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  • il y a 7 minutes
Avec Elisabeth Lévy et Louis Nadau

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-02-27##

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News
Transcription
00:00En direct du Salon International de l'Agriculture, depuis le stand de la Coopération Agricole,
00:07le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Maxime Liedot.
00:12Et il est 8h37 sur Sud Radio, suite de la discussion où on va essayer de résoudre en tout cas
00:18la question qu'on vous pose sur le site internet sudradio.fr,
00:21sur l'application bien sûr de la radio, ainsi que sur les réseaux sociaux.
00:24Les Français sont-ils responsables du déclin de leur agriculture ?
00:28Vous comprenez un peu l'enjeu derrière cette question, c'est de dire, ah oui c'est facile d'applaudir
00:32les agriculteurs,
00:33c'est facile de répondre à des sondages pour dire qu'on les soutient, mais quand il s'agit de
00:37choisir des produits de saison,
00:38quand il s'agit en réalité de mettre 1 ou 2 euros en plus, ce n'est pas toujours évident.
00:43Vous avez des réactions évidemment, des participations, vous êtes les bienvenus amis auditeurs.
00:48Ce débat, il est en compagnie d'Elisabeth Lévy et de Louis Nadeau.
00:52Justement, Elisabeth, Louis, est-ce que vous pensez qu'en partie les Français sont responsables du déclin de leur agriculture
00:57?
00:58Elisabeth.
00:58Pas en partie. En fait, d'une façon générale, je pense que les Français sont responsables de ce qui leur
01:03arrive.
01:04J'en ai assez de ce discours victimaire où ils seraient victimes de méchants politiques qu'ils ont élus et
01:09même parfois réélus.
01:13qu'ils ne seraient pas responsables d'une dette qui bénéficie, je me demande bien à qui elle bénéficie cette
01:20dette et à qui elle est distribuée,
01:21si ce n'est pas à une grande partie des Français, notamment aux 53% qui perçoivent plus de la
01:27collectivité que ceux qui le contribuent.
01:30Non, mais les Français ne sont jamais responsables de rien. C'est une victime.
01:34Moi, je considère évidemment que, et ça ne veut pas dire qu'ils peuvent agir sur tout, mais, enfin, ici,
01:41ils peuvent agir quand même sur beaucoup de choses.
01:43Il y a des responsabilités, effectivement, de la politique européenne, mais d'une façon générale.
01:47Je pense que, et même les agriculteurs, d'ailleurs, peuvent aussi être vus comme ça, nous voulons le beurre, l
01:54'argent du beurre.
01:55Nous voulons des choses contradictoires. Nous voulons des usines en France et nous voulons payer notre iPhone au prix du
02:02travail en Chine.
02:03Voilà. Eh bien, ça, ce n'est pas possible.
02:04Et donc, c'est pareil pour l'agriculture.
02:06Et de la même façon, si vous voulez, alors, je pense que vous ne pouvez pas avoir une agriculture qui
02:10est, si vous avez une agriculture qui est sous perfusion de subvention,
02:15vous ne pouvez pas avoir des prix libres.
02:18Et, si vous voulez, il y a des tas de, comme ça, de contradictions.
02:21Et quant aux Français, je sais qu'il y en a pour qui ce n'est pas possible de faire
02:24autrement, si vous voulez, mais pour beaucoup,
02:26ils considèrent que, d'abord, le dernier iPhone, c'est un droit de l'homme, mais ils achètent quand même
02:31des produits de...
02:34Mais si, si.
02:35C'est un débat. Elisabeth, laissez Louis Nadeau du jour à l'heure pour répondre.
02:39Je partage absolument pas la charge d'Elisabeth contre la République sociale.
02:44Évidemment que c'est très bien.
02:45Contre la République, contre les Français.
02:47La République sociale.
02:48C'est un point important.
02:50Ah oui, oui, pardon.
02:51Voilà.
02:52En revanche, là où je la rejoins tout à fait, c'est que les Français votent pour un personnel politique,
03:00dont les grandes options, et notamment les options européennes,
03:05consistent tout de même à réduire sans cesse les protections, la régulation,
03:12et à laisser faire le marché, or, y compris au sein même de l'Union européenne.
03:18Or, c'est ça qui fait mal aux agriculteurs, a priori.
