- il y a 1 jour
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-05-08##
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-05-08##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Maxime Liedot.
00:30Trop mauvaise qualité, eh bien, il ne faut pas lui mettre deux points.
00:32Il faut peut-être même lui en retirer.
00:34En bref, je préfère avoir moins d'élèves qui ont le bac
00:37plutôt que d'en créer ou de leur donner
00:39pour qu'après, ils aient des difficultés.
00:41Aujourd'hui, la qualité rédactionnelle,
00:42donc l'importance de l'écriture, de l'orthographe, de la grammaire,
00:46c'est très important et on doit à nouveau y accorder de l'importance.
00:49Est-ce qu'ils ont raison ?
00:50Est-ce qu'il a raison, tiens, le ministre de l'Éducation nationale ?
00:530826, 300, 300.
00:54Est-ce qu'on n'a pas été, tout simplement, depuis des années et des années,
00:58trop négligents ?
00:59Est-ce qu'on n'a pas balayé ça d'un revers de main ?
01:01À chaque fois qu'un élève faisait une faute, on disait
01:03« Oh, ce n'est pas grave ».
01:04À chaque fois qu'un élève faisait une faute, on disait
01:06« Oh, on corrigera, ce n'est pas très important.
01:08On n'est pas obligé d'enlever des points à chaque fois. »
01:10Ah bon ?
01:10Aujourd'hui, quand on voit certaines copies, croyez-moi,
01:12j'ai des amis qui travaillent dans l'Éducation nationale,
01:14il suffit aujourd'hui de lire une copie pour quand même pleurer du sang.
01:17Est-ce qu'on n'a pas été trop négligents depuis des années et des années
01:19sur l'écriture, sur la lecture, sur l'orthographe et la grammaire ?
01:23Appelez-nous, amis auditeurs, 0826 300 300.
01:26Bonjour, Gabrielle.
01:27Bonjour.
01:28Merci beaucoup d'être avec nous, ma chère Gabrielle.
01:30Vous allez bien ?
01:31Oui, oui, très bien.
01:32Très bien.
01:32J'ai un week-end prolongé, donc tout le lien.
01:35Oh, quel bonheur.
01:36Est-ce que vous avez prévu de changer d'air un peu, ma chère Gabrielle ?
01:39Oui, oui, on a besoin de changer d'air quand on est enseignant, effectivement.
01:43Ça, c'est sûr, surtout en ce moment.
01:44Vous, vous êtes donc enseignante et vous êtes en colère.
01:47Est-ce que vous êtes d'accord avec le ministre de l'Éducation nationale
01:50quand il dit qu'il faut veiller de façon assez précise
01:53à la qualité rédactionnelle des élèves ?
01:56Je suis en colère, non.
01:57Je suis plutôt résignée, parce que moi, ça fait 30 ans que j'enseigne.
02:00Donc, j'ai vu un petit peu ce qui se passait depuis tout ce temps.
02:04Et c'est un débat qui est ancien, le débat de l'orthographe.
02:07Mais finalement, ça suit un petit peu toujours, j'allais dire, le politiquement correct.
02:12Donc, on en est à un niveau d'écriture, je ne suis pas évidemment seule à le dire,
02:16qui est au plus bas, au plus bas, j'imagine.
02:20Mais racontez-vous, Gabrielle, qui est enseignante,
02:21quand vous dites un niveau d'écriture au plus bas.
02:23Moi, j'ai des amis, une fois plus, qui sont enseignants.
02:25C'est vrai que parfois, vous jetez un œil aux copies.
02:27Bon, c'est vrai que vous pleurez un peu du sang.
02:29Vous, vous assistez à quoi quand vous dites niveau d'écriture au plus bas ?
02:31C'est quoi ?
02:32Nous, on a des...
02:33En fait, il ne faut absolument pas qu'on comptabilise l'orthographe.
02:37Donc, je ne fais même plus attention.
02:39Mais c'est terrible, en fait.
02:41Il n'y a plus du tout...
02:42En fait, les élèves qui sont habitués à écrire des SMA, des choses comme ça,
02:46vraiment emploient un langage, déjà, avec peu de mots,
02:50et écrient de façon orale.
