- il y a 2 jours
Avec Elisabeth Lévy et Eric Revel
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NewsTranscription
00:00Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:04Il est 8h37, Elisabeth Lévy, Eric Revelle, et puis tous les sujets d'actualité, bien sûr.
00:11L'affaire Patrick Bruel, qu'en pensez-vous ?
00:13Est-ce que vous êtes choqué que Patrick Bruel continue sa tournée ?
00:17Ou est-ce qu'au contraire, vous estimez que tant que la justice ne se soit pas prononcée, il doit
00:22continuer ?
00:23Il y a quand même un malaise, quoi qu'on en dise un petit peu, autour de cette histoire, d
00:28'une façon générale.
00:29On va en parler dans un instant.
00:31Et puis il y a ces notes aussi au bac.
00:34Alors, Edouard Cheffray a dit, le ministre de l'éducation, il faut être plus dur.
00:40Si les copies, si elles sont truffées de fautes, d'orthographe, de grammaire, de syntaxe, alors pas la moyenne, et
00:49donc pas le bac.
00:51Alors là, du coup, il y en a certains qui sont en train de trembler.
00:54Elisabeth Lévy, Eric Revelle...
00:55Alors, c'est pas pour me vanter, mais j'ai le bras long.
00:57Parce que la semaine dernière, il y a 15 jours, j'ai fait une chronique sur le fait que le
01:02ministre avait annoncé des résultats en baisse au brevet.
01:06Et je l'ai félicité pour cette annonce.
01:09Et j'ai ajouté que ce serait, je croirais, à leur bonne volonté de tout changer quand ils annonceraient une
01:16baisse drastique des résultats au bac.
01:18C'est-à-dire que les examens, ça ne doit pas servir à faire plaisir aux parents, ça ne doit
01:22pas servir à se débarrasser des élèves pour les envoyer dans le niveau supérieur.
01:26Ça sert à tester leur niveau.
01:28Et que fait-on depuis des années ? On les fait quand même passer, on leur donne les examens malgré
01:32un niveau déplorable.
01:33Un mot sur cette affaire de français, quand vous ne maîtrisez pas les mots pour dire ce qu'il vous
01:40arrive, quand vous n'avez pas la capacité de maîtriser votre langue,
01:44eh bien, vous n'avez pas la capacité de vous orienter dans ce monde.
01:48C'est fondamental, c'est au-delà d'une note de français.
01:51Maîtriser, moi je vois, les articles des fois que je reçois, c'est terrible.
01:56La syntaxe, la grammaire, c'est un signe.
01:58Alors parfois c'est un casse-tête, ce n'est pas simple toujours de bien maîtriser tout ça.
02:03Mais on aime les casse-têtes.
02:04Non mais c'est vrai.
02:05Moi j'adorais ça.
02:06Est-ce qu'il faut à ce point-là sanctionner Eric ?
02:11Eric, il a des bêtes à concours à la maison, ça m'étonnerait qu'il dise le contraire.
02:14Non, non, non, mais attendez, je vais reprendre le point d'Elisabeth.
02:18Quand on n'a pas les mots pour le dire, suivant un livre célèbre de Mme Cardinal,
02:23les mots pour le dire,
02:24en fait, peut-être que quand vous n'avez pas les mots pour le dire,
02:28vous vous adonnez plus facilement la violence aussi.
02:31Oui, c'est vrai.
02:31Mais, si vous voulez, moi je trouve que le ministre de l'Education nationale a raison.
02:37Il en a marre de donner à 90% un baccalauréat.
02:4291% là.
02:4291% qui ne mène pas à grand-chose finalement.
02:47Ça dévoile l'organisme d'ailleurs.
02:49Mais je vais vous dire, mais après, il met le curseur où, ça veut dire quoi ?
02:53Une copie truffée de fautes d'orthographe, à la syntaxe moyenne et à la grammaire approximative.
02:59Ça veut dire quoi ?
03:00Très concrètement, pour les enseignants qui vont noter ces copies, ça veut dire quoi ?
03:05C'est 15 fautes, 20 fautes, 30 fautes ?
03:08Bon, il y a certaines commissions qui sont en train de travailler sur le sujet.
03:13Vous vous rappelez, quand on était petit les notations, 4 points pour une faute entière.
