- il y a 2 jours
Aujourd'hui, nous accueillons Laurent Ozon, analyste politique, auteur et expert en technologies de contrôle et en prospective stratégique.
En ce mois de mars 2026, alors que le conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran entre dans sa deuxième semaine, avec des frappes massives, des ripostes par missiles et drones, et une flambée des prix du pétrole dépassant les 100 dollars le baril, Donald Trump, réélu président, exige une "capitulation inconditionnelle" de Téhéran. Objectif affiché : démanteler le programme nucléaire et balistique iranien, avec des sous-entendus de changement de régime. Mais derrière les discours triomphalistes - Trump affirmant que la guerre sera "terminée très bientôt" tout en refusant des négociations tardives -, se cache une escalade qui pourrait embraser le Moyen-Orient et impacter l'économie mondiale.
Est-ce la fin du régime iranien ? Quelles sont les implications pour l'Europe et la France ? Et comment les logiques impériales américaines, liées à une guerre perpétuelle, redessinent-elles le paysage géopolitique ? Laurent Ozon nous livre son analyse sans concessions !
En ce mois de mars 2026, alors que le conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran entre dans sa deuxième semaine, avec des frappes massives, des ripostes par missiles et drones, et une flambée des prix du pétrole dépassant les 100 dollars le baril, Donald Trump, réélu président, exige une "capitulation inconditionnelle" de Téhéran. Objectif affiché : démanteler le programme nucléaire et balistique iranien, avec des sous-entendus de changement de régime. Mais derrière les discours triomphalistes - Trump affirmant que la guerre sera "terminée très bientôt" tout en refusant des négociations tardives -, se cache une escalade qui pourrait embraser le Moyen-Orient et impacter l'économie mondiale.
Est-ce la fin du régime iranien ? Quelles sont les implications pour l'Europe et la France ? Et comment les logiques impériales américaines, liées à une guerre perpétuelle, redessinent-elles le paysage géopolitique ? Laurent Ozon nous livre son analyse sans concessions !
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00:10Générique
00:19Et bonsoir, bonsoir chers publics, bonsoir chers publics, bienvenue dans Alerte Générale.
00:28C'est l'émission des gens qui en ont gros, mais aussi qui souhaitent s'informer dans la joie et
00:32la bonne humeur,
00:32tout en cherchant à comprendre les rouages de ce monde qui nous emmène tout droit vers une troisième guerre mondiale
00:36peut-être.
00:37Parce que ce soir, on va parler petites bombes, grosses bombes, énormes bombes, Mola, Pamola, Donald Trump, Iran, Hormuz, Charles
00:45de Gaulle,
00:45mais pas n'importe lequel, le porte-avions sur lequel le président de la République est arrivé.
00:50On va parler de tout ça évidemment, et puis on va parler d'un courant de pensée qui est derrière
00:55tout ça aussi,
00:55les néoconservateurs américains.
00:58Et pour en parler, on a ici en plateau Laurent Ozon, bonsoir.
01:01Bonsoir, merci d'être avec nous.
01:04Alors, vous avez un dernier livre qui parle de cette élite impériale des néoconservateurs américains,
01:11qui sont à la manœuvre, mais pas seulement, puisque c'est un courant de pensée qui est beaucoup plus large.
01:14Et à côté de vous, pour vous donner l'appareil, Nicolas Taki qui est avec nous ce soir en plateau.
01:19Bonsoir également.
01:20Alors, on va parler, comme je le disais, de cette élite,
01:24et évidemment pour comprendre ce qu'il y a derrière la guerre d'Iran,
01:27ce qui fait que Donald Trump a trahi cette promesse qu'il avait faite au MAGA,
01:31Make America Great Again, et surtout le président de la paix.
01:34Pourquoi la guerre ?
01:35Tout ça, on en parle dans un instant, mais d'abord, c'est l'édito de Nicolas,
01:39et c'est un peu tout le temps la guerre ton édito.
01:41Exactement, c'est toujours la guerre, on en parle immédiatement l'édito.
01:50Merci à tous et à l'heure générale.
01:53Je voulais, avant de commencer, ces sujets chauds,
01:55je voulais reparler un peu d'écologie, bien entendu,
01:57parce que tout ça, ça m'énerve à un point incroyable.
01:59Et ce matin, je me suis levé et j'ai vu une photo de Marion Cotillon, Marion Cotillard notamment.
02:04Alors, il y a quelque chose d'extraordinaire dans l'écologie, version people.
02:07Elle fonctionne toujours très bien, surtout pour les autres.
02:09Vous, vous devez réduire, notamment, votre empreinte carbone.
02:12Eux, ils exigent de réduire votre droit à vivre.
02:15Prenez d'ailleurs les mérites de Marion Cotillard.
02:18Engagé pour le climat depuis plus de 20 ans, soutien actif de Greenpeace.
02:22Discours vibrant sur la catastrophe climatique chaque trois matins sur France Interbobo
02:27pour dénoncer les excès du monde moderne et l'urgent de changer de mode de vie.
02:31Très bien, c'est formidable tout ça.
02:32Mais Marion Cotillon vit aux USA, tourne à Hollywood,
02:35fait la promotion de ses films dans le monde entier
02:37et va se dandiner dans les grands festivals internationaux
02:40et se dort la pilule l'été sur les yachts.
02:43Donc, une question simple que je pose encore une fois ce soir sur la Règle Générale.
02:47Alors, si on veut être totalement cohérent,
02:48Marion Cotillard va devoir relier ou rallier Los Angeles à Paris
02:52en barque solaire, les amis.
02:54Et oui, vous avez bien entendu.
02:55Et ensuite, terminer le trajet en char à voile depuis la plage de Deauville.
02:58Et là, ça commencera à avoir franchement de la gueule.
03:01Parce qu'expliquer aux Français qu'ils doivent rouler en Zoé
03:03pendant qu'on enchaîne les vols transatlantiques,
03:05c'est un peu comme recevoir des leçons de sobriété,
03:08les amis, d'un plouc du showbiz qui s'envoie du Jack Daniels en intraveineuse.
03:12Le problème, ce n'est pas Marion Cotillard en réalité.
03:14Le problème, c'est la déchetterie morale non recyclable en plus qu'incarne cette élite.
03:19Une élite qui vit bien sûr globalisée,
03:21mais qui veut que chez vous, vous viviez localisé, enfermé, sans chauffage,
03:25bien sûr et sans clim, une élite qui vit à 300 000 pieds au-dessus de vous,
03:29mais qui vous explique comment vivre à 10 kilomètres de chez vous.
03:32Et qu'à chaque fois que vous mettez le contact,
03:34et oui, dans votre bagnole, vous faites quoi ?
03:36Vous tuez un bébé phoque.
03:38Prenez un Hidalgo, à Paris, la voiture est redevenue une hérésie écologique,
03:43diesel et sans circulation, tout doit disparaître.
03:47Mais quand il s'agit de prendre l'avion pour la Polynésie française,
03:50là, soudain, le bilan carbone devient plus cher
03:53qu'un cours de yoga feng shui dans le marais.
03:55Et derrière, les franciliens de la lointaine périphérie
03:57doivent se tamponner des RER dont les banquettes et les joints datent de Pompidou.
04:02Voilà l'écologie punitive.
04:04Alors, tu fais la morale aux autres, mais toi, tu t'entartines la biscotte.
04:07Et cette hypocrisie ne date pas d'hier, les amis.
04:08Pendant les années, Nicolas Hulot a parcouru la planète à l'hélicoptère
04:11pour expliquer qu'il fallait réduire les émissions.
04:15Jean-Arthud Bertrand aussi a photographié cette même planète depuis le ciel
04:19pour dénoncer les activités humaines vues du ciel.
04:22Et franchement, je ne crois pas qu'il était sur un deltaplane.
04:24Et pendant ce temps-là, certains militaires écologistes vont dégonfler
04:28les pneus du DSUV dans les rues.
04:30Donc la révolution commence par le pneu de ton voisin.
04:33Formidable stratégie.
04:34Mais le problème fondamental est ailleurs, les amis.
04:36C'est la fracture gigantesque entre deux mondes.
04:39C'est le monde des métropoles médiatiques qui font la morale et qui méprisent.
04:42Et la France réelle.
04:44La France qui doit prendre sa bagnole pour aller bosser.
04:46La France qui ne vit pas à 15 minutes de tout.
04:48La France qui a explosé en 2018 quand la taxe carbone a frappé les carburants.
04:53Mais pour ces starlettes de la mondialisation, n'est pas notamment un problème.
04:57Mais aller à la supérette du coin est devenu un véritable écocide.
05:01Et je n'ai pas peur de le dire aujourd'hui sur l'aide générale.
05:03Parce que les Français ont parfaitement compris une chose.
05:05Ce n'est pas l'écologie qu'on leur impose.
05:07C'est une stratégie d'asservissement et de contrôle social.
05:10Une écologie de conférences internationales, de festivals climatiques,
05:14de plateaux télé, de tribunes morales.
05:15Mais qui s'arrête à la porte des jets privés et des plateaux de cinéma.
05:19où jouent certains acteurs.
05:21Train de guitare.
05:21Cette écologie de saltimbanque riche ici, mais pour beaucoup de Français,
05:25un projet pour bunkeriser, ni plus si moins les pauvres.
05:29Alors Marion, tu prends ta morale, tes bons sentiments, ton indignation.
05:33Tu les fours bien profond dans ton char à voile.
05:35Tu mets ton petit casque en bambou éco-responsable de Tanzanie.
05:38Et tu pédales le plus vite possible sans te retourner.
05:41Allez, vas-y, on te regarde.
05:42– Merci Nicolas, et c'est l'alerte rouge.
05:51On va parler d'abord, évidemment, de l'Iran
05:54et de cette trahison de Trump à sa parole, président de la paix.
06:00Lui qui critiquait Obama, incapable de dealer avec l'Iran.
06:03Et le voilà qui décide de bombarder l'Iran
06:06comme n'importe quel président américain.
06:09Derrière, est-ce que ce sont les néoconservateurs,
06:12à la manœuvre ?
06:12Est-ce que l'État profond américain a gagné ?
06:15Vous en parlez dans votre livre, Laurent Zon.
06:17On en est où avec Trump dans ce nettoyage du marais,
06:21comme il l'annonçait ?
06:23– Visiblement, pour ses électeurs, en tout cas, c'est un problème.
06:25Parce qu'effectivement, il s'est fait élire en leur disant
06:28on va boucher les trous dans les routes.