03:23C'est quand même le fait que la concurrence libre est non faussée,
03:27alors même si, évidemment, il y a les aides européennes.
03:30Voilà.
03:30Mais, de fait, c'est la concurrence, et c'est l'absence de barrières à la mondialisation.
03:38Mais là, je pourrais vous dire, les Français, c'est facile d'accuser les Français,
03:42parce que la dernière fois qu'on a interrogé les Français,
03:45on va dire, sur quelque chose de majeur au niveau européen,
03:49c'était en 2005, et les Français n'ont pas été écoutés.
03:51Est-ce que ce n'est pas un peu facile de dire qu'en réalité,
03:55les Français font ce qu'ils veulent, parce que quand ils votent, ils ne sont pas écoutés.
03:57Si les enfants ne vont pas bien, c'est à cause du Covid,
04:00et on ne va pas non plus nous faire le coup de 2005, vous avez raison,
04:04mais enfin, nous expliquer 20 ans après que c'est toujours à cause de 2005.
04:07Mais sur la culture, je vous rappelle que les Français ont élu...
04:10C'est quand même des décisions structurelles de fond, donc bien sûr que 20 ans après...
04:14dans la foulée de 2005, Nicolas Sarkozy, qui avait dit,
04:18Urbi et Torbi est partout, qu'il nous la referait par la porte, par la fenêtre, pardon.
04:22Donc, arrêtons de prendre les Français pour des enfants.
04:26Je vous dis que si vous voulez de l'alimentation à très bas prix,
04:31eh bien, vous avez des fermes des 3 000 vaches, des 10 000 vaches.
04:34Donc nous, on veut des gentils, des belles vaches, des bons paysans
04:38qui s'occupent bien de leur bête, mais on veut aussi à l'arrivée un prix qui ne marche pas.
04:43Et donc, oui, on est en partie responsable.
04:45Ça ne veut pas dire, non mais, je caricature pour énerver un peu mon camarade.
04:48Le camarade de Marianne, je vois bien.
04:50Non, non, mais bien, je suis tout à fait d'accord avec l'idée
04:54qu'il y a une part de responsabilité individuelle, de choix individuels,
04:59quand on est dans des rayons, voilà.
05:01Encore faut-il permettre aux Français de faire ce choix-là.
05:05On peut tout à fait leur demander de se montrer plus patriotes
05:08dans leur comportement alimentaire.
05:11Mais quand on n'a pas les moyens, c'est très compliqué.
05:14Et si on prend la répartition des dépenses des ménages,
05:20on voit bien, par exemple, que l'explosion du prix du logement
05:25fait que forcément...
05:25Certains vous dirent aussi l'explosion du prix de certains abonnements
05:28pour avoir les séries en illimité sur la télé, sur l'ordinateur.
05:31Ça aussi, c'est venu gonfler, on va dire.
05:33Il y a une part de choix.
05:34Et effectivement, il faut tout de même créer les conditions de possibilité
05:39pour que les Français puissent faire ces choix-là.
05:42Il y a par exemple...
05:43Il y a une des raisons pour lesquelles le pouvoir d'achat,
05:45moi, que je déteste d'ailleurs, parce qu'il pointe un problème quand même.
05:50Mais la raison pour laquelle il est problématique et bas,
05:54c'est tout simplement parce qu'une énorme partie de vos revenus,
05:57une partie croissante de vos revenus,
05:58est ponctionnée par la nécessité de ce merveilleux état social
06:02que vous appelez République Sociale,
06:03mais qui est l'État social, un État social obèse,
06:08un État social...
06:10Très bien, vous parlez comme la Constitution, moi, je parle comme moi.
06:12Un État social obèse, si vous voulez,
06:16qu'on est obligé de nourrir en permanence,
06:19ce qui fait que les revenus sont...
06:20Elle souligne un point important, Elisabeth Lévy et Louis Nédo.
06:22Elle vous explique qu'en réalité,
06:23tout ce qui n'arrive pas dans la poche des Français,
06:25c'est ce qui peut être donné parfois à certaines aides sociales,
06:28parfois pour le chômage, parfois pour les retraites.
06:30Et donc, au bout d'un moment, on a fait un choix dans ce pays
06:32qui est en face d'une certaine partie de la population.
06:35Non, on a fait un choix d'un modèle,
06:36et on a fait un deuxième choix,
06:38qui est le choix d'un modèle fondé sur la consommation.