02:52Donc, il n'y a plus du tout de rien.
02:53Donc, il y a une orthographe absolument à pleurer.
02:55C'est-à-dire que oui, si vous voulez pleurer, vous courez.
02:58Mais c'est peut-être autre chose qu'on cherche.
03:01C'est toujours pas de trouver quoi.
03:03Mais le principe, c'est que...
03:05Ce qui est assez paradoxal, c'est quand les élèves cherchent un stage, etc.,
03:09ils envoient des lettres de recommandation...
03:11Enfin, des lettres, pardon, pour être pris.
03:14Et en fait, ils disent, mais madame, je ne comprends pas, etc.
03:16Oui, mais votre orthographe est extrêmement disqualifiante.
03:20Cela dit, nous, quand on corrige des copies d'examens,
03:23on ne dit surtout pas ne comptez pas l'orthographe
03:26parce que c'est justement discriminant.
03:28Donc, discriminant, pourquoi ?
03:29Parce que c'est peut-être relatif à un milieu social
03:33ou à une espèce de valeur symbolique
03:36qui peut être discriminante, je ne sais pas.
03:38Mais en gros, ce que je constate aujourd'hui, moi,
03:40c'est que l'orthographe est balayée du revers de la main
03:43et qu'il ne faut surtout pas, d'ailleurs, corriger l'orthographe.
03:46Sinon, on se fait taper sur les doigts par les parents.
03:49Alors, les dictées, ce n'est même pas possible.
03:51Oui, mais c'est ça qui est extraordinaire, Gabriel.
03:52C'est que vous, vous racontez comment le système,
03:54parents compris, en réalité, si vous voulez,
03:56dès que vous sanctionnez davantage
03:58ou dès que vous sanctionnez les élèves
04:00quand il y a un problème,
04:01et bien derrière, ça vous retombe dessus.
04:03Oui, parce que ça correspond un peu
04:05à une forme d'autoritarisme, finalement, l'orthographe,
04:08parce que c'est des règles appliquées,
04:10des règles qui sont apprises de façon certainement un peu mécanique.
04:13Donc, tout ça, ce n'est plus du tout valable aujourd'hui.
04:15Et en plus, on est largement concurrencé par l'IA.
04:19Donc, les élèves aujourd'hui savent bien
04:21qu'il y a le correcteur d'orthographe, etc.
04:23Donc, pourquoi finalement s'appliquer à ne pas faire de fautes ?
04:28En gros, c'est un petit peu ça, le principe.
04:29Et c'est totalement affolant et quand même un peu déprimant
04:33en espérant derrière que,
04:34ou moins par, vous parliez de résignation tout à l'heure,
04:36ma chère Gabrielle,
04:37ou moins cet appel de la part du ministre de l'Éducation nationale
04:40hâte, en effet, ces décisions
04:42et vous empêche notamment ou d'avoir des reproches
04:44de la part des enseignants ou du corps pédagogique autour de vous.
04:47Merci beaucoup, ma chère Gabrielle, d'avoir été avec nous,
04:49de vous avoir passé un coup de fil au 0826 300 300.
04:52Bonjour Hakim.
04:53Oui, bonjour Maxime.
04:54Comment allez-vous, mon cher Hakim ?
04:56Très bien, très très bien.
04:57Très très bien.
04:57En ce week-end férié, on en profite un peu.
05:00Oui, on part demain, on va à l'Age-Gap-Ferré.
05:04Oh, mais petit bonheur.
05:05Vous arrivez à partir combien de temps ? Deux jours ?
05:08Oui, deux jours, deux jours, deux jours.
05:10On a réservé pour deux nuits dans un camping et tout, voilà.
05:12Bon, ça, on va dire que ça permet de prendre un peu d'air frais
05:16avant de rattaquer la semaine comme il se doit.
05:17Et vous avez bien raison, mon cher Hakim.
05:18Vous êtes, il me semble, prof au lycée
05:20depuis quand même près d'une vingtaine d'années.