06:30Il y a 1,5 million de personnes qui dorment dans leur bagnole
06:32ou dans leur camping-car garé.
06:35Il y a 1,5 million de personnes au pieau dépendant.
06:38Il y a 80 millions de personnes qui se nourrissent
06:41plus ou moins souvent avec des tickets alimentaires.
06:44Bref, les États-Unis, c'est un peu comme avec Marion Cotillard.
06:49Il y a la façade et puis il y a l'arrière du décor.
06:53– Oui.
06:53– Et l'arrière du décor, la façade c'est Doctor House
06:56et l'arrière du décor, c'est des gens qui n'ont pas de quoi soigner
06:58et qui crèvent de cancer dans leur bagnole
07:00parce qu'ils n'ont pas les moyens de se payer les frais.
07:01Donc ça, c'est la réalité des États-Unis.
07:04Et Trump s'est fait élire précisément en expliquant à tous ces gens-là
07:07qu'il allait arrêter les conneries ailleurs,
07:11qu'il allait arrêter de s'occuper de faire des gendarmes de la planète,
07:14qu'il allait arrêter la guerre en Iran,
07:16qu'il allait arrêter toutes les guerres en fait
07:17et qu'il allait avoir une politique du care, du soin.
07:20Et les gens attendaient ça, évidemment.
07:22Donc évidemment, pour une partie de ces électeurs,
07:25on va dire les plus motivés,
07:27c'est non seulement une désillusion, mais c'est une trahison.
07:29– Avec les électeurs, il y avait des voix importantes
07:32qui avaient fait la campagne de Donald Trump,
07:35Nick Fuentes, Tucker Carlson,
07:36qui aujourd'hui sont vent debout contre cette politique impériale,
07:41encore une fois, où on va aller bombarder un pays du golfe producteur de pétrole.
07:46– Oui, parce qu'il avait obtenu le soutien,
07:49non seulement de penseurs ou on va dire d'influenceurs indépendants,
07:55mais aussi d'influenceurs très très à droite, très très très à droite même.
07:59Et donc, il avait réussi en fait, entre les indépendants
08:01et toute la droite, voire les ultra-conservateurs,
08:06voient parfois beaucoup plus que ça encore,
08:07il avait réussi globalement à obtenir un assentiment général sur ce thème-là,
08:11en dénonçant…
08:13– Interventionniste.
08:14– Maintenant, tout le monde ressort ses tweets
08:15quand il expliquait qu'Obama allait faire la guerre à l'Iran
08:18pour se faire réélire, ou etc.
08:21Donc tout ça ressort évidemment de partout.
08:22Et donc, je dirais l'imposture est totale.
08:25– Pour vous, c'est une imposture.
08:27– L'imposture est totale, voilà.
08:30Alors évidemment, vous trouvez toujours des gens,
08:33les théories Qanon, etc.
08:34pour vous expliquer que en fait, c'est plus compliqué que ça,
08:37que c'est un cours de billard à cinq bandes,
08:40c'est-à-dire qu'il fait les bombes,
08:41mais qu'en fait, fondamentalement, ce qu'il veut,
08:43ce n'est pas faire les bombes,
08:44c'est obtenir une paix pour qu'ensuite, etc.
08:47Bon, aujourd'hui, ça, ça ne passe plus,
08:49c'est-à-dire, je dirais, l'opération de désinformation générale
08:52qui était Qanon est tombée complètement à plat,
08:54le narratif est à plat aussi,
08:56la réalité est claire, nette pour tout le monde,
09:00Trump a mis complètement, c'était déjà le cas avant,
09:03mais a mis complètement la politique américaine
09:05au service des intérêts israéliens.
09:06Bon, on le savait déjà,
09:09maintenant, on n'a plus de doute là-dessus,
09:11et ce qui est bien surtout, c'est qu'il n'y a plus d'alternative,
09:14c'est-à-dire, aujourd'hui, il n'y a plus de narratif alternatif.
09:17Plus personne ne peut dire, non, mais quand même,
09:19vous comprenez un petit peu, etc.
09:21Non, aujourd'hui, c'est clair, net et précis.
09:24– Oui, le dossier Epstein,
09:25il fait la guerre pour enterrer le dossier Epstein,
09:28parce que, visiblement, il y aurait des trucs
09:29très nets concernant Trump,
09:32et puis, évidemment, c'est plus
09:33Make America Great Again, c'est pas MAGA,
09:35mais c'est MIGA, Make Israel Great Again,
09:37avec ce plan du grand Israël de Netanyahou
09:39qui est en train de se réaliser,
09:40puisque, au-delà de l'Iran, c'est le Liban
09:42qui souffre en ce moment de bombardements israéliens,
09:46et dans le silence général,
09:47avec la France, soi-disant, cet allié du pays du cèdre.
09:50– Ah ben, vous savez, alors, le Liban,
09:53nous sommes les grands amis du Liban.
09:54– C'est ça.
09:54– Nous, peut-être, nous, peut-être.
09:58Mais, prenons un exemple,
09:59alors on ne va pas parler de la France
10:00et d'Emmanuel Macron, parce que là, le pauvre…
10:02– Autant qu'il est allé, Laurent.
10:03– Oui, d'accord.
10:04– Pour nous expliquer que la démocratie,
10:05il fallait qu'elle revienne,
10:06et qu'il allait revenir pour voir si…
10:08– Ouais, mais je ne tire pas sur une ambulance,
10:09il est tellement dramatiquement à côté de ses ponts.
10:11– Oui, c'est une carcasse aussi.
10:12– Voilà, donc, concentrons-nous sur l'essentiel,
10:15le futur, l'opposition, l'alternative, la morale,
10:19la droite française, hein, voilà.
10:22Ces gens-là, donc, qui, depuis des années,
10:25nous parlent des chrétiens d'Orient,
10:26nous disent qu'il faut défendre les chrétiens d'Orient,
10:28qu'ils se sentent menacés, qu'ils nous donnent des chiffres
10:30pour nous expliquer qu'il y en a de moins en moins, etc.
10:32Le jour où le Liban et les villages chrétiens entiers sont rasés,
10:37le jour où vous avez Clovis qui se fait désinguer,
10:39le prêtre Clovis qui se fait désinguer par Tsaal,
10:42le jour où ce pays est littéralement bombardé, rasé,
10:46dont les quartiers sont rasés,
10:47vous avez plus de 400 morts au début de ce week-end,
10:50au simple début de ce week-end,
10:51donc 83 enfants qui sont morts au Liban,
10:54sous les coups et sous les bombardements de l'armée israélienne,
10:57vous n'avez pas entendu un seul de ces responsables politiques à droite,
11:02de Chiotti à Marion Maréchal, en passant par Bardella et autres,
11:12toute la droite est restée silencieuse,
11:13tous ces gens-là qui vous parlent des chrétiens d'Orient à longueur de journée
11:16n'ont pas pipé mot, vous avez vu Sarah Knafo,
11:20Sarah Knafo est responsable de la commission d'enquête
11:23ou de je ne sais plus quel groupe de défense ou de soutien aux chrétiens d'Orient
11:26au Parlement européen,
11:27est-ce que vous avez entendu Sarah Knafo parler des bombardements israéliens
11:30sur les villages chrétiens au Liban ?
11:33Pas un mot, pas un mot, donc c'est l'escroquerie totale.
11:37– Et comment vous l'expliquez Laurent ?
11:39Effectivement, c'est ce jeu de la droite française,
11:41finalement, ce silence ?
11:43– C'est simple, c'est-à-dire qu'ils font la politique de Netanyahou,
11:46ce sont des annexes du Likoud,
11:48il faut dire les choses comme elles sont,
11:50moi je, encore une fois, je peux comprendre…
11:51– Que toute la droite française est aujourd'hui totalement alignée ?
11:55– Moi je peux comprendre qu'on soit patriote ou nationaliste israélien,
11:57je peux tout comprendre,
11:58comme on peut être patriote ou nationaliste,
12:01je ne sais pas quoi, arménien, ce que vous voulez,
12:04bon, kurde, ce qu'on veut, bon, je peux comprendre ça,
12:08mais expliquez-moi quand on est le représentant,
12:11quand on veut se faire élire en France,
12:12qu'on est le représentant, qu'on est censé définir
12:15ou déterminer les intérêts français,
12:18expliquez-moi ce qui peut expliquer
12:21pourquoi ces gens sont silencieux
12:23sur un sujet qui est le cœur de leur obsession,
12:26je dirais, depuis des années,
12:28les chrétiens d'Orient,
12:29les chrétiens d'Orient,
12:30expliquez-moi le silence de ces gens-là,
12:32autrement que par une soumission totale,
12:34une corruption totale à des intérêts étrangers.
12:37– Alors justement,
12:38par rapport à cette soumission totale aux intérêts étrangers,
12:42entre en jeu l'objet de votre livre,
12:43les néoconservateurs,
12:45l'État profond en quelque sorte,
12:47les architectes de cette politique internationale,
12:50finalement, qui fait que les États-Unis
12:54sont en train de faire de la gérance
12:55de manière totalement décomplexée,
12:57au profit d'Israël,
12:59mais aussi au profit de leurs intérêts,
13:00quand même, à la marge.
13:01Est-ce que vous pouvez nous dire
13:02qui sont ces néoconservateurs,
13:03et rapidement, d'où ils viennent,
13:05et pourquoi on en est là aujourd'hui ?
13:06– Alexis, je ne pense pas réellement
13:08qu'on puisse, là, dans le cap qui nous occupe,
13:10se limiter aux néoconservateurs.
13:12– Dans tous les pays, il y a des lobbies.
13:15Et donc, aux États-Unis, il y a des lobbies.
13:17Comme en France, il y a des lobbies.
13:19Je conçois bien qu'il y a un lobby des boulangers,
13:21des bretons, des arméniens,
13:22un lobby israélien, un lobby, tout ce que vous voulez.
13:25Tout ça, c'est normal.
13:26Dans une démocratie,
13:28en particulier dans une démocratie multiculturelle,
13:30en particulier comme une démocratie américaine,
13:32qu'il y ait des lobbies,
13:33ne choque personne dans l'absolu.
13:35Là où ça devient problématique,
13:36c'est quand ces lobbies peuvent vous forcer
13:38ou peuvent forcer un État
13:39à suivre une politique qui est contraire
13:41à ses propres intérêts.
