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  • il y a 7 heures
Ce jeudi 26 février, Sandra Gandoin a reçu Boris Raussin, agriculteur bio dans le Grand Est, François Moret, cofondateur et directeur général d'Eloi, et Paul Rodrigues, cofondateur d'Hectarea, dans l'émission BFM Entreprise, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01BFM Business présente
00:07BFM Entreprises, transmission, les règles. Sandra Gondouin.
00:13Bienvenue dans BFM Entreprises, l'émission de la vie en entreprise.
00:17Vous le savez, comme tous les jours à 12h30 sur BFM Business, on plonge au cœur des boîtes.
00:23On parle de votre quotidien. Le lundi, leadership. Le mardi, les outils RH. Le mercredi, la croissance.
00:28Et le jeudi, la transmission. Vous le voyez, on est ici aujourd'hui au salon de l'agriculture.
00:35Et on va parler justement de transmission avec mes invités.
00:40François Moret, cofondateur des lois. Merci beaucoup d'être avec moi.
00:44Vous êtes aussi directeur général. On va parler dans un instant de ce que vous faites.
00:48À vos côtés, Paul Rodriguez, cofondateur et président d'Hectarea.
00:52Et nous sommes aussi avec Boris Rossin, agriculteur bio, dans le Grand Est et qui a repris l'exploitation familiale.
01:00Toute une expérience. Vous allez nous dire dans un instant comment ça s'est passé.
01:03BFM Entreprises, la transmission spéciale salon de l'agriculture. C'est parti.
01:14Bonjour messieurs. Ce qui est intéressant dans cette émission, c'est de commencer par ce chiffre.
01:1950% des agriculteurs qui vont partir à la retraite d'ici 4 ans seulement.
01:25François Moret, vous êtes cofondateur et directeur général des lois.
01:29Justement, ça, c'est votre business. Vous la voyez tous les jours, cette situation-là.
01:34Dites-nous déjà ce que fait Éloi.
01:35Oui, Éloi, c'est une plateforme digitale qui connecte ces agriculteurs qui cherchent à transmettre leurs fermes.
01:41Et comme vous le dites, ils sont nombreux liés à cette situation démographique.
01:46Aujourd'hui, ils sont majoritairement à plus de 55 ans, ces agriculteurs.
01:49Et on les connecte avec des porteurs de projets qui sont des jeunes qui veulent s'installer en agriculture.
01:54On a eu des gros changements sociologiques.
01:56Alors Boris a repris la ferme familiale, mais Boris devient une exception aujourd'hui.
02:00Majoritairement, les jeunes qui s'installent en agriculture, aujourd'hui, ne sont plus issus du monde agricole, ne reprennent plus.
02:07Et du coup, ils ont un enjeu de trouver une ferme pour s'installer.
02:10Et c'est ça qu'on fait, nous.
02:11On connecte deux générations d'agriculteurs autour de fermes bien calibrées, au bon prix,
02:16pour qu'ils puissent le trouver, faire affaire, reprendre une ferme et faire vivre cette agriculture.
02:21Depuis quand existe Éloi ? Parce que ce que je sais, c'est que vous avez pivoté en 2025,
02:25justement pour répondre à cette demande croissante.
02:27Expliquez-nous un petit peu ce qui s'est passé.
02:29Oui, Éloi, on l'a créé avec Maxime, du coup, Pavlak, mon cofondateur, il y a six ans.
02:34Et on n'était ni l'un ni l'autre issus du monde agricole.
02:37On a été deux entrepreneurs qui avions la volonté d'entreprendre à impact.
02:41Donc Éloi et Société à Mission.
02:42Ne venant pas du monde agricole, on est allé rencontrer les acteurs du monde agricole
02:46pour comprendre le besoin, le besoin de transmission, d'installation.
02:50Et comme beaucoup d'entrepreneurs qui s'attaquent à un sujet qu'ils ne connaissent pas,
02:54on a fait des erreurs, on a essayé des choses qui n'ont pas marché.
02:57Et on a effectivement fait évoluer notre modèle pour être désormais vraiment une plateforme,
03:01se concentrer sur la mise en relation à très large échelle,
03:05en utilisant les réseaux sociaux, le marketing efficace,
03:08en utilisant des données économiques pour valoriser les fermes,
03:13choses qui sont un petit peu nouvelles culturellement dans le monde agricole.
03:16Et donc la greffe désormais prend, on travaille avec les acteurs historiques du monde agricole,
03:20les SAFER, les chambres d'agriculture, en apportant le meilleur des deux mondes,
03:24à la fois leur connaissance de tout ça, et puis aussi nous,
03:26ce qu'on vient apporter en étant un petit peu nouveaux sur tout ça.
03:29C'est quel type de profil qui vient vous voir sur la plateforme pour reprendre ces exploitations ?
03:34Parce que vous dites que les exploitations, elles sont là de toute façon,
03:37et elles sont mises en avant notamment par les acteurs locaux,
03:39mais ceux qui viennent vous voir pour les reprendre,
03:41est-ce qu'ils ont déjà même une idée de la vie qui les attend derrière ?
03:46Alors nous, on est en fin de cycle.
