- il y a 9 heures
Ce jeudi 2 avril, Sandra Gandoin a reçu Bertrand Lobry, délégué CRA, et Bruno Livet, repreneur de l'Atelier du Livet, dans l'émission BFM Entreprise, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:01BFM Business présente
00:07BFM Entreprises, transmission, les règles.
00:11Sandra Gondoin.
00:12Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau numéro de BFM Entreprises,
00:17l'émission qui plonge au cœur de votre boîte tout au long de la semaine.
00:21Le lundi, vous le savez, on parle de leadership, le mardi des outils RH,
00:24le mercredi de croissance et le jeudi de transmission.
00:27Ça va être le cas aujourd'hui avec un cas concret qui va être raconté par mes invités.
00:32Bertrand Laubry, délégué CRA à Paris.
00:35Bonjour Bertrand.
00:35Bonjour.
00:36Merci beaucoup d'être sur ce plateau avec nous.
00:38Et Bruno Toussaint, bonjour Bruno.
00:40Bonjour.
00:40Vous êtes repreneur de l'atelier du Livet.
00:42On va raconter cette histoire, cette reprise, cette décision que vous avez prise.
00:47BFM Entreprises, la transmission, c'est parti.
00:51Le témoignage.
00:53L'atelier du Livet.
00:55On va parler de cette entreprise dans un instant, mais avant de parler de cette histoire,
01:00j'aimerais savoir d'où vous venez, Bruno.
01:02Quel est votre parcours avant de rencontrer cette entreprise ?
01:06Alors, avant de rencontrer cette entreprise, j'ai eu une trajectoire assez diversifiée
01:14parce que je suis ingénieur agronome de formation,
01:17mais j'ai travaillé pour des établissements publics.
01:20J'ai travaillé dans le développement agricole en France et à l'international.
01:25J'ai travaillé en organisation professionnelle dans un syndicat.
01:29J'ai travaillé dans une coopérative agricole.
01:31Et pour finir, j'ai travaillé en Côte d'Ivoire à la tête d'une PME.
01:36Et c'est là où j'ai découvert le monde de la PME.
01:39Et c'est ce qui m'a donné l'envie de reprendre une PME à mon retour en France.
01:43Oui, vous avez finalement préparé votre retour en France et cette reprise,
01:47bien avant de remettre le pied sur le sol.
01:50Comment s'est prise la décision ?
01:52Vous étiez dans ce contexte à Abidjan.
01:55Qu'est-ce qui a fait que vous vous êtes dit
01:57« Après tout, je pourrais devenir patron moi-même ».
02:00Alors, c'est la découverte d'un métier patron de PME
02:06qui a à la fois les mains dans le cambouis sur le terrain,
02:10au plus près des équipes,
02:11et qui doit aussi avoir la tête un peu dans la stratégie,
02:14à se dire où sera l'entreprise dans deux ans, trois ans, dix ans.
02:19Et c'est ce côté, vraiment la tête dans la stratégie
02:24et d'être au plus proche du terrain qui m'a plu.
02:27Mais j'étais salarié.
02:28J'étais dirigeant d'une filiale de PME et j'étais salarié,
02:32même si j'avais un haut niveau d'autonomie,
02:34ce n'était pas à mon entreprise,
02:36pour des raisons familiales,
02:37on a fait le choix de rentrer en France.
02:39Et j'ai dit, je ne vais pas revenir dans un grand groupe,
02:43je ne vais pas revenir en tant que salarié,
02:45mais j'ai envie de garder cette autonomie,
02:47de conserver ce côté très terrain
02:49et aussi dimension stratégique,
02:53développement commercial notamment.
02:55Et assez naturellement, des amis m'ont dit
02:57mais il faut reprendre une PME
02:59parce que financièrement, une TPE-PME,
03:02c'est moins cher.
03:03Donc j'avais un budget forcément limité.
03:06Mais au moins, tu seras ton propre patron.
03:08C'est toi qui décideras.
03:09Si tu te plantes, c'est de ta faute.
03:10Si tu réussis, c'est grâce aux équipes
03:13et tu pourras en être fier.
03:15Et c'est comme ça que j'ai eu envie
03:17de me lancer dans ce projet de reprise.
03:19Vous visiez un type spécifique d'entreprise
03:21au-delà de la taille et le fait que ce soit une PME.
03:24Vous visiez un secteur particulier ?
03:27Alors, je visais plusieurs secteurs.
03:29J'avais envie d'être fier de ce que je faisais.
03:31Donc effectivement, la nature de l'activité était importante.
03:36Je ciblais l'agroalimentaire et la filière bois-forêt
03:40parce que c'est des produits vivants,
03:42de par ma formation,
03:43parce que je trouve que c'est des beaux métiers
03:46qui sont aussi concrets
03:47et qui ne vont pas être mangés par l'IA demain
03:50puisqu'on achète, on vend des choses très concrètes.
03:54Et donc, je voulais plutôt petite industrie
03:56de transformation, soit dans l'agroalimentaire,
03:59soit dans la filière forêt-bois.