13:42Parce que, moi, je veux bien tout ce qu'on veut,
13:44mais la discussion qui n'a pas lieu,
13:47le débat qui n'a pas lieu,
13:48le gros silence, en quelque sorte,
13:50l'éléphant dans la pièce
13:53que personne ne veut regarder,
13:55c'est quel est l'intérêt des États-Unis,
13:59je répète,
13:59quel est l'intérêt des États-Unis
14:01en allant bombarder l'Iran
14:05et en soutenant l'intervention d'Israël au Liban.
14:09Quels sont les intérêts américains là-dedans ?
14:11Moi, je vous dis qu'il n'y en a aucun.
14:12– Il y a le pétrole.
14:13– Je ne suis pas…
14:13– Le pétrole iranien.
14:15– Non mais, Alexis, je ne suis pas le seul à le penser.
14:17La quasi-totalité des grands influenceurs
14:19qui ont construit la base Maga
14:20et qui ont fait élire Donald Trump
14:21pensent la même chose.
14:23Donc, il y a un moment où il faut dire les choses.
14:25Personne ne voit les intérêts américains là-dedans.
14:27– Non, non.
14:27– Voilà, il n'y a pas d'intérêt américain là-dedans.
14:29Il n'y a que les intérêts, il n'y a que les besoins d'expansion
14:33de l'État israélien et la nécessité dans laquelle il a d'abaisser
14:37tous les autres États qui font contrepoids à son influence dans la région.
14:41Ça a été le cas avec Kadhafi en Libye.
14:44Ça a été le cas avec Saddam Hussein en Irak.
14:47Ça a été le cas avec les Assad en Syrie.
14:49À chaque fois, c'est la même politique, avec le même narratif.
14:52On prétend aller sauver les populations.
14:54On prétend aller défendre la démocratie.
14:56– En plus maintenant, beaucoup moins.
14:59– Non mais on a eu le même matraquage.
15:01On a vu des féministes à la con se balader avec des trucs pour expliquer.
15:04Non mais il y a un moment où il faut dire les choses.
15:07Pour dire « fuck ramenei ».
15:08Moi, je veux bien « fuck ramenei ».
15:10Bon, n'empêche que maintenant, il y avait un vieux ramenei de 85 ans.
15:13Maintenant, il y a un jeune ramenei.
15:15Regardez son niveau d'études et regardez ses recherches.
15:17Vous allez voir que c'est tout sauf un rigolo, le gars.
15:19Et il vient de perdre son père, sa mère, une partie de sa famille.
15:22Sous les bombardements américains.
15:24Est-ce que vous croyez vraiment qu'on est en situation d'obtenir la paix
15:27ou de limiter éventuellement la guerre en mettant au pouvoir des gens comme ça
15:33et en détruisant ce pays comme on le détruit actuellement ?
15:36Moi, je dis que ça n'est ni conforme aux intérêts de la France.
15:39Ça me paraît évident.
15:40Mais que ça n'est même pas conforme aux intérêts américains
15:42et que les seuls qui ont intérêt à cette politique-là
15:45sont ceux qui suivent cette politique de façon méthodique
15:47depuis 40 ans dans cette région,
15:49qui l'ont fait en Libye, qui l'ont fait en Syrie,
15:51qui l'ont fait en Irak, qui l'ont fait au Liban,
15:53qui l'ont fait au Yémen, c'est toujours Israël.
15:55Il a le droit de se défendre, cet État.
15:57C'est précisément, c'est le petit État qui tape sur tous les autres
15:59en hurlant de douleur.
16:01Mais là, après l'Iran, un ancien ministre proche de Netanyahou
16:07expliquait que le prochain Iran, c'est la Turquie.
16:10– Donc ça ne s'arrêtera jamais en fait ?
16:12– Mais en fait, oui, effectivement, tout ce qui est en train de comprendre
16:15le monde autour d'Israël, c'est qu'ils ne s'arrêteront pas.
16:19Il n'y a qu'à regarder les frontières définies dans les cartes…
16:22– Ah ben, elles n'existent pas.
16:24– C'est-à-dire que déjà, l'Égypte sait qu'elle va y passer.
16:29L'Égypte sait qu'elle doit y passer.
16:32Je dirais la Turquie, à mon avis, ça viendra,
16:35mais ce n'est peut-être pas l'urgence.
16:36Pour l'instant, leur problème, c'est et ça reste l'Iran.
16:41Il ne s'agit pas de défendre tel ou tel régime dans tel ou tel pays.
16:44Il ne s'agit pas de dire qu'on est bien avec ces gens-là,
16:46ce sont des gens sympathiques et on est copains.
16:48Ce n'est pas le sujet en matière de relations internationales.
16:50La question, c'est quel est l'intérêt de la France ?
16:52L'intérêt de la France, et là, je reviens à mes droits tardés habituels,
16:55l'intérêt de la France, c'est quoi ?
16:58C'est de disposer d'États stables avec lesquels on puisse mener
17:02des coopérations économiques, des coopérations de contrôle de sécurité,
17:07de contrôle migratoire, pour développer une région qui soit pacifiée,
17:10qui soit stabilisée.
17:11C'est valable au Moyen-Orient et c'est valable dans le pourtour méditerranéen.
17:14Voilà l'intérêt de la France.
17:16Est-ce qu'on peut m'expliquer où est l'intérêt de la France
17:18quand la droite soutient une intervention militaire israélienne et américaine
17:23pour faire tomber le régime iranien, pour tuer l'État iranien ?
17:29Quel est l'intérêt de la France ?
17:30– Comme d'habitude, c'est l'idée des valeurs, on dit toujours ça.
17:34Nicolas Taki, il y a quand même derrière un grand plan
17:37au-delà d'Israël et américain sur la région.
17:41– Alors, pour ce qui est de la guerre en Iran,
17:43on est dans la continuité visée des néoconservateurs américains.
17:47Et je rappelle cette déclaration du général Wesley Clark
17:51qui disait en 2007 que l'administration Bush envisageait
17:55de s'attaquer à 7 pays en 5 ans.
17:58Et donc, il les citait, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie,
18:02et on est allé finir par l'Iran.
18:04Donc, nous y sommes.
18:05Et je rappelle cette carte du lieutenant-colonel Ralph Peters
18:11qui avait publié cette carte aux frontières redécomposées
18:15sur les critères ethnico-religieux.
18:18– Face à la caméra, face à la caméra.
18:20– Voilà, la voici.
18:21Et donc, ça a été sorti dans Armée de Force Journal en juin 2006
18:27et qui consistait justement à créer notamment un Kurdistan,
18:31un Balouchistan, un Arabistan.
18:34En fait, c'est recomposer les frontières
18:38qui correspond à la vieille stratégie dividée ou traignaise divisée pour Murani.
18:43– Oui, ça, on le comprend bien.
18:44Mais est-ce que ça fonctionne ?
18:45On voit bien que là, sur l'Iran, Israël et États-Unis sont tombés sur un os.
18:52La réponse iranienne n'a pas été planifiée à hauteur de ce qu'elle est.
18:57Et clairement, les objectifs de guerre ont été revus à la baisse.
18:59L'idée, c'est plus de marine, plus de programme nucléaire
19:02et plus de facilité de lancement ou de production de missiles.
19:06Officiellement, c'est ce que disent les États-Unis.
19:08Mais dans le même temps, on apprend que les entreprises
19:10qui publient les images satellites vont avoir 14 jours de retard
19:13sur la publication d'images satellites dans la région,
19:16histoire de ne pas montrer les dégâts sur les bases américaines.
19:19Est-ce que c'est une défaite de Trump ?
19:21– Non, ce n'en est pas encore une.
19:22Mais en tout cas, ça commence à ressembler à un fiasco.
19:25Pourquoi c'est un fiasco ?
19:26Non pas parce qu'ils n'ont pas détruit.
19:27Parce que quand on a une force de destruction, on détruit.
19:29Bon, les Américains sont très forts là-dedans.
19:32Ils ont l'habitude.
19:34Les guerres ont toujours une utilité, il faut le rappeler, pour les États-Unis.
19:37Les États-Unis, c'est un pays de briquet de broc
19:38et dont le patriotisme est superficiel.
19:40Ils ne s'appuient pas sur une culture profonde, une histoire, etc.
19:43Donc, on est là face à un pays qui, globalement,
19:46essaie de se ressouder de temps à autre en se désignant un nouvel Hitler
19:50et en organisant une sorte de campagne d'hystérisation,
19:52une guerre dans le monde pour être capable de souder les troupes.
19:54Le problème, c'est que ça ne marche pas.
19:56Il y avait deux explications pour l'opération Trump.
20:00La première explication, c'est conforme aux intérêts américains,
20:02donc je le fais.
20:03Ce n'est pas bon pour moi, je vais certainement perdre les mid-terms.
20:06Je vais me fâcher avec ma base, mais je suis un grand patriote.
20:08Alors, je déclenche quand même cette guerre contre l'Iran
20:10parce que c'est bon pour mon pays.
20:11Première option.
20:12Et la deuxième option, c'était, ok, ce n'est pas bon pour mon pays,
20:16ça ne sert à rien du tout, mais grâce à ça, je vais gagner les mid-terms.
20:19Ça ne marche pas non plus.
20:22Donc, quand vous avez éliminé la première option,
20:24parce que visiblement, ça ne sert à rien,
20:27et ça ne sert à rien en particulier pour les États-Unis,
20:30et que vous avez éliminé la deuxième option,
20:32qui est l'option que ça va me permettre d'être réélu,
20:34parce que ce n'est pas le cas non plus,
20:35puisque la majorité, l'immense majorité, largement,
20:38des Américains sont contre cette guerre,
20:41alors, quelle est l'explication qui reste ?
20:43Eh bien, c'est qu'il n'a pas le choix.
20:44C'est qu'il est contraint et forcé.
20:46Et donc, l'éléphant au milieu de la pièce, c'est ça.
20:48L'éléphant dont personne ne parle, c'est ça.
20:50C'est qui est assez fort, qui est assez puissant
20:52pour contraindre le président de la première puissance
20:56militaire et économique, pour l'instant encore, mondiale,
21:00les États-Unis, à mener une politique
21:02qui n'est conforme ni à sa réélection,
21:05ni à l'intérêt de son pays.
21:07Je pose la question.
21:10Eh bien, on va lancer le grand déballage.
21:13On va continuer à les grands déballages.
21:21Merci à vous.
21:22Vous êtes toujours dans Alerte Générale.