03:47Sur une installation agricole, c'est un processus au temps très long.
03:50Il faut se former, il faut avoir de l'expérience.
03:52Ça prend combien de temps ?
03:53C'est un processus de 5, 6, 10 ans pour certains.
03:57Une formation agricole, ça va durer plusieurs années.
03:59Ensuite, il y a plusieurs années d'expérience professionnelle.
04:01Nous, quand ils viennent nous voir, ils ont déjà fait tout ça,
04:05et ils sont en recherche de fermes.
04:06Donc ils sont à 1 à 2 ans de s'installer.
04:09Et aujourd'hui, il y en a en rythme annuel plus de 6 000 qui viennent nous voir.
04:14On a 10 000 porteurs de projets en communauté.
04:16Il y a 16 000 porteurs de projets qui veulent s'installer en agriculture tous les ans en France.
04:21Donc en fait, ceux qui sont sur Eloise sont représentatifs de cette population très large.
04:26Et donc, ils ont un diplôme agricole pour l'essentiel d'entre eux.
04:29Ils ont déjà une formation.
04:30Ils sont, pour une grosse moitié d'entre eux, pas issus de ce monde-là,
04:33mais ils y viennent et ils s'y sont formés.
04:36Et ils ont cette difficulté de trouver une ferme.
04:39Alors, vous avez, par exemple, accompagné quel type de projet ?
04:44Réalisé quel type de rencontre ?
04:47Plein de belles rencontres.
04:48C'est ça qui est beau et c'est ça qui nous motive tous au quotidien.
04:51On est représentatif de la diversité de l'agriculture.
04:54C'est-à-dire qu'on a fait des projets en élevage, en élevage bovin, caprin, ovain,
04:59des projets en grande culture, avec ou sans transformation.
05:02On a fait des projets en maraîchage, en arboriculture.
05:06On a fait des projets en bio, pas en bio.
05:08On a fait des projets très ambitieux sur la dimension agroécologique,
05:13d'autres beaucoup moins,
05:14où on va essayer de mettre des petites graines pour que ça progresse.
05:17Donc, on retrouve des projets sur quelques hectares,
05:19des projets sur quelques centaines d'hectares
05:21et des projets aux quatre coins de la France.
05:22Donc, vraiment...
05:23J'allais vous demander, justement, la zone géographique.
05:25Ça couvre tout le territoire.
05:26Ça couvre la France entière aujourd'hui.
05:27Est-ce qu'il y a des secteurs qui sont particulièrement demandés,
05:32représentés en ce moment ou sur le marché ?
05:35Est-ce qu'il y a des secteurs qui, au contraire, vont s'éteindre, de fait ?
05:40Il y a des secteurs géographiques qui attirent plus.
05:42Alors, c'est très lié à l'attractivité des territoires
05:44parce qu'une ferme, c'est aussi un lieu de vie.
05:47Et lorsqu'on vient s'installer sur un territoire,
05:49et d'ailleurs, on voit que les porteurs de projets aujourd'hui
05:51sont de plus en plus mobiles,
05:52se posent la question de...
05:54Est-ce qu'il y a une école pour mes enfants ?
05:55Est-ce qu'il y a un collège ?
05:56Donc, il y a aussi une mission de revitalisation des territoires là-dessus.
05:59Après, on sait qu'il y a certaines activités agricoles
06:01dans certaines régions
06:02qui, sous l'effet du changement climatique,
06:05ont des impacts.
06:05Je pense à la viticulture.
06:07On en parlait avec Paul, qui connaît bien ce secteur-là.
06:10dans certaines régions
06:11où, malheureusement, les choses sont en train d'évoluer.
06:13Donc, on doit composer avec ça
06:15pour permettre à les agriculteurs
06:17qui ont construit un outil de travail
06:19de le transmettre.
06:20C'est leur retraite.
06:20C'est important.
06:21Et permettre aussi à des jeunes
06:22de s'installer dans un monde
06:23où les conditions de succès sont là pour l'avenir.
06:26Quand ils se rencontrent,
06:28les cédants et les repreneurs,
06:30est-ce que vous les aidez à dialoguer,
06:33à justement se mettre sur la même longueur d'onde ?
06:35Parce que l'exploitation dans 10 ans,
06:37ce n'est pas l'exploitation qui a été cédée justement.
06:40Tout cela, vous l'avez dit, évolue très vite
06:41en termes d'activité,
06:43en termes de rythme de besoins financiers
06:45et de risques climatiques.
06:47Est-ce qu'il y a comme ça une aide dans le dialogue
06:49pour voir vers quoi on va ?
06:51Oui, c'est important.
06:52Éloi s'est vraiment construit
06:54comme un acteur au service d'un écosystème agricole
06:57qui est très large.
06:58Et c'est important.
06:59Je suis très content du coup
07:00qu'on ait cette discussion très large
07:01parce qu'il y a besoin d'acteurs
07:02qui ont des compétences multiples.
07:04Nous, ce qu'on vient faire en amont,
07:05c'est vraiment mettre la ferme
07:06au bon prix de marché
07:08par rapport à ce que sa rentabilité future,
07:11dans les conditions de demain,
07:13qui ne sont peut-être pas celles d'hier,
07:14permettra de rembourser comme investissement.