03:17Quand c'était une grosse faute, par exemple, je vais manger, au lieu de mettre UR, vous mettez UR, 4
03:23points, boum !
03:242 points pour les demi-fautes, 1 point, moi, je...
03:27Ponculation.
03:28Donc, effectivement, la moitié des copies du bac, ce n'était pas 10, c'était 2.
03:34Donc, non mais en fait, il y a un type de faute où, évidemment, tout le monde peut faire des
03:39fautes.
03:39Oui, bien sûr, ça nous arrive tout le temps.
03:41Mais il y a un type de faute qui témoigne d'une absence de compréhension de ce que vous écrivez.
03:47Enfin, vous avez tous vu, on a tous des amis profs qui nous envoient des copies, mais on pleure.
03:53Oui, oui. Tiens, j'aimerais entendre des profs.
03:55Des profs, oui.
03:56Oui, alors, sauf que nous sommes... Quel jour ? Alors, nous sommes mercredi ?
03:59Ah ben non, mercredi, les profs peuvent être chez eux, pour certains.
04:04Ils corrigent les examens blancs, ils corrigent tout ça, voilà.
04:06Raphaël est avec nous. Bonjour Raphaël, de Cachon.
04:10Oui, bonjour Patrick, bonjour Elisabeth.
04:12Bonjour.
04:13Bonjour Eric.
04:14Oui, bonjour.
04:14Alors oui, bien sûr, je souscris à ce que vos deux chroniqueurs ont dit à l'instant,
04:19parce qu'effectivement, lorsqu'on ne sait pas verbaliser au niveau rédactionnel ce que l'on souhaite dire,
04:25c'est compliqué de s'orienter dans la vie de tous les jours.
04:28Et quelle horreur d'avoir des copies truffées de fautes, d'orthographe, de syntaxe, de conjugaison, que sais-je encore.
04:36C'est comme si nous avions effectivement une peinture toute dégoulinante qui n'est pas belle à voir, c'est
04:43la même chose.
04:43C'est au contraire d'être plus rigoureux et d'être sérieux et d'éviter que les jeunes se moquent
04:52finalement d'un outil qui, dans la vie professionnelle, sera utile.
04:56Un courrier, un email mal rédigé, ça fait perdre du temps, ça énerve les gens.
05:02Alors c'est plutôt pour leur servir de leçon que de les sanctionner de la sorte, même sévèrement, de haut
05:10bac.
05:10Tout à fait, on le souscrit à cette idée, effectivement, pour éviter que le niveau dégradole encore plus.
05:15Oui, c'est vrai, parce qu'il y a un niveau qui baisse, bien sûr.
05:23Alors, ça va être échelonné, là, ça va concerner d'abord, dans un premier temps, le bac général,
05:29et ensuite, ce sera le bac professionnel.
05:32Ce qui veut dire que, si on fait ça, c'est que le niveau est sacrément descendu, quand même.
05:38Demander à n'importe quel employeur, demander à n'importe quelle personne qui recrute,
05:43c'est quand même, non mais c'est grave, regardez les enquêtes, enfin.
05:47Moi, je le dis à chaque fois, c'est ça, ça, ça devrait être une mobilisation générale.
05:51Ça, c'est un crime contre les générations futures.
05:55Et vraiment, non mais moi, je le dis avec tristesse,
05:58parce que voir des gamins qui sont tout à fait intelligents, qui ont des capacités, etc.,
06:02qui ne maîtrisent pas leur langue, c'est terrible.
06:05Alors, est-ce qu'il n'y a pas, derrière tout ça, aussi, le doigt qui est pointé sur des
06:12personnes
06:14issues de l'immigration et qui ne maîtrisent pas le français, dans certains quartiers ?
06:19Le doigt pointé, mais...
06:20Bah oui, si.
06:21Et donc, qu'est-ce qu'il faut faire ?
06:22Non, mais...
06:23Et bien, quand il y a des personnes de l'immigration qui ne maîtrisent pas le français,
06:26il faut les faire redoubler,
06:27il faut les faire redoubler ou leur offrir des sas ou des endroits...
06:33Parce que certains profs disent, et ça j'aimerais bien entendre,
06:36que dans leur classe, la plupart, ça arrive, ne parlent pas bien le français,
06:42ils parlent plusieurs langues, il y a plusieurs langues de parler dans la classe,
06:47et c'est assez difficile de se faire comprendre, quoi.