04:01C'était ma cible.
04:02C'est la filière forêt-bois qui a gagné.
04:03On va y revenir dans un instant.
04:05Mais au final, vous aviez eu,
04:06et après, on va s'intéresser à comment s'est passé l'accompagnement,
04:09mais vous avez eu plusieurs entreprises
04:11qui étaient dans la fin, finalement, de ce raisonnement.
04:16Vous avez eu quoi ?
04:17Des entretiens sur deux entreprises différentes
04:20pour reprendre deux entreprises différentes ?
04:22J'ai eu deux pistes chaudes dans l'agroalimentaire, d'ailleurs.
04:26Un fabricant de fromage,
04:29petite industrie avec 15 salariés,
04:31et un fabricant de blinis crêpes.
04:34Et je suis allé jusqu'à l'étape de l'aide d'intention.
04:38Alors, on ne va peut-être pas rentrer dans le détail
04:39de l'ingénierie de la reprise,
04:41mais la lettre d'intention, c'est quand même assez engageant.
04:44C'est signé par le sédant et par le repreneur
04:46pour cadrer un peu les documents
04:48du contrat final, du closing.
04:52Et donc, ces lettres d'intention,
04:53je les ai signées.
04:54Malheureusement, les sédants ne les ont pas signées.
04:56Et donc, j'ai dû passer à d'autres dossiers.
04:59Mais effectivement, il y a un côté ascenseur émotionnel
05:01où on y croit, on se projette.
05:03Et puis, du jour au lendemain,
05:05ça peut s'arrêter.
05:07Et il faut garder la motivation
05:09et rebondir sur d'autres projets.
05:11C'est intéressant.
05:12Vous vous êtes fait aider, évidemment, par CERA.
05:15Et Bertrand va nous dire comment.
05:16Mais c'est vrai que c'est intéressant
05:18de voir le cheminement
05:19entre une carrière assez large,
05:21avec plein de postes,
05:22et finalement, cette prise de décision,
05:25Bertrand, qui fait qu'à un moment,
05:27ça y est, on va devenir patron d'une PME.
05:28Oui, c'est tentant.
05:30Quand on a eu une expérience de salarié
05:33pendant quelques années,
05:34il y a un moment où on se dit
05:35j'ai envie de travailler pour moi-même,
05:38j'ai envie de viser une opération
05:40un peu patrimoniale,
05:41c'est-à-dire quelque chose sur le long terme.
05:43Et puis, c'est quand même
05:44une très belle aventure, l'entreprise,
05:46surtout quand c'est la sienne.
05:48Par conséquent, il y a beaucoup de gens
05:49qui plongent, et notamment des gens
05:52tout à fait dans le profil de Bruno,
05:54des gens qui ont eu un parcours
05:56assez prolongé,
05:58qui ont acquis une véritable expérience,
06:00et puis qui à un moment se disent
06:01bon ben voilà, c'est le moment.
06:02C'est intéressant parce que
06:03quand on est salarié,
06:04c'est vrai qu'on est protégé,
06:06entre guillemets,
06:07on a cette impression en tout cas.
06:08Vous vous parlez d'autonomie,
06:10vous parlez d'avoir les mains dans le cambouis,
06:12être patron, c'est tout ça, d'accord,
06:14mais c'est aussi avoir des problèmes
06:15quotidiens qu'il faut régler.
06:16Tous les patrons le disent sur cette antenne.
06:19Vous vous êtes dit, c'est pas grave,
06:20ça c'était pas finalement
06:22une barrière suffisante
06:23pour vous en empêcher.
06:24C'est une prise de risque, effectivement.
06:27Et c'est là où il y a une dimension entrepreneuriale.
06:30On parlait de la création avant hors antenne,
06:33mais la reprise,
06:35il y a aussi cette dimension entrepreneuriale
06:37et ce rapport au risque.
06:38Parce qu'effectivement, il y a un risque.
06:40Moi, j'ai une famille
06:42et le risque zéro n'existe pas.
06:44On aura beau essayer de maîtriser ces risques.
06:47Donc, ce qui est important,
06:47c'est de l'accepter, d'en avoir envie
06:49et puis de les appréhender au maximum,
06:51de faire une analyse de risque
06:53et de voir comment est-ce qu'on va essayer
06:54de les maîtriser.
06:55Et je pense que c'est le propre d'un entrepreneur.
06:58Et c'est vrai en créant ce groupe d'entreprise,
07:00mais c'est aussi vrai en reprise.
07:01C'est vrai que là,
07:02le rôle de l'accompagnant est hyper important.
07:06C'est ARA, fait ça.
07:07C'est votre spécialisation,
07:08c'est-à-dire sédant et repreneur d'affaires.
07:10C'est vraiment ça, votre rôle ?
07:12Oui, le cœur de notre activité,
07:15c'est de mettre en relation
07:16des sédants et des repreneurs, d'une part,
07:19et puis surtout d'accompagner les repreneurs
07:21dans tout ce parcours qui est long,
07:24qui suppose de prendre les bonnes décisions,
07:27de bien analyser la situation, etc.