05:22Est-ce que vous voyez un niveau d'orthographe
05:24comme le dénonçait à l'instant Gabrielle qui s'effondre
05:26ou vous dites, moi, depuis que je corrige des copies,
05:28je ne sais pas, moi, il y a toujours des fautes.
05:30Je veux dire, pas besoin d'en faire un affolement général.
05:33Oui, oui, absolument.
05:35Oui, ça fait 25 ans que j'enseigne.
05:37J'enseigne l'anglais en lycée professionnel,
05:38donc avec des enfants qui sont plutôt fâchés avec l'école.
05:41Il faut le dire comme des choses comme elles sont.
05:43Encore que, on a de temps en temps des super profils.
05:46Ils ne pas voulaient aller dans le général.
05:48Ils veulent, à 18, 19 ans, commencer dans la vie active
05:51et c'est très bien.
05:52Et d'ailleurs, souvent, au grand désespoir des parents
05:55qui ne comprennent pas, au grand désespoir
05:57de certains collègues du collège
05:59qui se sont résignés à aller voir partir en lycée pro,
06:02ils disent, mais pourquoi tu ne vas pas en général, etc.
06:04On a des gosses très lucides.
06:06Sur les fautes d'orthographe et le niveau, etc.
06:09Bon, moi, ça fait 25 ans que j'enseigne.
06:12Je n'ai pas vu de...
06:13Si vous voulez, je n'ai pas vu un niveau
06:15plus catastrophique que ça n'est déjà il y a 25 ans.
06:19Oui, donc en fait, vous vous dites,
06:20ça fait déjà facilement une ou deux générations
06:23qu'il y a quand même un problème.
06:24Et là, peut-être qu'on se ruie un peu,
06:25on pointe trop du doigt les sept jeunes générations.
06:27Voilà.
06:28Alors, il ne faut pas accepter,
06:30il ne faut pas se résigner à accepter
06:31les fautes d'orthographe et de syntaxe.
06:32Attention, je ne dis pas ça.
06:34Mais ça fait un bon paquet d'années que c'est comme ça.
06:38Pour vous raconter une petite anecdote,
06:39en 92, moi, je passe mon bac.
06:41J'ai bossé, j'étais en section littéraire,
06:43lettres et langues, première à deux,
06:45terminale à deux, ça s'appelait comme ça à l'époque.
06:47Et puis, un soir, je suis sur mon canapé,
06:49TF1, je regarde le journal.
06:51Il n'y a pas très poivre d'arbre.
06:52Et qui avait invité, je ne sais plus qui.
06:54Vous savez ce qu'il dit à l'invité qui était là ?
06:56Est-ce que c'était le ministre de l'Éducation nationale ?
06:58Je ne sais plus.
06:59Il lui dit, bon, le bac, on le donne,
07:00on le donne à tout le monde aujourd'hui.
07:01C'était en 92, on est en 2026,
07:04c'était il y a 35 ans.
07:06Et quelques années plus tard,
07:07je passe mon concours d'enseignants
07:08que j'ai raté la première fois.
07:11Et les professeurs qui nous formaient pour le concours,
07:15qui nous préparaient au concours,
07:16Madame Le Cercle et Monsieur Duval,
07:19vous savez ce qu'ils nous ont dit ?
07:21L'année où je le passais, où je le préparais,
07:23ils nous disent, chaque année,
07:24écoutez bien, chaque année,
07:26le niveau monte au concours du CAPES.
07:28Chaque année, les élèves qui le préparent sont meilleurs.
07:32Et pourtant, quelques années auparavant,
07:35j'entends, ça veut dire quoi ?
07:36Pourquoi je vous dis ça ?
07:38En fait, ça veut dire qu'il n'est jamais trop tard.
07:40C'est-à-dire que tous ces enfants dont on parle,
07:42qui font des faux d'orthographe, de syntaxe,
07:44et qui horrifient leurs professeurs quand ils les corrigent,
07:48à un moment, ils peuvent corriger la trajectoire.
07:51Vous voyez ce que je veux dire ?
07:52Oui, et donc en fait, il ne faut pas désespérer.