06:49Eh bien, on ne laisse pas arriver en classe des...
06:52On leur donne un sas, on leur donne une formation de langue à côté.
06:56Je vous rappelle que la maîtrise du français est une obligation,
07:00normalement, pour résider en France, hein.
07:02Donc, je dois...
07:03Alors, pour obtenir la nationalité, ça c'est vrai que les examens sont corsés, hein.
07:07C'est que pour la nationalité, c'est pas pour un titre de résidence ?
07:10Alors, pour un titre de résidence, ça, je ne l'ai pas vu.
07:13C'est quand même, Patrick, on ne va pas dans les classes de notre pays.
07:19Enseigner d'autres langues au prétexte que...
07:21Ah non, je ne me dis pas ça !
07:23Non, mais si vous voulez, c'est que c'est extrêmement délicat pour les enseignants de faire bien en France.
07:28Il y a un sujet que je voulais soulever, parce que je l'ai entendu hier sur Sud Radio,
07:32dans l'émission de Jacques Cardoz,
07:34il y a un test qui est fait dans la région Île-de-France,
07:37avec de l'intelligence artificielle.
07:39Je ne sais pas si vous avez entendu ça.
07:40C'est-à-dire qu'on teste la correction des copies via l'intelligence artificielle.
07:44Donc, le débat, c'était le suivant.
07:46Le débat, c'était est-ce que l'intelligence artificielle est plus sévère
07:50qu'un prof humain qui corrige une copie ?
07:53Donc, il y avait déjà un débat.
07:54Et puis, il y a quelqu'un, je ne sais pas si il y a un auditeur qui a appelé,
07:56qui a dit un truc qui m'a fait hurler de rire, mais profondément penser.
08:00Il a dit, oui, mais maintenant, les copies des élèves sont parfois faites avec de l'IA,
08:05donc c'est de l'IA qui va corriger de l'IA.
08:09Donc, si vous voulez, tout ça est en train de bouleverser considérablement,
08:13parce que les profs le voient aussi.
08:15Entre la copie qui est faite sur table, en classe,
08:18et la copie qui est faite à la maison,
08:20dans un cas, vous avez zéro faute et bonne syntaxe.
08:23J'ajoute un mot, si vous voulez, c'est qu'il est scandaleux.
08:25Il y a une chose qui est scandaleuse.
08:26Moi, j'ai chaque année des profs qui m'écrivent à ce sujet.
08:30On les oblige à remonter leurs notes.
08:32Les académies veulent avoir des résultats,
08:35donc on dit, voilà comment on fait.
08:37On vous dit, non, non, ici, on veut 82% de réussite au bac.
08:40Là, ça n'a pas.
08:41Alors, vous me remontez toutes vos notes de 3.
08:43Quand les profs refusent, l'académie ou le recteur le fait à leur place.
08:48C'est de la tricherie organisée, en fait.
08:52Bon, vous pouvez continuer de réagir, bien sûr.
08:55Et puis, il y a beaucoup de choses intéressantes dans ce qu'il a dit,
08:58notamment aussi la disparité des corrections
09:01en fonction des villes, des académies et des jurys.
09:05Et des IA.
09:06Et des IA, donc.
09:08Et des IA.
09:09Dans un instant, est-ce que Patrick Bruel peut continuer sa tournée ?
09:14Question que l'on pose après toutes ces affaires, tous ces témoignages.
09:180-826-300-300, Elisabeth Lévy, Éric Revelle et vous, évidemment, au téléphone.
09:23Et puis, tiens, je vous rappelle que vous avez encore un quart d'heure pour jouer,
09:25pour gagner vos entrées pour 4 personnes à Port Aventura.
09:29Profitez de beaucoup d'attractions, de nombreuses attractions,
09:32de spectacles quotidiens, bien sûr.
09:34Vous envoyez Sud au 7-28 par SMS.
09:37Et c'est pour vous, Sud, 7-28 par SMS.
09:42Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
09:47Il est 9h10 sur Sud Radio.
09:49Restez bien à l'écoute, évidemment, chez nous.
09:51On aborde toutes les questions, vous savez, sans tabou.
09:54On pose aussi, justement, ces questions.
