- il y a 2 jours
Avec Elisabeth Lévy et Françoise Degois
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NewsTranscription
00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:07Il est 8h36, la fin de vie, on va en parler, vous l'avez évoqué tout à l'heure.
00:12Alors, Elisabeth Lévy, dans votre édito, bon ce n'est pas terminé.
00:15Donc hier, il y a eu deux volets qui sont importants, les soins palliatifs, où c'est allé assez loin,
00:23et là, il y a plutôt unanimité, et puis en revanche, c'est le droit à l'aide à mourir,
00:30pour ne pas dire aide au suicide assisté, etc.
00:34Parce qu'on a gommé en fait ça du texte, où là, évidemment, c'est un peu plus tendu, c
00:40'est ça, c'est un petit peu plus difficile.
00:42Si l'Assemblée veut surmonter la probable opposition du Sénat, l'Assemblée en a le pouvoir,
00:48donc il y aura de la navette, de la commission mixte paritaire,
00:50mais si l'Assemblée veut voter ce texte, et si Emmanuel Macron veut le promulguer,
00:55cette loi va être votée à peu près en l'État.
00:58Bon, comme j'ai déjà, moi je dis très vite que pour moi c'est un saut anthropologique,
01:04c'est que la mort devient une affaire étatique, bureaucratique, médicale,
01:09et je trouve qu'il y a une légèreté terrible, parce que partout ailleurs, partout, il n'y a pas
01:14d'exception.
01:15D'accord ? On a commencé avec beaucoup de garde-fous, et on les a levés au fur et à
01:20mesure,
01:20parce que c'est la logique des droits.
01:23Or, cette question ne peut pas s'appréhender sous le seul angle, je finis là-dessus,
01:27parce que c'est ça notre débat, sous le seul angle du droit,
01:30c'est-à-dire on ne peut pas juste dire, ça ne vous embête pas,
01:33puisque c'est un droit de plus pour moi, c'est mon choix.
01:36Les questions de mort, de naissance, de filiation, les règles que nous mettons autour
01:42sont quand même une affaire aussi de la collectivité, une affaire anthropologique.
01:46Donc moi, je suis à vrai dire, j'étais assez triste en me réveillant ce matin,
01:52parce que je pense que c'est un saut anthropologique vers quelque chose
01:57qui nous libérerait de la condition humaine,
02:00alors que je crois que la grandeur de l'humain, c'est justement d'affronter la condition humaine,
02:05même si on doit être aidé pour le faire avec ses soins palliatifs, etc.
02:09Mais moi, je ne veux pas opposer ce qu'il y a de dire tellement de grands mots.
02:12Non, mais vous avez raison, parce que je pense que c'est le seul débat,
02:14c'est un débat fondamental, c'est la question fondamentale de l'être humain,
02:18c'est la mort, vraiment, véritablement.
02:20C'est ce qui nous différencie aussi des animaux,
02:23c'est notre capacité, à part les éléphants,
02:25notre capacité à saluer nos morts, à prendre soin de nos morts, etc.
02:29Donc bien sûr, c'est très profond.
02:30Je ne suis pas du tout d'accord avec vous, je pense que ce n'est pas simplement un droit,
02:33je pense que c'est une évolution, c'est un progrès.
02:36Je sais que vous n'aimez pas trop cette expression.
02:39Je pense que c'est un progrès, je pense que quelqu'un qui est dans un désespoir...
02:42On ne va pas commencer les cas par cas,
02:44parce que si on ne commence pas les cas par cas,
02:45on va se mettre nos cas au visage.
02:47Je lis juste...
02:48Non, mais c'est ça qui est intéressant,
02:49c'est-à-dire que quand même, dans les critères,
02:51ça ouvre beaucoup de portes de cas par cas.
02:55Alors que ça devait être l'ultime recours,
02:58et c'est là où il y a des pas.
