- il y a 1 jour
Au programme de cette édition : coup de tonnerre pour l’audiovisuel public. Le rapport Alloncle a été voté de justesse lundi soir. Il met en exergue le coût et les pratiques très discutables des médias d’Etat.
Nous ferons ensuite un point sur la situation au Liban, où en dépit de la prolongation du cessez-le-feu, les attaques et les offensives israéliennes se poursuivent.
Et puis nous reviendrons sur les cyberattaques visant les Etats et l’Union européenne. A l’ère de la dictature du tout numérique, nos dirigeants ont du mal à protéger leurs propres données.
Nous ferons ensuite un point sur la situation au Liban, où en dépit de la prolongation du cessez-le-feu, les attaques et les offensives israéliennes se poursuivent.
Et puis nous reviendrons sur les cyberattaques visant les Etats et l’Union européenne. A l’ère de la dictature du tout numérique, nos dirigeants ont du mal à protéger leurs propres données.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Au programme de cette édition, coup de tonnerre pour l'audiovisuel public.
00:20Le rapport à l'oncle a été voté de justesse lundi soir.
00:23Il met en exergue le coup et les pratiques très discutables des médias d'État.
00:27Nous ferons ensuite un point sur la situation au Liban où, en dépit de la prolongation du cessez-le-feu,
00:33les attaques et les offensives israéliennes se poursuivent.
00:36Et puis nous reviendrons sur les cyberattaques visant les États et l'Union européenne.
00:40À l'ère de la dictature du tout numérique, nos dirigeants ont du mal à protéger leurs propres données.
00:48L'audiovisuel public dans la tourmente.
00:51Le rapport à l'oncle sera bel et bien publié.
00:54Et il met en évidence le fiasco de la presse et de l'audiovisuel public.
00:58Ces détracteurs enragent.
01:00Et le document pourrait ouvrir la voie à des propositions concrètes pour la présidentielle de 2027.
01:06Explication d'Olivier Frère-Jacques.
01:0712 voix pour, 10 voix contre et plusieurs abstentions.
01:10Le rapport à l'oncle sera bien publié.
01:13En dépit de vent contraire.
01:14Et alors que tout portait à croire que le texte resterait dans les cartons du Palais Bourbon,
01:19comme nous avons pu l'envisager dans notre journal d'hier,
01:21c'est finalement la transparence qui l'a emporté lundi lors du vote à huis clos
01:25des députés membres de la commission d'enquête sur la neutralité,
01:28le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public.
01:31Après plus de 4 heures de débats tendus,
01:34le vote s'est révélé particulièrement serré.
01:36Et le document, de près de 400 pages,
01:39fruit de plusieurs mois d'audition, souvent houleuse,
01:41sera publié le 4 mai 2026 sur le site de l'Assemblée nationale.
01:46Le document n'a aucune valeur contraignante,
01:48mais révèle le malaise qui entoure l'audiovisuel public,
01:51coûteux pour les Français et détenu par une petite caste,
01:54très majoritairement de gauche.
01:56France Télévisions, Radio France et les antennes détenues par l'État
01:59sont directement mises en cause dans leur gestion
02:01et leur traitement souvent partial de l'information.
02:04La bataille parlementaire achevée,
02:06le climat était au règlement de compte.
02:08Le grand perdant, le président horizon de la commission
02:11qui a voté pour la publication, Jérémy Patrier-Létu,
02:15a dès mardi porté de lourdes accusations
02:17contre le rapporteur Charles Aloncle,
02:19à côté de qui il a tout de même siégé pendant près de 6 mois.
02:22Est-ce que le rapporteur a été impartial et indépendant
02:27tout au long de cette commission d'enquête ?
02:29Est-ce qu'il a agi par consigne ou par commande ?
02:33C'est à lui de le dire.
02:34Par contre, c'était la marionnette de Vincent Bolloré, Charles Aloncle ?
02:37Peut-être, c'est vous qui le dites ?
02:38Ah bah non, pardon, là je...
02:40Peut-être, peut-être...
02:41C'est ce que vous s'entendez, c'est une question que je suppose.
02:43Peut-être de personnes qui veulent racheter l'audiovisuel public à vil prix ?
02:47Peut-être de personnes qui souhaitent voir l'audiovisuel public disparaître ?
02:51A deux doigts de développer une théorie du complot qui viserait le service public.
02:55Une manœuvre qui ne rendra pas les macronistes plus fréquentables.
02:58Pour la gauche, le député LFiste Aurélien Saint-Touls en est ainsi pris directement au président Jérémy Patrie-Létu.
