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  • il y a 22 heures
À LA UNE / Ukraine : la tragédie au quotidien

Mardi 24 février 2026 marque les quatre ans du début de l'invasion russe de l'Ukraine. Cette guerre, que le Kremlin qualifiait d'« opération militaire spéciale », devait être éclair mais le conflit s'est mué en guerre d'usure sans issue visible : Moscou n'a gagné qu'environ 1,3% de territoire ukrainien supplémentaire depuis début 2023 au prix d'importantes pertes humaines. Un rapport du Centre d'études internationales et stratégiques (CSIS), un institut de réflexion américain, évalue à deux millions le nombre de victimes (morts, blessés et disparus) de la guerre. L'armée russe bombarde quotidiennement des zones civiles et des infrastructures, ce qui a récemment provoqué, en plein milieu d'un hiver particulièrement glacial, la pire crise énergétique dans ce pays depuis le début de l'invasion. À l'occasion de cet anniversaire, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est rendue en Ukraine. La dirigeante doit, avec le président du Conseil européen, António Costa, prendre part à une rencontre trilatérale avec Volodymyr Zelensky. Vladimir Poutine « n'a pas atteint ses objectifs » de guerre ni « brisé les Ukrainiens », a déclaré ce-dernier. De son côté, Emmanuel Macron a estimé que cette guerre était « un triple échec pour la Russie », un échec « militaire, économique, stratégique ». Après quatre ans d'affrontement, quelle issue pour les Ukrainiens ?

Invités :
- Alla Poédie, juriste franco-ukrainienne, analyste géopolitique
- Cyrille Amoursky, correspondant de « Libération » en Ukraine
- Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU

Chroniques :

« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello

LA QUESTION QUI FÂCHE / Jeux olympiques 2030 : la France en hors-piste ?

Les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2030 lancent leur compte à rebours après la clôture des Jeux de Milan-Cortina 2026. Attribués aux Alpes françaises par le Comité International Olympique le 9 avril 2025, ils sont pourtant secoués par une crise de gouvernance au sein du Cojop. En moins de trois mois, le comité présidé par l'ancien champion de ski de bosses, Edgar Grospiron, a enregistré près d'une dizaine de démissions, dont deux directeurs. Le 2 février 2025, Bertrand Méheut, président du comité des rémunérations, a quitté ses fonctions en dénonçant une « dérive importante ». En cause notamment : la crainte de dérive budgétaire sur le montant fixé à 2 milliards d'euros et des élus soucieux de conserver la main. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a annoncé une mission d'inspection pour examiner la gestion du comité. De son côté, Pierre-Olivier Beckers, responsable du CIO chargé de superviser les préparatifs, a lancé : « Le temps est compté. À seulement quatre ans de l'échéance, plusieurs décisions clés restent en suspens et le rythme de livraison doit s'accélérer dans l'ensemble des chantiers ». Comment résoudre cett

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Transcription
00:00:05Générique
00:00:08...
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP, Canal 8.
00:00:27Nous sommes ensemble pour une heure de débat et de décryptage de l'actualité en direct de l'Assemblée nationale.
00:00:33Avec pour m'accompagner ce soir Fanny Guinochet, journaliste à France Info.
00:00:36Bonsoir Fanny.
00:00:37Bonsoir.
00:00:38Et bonsoir Olivier Ravanello.
00:00:39Bonsoir.
00:00:40C'est parti pour le sommaire de Chaque Voix Compte avec à la une ce soir la guerre en Ukraine
00:00:44qui entre aujourd'hui dans sa cinquième année.
00:00:47C'est devenu le conflit le plus sanglant sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale.
00:00:52Quatre ans de combat, de destruction mais aussi d'efforts diplomatiques.
00:00:56Où en est-on ce soir ? Où en est l'Ukraine ? Et surtout, comment les Ukrainiens tiennent-ils
00:01:01?
00:01:02Nous en parlons ce soir avec Alapoédi.
00:01:04Bonsoir.
00:01:05Bonsoir.
00:01:05Vous êtes juriste franco-ukrainienne, conseillère stratégique et experte indépendante sur les transitions post-soviétiques.
00:01:12Merci d'être là ce soir aux côtés de Cyril Amoursky.
00:01:15Bonsoir.
00:01:15Bonsoir.
00:01:16C'est reporter de guerre et notamment auteur du livre « Ukraina, un peuple en guerre » qui vient de
00:01:21paraître aux éditions du CERF.
00:01:24Merci d'être là, Cyril.
00:01:25C'est vous.
00:01:25Et bonsoir, général Dominique Trinquant, ancien chef de mission militaire de la délégation française auprès des Nations Unies.
00:01:32Merci à tous les trois sincèrement d'être là ce soir.
00:01:35Fanny, on parle aussi de l'Ukraine avec votre chiffre du jour ce soir.
00:01:38Allez, 20 milliards d'euros, c'est le montant de l'aide française depuis le début de la guerre.
00:01:43Olivier Ravanello, quelle histoire allez-vous nous raconter, vous, ce soir ?
00:01:46Encore une histoire de Trump en se demandant s'il a adopté la stratégie du fou ou s'il fait
00:01:52semblant.
00:01:52Dans la deuxième partie de chaque voix qu'on me place à la question qui fâche, on va parler ce
00:01:55soir des Jeux Olympiques d'hiver 2030.
00:01:57Ce sera dans les Alpes françaises, vous savez.
00:01:59Le compte à rebours est lancé depuis la fin des Jeux de Milan dans un climat de crise au sein
00:02:04du comité d'organisation
00:02:05avec une avalanche de démissions, simple faute de quart ou tout chousse dans le mur.
00:02:11Eh bien, nous en débattrons tout à l'heure avec Benjamin Dirks,
00:02:13qui est député ensemble pour la République de Saône-et-Loire
00:02:15et co-rapporteur du projet de loi sur l'organisation de ces Jeux de 2030.
00:02:19Nous serons aussi avec Elisa Martin, qui est députée insoumise de l'ISER
00:02:23et qui a manifesté il y a deux semaines contre l'organisation des Jeux.
00:02:26Et puis nous recevrons Mathilde Olivier, qui est sénatrice écolo
00:02:29et qui est membre de la commission culture, éducation et sport au Sénat.
00:02:32Il se trouve que cette commission auditionne demain Edgar Gros-Piron,
00:02:36le président du comité d'organisation des Jeux.
00:02:38Vous pouvez vous aussi interroger nos invités
00:02:41ou nous faire part de vos réflexions en flachant le petit QR code qui est là.
00:02:44Et devinez quoi ? C'est Olivier Ravanello qui a la tablette magique.
00:02:47C'est lui qui compile tous vos messages et qui les transmet.
00:02:49C'est promis à nos invités.
00:02:51Sans oublier, bien sûr, Bourbon Express tout à l'heure,
00:02:53le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pommier.
00:02:56On parlera notamment de la démission il y a quelques instants
00:02:59de la patronne du Louvre, Laurence Descartes.
00:03:01Elle a remis tout à l'heure sa démission à Emmanuel Macron.
00:03:04Et information LCP, elle a également demandé
00:03:06le report de son audition demain devant les députés.
00:03:10On en parle tout à l'heure.
00:03:11Voilà pour le menu de ce soir.
00:03:13Installez-vous confortablement.
00:03:14Chaque voix compte, c'est parti.
00:03:23Quatre ans.
00:03:24C'est long, quatre ans.
00:03:25Ça nous parle aussi.