02:59Écoutez, moi, je réfléchis toujours à l'idée de...
03:03Je ne suis pas dans cette situation d'avoir la maladie de Charcot,
03:06je ne suis pas dans cette situation de ce jeune homme de 22 ans
03:08qui avait un Covid long et qui a décidé de mettre fin à ses jours,
03:12mais parce que, tout simplement, la vie lui était insupportable.
03:16J'entends ce que vous dites sur la condition...
03:17À la manière des suicides, il y en a, malheureusement, en dehors de ça.
03:20D'accord, je vais finir.
03:22J'entends ce que vous dites sur la condition humaine,
03:24et la grandeur et les vicissitudes de la condition humaine.
03:28Je pense quand même que nous devons encandérer ça par le droit, tout simplement.
03:32Voilà, donc nous ne sommes pas d'accord,
03:34mais nous avons, comment dirais-je, du respect l'une pour l'autre.
03:38Et je pense que ce débat, en plus,
03:39ce débat, il est de haut niveau dans ce pays.
03:42Ça fait partie des référendums qu'aurait pu faire Emmanuel Macron.
03:45Parce que je pense que nous n'allons pas, dans ce pays,
03:47qui, contrairement à tout un tas d'autres sujets,
03:49nous écharper sur cette question.
03:51C'est une question intime.
03:52Je voudrais bien entendre, éventuellement, des auditeurs.
03:55Je sais qu'on en a parlé déjà, s'il vous plaît.
03:58Je voudrais bien, évidemment, entendre aussi des auditeurs.
04:01Je sais que nous en avons beaucoup parlé hier, évidemment,
04:06pour savoir si vous vous estimez qu'il fallait ouvrir cette porte,
04:11c'est-à-dire sur le droit à l'aide à mourir,
04:15parce qu'il y a des situations, en fait, qui sont assez terribles,
04:18où vous estimez qu'au contraire, ça va peut-être aller trop vite.
04:24Parce qu'il y a cinq critères.
04:26Être français, être atteint d'une maladie grave, incurable,
04:30qui engage le pronostic vital,
04:33présenter une souffrance psychique, physique, etc.
04:37Et puis être apte à manifester sa volonté.
04:40Ça fait partie de ces conditions.
04:41J'en ai cité quatre, je crois qu'il y en a eu.
04:42Il y en a eu une cinquième.
04:44Je ne sais pas ce que vous en pensez, vous,
04:45mais j'aimerais vous entendre au 0826 300 300.
04:48Évidemment, vous avez la parole.
04:50Élisabeth Lévy, vous voulez ajouter autre chose ?
04:51On peut peut-être écouter, on l'avait préparé pour la chronique,
04:54un extrait du discours de Philippe Juvin,
04:56que j'ai trouvé, moi, bouleversant.
04:58Donc, peut-être que c'est ça que je voulais vous proposer.
04:59Alors, Philippe Juvin, un petit extrait de Philippe Juvin.
05:03Cette loi révèle au fond une peur profonde
05:06de la vieillesse et du handicap.
05:08Elle sous-entend que certaines vies
05:09voient d'être vécues et d'autres devenues indignes.
05:12Non, aucun pays n'était allé d'emblée
05:15aussi loin dans l'ouverture des critères,
05:17les délais, la faiblesse du contrôle,
05:19la faiblesse du contrôle,
05:20et la pression qui pèsera sur les plus vulnérables.
05:24Ah oui, c'est ça.
05:26Qu'est-ce qu'il entend par là ?
05:27Sur la pression sur les plus vulnérables.
05:29Eh bien, que si vous voulez,
05:31à partir du moment où ça va devenir une possibilité,
05:33vous comprenez bien,
05:34on sait tous que les dernières années de la vie,
05:36ça coûte cher,
05:37qu'il faut libérer des lits d'hôpital,
05:39qu'il y a des familles qui attendent des héritages.