03:05Le président a demandé une modification en particulier,
03:09une modification dans l'introduction du rapport qui évoque son statut d'ancien membre
03:14du conseil d'administration d'un groupe de l'audiovisuel public au titre de l'Assemblée nationale.
03:20Cette mention disait « en dépit de son statut ».
03:24Et il considérait que c'était une mise en cause personnelle et que ça posait problème.
03:30Dès lors que cette mise en cause a été retirée,
03:33dès lors que cette locution « en dépit de » a été retirée par le rapporteur,
03:38il a cru qu'il pouvait désormais donner son approbation à la publication.
03:43Je donne ce détail parce que je crois que justement,
03:46il donne la mesure de la gravité du choix
03:49et du caractère futile des protestations du président jusqu'à présent.
03:54Un président qui tente de donner des gages à la gauche,
03:56mais qui se retrouve tout seul.
03:58Tandis que le député à l'oncle a absorbé toute l'attention
04:01mettant en cause les petites vérités établies par la gauche
04:03sur le service public et son fonctionnement.
04:05L'arc macroniste semble divisé et complètement illisible sur le sujet.
04:11Ainsi, la présidente de l'Assemblée, Gaëlle Braun-Pivet,
04:13avait vertement critiqué le rapport
04:15pour finalement féliciter désormais le rapporteur.
04:18« Je ne suis pas satisfaite de la façon dont ça s'est passé.
04:20Trop bruyante, instrumentalisée politiquement à coup sûr.
04:24Moi, j'ai vu Charles à l'oncle multiplier
04:26les prises d'opposition publiques
04:28pendant qu'il menait ses travaux.
04:30Alors, je salue son travail, mais il a été,
04:32et je l'ai dit et je l'ai dénoncé,
04:35peut-être un peu trop dans la lumière.
04:38Un député qui se met trop dans la lumière.
04:40Une critique qui ne manque pas de toupet
04:42pour la présidente Soleil de l'Assemblée nationale,
04:44qui ne rate pas une occasion pour se mettre en scène,
04:46notamment sur ses réseaux sociaux,
04:48comme le montre ce ridicule montage publié
04:50sur son compte TikTok.
05:02La gauche, elle, est vent debout
05:04contre ce rapport qui met en cause
05:05le sacro-saint service public de l'audiovisuel
05:08qui lui sert la soupe à longueur d'année.
05:10C'est l'indignation qui dominait alors que
05:12tous les partis de ce qui était la NUP,
05:13puis le NFP, se sont opposés à la publication du rapport.
05:17Ainsi, Sophie Taillé-Pollian, du mouvement Génération
05:20et membres du groupe écologiste,
05:22était remontée comme un coucou.
05:24Mettre le sceau de l'Assemblée nationale,
05:27mettre toute la légitimité,
05:29tout le poids de la légitimité de l'Assemblée nationale
05:31dans un rapport truffé d'insinuations,
05:34de mensonges, surtout de mensonges par omission,
05:37et de propos biaisés qui sont tout à fait à l'image
05:39de ce qu'on a vu lors des auditions.
05:41Cela, je trouve ça déplorable.
05:42Et oui, je trouve extrêmement déplorable.
05:44Des élus qui ne se rendent pas vraiment compte
05:46du mépris ou, à minima, du désintérêt
05:48de la majorité des Français pour leur travail,
05:50payés avec les impôts des Français
05:52et surtout des élus qui donnent une valeur
05:55presque sacrée à leur travail
05:56qui ressemble, tous partis confondus,
05:58de plus en plus à un jeu de communication.
06:01Le rapport à l'oncle, lui,
06:03n'a en soi qu'une valeur symbolique,
06:04mais un symbole fort pour tous les Français
06:06qui rejette la soupe gauchisante des médias publics.
06:09Le texte, qui contient près de 80 préconisations
06:11destinées à réformer le secteur,
06:13pourra inspirer ceux qui le veulent
06:15pour proposer des réformes de l'audiovisuel public
06:17dans la perspective de la présidentielle de 2027.
06:24C'est un cessez-le-feu qui n'en est pas vraiment un.
06:27Voilà la situation au Liban depuis le 18 avril dernier.
06:31Malgré l'annonce de la trêve,
06:32le conflit se poursuit entre Israël et le Hezbollah.
06:34Le décryptage de Nicolas de Lambertory.
06:37Donald Trump a beau les décréter haut et fort,
06:41les cessez-le-feu au Liban sont plutôt du genre asymptomatiques.