07:28Donc l'accompagnement, c'est tout à fait
07:32quelque chose de clé dans notre prestation
07:35auprès des repreneurs.
07:36Qu'est-ce que c'est comme type d'accompagnement ?
07:38On accompagne dans quel secteur ?
07:39Parce qu'être patron, c'est justement tout gérer.
07:42Donc il faut se prémunir des risques juridiques,
07:47il faut effectivement être dans la stratégie,
07:49il faut reprendre une équipe de travail.
07:52Enfin, toutes les tranches,
07:54toutes les strates de l'entreprise
07:55sont prises en considération.
07:56Vous accompagnez sur quoi ?
07:58Oui, c'est tout ça.
07:59Mais l'accompagnement, il prend la forme
08:01d'une relation one-to-one, si je puis dire,
08:04entre le parrain et le filleul,
08:07en fonction des besoins du repreneur.
08:10Bruno, il connaissait déjà beaucoup de choses dans ce domaine.
08:14Du coup, il a eu un certain nombre de demandes particulières
08:17sur lesquelles il hésitait.
08:19Et le parrain, il est là pour répondre à ces questions,
08:21fort de son expérience d'entrepreneur,
08:23parce qu'en fait, nous, les délégués CERA,
08:27nous sommes tous des bénévoles
08:28qui avons eu une expérience d'entrepreneur.
08:31Soit parce qu'on a créé des entreprises
08:33et qu'on les a revendues,
08:34soit parce qu'on a repris des entreprises
08:35et qu'on les a revendues.
08:36Donc on transmet en quelque sorte
08:38ce savoir-faire et puis cette approche
08:41dans laquelle il n'y a pas de problème insoluble.
08:45Notre travail, c'est de trouver à chaque fois
08:47des solutions aux questions qu'on se pose.
08:50Est-ce que cet accompagnement a aidé à choisir
08:53finalement cette entreprise de l'atelier du Livet, Bruno ?
08:57Oui, ça fait partie d'un tout.
08:59Il y a beaucoup d'éléments qui rentrent en compte,
09:02mais c'est important d'avoir quelqu'un
09:05qui a un certain recul,
09:07qui ne met pas forcément justement les mains
09:09dans le cambouis du dossier,
09:11dans l'analyse financière, de la cible, etc.
09:15J'ai participé à un échange à la CCI
09:18sur la gestion des émotions
09:19dans le parcours de reprise.
09:20On va en parler, bien sûr.
09:22Et effectivement, ce parrain-là,
09:23il peut aussi faire punching ball,
09:26ce n'est pas le bon terme,
09:28mais à des moments où,
09:29je parlais tout à l'heure d'une grosse déception,
09:31on a effectivement besoin de vider son sac,
09:33on ne comprend pas.
09:36Alors, il y a mon épouse, c'est sûr,
09:38mais je ne peux pas non plus trop l'envahir avec ça.
09:42Donc, c'est important d'être accompagné,
09:45d'avoir des amis,
09:46mais aussi un parrain qui a cette expertise-là
09:50et surtout qui a beaucoup de filleuls,
09:54d'autres personnes qui l'accompagnent aussi
09:56et donc qui a vu beaucoup de choses.
09:58Et c'est toujours intéressant
09:59d'avoir des expériences,
10:02qu'il puisse parler un peu des expériences vécues.
10:04Je cite ce que vous m'avez écrit
10:05quand on préparait l'émission,
10:07remonter le moral aussi dans les creux.
10:09C'est ça, c'est ça exactement.
10:11Et c'est marrant parce que souvent,
10:12quand on parle de reprise d'entreprise,
10:14Bertrand, cette dimension psychologique,
10:15elle ressort très vite.
10:16Oui, mais vous savez,
10:18c'est une dimension qui est requise
10:19pour tous les entrepreneurs.
10:21Je pense qu'on réussit dans l'entreprise
10:22si on est optimiste,
10:24si on est sûr qu'on va y arriver.
10:25Évidemment, si on a le moral plombé,
10:27ce n'est pas une bonne situation.
10:29Donc, en effet, avec le recul que nous avons,
10:31on essaye d'insuffler ce truc-là
10:33ou de relativiser les difficultés
10:35pour aider à surmonter ces difficultés
10:37et repartir de l'avant.
10:39Vous savez, c'est un projet
10:40qui est long, la reprise d'entreprise.
10:41Entre le moment où vous commencez
10:43à rechercher ce qu'on appelle des cibles
10:44et le moment où vous signez,
10:46c'est en moyenne entre 12 et 18 mois.
10:49Et plus on avance dans le temps
10:50et plus le moral du repreneur
10:52risque d'être fragile.
10:53Pourquoi ?
10:54Parce que pendant ce temps-là,
10:55il ne gagne pas d'argent.
10:57Il est sur un projet
10:58dont il ne sait pas si ça va aboutir.
