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  • il y a 2 mois
Avec Rafik Smati, représentant du mouvement Objectif France

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##SUD_RADIO_VOUS_EXPLIQUE-2026-01-01##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h09, Maxime Liedot.
00:06Et soyez les bienvenus sur Sud Radio à 7h34, c'est le moment de Sud Radio vous explique sur cette question des réseaux sociaux.
00:13A quoi doit-on s'attendre pour les prochains mois ? Est-ce que la France va absolument légiférer ? Bonjour Rafik Smati.
00:19Bonjour Maxime Liedot.
00:20Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Je rappelle que vous êtes le président du mouvement Objectif France,
00:25auteur de Le Nouveau Temps, comment reprendre le contrôle à l'ère de l'IA.
00:30Ce n'est pas nouveau et ça fait plusieurs fois qu'on en parle.
00:32Le gouvernement souhaite interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans, dès la rentrée prochaine.
00:36C'est en tout cas ce qu'on a pu lire ces dernières heures.
00:39Le président de la République, hier soir, l'a annoncé comme étant parmi les chantiers à venir.
00:44Comprendre, limiter l'âge ou limiter l'accès avant un certain âge.
00:48Avant qu'on rentre dans les détails, Rafik Smati, est-ce que tout simplement c'est une initiative que vous saluez ce matin ?
00:55Alors non, pas du tout.
00:56Pas du tout. Pour moi, c'est l'exemple typique de la fausse bonne idée à la française dont on a le secret.
01:01C'est-à-dire une idée qui part d'un sentiment qui est réel.
01:06C'est-à-dire qu'il y a un vrai sujet de rapport de nos enfants aux écrans.
01:11Il y a un sujet d'aliénation, etc.
01:15Donc c'est un vrai sujet à la base.
01:17Par contre, poser le sujet immédiatement sous l'angle de l'interdiction,
01:21pour moi, c'est un problème philosophique et c'est un problème de fond.
01:25Pour tous ceux qui nous écoutent, par exemple, surtout en se réveillant tout doucement,
01:29certainement d'un réveillon qui fut agité, Rafik Smati,
01:32en quoi n'est-ce pas le rôle de l'État de limiter l'accès à quelque chose de nocif ?
01:37Beaucoup pourraient dire que c'est une forme de drogue,
01:39c'est quelque chose qui met à mal le cerveau de nos enfants.
01:41Pourquoi n'est-ce pas à l'État de mettre un veto, de mettre un stop sur cet abus ?
01:47Tout simplement parce que je crois que nous avons un État qui est aujourd'hui défaillant sur plein de sujets,
01:53et notamment sur ses missions essentielles.
01:54On sera tous d'accord pour le reconnaître.
01:56Et un État qui se mêle de tout, c'est-à-dire qui rentre dans nos vies,
02:00qui rentre dans nos foyers et qui renonce à l'essentiel.
02:02Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
02:04Vous savez, moi, je suis persuadé d'une chose,
02:06c'est que c'est au rôle des familles, mais de manière générale,
02:09sur ce sujet-là comme sur bien d'autres,
02:11c'est aux familles de prendre leurs responsabilités.
02:14Un monde, une société dans laquelle les familles sous-traitent tout à l'État
02:19ne laisse rien augurer de bon pour l'avenir,
02:21et interroge l'évolution de nos libertés.
02:24Moi, je vais vous confier un cas personnel, Maxime.
02:29Je suis moi-même entrepreneur dans le domaine du numérique.
02:32J'ai deux enfants qui ont 12 et 14 ans,
02:34et bien ils n'ont pas de téléphone portable.
02:36C'est-à-dire que je suis conscient des limites du numérique.
02:42Pas de téléphone portable du tout, c'est-à-dire même pas pour aller à l'école,
02:45c'est pas que vous ne le limitez, c'est juste inexistant pour eux pour le moment.
02:49Alors, ils n'en ont pas, tout simplement.
02:51Mais à la maison, on a un ordinateur, ils l'utilisent,
02:54je les initie aux outils d'intelligence artificielle,
02:56donc je ne veux pas les élever contre le numérique.
03:00Par contre, je veux les élever dans une certaine lenteur,
03:03je veux qu'ils cultivent l'introspection, etc.
03:04Et d'ailleurs, tous les entrepreneurs de la tech aux Etats-Unis
03:07placent leurs enfants dans ce qu'on appelle des slow schools,
03:10c'est-à-dire dans des écoles de la lenteur,
03:11dans des écoles où il n'y a pas de numérique.