06:45En effet, le président américain a décrété
06:48un cessez-le-feu de 10 jours à effet du 18 avril
06:52et dans sa légendaire bonté,
06:55la même prolongée de 3 semaines supplémentaires
06:58quelques jours plus tard.
06:59Mais dans la réalité des faits,
07:01les affrontements mortels entre Israël
07:04et le Hezbollah se poursuivent,
07:07tandis que l'État hébreu poursuit
07:09une politique d'occupation et de démolition
07:12aux bulldozers des villages du sud Liban.
07:15Il faut rappeler que le cessez-le-feu
07:17est rentré en vigueur le 17 avril,
07:19mais que juste avant,
07:20Israël avait lancé les plus grosses frappes
07:22de toute la guerre.
07:24Ça a été une véritable journée noire pour le Liban.
07:26Et depuis, le cessez-le-feu tient plus ou moins,
07:29mais d'un côté, on a vu deux soldats français
07:32qui ont été tués,
07:34vraisemblablement par le Hezbollah.
07:36En tout cas, c'est ce qu'a déclaré
07:37le président Emmanuel Macron.
07:39Et puis, de l'autre côté,
07:40on a vu des villages qui se sont détruits
07:43aux bulldozers.
07:44Et puis, de nouveaux ordres d'évacuation
07:46dans d'autres villages du sud du Liban,
07:49qui sont donnés par Israël.
07:51Et donc, on peut dire que le cessez-le-feu
07:53est extrêmement partiel.
07:55Et si le cessez-le-feu est précaire,
07:58les discussions tripartites
08:00États-Unis-Israël-Liban
08:02l'ont l'air tout autant.
08:04En effet, malgré les affirmations
08:06de Donald Trump,
08:08selon lesquelles un accord de paix
08:10devrait être trouvé dans l'année
08:11entre Israël et le Liban,
08:14ni les événements actuels,
08:16ni les précédents historiques
08:18ne forcent à l'optimisme.
08:20Concernant les discussions
08:21entre les autorités libanaises
08:24et les autorités israéliennes,
08:25ce n'est pas du tout une nouveauté,
08:27puisqu'en 1983,
08:29il y avait eu de telles discussions.
08:30On était en pleine guerre du Liban
08:32et à l'époque, le Liban était occupé
08:33au sud par Israël
08:35et dans une autre partie du pays
08:36par l'armée syrienne.
08:38Donc, à l'époque où la Syrie
08:39était dirigée par Afez el-Assad.
08:40Et donc, il y avait eu 35 réunions,
08:42quand même, du 28 décembre 82
08:44jusqu'au 17 mai 1983.
08:48Et donc, ces discussions étaient
08:49parfois à Beyrouth,
08:51parfois au Liban,
08:52parfois en Israël.
08:53Et donc, il y avait eu un accord
08:55qui avait été signé,
08:57puis ces discussions étaient déjà
08:58sous l'égide des diplomates américains.
09:01Et en fait, cet accord n'a jamais été respecté
09:04par l'une et l'autre partie,
09:07puisque Israël ne voulait visiblement
09:09pas appliquer cet accord.
09:11Et puis, la Syrie avait tout fait
09:13pour faire capoter l'accord
09:15puisqu'elle occupait une partie du Liban.
09:18Et il y avait, même au sein
09:19de la presse politique libanaise,
09:21il y en avait beaucoup qui étaient hostiles
09:22puisque un an après, en mars 84,
09:24le texte avait été abrogé
09:25par le conseil des ministres libanais
09:27sous la pression des Syriens.
09:28Et les discussions actuelles
09:30qui ont lieu avec les États-Unis
09:32et Israël
09:33butent encore et toujours
09:35sur le même point,
09:36la volonté de désarmer le Hezbollah.
09:40Marco Rubio allant jusqu'à déclarer
09:42qu'Israël n'est pas en guerre
09:44avec le Liban,
09:45mais uniquement avec le Hezbollah,
09:47cette milice chiite
09:48extrêmement influente dans le pays
09:51et proche de l'Iran.
09:52Sauf que voilà,
09:53dans la réalité des faits,
09:55le désarmement du Hezbollah
09:57est impossible à mettre en œuvre,
09:59sauf peut-être à vouloir raser
10:01le pays en intégralité.