06:41C'est-à-dire que la plus grande industrie en France,
06:43c'est les hypermarchés, quand même.
06:45C'est ça qui progresse.
06:46On n'a plus une usine qui fabrique des vraies choses,
06:49mais pour ce qui est de vendre, ça, on sait faire.
06:51Donc, vous ajoutez de la valeur ajoutée, c'est vrai,
06:53mais avouez que bon.
06:56Donc, on a fait...
06:57Et on subventionne la consommation, bien sûr,
06:59puisqu'on n'est pas capable de laisser les salaires monter.
07:03Donc, on est dans un modèle, si vous voulez,
07:05où la subvention est le cœur de la chose.
07:08L'argent qui est prélevé sur les salaires,
07:12ce n'est pas de l'argent qui disparaît soudain.
07:15C'est de la redistribution.
07:17C'est le principe de la redistribution.
07:18Est-ce que j'ai le droit de penser qu'elle est excessive ?
07:20Oui, oui, vous avez tout à fait le droit.
07:21Non, non, mais il ne faut pas non plus...
07:22Oui, vous n'êtes pas encore habitué à la répartie d'Elisabeth Lévy, Louis-Denis.
07:26Il ne faut pas non plus faire comme si cet argent disparaissait dans les terres.
07:30Non, non, il est redistribué
07:31et il sert précisément à tous les Français les plus fragiles,
07:35les moins bien lotis,
07:36à se nourrir, à se loger, à se chauffer,
07:39à avoir... à payer leur...
07:41Mais vous êtes en train de décrire un système soviétique
07:43et vous vous en satisfaisiez.
07:44Mais vous avez quoi ?
07:45Je vous propose deux angles supplémentaires.
07:48Vous en satisfaisiez.
07:49Non, non, vous en s'y se faisiez.
07:50C'est à peu près français aussi, Elisabeth Lévy, je vous rassure.
07:52Merci.
07:52Mais vous êtes en train de décrire un système soviétique
07:54dans lequel il faut payer les gens
07:56pour qu'ils puissent payer leur loyer.
07:57Et vous trouvez ça génial ?
07:58De ce système soviétique, ma chère Elisabeth Lévy,
08:01on en reparlera d'ici une dizaine de secondes, ma chère Elisabeth.
08:04On marque une courte page de pause.
08:07Et puis, je vous propose ce débat, certes,
08:09c'est ce qu'il faut penser, comme certains le proposent.
08:11Peut-être, non pas des tickets de rationnement
08:13à des chèques alimentaires,
08:14mais en tout cas, mettre en place un système public
08:16pour aider les Français à payer, on va dire,
08:18de bons produits français.
08:20Ça fait partie des solutions.
08:21Et par rapport aux Français qui, certes...
08:23Mais oui, Elisabeth...
08:23Donc, encore une mesure soviétique.
08:25Mais c'est bien pour ça que ça va provoquer le débat
08:26autour de ce studio.
08:27Il y a également d'autres Français
08:29qui sont beaucoup plus problématiques.
08:30Ils sont, bien sûr, pour la production agricole.
08:32Mais quand il y a un poulailler à côté de chez eux
08:34ou une usine agricole qui se construit,
08:36là, c'est l'opposition avec, bien sûr,
08:37un rôle important des écologistes.
08:38Je vois déjà l'œil qui frise d'Elisabeth Béby
08:41suite du débat dans une poignée de secondes
08:42sur Sud Radio.
08:43A tout de suite.
08:44En direct du Salon international de l'agriculture
08:47depuis le stand de la coopération agricole.
08:51Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Maxime Liedot.
08:56Il est 8h48 sur Sud Radio.
08:58Très heureux d'être avec vous en direct
09:00depuis le Salon de l'agriculture
09:01et depuis le stand de la coopération agricole.
09:03On est ensemble jusqu'à 10h
09:05avec une succession, bien sûr, d'invités
09:06dans quelques minutes et à partir de 9h
09:08dans La Vérité en face
09:09pour essayer de comprendre
09:10les différentes problématiques
09:11auxquelles sont confrontées
09:13nos éleveurs, nos vignerons,
09:16nos agriculteurs plus largement.
09:17Et vous allez l'entendre.