07:16Et ça, c'est fondamental
07:17parce que sinon, d'une part,
07:18le projet ne se fait pas.
07:20Et s'il se fait,
07:21il se fait sur des mauvaises bases.
07:22Mais après l'accompagnement
07:23du quotidien des agriculteurs
07:26anciens ou futurs anciens et nouveaux,
07:28il est aujourd'hui beaucoup pris
07:30par des chambres d'agriculture,
07:31par des SAFER,
07:32par des GAB quand on est en bio.
07:34Et nous, on travaille avec ces acteurs-là
07:36pour justement qu'ils puissent faire
07:38ce rôle-là qui est extrêmement important
07:39et qu'on n'a pas vocation à faire.
07:41Paul est à côté de vous.
07:42Paul Rodriguez, CEO et cofondateur d'Ectarea.
07:45D'ailleurs, vous travaillez ensemble.
07:46Vous allez nous dire comment c'est complémentaire.
07:48Vous m'avez dit tout à l'heure vos activités.
07:50À l'inverse, Ectarea se penche
07:52sur le financement.
07:53Bon, expliquez-nous ce que fait votre entreprise.
07:56Alors, effectivement, nous,
07:57on est sur la brique du financement.
07:59Donc une ferme, comme disait François,
08:00il faut qu'elle soit bien présentée
08:02pour la transmission.
08:03Et derrière, ça va vraiment être la clé
08:04de dire je suis agriculteur,
08:06j'essaie de me financer.
08:07Mais en fait, le patrimoine moyen
08:09d'un agriculteur en France,
08:10c'est environ 700 000 euros.
08:11Et donc, quand vous voulez reprendre une ferme,
08:13il faut racheter le matériel,
08:15les bâtiments,
08:16acheter la terre agricole.
08:17Et donc, vous avez des projets
08:18où un jeune agriculteur
08:20qui a une vingtaine d'années
08:21ou une agricultrice qui s'installe
08:22doit investir des sommes
08:24qui sont des sommes très importantes.
08:26Et nous, chez Ectarea,
08:27on a une réponse très simple
08:27qui est de dire qu'on va venir les aider
08:29sur l'investissement
08:30dans le foncier agricole.
08:32Donc typiquement,
08:32sur les 500 000 euros
08:33dont je parlais pour l'installation,
08:35Ectarea va venir financer
08:37200 000 euros de terre
08:37pour l'agriculteur,
08:38ce qui va lui permettre
08:39d'accéder plus facilement
08:40à ce foncier.
08:42Et en plus de ça,
08:43ce financement,
08:43il est fait via l'investissement
08:44des particuliers.
08:45Et donc, l'idée,
08:46c'est de dire,
08:47en tant que particulier,
08:48on est bien sûr,
08:48on peut agir par notre consommation,
08:50mais on peut aussi flécher
08:51notre investissement.
08:52Et donc,
08:53sur un investissement
08:54qui est très simple
08:55qui est un investissement immobilier,
08:56la terre agricole,
08:57tout simplement,
08:57avec des loyers versés,
08:59j'investis sur cette terre,
09:00l'agriculteur dispose
09:01de cette terre plus facilement
09:02pour pouvoir l'exploiter
09:03et s'en dette moins.
09:04Et donc,
09:05on a ce rôle,
09:06en fait,
09:06vraiment d'aider
09:07à l'installation,
09:08mais aussi,
09:09et pour nous,
09:10c'est très important,
09:11c'est le côté social.
09:12On recrée du lien,
09:13en fait,
09:14entre consommateurs et agriculteurs.
09:15On est ce qu'on mange,
09:16on est en pays agricole,
09:17la France.
09:18Et pour autant,
09:18on a perdu ce lien
09:19qui est juste fondamental
09:20et on essaie
09:21de le retrouver au maximum.
09:22Ça fait du bien d'entendre
09:23qu'on peut,
09:24en tant que particulier,
09:26investir dans nos terres,
09:27pas seulement dans la défense
09:28en ce moment,
09:29parce que la défense,
09:30c'est ce qui est à la mode.
09:30Et évidemment,
09:32malheureusement,
09:32c'est vrai que ce sont aussi
09:33des financements
09:34dont on a besoin,
09:35mais c'est vrai
09:35qu'aider les agriculteurs,
09:37aider ceux qui nous font manger
09:39au quotidien,
09:40j'imagine que ça a un impact.
09:42Je suis particulier,
09:44je fais quoi ?
09:44Je vous contacte
09:45et je dis,
09:45je veux investir
09:46dans tel projet ?
09:48Alors,
09:48on a une plateforme,
09:49du coup,
09:50Hectarea,
09:50qui permet,
09:51en fait,
09:51de choisir
09:52dans quel projet
09:52on investit.
09:53Et c'est ça,
09:54pour nous,
09:54qui est vraiment déterminant.
09:55Et pour moi,
09:56en tant que fils d'agriculteur,
09:57c'est de dire,
09:58vous venez sur la plateforme,
09:59vous êtes capable
10:00de choisir
10:00sur quel projet
10:01vous investissez.