11:00et donc, il pourrait être tenté
11:02d'accepter des choses
11:03qui ne devraient pas être acceptées.
11:05Donc, nous, avec notre recul,
11:06justement, on essaye de lui permettre
11:07de relativiser tout ça.
11:09On voit ici à l'écran,
11:10effectivement, cet accompagnement.
11:11C'est un parrainage,
11:12on en a parlé.
11:13C'est aussi une formation.
11:14Vous avez eu une formation de trois semaines.
11:16C'était quoi cette formation ?
11:17Il y avait quoi dedans ?
11:17C'est la boîte à outils du repreneur.
11:20C'est-à-dire qu'on parlait
11:21de gestion émotionnelle.
11:22On peut avoir une intervention,
11:23justement, sur la communication,
11:24la gestion des émotions.
11:26Ça va être très technique
11:27avec des avocats,
11:28des experts comptables
11:29qui vont expliquer quelle est la méthode.
11:32Ça va être des témoignages
11:33de repreneurs,
11:34ce qui s'est bien passé,
11:35les erreurs,
11:36pour que chacun se fasse un peu
11:38sa boîte à outils.
11:39Et en fait, ce qui est intéressant
11:40et moi, ce qui m'a intéressé aussi
11:41dans le projet,
11:42c'est qu'à la fois,
11:43il y a une dimension méthode,
11:45rigueur,
11:46avec des choses à appliquer
11:49avec sérieux.
11:50Et en même temps,
11:50il y a une dimension créativité.
11:52C'est-à-dire que l'opportunité
11:54peut être à n'importe quel coin de la rue.
11:56J'étais chez le coiffeur
11:57et assez rapidement,
11:59il faut parler aux gens
12:00que vous rencontrez
12:00de votre projet de reprise.
12:02Chez le coiffeur,
12:02j'ai eu une touche
12:03pour reprendre une entreprise
12:04parce que la coiffeuse
12:05avait un client
12:06qui avait une entreprise à vendre,
12:08etc.
12:08Donc, cette opportunité
12:09au coin de la rue,
12:10il ne faut pas rester seul
12:12devant son ordi
12:13avec sa méthode,
12:14sa rigueur,
12:14son tableau Excel,
12:15etc.
12:15C'est un mélange à la fois
12:17de créativité
12:18et en même temps de méthode.
12:19Et cette formation de trois semaines,
12:21elle apporte cette méthode
12:22et elle donne aussi les clés
12:24pour garder cet état d'esprit
12:26et d'ouverture
12:27et cette dimension un peu créative.
12:29On va revenir dans un instant
12:30sur ce contexte.
12:31Effectivement,
12:31il y a un vrai contexte
12:32en ce moment en France
12:33sur la reprise d'entreprise
12:35qui est intéressant
12:36et il faut regarder.
12:38On va, avant ça,
12:40parler de cette décision.
12:41L'atelier du Livet,
12:42ça y est,
12:43vous le reprenez.
12:44On est ici dans l'artisanat,
12:46la menuiserie.
12:47Que fait concrètement l'entreprise ?
12:49Alors, l'entreprise,
12:50elle conçoit,
12:51elle fabrique
12:52et elle installe
12:53du mobilier en bois
12:55pour les espaces extérieurs.
12:57C'est-à-dire que,
12:58historiquement,
12:58on fabriquait le mobilier
13:00qui permet l'agencement
13:02des jardineries,
13:03l'agencement des espaces extérieurs
13:05des jardineries,
13:05là où on met tous les pots de fleurs,
13:07les plantes, etc.
13:08Donc, c'était la conception,
13:09fabrication de meubles.
13:10Le Covid est passé par là
13:12avec les jardineries
13:12qui ont très bien fonctionné
13:13et un petit coup de bâton
13:15post-Covid
13:16qui fait que
13:17celui qui m'a cédé
13:18l'entreprise
13:19a dû se diversifier
13:20et a commencé
13:21à travailler
13:21dans les projets
13:23de végétalisation
13:25de cours d'école,
13:26notamment en région parisienne
13:27qui était assez précurseur
13:29sur le sujet
13:29ou pour plein de raisons
13:31passionnantes d'ailleurs
13:32mais liées à l'adaptation
13:34de la ville
13:34aux évolutions du climat,
13:36on doit
13:37transformer ces cours
13:38et notamment
13:39les végétaliser.
13:40Et dans tous ces projets,
13:41il y a une dimension
13:42bois importante
13:43parce que quand on fait
13:44un abri vélo,
13:45quand on fait un platelage,
13:46on ne veut pas du plastique,
13:47on veut du bois,
13:48on veut du bois massif
13:49et donc l'atelier du Livet
13:51va concevoir
13:52avec le client
13:53fabriquer
13:53et une équipe de pose
13:55qui va poser
13:56ses mobiliers
13:57dans les cours d'école.
13:58Ça veut dire
13:59que vous arrivez
13:59sur une entreprise,
14:00vous reprenez une entreprise
14:01dont vous avez pu voir
14:02qu'il y avait parfois
14:03des difficultés
14:04mais sur lesquelles
14:05il y a un marché derrière.