05:42Mais ce que je voudrais dire,
05:43c'est que, c'est ça qui le conflit très bien,
05:45c'est que dans les débats,
05:47à chaque fois,
05:49ceux qui n'étaient pas très favorables à la loi
05:50ont proposé un garde-fou.
05:52Par exemple, mettre dans la loi
05:55que jamais, au grand jamais, au grand jamais,
05:57un déficient mental ne pourrait y accéder.
06:01Eh bien, pourquoi les partisans de cette loi,
06:04s'ils sont tellement de bonne foi sur ces garde-fous,
06:07pourquoi refusent-ils ?
06:08Pourquoi refusent-ils qu'un juge se prononce
06:12quand il s'agit de...
06:13Quand il y a des questions de tutelle ?
06:15Je suis d'accord avec vous sur l'idée de...
06:17On ne va pas sombrer dans l'eugénisme.
06:18Je suis d'accord parce qu'il n'y a qu'un pas.
06:20Je veux dire, c'est très fragile et très facile à...
06:23Et donc, là où vous avez raison,
06:25moi, je suis absolument d'accord avec vous
06:27sur le garde-fou des déficients mentaux,
06:29évidemment.
06:31Et je pense, de toute façon,
06:32que ce texte va être retravaillé.
06:34Comme vous le dites,
06:35il y a des navettes, etc.
06:36Mais globalement,
06:37il n'y a rien, pour moi, de bouleversant
06:38dans ce qu'a dit Philippe Jubin.
06:40Je trouve que même, c'est une caricature,
06:41l'extrait qu'on vient d'entendre.
06:42Le droit, la vieillesse, etc.
06:44Basta cosi !
06:45La réalité, si vous voulez,
06:47c'est qu'il y a des gens...
06:48Les gens ne vont pas se donner la mort
06:50pour le plaisir ou par peur de vieillir.
06:52Ça n'est pas vrai.
06:53Il y a des gens qui ont besoin
06:55qu'on abrège leur souffrance.
06:57Et il y a des médecins qui ont besoin
06:58d'être mis à l'abri juridiquement.
07:00Il y a des infirmiers, des soignants
07:01qui ont besoin d'être mis à l'abri.
07:03Il y a même des amis
07:04qui ont besoin d'être mis à l'abri.
07:06Moi, je veux bien qu'on s'arrange
07:07avec les copains qu'on a.
07:09Je suis frappé par vos certitudes.
07:12C'est ma certitude.
07:13Je suis frappé par vos certitudes
07:15et par votre absence de doute
07:16quand on vous évoque des exemples.
07:18Vous évoquez votre jeune homme, etc.
07:20Quand on vous dit qu'à l'étranger,
07:22ça, ce sont des faits.
07:23Tous les garde-fous qui avaient été adoptés
07:25ont été levés.
07:26Qu'est-ce qu'il vous dit qu'en France,
07:28ça ne sera pas fait
07:29quand la rapporteuse LFI,
07:31la seule chose qu'elle trouve à dire
07:33sur ce grand projet,
07:34c'est qu'ils vont l'ouvrir
07:35aux mineurs.
07:37Je vous calme un petit peu
07:39toutes les deux
07:40parce que vous montez beaucoup tôt
07:41et les auditeurs ne vous entendent plus.
07:43Vous n'avez pas à nous calmer, en fait.
07:44Qu'est-ce que ça veut dire ?
07:45On ne criait pas, là ?
07:46Si, si, si.
07:47Je vous réécouterez après.
07:48Ah, d'accord.
07:490-826-300.
07:50Non, mais c'est vrai.
07:52Marie est avec nous
07:53au 0-826-300-300
07:56qui a été infirmière.
07:57Bonjour, Marie.
07:59Oui, bonjour.
08:00Bonjour.
08:01Qu'en pensez-vous, vous, justement,
08:03sur cette aide à mourir ?