00:03:26C'est le temps qu'avait duré la Première Guerre mondiale.
00:03:2914, 18, 1462 jours se sont donc écoulés
00:03:33depuis que la Russie a envahi l'Ukraine ce matin du 24 février 2022.
00:03:48Les sirènes d'alerte, elles retentissent depuis la nuit dernière à Kiev.
00:03:53Ce journal de 13h sera bien sûr très largement consacré à la guerre en Ukraine.
00:03:57Guerre qui a commencé juste avant 4h du matin la nuit dernière.
00:04:00Vladimir Poutine a donc déclenché une guerre aux portes de l'Europe.
00:04:03Une offensive d'ampleur est en cours.
00:04:05Des bombardements ont eu lieu dans plusieurs villes, dont Kiev.
00:04:08L'Ukraine, bombardée cette nuit par la Russie.
00:04:11La guerre débute aux portes de l'Europe.
00:04:14Celui qui l'a déclenché, c'est Vladimir Poutine.
00:04:17Et nous sommes le 24 février 2026.
00:04:19Et je voulais d'abord vous demander à tous les trois
00:04:21si vous imaginiez une seconde que la guerre allait ainsi s'éterniser
00:04:26quand elle a commencé il y a maintenant 4 ans à la poédie.
00:04:29Bien sûr que non.
00:04:31Vous savez, quand la guerre a commencé,
00:04:32nous étions, nous, les Ukrainiens du monde entier,
00:04:35qui étaient en Ukraine ou ailleurs,
00:04:37nous étions persuadés que, je dirais,
00:04:39l'Occident civilisé va nous aider,
00:04:42mettra toutes ses forces pour arrêter cette armée russe barbare
00:04:46qui envahissait l'Ukraine.
00:04:47Et on attendait la fin de la guerre,
00:04:50fin l'été, à peu près au début de l'automne,
00:04:52parce qu'on se dit que le monde ne peut pas rester silencieux.
00:04:56Et finalement, on a vu à quel point nous nous sommes tous trompés.
00:04:59Malheureusement, ça fait 4 ans et nous sommes toujours,
00:05:02l'Ukraine est en train d'être détruite.
00:05:04Et l'Occident réfléchit toujours s'il faut aider plus,
00:05:07s'il faut aller plus radicalement,
00:05:09où il faut encore attendre et voir ce qui va se passer.
00:05:12Cyril Amorski, vous aviez 20 ans, je crois,
00:05:14quand la guerre a commencé.
00:05:16D'ailleurs, je tiens à préciser que c'est vrai
00:05:17que c'est la cinquième année de guerre,
00:05:19mais à guerre à grande échelle,
00:05:20parce qu'en réalité, la guerre a commencé à l'est du pays en 2014.
00:05:24J'étais en Ukraine, d'ailleurs, à ce moment-là.
00:05:25Je n'étais pas en Ukraine lors du début de l'invasion en 2022.
00:05:29J'y étais seulement 3 jours avant.
00:05:31Et me souvenir de ces heures-là me fait particulièrement peur.
00:05:34On a vu d'ailleurs des images des JT le 24 février.
00:05:38J'ai toujours énormément d'émotions à ce moment-là,
00:05:39parce que je me rappelle des heures particulièrement sombres
00:05:42qu'on avait vécues à ce moment-là,
00:05:43en me disant, est-ce que ma famille va pouvoir survivre ou pas ?
00:05:46Est-ce qu'ils sont en sécurité ?
00:05:47Est-ce que mes amis vont prendre les armes ou pas ?
00:05:49Et je suis d'accord avec Allah,
00:05:50dans la mesure où on ne pensait pas que ça allait durer,
00:05:52en tout cas, 4 ans,
00:05:54parce qu'on se disait que, de toute façon,
00:05:55à un moment ou à un autre,
00:05:56on ne peut pas accepter tant de sacrifices,
00:05:58surtout du côté russe.
00:05:59Et aussi parce que, notamment,
00:06:01lors de la contre-offensive d'été 2023,
00:06:03on s'était dit que, quand même,
00:06:04l'Occident, normalement, a compris
00:06:05que l'Ukraine est capable de libérer ses territoires,
00:06:07comme on l'a vu en 2022 à Kherson, Kharkiv
00:06:09et dans la région de Kiev.
00:06:10Donc, on s'attendait à des résultats plus intéressants.
00:06:13Malheureusement, l'Ukraine n'a pas été soutenue
00:06:14à la hauteur de ses ambitions
00:06:16et à la hauteur des enjeux,
00:06:17non pas seulement pour l'Ukraine,
00:06:18mais pour le continent européen.
00:06:19– Dominique Trinquant, est-ce que vous vous souvenez
00:06:21de la façon dont vous avez réagi
00:06:23le 24 février 2022,
00:06:25quand vous avez appris le début
00:06:26de cette invasion russe en Ukraine ?
00:06:28– Oui, parfaitement.
00:06:30En fait, j'avais été invité
00:06:31par l'ambassade russe la veille.
00:06:34C'était la journée…
00:06:35– Du défenseur de la patrie.
00:06:37– Du défenseur de la patrie.
00:06:38Donc, on regardait un film
00:06:39qui retracait les affaires
00:06:41de la Seconde Guerre mondiale.
00:06:42À ce moment-là, je reçois un coup de téléphone.
00:06:44Donc, ce n'était pas le 24,
00:06:45c'était le 23.
00:06:47Et je reçois un coup de téléphone
00:06:49d'une chaîne me demandant
00:06:50de venir vite sur le plateau
00:06:51parce que M. Poutine venait
00:06:54de faire une déclaration.
00:06:55Donc, je vais sur ce plateau
00:06:57et je devais partir le lendemain
00:07:00en vacances.
00:07:01Et sur la route,
00:07:02à 5h ou 6h du matin,
00:07:03on m'appelle en me disant
00:07:05« Voilà, ça a commencé ».
00:07:07Donc, ça en est suivi
00:07:09toute une série d'interventions.
00:07:11Vous savez, on dit toujours,
00:07:13c'est intéressant votre question,
00:07:14est-ce que vous vous souvenez
00:07:15où vous étiez le 11 septembre 2001 ?
00:07:17Eh bien, là, c'est la même chose.
00:07:19Où est-ce que vous étiez
00:07:19le 24 février 2022 ?
00:07:23Et pour revenir simplement,
00:07:25je pense que l'erreur fondamentale,
00:07:28ce n'est pas au moment de la guerre,
00:07:29c'est avant la guerre.
00:07:31Absolument, aussi.
00:07:32Les Américains avaient
00:07:33toutes les informations.
00:07:34Il y a eu le chef de la CIA
00:07:36qui est allé à Moscou
00:07:37pour dire « On sait ».
00:07:40Et l'erreur,
00:07:41ça n'a pas été de dire
00:07:42« Attention, on est là
00:07:44et l'Ukraine n'est pas seule ».
00:07:46La meilleure preuve,
00:07:47en est le coup de téléphone
00:07:49de M. Biden
00:07:50qui dit à M. Zelensky
00:07:51« Est-ce que vous êtes en danger ?
00:07:54On peut vous emmener ? »
00:07:57Et à quel M. Zelensky répond
00:07:59« Je ne veux pas de taxi,
00:08:00je veux des munitions ».
00:08:01Ça, c'est le début
00:08:02de la résistance.
00:08:05Et je pense que l'erreur
00:08:06a été avant de ne pas dissuader
00:08:09l'attaque russe
00:08:11par des mesures fermes.
