- il y a 10 heures
Avec Françoise Degois et Natacha Polony
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NewsTranscription
00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:07Il est 8h37, est-ce qu'il y a des abus dans les stations essence avec les carburants ?
00:13Vous avez vu les prix qui ont augmenté, vous pouvez nous appeler, les municipales, on va en parler aussi dans
00:19un instant.
00:20La liberté d'expression, je voudrais vous signaler au passage aussi que vous pouvez toujours jouer évidemment.
00:24Si vous voulez gagner une montre connectée au design d'horloger, elle est superbe, c'est la ScanWatch 2 de
00:30la marque Wissings.
00:31Elle vaut quelques centaines d'euros, et bien pour ça vous envoyez Sud au 7h2018 par SMS, vous avez encore
00:37une bonne demi-heure et vous pouvez la gagner.
00:41Allez, Natacha Polony et Françoise Degoy, la liberté d'expression.
00:47On va commencer par ça parce que c'est la une de l'audace, je l'ai signalé tout à
00:51l'heure, qui sont sur qui.
00:54Et Françoise, tiens, est-ce que vous trouvez qu'il y a une censure aujourd'hui, que la liberté d
01:00'expression est menacée ou pas ?
01:01D'abord, je suis ravie de voir que Natacha Polony revient sur de l'écriture et qu'elle ne l
01:09'a jamais quittée, mais c'est très très bien.
01:10Non mais c'est bien, je ne crois qu'elle écrit en fait, en réalisé, je pense qu'on fait
01:15tous de la radio, mais seuls les écrits restent.
01:18J'ai écouté avec grand intérêt sa chronique, je serais d'accord moi pour dire que la liberté d'expression,
01:24pour moi, s'arrête à ce qui est pénal,
01:26c'est-à-dire ce qui est illégal, c'est-à-dire antisémitisme, homophobie, racisme, etc.
01:32Après, on part sur des rives dangereuses, en réalité.
01:36Quelle que soit l'idéologie qu'on défend, tout le monde connaît mon côté de l'échiquier,
01:39mais je ne suis pas gênée par le fait que l'extrême droite existe en France.
01:42Vous comprenez ce que je veux dire ? Comme je ne suis pas gênée par le fait que le NPA
01:46existe.
01:47Je rappelle quand même que dans la charte de lutte ouvrière, vous avez, comment dirais-je, la révolution du prolétariat
01:53et vous avez la dictature du prolétariat qui existe encore.
01:55Et on n'a jamais interdit lutte ouvrière.
01:58Je pense que ce pays est tellement solide sur sa démocratie que la liberté d'expression doit être totale.
02:04La seule règle que je fixe, moi, c'est racisme, antisémitisme, homophobie...
02:10Appel à la haine, quoi.
02:10Oui, voilà, c'est ça. Donc je suis assez d'accord avec Natacha.
02:14Natacha Polony.
02:14En revanche, la liberté d'expression ne consiste pas à dire tout ce qu'on veut,
02:18de même que la liberté ne consiste pas à faire tout ce qu'on veut.
02:22La liberté, c'est un processus.
02:24Et c'est ça, à mon avis, sur lequel il faut insister.
02:26La seule vraie régulation, c'est la régulation que nous-mêmes, nous, nous imposons
02:31par le sens de la responsabilité, l'exercice du libre-arbitre.
02:36Nous sommes des citoyens et nous devons avoir conscience que les réseaux sociaux sont un espace public dans lequel nous
02:43devons nous retenir d'exprimer nos pulsions.
02:46Mais en revanche, ça s'appuie sur l'éducation, la régulation des pulsions.
02:50Mais quand on est dans un système qui fait tout, justement, pour favoriser les pulsions, ça ne peut pas marcher.
02:56Et donc, ce qui me semble essentiel à comprendre, c'est qu'en fait, le drame, c'est pas de
03:01savoir s'il y a des propos qui nous déplaisent sur les réseaux sociaux.
03:05Le drame, c'est que nous avons délégué à des entreprises privées étrangères notre espace de discussion.
03:10C'est une fois de plus une question de souveraineté.