08:05Je pense que c'est une nécessité,
08:08tout simplement.
08:09Je pense qu'en fait,
08:10on met en exergue
08:11quelque chose qui existe
08:13et que personne ne voulait voir
08:15à un moment donné
08:16pour garder les choses en face.
08:17C'est tout.
08:19Et je pense aussi
08:21qu'il faut bien comprendre
08:23qu'une personne qui est à l'agonie,
08:25c'est l'équivalent d'une torture.
08:27C'est épouvantable.
08:28On ne peut pas laisser des gens
08:30agonisés comme on les laisse agonisés.
08:32En plus, je trouve qu'il y a des discussions
08:34qui sont assez hypocrite.
08:36Parce que qu'est-ce que c'est
08:37l'aide à mourir ?
08:38Qu'est-ce qu'on fait,
08:39en fin de compte,
08:41pour aider les gens ?
08:42On leur donne ce qu'il faut,
08:44évidemment,
08:44pour qu'ils souffrent le moins possible.
08:46Et puis,
08:48on peut aussi, je pense,
08:50aider la partie médicale
08:51et paramédicale.
08:52On ne peut pas laisser
08:53les professionnels
08:55comme ça à l'abandon
08:56sans les lier
08:57par une loi
08:58qui soit un peu plausible,
09:00réfléchie.
09:01Alors, évidemment,
09:01qu'il y aura des gardes-fous.
09:03Les professionnels de la santé
09:04ne sont pas
09:06des gens irraisonnés
09:08et irrévables.
09:09Ce sont des gens
09:10qui ont justement
09:10besoin d'être accompagnés.
09:12Vous avez travaillé
09:13dans le privé,
09:14dans le public,
09:14comme infirmière, Marie ?
09:17J'ai travaillé dans le public.
09:18Alors, comme vous le savez,
09:20dans le public,
09:21évidemment,
09:22on reçoit,
09:23malheureusement dire,
09:24mais les choix politiques
09:25sont importants.
09:26Oui, bien sûr.
09:27Les microéconomiques
09:28sont importants.
09:28mais c'est aussi dans le public
09:29qu'on reçoit énormément
09:30de personnes
09:31qui sont en fin de vie.
09:33Je pense qu'il faut
09:36être raisonnable,
09:38il faut considérer
09:39vraiment la souffrance
09:40de la personne elle-même
09:42qui est en fin de vie
09:43et considérer
09:44la souffrance
09:45de sa famille.
09:46C'est compliqué,
09:48ces questions-là,
09:48parce que la famille,
09:49évidemment,
09:50elle n'a pas envie
09:50parfois de perdre
09:52une personne chère.
09:54Pour autant,
09:55parfois aussi,
09:56que la famille le demande.
09:58Moi, j'ai connu quand même
09:59d'un service
10:00où quand c'était,
10:02il y a longtemps de ça,
10:03évidemment,
10:04quand les personnes
10:04étaient en fin de vie,
10:06le médecin ne passait même plus
10:08faire de visite
10:09parce qu'il n'y avait plus rien
10:09à faire.
10:10Alors, qu'est-ce qu'on faisait ?
10:11On se l'agissait comme on pouvait
10:12avec le peu de moyens
10:14qu'on avait.
10:15C'est insupportable.
10:16Je veux dire,
10:17quand j'ai,
10:18c'est juste une expérience,
10:19quand j'étais jeune infirme,
10:20un jour,
10:21un matin,
10:22j'ai retrouvé un patient
10:24qui est décédé accroché
10:26au barreau
10:27de son lit.
10:28Je vous laisse imaginer
10:29la souffrance
10:30que ça devait être pour lui.
10:31Oui, oui.
10:31Il y avait son rapport
10:32comme disant.
10:33Donc ça,
10:34c'est pas tenable.
10:35Non, c'est vrai.
10:36Merci en tout cas
10:36de votre témoignage, Marie.
