
36:29elle en ressortira
36:30elle fait une déclaration
36:31et puis on laisse
36:33la faire couler
36:34moi je me souviens
36:34du président Nicolas Sarkozy
36:37qui a été placé en garde à vue
36:39qui sortait le soir
36:40en fin de journée
36:41qui allait rentrer
36:42qui dormait chez lui
36:43auprès de son épouse
36:44auprès de ses enfants
36:45et qui revenait le lendemain
36:46pour répondre aux questions
36:48pour répondre aux questions
36:51pour répondre aux questions
36:52des enquêteurs.
36:53Et vous voyez
36:53ce cadre-là
36:54il est très important
36:55il en dit long
36:56sur les commentaires
36:57qu'on peut avoir
36:57les uns les autres.
36:58La garde à vue
36:59c'est pas un élément
36:59culpabilité
36:59pour être face à un garde à vue
37:00et de présommer 100 mètres.
37:02Mais là il n'y a pas de risque de su
37:03ça ne veut pas dire
37:05qu'il est coupable.
37:06Ça veut dire qu'il y a un risque
37:07de su
37:07C'est dire des conneries ça.
37:09On peut être placé en garde à vue
37:11et être inocenté à l'issue
37:13Ça m'effraie votre discours
37:14et pensez que vous avez pu
37:15être commissaire de police
37:16m'effraie au plus haut point
37:17sur la neutralité
37:18Vous dites que la garde à vue
37:19c'est un élément
37:20accusatoire de culpabilité
37:21c'est une bêtise d'être.
37:22Cher monsieur
37:22qui a dû être la vôtre
37:24ou qui a pu être la vôtre
37:26à un moment donné.
37:27Ne jugez pas ma carrière
37:28vous n'avez pas travaillé avec moi.
37:28S'il vous plaît
37:29est-ce que vous pouvez
37:31parler les uns après les autres
37:32s'il vous plaît.
37:33Oui mais vous êtes entendu
37:34dans un cas judiciaire
37:35de garde à vue
37:36Je voulais en tout cas
37:37juste pardonnez-moi
37:38je voulais juste
37:38pour terminer
37:39la réaction de Jean-Luc Mélenchon
37:41s'il vous plaît.
37:43La police politique
37:44a convoqué une fois de plus
37:45Rima Hassan
37:46en garde à vue
37:46à propos d'un retweet
37:47du mois de mars.
37:48Il n'y a donc plus
37:49d'immunité parlementaire
37:50en France
37:51insupportable.
37:52Les mots donc
37:53de Jean-Luc Mélenchon
37:54ce soir.
37:55Une réaction là-dessus ?
37:56Jean-Luc Mélenchon
37:57et la justice
37:57c'est tout un poème aussi.
38:00On ne peut pas dire
38:00que vraiment
38:01ça soit une institution
38:02qu'il respecte beaucoup.
38:03La garde à vue
38:03peut durer combien de temps ?
38:04Alors 24 heures renouvelables
38:05une fois jusqu'à 48 heures
38:06et en l'espèce
38:07l'immunité parlementaire
38:08Mathieu va le souligner
38:09tout à l'heure
38:09elle n'avait pas besoin
38:10d'être levée
38:11puisque manifestement
38:12les enquêteurs
38:12ont agi dans le cadre
38:13de la flagrance
38:13à la fois sur l'apologie
38:14du terrorisme
38:15mais aussi sur l'usage
38:16de stupéfiants
38:17c'est une des exceptions
38:18à la levée
38:19de l'immunité parlementaire.