03:13C'est-à-dire que ces entreprises étrangères, qui en fait régissent les réseaux sociaux et donc les algorithmes,
03:20elles utilisent des algorithmes dans le but de faire du fric.
03:24C'est tout.
03:25Leur modèle économique est fait pour la dérégulation, l'exacerbation des pulsions, la violence.
03:32Donc, on ne réglera pas le problème avec des interdits.
03:35On réglera le problème en ayant nos propres réseaux sociaux, en maîtrisant les algorithmes.
03:42Non, c'est pas un leurre, ça s'appelle de la politique.
03:45Ça nécessite d'avoir des politiques qui s'intéressent un tout petit peu à la question de la souveraineté.
03:49À la décharge, on peut quand même le dire d'Emmanuel Macron, je sais qu'il y a un ou
03:53deux volets que vous n'aimez pas.
03:54Moi, le volet de la régulation, en tout cas, des réseaux sociaux et de l'interdiction avant les gens de
03:5915 ans,
03:59pour les enfants de moins de 15 ans, ça me va très bien.
04:04De la même manière qu'on parle toujours de l'Europe, mais la réalité, c'est que le digital acte,
04:10c'est quand même un premier pas.
04:12Justement, c'est le contraire.
04:13Je suis d'accord avec vous, je suis d'accord que je suis en désaccord avec vous.
04:17Pardon, mais vous lirez les articles qui expliquent l'histoire du Digital Service Act de l'Union Européenne.
04:25Et vous verrez à quel point, en fait, il y a eu un accord entre l'administration Biden, Emmanuel Macron
04:32et la Commission Européenne
04:35pour contrôler les réseaux sociaux d'une façon qui, en fait, confine à la censure, en élargissant le prisme de
04:44ce qui doit être interdit,
04:45en utilisant des régulations qui sont en dehors de la légalité, c'est-à-dire qu'on force les plateformes
04:51à cacher, à masquer certains contenus parce qu'ils déplaisent.
04:55Donc, c'est justement sur cette question-là que j'ai fait ce dossier pour expliquer que la régulation, quand
05:01elle confine à la censure,
05:02ça fait gagner Donald Trump et ça fait gagner ceux qui prétendent défendre la liberté d'expression.
05:06Le Digital Act, c'est Thierry Breton, qu'il a initié, il peut être également corrigé.
05:12Je pense, moi, que les parlementaires européens ne sont pas des potiches.
05:15Je pense que ce texte peut être amendé, ce texte peut revenir, et je trouve, on dit toujours que l
05:21'Europe est inerte.
05:22C'est un premier pas. Alors, bien sûr, je suis... Non, je ne suis pas d'accord avec vous.
05:26Essayer de tordre le bras aux géants, justement, obliger Elon Musk, par exemple, à fournir ses algorithmes, c'est très
05:33important,
05:33et la législation européenne le permet. Pardon.
05:36Justement, j'explique exactement l'inverse.
05:39À savoir que ce qu'il faut faire, ce n'est pas réguler des plateformes sur lesquelles nous n'avons
05:46aucune prise,
05:47il faut avoir nos propres plateformes.
05:50Or, l'Union européenne, dans son fonctionnement actuel, fait en sorte que nous n'ayons pas de géants industriels,
05:57fait en sorte de ne pas protéger nos entreprises.
06:00En revanche, elle explique qu'on va réguler, et elle régule sur des questions idéologiques.
06:04C'est l'inverse de ce qu'il faudrait faire.
06:06Allez, bon, 0826 300 300, tiens, il y a Johan qui veut réagir, justement,
06:10et qui vous a entendu, pour savoir s'il y a censure ou pas, censure, et qui censure qui,
06:15sur la liberté d'expression.
06:17Bonjour, Johan.
06:19Et bonjour, bonjour, mesdames.
06:20Bonjour, Johan.
06:22Ah, Johan, pardon.
06:23C'est pas de problème.
06:25Alors, dites-moi tout, qu'en pensez-vous ?
06:29Ben, écoutez, moi, je suis partisan du...