10:02Donc,
10:02est-ce que c'est
10:03pour le projet de Boris
10:04qui se présentera,
10:06mais qui fait
10:06de la farine en bio
10:08et qui fait plein de choses
10:08super intéressantes
10:09et des terres pour lui.
10:11Et donc,
10:11vous choisissez vraiment
10:12sur quel projet
10:13vous allez.
10:14Et donc,
10:14après,
10:14c'est très simple,
10:15c'est accessible
10:15dès 500 euros.
10:16Et l'idée,
10:17c'est que ça reste
10:17un produit
10:18qui est un produit immobilier,
10:20bien sûr,
10:21qui comporte des risques
10:21comme tout investissement,
10:22mais qui reste,
10:23voilà,
10:23on n'investit pas
10:24dans de l'exploitation.
10:25L'idée n'est pas
10:26de venir donner,
10:27entre guillemets,
10:28des conseils à l'agriculteur,
10:29mais vraiment d'arriver
10:30dans un système existant
10:31et en restant,
10:32bien sûr,
10:32un investissement
10:33qui est comme
10:33investir dans un appartement
10:35pour lequel vous auriez
10:36des loyers versés
10:37et une revente
10:37de l'appartement à la fin.
10:38Je vais vous poser
10:39la même question
10:40qu'à François.
10:40Quel type de projet,
10:41alors on va parler
10:42celui de Boris,
10:43évidemment,
10:43mais quel type de projet,
10:44par exemple,
10:44vous en avez aidé combien ?
10:46Vous en avez mis
10:47à terme combien ?
10:49Alors,
10:49on a fait une trentaine
10:50de projets sur la plateforme.
10:51On couvre quasiment
10:52la totalité du territoire français
10:54et on a plus de 15 000 membres
10:56sur la plateforme.
10:58Donc,
10:58on a un impact
10:58qui est assez fort
11:00et assez national.
11:01Et après,
11:02sur le choix des projets,
11:02il y a pas mal de choses
11:03qu'on aime bien.
11:04la première chose,
11:05c'est redonner
11:06plus de valeur
11:07à la ferme.
11:08C'est-à-dire,
11:09quand un agriculteur
11:10soit vend son lait en direct
11:12ou s'il fait la transformation
11:13au fromage à la ferme,
11:14mais en fait,
11:15plus il va aller loin
11:16dans la transformation,
11:17plus il va capter
11:17la valeur ajoutée.
11:18Et donc,
11:19on aime bien
11:19quand il y a un atelier
11:20de transformation
11:20et c'était le cas de Boris,
11:21mais je te laisserai bien
11:22se présenter.
11:24Et ensuite,
11:25on a un regard particulier
11:27sur tout ce qui est
11:28filière durable.
11:29Donc,
11:29ça va être vraiment
11:30est-ce que c'est en bio,
11:31est-ce que c'est en régénératif ?
11:33Voilà.
11:33Qu'est-ce qui est concrètement
11:34fait au quotidien
11:34pour préserver la qualité
11:36des sols
11:36et le potentiel agronomique futur ?
11:39Donc,
11:39voilà,
11:39ça va être ça,
11:40les critères principaux.
11:41Et après,
11:42on va vraiment aller
11:43dans toutes les filières.
11:44Et c'est le dernier point.
11:45On parle,
11:46on devrait parler plus
11:47en tout cas
11:47de souveraineté alimentaire.
11:49Et en fait,
11:49on se rend compte
11:50que quand on regarde
11:50nos filières,
11:51on importe un fruit
11:52et légumes sur deux,
11:53on importe une volaille sur deux.
11:55Et donc,
11:55il y a un vrai sujet
11:56de venir soutenir
11:57toutes les filières.
11:58Et donc,
11:59comme disait François,
12:00on a aussi bien fait
12:01de l'élevage
12:02que du maraîchage bio
12:03que de l'arboriculture
12:04pour de la pomme,
12:05de la poire
12:06ou encore d'autres fruits.
12:07Voilà,
12:07on essaie d'être
12:07sur toutes les filières.
12:09On en profite
12:09pour rappeler aux consommateurs
12:10d'acheter français,
12:12évidemment.
12:13Tout à fait.
12:13Petit message au passage.
12:14Boris,
12:15on va vous passer un micro.
12:17Vous allez un peu
12:17nous raconter
12:18votre histoire.
12:20Quelle est votre spécialité ?
12:22Et vous,
12:23en fait,
12:23vous avez repris
12:24l'entreprise familiale.
12:26On a dit,
12:26ça fait un peu
12:27figure d'exception aujourd'hui.
12:29Du coup,
12:30moi,
12:30je me suis installé
12:31en 2017
12:32sur la structure familiale.
12:35Rapprochez un peu
12:35votre micro.
12:36Voilà.
12:37Donc,
12:38sur la structure familiale
12:39avec une ferme
12:42polyculture élevage
12:43sur une superficie
12:45de 214 hectares.
12:46Donc,
12:47quand même,
12:47plutôt une grosse structure.
