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  • il y a 8 heures
Avec Yannick Bestaven

Retrouvez "Champions !" du sport au business avec Frédéric Brindelle et Thomas Binet, tous les samedis à 20h sur Sud Radio.

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##LES_CHAMPIONS_BUSINESS-2026-05-23##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Sud Radio, le magazine des champions, Frédéric Brindel, Thomas Binet.
00:07Bonjour, bonjour à tous, c'est champion du sport au business sur Sud Radio.
00:11Comme chaque samedi, nous recevons une légende des océans.
00:15Il s'apprête à lancer un nouveau bateau.
00:17En ce sens, il se mue en sportif entrepreneur.
00:20Notre invité, Yannick Bestaven.
00:23Sud Radio, le magazine des champions.
00:26Le vainqueur du Vendée Globe en 2020, arrivé après son abandon.
00:29Mais coûte que coûte, il se devait de terminer, c'était ses mots.
00:32Il est entré en héros dans le chenari, Yannick Bestaven, skipper de Maître Cox.
00:3628 janvier 2021, Yannick Bestaven arrive au Sable d'Olonne en vainqueur du Vendée Globe.
00:42C'est un moment magique, je ne l'avais jamais imaginé.
00:44Je n'étais pas parti franchement pour ça.
00:46Je savais que je pouvais terminer dans les cinq premiers, mais de la gagner, c'était voilà.
00:49Je quitte enfin Ushuaïa, après sept jours d'escale, pour réparer Maître Cox.
00:57Merci à tous pour votre soutien, tous vos mots d'encouragement qu'on a reçus.
01:00Votre suivi, ça nous a fait très très chaud au cœur et ça nous a vraiment motivés.
01:06Et oui, et il est arrivé dans les studios de Sud Radio.
01:09Bonjour Yannick Bestaven.
01:11Bonjour.
01:11Bon, il y a plein de souvenirs, on aurait pu mettre tellement de choses.
01:14Quel palmarès, double vainqueur de la Transat Jacques Vabre.
01:17Deux tours du monde, dont un gagné, mais surtout des aventures humaines qui font de vous un entrepreneur aussi.
01:24Et de quoi faire clignoter notre phare de l'entrepreneuriat.
01:28Bonjour Thomas Binet.
01:29Bonjour Frédéric, bonjour Yannick.
01:30Et bonjour à toutes et à tous.
01:32Vous clignotez, hein.
01:33On tient le cap surtout.
01:34Voilà, c'est bien, c'est bien.
01:36Allez, on fonce à babor, Yannick Bestaven, le maître coq des navigateurs au large,
01:41vainqueur d'un Vendée Globe après avoir sauvé la vie d'un de ses concurrents.
01:44Vous repartez en mer pour une cause noble à bord d'un nouveau bateau que vous cherchez à financer.
01:50Vous êtes notre champion du sport au business.
01:54Yannick, c'est le relais, le premier rendez-vous de l'émission.
01:57Une série de questions sur le chemin qui vous conduit du sport à cette démarche entrepreneuriale.
02:02Vous avez gagné le Vendée Globe en compensation de temps,
02:06sans passer la ligne d'arrivée en premier,
02:07mais en ayant sauvé la vie d'un des concurrents, Kevin Escoffier.
02:11Ça rend votre victoire plus ou moins enivrante ?
02:15Oh, la victoire reste la victoire.
02:17Après, c'est sûr que le contexte, le scénario a été un peu hitchcockien,
02:21parce que je crois que 24 heures avant l'arrivée,
02:23il y avait cinq bateaux qui pouvaient gagner le Vendée Globe,
02:25tellement c'était serré.
02:26Et c'est vrai qu'en temps, c'est moi qui gagne,
02:29puisque comme je me suis détourné sur le sauvetage de Kevin dans les mers de Sud,
02:33j'ai été compensé de dix heures.
02:35Et la différence avec Charlie Dalin, au final, elle a été un peu plus de deux heures,
02:39donc très faible différence après 80 jours de mer.
02:42Parce que le compétiteur, il est un peu timbré,
02:45c'est-à-dire qu'il veut passer la ligne en tête.
02:46Là, ce n'était pas le cas, mais avec ce que vous avez fait, c'est tellement beau.
02:49Oui, je crois que le compétiteur, il veut surtout gagner.
02:51Oui, voilà, c'est ça.
02:52En tête ou pas, le principal, c'est de gagner.
02:55Et puis en plus, l'histoire s'est reproduite.