06:32Ma liberté s'arrête là où commence celle de l'autre.
06:36Elle s'applique à tous les domaines, et sur les plateformes, sur les réseaux sociaux,
06:41c'est aussi le cas.
06:42C'est-à-dire que je suis un petit peu de ce côté, un petit peu du même point de
06:46vue que François,
06:46c'est-à-dire que ma liberté d'expression va s'arrêter au niveau du pénal, d'une part,
06:50et va s'arrêter, évidemment, à ne pas aller causer du tort à autrui.
06:54C'est ce qui me semble de bon sens.
06:59En revanche, contrairement à ce que disait Natacha, on a déjà essayé des plateformes françaises.
07:07Il y a des plateformes qui existent encore aujourd'hui, mais qui sont tellement peu fréquentées,
07:14qu'en fait, elles sont complètement écartées.
07:17Donc, en fait, ce n'est pas forcément une solution en soi d'avoir des plateformes souveraines,
07:22parce que les plateformes, notamment américaines ou chinoises, sont tellement énormes aujourd'hui
07:26qu'elles éclipseraient complètement...
07:28Vous travaillez dans la sécurité informatique, je crois, justement.
07:32Donc, vous connaissez, effectivement.
07:34Oui, mais alors, elle va vous répondre, en fait.
07:37Pour moi, la solution, alors, à long terme, d'abord, c'est d'éduquer.
07:44C'est de revenir quand même à un certain...
07:46Pardon, ça va faire très prétentieuse ce que je dis,
07:48mais c'est de revenir quand même à un certain niveau d'intelligence.
07:52D'un peu de temps, je pense que les plateformes contribuent à une certaine abrutisation de la société.
07:57Il faut revenir quand même à retravailler sur du bon sens, à retravailler sur l'esprit critique.
08:03Et par rapport à votre question autour de la censure,
08:05moi, ce qui me pose problème par rapport à ça, c'est qui décide de censurer qui ?
08:10Ah ben, absolument.
08:12C'est la question, justement, une de l'audace, sur la lit.
08:15Qui sont sur qui ?
08:16Et en fait, nous sommes totalement d'accord, Johanne.
08:21C'est ce que je disais.
08:23Ce qui compte, c'est l'éducation des citoyens, la régulation des pulsions,
08:27et l'idée que nous sommes des individus autonomes et responsables.
08:32Derrière, la question de savoir si on peut avoir des plateformes européennes,
08:37c'est en fait beaucoup plus vaste que ça.
08:40C'est-à-dire que ce qu'il faut, c'est permettre l'émergence d'outils numériques,
08:44qui soient des outils numériques souverains.
08:47Or, nous ne faisons absolument pas cela, puisque dans ce domaine-là, comme dans les autres,
08:51par exemple le domaine du cloud souverain, qu'on appelle souverain,
08:54il ne l'est absolument pas, puisque nous acceptons de laisser, en fait, nos données à des entreprises.
09:00Alors, on fait des partenariats entre des entreprises américaines et des entreprises européennes.
09:04Ce n'est donc absolument pas souverain.
09:06Et tout est comme ça.
09:07Donc, évidemment que ce n'est pas par magie, maintenant,
09:10qu'on va faire apparaître un réseau social européen qui va concurrencer des mastodontes.
09:15Il est déjà très tard, mais c'est en faisant émerger des acteurs du numérique, d'abord,
09:20et ensuite, on mettra toutes les briques.
09:22Ça va prendre très longtemps, mais il faut commencer.
09:25Nous poursuivons dans un instant, évidemment.
09:28Merci, Johan, évidemment, d'être intervenu pour nous parler de ce sujet,
09:33autour de la liberté d'expression, qui est en une de l'audace,
09:36qui est un trimestriel, c'est le deuxième numéro.
09:38Nous continuons avec Natacha Polony, Françoise Degoy, dans un instant.
09:41Est-ce que la guerre va effacer les municipales, en quelque sorte ?
09:46Évidemment, c'était ce que disait Françoise Degoy tout à l'heure.
09:50Qu'en pensez-vous ? J'aimerais vous entendre aussi à ce sujet.