10:03Concernant le désarmement du Hezbollah,
10:05ça ressemble pour l'instant
10:06plus à un vœu pieux,
10:07puisque évidemment,
10:08le Hezbollah n'est pas d'accord
10:10de se laisser désarmer,
10:11que l'armée libanaise
10:13n'a pas les moyens
10:13de le faire de force,
10:15puisque de toute façon,
10:17depuis 1991
10:18et les accords de Taïf,
10:20tout le monde,
10:20c'est bien le seul point
10:21sur lequel tout le monde
10:22était d'accord dans la région,
10:23c'était de faire
10:24que l'armée libanaise
10:25ne puisse pas être
10:27une véritable armée.
10:28Donc on a tout fait
10:29pour empêcher l'armée libanaise
10:30d'exister,
10:31et donc aujourd'hui,
10:32l'armée libanaise,
10:33c'est une petite gendarmerie,
10:34donc évidemment,
10:35elle n'a pas la capacité
10:37de désarmer le Hezbollah
10:38par la force,
10:39même s'il faut dire
10:40que depuis le dernier,
10:41c'est le feu,
10:41elle avait fait
10:42un très gros travail
10:43de désarmement,
10:44elle avait récolté
10:45des milliers d'armes,
10:46etc.,
10:46mais ça peut se faire
10:47qu'avec la coopération
10:48du Hezbollah,
10:49pour l'instant,
10:50et sinon,
10:51ça serait enclencher
10:52une nouvelle guerre civile,
10:54en tout cas,
10:54ça risquerait d'enclencher
10:56une nouvelle guerre civile,
10:58et dans cette guerre,
10:59il est évident
11:00qui n'a pas le dessus
11:01pour l'instant
11:02par rapport au Hezbollah,
11:04hélas.
11:05De façon globale,
11:07on voit mal
11:07comment le Proche-Orient
11:09pourrait redevenir
11:10prochainement
11:10une zone calme,
11:12alors qu'il ne l'est
11:13déjà pas franchement
11:14lorsque les conflits
11:15dans le monde
11:15ne sont pas nombreux.
11:17Or, la planète
11:18est justement
11:18en ébullition,
11:20avec une multiplication
11:21des conflictualités,
11:23où les grandes puissances
11:24nucléarisées
11:25s'affrontent
11:26par voie économique
11:27ou par voie militaire
11:28conventionnelle
11:29sur des terrains
11:30d'opérations tierces,
11:32le tout dans le cadre
11:33d'une grande redistribution
11:35des cartes
11:35susceptibles de voir
11:36l'avènement de l'Asie
11:38au cours du XXIe siècle.
11:40Dès lors,
11:40tout porte à penser
11:41que le Proche-Orient
11:43sera plutôt
11:43en queue de peloton,
11:45des zones du monde
11:46où les tensions
11:46finiront enfin
11:47par s'apaiser.
11:48Et ce,
11:49d'ici là,
11:50pour le plus grand malheur
11:51de ces populations.
11:56L'Europe continent
11:57passoire sur le web.
11:59Les cyberattaques
11:59visant les Etats
12:00et l'Union Européenne
12:01sont de plus en plus
12:02nombreuses
12:02et les dirigeants politiques
12:03sont incapables
12:04de protéger les citoyens.
12:06Renaud de Bourloff.
12:07Les Etats régaliens
12:08impuissants sur le net.
12:10Cette fois,
12:10c'est en Allemagne
12:11qu'une affaire massive
12:12de piratage
12:12vient encore illustrer
12:13l'Europe passoire.
12:15Environ 300 responsables
12:16politiques auraient subi
12:17des cyberattaques
12:17par le biais
12:18de l'application
12:18de messagerie Signal,
12:19des diplomates,
12:21des militaires,
12:22des hauts fonctionnaires
12:22ainsi que des députés
12:24principalement du SPD.
12:25Les attaques
12:26auraient été faites
12:26par hameçonnage.
12:28Concrètement,
12:28les victimes reçoivent
12:29un message présenté
12:30comme celui
12:31d'un administrateur
12:31du fournisseur d'accès
12:32expliquant avoir décelé
12:34des activités suspectes
12:35sur leur appareil.
12:36La victime est invitée
12:38à saisir le code PIN
12:39ou à cliquer sur un lien
12:40lequel permet ensuite
12:41aux pirates
12:42d'entrer dans l'application,
12:44d'en consulter
12:44le contenu
12:45et les contacts.
12:46Au cours des deux dernières années,
12:47les attaques
12:48par hameçonnage,
12:49ransomware
12:49ou piratage
12:50sont devenus
12:51de plus en plus fréquentes
12:52de tous les continents.
12:53C'est l'Europe
12:53qui a connu
12:54la plus forte augmentation
12:55en 2025.