02:58Loïc Perron, je crois, avait bénéficié de ce temps aussi compensé
03:01lorsqu'il avait sauvé Poupon qui s'était mis à l'envers sur un Vendée Globe,
03:05sauf que ça n'avait pas changé le classement.
03:06Moi, il se trouve que ça a changé le classement et puis il y a la plus belle place.
03:09C'est heureux comme ça.
03:10C'est pour ça qu'on en a parlé.
03:11Bon, Yannick, vous avez parcouru les mers de la planète
03:13à bord de cinq versions de Maître Coq, votre bateau.
03:17Vous avez le sens de la formule, du jeu de mots et du slogan publicitaire ?
03:21Oui, bien sûr, on est des communiques.
03:23On peut s'amuser avec ce mot, Maître Coq, dans tous les sens.
03:27Oui, tout à fait, on peut s'amuser avec ce mot.
03:28Mais on sait, on s'en est amusé.
03:31Après, c'est vrai que je représentais la marque Maître Coq.
03:33J'ai travaillé huit ans pour cette entreprise que je connais vraiment bien.
03:38Parler de l'agroalimentaire, ce n'est pas des sujets toujours simples en France.
03:42Il y a des débats aussi autour de ça.
03:43Et je suis content d'avoir pu apporter de l'image et de l'éclairage sur cette marque
03:47qui nourrit beaucoup de Français.
03:48Vous avez ce savoir-faire dans la voile.
03:50C'est ça qui est bien.
03:51Vous savez aussi mettre en avant vos sponsors,
03:53ce qui n'est pas le cas de tous les autres sports, d'ailleurs.
03:56Yannick Bestaven, vous êtes chevalier de la Légion d'honneur.
03:58En tant que navigateur et chef d'une entreprise spécialisée
04:02dans la conception d'hydrogénérateurs d'électricité.
04:06Laquelle de ces deux casquettes incarne le plus cette Légion d'honneur, alors ?
04:11Je l'ai eu pour la victoire sur le Vendée Globe, ça c'est sûr.
04:14Après, c'est vrai que le sport et l'entreprise se rejoignent dans ce qu'on fait.
04:19Et si j'ai pu créer la société What&See sur les hydrogénérateurs,
04:21c'est grâce au sport, puisqu'on a développé un hydrogénérateur
04:24sur des bateaux de course au départ.
04:26Aujourd'hui, 80% du marché, c'est les bateaux de plaisance.
04:29Et depuis quelques temps, ça je n'y avais pas cru,
04:31quand on avait lancé ce projet-là,
04:32on équipe trois cargos à voile et il y en a d'autres à venir.
04:36Donc voilà, comme quoi dans le sport,
04:38les inventions que l'on met au point puissent servir dans plein d'autres activités.
04:42Oui, il y a une espèce de cercle vertueux dans cet enchaînement.
04:45C'est magnifique.
04:46Yannick Bestaven, place à votre projet de sponsorisation de votre nouveau bateau.
04:51Notre expert vous attend à la barre,
04:53puisque vous aimez les jeux de mots à tiroir.
04:56C'est parti, Thomas Binet.
05:01Oui, Yannick Bestaven, vous allez disposer,
05:03c'est la coutume dans notre émission,
05:05et comme vous êtes un sportif émérite,
05:07ça ne devrait pas vous faire peur.
05:08Vous allez disposer d'une minute pour nous présenter votre projet de sponsorisation,
05:12parce que parmi tous les auditrices et les auditeurs,
05:14il y a forcément un sponsor qui se cache et qui va vous écouter
05:17et qui va nous contacter après une minute.
05:19Il y a un chrono qui va démarrer et derrière un gong, c'est à vous.
05:22Allez, top !
05:23Voilà, c'est un très très beau projet,
05:25puisque l'idée c'est de transmettre à un jeune,
05:28c'est de permettre à un jeune skipper de prendre la barre de mon bateau
05:31pour le prochain Vendée Globe,
05:32et tout ça en représentant une fondation.
05:37Donc c'est un projet multi-partenaire.
05:40L'association pour laquelle on aimerait porter les couleurs,
05:42c'est l'association Les Invincibles, qui lutte contre la maladie de Charcot.
05:45Et l'idée c'est de faire financer le bateau par des entreprises privées
05:49qui vont utiliser le bateau en communication et en interne,
05:51en interne et en externe.
05:52Et surtout, une fois que le bateau sera en mer,
05:55de faire un énorme crowdfunding auprès du grand public,
05:57en disant pour 10 euros on met votre nom sur le bateau pour faire le tour du monde,
06:00et tout l'argent qu'on va pouvoir relever,
06:01l'idée ça serait de le verser intégralement à l'Institut du cerveau
06:05pour la recherche, pour avancer, pour Charcot.