38:20Merci beaucoup
38:20Merci à tous les six
38:22on revient
38:23à la situation
38:25en Iran
38:25et l'espoir
38:26d'une fin rapide
38:27de la guerre
38:27qui s'éloigne
38:28alors que Donald Trump
38:29promet de ramener
38:30l'Iran à l'âge de pierre
38:31et qu'il a posté
38:32ce soir
38:33un nouveau message
38:34vous le voyez là
38:35le président américain
38:36qui se félicite
38:36à l'instant
38:37de la destruction
38:38du plus grand pont d'Iran
38:40voilà le message
38:40qu'il poste sur son réseau
38:42le plus grand pont d'Iran
38:43s'effondre
38:44ne sera plus jamais utilisé
38:45ce n'est que le début
38:46il est temps pour l'Iran
38:47de conclure un accord
38:48avant qu'il ne soit trop tard
38:50et qu'il ne reste plus rien
38:52de ce qui pourrait encore
38:53devenir un grand pays
38:55Ulysse Gosset
38:56l'objectif donc
38:58c'est de taper
38:59taper taper
38:59et on franchit un cap
39:00c'est de taper
39:01les infrastructures civiles
39:02oui absolument
39:03c'est couper les ailes
39:04du gouvernement
39:06de la république islamique
39:07d'Iran
39:07en s'attaquant
39:08au pont
39:09on le voit
39:10c'est important
39:10c'est l'un des plus grands
39:11ponts d'Iran
39:11effectivement
39:12qui relie la capitale
39:13Téhéran
39:13à cette ville
39:14de Tabraz
39:15et donc c'est un coup dur
39:16parce que ça
39:17annonce d'autres frappes
39:19sur des centrales électriques
39:20sur des usines
39:22industrielles
39:23il y a déjà
39:23deux usines d'uranium
39:24qui ont été quasiment détruites
39:26dans les précédents jours
39:27donc
39:28Trump dit hier
39:29la guerre va se terminer
39:31dans deux à trois semaines
39:32mais d'ici là
39:33si l'Iran n'accepte pas
39:34une négociation
39:35et bien
39:35nous frapperons
39:36et comme vous l'avez dit
39:37pour renvoyer l'Iran
39:38à l'âge de pierre
39:39alors c'est cette formule
39:40qui choque beaucoup
39:41parce que
39:41effectivement
39:42c'est pas très diplomatique
39:43comme langage
39:44c'est un langage guerrier
39:45mais il est clair
39:46que la détermination
39:47du président américain
39:48a été renouvelée hier
39:50en dépit du doute
39:51concernant les objectifs
39:53et les changements
39:54de propos
39:55au cours des derniers jours
39:56il n'a pas
39:57comment dire
39:58hier
39:59réussi
40:00je pense à convaincre
40:01les américains
40:02qu'il avait une vraie stratégie
40:03qu'il avait une voie de sortie
40:04et qu'il savait
40:05comment
40:06cette guerre
40:06se terminerait
40:07général déporte
40:08quelles conséquences
40:10de ces frappes
40:11qu'on voit sur le pont
40:12si on décrypte à nouveau
40:13ces images
40:14les conséquences
40:15quand on s'en prend
40:16à des infrastructures civiles
40:17si vraiment c'est son plan
40:18et qu'il va aller jusqu'au bout
40:19quelles conséquences ensuite
40:20pour le pays
40:21pour la population
40:22votre question est
40:23parfaitement
40:24justifiée
40:25d'abord
40:25on est en dehors
40:26du droit international
40:27dans cette affaire là
40:28c'est un crime de guerre
40:29soyons clair
40:29bon
40:30alors maintenant
40:32le risque majeur
40:34c'est que finalement
40:35à la fin
40:36on laisse sur place
40:37un état failli
40:38fail state
40:39qui va évidemment
40:40aller se répandre
40:42en acte de terrorisme
40:43de par le monde
40:45un pays
40:46qui n'a plus
40:46d'infrastructures
40:47un pays
40:47qui n'a plus
40:48d'économies
40:49et bien évidemment
40:50va se transformer
40:52on va avoir
40:53des guerres civiles
40:54et cette maladie
40:57cette gangrène
40:58qui va naître là
40:58va se répandre
40:59dans le monde
41:00on ne pourra pas
41:01se plaindre ensuite
41:02nous
41:02enfin si
41:03on se replaindra
41:03mais d'avoir
41:04des vagues
41:05de terrorisme
41:05nous sommes évidemment
41:07assimilés
41:07dans les yeux
41:08des iraniens
41:09à l'occident
41:10global
41:11pour reprendre
41:11un terme
41:12qui n'est pas iranien
41:13voilà le grand risque
41:15c'est que
41:16à la fin
41:16et bien
41:17on produise
41:19une situation
41:20qui soit
41:20totalement ingérable
41:22et qui continue
41:22à produire de la violence
41:23non seulement dans le golfe
41:24mais dans le monde entier
41:25n'oublions pas
41:26que l'Iran
41:27est un pays terroriste
41:28on le sait
41:29c'est à dire pour ça