14:06C'est ça qui me plaisait aussi,
14:09c'était de me dire
14:11cette adaptation de la ville,
14:13ce n'est pas un feu de paille,
14:14ce n'est pas un effet de mode,
14:16il y a une vraie transformation
14:17des espaces urbains.
14:18Le bois est un matériau
14:21incroyable
14:21qui a une très belle histoire,
14:23qui est produite en France,
14:25qui est durable
14:25sur plein d'aspects
14:27et donc
14:28quelle est la place du bois
14:29dans cette évolution
14:30de la ville ?
14:31Alors justement,
14:32ça peut paraître
14:33assez philosophique,
14:34assez déconnecté
14:35de mon métier au quotidien,
14:36j'achète du bois,
14:37je fabrique
14:37et je vends
14:39mais c'est justement ça
14:40le patron de PME
14:41et c'est ça qui me plaît aussi,
14:42c'est de pouvoir se projeter
14:43à 10 ans, 15 ans
14:44avec un côté un peu
14:45potentiellement rêve éveillé
14:46et en même temps
14:48d'être dans le très concret,
14:49j'ai des salaires à payer
14:50à la fin du mois
14:50et il faut que je sorte
14:52du chiffre d'affaires
14:53donc je vais être
14:54un peu dans ces deux univers,
14:56c'est ça qui me plaît aussi.
14:57Si salarié,
14:58c'est ça aujourd'hui ?
14:58Si salarié, oui.
14:59et quand vous le racontez
15:01en tout cas,
15:01il y a un projet
15:02presque sociétal derrière
15:03en réalité,
15:04un verdissement
15:05de nos villes effectivement.
15:07Qu'est-ce qu'il faut
15:08pour qu'un projet
15:09à reprendre
15:11comme celui-là par exemple
15:12soit intéressant,
15:13que la situation
15:14soit favorable
15:15et que ça aboutisse
15:16finalement dans un dossier Bertrand ?
15:18Alors je dirais
15:19que ça dépend
15:20principalement
15:20du sédant,
15:21de l'entreprise
15:22qui fait l'objet
15:23de l'intérêt
15:24du repreneur.
15:25Il y a des entreprises
15:26qui sont plus ou moins viables,
15:28nous au CRA
15:28on ne s'occupe
15:29d'accompagner
15:30que des gens
15:31qui vendent
15:32des entreprises
15:33qu'on appelle
15:34in bonus,
15:34qui fonctionnent bien,
15:36qui ont une rentabilité
15:37même faible
15:38mais régulière.
15:39Notamment parce que
15:40le plus souvent
15:41l'acquisition de l'entreprise
15:43se fait par le biais
15:43d'un crédit bancaire
15:44qui finance
15:45une partie
15:46de l'acquisition.
15:47Donc il faut pour ça
15:48que l'entreprise
15:49gagne de l'argent
15:49parce que c'est la condition
15:50pour rembourser le crédit.
15:52Donc il y a
15:53d'une part
15:53la situation financière
15:54de l'entreprise
15:55qui fait l'objet
15:56de la cession
15:56et puis il y a
15:57ses perspectives.
15:58Est-ce qu'elle est
15:59sur un marché
16:00qui est en décroissance
16:01ou au contraire
16:02qui est en rebond ?
16:03Est-ce qu'il y a
16:04des facultés
16:05de développer
16:05le commercial
16:06par exemple
16:07international
16:08alors que
16:09le sédant
16:09ne s'en est pas
16:10occupé jusqu'ici ?
16:11Est-ce que
16:11l'entreprise
16:12a la faculté
16:13de s'organiser mieux
16:15notamment en digitalisant
16:16ces procédures
16:17alors que ce n'était
16:18pas fait avant ?
16:18Vous voyez,
16:19c'est tout ça
16:19ce qu'il faut étudier
16:20pour voir
16:21quel est l'avenir
16:22de cette entreprise.
16:23Il faut que vous regardiez
16:24aussi effectivement
16:25comme l'a dit Bruno
16:26la vision
16:26comment on voit
16:27cette entreprise
16:28dans les dix années à venir
16:30est-ce que vous rencontrez
16:31peut-être des fois
16:32des patrons
16:32qui se présentent à vous
16:33et vous vous dites
16:33ça ne va pas le faire
16:35cette personnalité-là
16:36elle n'a pas ce qu'il faut
16:37pour reprendre une entreprise
16:38de façon générale ?