00:08:13C'est là que les choses
00:08:14auraient dû se déconnecter.
00:08:16Et nous voilà quatre ans plus tard
00:08:18avec cette cérémonie
00:08:19de commémoration
00:08:20qui s'est tenue aujourd'hui
00:08:21dans la capitale, Kiev,
00:08:23alors que le Kremlin,
00:08:24qui continue de parler
00:08:25d'opérations militaires spéciales,
00:08:27a reconnu ce matin
00:08:28que ses objectifs de guerre
00:08:29n'avaient pas abouti.
00:08:30Les images de cette journée
00:08:32avec Hélène Bonduelle.
00:08:38Comme chaque jour
00:08:40depuis le début de la guerre,
00:08:41Volodymyr Zelensky
00:08:42adresse une vidéo
00:08:43à ses concitoyens.
00:08:45« Aujourd'hui,
00:08:46il marque exactement quatre ans
00:08:47depuis que Poutine a déclaré
00:08:48qu'il prendrait Kiev
00:08:49en trois jours. »
00:08:51Mais pour la première fois,
00:08:52le président ukrainien
00:08:53dévoile le bunker
00:08:55depuis lequel la riposte
00:08:56à l'invasion russe
00:08:57s'est organisée.
00:08:58« Aujourd'hui,
00:09:02l'installation est vide,
00:09:03bien sûr,
00:09:03mais au début de la guerre,
00:09:05au début de la guerre,
00:09:06il y avait des centaines
00:09:07de personnes ici.
00:09:10Je travaillais ici,
00:09:11puis je montais à l'étage
00:09:12pour m'adresser à vous,
00:09:13au peuple. »
00:09:17Un dédale de tunnels
00:09:19souterrains
00:09:19sous le palais présidentiel
00:09:21dans le centre de Kiev.
00:09:24Et ce bureau,
00:09:26témoin de ses échanges
00:09:27en visio avec les dirigeants
00:09:28du monde entier.
00:09:34Aujourd'hui,
00:09:35jour du quatrième anniversaire
00:09:37du début de l'invasion
00:09:38du pays par la Russie,
00:09:40c'est aux côtés
00:09:40de la chef de la Commission européenne
00:09:42et du président
00:09:43du Conseil européen
00:09:45que Volodymyr Zelensky
00:09:46a rendu hommage
00:09:47aux soldats morts au combat.
00:09:55Plusieurs des alliés européens
00:09:56de l'Ukraine ont fait
00:09:57le déplacement.
00:09:59D'autres,
00:09:59comme Emmanuel Macron,
00:10:01ont adressé un message
00:10:02lors d'une visioconférence.
00:10:04« Je suis très sceptique,
00:10:06c'est le moins que l'on puisse dire,
00:10:08sur le fait de pouvoir aboutir
00:10:09à une paix à court terme.
00:10:11Du côté russe,
00:10:12il n'y a aucune volonté
00:10:13d'aboutir à la paix
00:10:14et encore moins
00:10:15à une paix solide et durable
00:10:17comme nous l'entendons.
00:10:18C'est pourquoi
00:10:19nous devons persévérer
00:10:20dans nos efforts. »
00:10:22Le président ukrainien,
00:10:23devant ses homologues,
00:10:25a de nouveau sollicité
00:10:26l'aide de l'Europe.
00:10:27« Nous avons besoin
00:10:29de l'Europe
00:10:29dans les négociations.
00:10:30Nous faisons tout notre possible
00:10:32pour impliquer les Européens
00:10:33et nous comptons
00:10:35sur votre leadership
00:10:36dans tout ce processus
00:10:37de négociation. »
00:10:39Volodymyr Zelensky,
00:10:40qui exhorte l'Union européenne,
00:10:42a fixé une date
00:10:43pour l'adhésion
00:10:44de son pays.
00:10:46Dominique Trinquant,
00:10:47je voudrais qu'on fasse
00:10:47un point sur les positions
00:10:49après quatre ans de guerre.
00:10:51Où en est-on ?
00:10:52Le front s'est non pas stabilisé,
00:10:55mais disons qu'entre le Dnieper
00:10:57et Kharkiv, quasiment,
00:11:001200 km de front,
00:11:02il y a la confrontation
00:11:03qu'il faut rappeler
00:11:05est venue après le retrait
00:11:08des forces russes.
00:11:09Nous parlions tout à l'heure
00:11:11de 2022, le début de la guerre.
00:11:13Les chars russes
00:11:14étaient aux portes de Kiev.
00:11:15Et les Ukrainiens
00:11:18ont réussi à repousser
00:11:19dans un premier temps
00:11:20jusqu'à l'été,
00:11:21puis à l'automne 2022
00:11:23de l'autre côté de l'Uniepre,
00:11:25ce qui était une performance.
00:11:27Et donc, depuis,
00:11:29une ligne défensive
00:11:30s'était installée
00:11:31par les Russes,
00:11:32et à partir de cette ligne défensive,
00:11:34du grignotage de terrain,
00:11:36petit à petit,
00:11:38avec, on regarde ça
00:11:39un peu au microscope,
00:11:41mais avec des pertes considérables.
00:11:42Des pertes considérables,
00:11:43des pertes considérables,
00:11:44en particulier de la part
00:11:45de la Russie,
00:11:47depuis...
00:11:47Pertes matérielles,
00:11:48pertes humaines ?
00:11:49Les deux.
00:11:50Les deux.
00:11:51Des milliers de véhicules blindés,
00:11:54des centaines de milliers
00:11:55de morts et de blessés,
00:11:58quasiment deux russes
00:11:59pour un ukrainien.
00:12:01Des pertes à telle enseigne
00:12:04qu'aujourd'hui,
00:12:05le chef d'état-major
00:12:05de l'armée ukrainienne,
00:12:06son objectif est de faire
00:12:09plus de pertes
00:12:10dans l'armée russe
00:12:11que l'armée russe
00:12:12n'est capable
00:12:13de recompléter
00:12:13les effectifs.
00:12:14On en est là.
00:12:15C'est vraiment
00:12:16une guerre d'attrition.
00:12:17Et c'est pour ça
00:12:18que je dis que
00:12:20l'agression de M. Poutine
00:12:22détruit l'Ukraine,
00:12:23mais saigne la Russie.
00:12:24Parce qu'à terme,
00:12:26la Russie est saignée.
00:12:27Elle n'est plus capable
00:12:28de remplir
00:12:29les rangs de ses soldats.
00:12:30Vous dites
00:12:30guerre d'attrition,
00:12:32guerre d'usure.
00:12:33Est-ce que le vainqueur,
00:12:35c'est celui
00:12:35qui supporte
00:12:36les pertes sans céder ?
00:12:38Je vais vous citer
00:12:40le président du conseil
00:12:41Clémenceau
00:12:42pendant la première guerre mondiale
00:12:43qui disait
00:12:44le vainqueur,
00:12:45c'est celui
00:12:46qui dans le dernier quart d'heure
00:12:47pensera qu'il n'a pas perdu.
00:12:49Il veut parler par là
00:12:51des forces morales.
00:12:52Et Dieu sait
00:12:52si le peuple ukrainien
00:12:54nous montre
00:12:55ses forces morales.
00:12:57Donc c'est extrêmement important
00:12:59de maintenir
00:13:00ce soutien
00:13:01à l'Ukraine.
00:13:04On dit aujourd'hui,
00:13:05les Ukrainiens disent
00:13:06que la victoire
00:13:06pour nous,
00:13:07en fait,
00:13:08il faut tenir
00:13:09peut-être une heure de plus,
00:13:11deux heures de plus
00:13:11que les Russes.