07:54Et vous dites, on ferait mieux de mettre toute l'énergie possible
07:56et inimaginable au service de ces élèves
07:59plutôt que de les pointer du doigt.
08:00Je crois que c'est un peu le sens du message
08:01que vous voulez faire passer.
08:02Et je vous remercie beaucoup, Hakim,
08:03d'avoir été avec nous au 0826 300 300.
08:06Il me semble que vous avez un week-end qui s'annonce
08:08qui apparaît totalement charmant.
08:10Donc profitez-en et merci d'être un fidèle auditeur de Sud Radio 0826 300 300.
08:14On poursuit la discussion autour de l'exigence sur, je cite,
08:17la qualité rédactionnelle des élèves.
08:19Ils sont de plus en plus nombreux à passer le bac,
08:21à l'obtenir,
08:22mais derrière, quand on lit une copie,
08:24la plupart du temps, on pleure du sang.
08:26On voit un niveau d'orthographe qui n'est pas suffisant.
08:27On voit un niveau de grammaire qui est affolant.
08:29Est-ce qu'on a été trop négligent depuis des années et des années
08:31sur la lecture, sur l'orthographe, sur la grammaire,
08:34sur la qualité rédactionnelle des élèves ?
08:36Est-ce qu'on ne les a pas laissés tomber ?
08:38Est-ce que le ministre a raison, tout d'un coup, de dire qu'il préfère
08:40moins d'élèves qui ont le bac, mais mieux qu'ils savent écrire ?
08:43Là aussi, vous avez la parole.
08:44Amis auditeurs, 0826 300 300.
08:46Et puis, juste après 9h, puisqu'on est ensemble
08:48pendant encore une bonne heure et demie,
08:49on va s'interroger sur la liberté d'expression.
08:51Est-ce qu'elle est encore aimée de nos politiques ?
08:53Entre les lois sur l'entrisme islamiste,
08:55qui, tout d'un coup, visent la haine,
08:57beaucoup s'inquiètent de cette loi,
08:58liberticide, pourtant prônée par Bruno Rotaillot.
09:01Il y a aussi, en réalité, ce sujet concernant les réseaux sociaux.
09:04On était avec le député qui porte la loi tout à l'heure.
09:06Il dit, vous connaissez les règles de pluralisme,
09:08à la télé, à la radio, il faut avoir les mêmes choses,
09:11les mêmes éléments, aujourd'hui, sur les réseaux sociaux.
09:14Est-ce que, là aussi, ce n'est pas tout simplement un abus ?
09:16Est-ce qu'aujourd'hui, quand on voit les réseaux sociaux,
09:19la haine en ligne, les lois contre l'entrisme,
09:21est-ce qu'il n'y a pas un abus sur la liberté d'expression ?
09:23Est-ce que les politiques aiment encore la liberté d'expression ?
09:26En ce vendredi 8 mai, je crois que c'est un bon sujet.
09:28Vous avez la parole, amis auditeurs.
09:300826 300 300.
09:31On revient dans une poignée de secondes.
09:32On a tout de suite.
09:34Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Maxime Liedot.
09:400826 300 300, on est ensemble jusqu'à 10h.
09:43Mais pour l'instant, on se concentre sur un sujet de conversation
09:45qui nous occupe, c'est le ministre de l'Éducation nationale
09:47qui, hier, dans le Figaro, a annoncé prendre de nouvelles mesures
09:50concernant, alors c'est toujours un langage un peu technocratique,
09:53la qualité rédactionnelle des élèves.
09:56Comprenez qu'en réalité, quand ils passent le bac,
09:58on a été trop souvent négligent sur l'orthographe,
10:00sur la grammaire.
10:01Résultat, ils ont le bac alors que, globalement,
10:03ils ne savent pas écrire.
10:04Est-ce que c'est vrai ?
10:05Est-ce qu'on a été trop négligent ?
10:06Est-ce qu'on a laissé faire pendant des années et des années
10:08en ne prêtant pas attention au niveau d'écriture,
10:12au niveau d'orthographe, au niveau de grammaire ?