12:56Les records
12:57sont détenus
12:58par le Royaume-Uni,
12:59la France,
13:00l'Allemagne,
13:01l'Italie
13:01et l'Espagne.
13:02Au début de l'année 2025,
13:04la présidente
13:04de la Commission nationale
13:05de l'informatique
13:06et des libertés,
13:07la CNIL,
13:08alertait sur l'ampleur
13:09et l'évolution
13:09de ce phénomène.
13:10Ce qu'on a vu
13:11l'année dernière,
13:12c'était parfois
13:13des dizaines de millions
13:14de personnes
13:15dont les données
13:15étaient compromises
13:16et des données
13:16comme des données bancaires,
13:19le numéro de sécurité sociale
13:20qui après
13:23favorise
13:23des tentatives
13:24de hameçonnage,
13:25c'est-à-dire qu'après
13:25vous recevez un mail
13:26ou un SMS
13:27qui paraît vraisemblable
13:29parce qu'il utilise
13:29certaines de vos données
13:30et qui vous propose,
13:32qui essaye
13:33de vous extraire
13:35de l'argent
13:35ou d'autres données.
13:37Sur le continent européen,
13:38les attaques
13:39contre l'administration
13:40publique représentent
13:41environ un tiers
13:42des activités
13:43de piratage informatique.
13:44Ainsi, en France,
13:45le ministère de l'Intérieur
13:46a subi le vol
13:47de fichiers confidentiels,
13:48le ministère des Sports
13:49a vu s'envoler
13:50les données
13:50de 3,5 millions de foyers,
13:53France Travail
13:53s'est vu dérober
13:54les données
13:54de 1,5 millions de jeunes
13:56d'émissions locales.
13:57Si l'explosion
13:58a eu lieu
13:58ces deux dernières années,
13:59le phénomène
13:59n'est pas si récent.
14:00Dès février 2021,
14:02Emmanuel Macron
14:03a affirmé
14:03s'en emparer
14:04après le piratage
14:04de deux hôpitaux.
14:05Dans de nombreux pays,
14:07le secteur de santé
14:08est visé,
14:08perturbant les scanners
14:09et conduisant
14:10à repousser
14:11ou annuler
14:11des opérations.
14:12Face à ça,
14:14depuis 2017,
14:16nous sommes organisés.
14:18On s'est d'abord
14:18donné des moyens.
14:20L'ANSI a procédé
14:22à environ 200
14:23recrutements supplémentaires
14:25pour permettre,
14:26je crois que
14:26vos exemples
14:27l'ont très bien illustré,
14:29permettre à des équipes
14:29aussi de se déployer
14:31sur site,
14:33de faire face,
14:34et ça,
14:34on va continuer
14:35à y travailler
14:35à des attaques multiples
14:37et simultanées,
14:38ce qui est un risque
14:38pour moi
14:41redoutable.
14:42Mais si l'État échoue
14:43à protéger ses ressortissants,
14:44la Commission européenne
14:45n'est guère plus efficace.
14:47Fin mars,
14:47Bruxelles annonçait
14:48une enquête
14:49sur une cyberattaque
14:50visant l'infrastructure cloud
14:51de la Commission
14:51qui héberge
14:52les sites web
14:53européa.eu.
14:56350 gigaoctets
14:56de données
14:57ont été volées.
14:58Des documents internes
14:59sensibles,
14:59des communications,
15:01des données personnelles
15:02d'employés,
15:03Bruxelles refuse
15:04de fournir
15:04plus de précisions.
15:06Avec ces défaillances
15:07massives des États
15:07et des instances
15:08supranationales,
15:09les propos tenus en 2021
15:10par la présidente
15:11de la CNIL
15:11ont un autre écho.
15:12Moi, je donnerais
15:15plusieurs conseils
15:16ou quelques-uns simplement.
15:18D'abord,
15:18veillez à ne pas
15:20trop en dire,
15:21à ne pas donner
15:22trop de données.
15:24Soyez très vigilant
15:24avec les données
15:25qui devraient vous paraître
15:26être un peu sensibles,
15:28qui sont particulièrement
15:29identifiantes
15:30ou qui ont de la valeur.
15:31C'est-à-dire des données
15:31de santé,
15:33des données bancaires,
15:36par exemple,
15:37des données sur votre
15:38identité sexuelle,
15:39ces types de données
15:41que vous ne confieriez pas
15:43peut-être à quelqu'un
15:44que vous croiseriez
15:45dans la rue.
15:46Ce n'est peut-être
15:46pas de raison
15:47de la confier davantage,
15:48les confier davantage
15:50à une...