00:13:1215 minutes,
00:13:12disait Dominique Trincon.
00:13:1315 minutes si possible,
00:13:15mais il faut tenir plus
00:13:16et pas seulement croire,
00:13:17mais vraiment tenir.
00:13:19Et c'est vrai
00:13:19qu'aujourd'hui,
00:13:20la question se pose,
00:13:21c'est quoi la victoire
00:13:22pour l'Ukraine,
00:13:22c'est quoi la victoire
00:13:23pour la Russie ?
00:13:24Aujourd'hui,
00:13:25la situation est telle
00:13:26que la Russie a perdu
00:13:27parce qu'elle n'a atteint
00:13:28aucun de ses objectifs
00:13:29depuis quatre ans
00:13:30de la guerre.
00:13:31La ligne de front
00:13:32est figée.
00:13:33Les Ukrainiens
00:13:34tiennent la défense
00:13:35comme les lions.
00:13:37Et finalement,
00:13:37dans cette situation,
00:13:39bien sûr,
00:13:39pour les Ukrainiens,
00:13:40la victoire,
00:13:41ce sera la libération
00:13:42de toute la terre ukrainienne
00:13:43dans les frontières
00:13:44de 1991,
00:13:46même la Crimée
00:13:48et aussi le Donbass compris.
00:13:50Il y en a qui disent
00:13:51que c'est difficile,
00:13:52mais finalement,
00:13:52vous savez,
00:13:53tout est la question
00:13:53de quantité d'armement,
00:13:55de bonne qualité
00:13:56et aussi,
00:13:57bien sûr,
00:13:58bien utilisée.
00:13:59C'est également
00:14:00la question
00:14:01que les Ukrainiens
00:14:02posent à tous les partenaires.
00:14:04Quand est-ce qu'on pourra
00:14:05avoir la quantité d'armes ?
00:14:07Vous savez,
00:14:08une fois,
00:14:09c'est une anecdote historique,
00:14:10on a demandé,
00:14:12Napoléon a demandé
00:14:12à ses généraux,
00:14:13en fait,
00:14:14pourquoi nous avons
00:14:15des difficultés
00:14:15pendant les batailles
00:14:17et le général,
00:14:18lui,
00:14:18dit,
00:14:18nous avons trois problèmes.
00:14:21Le premier,
00:14:21on manque d'armes.
00:14:22Ils disent,
00:14:22stop,
00:14:23là,
00:14:23ça m'y suffit.
00:14:24Donc,
00:14:24ce n'est pas la peine
00:14:25d'aller plus loin.
00:14:25C'est exactement
00:14:26la même situation
00:14:27en Ukraine.
00:14:28Donc,
00:14:28la victoire,
00:14:29elle pourra venir
00:14:30à n'importe quel moment,
00:14:31mais à condition
00:14:33que l'un des deux protagonistes
00:14:35s'écroule
00:14:36et c'est ça,
00:14:37vraiment,
00:14:37le sens de cette guerre
00:14:38parce qu'il n'en aura
00:14:39qu'un survivant,
00:14:40les deux,
00:14:41ce n'est pas possible.
00:14:42Cyril Lamorski,
00:14:43il y a un chiffre
00:14:43qui est beaucoup revenu
00:14:44ces dernières heures,
00:14:45c'est qu'au bout
00:14:45de quatre ans de guerre,
00:14:46finalement,
00:14:46la Russie n'a obtenu
00:14:49que 19% du territoire ukrainien
00:14:52et encore,
00:14:52sur ces 19%,
00:14:53elle n'en contrôle pas
00:14:54la totalité.
00:14:56Autre chiffre,
00:14:56les avancées russes
00:14:58de cette quatrième année de guerre
00:14:59ont quand même dépassé
00:15:00celle des deux années précédentes.
00:15:02Tout à fait.
00:15:03Quel but de guerre
00:15:04poursuit encore Vladimir Poutine ?
00:15:06Je pense qu'il ne faut pas
00:15:07se limiter seulement
00:15:08à ce discours russe
00:15:09qui revient de plus en plus souvent
00:15:11comme quoi,
00:15:11c'est une guerre
00:15:12uniquement pour maintenant
00:15:13le Donbass.
00:15:14Au début,
00:15:14c'était les quatre régions,
00:15:15c'était Zaporizhia,
00:15:17Kherson,
00:15:18Luhansk, Donetsk.
00:15:18Donetsk et Luhansk,
00:15:19c'est ce qu'on appelle
00:15:19le Donbass.
00:15:20Et aujourd'hui,
00:15:21quand on écoute en tout cas
00:15:22le récapitulatif
00:15:23des négociations différentes,
00:15:25des tractations différentes,
00:15:26on nous dit que le sujet
00:15:28sur lequel la Russie
00:15:29et l'Ukraine
00:15:29n'arrivent pas à se mettre d'accord,
00:15:30c'est concrètement
00:15:30sur le Donbass
00:15:31parce que sur le reste,
00:15:32soi-disant,
00:15:32les Russes sont prêts
00:15:33à s'arrêter
00:15:34à la ligne de front actuelle.
00:15:35Ce n'est pas le problème
00:15:36et quand on écoute d'ailleurs
00:15:37le discours officiel
00:15:38de la Russie,
00:15:39quand on écoute
00:15:40le ministre des Affaires
00:15:40étrangères russe,
00:15:41Lavrov,
00:15:42lui parle maintenant
00:15:43d'une annexion
00:15:44de la Novorossie.
00:15:46Novorossie,
00:15:46c'est des territoires
00:15:47encore plus importants
00:15:48que les territoires
00:15:49qui sont exigés
00:15:50aujourd'hui par la Russie.
00:15:51Donc dans ce contexte-là,
00:15:52il faut comprendre
00:15:53que la Russie
00:15:53n'est pas prête
00:15:54à s'arrêter.
00:15:55La Russie souhaite
00:15:56effectivement prendre
00:15:57entièrement
00:15:58la région de Donetsk
00:15:59et de Luhansk
00:15:59assez rapidement,
00:16:00même si elle n'est pas
00:16:01en capacité de le faire
00:16:02parce qu'elle a envie
00:16:02de présenter une victoire
00:16:03à sa population,
00:16:05à son public
00:16:05parce qu'ailleurs,
00:16:07honnêtement,
00:16:07elle est plutôt en échec.
00:16:08Elle avance,
00:16:09c'est vrai,
00:16:09elle grignote petit à petit
00:16:10dans la région de Donetsk
00:16:11mais quand on regarde
00:16:12Zaporizhia,
00:16:12on a vu que c'est les Ukrainiens
00:16:13qui ont réussi
00:16:14à faire une sorte
00:16:15de contre-offensive
00:16:15en reprenant 300 km²
00:16:18de territoire
00:16:19et en les libérant
00:16:20dans cette région-là.
00:16:21Et au niveau de Kersen,
00:16:23logistiquement parlant,
00:16:25géographiquement parlant
00:16:25en termes de barrières naturelles,
00:16:27ce n'est juste pas possible
00:16:28de mener des offensives là-bas.
00:16:29Et dernière chose,
00:16:30on a même vu
00:16:30que la Russie a essayé
00:16:31des offensives
00:16:32dans la région de Soumy
00:16:33l'année dernière.
00:16:33J'y étais à ce moment-là.