16:39Oui absolument
16:40il faut pour ça
16:40des repreneurs très volontaristes
16:42des repreneurs
16:43qui sont capables
16:43de se dire
16:44là il y a un certain
16:45nombre de difficultés
16:46par rapport au marché
16:47par rapport à l'évolution
16:48réglementaire par exemple
16:49mais voilà comment
16:51je vais faire
16:51pour surmonter ça
16:53et trouver de la croissance
16:54ça c'est vraiment
16:55un truc volontariste
16:56il y a des gens
16:56qui disent
16:57non c'est pas possible
16:58et des gens
16:58qui se disent
17:01comment on fait
17:02pour que ce soit possible
17:03c'est ça la différence
17:04oui effectivement
17:04ça veut dire que
17:05concrètement
17:06je pose souvent
17:07cette question
17:07dans cette émission
17:08tout le monde
17:09ne peut pas être patron
17:10oui c'est vrai
17:11vous êtes d'accord
17:13vous qui avez fait
17:14beaucoup de salariats
17:15avant en l'occurrence
17:16oui je pense que
17:17c'est effectivement
17:19une envie
17:19il faut en avoir
17:21profondément envie
17:21moi je parle souvent
17:22de la tête du coeur
17:23et des tripes aussi
17:25en fait il faut que ça soit
17:26rationnel
17:26il faut qu'il y ait un rationnel
17:27derrière et quelque chose
17:28qui soit un minimum réfléchi
17:30mais après il faut un élan du coeur
17:31en tout cas moi
17:32il faut que je sois fier
17:33de ce que je fais
17:34et puis après il y a les tripes
17:35les tripes c'est
17:35est-ce qu'on est prêt
17:36effectivement
17:38à assurer
17:39le rôle d'un patron
17:40qui est parfois
17:41on parlait des mains dans le cambouis
17:43des choses très basiques
17:44très concrètes
17:46et tout le monde
17:47n'a pas forcément envie
17:48c'est sûr
17:48on n'est parfois pas
17:49dans la stratégie
17:50on voudrait être souvent
17:51dans la stratégie
17:52avoir une vision long terme
17:53mais effectivement
17:54les mains dans le cambouis
17:54quand on est patron
17:55on les a
17:55c'est vrai
17:57oui les angoisses
17:57de fin de mois
17:58quand vous avez un client
17:59qui n'a pas payé
18:00comment vous allez payer
18:01vos salariés
18:01c'est le quotidien
18:02des repreneurs
18:04mais en fait
18:04de tous les chefs d'entreprise
18:05oui
18:06vous avez signé
18:07l'acquisition de cette entreprise
18:08fin 2024
18:09décembre 2024
18:10ça fait un petit peu
18:11plus d'un an
18:12presque un an et demi
18:13vous en êtes où aujourd'hui
18:14est-ce que l'année et demie
18:15qui s'est écoulée
18:16a répondu à vos attentes
18:17est-ce que ça a fait apparaître
18:18de nouvelles problématiques
18:20ou de nouvelles contraintes
18:21comment vous l'avez vécu
18:22alors je l'ai très bien vécu
18:24parce que c'est un
18:26c'est un sentiment
18:27assez profond
18:28de se sentir à sa place
18:29et c'est assez agréable
18:31donc même si c'est dur
18:32j'ai eu un mois d'août
18:33par exemple difficile
18:34parce qu'il y avait
18:35quatre chantiers
18:35à gérer en parallèle
18:36et c'est quelque chose
18:37que l'entreprise
18:38n'avait jamais fait
18:38ça c'est trop de travail
18:39c'est bon signe
18:40c'est beaucoup de travail
18:41et c'était très bon signe
18:42donc ça veut pas dire
18:44non mais ça veut pas dire
18:45que c'est pas dur
18:45et que c'est pas difficile
18:46mais derrière
18:48il y a toujours ce sentiment
18:48d'être à sa place
18:49et d'être heureux
18:50en fait de se dire
18:51je suis content
18:52quand je me lève le matin
18:53j'ai pas de problème
18:54à m'endormir le soir
18:54donc une vraie satisfaction
18:58pas de grosse surprise
18:59pas de surprise majeure
19:02j'aime aussi le côté humain
19:04en fait dans les TPE, PME
19:05le facteur humain
19:07est prépondérant
19:08donc quand on arrive
19:08rassurer les équipes
19:10expliquer, s'intégrer
19:11on ne crée pas quelque chose
19:13avec Snilo
19:14on hérite aussi
19:15d'une histoire
19:16donc il faut comprendre
19:17aussi cette histoire
19:18et ça moi j'aime bien aussi
19:19comprendre d'où on vient
19:20pour pouvoir se projeter
19:21aussi sur le passé
19:22il ne faut pas faire
19:23table rase du passé
19:24il faut garder la culture
19:25d'entreprise
19:26exactement
19:27la façon dont il travaillait
19:28ça s'est passé comment
19:29justement avec l'équipe existante
19:31et bien ça s'est plutôt
19:32bien passé
19:34mais c'est vrai
19:35qu'il faut y aller
19:35doucement