10:14On voulait s'assurer de quelques connaissances,
10:16de quelques compétences,
10:17mais derrière, on laissait des copies avec des fautes
10:19et une qualité rédactionnelle donc désastreuse.
10:21Est-ce que le ministre a raison ?
10:23Appelez-nous, amis auditeurs, au 0826-300-300.
10:26Tiens, peut-être que vous êtes parents,
10:27vous avez des enfants sur lesquels vous êtes obligés
10:30de vous pencher et forcer à écrire
10:32ou à être excessivement vigilants
10:33parce que sinon, c'est une catastrophe.
10:35Peut-être que vous avez pris,
10:35si vous en avez bien sûr les moyens,
10:37quelques cours supplémentaires
10:38parce que sinon, le niveau est trop désastreux.
10:40Eh bien, amis auditeurs, vous nous appelez,
10:42même si vous êtes profs aussi.
10:43Tiens, passez-nous un coup de fil.
10:450826-300-300.
10:46Bonjour Romina.
10:48Oui, bonjour Maxime.
10:49Comment allez-vous, ma chère Romina ?
10:51Très bien, très très bien, merci.
10:55Est-ce que vous allez pouvoir réussir
10:58à profiter de ce jour férié ?
11:00On va essayer, oui.
11:02Merveilleux, vous partez un peu,
11:03vous avez la chance de pouvoir changer d'air
11:05ou de voir des amis, des parents ?
11:08Non, pour tout vous dire,
11:09il y a tellement plus ces derniers jours
11:10qu'il y a du travail à la maison.
11:11Ah ben parfait, ça je connais cette théorie.
11:13En effet, il va y avoir du travail aux alentours.
11:15En effet, ma chère Romina,
11:17vous, vous êtes, il me semble,
11:17déléguée de parents d'élèves.
11:19Et comment vous observez alors ce rapport
11:20entre le corps enseignant et le niveau d'orthographe ?
11:24Disons qu'on constate quand même
11:26qu'il y a une société de consommation
11:27qui a poussé depuis une trentaine d'années
11:30à aller toujours plus vite dans tout.
11:32Donc on a des parents aussi
11:33qui ne font pas très attention à l'orthographe,
11:36qui n'ont pas d'exigence pour eux-mêmes.
11:38Ça fait bien longtemps qu'on n'écrit plus
11:39des lettres enflammées,
11:40qu'on n'essaie plus de chercher les jolis mots.
11:43Vous, vous écriviez des lettres enflammées, Romina.
11:46Mais oui, quand moi j'étais adolescente,
11:48on s'écrivait pour se déclarer une amitié,
11:51pour se déclarer de manière...
11:54Et puis on réfléchissait,
11:55il y avait une certaine subtilité,
11:56une certaine réflexion.
11:58Et puis on voulait toujours faire attention
12:01à ce que ce soit juste
12:03et justement qu'on ne fasse pas de faute.
12:05Et puis on avait toujours,
12:06moi je me rappelle,
12:07dans toutes les maisons,
12:07il y avait un dictionnaire
12:08qui trônait dans les bibliothèques du salon,
12:10des écherelles.
12:11Aujourd'hui, ils font bien rares.
12:13Et donc comment on peut envisager
12:16les choses aujourd'hui ?
12:18Quand les parents déjà ont des difficultés
12:20pour écrire une lettre correctement,
12:22aller leur demander
12:23à ce que pour leurs enfants,
12:24par contre,
12:25ils soient exigeants,
12:25c'est compliqué.
12:29Mais ce qui est aussi frappant,
12:31Romina,
12:31quand je vous écoute,
12:32c'est tout à l'heure,
12:33au début de votre phrase,
12:34quand vous avez dit
12:34à quel point, en fait,
12:35et dans le corps enseignant
12:36et dans les parents d'élèves,
12:37en fait,
12:39il ne prête plus tellement attention à ça.
12:41C'est-à-dire que le niveau d'écriture,
12:42la qualité de l'écriture aujourd'hui
12:43ne semble presque plus être
12:44un critère de qualité.
12:47Non,
12:47ce n'est plus un critère de qualité.