00:16:35J'ai été témoin de cela
00:16:36au moment où justement
00:16:36les Ukrainiens ont dû
00:16:37quitter la région de Kersen
00:16:38parce qu'ils ont été mis
00:16:39en échec dans cette opération-là.
00:16:40Les Russes ne sont pas parvenus
00:16:42à leurs objectifs
00:16:43non plus dans cette région-là.
00:16:45On va parler dans un instant
00:16:46de cette résistance
00:16:47de tout le peuple ukrainien
00:16:48mais est-ce que dans vos reportages,
00:16:50Cyril,
00:16:50vous avez perçu
00:16:51peut-être une ligne de fracture
00:16:52quand même
00:16:53entre les hommes,
00:16:54les Ukrainiens
00:16:55qui sont au front,
00:16:56qui sont mobilisés
00:16:56et le reste
00:16:57de la population civile.
00:16:59Indéniablement.
00:17:00Il y a, disons,
00:17:02une véritable division
00:17:03qui s'est créée
00:17:03à partir notamment
00:17:04de 2023, je dirais,
00:17:06notamment avec
00:17:07la contre-offensive d'été
00:17:08qui n'a pas abouti
00:17:09et à ce moment-là,
00:17:11on a vu effectivement
00:17:12qu'au sein de la population,
00:17:14la vie de toute façon
00:17:15elle continuait
00:17:16parce que c'est normal,
00:17:16il faut continuer à vivre
00:17:18et donc moi,
00:17:18j'ai vu pas mal de réactions
00:17:19de la part de soldats
00:17:20qui me disaient
00:17:21que oui,
00:17:21mais pourquoi il y a
00:17:21telle ou telle personne
00:17:22qui publie par exemple
00:17:24ses vacances à l'étranger ?
00:17:25Pourquoi il y a
00:17:26telle ou telle personne
00:17:26qui publie par exemple
00:17:27une soirée
00:17:28dans une boîte de nuit ?
00:17:29Finalement,
00:17:30c'est normal
00:17:30parce que les Ukrainiens
00:17:31ont besoin eux aussi
00:17:32de continuer à vivre
00:17:33et il y a de nombreux militaires
00:17:34d'ailleurs quand ils sont
00:17:34en permission
00:17:35et ils reviennent à l'arrière
00:17:36et puis ils continuent
00:17:37à vivre
00:17:37mais c'est vrai
00:17:38qu'il y a quand même
00:17:40une division très forte
00:17:41sur ce sujet-là
00:17:42et aussi entre les Ukrainiens
00:17:43qui vivent à l'étranger
00:17:44et les Ukrainiens
00:17:45qui sont sur place
00:17:45avec certains Ukrainiens
00:17:46qu'on considère un peu
00:17:47comme déconnectés
00:17:48de certaines réalités
00:17:49ou surtout des hommes
00:17:50qui ont quitté le pays
00:17:51illégalement
00:17:52qui par exemple,
00:17:53notamment,
00:17:53je le raconte dans mon livre,
00:17:55j'ai croisé des gens
00:17:55en Pologne
00:17:56qui me disaient
00:17:56ah mais nous
00:17:56on est super contents
00:17:57d'avoir quitté ce pays
00:17:58on sait qu'on ne sera pas
00:17:59embrigadés
00:18:00on est contents de vivre là
00:18:01moi je pensais à mes amis
00:18:02à mes collègues
00:18:03qui étaient toujours
00:18:03sur le terrain
00:18:04pour certains qui sont morts
00:18:05et pour certains
00:18:06qui continuent de se battre
00:18:08en fait il y a différents
00:18:09points de vue
00:18:10sur la situation
00:18:11mais quand on connaît
00:18:11l'Ukraine
00:18:12et quand on connaît
00:18:12les Ukrainiens
00:18:13on sait à quel point
00:18:14c'est une population
00:18:15qui est libre d'expression
00:18:17et aussi de ce ressentiment
00:18:18mais moi
00:18:19quand chaque fois
00:18:20quand je me rentre
00:18:20dans l'Ukraine
00:18:21je ne vois pas du tout
00:18:22la fracture
00:18:22peut-être Cyril veut dire
00:18:24d'autres choses
00:18:25peut-être séparation
00:18:26mais en tout cas
00:18:27moi je vois la population
00:18:28qui est complètement unie
00:18:29derrière son armée
00:18:30et en Ukraine
00:18:31on dit
00:18:31c'est soit
00:18:32on est dans l'armée
00:18:33soit on est avec l'armée
00:18:34ou pour l'armée
00:18:35donc tout le monde
00:18:37participe
00:18:38soit à des collectes
00:18:39d'argent
00:18:39pour trouver des équipements
00:18:41à accompagner
00:18:42à soutenir
00:18:43après bien sûr
00:18:45il y en a
00:18:45qui sont au front
00:18:46j'imagine que
00:18:47c'est parfois difficile
00:18:48à vivre
00:18:49les restaurants
00:18:50voir sur les images
00:18:51les restaurants
00:18:51qui sont pleins
00:18:52où les gens
00:18:53essayent de
00:18:53les habitants
00:18:55dans les zones
00:18:55non en guerre
00:18:56je dirais
00:18:57qui sont loin du front
00:18:59qui vivent
00:19:00tout simplement
00:19:00entre les deux
00:19:01alertes aériennes
00:19:02c'est difficile
00:19:02mais par contre
00:19:04quand on est
00:19:04quand on sait
00:19:05comment
00:19:07il perçoit ça
00:19:08beaucoup de militaires
00:19:09m'ont dit
00:19:09mais on se bat
00:19:10aussi pour ça
00:19:10on se bat
00:19:11pour que les autres
00:19:12pour que la vie continue
00:19:13et continuer
00:19:14et nous soutenir aussi
00:19:15et la vie
00:19:16elle continue
00:19:17dans des conditions
00:19:18épouvantables
00:19:18depuis le début
00:19:19de cet hiver
00:19:20parce que le conflit
00:19:21s'est en fait
00:19:21transformé ces derniers mois
00:19:22en guerre du froid
00:19:24les frappes russes
00:19:25sur les infrastructures
00:19:26énergétiques
00:19:26ont plongé
00:19:27les ukrainiens
00:19:27dans un hiver
00:19:28interminable
00:19:29reportage
00:19:30Marion Becker
00:19:33pas de chauffage
00:19:34pas d'eau courante
00:19:35ni d'électricité
00:19:36dans ce quartier
00:19:37de Kiev
00:19:37Oléna
00:19:38survit comme elle peut
00:19:41nous avons une cuisinière
00:19:42à gaz
00:19:43et nous survivons
00:19:44dans la cuisine
00:19:46c'est comme ça
00:19:47que nous nous réchauffons
00:19:49c'est une casserole
00:19:50d'eau chaude
00:19:51Oléna remplit
00:19:52des bouteilles
00:19:53puis les place
00:19:54dans son lit
00:19:54pour se réchauffer
00:19:55même technique
00:19:57chez Esfier
00:19:5788 ans
00:19:58où la température
00:20:00atteint difficilement
00:20:0111 degrés
00:20:01je m'habille
00:20:03très chaudement
00:20:04comme un chou
00:20:052 ou 3 pulls
00:20:06l'électricité
00:20:08ne fonctionne
00:20:08que quelques heures
00:20:09par jour
00:20:10depuis septembre
00:20:11les russes
00:20:12attaquent presque