41:30qu'il est combattu
41:30alors ne créons pas
41:31les conditions
41:32pour que ce terrorisme
41:33continue à se répandre
41:35et l'Iran répond
41:36à Donald Trump
41:37peut-être qu'on peut écouter
41:38mais pourquoi le pont
41:38pourquoi le pont
41:39allez-y allez-y
41:40on écoute après
41:41c'est important
41:41c'est pas un pont
41:42pour les autoroutes
41:43uniquement pour les voitures
41:44civiles
41:44il aurait servi
41:45à acheminer
41:46les missiles
41:47de Téhéran
41:48vers l'ouest du pays
41:49donc c'est pas uniquement
41:50une cible civile
41:51c'est juste pour préciser
41:51très important
41:52ce que vous dites
41:52vraiment
41:53c'est la mixité
41:54entre les cibles
41:55qui paraissent
41:55civiles
41:56mais qui sont aussi militaires
41:57exactement comme
41:58j'insiste bien
41:58comme ça s'est passé à Gaza
41:59les hôpitaux sous lesquels
42:01on cachait des missiles
42:01les ambulances
42:03qui transportaient
42:03les missiles
42:04tout exactement pareil
42:05on a exactement le même chemin
42:06est-ce que vous disiez
42:07l'Iran est un état terroriste
42:08qui terrorise la planète
42:09depuis 47 ans
42:10il est temps de mettre fin
42:12au régime des Mola
42:13on n'y mettra pas fin
42:13comme ça
42:14mais pas l'Iran
42:14la république islamique d'Iran
42:16la république islamique d'Iran
42:17oui c'est pour ça que je parle
42:18des Mola
42:18et vous verrez
42:19que nous y arrivons
42:20ce que vous venez de dire
42:22c'est que c'est à la fois
42:23civil et militaire
42:23c'est vrai de tout
42:24en tenant ce raisonnement
42:26dont je comprends la logique
42:29infrastructure qui seront détruites
42:31bien sûr
42:31les ponts sur Danube
42:33à Belgrade
42:36c'était aussi des ponts
42:36sur lesquels passaient
42:37parfois des camions
42:38Jean-Louis Siansky
42:39oui je voudrais dire
42:40deux choses
42:40d'abord
42:41fermer le détroit d'Hormuz
42:42c'est contraire
42:43au droit international
42:44ça c'est clair et net
42:46ce sont des eaux
42:47internationales de navigation
42:48et l'Iran
42:49s'est arrogé le droit
42:50de bloquer ce détroit
42:52en empêchant
42:53les pétroliers
42:54qui approvisionnent
42:55la moitié de la planète
42:56de passer
42:57maintenant si on regarde
42:58un peu plus loin
42:59ce que vous disiez
43:00les prochaines cibles
43:02si Trump continue
43:03dans cette veine
43:05en quelque sorte
43:05je crois que c'est
43:06trois choses
43:07la première chose
43:08c'est les centrales électriques
43:09et à ce moment-là
43:10l'Iran est plongé
43:11dans le noir
43:12la deuxième chose
43:13ce sont les raffineries
43:14et à ce moment-là
43:15l'Iran n'a plus d'essence
43:16et les Iraniens
43:17n'ont plus d'essence
43:18pour circuler
43:19et la troisième chose
43:20c'est l'île de Karg
43:22qui est le point
43:22d'exportation
43:23du pétrole iranien
43:24et à ce moment-là
43:25ils n'ont plus d'argent
43:26pour nourrir
43:27ou pour faire fonctionner
43:28leur état
43:29je vous fais écouter
43:30la réaction
43:31de l'Iran
43:32suite au message
43:34de Donald Trump
43:35au discours de Donald Trump
43:36cette nuit
43:39Les installations
43:40que vous avez ciblées
43:41jusqu'à présent
43:41sont insignifiantes
43:43et notre production
43:44militaire stratégique
43:45se déroule
43:45dans des lieux
43:46dont vous ignorez tout
43:47et que vous ne pourrez
43:48jamais atteindre
43:51Les installations
43:51que vous ciblez
43:52sont insignifiantes
43:54dit l'Iran
43:56c'est faux
43:58Il est en désaccord
43:59avec le général
43:59des portes
44:01excuse-moi
44:02non c'est pas insignifiant
44:03du tout
44:04malheureusement
44:05c'est pas insignifiant
44:06dans tous les cas
44:07c'est vrai qu'on est
44:07dans une logique
44:08qui est une logique
44:08de loi du talion
44:09mais c'est pas du tout
44:10insignifiant
44:11d'abord parce que
44:12si vous cassez
44:13leur capacité énergétique
44:15et particulièrement
44:15leur production d'électricité
44:16vous cassez
44:17leur capacité
44:18à produire du missile
44:18qui est déjà
44:20très sérieusement atteinte
44:21honnêtement
44:21Elle est atteinte
44:22mais ils continuent
44:23à faire mal
44:23et c'est pour ça
44:24que je vous pose la question
44:25c'est qu'on dit quand même
44:26mais jusqu'à quand
44:27vont-ils tenir ?