10:38On va poursuivre
10:38dans un instant.
10:390 826 300 300,
10:41vous le savez,
10:42vous avez la parole
10:43sur Sud Radio
10:44et puis Elisabeth Lévy,
10:45Françoise de Goy
10:46sont là aussi
10:47pour vous répondre
10:48et pour débattre.
10:52Le Grand Matin Sud Radio,
10:547h-10h,
10:55Patrick Roger.
10:56Et il est 8h50.
10:57Avant de passer
10:58à Elisabeth Lévy,
10:59dans un instant,
11:00la fin de vie
11:01avec un témoignage
11:03encore de Christian
11:04d'Anglette
11:05et puis nous poursuivrons
11:07sur Elisabeth Lévy.
11:08Bonjour Christian.
11:09Bonjour à vous,
11:11vous allez très bien ?
11:11Oui, oui.
11:12Et vous,
11:13alors quel est
11:14votre sentiment
11:15sur la fin de vie
11:16et l'aide à mourir ?
11:19Ah, ah,
11:20vous entendez ?
11:21Oui, oui,
11:21on vous entend ?
11:22Qu'est-ce qui se passe là ?
11:23Je lui ai fait tomber
11:24le téléphone.
11:26Alors,
11:27en un mot,
11:27Christian.
11:29Ah oui, vite fait,
11:29rapidement.
11:31Je suis malheureusement
11:32veuf de foi,
11:34n'est-ce pas ?
11:35Et quand on parle
11:36de l'euthanasie,
11:37écoutez,
11:37ça fait longtemps
11:38que ça existe.
11:39Pour avoir eu
11:40des conversations
11:40avec les médecins
11:42sur la fin de vie
11:43de mes épouses,
11:44n'est-ce pas ?
11:45Quand mon médecin
11:46vous reçoit
11:48avant le dernier jour
11:49et vous dit
11:50ben voilà ce qui se passe,
11:51on va la débrancher,
11:52vous savez ce que ça veut dire ?
11:53Oui, oui, oui.
11:54Oui, c'est incroyable,
11:55etc.
11:56Et ça correspond à ça.
11:58Oui, oui.
11:58Ça fait très très longtemps.
12:00Donc, du coup,
12:01vous êtes assez favorable
12:02à cette aide à mourir
12:04qui, normalement,
12:05doit être encadrée.
12:06C'est en fait là où
12:07ça pose peut-être
12:08quelques questions.
12:09Hein, Christian ?
12:10Moi,
12:10ce qui me pose
12:11le problème,
12:12c'est
12:14l'état qui est court.
12:15il faut un mois,
12:16un mois minimum
12:17pour trouver une solution.
12:19Moi, 48 heures,
12:20ce n'est pas possible,
12:21il va y avoir des crimes.
12:23Oui, oui.
12:24Non, ben,
12:24c'est vrai.
12:25Merci en tout cas
12:26de votre témoignage,
12:28Christian.
12:28Si vous voulez réagir
12:30comme question
12:30sur aussi
12:31les soins palliatifs,
12:32parce que je sais
12:33que beaucoup
12:34dans leur famille
12:35ont rencontré ce problème,
12:36c'est-à-dire pas de place
12:37pour les soins palliatifs.
12:38Alors, normalement,
12:39dans le projet,
12:40c'est une question de moyens.
12:41Normalement,
12:41dans le projet,
12:43on ne peut pas opposer
12:45l'aide à mourir
12:46et les soins palliatifs,
12:47c'est deux choses,
12:47à mon avis,
12:48qui vont en sortir.
12:49nous poursuivons.
12:50Juste un mot, non ?
12:51Non, non, non.
12:51Vas-y, vas-y.
12:52Vous avez déjà...
12:53Non, non, non.
12:54Nous en avons déjà
12:54beaucoup parlé.
12:56S'il est 8h52,
12:57on va aller sur,
12:59évidemment,
13:00cette question
13:01autour de LFI.