00:20:13quotidiennement
00:20:13les infrastructures
00:20:15énergétiques
00:20:16d'Ukraine
00:20:16le froid
00:20:17comme arme de guerre
00:20:19alors que l'hiver
00:20:20est particulièrement rude
00:20:21dans ce quartier
00:20:23résidentiel de Kiev
00:20:24des tentes chauffées
00:20:25et un sonamobile
00:20:27ont été installés
00:20:28pour soulager
00:20:28les habitants
00:20:29notre immeuble
00:20:30est chauffé
00:20:31à l'électricité
00:20:32il y fait extrêmement froid
00:20:335 à 7 degrés
00:20:34vivre comme cela
00:20:36avec un petit enfance
00:20:37n'est pas normal
00:20:39depuis le début
00:20:40de la guerre
00:20:40en 2022
00:20:41c'est la pire crise
00:20:43énergétique
00:20:44que connaît l'Ukraine
00:20:45la guerre du froid
00:20:47aussi
00:20:47pour les ukrainiens
00:20:49ce soir
00:20:49il fait 1 degré
00:20:50à Kiev
00:20:50où vous vous trouvez
00:20:51Nathalia Pouzirev
00:20:52bonsoir
00:20:53et merci d'être en direct
00:20:54dans chaque voix compte
00:20:56députée EPR
00:20:57des Yvelines
00:20:57secrétaire de la commission
00:20:58défense à l'Assemblée nationale
00:21:00vous faites partie
00:21:01d'une délégation
00:21:02de députés
00:21:02qui êtes aujourd'hui
00:21:04dans la capitale ukrainienne
00:21:05parce que c'était important
00:21:06pour vous
00:21:07d'être là-bas
00:21:07en ce 24 février
00:21:10absolument
00:21:11j'étais déjà là
00:21:13l'année dernière
00:21:14en délégation
00:21:15avec Gabriel Attal
00:21:16qui est le président
00:21:16du groupe d'amitié
00:21:17France-Ukraine
00:21:18et il s'agit
00:21:19d'apporter
00:21:20tout notre soutien
00:21:22notre soutien
00:21:23à la population
00:21:24ukrainienne
00:21:25bien sûr
00:21:26et aussi mieux
00:21:27comprendre
00:21:27ce qu'ils vivent
00:21:28et témoigner
00:21:29auprès
00:21:30de la population
00:21:31française
00:21:31comme vos invités
00:21:33précédents l'ont fait
00:21:34des difficultés
00:21:35qui sont rencontrées
00:21:36sur le terrain
00:21:37nous étions
00:21:38aujourd'hui
00:21:39près de ces tentes
00:21:41de ces abris
00:21:42et nous avons pu rencontrer
00:21:44des babouchkas
00:21:45des jeunes enfants aussi
00:21:47qui venaient tous
00:21:48se réchauffer
00:21:50dans ces tentes
00:21:51qui sont au cœur
00:21:52d'un quartier
00:21:53mais qui est
00:21:54en fait
00:21:54un très grand quartier
00:21:55de Kiev
00:21:57qui correspond
00:21:57à toute
00:21:58la rive gauche
00:21:59de Kiev
00:22:00et en fait
00:22:02dont les attaques
00:22:04russes
00:22:04enfin que les attaques
00:22:05russes
00:22:05sont plongées
00:22:06dans l'obscurité
00:22:08et dans le froid
00:22:09500 000 personnes
00:22:11de ce quartier
00:22:11ont été concernées
00:22:13alors qu'ils faisaient
00:22:14moins 20
00:22:14moins 24 dehors
00:22:16et que vous disent
00:22:17Nathalia Pouzirev
00:22:18que vous disent
00:22:18les ukrainiens
00:22:19que vous avez rencontrés
00:22:20aujourd'hui
00:22:22écoutez aujourd'hui
00:22:23j'ai vu des sourires
00:22:24sur les visages
00:22:26des personnes
00:22:26parce que déjà
00:22:27il y a cette solidarité
00:22:28ils sentent
00:22:30que la chaîne humaine
00:22:31et que leur gouvernement
00:22:33aussi
00:22:33les aide
00:22:35par ces moyens
00:22:36qui sont mis
00:22:37à disposition
00:22:37pour charger
00:22:38leur téléphone
00:22:39pour une soupe chaude
00:22:41et puis parce que
00:22:42il y a ce redou
00:22:43qui leur donne
00:22:44un répit
00:22:44l'électricité revient
00:22:47petit à petit
00:22:48mais elle est
00:22:48bien sûr
00:22:49très contingentée
00:22:50et puis
00:22:51il y a toujours
00:22:51cette féroce envie
00:22:53de survivre
00:22:55bien sûr
00:22:55et vous alors
00:22:56vous leur dites quoi
00:22:57quand ils vous disent ça
00:23:00et bien ils nous disent
00:23:01merci d'être venus
00:23:02et nous on leur dit
00:23:03merci à vous
00:23:04de tenir bon
00:23:05et nous sommes
00:23:07à vos côtés
00:23:07et j'espère
00:23:09que l'on pourra
00:23:09envoyer que la France
00:23:10que les régions
00:23:11moi j'ai lancé
00:23:12un appel
00:23:13aux entreprises
00:23:14de ma circonscription
00:23:15pour en financer
00:23:17plus de générateurs
00:23:18parce que ce qu'ils nous ont dit
00:23:19aussi
00:23:20c'est qu'ils se préparent
00:23:21déjà
00:23:21ou ils préparent déjà
00:23:22l'hiver prochain
00:23:23il faudra tenir
00:23:24l'hiver prochain
00:23:25donc on ne voit pas
00:23:26la fin du conflit
00:23:27s'annoncer
00:23:29très prochainement
00:23:29si vous voulez bien
00:23:31Cyril Amoursky
00:23:32et Alapo Edi
00:23:33ont des questions
00:23:33à vous poser
00:23:34donc je vous laisse
00:23:35interroger
00:23:35madame la députée
00:23:37oui Nathalia
00:23:38bravo
00:23:38de vous rendre
00:23:40à Kiev
00:23:40quel courage
00:23:41je sais que
00:23:42dans tous les cas
00:23:43même à Kiev
00:23:44on est souvent
00:23:46sous la menace
00:23:47de bombardements
00:23:48à n'importe quel moment
00:23:49mais comment vous avez
00:23:50trouvé les ukrainiens
00:23:51comment vous
00:23:51vous percevez
00:23:52cette ambiance
00:23:53dans la capitale ukrainienne
00:23:54est-ce que
00:23:55ce que vous
00:23:56ce que vous avez vu
00:23:57sur place
00:23:57ça corresponde
00:23:58à ce que vous avez
00:23:58imaginé en y allant
00:24:02moi je trouve
00:24:02qu'il y a un énorme
00:24:03sentiment
00:24:04de soulagement
00:24:07parce qu'il y a
00:24:08ce redou
00:24:08et je pense
00:24:09que ça a été
00:24:10véritablement horrible
00:24:11on n'imagine pas
00:24:12ce que c'est nous
00:24:13de vivre plusieurs semaines
00:24:15pour plus d'un mois
00:24:16à moins d'un degré
00:24:18sans eau chaude
00:24:20sans chauffage
00:24:21nous sommes rentrés
00:24:22dans un immeuble
00:24:23qui a été touché
00:24:24par un tir de chède
00:24:25et on voit bien
00:24:27la température
00:24:28il n'y a plus de gaz
00:24:29plus de chauffage
00:24:30plus d'électricité
00:24:31ce sont des conditions
00:24:32épouvantables
00:24:33mais j'ai eu l'impression
00:24:34qu'il y avait
00:24:34un soulagement