15:51Des conseils basiques
15:53et rhétoriques
15:53des autorités publiques
15:54qui illustrent bien
15:55leur incapacité
15:56à agir efficacement.
16:01Et nous poursuivons
16:02à présent
16:02avec l'actualité
16:03en bref en France.
16:07Premier revers
16:08pour Grégory Doucet
16:09après sa réélection
16:10à Lyon.
16:11Lundi,
16:12le tribunal administratif
16:13a annulé
16:14une ancienne subvention
16:15de 12 000 euros
16:16octroyée
16:18à l'ONG immigrationniste
16:19SOS Méditerranée
16:20par la mairie écologiste.
16:22La fédération Rhône
16:24du parti Reconquête
16:25avait en effet
16:25déposé un recours.
16:27Selon les juges administratifs,
16:29une municipalité
16:30peut effectivement
16:31subventionner
16:32une action humanitaire
16:33internationale,
16:34mais il faut
16:35justifier
16:35d'un intérêt local
16:37et prévoir
16:38un encadrement
16:39strict
16:40qui permette
16:40d'assurer
16:41que les fonds
16:42sont utilisés
16:43exclusivement
16:44pour la dite action.
16:45Le maire Grégory Doucet
16:46a donc annoncé
16:47qu'il ferait appel.
16:49Mieux travailler
16:50à l'Assemblée.
16:51Après plusieurs incidents
16:53sur des textes
16:53d'origine parlementaire,
16:54le Premier ministre
16:55et les présidents
16:56de groupe
16:56du Socle commun
16:57ont adopté
16:58une méthodologie
16:59en quatre points
17:00pour fluidifier
17:01les travaux
17:01du Palais Bourbon.
17:02Parmi les mesures,
17:04l'engagement
17:05de ne plus utiliser
17:06de motions de rejet
17:07préalables
17:08de manière tactique.
17:09Une concertation
17:10entre ministre
17:12et groupe
17:12pour les projets
17:13de loi gouvernementaux
17:14et des échanges
17:16entre présidents
17:17de groupe
17:17avant l'inscription
17:18des propositions
17:19de loi
17:19dans les niches
17:20parlementaires
17:20afin d'éviter
17:22les divisions internes
17:23comme ce fut le cas
17:24sur la proposition
17:24de loi
17:25créant une région Alsace.
17:26Le gouvernement
17:27s'engage également
17:28à mieux calibrer
17:29le calendrier
17:30des textes sensibles
17:31et à veiller à la présence
17:32des députés en séance
17:33pour prévenir
17:34les démobilisations
17:35comme celles observées
17:37lors de la réforme
17:38de l'assurance chômage.
17:39Des mesures qui tendent
17:40donc de contrer
17:41les dysfonctionnements
17:41parlementaires
17:42qui n'ont eu de cesse
17:43de progresser
17:44depuis l'ère Macron.
17:46Travailler plus
17:46pour gagner moins.
17:48Voilà le triste sort
17:49auquel de plus en plus
17:50d'agriculteurs
17:50sont réduits en France.
17:52Selon une récente étude
17:53de l'Observatoire
17:53de la rémunération agricole,
17:5543% des professionnels
17:57du secteur
17:58ne parviennent pas
17:59à se dégager
17:59l'équivalent d'un SMIC.
18:01Ils gagnent donc
18:02moins de 1450 euros
18:04net par mois
18:04pour un temps de travail
18:05souvent largement supérieur
18:07aux 35 heures
18:07de Martine Aubry.
18:09Ce sont les viticulteurs
18:10qui s'en sortent
18:11le moins mal
18:11avec seulement 38%
18:13des chefs d'exploitation
18:14en dessous
18:15du salaire minimum.
18:17Un chiffre
18:17qui ne fait bien sûr
18:18état que d'une moyenne
18:19du secteur.
18:20A l'inverse,
18:21les exploitants en céréales
18:22et les producteurs
18:23de viande bovine,
18:24ovine et caprine
18:25sont plus de la moitié
18:26à ne pas pouvoir
18:27se verser
18:27l'équivalent du SMIC.
18:28Des chiffres
18:29qui mettent à la fois
18:30en relief la crise
18:31qui secoue
18:31l'agriculture française
18:32dans son ensemble
18:33mais aussi
18:34l'inefficacité
18:36des lois successives
18:37à l'image
18:37du texte EGALIM.
18:39L'Assemblée nationale
18:40doit examiner
18:41dès le mois de mai prochain
18:42un nouveau projet
18:44de loi d'urgence.