06:08Voilà, donc c'est un projet en RSE qui est hyper intéressant pour les entreprises.
06:11Il y a une vraie histoire à raconter, c'est un projet multi-partenaire,
06:14ce qui permet aussi de limiter le financement,
06:16parce que nos projets c'est un sport mécanique,
06:18la voile c'est des projets qui sont coûteux,
06:20mais avec un retour sur investissement qui est hyper important.
06:23Et boum sur le gong !
06:24Mais tout est dit !
06:25Oui, oui, oui.
06:26C'est dur une minute, c'est court.
06:29C'est quoi ? C'est la sirène quand vous arrivez dans le chenal ?
06:31C'est ça, oui.
06:33On aurait pu faire ça, on aurait pu faire ça.
06:36Bon, allez, ouvrons la feuille de match.
06:39La feuille de match avec Thomas Binet.
06:41Yannick Bestaven lance un projet de bateau multi-partenaire
06:44qui soutient l'association Les Invincibles.
06:46Il faut pour cela donc des partenaires.
06:48Pas simple en ces temps de crise, forcément, vous allez nous le dire, Thomas.
06:53Alors, le sponsoring, c'est, je pense, un sujet très complexe,
06:56quelles que soient les périodes, objectivement.
06:58Quand tout va bien, les entreprises disent tout va bien, on ne va rien changer.
07:01Et quand tout va mal, elles disent on n'a plus les moyens.
07:03Donc, vous voyez, on est toujours confronté à une situation un peu complexe.
07:06Vous êtes en train de nous dire, par exemple, les entreprises ne vont jamais dire non
07:09parce que ça les mettrait dans une situation.
07:11Donc, sans dire non, sans dire oui, on n'avance jamais.
07:14Alors, il y en a certains qui sont spécialisés, effectivement, de la non-réponse.
07:17Ça, c'est vrai.
07:18Je pense que je parle sous le contrôle de Yannick.
07:20Il doit le savoir dans ses démarches.
07:22Ce n'est pas toujours simple.
07:23Mais il est vrai que, pour aller dans le sens de votre question,
07:25que la période est un petit peu compliquée.
07:27Ça, il faut quand même le reconnaître.
07:28Et qu'effectivement, les premiers budgets que les entreprises coupent,
07:32c'est les budgets de communication au sens large.
07:34Et le sponsoring, l'événementiel en fait partie, évidemment.
07:38Yannick, vous êtes, en tant que skipper, marin, navigateur au large,
07:45forcément toujours amené à chercher des sponsors.
07:48Mais là, cette opération que vous menez est un peu particulière.
07:52Vous ne vous êtes jamais retrouvé dans cette situation de dire,
07:55« Allez, je fédère autour d'un projet ».
07:58Ça diffère pour vous, là.
07:59Oui, ça diffère.
08:00Moi, j'ai eu l'habitude, avec mes anciens partenaires,
08:03comme Maître Coq, d'avoir des partenaires qui avaient 80 ou 100% même
08:06de la visibilité sur le bateau et du budget.
08:08Oui, c'est comme en cyclisme.
08:09C'est-à-dire, vous avez l'équipe des Catelons, CMA, CGM.
08:11Exactement.
08:12D'ailleurs, la voile ressemble beaucoup au cyclisme.
08:14C'est un sport populaire.
08:15Notre spectacle est gratuit.
08:16Les gens viennent gratuitement voir le départ et les arrivées des bateaux.
08:19Comme sur le cyclisme ou le Tour de France,
08:20vous venez sur la route gratuitement.
08:22Et vous savez qu'on dit, dans le cyclisme,
08:23on dit que le cyclisme, c'est de la voile,
08:25puisqu'on joue avec le vent, l'abri du vent.
08:27Aussi.
08:27Non, non, mais...
08:27Et les équipes portent le nom aussi.
08:29Oui, voilà.
08:29C'est un des arts sports où on porte le nom des marques
08:31ou des associations.
08:32Et c'est pour ça que l'idée de mettre en avant
08:34une association comme les Invincibles est importante aussi.
08:37Oui, voilà, c'est ça.
08:37C'est ça qui diffère.
08:38Là, vous êtes avec une association.
08:40Voilà.
08:40Et le fait d'arriver à réunir plusieurs partenaires,
08:43ça aussi, c'est important.
08:45Puisque sur un bateau, on peut embarquer beaucoup de monde,
08:47on peut embarquer beaucoup de collaborateurs.