21:24Continuez à partager, à liker, à commenter, bien sûr, cette émission.
21:27On compte sur vous, chers amis.
21:28On va continuer, parce qu'on a déjà abordé ces sujets,
21:31avec Laurent Zon.
21:32On vous remercie, Laurent, d'être là ce soir, ce plateau,
21:34et Nicolas Taki également.
21:36Merci de faire partie de cette émission,
21:38qui est déjà partie sur les chapeaux de roue, notamment.
21:39Alors, Laurent, à ce sujet-là, est-ce que tout de même,
21:43cette guerre à Iran, on voit bien que ça s'enlisse déjà,
21:46quelques jours, on voit bien qu'à un moment donné,
21:48on va en discuter.
21:49Est-ce que, carrément, ça pourrait constituer un tournant majeur
21:52dans cette espèce d'ordre mondial, international ?
21:55Quoi qu'il se passe derrière, est-ce qu'on pourrait,
21:57ou est-ce que ça tombera comme un soufflé ?
21:58Et quel est votre avis là-dessus, vous ?
22:01En fait, la guerre, c'est une guerre asymétrique.
22:03Ce n'est pas une guerre armée contre armée.
22:04C'est une guerre, la guerre que mènent les Iraniens,
22:07c'est une guerre asymétrique.
22:08Et la guerre, c'est quoi ?
22:09C'est qu'ils savent que de toute façon, on ne se heurte pas
22:11dans une guerre purement militaire contre la première puissance militaire du monde
22:14et la première puissance régionale du monde.
22:17Accessoirement, je rappelle qu'Israël s'est doté aussi de l'arme atomique
22:20et n'est pas signataire des traités de non-prolifération.
22:23Et que donc, ces deux pays, le premier, les États-Unis,
22:26qui a utilisé déjà l'arme atomique pour des objectifs purement civils
22:30et de terreur contre le Japon, et Israël qui, elle,
22:34s'est doté de l'arme atomique sans signer les protocoles de non-prolifération,
22:38que ces deux pays prétendent bombarder l'Iran pour lui interdire
22:41d'utiliser l'arme atomique ou de se doter de l'arme atomique.
22:46– Et qu'ils lui ont pris, l'arme atomique.
22:48– Accessoirement.
22:49– Et donc, la question c'est, qu'est-ce qui va se passer maintenant ?
22:53Pour l'instant, ce qu'on voit, c'est que c'est une guerre, en fait, de temps
22:57où l'Iran joue la crise énergétique mondiale.
23:01C'est-à-dire qu'ils se sont donné les moyens d'enterrer une grosse partie
23:05de leur capacité de défense.
23:08– Oui, ils avaient anticipé finalement.
23:09– Oui, mais ça, ils l'ont toujours anticipé.
23:11– Oui, oui, bien sûr, mais là…
23:12– J'irais, ils sont sous la menace depuis déjà des années.
23:15Les premières déclarations de Netanyahou sur l'arme nucléaire en Iran,
23:18elles datent de 1995.
23:20Donc, en 1995, Netanyahou expliquait qu'ils n'allaient pas tarder
23:22à avoir la bombe atomique.
23:24Et depuis 1995, donc depuis 30 ans, Netanyahou explique que ça ne va pas tarder,
23:29c'est tout de suite.
23:30Alors, moi, je le dis, effectivement, si les Iraniens souhaitaient la bombe atomique,
23:34ils l'auraient déjà.
23:35– Je pense.
23:36– Pourquoi je le dis ?
23:37Parce qu'on n'a pas affaire, contrairement à ce que j'entendais
23:40chez une sorte d'influenceur totalement idiot et décérébré canadien,
23:43ce n'est pas un trou à chiottes au fin fond du Moyen-Orient, l'Iran.
23:47C'est un pays de 92 millions de personnes.
23:50– C'est un des plus grands pays de la région.
23:51– Oui, c'est un très grand pays, une très vieille civilisation,
23:54mais c'est surtout…
23:54– Afghanistan plus Irak en France.
23:56– C'est un très, très grand pays en surface,
23:57un très, très grand pays par sa culture.
23:59C'est un pays qui produit à lui seul plus d'ingénieurs
24:01que la France et l'Allemagne réunies.
24:03C'est un pays dans lequel, je dis ça pour les féministes,
24:06près de 60% des étudiants et 65% des étudiants en filière STEM,
24:10c'est-à-dire sciences, techniques, mathématiques, etc., sont des femmes.
24:14Donc, c'est tout sauf, je dirais, le bantoustan qu'on nous a dépeint
24:18dans les médias ou qu'on nous dépeint sur ces news, l'Iran.
24:20C'est tout autre chose.
24:21Et donc, si ces gens-là avaient voulu avoir l'arme atomique,
24:24ils l'auraient.
24:25Ils n'ont pas l'arme atomique parce que c'est contraire,
24:28parce qu'il y a au-dessus et dans l'organisation
24:30de ce qui fait que l'Iran est une théocratie,
24:32ce qu'on lui reproche d'ailleurs, enfin ce qu'on beaucoup de personnes
24:35lui reprochent, c'est que c'est une théocratie
24:37et donc ils mettent leurs principes religieux
24:39au-dessus du reste.
24:41Et il y a une fatwa
24:42qui avait été signée par Ali Khamenei,
24:44donc celui qui vient de mourir, qui a été assassiné
24:47et dont le fils vient de prendre la succession.
24:49Il y avait une fatwa
24:50qui avait été dictée en 2003 et 2005,
24:53qui était une fatwa orale,
24:55mais qui devait s'appliquer,
24:56qui avait valeur de fatwa, valeur de loi
24:59religieuse, qui interdisait
25:01à l'Iran l'utilisation, la construction
25:02et l'utilisation d'armes atomiques,
25:04comme non conformes aux principes religieux
25:07du pays,
25:08selon le clergé
25:10et la direction religieuse de ce pays.
25:13Donc, si l'Iran n'a pas la bombe atomique,
25:15ce n'est pas parce qu'ils ont pris
25:16des bombes américaines sur la figure.
25:17D'ailleurs, Trump, la dernière fois,
25:18il y a quelques mois, au mois de juin,
25:20quand il a bombardé,
25:21ils se sont arrêtés en disant
25:22ça y est, c'est terminé,
25:23on a eu ce qu'on voulait,
25:24il n'y aura pas de bombe atomique iranienne.
25:26Bon, résultat des cours s'y recommence maintenant.
25:30Bon, donc, on sait que s'ils n'ont pas
25:33la bombe atomique,
25:33ce n'est pas parce qu'ils ne peuvent pas l'avoir,
25:35c'est parce qu'ils ont choisi de ne pas l'avoir.
25:36La question, c'est, en allant faire
25:38ce qu'on fait aujourd'hui,
25:39est-ce qu'on se met en situation
25:41de leur faire suffisamment peur
25:42pour qu'ils passent par-dessus
25:43leurs propres principes religieux
25:45et se dotent finalement de l'armes atomiques ?
25:47– À propos de ça,
25:47il y a eu le discours de Macron
25:48à Lille-Longue,
25:50on a dit qu'on ne parlait pas de lui,
25:51mais quand même,
25:52où il a parlé de ce siècle atomique
25:54qui était le XXIe siècle,
25:56avec le fait que la doctrine change
25:58pour la France,
25:59même si, c'est clair,
25:59elle n'a pas changé,
26:00elle a changé,
26:01avec une dimension européenne
26:04qui est primaire
26:06par-dessus les intérêts nationaux.
26:08Il y a la question de l'Ukraine,
26:10avec le SVR,
26:11le service de renseignement russe,
26:13qui disait que l'Ukraine
26:13cherchait à se doter
26:14d'une arme nucléaire,
26:15d'une tête nucléaire
26:16et que les Anglais
26:17et les Français pourraient l'aider.
26:18La Pologne qui a dit
26:19nous, on n'est pas contre
26:19avoir l'arme atomique
26:20et les Allemands qui expliquent
26:22que nous, on a des super avions
26:23qui peuvent porter
26:23une bombe française atomique.
26:25On voit bien qu'il y a une course là,
26:27non pas contre la prolifération,
26:29mais au contraire,
26:30on change totalement de monde
26:31et on se dit
26:32mais il faut avoir la bombe
26:34dans le monde
26:34dans lequel on entre
26:35parce que sinon,
26:36Donald Trump
26:36ou n'importe quel président américain
26:38va nous bombarder.
26:39– Alors oui,
26:40c'est le constat
26:41que beaucoup de pays
26:41pourraient faire,
26:42mais l'Iran
26:43qui est une théocratie,
26:44l'Iran qui est une théocratie,
26:46met au-dessus de ses lois
26:48le respect de ses principes religieux.
26:49On peut lui reprocher,
26:51on peut le critiquer
26:52au nom du conservatisme,
26:53au nom de tout ce qu'on veut,
26:54on peut dire
26:54ben non,
26:55moi ça ne me convient pas,
26:55je ne suis pas d'accord,
26:56etc.
26:56Mais c'est une théocratie
26:58et donc effectivement,
26:59au-dessus de tous les autres principes,
27:00il y a les principes
27:01édictés par le clergé,
27:03par les autorités religieuses
27:05de ce pays
27:05qui les éloignent donc
27:07et qui les a faits,
27:08qui les a dissuadés
27:09d'utiliser jusqu'ici
27:10cette arme atomique.
27:11Aujourd'hui,
27:12effectivement,
27:12il faut rappeler
27:13que la construction,
27:14la politique,
27:15par exemple,
27:15nucléaire d'Israël,
27:16s'est constituée
27:17sur ce qu'on appelle
27:18le concept d'ambiguïté stratégique.
27:20En clair,
27:21on ne déclare rien,
27:23c'est là où je veux en venir,
27:24on ne déclare rien,
27:25on fait ce qu'on veut
27:26dans notre coin
27:27et on ne signe rien.
27:28Bref,
27:29allez vous faire foutre,
27:30en synthèse.
27:31Et donc,
27:32il faut simplement constater
27:33que la sortie
27:34d'Emmanuel Macron récemment
27:35sur le fait
27:36d'aller installer
27:37des armes atomiques françaises
27:38un peu partout
27:39dans les pays européens,
27:41au nom précisément,
27:42en invoquant,
27:42en précisant
27:43qu'il ne tiendrait pas compte,
27:44qu'il ne tiendrait pas
27:45un inventaire précis
27:46où il ne fournirait pas
27:48d'informations précises
27:49sur le où et le quand,
27:51dans la logique
27:52de son concept
27:52d'ambiguïté stratégique
27:53qui est typiquement
27:54une extension
27:55de la politique
27:56menée par Israël
27:57dans cette région-là.