00:24:36et un regain
00:24:36de fourrage
00:24:37véritablement
00:24:38et de toute façon
00:24:40quand je rencontre
00:24:40mes homologues
00:24:41députés
00:24:42de la RADA
00:24:43ils sont tous
00:24:45très motivés
00:24:47et comme là
00:24:47nous sommes au forum
00:24:48Yes Forum
00:24:50qui se déroule
00:24:51en ce moment
00:24:52dans la capitale
00:24:53je ne vois que
00:24:55franchement
00:24:55que des sourires
00:24:56et une satisfaction
00:24:57que nous continuons
00:24:59à leur apporter
00:24:59notre soutien
00:25:00politique
00:25:01vous vouliez poser
00:25:02une question
00:25:02aussi à la députée
00:25:03profitez-en
00:25:04oui j'ai une question
00:25:05pour vous
00:25:05madame la députée
00:25:06merci beaucoup
00:25:07pour votre engagement
00:25:07qu'on connaît
00:25:08au cours de toutes ces années
00:25:09on voit effectivement
00:25:10qu'il y a ces frappes
00:25:11contre l'Ukraine
00:25:11qui ne s'arrêtent pas
00:25:12depuis 4 ans
00:25:13elles se sont intensifiées
00:25:14notamment contre
00:25:15l'infrastructure énergétique
00:25:16de la capitale
00:25:17aujourd'hui il y a une solution
00:25:18qui est portée
00:25:19par un collectif
00:25:20le collectif Sky Shield
00:25:21pour pouvoir abattre
00:25:22des drones
00:25:23des missiles
00:25:23pour qu'ils ne puissent pas
00:25:24tuer des civils
00:25:25ne puissent pas détruire
00:25:26ces infrastructures
00:25:27et ne puissent pas
00:25:27mettre en menace
00:25:28également les centrales nucléaires
00:25:30et surtout
00:25:31pour que ces drones
00:25:31et ces missiles
00:25:32ne puissent pas menacer
00:25:33l'espace aérien
00:25:34de nos pays
00:25:34quelle est votre position
00:25:36là-dessus
00:25:36et pourquoi est-ce que
00:25:37vous pensez qu'aujourd'hui
00:25:37il n'y a pas plus de députés
00:25:39qui soutiennent ouvertement
00:25:40cette position
00:25:41alors qu'on sait que
00:25:42par exemple
00:25:43un député du Modem
00:25:44Monsieur Petit
00:25:45est très actif sur ce sujet
00:25:46mais c'est plus ou moins
00:25:47le seul à vraiment
00:25:48être très actif dessus
00:25:50Oui j'ai beaucoup
00:25:51étudié cette question
00:25:52j'ai échangé
00:25:54avec tous les membres
00:25:55de Sky Shield
00:25:55moi j'aimerais
00:25:56que ce soit une solution
00:25:57mais aujourd'hui
00:25:58elle n'est pas faisable
00:25:59même
00:25:59on voit que la Pologne
00:26:01qui s'était engagée
00:26:02un peu dans cette voie
00:26:02a fait machine arrière
00:26:04en fait
00:26:04ce dont il s'agit
00:26:05c'est de craindre
00:26:07non seulement une escalade
00:26:08mais une capacité
00:26:09de rétorsion
00:26:10de la Russie
00:26:11sur un des pays
00:26:13voisins
00:26:13et qui fait que
00:26:15comme nous sommes tous
00:26:16liés par un pacte
00:26:17de solidarité
00:26:17à travers l'article 42.7
00:26:20du traité
00:26:20de l'Union Européenne
00:26:22ou bien
00:26:22l'article 5
00:26:24de l'OTAN
00:26:24nous deviendrions
00:26:25tous co-billigérants
00:26:26donc je crois
00:26:27qu'un pays seul
00:26:29ne peut pas décider
00:26:30et c'est ce qui freine
00:26:32la marche
00:26:33de cette idée là
00:26:34il y a des capacités
00:26:35techniques
00:26:36c'est certain
00:26:37pour ce faire
00:26:38moi ce que je maintiens
00:26:39c'est qu'il faut trouver
00:26:40des solutions
00:26:41avec de nouvelles règles
00:26:42d'engagement
00:26:43à partir
00:26:45du territoire
00:26:46de la frontière
00:26:47si vous voulez
00:26:47otanienne
00:26:48c'est la proposition
00:26:48Sky Shield
00:26:49c'est de ne pas aller
00:26:50justement sur le territoire
00:26:51ukrainien
00:26:51mais de le faire
00:26:52depuis les pays
00:26:52de l'OTAN
00:26:53c'est la proposition
00:26:54de Sky Shield
00:26:54on peut utiliser
00:26:55des avions
00:26:56pour abattre
00:26:56notamment des missiles
00:26:57depuis le territoire
00:26:58des pays membres
00:26:59de l'OTAN
00:27:00oui
00:27:00mais vous savez
00:27:01la portée
00:27:02d'un missile
00:27:04sur une cible
00:27:05qui est un drone
00:27:05qui est tout petit
00:27:06c'est pas la même
00:27:07que la portée
00:27:07pour ces missiles
00:27:08qui ont été conçus
00:27:09pour s'attaquer
00:27:10à des avions
00:27:11c'est pas la même portée
00:27:12mais bon
00:27:14voilà
00:27:14moi je pense
00:27:15que ce serait toujours
00:27:16un signalement
00:27:16intéressant à faire
00:27:17en revanche
00:27:19il faut que
00:27:20bien sûr
00:27:21notre décision
00:27:23et l'engagement
00:27:25se fasse
00:27:26du côté oriental
00:27:27de la frontière
00:27:28sinon nous deviendrons
00:27:29bien sûr
00:27:30mobiligérants
00:27:31et
00:27:32merci en tout cas
00:27:32merci infiniment
00:27:33Nathalia Pouziref
00:27:35merci infiniment
00:27:36d'avoir été en direct
00:27:37ce soir avec nous
00:27:38dans chaque voie compte
00:27:39depuis Kiev
00:27:40merci pour les moyens
00:27:42techniques également
00:27:43vous êtes en Ukraine
00:27:45donc jusqu'à demain
00:27:45pour marquer
00:27:46les 4 ans
00:27:47de cette guerre
00:27:49de cette invasion russe
00:27:50en Ukraine
00:27:51il y a un homme
00:27:52plus qu'un autre
00:27:52qui incarne
00:27:53la résistance
00:27:54de l'Ukraine
00:27:56c'est Volodymyr Zelensky
00:27:58Dominique Trinquant
00:27:59il n'a jamais flanché
00:28:00au cours de ces 4 années
00:28:00non et je le disais
00:28:02tout à l'heure
00:28:03le démarrage
00:28:04c'est sa réponse
00:28:05c'est à dire
00:28:06nous résisterons
00:28:08Dieu soit loué
00:28:09au même moment
00:28:09en fait
00:28:10l'opération russe
00:28:11qui avait été menée
00:28:12sur l'aéroport
00:28:13juste au sud
00:28:14de Kiev
00:28:14a été arrêtée
00:28:16par les Ukrainiens
00:28:16et ça a été
00:28:17effectivement
00:28:18le démarrage
00:28:19de la résistance ukrainienne
00:28:20et depuis
00:28:21effectivement
00:28:22il s'adresse
00:28:23tous les jours
00:28:23à la population ukrainienne
00:28:25il a fait beaucoup
00:28:26de tournées
00:28:27dans toute l'Europe
00:28:28pour maintenir
00:28:29cette résistance
00:28:31et cette cohésion