08:49Et ce qui est important pour convaincre les entreprises,
08:51il y a ce côté RSE, bien sûr, de soutenir la fondation,
08:54mais quel est le retour sur investissement
08:55qu'on va voir les entreprises ?
08:57Et lorsqu'on regarde le retour sur investissement
08:59sur des projets comme la voile,
09:00on voit qu'en termes de coûts d'investissement,
09:02de départ et de rentabilité,
09:04c'est un sport qui est vraiment très rentable.
09:05Voilà.
09:05Rien que le fait de parler de votre carrière,
09:07j'ai été obligé d'évoquer votre sponsor.
09:09On l'a déjà nommé je ne sais pas combien de fois.
09:12Par exemple.
09:12Et on ne peut pas faire autrement.
09:13Parce que si c'est le PSG, par exemple,
09:15là, on ne dit pas le sponsor.
09:18Retour sur investissement.
09:20Ça, je vous connais, Thomas Binet.
09:22Vous allez nous expliquer pour nos auditeurs,
09:26parce que pour avoir un sponsor,
09:28il faut que le sponsor ait des garanties.
09:30Quelle garantie demande-t-il ?
09:31Alors, ça dépend la nature du sponsor, pour commencer.
09:35Ça dépend aussi de ce qu'il en espère lui-même.
09:38Ce n'est pas pour autant que vous allez pouvoir lui apporter,
09:40et quelle que soit la personne en face,
09:42la réponse à ses attentes.
09:44Alors, ça peut être de la notoriété,
09:45c'est la capacité à faire connaître une marque.
09:47Ça peut être de l'image de marque,
09:48c'est-à-dire une notion qualitative,
09:50comment on peut améliorer, justement.
09:52Ça peut être aussi pour répondre à des situations
09:54de communication de crise.
09:55Il y a des marques qui sont un peu exposées
09:56et qui ont besoin d'améliorer leur image.
09:59Dans d'autres cas, c'est pour générer de la clientèle.
10:02Enfin, c'est multifactoriel, en fait,
10:03les attentes d'un sponsor.
10:04Tout dépend de sa position et de son cahier des charges
10:07au moment où il initie une relation avec quelqu'un.
10:10Bien, le buzzer,
10:12avec celui qui annonce ce buzzer,
10:16la mi-temps de champion du sport au business.
10:18Dans un instant, Thomas Binet conseillera notre invité.
10:21Yannick Bestaven,
10:22ou quand le géant des mers,
10:24remue ciel et terre pour triompher
10:26avec les personnes touchées par la maladie
10:28et les grandes entreprises motivées.
10:30Nous l'accompagnons sur Sud Radio.
10:32A tout de suite.
10:34Sud Radio, le magazine des champions.
10:37Frédéric Brindel, Thomas Binet.
10:40C'est champion du sport au business,
10:42comme chaque samedi sur Sud Radio.
10:45Aujourd'hui, le profil de notre invité
10:46diffère un peu des précédents.
10:48Yannick Bestaven est toujours ce skipper de légende,
10:51vainqueur du Vendée Globe et de la Transat Jacques Vavre.
10:54Mais il poursuit sa carrière en se muant en entrepreneur.
10:57En fait, c'est dans l'autre sens.
10:58Et il souhaite financer son nouveau bateau.
11:01Thomas Binet nous rappelle les enjeux de ce projet.
11:03Oui, avec le concours et le soutien
11:06de la Fondation Les Invincibles,
11:08Yannick Bestaven, effectivement,
11:09cherche des partenaires.
11:10Alors, ceux qui nous écoutent
11:11peuvent nous contacter, effectivement,
11:13sur Sud Radio.
11:14Il le mettra en relation avec Yannick Bestaven.
11:16Et tout ça, c'est pour financer
11:17la recherche contre la maladie de Charcot.
11:20Une maladie assez implacable
11:22et pour laquelle il faut beaucoup de fonds.
11:23En sponsorisant son bateau,
11:25en lançant des opérations
11:26de financement participatif,
11:28il contribue également à maîtriser,
11:30justement, la politique RSE des partenaires.
11:33Alors, tout ça, c'est maintenant
11:34avec Yannick Bestaven.
11:35Et on va regarder dans le détail
11:37comment on peut s'y prendre.
11:38Mais avant, justement,
11:40Yannick Bestaven,
11:40sur la maladie de Charcot
11:42qui touche 5 personnes par jour
11:43en France au hasard,
11:45sans qu'on puisse l'arrêter.
11:47L'association Les Invincibles
11:49accompagne les maladies
11:50et désormais votre nouveau bateau.