09:56Heureusement qu'on peut encore le faire.
09:59Mais je me demande, parce que parfois,
10:00quand on voit les contrôles un peu partout, dans tous les sens,
10:03pas facile, évidemment, de garder la liberté d'expression.
10:07Liberté d'expression, c'est particulièrement important.
10:10Alors, il y a cette affaire de Patrick Bruel.
10:12Beaucoup de témoignages, celui frappant de Flavie Flavan.
10:17Donc, des années après, on va y revenir dans un instant, d'ailleurs, aussi.
10:21Il y a une des questions simples, ce matin.
10:23Est-ce que Patrick Bruel peut continuer sa tournée ?
10:27Il y a, dans le journal La Provence, ce matin,
10:31des gens qui en parlent, un reportage, évidemment, sur le terrain.
10:34Les gens sont partagés.
10:35Mais ils disent, en même temps, tant qu'il n'a pas été condamné, etc.
10:38Qu'est-ce que vous en pensez-vous ?
10:39On a entendu la chronique d'Elisabeth Lévy tout à l'heure.
10:42Éric Revelle est là.
10:43Et vous, 0826 300 300, j'aimerais vous entendre.
10:46C'est Véronique de Montpellier qui est avec nous.
10:49Bonjour, Véronique.
10:51Bonjour, Patrick, Eric et Elisabeth.
10:53Bonjour.
10:55Alors, qu'en pensez-vous ?
10:57Moi, je pense qu'il est un homme comme un autre.
11:00Il doit bénéficier de la présomption d'innocence.
11:03Et on ne doit pas le juger avant que la justice fasse son travail.
11:07C'est trop grave.
11:10On fait ou on ne fait pas, justement, les dégâts que peuvent faire des rumeurs.
11:16Donc, moi, je pense qu'on ne doit pas le juger avant qu'il soit jugé.
11:22Alors, des rumeurs, ce sont plus que des rumeurs.
11:26Parce que ce sont des accusations par certaines personnes.
11:28Alors, maintenant, il faut que la justice, évidemment, tranche.
11:31Mais vous dites qu'il doit continuer sa tournée, quoi.
11:36Bien sûr.
11:37Tant qu'il n'est pas jugé, une accusation, c'est quelque part une rumeur.
11:41C'est-à-dire, moi, tiens, Patrick Brual, je l'ai croisé, il m'a violée.
11:46Oui.
11:47D'accord.
11:48Et en fait, je n'ai aucune preuve, je n'ai rien.
11:51Ah ben, il peut y avoir, peut-être.
11:53Mais bon...
11:54Oui, il peut y avoir, peut-être.
11:55Mais dans tous les cas, il est comme tout le monde.
11:58Et on ne doit pas le juger avant.
12:00Et encore une fois, c'est trop grave.
12:03C'est trop, trop grave.
12:06Alors, oui, c'est vrai.
12:07Il n'est pas comme tout le monde, parce que c'est une vedette, quoi.
12:09Et dès qu'on est une vedette, évidemment, on n'a pas tout à fait le même statut, bien sûr,
12:15quoi.
12:15On est exposé...
12:17Non, mais c'est vrai, on est exposé dans les médias.
12:18Qu'en pensez-vous, Elisabeth Lévy ?
12:19Véronique est sage, et moi, je crois que les Français sont assez sages là-dessus,
12:23qu'ils n'aiment pas les excès.
12:25Vous savez, dans notre mémoire, il y a quelque chose qui s'appelle la terreur,
12:28et la loi des suspects.
12:29C'est-à-dire, vous étiez suspect, vous êtes condamné,
12:32et les tricoteuses viennent assister à votre exécution en place de la Concorde.
12:37Eh bien, les Français ne veulent pas ça.
12:39Et ils ont raison.
12:40Et j'ajouterais même, histoire de pimenter un peu le débat avant de passer la balle à Éric,
12:44que même si Patrick Bruel était condamné,
12:48à moins qu'il soit condamné à ne plus jamais chanter,
12:50à moins qu'on l'interdise de concert dans le jugement,
12:53ce qui se produit rarement, ça s'est produit pour Marc Laé, et ça a été levé.
12:58Jean-Luc Laé, pardon, je ne sais plus.