19:36il ne faut pas
19:38renverser la table
19:39tout de suite
19:39surtout pas
19:40et il faut apporter
19:42les éventuels changements
19:43avec des petites touches
19:44et toujours en embarquant
19:45les équipes
19:46parce qu'on est
19:46on est de trop petite taille
19:48pour pouvoir faire
19:49des changements
19:49trop forts
19:51trop rapidement
19:52on va passer tout de suite
19:53au conseil de l'expert
19:55le conseil de l'expert
19:56dans cette dernière partie
19:58de l'émission
19:59je vous demande
20:00ce que vous auriez
20:02ce que vous êtes heureux
20:03d'avoir fait l'un et l'autre
20:04dans ce dossier là
20:05ou dans ce type de dossier
20:06est-ce que les erreurs
20:08que vous avez commises
20:09est-ce qu'il y en a
20:10des erreurs
20:10est-ce que vous en avez
20:11relevé Bruno
20:13ou des choses
20:13que vous auriez peut-être
20:14pu faire différemment
20:22peut-être
20:24au niveau de la gestion
20:24des émotions
20:25je pense que
20:25je n'ai pas forcément
20:26été très bon au début
20:28en y mettant
20:29un peu trop
20:30et j'ai mis un peu de temps
20:32à bien trouver
20:33ce recul
20:35parce qu'il faut garder
20:36cet enthousiasme
20:37et cette flamme
20:37et en même temps
20:38il faut être un peu
20:39clinique aussi
20:40et savoir
20:41et cet ajustement
20:43j'ai mis un peu de temps
20:44à le trouver
20:46c'est pas dramatique
20:47mais voilà
20:48si c'était à refaire
20:49je sais que je serais
20:49plus ajusté
20:50plus rapidement
20:51je vois beaucoup
20:51de dossiers
20:52de situations
20:53dans cette émission
20:54et vous avez visiblement
20:55été accompagné tôt
20:56vous avez pris
20:57tout de suite
20:58cette décision là
20:59et je pense que
21:00c'est peut-être
21:00que vous allez dire
21:01dans le conseil de l'expert
21:02c'est-à-dire qu'il faut
21:03vite envisager
21:04de ne pas faire
21:05ces dossiers-là
21:06tout seul Bertrand
21:07bien sûr
21:07bien sûr
21:08c'est sûr que mieux
21:08on est accompagné
21:10meilleures sont les chances
21:11de succès
21:12le résultat
21:13c'est que
21:14parmi les repreneurs
21:15qu'on accompagne
21:16et qui reprennent
21:17qui signent une reprise
21:18on a un taux de succès
21:20qui est absolument énorme
21:21quand je dis succès
21:22c'est au bout
21:23d'un certain nombre d'années
21:24il y a à l'inverse
21:25très très peu de cas
21:26dans lesquels
21:27finalement
21:27ça ne fonctionne pas
21:29mais c'est notamment
21:30parce que
21:30pour aboutir
21:31à la signature
21:32il y a des tas de garanties
21:34qui se mettent en place
21:34par exemple
21:35quand vous devez
21:36souscrire un crédit bancaire
21:38la banque
21:38elle ne vous prête
21:39que si elle a vérifié
21:40que l'entreprise est viable
21:41donc tout ça
21:42cumulé
21:43fait qu'au total
21:44les conditions sont réunies
21:45pour que ça soit un succès
21:47alors il faut évidemment
21:48que le repreneur
21:48soit excellent
21:50qu'il ait la passion
21:51comme Bruno le disait
21:53tout à l'heure
21:54c'est une des conditions
21:55mais encore une fois
21:56c'est très très rare
21:57qu'il abandonne
21:58parce que ça ne fonctionne pas
21:59on parlait du contexte
22:01tout à l'heure
22:01et de
22:02en France
22:03les entreprises
22:04vont devoir être reprises
22:06dans beaucoup de cas
22:07dans tous les secteurs
22:08ils sont tous concernés
22:09il va y avoir
22:09un grand nombre
22:10de départs
22:11à la retraite
22:11des entreprises vacantes
22:13qui fermeront
22:14si jamais il n'y a pas
22:14de repreneurs
22:15on est dans ce contexte-là
22:17c'est ce que vous voyez
22:18vous commencez à voir
22:19cette vague
22:20oui alors non seulement
22:20on commence
22:21mais pour tout vous dire
22:22c'est ce qui est à l'origine
22:23de la création du CRA
22:24le CRA a été créé
22:26il y a une quarantaine d'années
22:26déjà
22:27et il y avait déjà
22:28un certain nombre de patrons
22:29qui partaient à la retraite
22:30et qui pour certains d'entre eux
22:31ne trouvaient pas de repreneurs
22:33et comme vous le disiez
22:34dans ce cas-là
22:34qu'est-ce qui se passe
22:35l'entreprise s'arrête
22:36donc les emplois sont perdus
22:38les savoir-faire sont perdus
22:40les fonds de commerce sont perdus
22:41donc c'est vraiment
22:41un énorme gâchis
22:42donc la mission
22:43entre qui il met
22:44du CRA
22:45ça a été de dire
22:45on va tâcher