11:52Comment avez-vous découvert
11:53Les Invincibles ?
11:54Comment ça s'est fait, cette rencontre ?
11:55Alors, moi, j'étais au contact
11:58d'un ami qui a été malade de Charcot, déjà.
12:01Ça allait très vite pour lui
12:02puisque c'est deux ans.
12:04Donc, c'est une maladie
12:05qui est dégénératrice, rapide.
12:08J'ai vendu mon ciré aux enchères
12:10pour une association aussi
12:13qui luttait contre Charcot.
12:16Et tout naturellement,
12:17il y a un des skippers,
12:18les Invincibles,
12:19parce qu'il y a plusieurs bateaux
12:19sur les Invincibles.
12:20Il y a un classe 40,
12:21il y a un Figaro
12:22qui est venu me voir.
12:23Le skipper du Figaro
12:24est venu me voir en me disant
12:24Yannick, ça serait bien
12:25maintenant que tu as pu
12:26mettre quoi comme partenaire
12:27qu'on écrive les Invincibles
12:28sur la coque de ton bateau.
12:29Alors, au début,
12:30j'ai été un peu dubitatif.
12:31J'ai un peu réfléchi à tout ça.
12:32Je n'avais pas trop l'habitude.
12:34Je ne connaissais pas trop
12:34l'association.
12:35Et puis, à force de discuter,
12:37de rencontre,
12:38j'ai rencontré Ludovic Bézombe,
12:40Olivier Goua,
12:41qui sont les fondateurs
12:41de cette association,
12:43qui m'ont vraiment impressionné.
12:45C'est-à-dire que c'est des gens
12:46qui sont malades,
12:48mais qui donnent tout
12:50intellectuel, mentalement,
12:51pour trouver des solutions,
12:53pour réunir des fonds.
12:54Alors, ils le disent eux,
12:55ça sera trop tard peut-être pour eux,
12:56mais ils travaillent pour la suite,
12:58pour ceux des prochains malades.
13:00Et ça évolue vite en ce moment.
13:01Ils ont fait avancer,
13:04ils ont remué ciel et terre
13:05pour trouver des fonds.
13:06Et du coup, de contribuer à ça
13:08et de dire,
13:08le Vendée Globe,
13:09c'est une course qui est très visible,
13:10très médiatique.
13:11De vouloir donner de la visibilité
13:12à l'association
13:13pour réunir des fonds,
13:14pour augmenter cette recherche
13:15et accélérer cette recherche,
13:17je trouve que c'est une bonne idée.
13:18Et si je peux y contribuer,
13:20ça me va bien.
13:22Allez, justement,
13:23allons-y.
13:24La résilience décuple les forces
13:26et le principe de la résilience.
13:27L'heure du coach.
13:30Thomas Binet,
13:31donc Yannick Bestaven,
13:32doit d'abord communiquer un maximum
13:34avant de démarcher
13:35les potentiels sponsors.
13:37Oui, alors déjà,
13:38on va s'intéresser au montant.
13:39Parce qu'on a parlé
13:40depuis le début de cette opération,
13:42mais on n'a pas évoqué le montant.
13:44Yannick,
13:44le budget s'élève à combien ?
13:47En IMOCA,
13:48les budgets annuels
13:49pour aller sur le Vendée Globe,
13:50c'est un budget compétitif.
13:52C'est-à-dire,
13:52pour terminer dans le top 10
13:53du Vendée Globe,
13:54il faut compter 2 à 3 millions d'euros
13:56de budget de fonctionnement.
13:58Dans lequel il y a le bateau
13:59ou le loyer du bateau.
14:02Et les ressources humaines,
14:03c'est des équipes,
14:04on parle de courses en solitaire,
14:05mais il faut savoir qu'on est 14,
14:0615 personnes dans mon équipe
14:07à travailler
14:08pour préparer le bateau,
14:09à travailler sur la communication,
14:10sur la gestion administrative du projet,
14:12sur tous ces plans-là.
14:14Sur la recherche et le développement aussi,
14:15parce qu'on fait aussi
14:16du crédit d'impôt recherche,
14:17on fait toutes ces choses-là.
14:18C'est des prototypes, nos bateaux.
14:20Donc c'est vraiment
14:21une entreprise à part entière.
14:23Et donc l'idée,
14:24c'est d'arriver à financer ce budget
14:25avec plusieurs partenaires.
14:27Le ticket d'entrée est à 50 000 euros,
14:29jusqu'à 250 000 euros.