13:03Parce que,
13:03évidemment,
13:04à LFI,
13:05on se pose la question
13:05est-ce que vous comprenez
13:06la hausse
13:08significative
13:08des adhésions
13:10chez LFI ?
13:11Et il y a la bataille
13:12des municipales aussi
13:14qui est complètement ouverte.
13:16Vous l'avez dit,
13:17Françoise de quoi ?
13:17Tiens,
13:18notamment chez Horizon aussi.
13:20Avant de voir LFI,
13:20chez Horizon,
13:21avec vous,
13:22Benjamin Glaze.
13:23Elle est ouverte,
13:24en tout cas,
13:24elle est tendue
13:24chez Horizon.
13:26C'est effectivement le cas,
13:27oui,
13:27pour les élections municipales.
13:29Horizon,
13:29le parti créé par Édouard Philippe,
13:31vous l'avez dit,
13:31qui a recadré hier
13:32son candidat à la mairie de Paris,
13:33Pierre-Yves Bournazel,
13:34candidat Horizon,
13:35soutenu par les macronistes,
13:36et qui a déclaré,
13:37Pierre-Yves Bournazel,
13:38toute la journée hier,
13:39qu'il était hors de question
13:40pour lui de rejoindre
13:41Emmanuel Grégoire
13:41ou Rachida Dati au second tour.
13:43Tenez,
13:44sur France Inter,
13:44par exemple,
13:45il a insisté sur le fait
13:46que sa candidature
13:46était bien différente
13:48de celle de Rachida Dati.
13:49Différence de projet,
13:50différence de valeur.
13:51Les différences de valeur,
13:52c'est qu'aujourd'hui,
13:53on assiste à une brutalisation
13:54de la vie publique et politique.
13:56Madame Dati,
13:57au Conseil de Paris,
13:57Madame Hidalgo,
13:58n'ont pas arrêté
13:59de s'attaquer
13:59en dessous de la ceinture.
14:00Dans cette campagne,
14:01c'est plainte contre plainte.
14:03Madame Dati porte plainte
14:04contre M. Grégoire.
14:05M. Grégoire porte plainte
14:06contre Madame Dati.
14:07Pour ma part,
14:08je suis venu de Paris
14:08depuis 18 ans.
14:09J'aime profondément
14:10notre ville.
14:11Je suis au service
14:11des Parisiens.
14:12Je voudrais parler
14:13de notre projet.
14:14Dire aux Parisiens,
14:14avez-vous vraiment envie
14:15de reconduire
14:16des sortants qui ont échoué ?
14:18Avez-vous vraiment envie
14:19de voter pour Madame Dati
14:20pour l'avoir 6 ans
14:21maire de Paris ?
14:21Est-ce que vous avez réfléchi
14:22à ça ?
14:23Moi, je ne pratique pas
14:23la brutalisation,
14:24je ne pratique pas
14:25l'intimidation,
14:26je ne pratique pas
14:26la menace.
14:27Je veux apaiser Paris.
14:28Et apaiser Paris,
14:29ça commence par
14:30un comportement exemplaire.
14:31Et dans la foulée,
14:32Pierre-Yves Bournazel
14:33a publié un tweet.
14:34Il insiste
14:34« Je ne rejoindrai
14:35ni Grégoire ni Dati »
14:36sauf qu'entre-temps,
14:37Edouard Philippe
14:38lui a coupé l'herbe
14:39sous le pied.
14:40Il a déclaré à la SPI
14:41qu'il souhaitait lui
14:41un rassemblement
14:42de la droite
14:43et du centre
14:43au second tour.
14:44Tout l'inverse.
14:45Vous arrivez à suivre ?
14:45C'est un peu compliqué quand même.
14:46J'arrive tout à fait
14:47à suivre entre les déclarations
14:48de Pierre-Yves Bournazel
14:50dont on peut dire
14:50que ça fait 18 ans
14:51qu'il est conseiller de Paris.