09:19Certes, il y a beaucoup de problèmes,
09:20mais il y a aussi des solutions
09:21jusqu'à 9h suite du débat
09:22avec Elisabeth Lévy et Louis Nadeau,
09:24journaliste de Marianne.
09:26On était en train d'évoquer aussi,
09:27en tout cas, un choix,
09:28une certaine part de responsabilité des Français
09:30dans le déclin de notre agriculture,
09:33dans la difficulté, parfois,
09:34qu'il existe à mettre quelques euros
09:36en plus sur certains produits.
09:37Et on se posait aussi la question,
09:38quand même,
09:39puisqu'on interroge la responsabilité
09:41des Français dans certains choix,
09:42par rapport au Mercosur,
09:44il y a eu une opposition massive.
09:45Les agriculteurs étaient soutenus
09:47à quoi ?
09:4780-90% par les Français.
09:49Mais on rappelait hors antenne
09:50Elisabeth Lévy et Louis Nadeau
09:52que oui, il faut le dire,
09:53il y a aussi certaines filières agricoles
09:55qui étaient largement favorables
09:57au Mercosur.
09:58Largement favorables au Mercosur.
10:00Louis Nadeau, dubitatif, là.
10:02C'est dubitatif, parce que, oui,
10:05que ça bénéficie à l'agro-business,
10:08pour le dire rapidement.
10:11Pour vous, c'était forcément l'agro-business.
10:13Je veux bien l'entendre.
10:14Mais, enfin, quand il y a une opposition,
10:16on parlait de choix de société,
10:17quand il y a une opposition massive
10:19pour réduire le libre-échange,
10:23réguler la mondialisation
10:25et qu'on est pieds-poings liés
10:27et contraints par les institutions européennes,
10:31il y a un petit problème démocratique.
10:33Pour vous, le Mercosur,
10:33ça a été en grande partie,
10:34c'est vrai que ça a été deux fois
10:36notifié à l'Assemblée nationale
10:37comme étant un vote contre
10:39pour la plupart des parlementaires.
10:40Pour vous, le Mercosur,
10:41même dans la manière dont il s'est passé,
10:42on ne peut pas accuser, par exemple,
10:43les politiques français
10:44d'avoir été trop en retard
10:45dans la manière de s'opposer,
10:46on va dire très clairement à ce Mercosur.
10:49Pour vous, il y a une pression européenne
10:51qui était de toute façon orchestrée ?
10:53On touche du doigt
10:54le problème fondamental de l'Union européenne
10:57qui est que les représentants élus de la nation
11:00d'un côté s'opposent au Mercosur
11:04et de l'autre, on l'adopte.
11:06Elisabeth Lévy, pourquoi vous râlez dans le micro ?
11:08Tout ça est plein de disciples de Bossuet,
11:11évidemment, qui détestent les effets
11:13dont ils ont chéri et rechéri
11:15et rechéri les causes.
11:16Donc c'est assez marrant.
11:18Je rappelle que les Français
11:19n'ont pas élu seulement Nicolas Sarkozy,
11:21ils n'ont élu depuis que des européistes.
11:24Des européistes fédéralistes,
11:26les plus, j'allais dire des choses pas sympas,
11:28mais enfin les plus fanatiques
11:29dans ce domaine qu'on puisse avoir.
11:31Donc, je vous dis encore une fois
11:34qu'on ne peut pas vouloir le beurre
11:36et l'argent du beurre.
11:37Vous, vous voulez en fait,
11:38j'ai entendu parler de cette histoire
11:40de subventionner encore les produits français.
11:44Alors, j'avoue, moi ?
11:45Non, c'est Maxime.
11:46Ah oui, c'est moi tout à l'heure.
11:47En disant que certains proposent,
11:49en disant l'État doit aider
11:50un chèque alimentaire plus plus,
11:52le blanc rouge.
11:52Encore une mesure,
11:53encore une usine à gaz,
11:54encore une subvention publique,
11:56encore un machin d'État,
11:57encore un truc bureaucratique.
11:58Super.
11:59Ce qu'on veut, nous,
12:00c'est que les gens ont d'abord
12:01il peut y avoir un effet
12:02de patriotisme, tout simplement.
12:04Les gens peuvent acheter
12:05des produits français.
12:07Maintenant,
12:08juste, je reviens deux secondes,
12:10pardon, je me suis égaré
12:11au Mercosur.