44:28Alors en fait
44:28l'analyse des services
44:31de renseignement occidentaux
44:33c'est que
44:34ils sont passés
44:35de 150 à 30
44:36aujourd'hui
44:37on est à peu près
44:37sur une trentaine
44:38de tirs de missiles
44:38par jour
44:39d'accord
44:41l'estimation
44:41à la louche
44:43c'est que
44:43s'ils restent
44:44sur ce rythme là
44:46ils ont au maximum
44:47deux mois de capacité
44:48voilà
44:49donc c'est ça à peu près
44:50l'estimation qui est faite
44:52ce qui fait que
44:53c'est compliqué pour l'Iran
44:54d'escalader tous azimuts
44:56voilà
44:57leur véritable escalade
44:59aujourd'hui
44:59en risque d'escalade
45:00c'est deux choses
45:01c'est un régime
45:02qui accélère
45:03une militarisation
45:04de leur programme nucléaire
45:07dont on voit
45:07qu'ils essaient
45:08de le faire sous le feu
45:08ou le minage
45:10du détroit d'Hormuz
45:10c'est les deux choses
45:11mais pour l'instant
45:13ils ne l'ont pas fait
45:13ce qui prouve
45:13qu'ils ne sont pas encore
45:14désespérés
45:14ils ont encore
45:15un peu de marge
45:16ils pensent qu'ils peuvent
45:17encore poser
45:17sur les opinions publiques
45:19américaines
45:20via peut-être
45:21les opinions publiques
45:22européennes
45:23par exemple
45:23et asiatiques
45:25ça c'est encore
45:26leur objectif
45:26ce qui est intéressant
45:27c'est de voir
45:28que les Iraniens
45:29sont constants
45:30dans leur stratégie
45:31et dans leurs moyens
45:32même avec des moyens
45:33plus faibles
45:34ils ont choisi
45:35une résistance
45:37du faible au fort
45:38c'est eux
45:39qui ont initié
45:40effectivement
45:40la guerre de l'énergie
45:42en tapant
45:42sur les infrastructures
45:45israéliennes
45:46et saoudiennes
45:46pétrolières
45:47sur les infrastructures
45:48gazières
45:48du Qatar
45:49aujourd'hui
45:50on voit une décision
45:51américano-israélienne
45:53de riposter
45:54sur le même niveau
45:54et de les détruire
45:56sur le long terme
45:57donc on va voir
45:58à la fin
45:58et ce dont on s'aperçoit
46:00aussi après un mois de guerre
46:01c'est que le régime
46:02résiste
46:02une nouvelle exécution
46:04a eu lieu aujourd'hui
46:05un jeune homme de 18 ans
46:06reconnu coupable
46:06d'avoir mené des actions
46:07pour Israël
46:09et les Etats-Unis
46:10et on voulait s'arrêter
46:12un instant
46:12sur cette information
46:13du média Iran international
46:14et je me tourne vers vous
46:15Marie-Laure Busson
46:15parce que vous avez écrit
46:16un livre
46:17espionne
46:18donc c'est un sujet
46:19que vous maîtrisez
46:19sur les mollas
46:20et comment ils tentent
46:22d'éviter la traque
46:23des renseignements
46:24israéliens et américains
46:25selon ce média
46:26Iran international
46:27ils font tout
46:28pour se cacher
46:29parmi les civils
46:30et on a des photos
46:30de ces mollas
46:32qui se cachent
46:33dans les mosquées
46:35dans les hôpitaux
46:36dans les écoles
46:38vous allez les voir défiler
46:39ces images
46:39de ces mollas
46:40dans les cours de récréation
46:41voilà
46:42pour tenter
46:43d'éviter
46:44d'être ciblé
46:45par les israéliens
46:47notamment
46:47cette stratégie
46:48de la dissimulation
46:49elle est connue
46:50elle est connue
46:51elle est connue absolument
46:51c'est une stratégie
46:52mise au point
46:53depuis un bon moment
46:53par le Vaja