12:50Actuellement,
12:51du coup,
12:52on a un petit troupeau
12:53bovin-viande
12:54qu'on valorise
12:55en filière longue
12:58donc en vente directe
12:59et on fait aussi
13:01des céréales
13:03du coup,
13:03qu'on valorise aussi
13:04en grande partie
13:05en filière longue
13:06où on transforme
13:08le gras en farine
13:09en fait.
13:10Et on a aussi
13:11un petit atelier
13:13d'huile.
13:14Donc,
13:15le colza
13:16qui est produit
13:16sur l'exploitation
13:17est transformé
13:18en huile de colza.
13:19Une multi-activité,
13:20ce qui est intelligent
13:21effectivement dans l'agriculture
13:23et quand on sait
13:23que certains points
13:24des fois sont un peu
13:25plus sensibles
13:25que d'autres,
13:26vous avez plusieurs
13:27activités différentes.
13:28Ça,
13:28c'est intéressant.
13:29Moi,
13:29j'aimerais qu'on revienne
13:30sur ce que vous faisiez
13:30avant.
13:31Vous avez repris
13:31cette exploitation
13:33en 2017,
13:34si je ne m'abuse.
13:35Vous étiez déjà
13:36dans le métier avant ?
13:37Oui,
13:38depuis ma plus jeune enfance.
13:40Vous avez baigné dedans ?
13:40Oui,
13:42Du coup,
13:43après,
13:43moi,
13:44j'ai fait des études
13:45agricoles,
13:46donc un bac pro
13:48CGEA.
13:50Je me suis installé
13:51jeune.
13:51j'avais 20 ans.
13:53Donc,
13:54c'est vrai que
13:55peut-être un peu
13:57pas tout à fait
13:57conscience
13:58des enjeux
13:59qu'il y avait derrière.
14:01Alors que vous connaissiez
14:02le milieu.
14:03Et puis,
14:04parfaitement,
14:05l'exploitation aussi.
14:06Oui.
14:07Donc,
14:08voilà.
14:08Ce qui est intéressant,
14:09c'est que cette exploitation,
14:10elle date de votre grand-père.
14:12Il a fait du bio
14:12dès le départ.
14:14C'était hyper novateur
14:15à l'époque.
14:16Oui,
14:17totalement.
14:17On était dans les années
14:18quoi, là ?
14:19Du coup,
14:20ça doit être en 1965
14:23que mon grand-père
14:24a commencé.
14:25Oui.
14:27Donc,
14:27c'est vrai que c'était
14:28totalement décalé,
14:29je dirais même,
14:31à l'époque,
14:32puisque c'était plutôt
14:33la tendance inverse
14:34à l'intensification.
14:36Et après,
14:37c'est votre père
14:37et votre oncle
14:38qui ont repris la main
14:39de l'exploitation.
14:40Ils en ont fait quoi ?
14:42Du coup,
14:43ils ont développé
14:44tout ce qui est
14:45vente directe.
14:46Donc,
14:46ça a commencé
14:47du coup en 1996,
14:51donc 29 ans maintenant.
14:53Donc,
14:54en premier
14:54avec l'activité
14:56de farine.
14:58Après,
14:59ils ont développé
15:00l'activité
15:01de bovin-viande
15:02et pour finir
15:04avec la transformation
15:06d'huile de colza.
15:07Ils ont diversifié,
15:08en fait.
15:09C'est ça
15:09qui est très intéressant.
15:10On va parler un peu
15:11du business,
15:12justement,
15:12et de la transmission
15:13parce que c'est
15:14le sujet
15:14de cette émission.
15:15vous avez été aidé
15:16par Hectarea.
15:17Comment ça s'est passé,
15:19cette collaboration ?
15:20Et vous aviez besoin
15:21de quoi,
15:21en fait,
15:21au départ ?
15:23Donc,
15:24initialement,
15:25Paul,
15:26ça s'est fait
15:27par l'intermédiaire
15:27de la SAFER,
15:28en fait.
15:29Parce que,
15:30du coup,
15:30quand je me suis installé,
15:32j'avais un propriétaire
15:35qui n'a pas souhaité
15:36faire d'engagement
15:38locatif
15:39sur une parcelle
15:41et il nous a dit
15:42clairement,
15:43il y aura un moment,
15:44voilà,
15:44ce sera à vendre.
15:46Et donc,
15:47bon,
15:48le temps a passé.
15:50Moi,
15:51j'étais en recherche
15:51de solutions
15:52pour financer
15:54cette partie-là
15:55et pérenniser
15:56l'exploitation.
15:57Et via la SAFER,
15:59du coup,
16:00j'ai rencontré Paul.
16:02Après,
16:04on a pris contact,
16:05on a échangé
16:06sur les modalités
16:08d'engagement
16:09de chacun.
16:09Oui.
16:10Paul,
16:11quels étaient les besoins
16:13de ce dossier-là
16:14spécifiquement ?
16:15Alors,
16:16c'était un sujet
16:17de maintien
16:17de surface agricole.