13:01À moins de ça, même après une condamnation,
13:05et après avoir purgé son éventuelle peine,
13:07il aurait le droit de nouveau de chanter.
13:09Après, on a le droit d'être choqué,
13:11et on doit vivre dans la vie,
13:13c'est-à-dire avec des choses qui nous choquent,
13:15les propos de Mme Guettet me choquent,
13:17et je suis contente, je me battrai pour qu'elle puisse les tenir.
13:20Eh bien, pour moi, c'est la même chose.
13:22On doit accepter que des gens continuent à vivre,
13:25même après avoir fauté.
13:27Bon, alors, mais là, vous actez,
13:30n'actez pas, n'actez pas encore quand même.
13:32Non, non, j'ai dit même si, alors...
13:34Oui, même si, oui, bien sûr.
13:35Non, non, mais je partage le point de la chronique d'Elisabeth Huteur.
13:37Vous avez raison, je n'acte pas, mais je l'ai dit même si.
13:40Il faut attendre que la justice passe, on va voir,
13:43mais c'est vrai que c'est parfois spectaculaire,
13:47c'est-à-dire qu'on jette en pâture des gens,
13:49alors là, il y a beaucoup de témoignages,
13:51il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de témoignages,
13:52mais notre auditrice, Véronique, a raison sur le fond.
13:59Pourquoi l'empêcher d'exercer son métier
14:02tant que la justice ne l'a pas condamné ?
14:05Et puis, après, est-ce qu'il est voué à une mort sociale définitive ?
14:11S'il était condamné ?
14:13Enfin, toutes ces questions, il faut se les poser, quand même.
14:15Il ne faut pas les balayer d'un revers de main, comme si...
14:18Surtout que ça frappe des gens qui ont été condamnés beaucoup moins...
14:22Enfin, qui ont été condamnés, pas beaucoup moins,
14:23mais qui ont été accusés de choses très baignelles.
14:26Pardonnez-moi, mais l'affaire Nicolas Bedos,
14:28Nicolas Bedos, on ne le voit plus, ne tourne plus,
14:31et c'est une perte énorme pour le cinéma français, je suis désolé.
14:35Alors, oui, et là, c'était pour une histoire en discothèque.
14:38Une histoire en discothèque, un jour au Édic.
14:40Il avait trop bu...
14:41Enfin, ce n'est pas bien, mais franchement...
14:43En tout cas, sur les réseaux sociaux, Frédéric Brandel est avec nous,
14:45hashtag on en parle sur les réseaux sociaux, justement.
14:49Ils se sont emparés de cette affaire Patrick Bruel,
14:53et puis, évidemment, d'une forme de confrontation aussi
14:56avec l'animatrice Flavie Flamand,
14:59qui a donné sa version des faits dans Mediapart.
15:03Oui, c'est très impressionnant.
15:04Depuis 3-4 jours, il y a énormément de documents qui sont ressortis,
15:08notamment sur la carrière et de Patrick Bruel,
15:10et de Flavie Flamand.
15:11Hier, l'avocat de l'artiste Patrick Bruel,
15:13donc maître Christophe Ingrin,
15:15répondait aux questions d'Aurélie Caz,
15:17présentatrice de C'est à vous sur la 5.
15:19Elle interroge son invité sur les accusations de Flavie Flamand,
15:2316 ans au moment des faits présumés d'abus sexuels
15:25à l'encontre de Patrick Bruel,
15:27âgé lui de 32 ans.
15:28Écoutez l'échange.
15:29Je comprends parfaitement qu'on se pose la question de ce qui a pu se passer
15:33entre ces deux personnes.
15:35Je n'ai pas sur moi de photos de Patrick Bruel à 32 ans,
15:38qui faisaient beaucoup moins de 32 ans.
15:41Vous ne pouvez pas dire ça ?
15:42Qu'est-ce que vous êtes en train de dire là ?
15:43Il avait l'air d'avoir 25 ans.
15:46Mais peu importe,
15:47C'était un adulte qui avait 31 ans.
15:50Vous me montrez des photos
15:52qui ne sont pas tout à fait celles,
15:53qu'on peut aussi trouver.
15:54C'était une star.
15:54On était en pleine Bruel Mania.
15:56Flavie Flamand n'était pas l'animatrice connue qu'elle est aujourd'hui.