22:47de trouver des repreneurs
22:49adaptés aux cédants
22:50et de faire en sorte
22:51que la reprise
22:52soit un succès
22:53parce que c'est la condition
22:54qu'on met en avant
22:55et grâce à ça
22:56les entreprises
22:57vont durer
22:58vont être pérennes
22:59et on ne va pas avoir
23:00ce gâchis absolument épouvantable
23:02ça a plutôt augmenté
23:04depuis quelques années
23:05en effet
23:05la masse
23:06le nombre d'entreprises
23:07qui sont dans cette situation
23:08d'avoir un patron
23:09qui part à la retraite
23:10ce nombre augmente
23:11on arrive à des quantités
23:13tout à fait importantes
23:15et alors c'est bien
23:15pour les repreneurs
23:16parce que ça leur donne
23:17beaucoup d'opportunités
23:18ils ont énormément de choix
23:20énormément d'entreprises
23:21parmi lesquelles
23:22ils peuvent choisir
23:23vous me disiez
23:23en préparant l'émission
23:24qu'il y avait aussi
23:25et ça c'est plutôt
23:26une bonne chose aussi
23:27beaucoup plus de salariés
23:28qu'avant
23:29qui se lançaient
23:30dans cette aventure
23:31oui oui oui
23:32ça devient presque
23:33une opportunité de carrière
23:35auparavant
23:36on était soit salariés
23:37soit créateurs
23:38d'entreprises
23:39depuis une dizaine d'années
23:40l'option reprise
23:42d'entreprise
23:42est une véritable option
23:43et cette fois
23:44c'est une option
23:45qui a tout son sens
23:46parce que
23:47quitte à choisir
23:48entre reprise
23:49et création
23:50nous on dit toujours
23:51l'avantage de la reprise
23:52c'est que vous n'avez pas
23:53à faire la preuve
23:53du concept
23:54l'entreprise
23:55elle existe déjà
23:56elle a une activité
23:57et des clients
23:58donc elle a déjà
23:59fait la preuve
24:00qu'elle est capable
24:01de fonctionner
24:02alors peut-être
24:03on peut s'améliorer
24:04on peut être plus rigoureux
24:06on peut améliorer
24:07la rentabilité
24:07mais il n'y a pas
24:08de doute sur le fait
24:09que cette entreprise
24:10va trouver son marché
24:11et la nouveauté
24:12en effet
24:12c'est qu'on a aujourd'hui
24:14des jeunes de moins de 30 ans
24:15qui décident pratiquement
24:16tout de suite
24:17d'être repreneurs
24:19alors qu'avant
24:19c'était vraiment réservé
24:20à des personnes
24:21qui avaient déjà
24:21une expérience
24:22d'une dizaine
24:23ou d'une vingtaine d'années
24:24et qui à ce moment-là
24:25au bout de cette vingtaine d'années
24:26décidaient
24:27de reprendre une entreprise
24:28contexte favorable
24:29du coup
24:30le conseil que vous donneriez
24:31à quelqu'un
24:32qui veut faire la même chose
24:33que vous Bruno
24:33pour finir
24:35le conseil
24:36c'est de
24:37de bien décider
24:39en amont du projet
24:40de se lancer
24:40ou pas
24:41dans un projet de reprise
24:42et en revanche
24:43une fois qu'on a
24:43pris la décision
24:44de se lancer
24:45d'y aller vraiment à fond
24:46parce que
24:47ça nécessite
24:48une bande passante énorme
24:50une attention énorme
24:51c'est souvent
24:52un projet de vie
24:53important
24:54et donc
24:55on ne peut pas le faire
24:56à mi-temps
24:57il faut
24:57et bien sûr
24:59d'être accompagné
25:00derrière
25:00avec les spécialistes
25:01et les experts
25:03ceux qui sont reconnus
25:04parce que c'est un écosystème
25:05qui est complexe
25:06qui va se complexifier
25:07avec des gens
25:09intermédiaires
25:09plus ou moins
25:10bien intentionnés
25:11on ne comprend pas
25:11toujours
25:12quelle est la valeur ajoutée
25:13le CRA
25:14c'est typiquement
25:15des bénévoles
25:16qui ont une expertise
25:17et qui pèsent
25:18et qui sont
25:21pour moi essentielles
25:21dans l'accompagnement
25:22un entrepreneur
25:23ne doit jamais
25:24rester seul
25:25j'ai entendu ça
25:25il y a quelques jours
25:26sur ce plateau
25:27je trouve qu'il n'y a rien
25:28de plus vrai
25:28notamment dans ces situations
25:30merci beaucoup
25:30à tous les deux
25:31d'être venus
25:31dans cette émission
25:32BFM Entreprises
25:33consacrée à la transmission
25:36Bertrand Laubry
25:36délégué CRA
25:37à Paris
25:38Bruno Toussaint
25:40repreneur de l'atelier
25:41du Livet
25:41merci à tous les deux
25:43pour ce partage
25:44d'expérience
25:44émission à retrouver
25:46tous les jours
25:46à 12h30
25:47sur BFM Business
25:49passez une très bonne journée
25:51BFM Entreprises
25:53transmission
25:54les règles
25:55sur BFM Business
Commentaires