12:49Non, non,
12:49parce que c'est les WhatsApp,
12:51vous savez,
12:51ils font beaucoup de messages locaux,
12:53donc c'est une écriture comme ça,
12:55inclusive.
12:56Est-ce que vous voulez que je vous raconte
12:57une anecdote assez folle sur ça,
12:59Romina ?
13:00Sur le niveau des WhatsApp.
13:01J'ai un ami qui est enseignant
13:03et après,
13:03on ira chercher Diwan aussi
13:05au standard,
13:05au 0826 300 300,
13:06qui est venu l'autre jour me voir
13:07et qui avait amené
13:08un paquet de copies à corriger.
13:10Je ne le citerai pas.
13:11Il a fait tout un travail
13:11sur Marceline Desborvalmer
13:13sur l'un des poèmes.
13:14Et l'une des consignes de l'exercice
13:17était tout simplement
13:17de dire qu'il fallait
13:19répondre à ce poème
13:20qui plus est dans une forme poétique
13:21pour avoir éventuellement
13:22quelques points en plus.
13:24Croyez-moi ou non,
13:25il y a une élève dans la copie,
13:26je l'ai vue de mes yeux vus,
13:27comme dirait l'autre,
13:28qui a dessiné
13:29un message vocal
13:31sur la copie
13:31en disant que c'était
13:32la réponse à la lettre.
13:33Voilà.
13:34Voilà où on en est.
13:35Vous voyez ?
13:35Et c'est une anecdote véridique.
13:37Donc, en effet,
13:37l'utilisation des WhatsApp
13:41et des Snapchat
13:41et autres réseaux sociaux,
13:43ça donne ça.
13:45Voilà.
13:45Donc là,
13:46il est temps de se poser
13:46les bonnes questions.
13:47Qu'est-ce qu'on veut faire ?
13:48Et puis le latin,
13:49le grec,
13:49toutes ces langues mortes,
13:50notre langue,
13:51elle est vivante.
13:52Le français,
13:52c'est une langue
13:52qui est en perpétue
13:53d'évolution.
13:54Qu'est-ce qu'on en sait ?
13:55Qu'est-ce qu'on en sait ?
13:56Et ça,
13:56ça passe par là.
13:57Merci beaucoup Romina
13:59de nous avoir témoigné
14:00et puis d'avoir raconté
14:01en effet ça
14:02et puis avec en effet
14:03cette absence totale
14:04parfois d'attention
14:05qu'on porte à des choses
14:06essentielles.
14:07Je vous souhaite
14:07une belle journée
14:08donc bon courage
14:08pour visiblement
14:09quelques occupations
14:10dans la maison
14:11suite à un temps
14:11un peu catastrophique
14:12qui va vous prendre du temps.
14:130826 300 300
14:15Bonjour Diwan.
14:16Bonjour Maxime.
14:17Merci beaucoup
14:18d'être avec nous ce matin.
14:19Vous,
14:19vous êtes professeur
14:20du côté d'Angers,
14:21vous travaillez
14:22dans différents établissements.
14:23Comment vous regardez,
14:23vous,
14:24ce rapport entre les élèves
14:25et l'écriture ?
14:26Est-ce que vous le constatez ?
14:27Est-ce que vous le voyez
14:27se dégrader d'année en année ?
14:30Franchement oui,
14:31c'est quelque chose
14:31qu'on voit
14:32que tous les professeurs
14:33constatent.
14:34Moi ça fait 5 ans
14:34que je suis dans
14:35l'éducation nationale.
14:36J'ai fait 3 ans
14:37en tant que surveillant
14:38puis ça fait 2 ans
14:38qu'aujourd'hui
14:39je suis professeur.
14:40Et en fait
14:40à tout niveau
14:41tout s'effondre.
14:42Le français en fait
14:44est une matière
14:45qui est complètement sabordée
14:46puisqu'en fait
14:46on considère aujourd'hui
14:47dans les évaluations
14:48qu'il n'y a que
14:49les professeurs de français
14:50qui sont légitimes
14:51à corriger les fautes
14:52d'orthographe.
14:53Moi ça m'est déjà arrivé
14:54de corriger des élèves
14:55de retirer des points
14:55parce que les copies
14:56n'étaient plus écrites
14:57du tout en français.