16:19En fait,
16:20il y a le sujet
16:21de l'installation
16:21qui est très important,
16:22mais souvent,
16:22quelques années
16:23après l'installation,
16:24la personne qui s'installe
16:25et la Boris,
16:26il voit l'exploitation
16:27et il se dit,
16:28attends,
16:28il faudrait qu'elle évolue
16:29comme ça,
16:30mais en fait,
16:30il faut peut-être
16:31un peu plus de surface
16:32ou je dois maintenir
16:33ma surface agricole
16:34pour qu'elle puisse
16:34être rentable
16:35de telle façon.
16:36Donc,
16:36il y a souvent des sujets
16:36qui se posent post-installation.
16:38C'était en 2017,
16:39Boris,
16:39toi,
16:40ton installation.
16:41Et donc,
16:41à ce moment-là,
16:42quand on est contacté,
16:43il y a ce sujet
16:43de maintenir
16:44la surface agricole nécessaire
16:46parce que derrière,
16:46en fait,
16:47ils font la transformation.
16:48Il y a quelque chose
16:49qu'on a énormément aimé
16:49sur ce dossier,
16:50c'est de faire de la farine
16:52en bio
16:52et de la distribuer
16:53aux boulangeries en local.
16:54Le jour où je suis venu
16:54sur l'exploitation,
16:55il y a quelqu'un
16:56qui est venu chercher
16:57les farines,
16:57qui a amené du pain frais,
16:58etc.
16:59Et tu vois,
16:59tout ce lien local.
17:01Et donc,
17:01nous,
17:02on a vu ce projet
17:02qu'on aimait beaucoup
17:04et ce côté
17:05maintien de surface agricole
17:06pour périliser une exploitation.
17:07Et après,
17:08tout simplement,
17:08du coup,
17:09on a regardé
17:10les paramètres financiers,
17:11le prix des terres
17:11avec Boris et avec la SAFER.
17:13Et après,
17:14peut-être que je te laisse
17:15raconter la suite.
17:16Vous aviez anticipé
17:17un peu cet aspect financier
17:19des choses.
17:20Dans la mesure où
17:20vous veniez de la famille,
17:22vous connaissiez
17:22l'exploitation,
17:23on se dit,
17:24bon,
17:24c'est plus logique,
17:25c'est peut-être plus simple
17:25pour des profils comme vous.
17:27Vous aviez anticipé
17:28qu'il y aurait
17:28ces difficultés-là
17:29au départ ?
17:30Pas forcément.
17:34Non.
17:35C'est pour ça
17:36que vous vous êtes fait aider.
17:37C'est probablement
17:39l'un des...
17:39Oui,
17:39allez-y,
17:40Boris.
17:41Au départ,
17:41quand je me suis installé,
17:43j'avais une image
17:44de mon métier
17:45qui, en fait,
17:46n'est pas du tout
17:47la même
17:47que celle que j'ai
17:49actuellement.
17:51C'est un métier
17:53pluridisciplinaire.
17:54il faut avoir
17:55beaucoup de cartes
17:55en main
17:57et c'est pas seulement
17:59produire un produit,
18:01c'est beaucoup plus large
18:02que ça,
18:03c'est gérer une entreprise
18:05carrément
18:05comme toute entreprise
18:08avec tous les enjeux
18:09que ça comporte,
18:10que ce soit
18:12relationnel,
18:13financier,
18:16multitudes de...
18:17C'est un business
18:17et c'est un business
18:18à 100% du temps.
18:19On le dit souvent,
18:19ça s'arrête jamais,
18:20ça s'arrête pas les week-ends,
18:21ça s'arrête presque pas
18:22la nuit non plus,
18:22surtout quand on a des bêtes.
18:25C'est plus qu'un métier,
18:26c'est un mode de vie.
18:27Oui,
18:27c'est un mode de vie,
18:28c'est ça et ça se choisit.
18:29C'est vrai que c'est important ça.
18:30Vous avez des retours
18:33d'expérience,
18:34peut-être François,
18:35qui disent que
18:36franchement,
18:37là je pensais pas
18:37que ce serait si difficile
18:38ou au contraire,
18:39c'est extraordinaire,
18:40c'est une nouvelle vie.
18:41C'est quoi les retours
18:42que vous avez ?
18:43On a des retours,
18:44on essaie d'en collecter
18:45de plus en plus
18:45parce qu'on vit quand même
18:47dans un monde
18:47et merci de poser cette question
18:48où le discours sur l'agriculture
18:51est quand même assez négatif
18:53et on a presque
18:54une prophétie autoréalisatrice
18:56de on parle négativement
18:57de l'agriculture
18:58et on entretient ce cercle-là.
18:59Nous, c'est pas ça
19:00qu'on constate,
19:01à la fois sur les porteurs de projets
19:02qui massivement nous contactent
19:04mais aussi ceux qui sont installés
19:05qui très largement
19:07ont des confiances élevées
19:08dans l'agriculture.
19:09On a fait sortir un baromètre
19:11qui va être dévoilé
19:12cet après-midi
19:13sur l'installation agricole
19:15en posant justement
19:16cette question
19:16aux porteurs de projets
19:17de quel est votre niveau
19:18de confiance
19:19à la fois dans votre projet
19:20mais plus largement
19:21dans le futur
19:22de l'agriculture française
19:23et plus de 2 tiers d'entre eux
19:25ont confiance
19:26ou très confiance dans ça.