27:57Oui,
27:57sauf que là,
27:58c'est l'Europe,
27:59c'est chez nous
27:59et comment vont prendre
28:00les Russes
28:00cette nouvelle ?
28:02Dans l'absolu,
28:03pour les Russes,
28:04ça n'est qu'un doublage
28:05en quelque sorte,
28:05c'est qu'une deuxième couche
28:06de l'OTAN
28:07puisqu'il y a
28:08les armements de l'OTAN
28:09restent,
28:10je dirais,
28:10les armements américains
28:11et les bases de missiles
28:13des États-Unis
28:16n'est simplement
28:17qu'une augmentation
28:18d'arsenal nucléaire.
28:20Fondamentalement,
28:20c'est simplement
28:21une relance
28:22de la course
28:23au nucléaire
28:24qu'a initié
28:25Emmanuel Macron
28:26sous le prétexte,
28:27je dirais,
28:28de faire partager
28:29ou de partager
28:29ou de mutualiser
28:31la puissance nucléaire française
28:33qui,
28:33je le rappelle au départ,
28:35avait vocation
28:36à sanctuariser
28:37le territoire national.
28:37Oui, d'accord.
28:38Bien sûr.
28:38Et c'est un instrument
28:39de la souveraineté nationale.
28:41Un des derniers florent.
28:43Et surtout,
28:44extrêmement important
28:44en termes stratégiques
28:45puisqu'on voit bien
28:45que là,
28:46tous les pays européens
28:47se disent
28:47du coup,
28:48on va bénéficier
28:49d'une bombe française
28:50qui va être un peu
28:51cachée par là
28:52avec la question
28:54du risque
28:55d'affrontement
28:56en 2030.
28:56Vous avez raison
28:57de dire cachée par là
28:58parce que c'est vraiment
28:58ce qu'il a dit.
28:59Ben oui.
29:00Ce qu'il a dit,
29:00c'est vraiment ce qu'il a dit.
29:03Je traduis
29:04en langage commun
29:05mais ce qu'il a dit,
29:06c'est à peu près ça,
29:07c'est cachée par là.
29:08Ça veut dire
29:08on ne vous dit pas exactement
29:10maintenant,
29:10on ne vous dira plus
29:11exactement où on en est
29:11ni si on met.
29:12OK.
29:13Donc, ça veut dire quoi ?
29:14Ça veut dire qu'en fait,
29:15tu fais ce que tu veux quoi.
29:16Bon, ce type a 20%,
29:18moins de 20%
29:19d'approbation
29:20dans l'opinion publique française.
29:21Il y est sur un siège éjectable.
29:23Les élections se rapprochent.
29:25Il place tous ses assets
29:27à la tête d'institutions
29:28qui ont vocation
29:29à emmerder la personne
29:29qui lui suivra.
29:30C'est ça.
29:31Il ne devrait pas être
29:31très emmerdé
29:32parce qu'elle va faire
29:32probablement
29:33à peu près la même chose.
29:35Mais, et donc,
29:36ce type-là
29:36est déjà en train
29:37de nous expliquer
29:37qu'il met en place
29:39en fait des mesures
29:40qui engagent la France,
29:43l'existence de la France,
29:45sa diplomatie,
29:45sa place dans le monde,
29:47alors qu'il n'a
29:48aucune légitimité
29:49pour le faire.
29:49Je rappelle que De Gaulle
29:50a démissionné
29:51sur un simple référendum
29:52où il n'était pas majoritaire.
29:54C'est une régionalisation.
29:55Donc, c'est pour vous dire
29:56où on en est.
29:56On a un type
29:56qui s'accroche
29:57à son strapantin,
29:58qui s'accroche
29:59à son siège
29:59et qui essaie
30:00de faire passer
30:01le plus de trucs possibles
30:02avant de partir.
30:02Et pourquoi ça passe ?
30:04– Pourquoi ça passe
30:05et pourquoi les oppositions
30:06sont totalement inertes ?
30:08– Même pas peur.
30:10– Non mais d'accord,
30:10mais les oppositions
30:11font quand même un…
30:11– Non mais la réponse
30:12à votre question,
30:13pourquoi ça passe,
30:14c'est même pas peur.
30:16Il n'a pas peur.
30:17– Oui, il fait ce qu'il veut.
30:18– Voilà, parce qu'il n'y a
30:19pas d'opposition
30:20pour lui reprocher
30:21quoi que ce soit de concret,
30:22parce qu'il y a deux oppositions.
30:23Il y a une opposition
30:24qui espère prendre la relève
30:25et qui fait globalement
30:26du macronisme
30:26sous un abolisant,
30:29le Rassemblement National.
30:30Et il y en a une autre
30:31qui s'est transformée
30:31en Pouching Ball
30:32et qui est devenue
30:33ce qu'était le Front National
30:34de Jean-Marie Le Pen
30:35il y a 30 ans,
30:35c'est-à-dire celui
30:36qui prend des claques
30:37dans la gueule
30:37pour tout le monde.
30:38– Et qui est diabolisé.
30:39– Voilà.
30:39Et donc, avec cette opposition-là,
30:41vous êtes tranquille.
30:42Vous pouvez faire dire
30:43les choses parfois intelligentes
30:45et pas que,
30:46parce qu'il y a parfois
30:46de même connerie aussi,
30:47mais vous pouvez faire dire
30:48les choses intelligentes
30:49à celui qui se prend
30:50tous les coups dans la gueule
30:50parce que de temps en temps,
30:52Mélenchon dit des trucs utiles
30:53et intelligents.
30:54Il dit beaucoup de conneries aussi.
30:55Et objectivement,
30:56moi, je n'ai pas oublié
30:57gilets jaunes,
30:58je n'ai pas oublié
30:59ou pendant la période Covid,
31:01qui nous matraquait
31:02ou qui faisait la chasse
31:04aux gens qui se plaignaient
31:05du pass vaccinal.
31:06C'était bien les antifas
31:07dans la rue.
31:08On ne les a pas oubliés,
31:09ceux-là.
31:11Donc, il ne s'agit pas
31:12de dire que ces gens-là
31:12sont sympathiques.
31:13Il faut dire simplement
31:14que l'orchestre
31:18qu'on a mis en place,
31:19c'est ça.
31:19C'est une opposition
31:20qui fait du Macron
31:21sous-anabolisant,
31:23du Macron bis.
31:24On va dire,
31:24Bardella, c'est Macron
31:25avec 30 points de QI de moins
31:26pour faire simple.
31:27Et de l'autre côté,
31:29Mélenchon,
31:30qui joue la tête à claque
31:31et qui le joue très bien.
31:32Il a des prédispositions
31:33naturelles pour ça,
31:34qui le joue très bien
31:35et qui le fait,
31:37je dirais,
31:38dans l'intérêt peut-être
31:38de son mouvement
31:39pour survivre,
31:40mais ça,
31:40certainement pas
31:41dans l'intérêt du pays.
31:41Mais du coup,
31:42tout reste en place, Laurent.
31:43Les oppositions restent en place,
31:44tout le monde prend
31:45les indemnités.
31:45Les moutons sont bien gardés.
31:46Je vote une motion
31:47de mon destitution
31:48qui ne sera jamais votée
31:49par en face.
31:50Finalement,
31:50personne ne bouge.
31:52Précisément,
31:52même pas peur.
31:54Même pas peur.
31:54Ça veut dire que pour l'instant,
31:55ils n'ont pas peur.
31:56Et oui.
31:57Et ensuite,
31:57on va vers la guerre.
31:59Et pour revenir
32:00à nos chers amis
32:01néoconservateurs,
32:02ils ont déjà préparé le plan
32:04parce que vous avez
32:05l'Ukraine,
32:06l'Iran,
32:07mais il va y avoir aussi
32:08la question de Taïwan.
32:09Et tout cela s'inscrit
32:11en fait dans une stratégie
32:12de containment.
32:14Et je vais vous présenter
32:16un autre document.
32:17C'est le think tank
32:19de l'American Enterprise Institute
32:21qui a publié en septembre 2024
32:23l'axe d'agression
32:25qui définit la Russie,
32:27la Chine et l'Iran
32:29et la Corée du Nord
32:30comme le nouvel axe d'agression
32:32et en son cas,
32:34c'est l'axe du mal.
32:35L'axe du mal
32:36qui était de Georges Bouches.
32:38Justement,
32:39celle qui a publié ça,
32:40c'est Mme Korichek
32:41qui a travaillé justement
32:42pour l'administration
32:43de Georges Bouches.
32:44Donc on sent
32:44qu'il se répète
32:45quand même sa béguée
32:46mais il y a Palantir,
32:48par exemple,
32:48Alex Carpe de Palantir,
32:50le CEO qui disait
32:51de toute façon
32:53les Etats-Unis
32:53doivent se préparer
32:54à ouvrir trois fronts.
32:56Il disait ça en 2024
32:57sous quelques années.
32:59Iran, Chine, Russie.
33:01Moi, je dirais
33:02qu'ils ont deux problèmes.
33:03Enfin, ils ont trois problèmes.
33:04Ils ont problème chinois.
33:06Ça, c'est le problème,
33:07je dirais, d'ici 2030.
33:09Donc 2030, 2035,
33:10problème chinois.
33:11Bon, parce que la Chine
33:12s'accélère très vite.
33:14La Chine,
33:15c'est vraiment puissant,
33:16ça va très vite.
33:17Ils ont le problème russe,
33:19c'est-à-dire le rapprochement
33:20entre la Chine et la Russie.
33:22Donc la Chine tout seule,
33:23c'était très compliqué.
33:24La Chine plus la Russie,
33:25ça devient méga compliqué.
33:26C'est pour ça
33:27qu'ils voulaient la démembrer
33:28parce que ça faisait partie,
33:30encore une fois,
33:31du projet des néocons.
33:33C'est moi qui ai écrit le bouquin
33:34mais il en parle finalement
33:35beaucoup plus.
33:36Oui.
33:36Mais Nicolas est très documenté.
33:40Vous avez ici
33:41la carte de démembrement
33:43de la Russie
33:44en une trentaine,
33:44quarantaine d'États
33:45qui est appuyée
33:46par le Forum
33:46des Nations Libres
33:47de la Post-Russie
33:48et c'est appuyé
33:49par les néoconservateurs américains
33:51notamment par
33:51l'Hudson Institute
33:53et la Jamestown Foundation.