14:58Elles étaient incompréhensibles.
15:00Et en fait
15:01il y a les parents
15:01qui vont vous tomber dessus.
15:02Vous dire
15:02oui mais vous êtes professeur
15:03d'histoire
15:04vous n'êtes pas professeur
15:05de français.
15:05Donc c'est-à-dire que vous
15:06vous êtes en classe
15:07vous corrigez parfois
15:08j'imagine des copies
15:09que ce soit d'enseignants.
15:10Le simple fait
15:11que vous ne soyez pas
15:12professeur précisément
15:13de français
15:14vous empêche
15:14d'une certaine manière
15:16de mettre un coup de crayon
15:17sur certaines fautes
15:18sur certaines erreurs.
15:19Tout à fait.
15:20En fait
15:20les parents
15:21vous n'êtes pas forcément
15:22soutenus par les parents
15:23chose qui avant
15:24n'existait pas.
15:25Moi je me souviens très bien
15:26quand j'étais au collège
15:27quand j'avais des copies
15:27qui étaient avec des fautes
15:28d'orthographe.
15:29Il y a des points
15:30qui étaient retirés
15:30mes parents me reprenaient
15:32et m'aidaient en fait
15:32à corriger.
15:33Et aujourd'hui
15:35les parents d'élèves
15:35se rangent du côté
15:36de l'élève à tout prix
15:37contre le professeur.
15:38Donc on ne peut pas avancer.
15:40Mais vous parlez des parents
15:41est-ce que aussi
15:42en interne
15:43j'imagine que vous avez
15:43de temps en temps
15:47j'imagine ce que j'entends
15:48chez vous
15:49une certaine forme
15:49quand même d'exaspération.
15:51Est-ce qu'en réalité
15:51vous êtes soutenus
15:53par les professeurs
15:54ou aussi autour de vous
15:55on dit
15:55oh mais tu comprends
15:56la petite faute d'orthographe
15:58la petite faute de français
15:59on peut laisser passer
16:00après tout
16:00l'essentiel n'est pas là.
16:02Il y a vraiment
16:03les deux discours
16:03même si aujourd'hui
16:04la plupart des professeurs
16:06tendent quand même
16:06à s'agacer de ce genre de fautes
16:08et du fait de ne plus
16:08pouvoir vraiment les corriger
16:10il y a toujours un discours
16:11de ah mais vous comprenez
16:12bon il n'a peut-être
16:13pas écrit français
16:14mais finalement
16:14la réponse a été quand même bonne
16:16parce qu'il a donné la bonne date
16:17mais ce qu'il faut comprendre
16:19c'est que
16:20par exemple pour Nissoir
16:21quand on vient demander
16:21une date à un élève
16:23oui on est content
16:24qu'il connaisse la date
16:24de la prise de Bastille
16:25mais si en fait
16:25il n'est pas capable
16:26de l'exprimer correctement
16:28ça ne lui servira à rien
16:29parce qu'on forme
16:30des futurs citoyens
16:31un citoyen qui connaisse
16:32sa date de la prise de Bastille
16:34c'est très bien
16:34un citoyen qui ne sait pas
16:35écrire un mail correctement
16:36c'est une catastrophe.
16:37Oui ça c'est sûr
16:37mais est-ce que vous êtes d'accord
16:38par exemple avec Hakim
16:40qui était du côté
16:41de Villeneuve-sur-Lôte
16:42je crois tout à l'heure
16:46en réalité le niveau
16:47des astros des élèves
16:48ça fait des années
16:49des années que je le constate
16:50et je ne peux pas dire
16:51qu'il se soit effondré
16:52vous vous nous dites
16:52que ça fait quand même
16:53plus de 5 ans
16:53que vous êtes dans
16:54l'éducation nationale
16:55est-ce que vous constatez
16:55une baisse du niveau
16:56ou vous avez l'impression
16:58de voir en fait
16:58plus ou moins toujours
17:00le même niveau
17:01c'est-à-dire
17:02qui stagne
17:03à un niveau
17:03quand même extrêmement bas ?