03:13Et ce n'est pas un hasard.
03:14Mais c'est aux parents de prendre cette responsabilité.
03:16Mais alors, Raphaël Smati, vous décrivez parfaitement le problème.
03:18L'État est face finalement à des parents qui n'assurent pas leur rôle.
03:21On peut le voir parfois dans le domaine de la sécurité,
03:24dans le domaine de l'éducation.
03:25Quand ça devient un problème presque de santé publique,
03:28est-ce que ce n'est pas à l'État, par exemple,
03:29de l'interdire dans les collèges-lycées,
03:31et de dire, en réalité, ce que vous faites, vous, à la maison,
03:33en l'interdisant avant, je ne sais pas quelle sera la limite
03:36pour vos enfants, Raphaël Smati, que ce soit 16 ou 18 ans,
03:38mais de dire, tout simplement,
03:40l'accès sera, par exemple, interdit
03:41pour tous ceux qui n'ont pas 16 ans.
03:43Ça, pour vous, ça ne va pas dans le bon sens.
03:46Ça n'est pas une bonne initiative.
03:48Non, mais que l'État commence à agir
03:50là où il a des marges de manœuvre.
03:51Je vous donne un exemple.
03:53Aujourd'hui, dans certains collèges,
03:55vous avez, on offre des tablettes aux enfants.
04:01Aujourd'hui, dans certains collèges,
04:03vous avez, ou dans certains lycées,
04:05vous avez des informations scolaires
04:08qui circulent par groupe WhatsApp.
04:10Donc, d'une certaine façon,
04:12et c'est l'argument que vous donnent certains parents,
04:14ils vous disent, mais on n'a pas le choix
04:15parce que nos enfants sont obligés d'avoir WhatsApp
04:18pour s'échanger des devoirs, etc.
04:20Donc, et là, l'État a une marge de manœuvre.
04:22Mais, encore une fois, vous savez,
04:24ça, c'est la solution de facilité.
04:26Dire, oui, les familles démissionnent,
04:30donc l'État doit prendre le relais.
04:32Je veux bien.
04:33Mais alors, jusqu'où ça va aller ?
04:34Et puis, comment on va faire le contrôle ?
04:38Est-ce qu'on va exiger de nos enfants
04:40qu'ils rentrent une carte d'identité ?
04:42Ou est-ce qu'on devra rentrer une carte d'identité ?
04:44Et alors, ça laisse présager quoi ?
04:45Ça laisse présager un monde
04:46où les identités numériques de chacun
04:49seront scannées, scrutées,
04:52à la merci de n'importe quel pirate ?
04:53Enfin, on entre dans quelque chose.
04:55Je ne sais pas si on mesure la portée
04:56ou alors que c'est purement déclaratif
04:58et c'est du bluff.
04:59C'est-à-dire que c'est un formulaire
05:00lorsqu'on s'inscrit sur un réseau social
05:02et vous n'aurez pas un âge inférieur à 15 ans
05:04pour le faire.
05:04Auquel cas, ça ne sert à rien
05:06parce que tous les enfants mettront un âge
05:07qui n'est pas de leur.
05:08Donc, soit c'est du bluff
05:09et que c'est un effet de communication
05:10et c'est une annonce.
05:12Soit ça ne l'est pas
05:13et c'est plus inquiétant,
05:14Rafix, Maty.
05:15J'imagine aussi que, notamment,
05:17vous faites allusion à ce qu'on a pu entendre
05:18pendant un temps.
05:19C'était des propositions
05:20du côté de Gabriel Attal
05:22par rapport à la plateforme TikTok
05:23en disant qu'il fallait s'inspirer
05:25des pays comme la Chine.
05:26C'est vers cette tendance, en réalité,
05:28vers laquelle, parfois,
05:29certains de nos politiques
05:30vont qu'ils vous inquiètent ?
05:32C'est exactement ça.
05:34C'est-à-dire une façon
05:35de combler une faiblesse d'action
05:39dans des domaines primordiaux.
05:41Je pense notamment à la sécurité,
05:42je pense à la gestion
05:44de la dépense publique, etc.
05:46où l'État faillit complètement
05:48pour finalement exercer
05:49un simulacre d'autorité
05:51et de régaliens
05:52sur des sujets
05:53qui incombent aux familles
05:55fondamentalement.