33:55Et c'est déjà prévu
33:56avec un drapeau et tout.
33:57Et donc leur problème,
33:58c'est quoi ?
33:59C'est qu'il y a bien
33:59trois fronts.
34:00Le premier front potentiel
34:01c'était contre la Chine.
34:02Le deuxième front potentiel
34:03c'était contre l'Alliance
34:04Chine-Russie
34:05et ça commence à se faire.
34:07Ça allait être
34:07un très très gros problème
34:08parce que si vous ajoutez
34:09à la Chine
34:10la puissance scientifique,
34:12les ressources,
34:12le territoire
34:13et l'influence diplomatique
34:15de la Russie,
34:16vous avez finalement
34:17les BRICS,
34:17là vous vous retrouvez
34:18avec un morceau
34:19qui est beaucoup plus difficile
34:20à digérer.
34:21Mais leur troisième front
34:22ce n'est pas un front extérieur,
34:23leur troisième front
34:24c'est à l'intérieur.
34:25Leur troisième front
34:26c'est que vous avez
34:27entre 30 et 50%
34:28de la population
34:28dans tous leurs pays respectifs,
34:30que ce soit aux Etats-Unis
34:31et ça ne va pas s'arranger
34:32maintenant avec la nouvelle guerre
34:33de Trump
34:34ou en France ou ailleurs
34:35qui rêvent de pendre
34:36leurs élites
34:36à des réverbères.
34:41Et donc si vous mettez
34:42bout à bout
34:43la Chine
34:44plus la Russie
34:45plus en plus
34:46la moitié de vos populations
34:47qui ont envie
34:47de vous pendre
34:47un réverbère,
34:49ça fait un peu chaud
34:49et Palantir
34:50est censé régler quoi ?
34:52Il essaie de régler
34:52un peu tout ça
34:53puisque le but de Palantir
34:54qui s'entraîne
34:55en Ukraine notamment…
34:56Rappelez Laurent
34:57ce qu'est Palantir
34:58pour nos téléspectateurs.
35:00Palantir c'est une boîte
35:01qui a été créée
35:01par la CIA,
35:03financée au départ
35:03par la CIA
35:04par un fonds
35:04qui s'appelle In-Q-Tel
35:05qui a été financée
35:07et payée au départ
35:08uniquement pour des missions
35:09de CIA
35:09qui fournissait
35:11des outils
35:12d'analyse
35:12de données
35:14que leur fournissait
35:15globalement
35:16un certain nombre
35:17de ce qu'on appelle
35:18les GAFAM
35:19c'est-à-dire des données
35:20qui provenaient
35:20des informations des gens
35:21leurs adresses
35:22les fichiers
35:23leurs activités
35:24les comptes
35:24les réseaux sociaux
35:25etc.
35:26Au départ ça a commencé
35:27comme ça
35:27et puis c'est devenu
35:28un outil
35:30non seulement d'analyse
35:31mais de projection
35:32c'est-à-dire
35:33qui fournissait
35:34qui mettait en place
35:34des scénarios
35:35et qui était capable
35:36de traiter des informations
35:37de plus en plus
35:38nombreuses et complexes
35:39et dans un monde
35:40comme le nôtre
35:40qui est un monde numérique
35:41les informations
35:42on en produit tout le temps
35:43tout le temps
35:43et donc
35:45Palantir
35:45c'est quoi fondamentalement
35:47c'est l'état
35:47de cinquième génération
35:48c'est-à-dire
35:49c'est le dispositif
35:51qui vise en fait
35:52à pacifier totalement
35:53à terme
35:54les sociétés
35:55à l'intérieur
35:56nous autres
35:57nous autres
35:58les gueux
35:59les gueux
36:00de façon à ce que
36:01personne ne puisse bouger
36:02parce que quand vous aurez
36:03l'identité numérique
36:04l'argent numérique
36:06avec l'argent numérique
36:07ils pourront vous dire
36:07vous ne pouvez pas le dépenser
36:08portefeuille d'identité numérique
36:09voilà
36:10et ils pourront définir
36:11ils pourront vous dire
36:12au-delà de 5 km
36:13vous n'avez plus le droit
36:14de dépenser votre argent
36:14ils pourront définir
36:15des assignations à résidence
36:17pour à peu près n'importe qui
36:19et déterminer aussi
36:20la valeur de votre bien
36:21et vous obliger à le dépenser
36:23dans une durée de temps donnée
36:24vous faites ce qu'on veut
36:25avec ces outils-là
36:26absolument
36:26donc quand vous mettez
36:27bout à bout
36:27tous ces éléments-là
36:28ça plus le contrôle
36:29et l'interprétation permanente
36:30de vos données personnelles
36:32dans tous les domaines
36:33données de santé
36:34données sociales
36:37données biométriques
36:37tout ce que vous voulez
36:38les petites montres
36:39pour faire du sport
36:40c'est bon
36:42tout ça
36:43globalement
36:44est analysé
36:44et traité par ces logiciels-là
36:46ces petites montres
36:46avaient donné la position
36:47des sous-marins nucléaires
36:48français et américains
36:50puisque les militaires
36:51faisaient des jogging
36:51quand ils étaient sortis
36:53et avec ça
36:54on savait exactement
36:55où ils étaient
36:56ils avaient mis du temps
36:57sans rendre compte
36:57c'est ça le problème
36:59avec ces gens-là
36:59ils sont capables
37:00de coller un QR code
37:01mais par contre
37:01t'as beau avoir pas l'entir
37:02t'as quand même
37:03des trucs dans la raquette
37:04il y a un avion américain
37:06par exemple
37:06qui a laissé son transpondeur
37:08allumé
37:08qui survolait l'Arabie saoudite
37:11et donc dans l'affaire
37:12en Iran etc
37:13et pendant ce temps-là
37:14vous aviez les américains
37:15qui disaient
37:15non non pas du tout
37:16on n'utilise pas du tout
37:18le territoire de l'Arabie saoudite
37:19comme ils demandaient
37:20bien sûr
37:21et puis les mecs
37:22se sont aperçus
37:22que non seulement
37:23ils l'utilisaient
37:23mais en plus
37:24les mecs étaient assez cons
37:25pour laisser le transpondeur allumé
37:26donc le monde entier
37:27voyait l'avion se déplacer
37:28en fait
37:29donc ça marche bien
37:30c'est très efficace
37:31mais il y a quand même
37:32des trous régulièrement
37:32dans la raquette
37:34ah c'est l'appel du château
37:36comme d'habitude
37:37j'attends que ça sonne
37:38oui oui
37:40allo
37:48on a l'habitude
37:49maintenant que vous nous appeliez
37:50ah vous étiez sur le Charles de Gaulle
37:52dites donc
37:52et il était où alors ?
37:54en Méditerranée
37:54bien bien bien
37:55il y avait du cordon bleu
37:56à la cantine
37:57formidable ça
37:58mais alors
37:59ce que je voudrais savoir
38:00c'est comment ça se passe
38:01quand on est sur le Charles de Gaulle
38:03parce que bon
38:04on a vu Emmanuel Macron
38:05mais vous êtes arrivé en hélicoptère
38:06ah d'accord
38:07d'accord
38:08oui
38:09sur l'ordre d'intraînement
38:10bien sûr
38:11oui
38:12écoutez je vais en parler
38:13on a l'oranzo ce soir
38:14c'est l'occasion
38:17bien sûr
38:17bien sûr
38:19mes amitiés à Nemo
38:20et à Madame
38:21avec plaisir
38:22à la prochaine
38:23au revoir monsieur le conseiller
38:24bon alors
38:26quand même la France
38:27c'est une grande puissance militaire
38:29là
38:30on a
38:31une dizaine de bateaux
38:32qui sont en Méditerranée
38:33autour du Charles de Gaulle
38:34avec des portes hélicoptères amphibies
38:36des frégates
38:37d'ailleurs on ne dit pas lesquelles
38:38attention c'est stratégique
38:40même Emmanuel Macron
38:41qui est allé sur le Charles de Gaulle
38:42pour montrer combien
38:43c'était important cette affaire
38:44et puis au final
38:45il nous explique
38:46que c'est pour être
38:46dans une posture défensive
38:49et réouvrir le détroit d'Hormuz
38:50si éventuellement
38:51nos navires
38:52pouvaient servir de cible
38:53à des missiles iraniens
38:55qui comprend quelque chose
38:56à part le conseiller
38:57bah eux aussi
38:58un psychiatre
38:59pourrait peut-être
39:02là je pense
39:03qu'il y a matière
39:03effectivement à s'amuser
39:04parce qu'effectivement
39:05on a affaire à quelqu'un
39:06qui cherche absolument
39:06à exister
39:07dans un conflit
39:09pour lequel il n'a même
39:10pas été informé
39:10je vous rappelle
39:11ils l'ont dit eux-mêmes
39:12ils l'ont dit
39:13ah bah non
39:14je n'ai pas été prévenu
39:15personne m'envoie une texto
39:16donc là le pauvre Macron
39:17je pense
39:18c'est une blessure d'amour propre
39:19dramatique
39:20donc il essaye
39:21il tente l'agitation
39:22donc il a été
39:24à Chypre
39:24pour expliquer
39:25que l'Europe
39:26ne tolèrerait pas
39:28qu'on agresse
39:29le territoire chypriote
39:30alors les Turcs
39:30ont dû bien se parler
39:31oui oui c'est clair
39:33ouais Manu
39:34ouais ouais
39:34voilà donc bon
39:36ils sont membres de l'OTAN
39:37les Turcs
39:37donc ça va
39:37oui mais d'accord
39:38mais bon
39:38c'est un territoire
39:39occupé par la Turquie
39:40voilà
39:41donc il a été à la Chypre
39:42alors il y a un drone
39:44qui est tombé sur un
39:44paraît-il envoyé
39:45par le Hezbollah
39:46personne ne le sait en fait
39:47bon bref
39:48il y a un drone
39:48qui serait tombé
39:49sur un hangar à Chypre
39:50Emmanuel Macron
39:51s'est précipité là-bas
39:52pour dire que
39:52évidemment
39:53l'Europe était solidaire
39:54et ne tolèrerait pas
39:55qu'on agresse Chypre
39:56ce qui a fait marrer
39:57la moitié du monde
39:57évidemment
39:58et puis là maintenant
39:59il a décidé effectivement
40:00de participer
40:02à l'aventure
40:03de l'ouverture
40:03du détroit d'Hormuz
40:04oui
40:04oui alors il a raison
40:05c'est un gros problème
40:06le détroit d'Hormuz
40:07simplement
40:09l'ouverture
40:10elle ne pourra pas
40:11se faire militairement
40:12ou si elle se fait militairement