12:11Le Mercosur,
12:12le Mercosur,
12:14il ne profite...
12:15Alors, si les flux
12:16qu'on nous annonce
12:17sur le papier
12:18sont à peu près exacts,
12:19plus que les fantasmes
12:21et les affabulations
12:22parfois du corps,
12:23mais bon,
12:24si les flux
12:25sont à peu près exacts,
12:27le Mercosur
12:27ne profite pas seulement
12:29à certaines filières agricoles,
12:31ils profitent à peu près...
12:32Ils profitent aussi
12:33à l'industrie, évidemment.
12:35Je vous rappelle
12:35que nous avons une industrie,
12:36que nous défendons
12:38également une industrie.
12:39Donc,
12:40si on fait juste...
12:41Si la vie était
12:42un tableau Excel,
12:43on pourrait dire
12:43que le Mercosur,
12:44c'est bien.
12:45Maintenant,
12:45les Français nous disent
12:46nous voulons garder
12:47notre agriculture.
12:48Nous voulons garder
12:49une agriculture,
12:50c'est-à-dire que
12:51comme l'électricité,
12:52peut-être,
12:53l'électricité est un bien
12:54ou l'énergie en général,
12:56on ne peut pas le laisser
12:57complètement au marché.
12:58L'État doit intervenir
13:00tout simplement parce que...
13:02Donc, vous êtes pour
13:02de la régulation.
13:03Laissez-moi finir,
13:04s'il vous plaît.
13:04Donc,
13:05je dis juste,
13:05il faut savoir ce qu'on veut.
13:07C'est tout.
13:08Je ne vous dis pas
13:09que c'est ça qu'il faut faire.
13:10Je vous dis que si vous voulez
13:11garder des jolies fermes,
13:13etc.
13:14Mais vous ne seriez pas
13:15un peu soviétique,
13:15par exemple ?
13:16Vous êtes pour que l'État régule,
13:17en fait.
13:17C'est marrant,
13:18vous n'avez pas l'air
13:18de comprendre.
13:19J'énonce une alternative,
13:21mais si vous voulez,
13:21je peux vous la refaire
13:22la troisième fois.
13:23J'énonce une alternative.
13:25Vous voulez acheter
13:27votre alimentation
13:28très peu chère,
13:29eh bien,
13:29il faut de la production
13:30de masse.
13:31N'importe quelle personne
13:32qui n'a pas de diplôme
13:33d'économie
13:34peut le comprendre.
13:35Vous,
13:35vous seriez,
13:36alors,
13:36Louis Nadeau,
13:37pour continuer
13:38à titiller
13:38Elisabeth Lézis ?
13:40Françoise de Bois,
13:40je voulais la citer
13:41parce qu'elle,
13:41elle dit ça.
13:41Un hommage à Françoise de Bois.
13:43Non,
13:43je dis,
13:43mais non,
13:44mais là,
13:45honnêtement,
13:45soyons un peu,
13:47on ne connaît pas vraiment
13:48non plus finement la question.
13:50Je dis,
13:50il y a des gens
13:51qui proposent,
13:52par exemple,
13:53de sortir l'agriculture
13:55des traités de libre-échange.
13:57Pas forcément de l'Union européenne,
13:58dit-elle,
13:59mais des traités de libre-échange.
14:00Moi,
14:00je ne sais pas
14:01si c'est ça qu'il faut faire,
14:02je n'en sais rien.
14:03Louis Nadeau,
14:04comment vous regardez,
14:04non pas bien sûr
14:05dans les détails,
14:05mais sur cette idée
14:06que de toute façon,
14:07il faudrait sortir
14:07de temps en temps
14:08de libre-échange
14:08parce que pour sur beaucoup,
14:09c'est synonyme
14:11de destruction d'emplois,
14:12de savoir-faire.
14:14La gauche a applaudi
14:15le libre-échange.
14:15Laissez parler
14:16Louis Nadeau,
14:17Elisabeth,
14:17je me tais.
14:19Alors,
14:19la gauche défendue par Marianne
14:21n'a jamais applaudi
14:22le libre-échange.
14:23C'est quand même
14:24une constante...
14:25Ça,
14:25on peut la reconnaître.
14:26Vous pouvez quand même
14:27nous le reconnaître.