14:30On essaie de multiplier
14:31le nombre de partenaires
14:32pour réunir la totalité du budget.
14:34Juste, Thomas,
14:35je vous redonne la parole,
14:36pardon,
14:36mais pour bien comprendre,
14:38en fait,
14:39vous construisez ce bateau en ce moment ?
14:41Non, le bateau existe déjà.
14:42Il est déjà.
14:43C'est le bateau Maître Coq
14:44avec lequel j'ai couru
14:44le précédent Vendée Globe.
14:46Duquel on enlève l'étiquette Maître Coq.
14:48Voilà.
14:49En fait, les partenaires
14:50qui viennent sur le projet
14:51décident de donner une partie
14:52de leur image
14:53à l'association Les Invincibles.
14:55Et c'est sur cette partie-là,
14:56d'ailleurs,
14:56qu'ils offrent en visibilité
14:57à l'association
14:58qu'ils peuvent aussi
14:59défiscaliser leur budget.
15:00Et ce bateau vous appartient
15:01à titre personnel, Yannick ?
15:02Le bateau appartient à une société,
15:03donc pas à titre personnel.
15:05Je suis actionnaire du bateau,
15:06mais le bateau appartient
15:07à une société, oui.
15:08Thomas Binet.
15:09Et pour revenir sur cette somme,
15:10sur cette somme
15:10que vous nous avez évoquée
15:11entre 2 et 3 millions,
15:12si j'ai bien entendu,
15:13vous avez réuni combien
15:14pour le moment ?
15:15Alors aujourd'hui,
15:15j'ai réuni en promesse
15:16plus d'un tiers du budget
15:18et je suis en discussion
15:19avec d'autres partenaires
15:20en ce moment
15:21qui viendraient aussi
15:22et puis aussi avec
15:24un jeune skipper aussi
15:25parce qu'il y a aussi
15:26cette notion de transmission
15:27qui est importante pour moi.
15:28L'idée, c'est d'accompagner
15:29ce jeune
15:30sur toutes les courses
15:31en équipage,
15:32en double
15:32et les entraînements
15:33pour que lui puisse
15:34prendre la barre du Vendée Globe,
15:35du bateau en solitaire
15:36pour faire le tour du monde.
15:38Lui ou elle.
15:39Voilà.
15:39Tout à fait.
15:40Et dans cette recherche
15:41de financement,
15:42vous avez trois étapes financières.
15:43Vous avez commencé à l'évoquer.
15:44Un ticket à 50 000,
15:45un ticket à 100 000
15:46et un ticket à 250 000
15:47qui ouvre à certains droits
15:49différents évidemment
15:49en fonction du montant
15:51d'investis.
15:52Voilà.
15:52L'idée, c'est de permettre
15:53à des ETI
15:54de participer à des projets
15:55comme le Vendée Globe.
15:55C'est vrai que les budgets
15:56ces huit dernières années
15:58n'ont fait qu'augmenter.
15:59C'est un sport mécanique,
15:59la voile.
16:00Les bateaux sont devenus
16:04énormément de technologies
16:05sur nos bateaux.
16:06Donc l'idée,
16:07c'est de permettre
16:07à des ETI
16:08ou des petites PME
16:10de participer aussi
16:11à un projet
16:11comme le Vendée Globe
16:12parce qu'il y a un énorme retour.
16:13On parlait de retour externe,
16:15de visibilité,
16:15mais aussi le retour en interne.
16:17Lorsqu'on amène
16:17tous nos collaborateurs,
16:18nos clients
16:19à participer au Vendée Globe,
16:21à venir naviguer sur le bateau,
16:22c'est hyper important
16:23pour les entreprises.
16:23Alors quand...
16:25Je me mets dedans
16:26puisque j'ai aussi
16:27mon activité
16:27de commentateur sportif.
16:28Quand on annonce,
16:29on dit
16:29Yannick Bestaven sur...
16:31On dira Yannick Bestaven
16:32sur les Invincibles.
16:34Mais ça veut dire
16:35qu'on ne dira pas forcément
16:36le nom du sponsor principal.
16:38Il sera bien affiché
16:39sur la voile déjà.
16:42Oui, alors...
16:43Il y aura peut-être
16:44un partenaire
16:45qui partagera
16:46parce qu'il viendra
16:47avec un budget plus important
16:48donc il pourra partager
16:50l'image des Invincibles.
16:52Ça, ça n'est pas défini encore.
16:53Soit le bateau
16:54s'appellera entièrement
16:55les Invincibles,
16:55soit ça sera un nom partagé
16:56avec les Invincibles.
16:58Thomas ?