17:05Je dirais qu'on a quand même
17:06un niveau qui baisse
17:07peut-être pas de manière
17:07aussi catastrophique
17:08qu'on peut le laisser croire
17:10mais qui baisse
17:11aujourd'hui moi
17:12j'ai des élèves de 4ème
17:13qui ne savent pas lire
17:16C'est quoi c'est la lecture ?
17:17C'est un texte complexe ?
17:18C'est un poème ?
17:19C'est quoi ?
17:19Un petit texte de 3 lignes
17:21ça m'est arrivé aussi
17:22en 3ème
17:22un exemple tout simple
17:23un texte de 3 lignes
17:24qui explique que
17:25pendant la révolution bolchevique
17:26les femmes sont sorties
17:27dans la rue
17:27puis ont été suivies
17:28par les soldats
17:28et la question c'était
17:30qui a commencé
17:31les premières manifestations ?
17:33J'ai des élèves
17:33qui étaient incapables
17:34de répondre
17:34c'est-à-dire qu'ils lisent
17:35les mots
17:36et encore ils ont du mal
17:37mais en fait
17:38ils n'associent aucune idée
17:40En fait derrière
17:41c'est aussi la compréhension
17:42du texte
17:42qui pose problème
17:44La compréhension
17:44elle est catastrophique des fois
17:45c'est des questions simples
17:48justifiez votre réponse
17:49les réponses
17:50elles ne sont pas justifiées
17:50parce que les élèves
17:51ne comprennent pas ce mot-là
17:52ou du moins ne savent pas
17:54ce qu'il faut mettre derrière
17:54Et puis forcément
17:55vous parliez tout à l'heure
17:56de l'esprit de citoyen
17:57si derrière
17:57il n'y a pas une construction
17:58un minimum intellectuelle
17:59historique de la langue
18:00forcément quand il s'agit
18:02de justifier quelque chose
18:03c'est beaucoup plus béni
18:04Merci beaucoup Diwan
18:05de nous avoir appelé
18:06et merci donc d'être
18:07un fidèle auditeur de Sud Radio
18:08et bon courage pour la suite
18:09dans l'éducation nationale
18:118h58
18:12dans un instant
18:12la vérité en face
18:140826 300 300
18:15on va s'intéresser
18:16à un sujet important
18:17surtout ici sur Sud Radio
18:18ça s'appelle
18:19la liberté d'expression
18:20on a Bruno Rotaillot
18:21notamment
18:21qui part un article
18:23de la loi contre l'antrisme
18:24c'est bien
18:25bravo Bruno Rotaillot
18:26mais derrière
18:26il y a un petit article
18:27le numéro 6
18:28qui visiblement
18:29quand il s'attaque à quelque chose
18:30pourrait s'attaquer
18:31à d'autres choses
18:31que l'antrisme
18:32on a également
18:32les réseaux sociaux
18:33on était avec le député
18:34tout à l'heure
18:34qui veut encadrer
18:35les réseaux sociaux
18:36un peu comme la radio
18:37et la télé
18:37notamment en période électorale
18:39il veut encadrer
18:40le 30 paroles des politiques
18:41mais entre nous
18:43est-ce qu'au 0826 300 300
18:45on va engager la conversation
18:46est-ce que les politiques
18:47aiment encore
18:47la liberté d'expression
18:48quand on voit
18:49à quel point
18:49parfois ils essayent
18:50de l'encadrer
18:51quand ils voient
18:51comment on voit
18:52comment on observe
18:54aujourd'hui
18:54qu'ils essayent aujourd'hui
18:55de la limiter
18:56de la mettre dans un carcan
18:57est-ce qu'aujourd'hui
18:58nos politiques
18:59aiment encore
18:59la liberté d'expression
19:00est-ce qu'ils n'ont pas peur
19:01par moment
19:02de l'expression citoyenne
19:030826 300 300
19:04on en parle jusqu'à 10h
19:06avec vous
19:06amis auditeurs
19:07à tout de suite
19:07on en parle jusqu'à 10h
19:07et on en parle jusqu'à 10h
Commentaires