18:45Des textes
18:45qui peineront
18:46à inverser la balance
18:47pendant course
18:48sous la Wanderleyen.
18:49Elle multiplie
18:49les accords
18:50de libre-échange
18:51avec le monde entier
18:52favorisant ainsi
18:53la concurrence
18:53déloyale
18:54du monde
18:55agroalimentaire.
18:57Téléphone au volant
18:58suspension de permis
18:59au tournant
19:00à partir du 1er mai
19:01dans certains départements
19:03français
19:03votre permis de conduire
19:04pourra être suspendu
19:05d'un coup
19:06si vous êtes surpris
19:07à utiliser
19:07votre téléphone en voiture.
19:09Ainsi
19:10dans le Lot-et-Garonne
19:11la Charente-Maritime
19:12les Landes
19:12et le Pas-de-Calais
19:13la sanction
19:14tombera sans préavis.
19:16La police nationale
19:17a d'ailleurs
19:17lancé une campagne
19:18de sensibilisation.
19:19Chaque année
19:20l'utilisation
19:21du téléphone portable
19:21est responsable
19:22de nombreux accidents graves.
19:24Son usage
19:24multiplie par 3
19:25le risque d'accident.
19:27L'usage d'un téléphone
19:28tenu en main
19:28en conduisant
19:29est interdit.
19:30Le contrevenant
19:30s'expose à une amende
19:31de 135 euros
19:32et à un retrait
19:33de 3 points
19:33du permis de conduire.
19:34Certaines infractions
19:35commises simultanément
19:36avec l'usage
19:37d'un téléphone
19:37tenu en main
19:38au volant
19:38entraînent une rétention
19:39suivie d'une suspension
19:40du permis de conduire
19:41pour une durée maximale
19:42de 6 mois
19:43et ça
19:43sur l'ensemble du territoire.
19:45Sur les réseaux sociaux
19:46la fausse information
19:47selon laquelle
19:49cet enjeu a circulé
19:50mais ce n'est pas
19:51encore d'actualité.
19:56Et à présent
19:57continuons
19:58avec l'actualité internationale
19:59en bref.
20:02Macron
20:03le bon toutou
20:03de Théboune
20:04le chef de l'Etat
20:05déjà au pouvoir
20:06depuis 9 ans
20:06a fustigé
20:07le système médical français
20:08en déclarant
20:09je cite
20:09c'est encore le bordel
20:11c'est un truc
20:11qui me rend dingue
20:12c'est la folie
20:13du système français.
20:14En déplacement
20:15dans l'Ariège lundi
20:16le président de la République
20:17a également dénoncé
20:18je cite
20:19tous les maboules
20:20qui souhaiteraient
20:20une rupture
20:21avec l'Algérie.
20:22Des propos tenus
20:23devant un praticien
20:24originaire
20:24Doran
20:25pour flatter
20:26son interlocuteur
20:26avant d'affirmer
20:27que les diplômés
20:28de médecine algériens
20:29sont indispensables
20:30pour lutter
20:30contre les déserts médicaux.
20:32Si ceux qui veulent
20:33couper les ponts
20:33avec Alger
20:34qui méprisent Paris
20:35sont des maboules
20:36on se demande
20:36comment qualifier
20:37ceux qui ont voulu
20:38couper les ponts
20:38avec Moscou.
20:40Deux jours
20:40après l'attaque
20:41de Washington
20:41le suspect
20:42est passé devant les juges.
20:43Lundi
20:43Cole Thomas Allen
20:44arrêté
20:45après la fusillade
20:45commise pendant
20:46un dîner de gala
20:47présidé par Donald Trump
20:48a comparu devant
20:49un tribunal fédéral
20:50de Washington.
20:51Inculpé pour tentative
20:52d'assassinat
20:53et pour deux infractions
20:54liées aux armes
20:54il encourt la prison
20:55à perpétuité.
20:56Selon le parquet
20:57il avait sur lui
20:57un fusil à pompe
20:58un pistolet semi-automatique
20:59et trois couteaux
21:00lorsqu'il a tenté
21:00de forcer le dispositif
21:02de sécurité
21:02de l'hôtel Hilton
21:03où se tenait le dîner
21:04des correspondants
21:05de la Maison Blanche.
21:06Nouveau dîner
21:07plus calme
21:08de Donald Trump
21:08avec le roi d'Angleterre.
21:10Lundi
21:10Charles III
21:11est arrivé à Washington
21:11pour une visite d'État.