16:58Alors une ETI,
16:59rappelons-le
17:00parce que vous avez utilisé
17:01l'acronyme,
17:01c'est quand même
17:01des entreprises de taille intermédiaire
17:03entre 250 et 5000 salariés.
17:04C'est pour la clarté du propos.
17:07Très concrètement,
17:09vous avez raison effectivement,
17:10là je vais prendre
17:11ma casquette de coach là-dessus,
17:12d'aller vers les ETI
17:13parce que les PME,
17:14ça va être un peu plus compliqué
17:15ou alors c'est pour
17:16les tickets inférieurs,
17:17évidemment.
17:18Les ETI qui ont évidemment
17:19des moyens supérieurs
17:21et qui peuvent être intéressés.
17:22Alors moi,
17:23pour vous aider,
17:24je pense que vous avez
17:25déjà fait la démarche
17:26mais ça peut la compléter,
17:27cibler un certain nombre
17:28de secteurs d'activité.
17:29Alors moi,
17:29j'ai retenu les mutuelles,
17:30les assurances,
17:31les banques,
17:31les groupes de santé,
17:32les laboratoires,
17:33les entreprises d'impact
17:34parce que toutes ces entreprises
17:35ont effectivement
17:36une véritable politique de RSE.
17:38Je rappelle aussi RSE,
17:39responsabilité sociétale
17:40des entreprises.
17:41Est-ce que vous êtes allé un peu
17:42sur ces secteurs-là
17:43d'activité principalement ?
17:44Oui, je suis allé sur ces secteurs-là
17:45mais il y en a d'autres aussi.
17:47Donc oui, bien sûr,
17:48c'est des secteurs.
17:49En fait, on a fait une recherche
17:51sur les réseaux sociaux,
17:52notamment sur LinkedIn
17:53qui est un super outil.
17:54On a fait travailler
17:54l'intelligence artificielle aussi.
17:56On est allé s'intéresser
17:58aux ETI et à leurs patrons
18:01qui ont une sensibilité voile aussi.
18:03Soit qui habitent en Bordeaux,
18:04soit qui ont fond du bateau,
18:05soit qui se sont intéressés
18:06à la voile,
18:07qui ont loué un bateau,
18:07etc.
18:08Parce que cette notion aussi
18:10de sensibilité,
18:11elle est importante.
18:11Alors il y a des gens
18:12qui ne connaissent pas du tout
18:12la voile
18:13et qui y sont intéressés.
18:13On en a rencontré certains d'ailleurs.
18:15Mais d'autres qui ont aussi
18:17déjà un pied dans la voile,
18:18ne serait-ce qu'en plaisance
18:19et qui trouvent que pour l'entreprise,
18:21tenir le cap sur un bateau,
18:23parler devant des globes,
18:23ça peut avoir du sens.
18:24Oui, donc la cause,
18:26évidemment que vous servez,
18:28la nature de l'entreprise
18:30dont le lien peut être associé
18:32à cette cause ou à la voile
18:34est forcément la passion du...
18:37J'entends la messieurs ETI,
18:38mais ça peut être
18:39les grandes entreprises.
18:40Bien sûr, on est d'accord.
18:42Bien sûr, mais c'est plus difficile
18:44parce qu'après les décisions
18:45elles se prennent de façon
18:46plus compliquée,
18:47plus longue
18:48dans les gros groupes.
18:49Vous êtes tenu par le temps là,
18:51Yannick ?
18:51Bien sûr que c'est une course
18:53contre la monde
18:53puisqu'il y a un programme sportif,
18:54il y a des qualifications à faire,
18:56le temps passe vite.
18:58On pensait pouvoir faire
18:59la roue du Rhum cette année,
18:59je pense que ça va être
19:00un peu court déjà.
19:01Donc oui, bien sûr
19:02qu'on est tenu par le temps.
19:03Donc là, l'objectif,
19:05le Vendée Globe,
19:06départ quand le prochain ?
19:07Prochain Vendée Globe,
19:082028.
19:09C'est resté 2028, oui.
19:10Donc il faut aller vite.
19:11Mais il faut commencer
19:12en janvier 2027
19:13à être à l'eau
19:14parce qu'il y a toute une saison
19:15de qualification en 2027.
19:16Thomas Binet.
19:17Oui, moi j'aurais eu tendance
19:18à créer une tournée
19:19de levée de fonds, Yannick.
19:21C'est-à-dire faire
19:21les rencontres des invincibles,
19:24faire des réunions
19:25par région, Paris, Nantes,
19:27Bordeaux, Lyon, etc.