09:520-826-300-300.
09:58Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
10:03Il est 9h10, Natacha Polony, Françoise Degoy avec nous jusqu'à 9h avant la vérité en face tout à l
10:09'heure.
10:09Je le disais, est-ce qu'on va parler des municipales ?
10:12Alors, localement, on parle évidemment de ces enjeux.
10:13Au niveau national, en fait, un peu moins, parce qu'il y a aussi la guerre, bien sûr.
10:19Et il y a une autre question, d'ailleurs, avec les carburants, de façon très concrète.
10:24C'est-à-dire, ça se passe à des milliers de kilomètres ici, puis les factures augmentent évidemment des particuliers
10:29avec les carburants.
10:30Est-ce que vous avez noté des abus ou pas, vous, Françoise ?
10:35Non, pas du tout, parce que moi, je fais beaucoup de vélos maintenant.
10:37J'ai abandonné mon scooter thermique, donc...
10:39Vous n'avez pas de kilomètres à faire.
10:41Natacha, vous l'avez vu ?
10:42Oui, oui, oui. J'ai vu des disparités absolument gigantesques.
10:46En revanche, il y a une chose, c'est que, bien sûr que c'est une crise extérieure qui est
10:51importée.
10:52C'est un nouveau choc pétrolier.
10:53Alors, premier point, la question de savoir comment se déroule cette guerre, pourquoi elle est faite,
10:59devrait être posée et être posée en dehors de toute propagande depuis une semaine.
11:03Ce n'est pas le cas, et c'est un peu inquiétant.
11:05Deuxième point, gouverner, c'est prévoir.
11:08C'est justement prévoir les chocs, les risques.
11:11Or, nous accumulons depuis quelques années des chocs qui font que l'Europe est en train de renchérir sa facture
11:18énergétique
11:19et de perdre le peu d'indépendance qu'elle avait.
11:23Il faut absolument sortir de cette dépendance maximale sur le plan énergétique
11:28qui est en train de ruiner notre industrie, de ruiner notre économie.
11:33Sylvain est avec nous au 0826 300 300 du côté d'Avignon pour voir si, justement, il y a eu
11:39des abus.
11:39Bonjour, Sylvain.
11:41Bonjour.
11:41Est-ce que vous avez vu ou pas des abus à la pompe ou pas ?
11:47Finalement, c'est assez logique.
11:48Pour moi, il n'y a pas d'abus à la pompe.
11:50C'est très clair.
11:52Il y a un abus qui est réel parce que le gasoil qu'on achète à l'heure actuelle en
11:56station,
11:57il a été acheté au mois de janvier.
11:59Et il sort des dévots à des prix exorbitants alors que ce gasoil-là, ou ce pétrole, est arrivé au
12:05mois de janvier.
12:07Parce que chaque achat qui se fait à l'heure actuelle, là, on achète pour le mois de juin, par
12:10exemple.
12:11Pour avoir sorti un 38 000 la semaine dernière, donc un 38 000 litres et un 38 m3 de gasoil,
12:16il est sorti à 1,57 €, alors que deux jours plus tôt, je l'avais acheté à 1,30
12:21€.
12:22Vous travaillez avec les pompistes, Sylvain ?
12:26Directement avec les dépôts.
12:27Avec les dépôts, oui.
12:28Donc, en fait, il n'y a pas de...
12:32Les stations, je travaille avec les stations tous les jours, elles prennent leur marge habituelle.
12:353-4 centimes, c'est vraiment très petit ce qu'elles prennent.
12:39Mais par contre, je ne comprends pas l'évolution du prix actuel,
12:43étant donné que le baril de pétrole qui est vendu actuellement, aujourd'hui, à 105 $,
12:48c'est pour des achats du mois de juin.
12:50110, 110 cette nuit.
12:53C'est un descendu un peu, là.
12:54C'est du pétrole qui va arriver au moins.
12:56Donc, le prix ne devrait pas suivre le baril de pétrole.
13:00Donc, vous estimez qu'il y a des abus en amont, en quelque sorte, quoi.