14:52En réalité,
14:53qui sait ce qu'a fait
14:54Pierre-Yves Bournazel
14:55à Paris depuis 18 ans ?
14:56Personne.
14:57Pierre-Yves Bournazel,
14:58il fond comme une glace
14:59esquimaux au soleil,
15:01sondage après sondage.
15:02Écoutez,
15:03il est passé de 15 à 14,
15:05à 10,
15:05il est à 11.
15:06Moi, je veux bien
15:07qu'on ne dise jamais jamais.
15:08Il a une pression du chef.
15:10Évidemment qu'au soir
15:11du premier tour,
15:11si Pierre-Yves Bournazel
15:12est à 10 ou 11
15:13et qu'en plus de ça,
15:14Sarac Nafo va peut-être
15:16même le croiser.
15:17Il fera comme les copains.
15:18Il fera accord
15:19avec Rachida Dati.
15:20J'en ai un peu marre,
15:21vous savez,
15:21de ces discours
15:24cousus de fil blanc
15:25dont on ne s'est absolument...
15:27Un droit comme à gauche.
15:28Un droit comme à gauche.
15:29Moi, je regarde l'heure
15:30sur Bournazel,
15:32je ne sais pas,
15:32mais vous voulez parler
15:33de LFI,
15:34donc c'est pour ça
15:34que je regarde l'heure.
15:36Non, mais c'est vrai,
15:37c'est parce que
15:38ces accords
15:39pas d'accord
15:40au niveau national,
15:42au niveau des leaders,
15:43alors on dit
15:44comme Édouard Philippe,
15:45non,
15:46alors non,
15:46tu ne vas pas voter,
15:47sauf que
15:47c'est la réalité du terrain,
15:49c'est la même chose.
15:50Patrick,
15:50vous faites plaîtonner
15:51comme si vous...
15:51vous êtes marqués
15:52dans la vie politique.
15:54Non, non, bien sûr.
15:55Vraiment, c'est rare.
15:56Non, vraiment,
15:57quel...
15:57Bon.
15:59En revanche,
15:59est-ce que vous comprenez
16:00qu'il y a quand même
16:02une dynamique
16:03chez LFI ?
16:04C'est Antoine Léoman
16:05qui a tweeté hier,
16:06il a dit
16:072500 personnes
16:09nous ont rejoints,
16:10dit-il,
16:10à LFI
16:11en une semaine.
16:12Vous comprenez ?
16:13Alors, évidemment,
16:14je comprends,
16:15si vous voulez,
16:15que vous avez tout un tas
16:16de gens
16:17qui ne réfléchissent pas beaucoup,
16:18qui écoutent Mélenchon,
16:19qui disent
16:20regardez comme nous sommes
16:21injustement à terre.
16:21Pourquoi il ne réfléchit pas beaucoup ?
16:37Et ça fait partie de ma réponse
16:38parce que voilà.
16:39Ça, c'est des militants.
16:41Je ne suis pas sûr
16:42que cette dynamique,
16:44on le verra
16:44aux élections municipales,
16:46je ne suis pas sûr
16:48en revanche
16:48que cet épisode
16:51terrible
16:51va quand même
16:52séduire
16:53beaucoup d'électeurs.
16:54Je pense qu'ils renforcent
16:55leur socle,
16:56qu'ils renforcent
16:57leur petite citadelle,
16:58leur petit bastion
17:00islamo-gauchiste,
17:01je ne sais pas quoi.
17:03Donc,
17:03la seule question
17:04que je me pose
17:05quand même,
17:05et là,
17:06je pense qu'on peut
17:07être d'accord d'ailleurs,
17:08je crois qu'il faut
17:09faire très attention
17:10avec la diabolisation morale.