14:27Certes,
14:28d'accord,
14:28mais évidemment,
14:30tout ce qui consiste,
14:31sans être un spécialiste
14:33de la question agricole,
14:34moi non plus,
14:35tout ce qui consiste
14:36à réguler le marché,
14:38le laisser-faire,
14:39à ajouter de la protection
14:41pour l'agriculture française,
14:43je suis évidemment pour
14:44et ce n'est pas
14:45un système soviétique.
14:46Ça s'appelle l'État...
14:48Ou une certaine idée
14:49du protectionnisme.
14:51Non mais franchement,
14:51là je ne blague plus.
14:53Vous trouvez que l'État
14:54n'est pas assez présent
14:54dans notre pays ?
14:55Non, non.
14:56Dans un pays
14:56où il y a 53%
14:58de la richesse nationale
14:59qui passe par les tuyaux
15:00Mais peut-être qu'il est
15:01beaucoup trop là
15:01où il ne devrait pas être,
15:03Elisabeth Févy.
15:03Peut-être,
15:04c'est une question de choix
15:05et ses choix,
15:06ce sont les Français...
15:07C'est la radio,
15:08Elisabeth,
15:08les deux vont parler dans le micro.
15:09Oui, mais je n'ai pas de casque,
15:10c'est pour ça.
15:11Ce sont les Français
15:13qui les font.
15:15Donc,
15:16c'est la seule chose
15:16que je vous dis depuis tout à l'heure,
15:18on ne peut pas vouloir
15:19tout et son contraire.
15:20Alors, si vous voulez me faire dire
15:22que j'aimerais une répartition
15:23différente de la dépense publique,
15:25par exemple,
15:25qu'on ait enfin le courage
15:26de s'attaquer à peu près
15:29convenablement
15:29à la grande question
15:30des retraites
15:31qui est quand même
15:31un euro sur quatre
15:32d'argent public
15:33avec, je pense,
15:35alors sans toucher
15:36les petits retraités,
15:37évidemment,
15:37mais peut-être
15:38avec une répartition
15:39un petit peu différente.
15:40Je ne peux pas travailler plus.
15:42Je serais tout à fait
15:43d'accord avec vous.
15:45Ce qui est important,
15:45c'est la durée de cotisation.
15:47Mais il y a aussi
15:48des montants de pensions.
15:51qui, je pense,
15:52peuvent être discutées.
15:53Si le but des retraites,
15:54c'est payer des résidences secondaires,
15:56bon, ben, non.
15:58C'est assurer une retraite digne.
16:00Donc, on peut...
16:00Non, mais on ne peut pas
16:00avoir une retraite digne
16:02et imaginer
16:03s'acheter une résidence secondaire.
16:04Excusez-moi, je ne sache pas encore
16:04que c'est un crime
16:05d'avoir une résidence secondaire
16:07quand on a bossé toute sa vie.
16:08Non, mais ce truc,
16:09quand il risque que...
16:10Non, mais vous voulez vivre
16:11en Union soviétique ?
16:12Oui, je veux que des gens
16:13avec leur retraite
16:14puissent se payer
16:14des résidences secondaires.
16:15Excusez-moi, mais c'est délirant.
16:17En France, on n'est pas...
16:17On répond un tout petit peu,
16:19Elisabeth Lévy.
16:19C'est délirant.
16:20Au milieu de cette longue diatrise
16:21qui était enflammée.
16:22C'est délirant de parler
16:24d'un euro...
16:25Enfin, de dire
16:26il faut faire des choix fondamentaux.
16:27Et quand on parle
16:28des choix fondamentaux en question,
16:30puisque quand même,
16:31encore une fois,
16:32les retraites,
16:33c'est quand même
16:33une part colossale
16:35des dépenses publiques
16:36de ce pays,
16:36dire non, non,
16:37il ne faut pas
16:38de politique anti-riche.
16:40Donc, le fait que nous soyons
16:42le seul pays
16:42à être resté
16:43à un âge
16:45absolument ridicule
16:46de la retraite
16:46alors qu'en Allemagne,
16:47ils vont passer à 70 ans,
16:48n'a strictement rien à voir
16:49avec ça.
16:50Le fait que les Français,
16:51dans leur ensemble,
16:52ne veulent pas travailler plus...
16:53Là, vous avez bien
16:53que vous allez ulcérer
16:54le journaliste de Marianne
16:55qui est l'un ado.