19:27Donc c'est des vrais
19:28motifs d'espoir.
19:30C'est intéressant
19:31parce que les agriculteurs
19:32on adore taper dessus
19:33mais ça fait 100 ans
19:34que ça dure
19:34même plus que ça.
19:35Ils adorent eux-mêmes
19:36se taper dessus.
19:37Ils adorent eux-mêmes
19:37se taper dessus.
19:38Il y a aussi
19:39beaucoup de façons
19:40de voir l'agriculture
19:41j'imagine.
19:42Boris, vous,
19:43votre exploitation
19:44vous l'avez reprise en 2017
19:45donc ça fait quasiment
19:4610 ans aujourd'hui.
19:48Vous la voyez comment ?
19:50Déjà, vous le dites
19:50c'est plus la même aujourd'hui
19:52et vous la voyez comment
19:53à l'avenir ?
19:54Vous voulez en faire quoi ?
19:55Vous la voulez plus grande ?
19:56Vous allez la garder
19:57à la même taille ?
19:58Vous allez réinvestir ?
19:59Vous avez peut-être innové ?
20:00Comment vous voyez
20:01les prochaines années ?
20:03Dans l'innovation
20:04ça c'est sûr.
20:05Me développer
20:06en termes de grandeur
20:08non, pas du tout.
20:12Moi, je suis quelqu'un
20:14qui fait beaucoup
20:14les choses à cœur
20:15et du coup
20:16il y a des choses
20:17qui me tiennent à cœur
20:18que je pense que
20:18j'initierai dans les années à venir.
20:21Par exemple ?
20:23Notamment créer des semences fermières
20:29dans produire une semence d'herbe
20:33pour la vente aux autres agriculteurs
20:37ou même en faire un produit
20:40un peu atypique pour les particuliers.
20:44D'accord.
20:44Devenir vous-même un fournisseur
20:46en B2B et aussi en B2C.
20:48Voilà.
20:49C'est intéressant.
20:50Et l'innovation là-dedans
20:51elle prend quelle place ?
20:52Ça prend quelle forme par exemple ?
20:56Parce que là
20:56mettre en place des parcelles
20:58d'une nouvelle semence
20:58c'est...
20:59En fait
21:00c'est déjà
21:01une culture
21:02qui existe déjà
21:03d'accord
21:04mais qui
21:05actuellement
21:06a une seule valorisation
21:08et qui pourrait
21:08avoir une double valorisation
21:10en fait.
21:11Oui, oui.
21:11Ce qui est intéressant François
21:12c'est que
21:13c'est l'avenir de l'agriculture
21:14qui se joue
21:14dans les années qui viennent.
21:15On l'a dit
21:16la moitié des agriculteurs
21:17qui vont partir à la retraite
21:18d'ici 2030.
21:19On a du mal même
21:20à voir l'ampleur
21:21du phénomène
21:21qui va nous tomber dessus.
21:23C'est une agriculture
21:25nouvelle génération
21:26qui est en train
21:27de se construire.
21:28Oui, tout à fait.
21:28Je voudrais revenir
21:29sur un élément
21:30qu'a partagé Paul au début
21:32parce que je trouve
21:33qu'il y a un potentiel
21:34transformatif dans ça
21:35qui est important
21:36de mesurer.
21:39Quand Paul tu dis
21:40une ferme
21:40c'est 700 000 euros
21:41sur 700 000 euros
21:42il y a 200 000 euros
21:43de foncier.
21:44Il y a un immense enjeu
21:46et c'est précisément
21:47la raison pour laquelle
21:47on travaille notamment
21:49avec Paul
21:49mais avec d'autres acteurs
21:50aussi là-dessus
21:51de permettre à des fermes
21:52qui sont à 700 000 euros
21:53parce que c'est leur valeur
21:54de pouvoir trouver
21:55un marché à 500 000.
21:57Il y a parfois
21:58une auto-censure
22:00des porteurs de projets
22:00qui disent
22:01je sais financer ça
22:02je ne sais pas financer au-dessus.
22:04Cette capacité à dire
22:05dès l'amont du projet
22:07cette ferme
22:08en fait
22:08on rabaisse le ticket d'entrée
22:09parce qu'on met en place
22:10des solutions
22:11de financement innovante
22:12et de le faire
22:13de manière conjointe
22:14et orchestrée
22:15et organisée
22:16sur cet avenir
22:17de l'agriculture
22:17ça fait partie des réponses
22:19et collectivement
22:20les différents acteurs
22:21qui y travaillent
22:22on a un enjeu
22:23de travailler ensemble
22:23alors parfois
22:24ça se fait à posteriori
22:25et c'est super
22:26mais on a souvent besoin
22:27de le mettre
22:28dès l'amont
22:28pour pouvoir déclencher
22:30plus de projets
22:31qui sinon
22:31seraient dans des situations
22:33de blocage
22:33qu'on pourrait éviter.
22:34Comment vous faites
22:35pour capter par exemple
22:36les jeunes agriculteurs ?
22:38Vous allez les voir
22:38déjà dans les écoles ?