19:28On ferait venir
19:2930 dirigeants à chaque fois
19:30à peu près.
19:31Ça va vous faire gagner
19:32un temps de dingue.
19:32Ça va éviter le one-to-one,
19:34la relation directe
19:35qui peut évidemment
19:36là-dessus prendre
19:37beaucoup de temps
19:38dans votre démarche.
19:39C'est des petits déjeuners
19:40dirigeants,
19:41soit des soirées privées,
19:42des conférences,
19:44des témoignages,
19:45des visites bateaux,
19:46du networking.
19:47Mettre ça en place
19:48avec justement,
19:49vous évoquiez tout à l'heure
19:51Olivier Gouas,
19:52sa présence
19:53ou d'autres ambassadeurs
19:54de cette association
19:55de manière à bien créer
19:56justement cette relation
19:57entre le sport,
19:58la maladie de Charcot,
20:00les bénéfices
20:01et faire venir
20:01une trentaine
20:02de décideurs.
20:03Il faut les faire venir,
20:04c'est peut-être ça
20:04le plus dur aussi.
20:06Oui, mais par région,
20:07on cible,
20:07par exemple,
20:08si on prend la région lyonnaise,
20:09la région lyonnaise
20:10est une vraie plateforme
20:11de business.
20:12Je crois que ce n'est pas
20:13si compliqué que cela,
20:15d'autant plus pour la cause,
20:16de trouver un moyen
20:17avec,
20:18dans ce cas-là,
20:18il faut le faire
20:19avec peut-être le MEDEF,
20:20avec la CPME,
20:21avec les CCI,
20:23et organiser avec eux
20:24ce genre de rencontres.
20:25Bien sûr,
20:26c'est comme ça
20:26qu'on s'est rencontrés
20:27lors d'une rencontre
20:28avec le réseau
20:29We Are,
20:30où on a participé.
20:30Oui, c'est vrai que
20:32Thomas voyage pas mal.
20:33Oui, oui,
20:33on a rencontré.
20:34Je l'ai rencontré lors d'un dîner.
20:36Donc ça marche.
20:36C'était intéressant
20:37parce que j'ai fait une conférence
20:37et par exemple,
20:39il y avait le PDG de Sanofi,
20:40il y avait beaucoup de personnes,
20:41beaucoup d'entreprises,
20:42et c'est vrai que ça met
20:44un éclairage
20:45sur nos projets.
20:45Bien,
20:46la photo finit.
20:48Nous y sommes.
20:49Yannick Bestaven
20:51repart briller
20:52sur l'Ocean Race,
20:54la route du Rhum,
20:55le Vendée Globe.
20:57Navigateur de légende,
20:58il associe son projet sportif
21:00à la recherche
21:00sur la maladie de Charcot
21:01avec l'association
21:03Les Invincibles.
21:04Nous le soutenons
21:06dans ce grand challenge
21:07commercial également.
21:09Il faut des partenaires.
21:10Thomas Midé
21:11nous l'a dit.
21:12Nous suivrons
21:13Yannick Bestaven, Thomas.
21:14Oui, puis je vais lui proposer
21:15une idée bonus pour finir.
21:16Allons-y, bien sûr.
21:17Il a parlé du financement participatif
21:19où on fait intervenir
21:20plein de gens,
21:21des particuliers.
21:22Moi, je créerai
21:23la liste des 100 000 Invincibles.
21:24C'est une carte interactive
21:26des soutiens
21:26avec un certificat digital,
21:28un mur des noms
21:28au moment où il y a
21:30les départs et les arrivées,
21:31un suivi du bateau,
21:32un contenu exclusif,
21:33tout ça évidemment
21:35relayé par le digital
21:36et les réseaux sociaux.
21:37Et nous vous suivrons,
21:38c'est promis.
21:38Merci Yannick Bestaven
21:40en quête de partenaire
21:41pour triompher
21:42sur les océans.
21:43Vous nous tenez au courant,
21:45Yannick.
21:45Bien sûr.
21:46Merci, cher Thomas Binet.
21:48On se retrouve la semaine prochaine,
21:49samedi.
21:50Avec plaisir, Fabric.
21:50Merci à notre excellent
21:52réalisateur,
21:53Quentin Cabanis,
21:54avec Anthony Orvois,
21:55Elvin de Fazio,
21:56toute l'équipe.
21:57La parole à
21:58Faut que ça change,
21:59Anthony Martin-Smith
22:00qui lui est dans le train.
22:01C'est ce qui lui est dans le train.
22:01C'est ce qui lui est dans le train.
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