17:12Moi,
17:12ce que je veux,
17:14si vous voulez,
17:14c'est que les électeurs
17:15tranchent dans les urnes,
17:17c'est aux électeurs
17:17de sanctionner les alliants.
17:19Je suis d'accord,
17:21je pense que la diabolisation
17:22est absolument dangereuse,
17:24je ne crois pas un mot
17:25de la dynamique
17:26d'Antoine Léomond,
17:27je ne crois pas un mot
17:28de ce que raconte...
17:30Pourquoi ?
17:30Parce que ça ne se voit pas...
17:32Ces gens mentiraient ?
17:33Mais écoutez,
17:34d'abord,
17:35ça ne peut pas se voir,
17:37ça ne se voit
17:37ni dans les sondages
17:38et ça ne va pas se voir
17:40au soir du premier tour.
17:41La seule ville
17:42que peut gagner LFI,
17:44c'est Roubaix.
17:44Ce qui va être
17:45très intéressant,
17:46c'est de voir
17:46s'il n'y a pas
17:47un barrage républicain
17:48contre LFI à Roubaix,
17:50ce dont je suis
17:50à peu près certaine.
17:52Et tout le reste,
17:53LFI est en mesure
17:54de faire perdre,
17:55pas de faire gagner.
17:56Ils parlent d'adhérents.
17:57Ils parlent d'adhérents.
17:582 500 adhérents.
17:59Ok, moi aussi,
18:00je me mets sur une plateforme,
18:01je clique et je dis
18:02que je suis membre de LFI.
18:03Bah oui, c'est un peu ça,
18:04c'est ce qu'ils ont lancé.
18:05Oui, c'est quand même...
18:06Moi, je ne pense pas...
18:07Bon, Jovan est avec nous,
18:10justement,
18:10de la région parisienne
18:11de Chili,
18:12Mazarin, je crois.
18:13Bonjour, Jovan.
18:14Bonjour.
18:15Bon, et vous,
18:16je crois que vous êtes adhérent
18:17à LFI,
18:18mon cher Jovan.
18:18Oui, en fait,
18:19je vais remettre un peu
18:21les choses dans leur contexte.
18:22En fait,
18:22il n'y a pas d'adhésion à LFI.
18:24Attendez,
18:25on ne vous entend pas bien.
18:26Ça n'existe pas
18:26les adhésions à LFI.
18:28Oui, il n'y a pas
18:28d'adhésion à LFI.
18:30C'est gratuit,
18:31LFI,
18:31c'est une application
18:34pour s'inscrire
18:35et voilà,
18:37on forme un groupe d'action
18:38sur le localisme.
18:39Tout est gratuit,
18:40il n'y a pas de personne
18:41en tant que plus tel.
18:43Donc,
18:44on a facilement compté
18:46le nombre d'adhésions,
18:47mais ce n'est pas vraiment
18:47des adhésions,
18:48c'est ceux qui ont en place
18:48des applications
18:49et qui s'inscrivent
18:50sur LFI.
18:51Oui,
18:51on ne vous entend pas
18:53très bien.
18:53Attendez,
18:54François,
18:54vous me laissez parler
18:55deux secondes quand même.
18:56Laissez parler,
18:57Jovan.
18:58Jovan,
18:58en fait,
18:59la ligne n'est pas
18:59très très bonne.
19:01Reparlez bien,
19:02effectivement,
19:02Jovan.
19:03Je ne sais pas
19:03si vous m'entendez mieux.
19:05Oui.
19:06Ah non,
19:06mais là,
19:06non,
19:07malheureusement,
19:07on ne vous entend pas très bien.
19:09Je vous propose
19:09de vous reprendre
19:11dans quelques minutes,
19:12juste parce qu'il est 8h58,
19:14juste avec Jean-François Aquili
19:16dans quelques minutes
19:17dans La Vérité en Face
19:18sur Sud Radio.
19:19Sous-titrage Société Radio-Canada
19:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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