22:39Vous allez un petit peu
22:40vous faire connaître
22:41pour tout de suite
22:42tous les deux
22:44finalement les ambiancer
22:46et leur dire
22:46c'est maintenant
22:47il faut penser au financement
22:48il faut penser tout de suite
22:49à aller repérer
22:50les bonnes exploitations
22:50comment vous faites ?
22:51Alors nous on l'a fait
22:52au tout début
22:52pour les connaître
22:53et les comprendre
22:53aujourd'hui
22:54c'est eux qui viennent à nous
22:56très très très massivement
22:57notamment il y a
22:58les réseaux sociaux
22:59on a des communautés
23:00sur tous les réseaux
23:01sur Facebook
23:02sur LinkedIn
23:03sur TikTok désormais
23:05il faut aller sur TikTok
23:06il faut aller sur TikTok
23:07bien sûr
23:10on a les équipes
23:11qui font ça très bien
23:12et aujourd'hui
23:13c'est eux qui nous trouvent
23:13et qui nous trouvent massivement
23:15et qui sont en attente
23:16de réponses de notre part
23:17qui sont en attente
23:18d'avoir de plus en plus de fermes
23:19il doit y avoir 200 fermes
23:20sur le site Eloi
23:21à l'instant T
23:22c'est pas assez
23:23c'est pas assez
23:23il en faut plus
23:24et donc du coup
23:25moi je lance vraiment
23:25un appel à tous les agriculteurs
23:27de pouvoir se dire
23:28aujourd'hui
23:29il y a des porteurs de projets
23:30qui sont là
23:30qui sont en attente
23:31qui sont des solutions pour eux
23:33et bien allons les trouver
23:35là où ils sont aujourd'hui
23:36Paul de votre côté
23:37comment vous faites vous aussi
23:38pour alerter
23:39les bonnes personnes
23:40qui auraient peur peut-être
23:43justement de l'ampleur
23:44du projet
23:45de la masse financière
23:46que ça représente
23:49déjà j'ai plutôt
23:49le côté positif aussi
23:51qu'amène François
23:52en disant
23:52il y a beaucoup de porteurs de projets
23:53avec des belles ambitions
23:54avec des reprises de fermes
23:55et c'est aussi le cas de Boris aussi
23:57il y a quand même un élan
23:58qui est très positif
23:59nous on reçoit
24:00on reçoit un peu moins
24:01de 10 demandes de financement par jour
24:02il y a une demande
24:04qui est massive en fait
24:05côté porteurs de projets
24:06l'idée c'est d'avoir
24:08une approche qui est plus simple
24:10j'ai grandi dans une ferme
24:11j'ai vécu
24:12on va dire
24:13les premiers achats de parcelles
24:15les parcelles
24:16qu'on peut avoir en prêt
24:17etc
24:17j'ai vécu toutes ces péripéties
24:19et comme disait Boris
24:20c'est être chef d'entreprise
24:21et donc sur ça
24:21il faut plus d'accompagnement
24:23parce qu'en fait
24:24quel que soit le secteur
24:25être chef d'entreprise
24:26c'est quelque chose
24:26qui est complexe
24:27et donc il faut
24:28avoir une réponse systémique
24:30et donc sur ça
24:32avec les acteurs bancaires
24:33aussi avec lesquels on travaille
24:34l'idée c'est de mettre
24:35des financements sur la table
24:36en disant ok
24:38on sait que dans les années futures
24:40il va y avoir tant de revenus
24:41avec cette exploitation potentiellement
24:42et nous on peut vraiment
24:43vous accompagner à la reprise
24:44avec ce
24:45on va dire ce panel de financement
24:47qui est mis en place
24:47et pour moi c'est un des vrais enjeux
24:49c'est le sujet d'image
24:50et de revaloriser le métier
24:52au sein des consommateurs aussi
24:54et le deuxième
24:54c'est le sujet
24:55d'avoir une réponse globale
24:57sur le financement
24:58pour pouvoir l'accompagner
24:59parce que sinon
25:00ça reste des montants
25:01qui sont quand même
25:02très importants en financement
25:03effectivement
25:04et qui peuvent faire peur
25:05en effet d'où l'intérêt
25:07d'aller vous voir
25:08d'aller se faire accompagner
25:09Boris la suite
25:10vous y pensez
25:11vous avez déjà des enfants
25:11pour reprendre l'exploitation
25:12pour le moment
25:13pas du tout
25:13vous êtes les mains dans le cambouis
25:15et vous n'y pensez pas
25:16je ne suis pas les mains dans le cambouis
25:17forcément tout le temps
25:18mais je n'y pense pas
25:20voilà pour le moment
25:21c'est l'innovation
25:22c'est la technologie
25:23la technologie
25:24et ce que vous allez faire
25:25de ce site familial en tout cas
25:27voilà
25:27merci beaucoup à tous les trois
25:29François Morey
25:30cofondateur des lois
25:31et directeur général
25:33Paul Rodriguez
25:34cofondateur d'Ectarea
25:36également
25:36et Boris Rossin
25:38agriculteur bio
25:39dans l'Est
25:39merci d'être venus
25:40tous les trois
25:41dans cette émission
25:42BFM Entreprises
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25:44à retrouver bien sûr
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