40:14on est reparti pour 6 mois
40:15voire davantage
40:17je rappelle que
40:18le détroit d'Hormuz
40:18c'est pas simplement
40:19un problème de droit
40:20c'est un problème
40:21de guerre asymétrique
40:22on est bien dans un problème
40:23de guerre asymétrique
40:24pour les Iraniens
40:26la maîtrise
40:27ou le frein
40:28mis sur la circulation
40:30de pétrole
40:30dans le détroit d'Hormuz
40:31c'est le moyen
40:32par lequel ils peuvent espérer
40:34faire contrepoids
40:35à la guerre
40:36qu'ils ne peuvent pas gagner
40:38militairement
40:39donc ils mettront
40:40toutes leurs ressources
40:41pour continuer
40:41à verrouiller ce truc là
40:42donc aller jeter
40:44des bateaux français
40:45des soldats français
40:47dans le détroit d'Hormuz
40:48pour forcer
40:49en quelque sorte
40:50l'ouverture du détroit d'Hormuz
40:51ça n'a pas de sens
40:51ce que pourrait faire
40:52éventuellement Emmanuel Macron
40:54s'il était intelligent
40:55et s'il était le président
40:56de la république française
40:57si c'était le cas
40:58il pourrait éventuellement
41:01intervenir par exemple
41:02auprès de nos grands amis
41:03libanais
41:03vous savez ce pays
41:04dont je parlais tout à l'heure
41:05qui se prend des bombes
41:06sur la figure actuellement
41:07il pourrait peut-être
41:08éventuellement renforcer
41:09la finule
41:10puisqu'il y a déjà
41:11des soldats français
41:12pour s'interposer
41:13et empêcher
41:13les bombardements
41:14contre les populations
41:15civiles au Liban
41:16ça serait utile
41:17peut-être pourrait-il
41:18proposer un processus
41:19de sortie
41:20d'issue diplomatique
41:22pour le conflit
41:22entre l'Iran et Israël
41:24avec la Chine
41:25avec l'Inde
41:26avec l'Inde
41:27avec tous les pays
41:28qui sont concernés
41:29par ce blocage là
41:30évidemment
41:30avec ce pétrole
41:32qui devient très cher
41:33je rappelle quand même
41:34un truc
41:34je précisais ça
41:35bien avant le conflit
41:36il y a trois pays
41:37qui ne sont pas dépendants
41:39pour leur livraison
41:40de pétrole
41:41dans le monde
41:42du commerce
41:43et de la voie maritime
41:45ce sont les Etats-Unis
41:46le Canada
41:47mais c'est un peu normal
41:48parce que ça circule
41:49à leur niveau
41:50et
41:51la Russie
41:59la Russie
42:00possibilité d'exportation
42:01non seulement de l'Iran
42:03mais évidemment
42:04de tous les autres pays autour
42:05et donc freinent
42:06les exportations
42:07vers les pays alliés
42:08vers le Japon
42:09la Corée du Sud
42:10l'Inde
42:10l'Inde n'a que 15 jours
42:11d'autonomie
42:12en matière de trucs
42:13donc
42:15ils ne peuvent pas
42:16on sait que les Chinois
42:17c'est entre 2 et 3 mois
42:18d'autonomie
42:19quelque part
42:20tout peut s'arrêter
42:21pendant 2-3 mois
42:21ils tiendront le coup
42:22l'Inde
42:22l'Inde c'est 15 jours
42:24or l'Inde
42:25l'Inde
42:26maintenant
42:26a réouvert
42:27ses ports
42:28et a réouvert
42:29ses livraisons
42:31à la livraison
42:32de brut
42:34venant de Russie
42:35avec l'autorisation
42:36des Etats-Unis
42:37qui ont dit
42:37écoutez
42:38on vous laisse faire
42:38alors oui
42:40ce à quoi l'Inde a dit
42:40on n'a pas besoin
42:41d'autorisation
42:41ça c'est cool
42:45allez
42:46on va passer maintenant
42:47à l'heure des cons
42:48mon très cher Alexis
42:54allez
42:55vous êtes toujours
42:55sur Alerte Générale
42:56merci d'être là
42:57allez
42:572 petites séquences
42:58pour le plaisir
42:59on va se régaler
42:59on va essayer
43:00d'être un peu
43:02printanier
43:02en ce moment
43:03regardez la première séquence
43:04c'est Macron
43:05sur le Charles de Gaulle
43:06on va se régaler
43:18monsieur Emmanuel Macron
43:19président de la république
43:20monte à bord
43:22c'est une grande fiaté pour moi
43:23d'être à nouveau parmi vous
43:25de retrouver dans ce hangar
43:27et d'être à nouveau
43:29sur le Charles de Gaulle
43:30avec l'ensemble du gang
43:32la France
43:33la France
43:34est là
43:35pour protéger
43:36les siens
43:37pour être
43:38aux côtés
43:39de ses alliés
43:39et de ses amis
43:40qui sont frappés
43:41et pour pouvoir participer
43:43à des missions
43:43combien essentielles
43:45de dilater
43:46de l'aviation
43:46et de ce qu'est-elle
43:47c'est dans ce cadre
43:48strict
43:48que nous opérons
43:51nous ne passons pas
43:52un confiant
43:52nous opérons
43:55dans ce cadre
43:57monsieur Emmanuel Macron
43:58président de la république
43:59est à bord
44:00tout le monde
44:02au canot de sortage
44:03marrez-vous
44:04marrez-vous
44:05pauvre fou
44:08quelle fierté
44:08d'avoir un mec comme ça
44:09franchement
44:10mais quelle fierté
44:12mais c'est pitoyable
44:14il a besoin de se rassurer
44:15je pense
44:16justement je suis un peu
44:17président quand même
44:18c'est top gun 2.0
44:20ouais ouais
44:22non mais qu'est-ce que ça dit
44:24alors déjà
44:25il y est allé
44:26avec une équipe
44:27de télévision
44:28donc il a fait plein
44:29de petites vidéos
44:29après je ne vous ai pas
44:30passé celle où il y a
44:31la marseillaise
44:32etc
44:33et il y a un moment
44:34où il passe
44:34il y a une head-honneur
44:35et c'était commenté
44:36sur une chaîne
44:36objection votre honneur
44:38c'est pas une head-honneur
44:39une head-honneur
44:39c'est spontané
44:40oui pardon
44:40une head-honneur
44:41c'est quand on a envie
44:42de célébrer quelqu'un
44:43là il n'avait pas le choix
44:45ils obéissaient
44:46les pauvres marins
44:47et il n'y a qu'à écouter
44:49la marseillaise
44:49qui a été chantée
44:50je peux vous dire
44:50qu'ils n'étaient pas
44:51très
44:51non ils n'étaient pas
44:52le plus drôle
44:53c'était donc
44:53ce tir de mappon
44:54sur le chihuahua
44:55qui arrive
44:56et là tu as
44:57les commentaires de BFM
44:58qui font
44:58mais ah mais
45:00où est Catherine Vautrin
45:01la ministre de la Défense
45:01ah non oui c'est vrai
45:02alors je ne vois pas
45:03Catherine Vautrin
45:04mais c'est vrai
45:05qu'on l'a oubliée
45:05dans un coin
45:06c'est vrai
45:07c'est vrai que c'est
45:08la ministre de la Défense
45:08et les mecs étaient obligés
45:10de se justifier
45:11on a un peu oublié
45:11Catherine Vautrin
45:12moi je l'appelle Mercote
45:13parce que je trouve
45:14qu'elle ressemble
45:14un peu à Mercote
45:15et vous avez du meilleur
45:16pâtissier
45:17et ils expliquent
45:19mais c'est parce que
45:20ça s'est décidé
45:21très vite
45:22donc il se fait
45:22un petit égotrip
45:23un petit plaisir
45:24je vais aller sur
45:25Charles de Gaulle
45:25dans l'élico
45:26ce coup-ci
45:27je ne me déguise pas
45:27en sous-marinier
45:28parce qu'il l'avait
45:28déjà fait à peine élu
45:30c'est quand même
45:31gravissime
45:31d'avoir un président
45:33aussi immature
45:35c'est le président
45:36qu'on connaît
45:37c'est le bonhomme
45:38qu'on connaît
45:38depuis maintenant
45:39des années
45:39c'est-à-dire
45:40un homme qui passe
45:42par des phases
45:43des phases narcissiques
45:45des phases violentes
45:47alternativement
45:48qui vous matraquent
45:49un coup
45:49qui essaient de vous séduire
45:50le lendemain
45:51on connaît tous
45:52des gens comme ça
45:52dans nos vies quotidiennes
45:53je parle aux gens
45:54qui nous écoutent
45:55des gens qui alternent
45:57les coups sur la gueule
45:58et la séduction
46:00et qui vous font
46:02la danse du vent
46:02le lendemain
46:02on en connaît tous
46:03des gens comme ça
46:04et pour ce printemps
46:05donc je pense que ça relève
46:07plus objectivement
46:08ça relève plus de la psychologie
46:09voire de la psychologie
46:09qu'autre chose
46:10alors justement
46:11la deuxième séquence
46:12montre que quand même
46:13au sein du gouvernement
46:14il y a des sacrés faillots
46:16et il y en a un
46:17qui a sorti des lunettes
46:17de soleil
46:18ah ouais
46:19ah là là
46:19on est en gestion de crise
46:22on est mobilisé
46:23donc la crise
46:24on ne sait pas
46:25si ça va être
46:26un marathon
46:27ou si ça va être
46:29un 100 mètres
46:29donc une crise
46:30ça se gère
46:31jour après jour
46:33donc c'est une crise
46:34d'ailleurs au passage
46:35où il n'y a pas
46:36de problème
46:37d'approvisionnement
46:38ce qui est quand même
46:39le sujet principal
46:41on en a connu d'autres
46:42où il y avait en plus
46:43le problème d'approvisionnement
46:44ou d'autres
46:45alors
46:46c'est le Robert De Niro
46:47du gazole frelaté
46:48le mec
46:48je précise
46:49ce n'est pas Gérard Lanvin
46:51non pas du tout
46:52ce n'est pas Gérard Darmon
46:53ce n'est pas un film
46:54de les nuls
46:54non c'est le ministre
46:56de l'industrie
46:57ou du commerce
46:58ou de je ne sais pas quoi
46:58on ne sait plus trop
46:59il s'appelle
46:59Sergio
47:00Sergio
47:01Sergio
47:01avec des lunettes comme ça
47:03quand même
47:04fort chaud
47:04pour nous dire que
47:05vous inquiétez pas
47:06l'essence flambe
47:07mais il y en a
47:08et hors champ
47:09il y a Maud Bréjean
47:10oui on ne la voit pas
47:10elle est là
47:11elle est là aussi
47:13elle vaut le détour
47:13Maud
47:14bon on est quand même bien
47:15non ?