13:05Il y a des spéculateurs, de toute façon, on sait très bien comment fonctionne le marché du pétrole
13:10avec les super tankers qui attendent, etc.
13:12C'est comme le marché du blé, en réalité.
13:15Moi, je voudrais dire, je rejoins Natacha, mais peut-être pas dans le même...
13:19Mais en tout cas, on va aller sur la pédagogie.
13:21Il faut, sur cette guerre-là, j'ai envie de dire, d'utiliser une expression de ma grand-mère,
13:26quand le vin est tiré, il faut le boire.
13:28C'est-à-dire que nous sommes engagés, en tout cas,
13:31les Américains et les Israéliens se sont engagés dans une guerre.
13:36Moi, je pense qu'il faut véritablement en finir avec le régime des Mollahs.
13:40La réalité, c'est que je ne suis pas certaine, véritablement,
13:43que plus elle dure, plus l'opinion peut suivre.
13:46L'opinion, elle est très sensible au fait qu'il faut libérer l'Iran des Mollahs.
13:50Et l'opinion internationale est très sensible au combat des femmes iraniennes,
13:54malgré quelques petits accros, de ci, de là, notamment à l'extrême-gauche.
13:59Donc, je veux dire par là qu'il faut expliquer la nécessité de cette guerre,
14:04la manière de la faire qui est...
14:08Allez, Françoise, écoutez, Sylvain.
14:11Est-ce que je peux finir une phase ?
14:12Vous avez commencé. Il faut être synthétique, Françoise.
14:15Allez, Sylvain.
14:16L'opinion française, elle, fait plus attention à son portefeuille à l'heure actuelle.
14:22Je suis d'accord avec vous.
14:23Il va sortir à 2,20€, 2,30€, la semaine prochaine, en station.
14:27Je suis d'accord.
14:28Je peux vous dire qu'il y a pas mal de Français qui vont dire
14:31« Ok, il y a la guerre, c'est bien, mais derrière, nous, on n'arrive plus à la fin
14:34du mois. »
14:34C'est pour ça qu'il faut expliciter, c'est pour ça qu'il faudrait un débat sur cette guerre,
14:39par exemple.
14:39Moi, je fais partie des gens qui pensent qu'Emmanuel Macron aurait dû recevoir les chefs de parti,
14:43qu'il faudrait un débat à l'Assemblée nationale, pédagogique.
14:45Chère Françoise, je pense qu'il faut, en effet, un débat.
14:49Mais le problème, c'est d'abord qu'il faudrait être d'accord sur un point.
14:53Ce régime est épouvantable.
14:55Il a massacré sa population.
14:57Les femmes iraniennes, en particulier, ont été d'un courage absolu.
15:01Je ne pense pas, pourtant, que ce soit l'objectif, ni de Benyamin Netanyahou, ni de Donald Trump, de libérer
15:07le peuple iranien.
15:08Je pense qu'ils ont, d'ailleurs, des objectifs différents, et que ça pose un énorme problème,
15:12et que cette guerre est profondément dangereuse, qu'elle risque de durer,
15:16et qu'en effet, les classes populaires et les classes moyennes des pays comme la France vont payer, vont trinquer,
15:23parce que Benyamin Netanyahou, pour des raisons qu'on peut comprendre, veut venger le 7 octobre.
15:28C'est parfaitement respectable, encore que Benyamin Netanyahou ne soit pas, lui, respectable.
15:35Et deuxième point, Donald Trump, lui, est engagé dans une lutte vis-à-vis de la Chine,
15:41et est donc en train de torpiller tous les régimes alliés de la Chine.
15:45La question, c'est, est-ce que c'est nos intérêts à nous ? Je ne crois pas.
15:48Petite provocation du week-end avec Dominique de Villepin.
15:53Benjamin Glez repère, effectivement, beaucoup de choses, comme chaque matin sur les réseaux sociaux.
15:57Ce sont les réseaux sociaux qui repèrent...
15:58Oui, qui repèrent.
16:01Vous repérez les repéreurs.
16:03Puisqu'il veut faire payer la reconstruction aux Etats-Unis et à Israël.