16:56Je vous dis juste
16:56qu'il y a une façon aussi
16:58d'avancer dans ce pays,
17:00c'est de bosser plus.
17:01On bosse moins
17:01que tous les autres.
17:02On produit moins
17:03que tous les autres.
17:04Et oui,
17:05si on bosse plus,
17:06on pourra payer
17:06notre alimentation
17:07un peu plus cher.
17:08Donc, il faut bosser plus,
17:09Louis Nadeau.
17:10On est un petit peu
17:11loin de l'agriculture,
17:12mais c'est lié.
17:13C'est directement lié.
17:14Mais si vous voulez
17:16me faire parler
17:16de l'âge légal,
17:17allons-y.
17:18Je pense que c'est
17:19un totem ridicule
17:20et qu'il serait bon
17:23de réfléchir
17:23à un système
17:24où les agriculteurs
17:25qui se cassent le dos
17:26toute la journée
17:28en faisant un métier
17:29extrêmement pénible,
17:30extrêmement difficile,
17:32devraient pouvoir partir
17:33beaucoup plus tôt
17:33à la retraite
17:34qu'ils ne le font aujourd'hui.
17:35Et j'en connais
17:36qui ne peuvent pas partir
17:37à la retraite
17:38alors que leur corps
17:39est brisé concrètement
17:40par le travail.
17:41Et les journalistes,
17:44avocats et autres
17:45devraient travailler
17:46plus longtemps,
17:46pour cotiser plus longtemps.
17:48Ça s'appelle...
17:49Concluer,
17:50Elisabeth,
17:50je vois que vous en rêvez.
17:52Et ça me fait plaisir
17:53de vous offrir
17:54cette joie de 30 semaines.
17:54qu'à chaque fois
17:55qu'on cherche des solutions,
17:57on pense que les Français
18:00sont des grands enfants,
18:01que toute solution
18:01ne peut venir que de l'État.
18:02Moi, je vous dis
18:03qu'il y a beaucoup
18:03de Français
18:04qui sont d'accord
18:05pour travailler plus,
18:06qui comprennent très bien
18:06que si on veut
18:09supporter dignement
18:11les gens
18:11qui vont maintenant
18:12vivre beaucoup plus longtemps,
18:13et ça,
18:14c'est à côté de chez vous,
18:15c'est dans votre vie,
18:16c'est pas un fantasme,
18:18eh bien oui,
18:18vous arrêtez à 62,
18:2063 ou 64,
18:22c'est peut-être pas
18:22absolument obligatoire,
18:24mais surtout,
18:25moi, ce qui me frappe,
18:27c'est se tourner
18:28toujours, toujours
18:29vers l'État.
18:29Quand on est journaliste
18:30assis sur une chaise,
18:31ce n'est pas obligatoire,
18:33effectivement.
18:34On peut travailler
18:34jusqu'à 70 ans.
18:36Quand on est agriculteur
18:36et qu'on se casse le dos
18:37au travail,
18:39ça serait bien
18:39de pouvoir partir à cette fois.
18:40Personne ne proposera
18:41quoi que ce soit,
18:42Elisabeth Lévy,
18:43parce que c'est la fin.
18:43Je vous remercie
18:44d'avoir été sur Sud Radio,
18:46mon cher Louis Nadeau
18:46et ma chère Elisabeth Lévy,
18:47en direct depuis le...
18:49Pardon, pardon,
18:50depuis le salon de l'agriculture.
18:52Il n'y a pas de pardon à voir,
18:53c'est les joies du débat.
18:54Merci beaucoup
18:54d'avoir été avec nous ce matin.
18:55On reste en direct
18:56jusqu'à 10h pour la vérité en face.
18:58Vous allez le voir à ce micro.
19:00Énormément d'acteurs
19:00qui ont les mains
19:01dans le conduit
19:01de l'agriculture française,
19:02qui sont face à des problèmes,
19:04mais qui trouvent des solutions.
19:05Et on va les poser
19:06toutes ces questions
19:07avec vous, bien sûr,
19:08sur le site sudradio.fr,
19:09sur les réseaux sociaux
19:10et toujours naturellement
19:11au standard
19:12et avec nos nombreux invités
19:13depuis le stand
19:14de la coopération agricole,
19:15en direct depuis le salon
19:16de l'agriculture,
19:17jusqu'à 10h.
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