21:13Après avoir échangé
21:14en privé lundi
21:15avec Donald Trump
21:15Charles III
21:16a été reçu formellement
21:17ce mardi
21:17à la Maison Blanche.
21:18La visite s'est poursuivie
21:19par un discours
21:20du roi d'Angleterre
21:20devant les parlementaires
21:21américains au Congrès.
21:23Un des enjeux
21:23de la visite d'État
21:24est de relancer
21:25la relation spéciale
21:26entre Londres et Washington
21:27une relation refroidie
21:28depuis que Donald Trump
21:29reproche au gouvernement
21:30britannique
21:31de ne pas être assez
21:32vat en guerre
21:33contre l'Iran.
21:35C'est une conférence
21:36qui tombe à pic
21:37jusqu'à mercredi
21:38une grande conférence
21:39sur les énergies fossiles
21:40est organisée en Colombie
21:41avec la collaboration
21:42des Pays-Bas.
21:4350 délégations
21:44sont présentes
21:45à Santa Marta
21:46dans le nord colombien
21:47dont de nombreux pays
21:48producteurs de pétrole.
21:49Alors que les tensions
21:50au Proche et au Moyen-Orient
21:51et les blocages
21:52du détroit d'Hormuz
21:53engendrent une véritable
21:54crise énergétique
21:55et économique dans le monde,
21:56l'objectif du rendez-vous
21:57est de planifier
21:58la sortie des énergies fossiles
21:59pour des raisons environnementales.
22:01Sur le plan géopolitique,
22:02il est bon d'avoir à l'esprit
22:03que plus de la moitié
22:04des ressources en énergie fossile
22:06sont détenues
22:06par 5 pays.
22:08Un véritable enjeu
22:09de souveraineté
22:10pour les États.
22:14Et voilà,
22:15c'est déjà la fin
22:16de cette édition.
22:17Vous pouvez dès à présent
22:18retrouver Choc du Monde.
22:19Édouard Chaneau
22:19reçoit l'industriel indien
22:21Ramdi Vedi
22:22pour évoquer
22:23les conséquences
22:23de la guerre au Moyen-Orient
22:24sur les BRICS.
22:26L'Inde ne veut,
22:27semble-t-il,
22:28se fâcher avec personne
22:29mais est-ce possible ?
22:30L'Inde est un pays
22:31pro-palestinien
22:31et pro-israélien à la fois.
22:33Maudit à la plus grande distinction
22:35qu'un civil peut avoir
22:36en Palestine,
22:37qui est une sorte
22:38de super légion d'honneur
22:39on va dire.
22:40Et l'Inde a aussi
22:40de bons rapports
22:41avec Israël,
22:41a des transferts technologiques
22:43sur des drones,
22:44sur des radars
22:44et ainsi de suite.
22:46Il faut se rappeler
22:46que pour des Indiens,
22:48c'est des pays
22:49qui font la taille
22:49d'un pixel sur une carte.
22:51Ça ne s'intéresse pas du tout.
22:52C'est la même chose
22:53que le Somaliland.
22:54Nous, on a des guerres
22:55à nos frontières.
22:56Il y a une guerre
22:56en Birmanie
22:56avec un coup d'État
22:57depuis une junte militaire
22:58depuis des années.
22:59Ça n'intéresse personne.
23:00Donc en général,
23:01l'Inde s'intéresse un peu
23:02à ce qui se passe
23:02à sa frontière.
23:03Ce qui est plus loin,
23:04c'est complètement
23:05en dehors du champ.
23:06L'Inde n'est pas
23:06un pays impérialiste.
23:07L'Inde ne cherche pas
23:08à dire au reste du monde
23:09comment il faut vivre,
23:10qu'est-ce qu'il faut faire,
23:11ainsi de suite.
23:11Et d'ailleurs,
23:12quand l'Inde a un problème,
23:12le reste du monde
23:13s'en fiche complètement.
23:15Ce n'est pas les mêmes mots,
23:16c'est les mots
23:16du ministère indien
23:17des Affaires étrangères
23:18à Jay Shankar.
23:19Donc voilà,
23:20les problèmes,
23:21on ne peut pas avoir
23:22un transfert de problèmes
23:23où les problèmes
23:24du reste du monde
23:24ne sont pas les problèmes
23:25de l'Inde
23:25et inversement.
23:26Et c'est à présent
23:27le moment de se quitter.
23:28Merci à tous
23:28pour votre fidélité.
23:30Rendez-vous demain
23:31aux côtés d'Olivier et frère Jacques
23:32pour une nouvelle page d'actualité.
23:34Bonsoir.
Commentaires