16:07Vous voyez, l'ancien Premier ministre qui veut imposer ce principe, un peu à la manière du « tu casse,
16:10tu payes » de Bruno Rotaillot.
16:11Lui, il propose le « tu détruis, tu répares », un système munisien de réparation de guerre.
16:17Écoutez, c'était hier sur BFM.
16:18Ma proposition, c'est que désormais, nous devrions prévoir, à travers une résolution de l'Assemblée Générale des Nations Unies,
16:24puisque le Conseil de Sécurité est bloqué, un principe de réparation.
16:29Tout pays qui s'engage dans une intervention illégitime, illégale, doit payer le prix de la reconstruction de ce qu
16:36'il a cassé.
16:37On l'a connu en France, « tu casses, tu répares ».
16:40Eh bien là, tu détruis, tu répares.
16:42Et c'est une invitation à expliquer à M. Trump et à M. Netanyahou que ce qu'ils font au
16:48Liban,
16:48ce qu'ils font au Moyen-Orient, doit avoir des conséquences sonnantes et trébuchantes.
16:54Pour Dominique de Villepin, tout pays qui s'engage dans une intervention illégitime et illégale
16:57doit payer le prix de la reconstruction, pas de précision néanmoins sur ce qu'il entend par illégitime et illégale.
17:03Dans cette même interview, il a dénoncé par ailleurs la position de la France
17:05qui est selon lui en train de rater de coche, de rater l'histoire.
17:09Écoutez, Dominique de Villepin, peut bien décider depuis 23 ans de vivre sur les dividendes de son discours en 2003
17:17à l'ONU.
17:18Je dis que cette proposition n'a pas de sens.
17:20En plus de ça, il l'a détruit lui-même en disant que le Conseil de Sécurité est bloqué.
17:23Vous voulez faire voter une résolution ? Vous avez un Conseil ?
17:26Ce qu'il faut réformer, oui, je pense, c'est le Conseil de Sécurité.
17:28Avec les Chinois et les Russes qui votent tout le temps de la même manière, contre les Américains.
17:34Mais la réalité, c'est intangible.
17:37Ce qui transperce de Dominique de Villepin, c'est encore une fois son hostilité aux Américains.
17:42Et encore une fois, et je le regrette, son hostilité à Israël.
17:45En permanence, en permanence, par rapport...
17:47Alors, je crois que la question n'est surtout pas d'être hostile à qui que ce soit, mais nous,
17:52Européens, avons absolument besoin de défendre le droit international.
17:57Pourquoi ? Il ne s'agit pas d'être naïf.
17:59Et pour le défendre, il faut être fort.
18:01Et le problème, c'est que nous ne sommes ni puissants, ni forts, ni souverains.
18:04Mais pourquoi il faut défendre le droit international ?
18:07Parce que la loi du plus fort, ça ne marche que quand on est le plus fort.
18:10Le jour où on n'est plus le plus fort, on pleure.
18:13Donc, je pense que la responsabilité, c'est de défendre un système à peu près régulé,
18:17que Donald Trump est en train de faire exploser.
18:20Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis s'asseillent sur le droit international.
18:23Et à chaque fois, on nous fait le coup, c'est pour aller sauver des populations civiles.
18:27Souvenez-vous, la Libye, on nous expliquait qu'on allait sauver Benghazi, que ça allait être formidable.
18:31C'est un cauchemar.
18:32Le miracle est un cauchemar aussi.
18:33Merci. On poursuit dans un instant la vérité en face.
18:36On va parler aussi des municipales.
18:39Je vais tout vous dire, parce que nous serons en direct ce soir entre 19h et 20h,
18:43tous les jours d'ailleurs de la semaine, en direct en région, sur le terrain,
18:48et chez un buraliste que nous allons appeler du côté d'Aubagne.
18:51Et puis, je vous rappelle, la liberté d'expression est-elle menacée ?
18:55C'est à la une de l'audace, le trimestriel de Natacha Polony,
18:58qui nous a fait le plaisir d'être avec nous ce matin.
19:01Merci.
19:01Dans un instant, la vérité en face.
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