46:54qui est le ministère
46:55du renseignement iranien
46:58en fait il faut savoir
46:59que les services secrets iraniens
47:00ont un ministère
47:01à eux tout seuls
47:02un peu comme nous
47:03on a un ministère
47:04de l'agriculture
47:04un ministère
47:05de l'intérieur
47:06et autres
47:07eux ils ont un ministère
47:08à eux tout seuls
47:08on pense qu'il y a
47:09environ 20 000 membres
47:11c'est un ministère
47:12qui est à la fois
47:13du renseignement
47:14intérieur et extérieur
47:15et en effet
47:15ce sont les méthodes adoptées
47:16vous remarquerez d'ailleurs
47:17que ce sont les mêmes méthodes
47:18adoptées par le Hamas
47:20et quand vous regardez
47:21des manifestations du Hamas
47:23ou des manifestations iraniennes
47:26alors pas récemment
47:27avec Pézeskian
47:28mais auparavant oui
47:29vous les voyez souvent
47:30avec des enfants dans les bras
47:31alors vous dites
47:31ils ont l'air très sympathiques
47:32ces gens-là
47:33mais en fait
47:33c'est pas du tout pour ça
47:35ils ont des enfants dans les bras
47:36parce qu'ils se protègent eux-mêmes
47:37donc ils utilisent
47:38des boucliers humains
47:39c'est le bouclier humain
47:41ils se protègent eux-mêmes
47:42voilà
47:43en prenant des enfants
47:44donc oui
47:45ils se mettent dans les mosquées
47:46oui
47:46ils se mettent dans les écoles
47:47oui ils se mettent dans les hôpitaux
47:48je découpe la photo
47:49on voit
47:49je crois que c'est les motos
47:51des mollas
47:54visiblement au fond
47:55de ce juillet
47:56bien sûr
47:56et puis il faut savoir aussi
47:58qu'en dessous de Téhéran
48:00en dessous d'Ispan
48:00c'est un véritable gruyère
48:02c'est exactement la même chose
48:03qu'à Gaza
48:04ou au sud-Iban
48:05c'est-à-dire qu'ils sont passés
48:07maîtres dans l'art
48:07de la dissimulation
48:08et ça marche
48:09les Israéliens les retrouvent quand même
48:11ils finissent par les retrouver
48:12d'ailleurs
48:12les Israéliens ont tué
48:15je crois que c'est le 18 mars dernier
48:17Ismaël Khatib
48:18qui était justement
48:19le patron des renseignements iraniens
48:20qui était lui
48:21une sorte de mix
48:22puisqu'il avait été mollat
48:24mais il avait aussi fait partie
48:26du corps des gardiens de la révolution
48:28mais bien sûr ça marche
48:30sauf que le Mossad
48:30est quand même un service de renseignement
48:32très puissant
48:33qui enregistre la signature acoustique
48:35des voix de tous ces messieurs
48:36qui sait à peu près
48:37où les retrouver
48:38et qui en général
48:40finit par les cibler
48:42et les taper un jour ou l'autre
48:43vous souhaitez ajouter un mot là-dessus ?
48:45non pas sur cet aspect là
48:46ah bah non mais non
48:47on est sur cet aspect
48:47pardonnez-moi
48:48général Vincent Dépard
48:49c'était pas sur cet aspect là
48:50ah mais non plus
48:50alors allez-y
48:51le mot de la fin
48:52allez-y
48:53si votre spectateur
48:54s'intéresse à la théorie
48:55de la guerre aérienne américaine
48:57il y a un livre
48:57qui décrit très très bien
48:58c'est le livre
48:59de John Warden Too
49:00qui est un colonel
49:02et ça s'appelle
49:03théorie de la guerre aérienne
49:05et qui montre bien
49:06comment l'extension des cibles
49:08va aller conduire
49:09jusqu'à la destruction
49:10des derniers éléments
49:12permettant aux Iraniens
49:13de vivre
Commentaires