05:56Et alors, encore une fois,
05:59vous m'avez posé la question
05:59tout à l'heure en me disant
06:00qu'il y a des familles
06:01qui ne font pas le job,
06:03donc c'est à l'État de compenser.
06:04Oui, mais alors jusqu'où ça va aller ?
06:05C'est-à-dire que...
06:06Mais j'entends, Rafix, Maty,
06:07mais aussi dans votre réflexion,
06:09ce que j'entends
06:10et peut-être ce que se disent
06:11beaucoup de Français
06:11qui nous écoutent,
06:12c'est que peut-être
06:13que les points d'inquiétude
06:14concernant les réseaux sociaux
06:15sont ailleurs,
06:16c'est-à-dire qu'on se dit
06:17que le problème de nos réseaux,
06:19c'est qu'il n'y a pas
06:19de géants européens
06:20ni français,
06:21c'est-à-dire qu'on est
06:21sur des plateformes américaines,
06:23c'est X, c'est Facebook,
06:25c'est Instagram,
06:26c'est ça aussi peut-être
06:26le point de blocage, non ?
06:28Alors ça, c'est un sujet
06:29qui est évidemment important,
06:32mais j'ai envie de vous dire
06:33que dans le fond,
06:34ça ne change pas grand-chose
06:35parce que de ce que je lis
06:36des déclarations
06:37des uns ou des autres
06:38au gouvernement,
06:38vous auriez demain
06:39un Facebook français,
06:41ça ne changerait pas
06:42à la face du monde.
06:42Et puis alors,
06:43qu'est-ce qui va déterminer
06:44ce qu'est un réseau social ?
06:46On a une vision
06:47très technocratique
06:48des choses en France.
06:49On va faire une liste,
06:50alors on va mettre
06:51Facebook, Twitter...
06:52Peut-être que ça fait longtemps
06:52qu'on n'avait pas créé.
06:54Oui, voilà, exactement.
06:56Et puis ensuite,
06:57est-ce que WhatsApp
06:59fait partie d'un réseau social
07:00ou ça fait partie
07:00d'un réseau d'échange ?
07:02Et donc, ils vont réunir
07:03des commissions,
07:03dont on a le secret,
07:05on va faire des rapports,
07:06enfin voilà,
07:06c'est l'usine à gaz
07:07à la française.
07:08On va peut-être même
07:08mettre en place
07:08un numéro vert à Fixmaty.
07:10Moi, quand je vous écoute,
07:11tout d'un coup,
07:11c'est une idée
07:11qui me semble lumineuse.
07:13Voyez, un numéro vert
07:14pour savoir,
07:14en fonction de l'application
07:15qu'on utilise,
07:16si c'est un réseau social.
07:18Je vous encourage
07:19à soumettre cette idée
07:20au gouvernement
07:21et je pense qu'ils...
07:22Je pense qu'ils prendront
07:23votre conseil
07:24parce que c'est le genre...
07:26Bon, là,
07:26on est dans la dérision,
07:27évidemment,
07:28on rigole,
07:28mais derrière tout ça,
07:30il y a un renoncement,
07:33il y a un abandon
07:34de notre souveraineté
07:36au sens individuel du terme.
07:38C'est-à-dire que nous
07:39délégons tout
07:40à la puissance publique.
07:42Nous sommes devenus
07:43des citoyens progressivement
07:46qui avons un papa
07:47et une maman.
07:48Le papa s'appelle l'État,
07:49la maman,
07:49c'est la sécurité sociale
07:50et on veut rester
07:51dans le nid familial
07:52éternellement.
07:53Ça ne peut pas durer.
07:54Et puis,
07:54vous me faites penser
07:55quand vous parlez
07:56de la progression
07:57de notre statut de citoyen
07:58à cette phrase
07:59de Jacques Bainville
07:59dans un recueil de chroniques
08:01qui s'appelait
08:02« L'hebdomadaire du mercredi »,
08:03je crois,
08:04où il expliquait
08:05à quel point,
08:05en réalité,
08:06nous sommes devenus
08:07des citoyens
08:08pour petit à petit
08:08acquérir le statut
08:10seulement d'administré.
08:11Merci beaucoup,
08:12Rafik Smati,
08:12d'avoir été avec nous
08:13ce matin,
08:14président du mouvement
08:14Objectif France
08:16pour nous alerter
08:16sur ce danger
08:17que pourraient représenter
08:18les réseaux sociaux
08:20gérés ou en tout cas
08:21limités par l'État.
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