47:16comme dirait Gilbert Montagnier
47:17la qualité
47:18ça se voit
47:23blague non inclusive
47:24c'est impressionnant
47:26là encore
47:27sur la stratégie
47:31d'approvisionnement
47:32alors on a des stocks stratégiques
47:34de pétrole
47:35une partie à l'armée
47:36une partie aux civils
47:38l'idée c'est
47:39de ne pas taper dedans
47:40l'idée aussi
47:41c'est de dire aux français
47:42rassurez-vous
47:43ça flambe
47:44mais
47:44n'inquiétez pas
47:45ça va bien se passer
47:46alors la stratégie
47:47menée depuis 48 heures
47:49c'est effectivement
47:50d'envoyer des infos
47:51pour rassurer
47:52pour détendre les cours
47:54en invoquant
47:55la mise en place
47:56de réserves stratégiques
47:57la fin de la guerre
47:58la fin des sanctions
47:59contre la Russie
48:00sur l'exportation
48:01de pétrole
48:01etc
48:02donc ils sont tentés
48:03tous de manger leur chapeau
48:04dans l'Union Européenne
48:06leur chapeau
48:07ou d'autres
48:09et donc
48:11effectivement
48:11ils essaient de détendre
48:12l'atmosphère
48:13pour détendre les marchés
48:14en quelque sorte
48:14pour faire redescendre le cours
48:15qui était remonté
48:16jusqu'à 120 dollars
48:17le baril
48:17tout le monde avait peur
48:18qu'il côtoie les 150
48:19mais une chose est sûre
48:21c'est qu'il est redescendu un peu
48:22mais il peut remonter
48:23à chaque instant
48:24il est déjà remonté
48:26au moment où on enregistrait
48:27ce matin
48:27il était déjà autour de 90
48:2990 c'est déjà
48:30très très cher
48:31je rappelle aussi une chose
48:32c'est que
48:33tant que le conflit dure
48:35une fois que vous avez
48:37vous ne pouvez plus produire
48:38parce que vous ne pouvez plus stocker
48:39c'est déjà le cas
48:40je crois de Bahreïn
48:41et d'autres
48:42vous devez arrêter vos puits
48:43et vous ne pouvez pas redémarrer
48:45votre production
48:45du jour au lendemain
48:46en claquement de doigts
48:47ça prend des semaines
48:48pour redémarrer
48:49donc tout ce qui s'arrête maintenant
48:50et tout ce qui va s'arrêter
48:51c'est pour ça que
48:52l'Iran joue cette guerre asymétrique
48:54tout ce qui va s'arrêter
48:55mettra des semaines à repartir
48:57donc l'impact
48:58sur les cours de pétrole
48:59ils vont être obligés
49:01évidemment
49:01de le compenser
49:02et qu'est-ce qui va
49:03évidemment profiter
49:05de la compensation
49:06la Russie
49:08évidemment c'est la Russie
49:09et donc qui va acheter
49:10son pétrole
49:1030, 40 ou 50% plus cher
49:13va voir
49:13parce que
49:14évidemment on parle du pétrole
49:15mais c'est toute l'énergie
49:17qui fait l'énergie
49:17et quel va être l'effet
49:19l'effet c'est l'inflation
49:20bien sûr
49:21l'effet c'est l'inflation
49:22donc c'est la dévalorisation
49:23des actifs des personnes
49:26c'est la dévalorisation
49:27des biens des personnes
49:27l'inflation tout le monde
49:28se rappelle ce que ça veut dire
49:29et donc l'inflation
49:31c'est le risque
49:31l'explosion de l'inflation
49:34dans les mois qui viennent
49:35est quelque chose
49:37qui est de plus en plus
49:37probable
49:38à mesure précisément
49:39que les jours passent
49:40et que
49:41les Etats-Unis
49:42ne referment pas
49:43cette séquence
49:44et donc maintenant
49:45le timing
49:45c'est le suivant
49:46soit ils continuent
49:48et l'Iran évidemment
49:49va leur dire
49:50d'aller se faire foutre
49:51pendant les semaines
49:52qui viennent
49:53soit ils continuent
49:54comme ça
49:54et chaque semaine
49:56qui passe
49:56est une semaine de plus
49:57je dirais
49:58dans le cercueil
50:00de l'économie
50:02de la plupart des alliés
50:03des Etats-Unis
50:03qui auraient du Sud
50:04Japon
50:05Inde
50:06etc
50:06bref
50:06de tous les pays
50:07qui sont des alliés
50:08traditionnels
50:08et l'Europe
50:09puisque nous
50:10nous sommes nos alliés
50:10c'est le Qatar
50:11là-bas
50:11c'est l'Arabie Saoudite
50:12qui est une grande
50:14démocratie comme on le sait
50:16ou la liberté de la femme
50:17ou la liberté de la femme
50:18les droits des machins
50:19etc
50:19on n'a pas vu les féministes
50:21sortir un fuck MBS
50:23et qui bombardent le Yémen
50:24depuis tant d'années
50:25et ça on n'en parle pas trop
50:26non plus
50:27300 000 morts au Yémen
50:28sous les bombardements
50:28de l'Arabie Saoudite
50:29ce sont des alliés
50:30bref
50:31donc tous ces gens-là
50:32ce sont ces gens-là
50:32qui sont en difficulté
50:33c'est nos économies
50:34qui vont se retrouver
50:35en difficulté
50:35et donc la pression
50:36va être de plus en plus forte
50:37de plus en plus puissante
50:39pour qu'évidemment
50:40ils trouvent des ressources ailleurs
50:42et bien on va maintenant
50:44enchaîner avec la minute mainstream
50:46parce que bon
50:46une alerte générale
50:47sans minute mainstream
50:48c'est pas une alerte générale
50:49pas du tout
50:49voilà
50:49allez
50:56bonsoir et bienvenue
50:57sur le plateau
50:58de Gros FM
50:59alors Nicolas
51:00cette fois-ci
51:01on peut dire que
51:01ils l'ont bien
51:02dans le baba les mollas
51:03ça la ramène moins
51:04ah ben là ça la ramène moins
51:05quand il y avait un lui
51:06qui débarque sur le Charles de Gaulle
51:07manifestement
51:08sans Catherine Vautrin
51:08là tu vois
51:09toute la puissance quand même
51:10là tu te dis
51:11là on a affaire à quelqu'un
51:12mais on a affaire à quelqu'un
51:13et pas n'importe qui
51:14il envoie de la frégate
51:15ça envoie de la frégate
51:16le président de la république française
51:19et est-ce qu'on ne peut pas dire
51:20que c'est même
51:21avant même d'envoyer le Charles de Gaulle
51:22le discours devant
51:23le gros sous-marin nucléaire
51:24qui a quand même fait peur
51:26à tous ces adorateurs de Dieu
51:28qui tuent leurs femmes
51:29à coups de bombe
51:30dans des écoles
51:31ah ben clairement
51:31clairement ce discours
51:32est incroyable
51:33est incroyable
51:34de puissance
51:35de charisme
51:36de charisme
51:37et de vision
51:37il y a vraiment une vision
51:39et puis du coup aujourd'hui
51:40tous les basses que nous avons
51:41il ne reste plus que les bouées Pokémon
51:42dedans
51:42parce que tout est parti
51:44dans les milliers d'années
51:45voilà
51:46la carte Pokémon
51:47qui je rappelle
51:48est heureusement imposée
51:50oui elle est imposée
51:51on me le dit à l'oreille
51:52elle sera taxée
51:52comme à peu près
51:53tout dans ce pays
51:54et heureusement
51:55parce qu'il faut participer
51:56à l'effort de guerre
51:57et là je tiens à saluer
51:58quand même le patriotisme
51:59et le civisme des français
52:00qui vont enfin payer l'essence
52:03à son juste prix
52:04et faire un effort de guerre
52:06pour sauver le budget
52:07et surtout participer
52:08à l'effort de réarmement
52:09de la France
52:10une petite augmentation
52:11de la taxe foncière aussi
52:12au passage
52:12il faut un
52:13ça
52:13on en reparlera
52:15après les municipales
52:16il ne faudrait pas
52:16ça fait 65 balles
52:17et ça fait en même temps
52:17c'est la moitié d'un plein
52:18il ne faut pas déconner
52:19et puis le fait
52:19que cette essence
52:20soit si chère
52:21est aussi incitatif
52:22pour l'achat d'un véhicule électrique
52:23bien sûr
52:24c'est vrai qu'on a un peu perdu
52:25de vue cet objectif climatique
52:26on pense que le Tomahawk
52:28est un missile éco-consistant
52:30je pense que là
52:31on est en train
52:31de tenir le bon bout
52:32et je félicite les français
52:34pour leur patriotisme
52:35il faut une France demain
52:36une France
52:36tout le monde en zoé
52:37tout le monde en zoé
52:38demain
52:38voilà c'est 2027
52:40c'est tous en zoé
52:41c'est chouette
52:41et puis nous sommes encore en guerre
52:42et ça c'est chouette
52:43et ça c'est cool
52:44et oui nous sommes en guerre
52:45nous sommes en guerre
52:46et c'est la fin déjà
52:48d'Alerte Générale
52:49en tout cas
52:49merci de nous avoir suivis
52:51merci Laurent Ozon
52:52merci Nicolas Taki
52:53merci beaucoup
52:54merci chers publics
52:55merci à vous
52:56on se retrouve
52:58dans 15 jours
52:58si vous avez aimé
52:59cette émission
53:00vous n'hésitez pas
53:00vous mettez un pouce
53:01et vous vous abonnez
53:02à la chaîne TVL
53:03voilà à la prochaine
53:04ciao
53:04salut ciao
53:06ciao
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