16:00Pourquoi nier l'âge ?
16:01Pourquoi dire qu'il ne faisait pas son âge ?
16:02Pourquoi ne pas reconnaître qu'il avait cette âge-là ?
16:05Je reconnais parfaitement.
16:07C'est très difficile de vous dire qu'il n'avait pas 31 ans
16:10s'il avait 31 ans.
16:11Ce que je vous dis simplement,
16:13c'est que lui aussi avait un visage à 31 ans
16:15qui était un visage plus jeune que celui...
16:17Et donc ça justifierait quoi ?
16:18Ça justifierait rien du tout.
16:20Voilà, vous l'avez compris,
16:21le malaise s'installe sur le plateau.
16:23L'avocat de Patrick Bruel
16:24tente de relativiser la portée de la photo de Flavie Flamand
16:26à 16 ans,
16:28montrée aux téléspectateurs
16:29en insistant sur la confusion possible.
16:31Bon, les faits sont pourtant implacables.
16:33Il est question d'une relation sexuelle
16:34entre un adulte et une adolescente
16:35non consentante,
16:37selon la version de Flavie Flamand.
16:38Les faits ne sont donc pas implacables.
16:40Pardon, mais vous ne pouvez pas dire
16:41que les faits sont implacables
16:42après nous avoir présenté une version...
16:44nous ne sommes pas juges.
16:46Par rapport à la photo,
16:47juste, évidemment, Elisabeth.
16:49Et donc, voilà,
16:53c'est un très bon exemple.
16:54Nous sommes chacun de nous
16:55et sommés de jugés.
16:57Mais quand savons-nous ?
16:59Que savons-nous de ce qui s'est passé
17:00il y a 30 ans
17:01entre cette jeune femme,
17:03non, cette jeune fille,
17:05ce chanteur qui était quand même
17:07l'idole de beaucoup de femmes ?
17:09On n'en sait rien.
17:10Et je ne dis pas du tout,
17:11moi je ne veux pas du tout...
17:12Je n'aime pas les gens
17:13qui s'en prennent à Flavie Flamand.
17:16Je veux dire, simplement,
17:18il me semble que ça se passerait mieux
17:20si les victimes acceptaient d'abord
17:22ou les victimes présumées,
17:24pardon, les plaignantes,
17:25acceptaient d'abord
17:26de réserver leur témoignage
17:28à la justice
17:28plutôt que d'aller...
17:29Oui, mais alors,
17:31souvent,
17:31c'est parce que les faits sont prescrits.
17:34Et donc,
17:35qu'elles vont dans les médias
17:36et elles n'osent pas.
17:37Si les faits sont prescrits,
17:38les faits sont prescrits,
17:39alors...
17:40La prescription,
17:41ce n'est pas fait pour rigoler.
17:43Oui, oui.
17:44Non, mais c'est vrai.
17:45Alors, il faut rappeler
17:46sur cette histoire
17:47que la question
17:49d'une relation sexuelle
17:50effectivement
17:50entre un adulte
17:52et une adolescente...
17:53Majorité sexuelle.
17:55Voilà, c'est ça.
17:55Parce que la majorité sexuelle
17:57est à 15 ans en France.
17:58On le rappelle.
17:59Alors, il peut y avoir abus
18:00si c'est une personne
18:02qui exerce
18:02une influence du pouvoir,
18:05une autorité, etc.
18:06Parce qu'elle a dit
18:07qu'il l'a endormi
18:08après lui avoir fait boire du thé.
18:10Voilà.
18:11Avoir fait boire du thé.
18:12D'accord.
18:14Bon, je ne sais pas ce que...
18:16J'aimerais...
18:17Bon, il y avait Véronique,
18:18mais j'aimerais de nouveau
18:18vous entendre
18:19sur, évidemment,
18:21cette affaire.
18:22Est-ce que Patrick Brouel
18:23peut continuer ou pas ?
18:24Ça a tourné.
18:250826 300 300
18:26continue dans La Vérité en Face
18:27dans un instant
18:28avec Jean-François Aquili.
18:30Merci Elisabeth Lévy.
18:31Merci Patrick.
18:33Merci Véronique
18:34qui était avec nous.
18:34Et d'autres appels
18:350826 300 300
18:37et merci Frédéric, bien sûr.
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