00:28:32donc effectivement
00:28:33c'est l'image
00:28:34de la résistance ukrainienne
00:28:36je voulais qu'on regarde
00:28:36son visage
00:28:37avant la guerre
00:28:38et aujourd'hui
00:28:39parce que son visage
00:28:41il raconte aussi
00:28:42l'épuisement
00:28:43des Ukrainiens
00:28:44bien sûr
00:28:45vous pensez
00:28:464 ans
00:28:47au rythme
00:28:48auquel il vit
00:28:49et vous avez raison
00:28:50de le souligner
00:28:51il n'y a pas que lui
00:28:51il y a les populations
00:28:53ukrainiennes globalement
00:28:55mais lui en plus
00:28:56avec le poids
00:28:57des responsabilités
00:28:58qu'il a
00:28:58les attaques normales
00:29:01c'est une démocratie
00:29:02l'Ukraine
00:29:02donc des gens critiques
00:29:06donc effectivement
00:29:07ça marque
00:29:09certainement une vie
00:29:09Olivier
00:29:10il se trouve
00:29:11que vous l'aviez rencontré
00:29:12mais bien avant la guerre
00:29:14alors j'avais rencontré
00:29:15Poutine
00:29:15bien avant la guerre
00:29:18et ce qui était frappant
00:29:19c'est que déjà
00:29:20vous aviez un Poutine
00:29:22qui était exactement
00:29:24sur la même ligne
00:29:24qu'aujourd'hui
00:29:25c'était en 2007
00:29:26il ne faut pas oublier
00:29:27tu le rappelais
00:29:28que cette guerre
00:29:29a une antériorité
00:29:30mais la crise
00:29:31en fait ukrainienne
00:29:31avec la Russie
00:29:32elle date de la révolution orange
00:29:34du moment où les ukrainiens
00:29:35ont voulu prendre
00:29:36leur destin en main
00:29:36et à partir de là
00:29:38c'est devenu obsessionnel
00:29:39chez Poutine
00:29:40il n'est pas question
00:29:41qu'il sorte
00:29:41de notre tutelle
00:29:44et par tous les moyens
00:29:45par de l'influence politique
00:29:48progressivement
00:29:48par des opérations militaires
00:29:49un peu cachées
00:29:50et aujourd'hui
00:29:51au grand jour
00:29:52en fait l'histoire
00:29:53de cette guerre
00:29:55remonte encore
00:29:56à la russe de Kiev
00:29:57parce que la légende
00:29:59historique de la Russie
00:30:00est fondée
00:30:01sur la base
00:30:02de la russe de Kiev
00:30:02donc tant que l'Ukraine
00:30:04était un peu sous l'influence
00:30:05peu importe laquelle
00:30:06de Moscou
00:30:07ça allait
00:30:07mais dès que l'Ukraine
00:30:08a commencé à s'exprimer
00:30:09exprimer cette envie
00:30:11de partir
00:30:11et aller vers l'Europe
00:30:13s'ouvrir au monde
00:30:14là Poutine n'a pas supporté
00:30:15et pour lui
00:30:15l'objectif
00:30:16c'est prendre Kiev
00:30:17à tout prix
00:30:18quoi qu'il arrive
00:30:19politiquement
00:30:20militairement
00:30:21par tous les moyens
00:30:22de manipulation
00:30:23possibles
00:30:23et il ne faut pas oublier
00:30:25qu'il ne lâchera pas
00:30:26son objectif
00:30:27pour rien au monde
00:30:28il n'y a rien
00:30:28qui puisse l'arrêter
00:30:29et le problème
00:30:31c'est que l'Occident
00:30:32est en danger
00:30:32parce qu'il a déjà compris
00:30:33il ne peut pas gagner l'Ukraine
00:30:34mais il va détruire l'Occident
00:30:36pour que l'Occident
00:30:37ne puisse plus
00:30:37continuer à aider l'Ukraine
00:30:39pour que l'Ukraine
00:30:39ne puisse plus résister
00:30:40donc vous êtes en danger
00:30:42l'Europe est en danger
00:30:43il faut vraiment aider l'Ukraine
00:30:44puisque vous parlez
00:30:46des aides
00:30:47on va justement
00:30:47faire le point avec vous
00:30:48Fanny
00:30:48ce soir
00:30:49parce que depuis le début
00:30:50de la guerre
00:30:50la France soutient l'Ukraine
00:30:52et vous avez cherché
00:30:53à chiffrer l'aide
00:30:55mais en fait
00:30:56c'est compliqué
00:30:56c'est très compliqué
00:30:57alors il y a quand même
00:30:58un institut
00:30:58le Kiel Institute
00:30:59qui est un groupe
00:31:00de réflexion
00:31:01qui est basé en Allemagne
00:31:01qui essaye de faire
00:31:02une comptabilité
00:31:04en mars 2025
00:31:06il estime que la France
00:31:07a soutenu l'Ukraine
00:31:08à hauteur
00:31:09d'une quinzaine
00:31:10de milliards d'euros
00:31:11on peut se dire
00:31:12qu'un an après
00:31:13quasiment
00:31:13on est presque
00:31:14en mars 2026
00:31:15on arrive à une vingtaine
00:31:17de milliards d'euros
00:31:18si on continue
00:31:19ce rythme
00:31:20si
00:31:21alors la France
00:31:22n'est pas la plus généreuse
00:31:23toutefois
00:31:23parmi les donateurs
00:31:25les soutiens
00:31:27notamment au regard
00:31:28de son poids
00:31:29économique
00:31:29dans l'Union Européenne
00:31:30puisqu'à titre
00:31:31de comparaison
00:31:32ce même institut
00:31:34estime que l'Allemagne
00:31:36soutient
00:31:36plutôt l'Ukraine
00:31:38à hauteur
00:31:38de 30 milliards d'euros
00:31:39et dans ces aides
00:31:40en premier lieu
00:31:41il y a les contributions
00:31:42militaires
00:31:43et elles sont très inégales
00:31:44elles sont très importantes
00:31:45mais elles sont très inégales
00:31:46selon les pays européens
00:31:47toujours selon les données
00:31:50de cet institut
00:31:51depuis 2022
00:31:52ce sont surtout
00:31:53les pays de l'ouest
00:31:54de l'Europe
00:31:55dont la France
00:31:56l'Allemagne
00:31:57mais aussi le Royaume-Uni
00:31:58ou la Suisse
00:31:59qui ne font pas partie
00:32:00de l'Union
00:32:00mais qui pourvoient
00:32:01la part la plus importante
00:32:02de la contribution
00:32:04militaire
00:32:04c'est-à-dire
00:32:05ces quatre pays
00:32:06à eux seuls
00:32:07c'est plus de la moitié
00:32:08de l'aide militaire
00:32:09européenne totale
00:32:10vient ensuite
00:32:10l'Europe du Nord
00:32:11les pays baltes
00:32:13ou encore la Scandinavie
00:32:14dans le détail
00:32:15le gros de l'effort
00:32:16il est porté par l'Allemagne
00:32:17qui met à peu près
00:32:1910 milliards d'euros
00:32:20par exemple
00:32:20en 2025
00:32:21le Royaume-Uni
00:32:22c'est 5 milliards et demi
00:32:24la France
00:32:25on arrive à 2 milliards
00:32:26et 200 millions d'euros
00:32:27on contribue moins
00:32:29que le Danemark
00:32:29par exemple
00:32:30pour les Pays-Bas
00:32:30et alors l'Italie
00:32:31elle est toute en bas
00:32:33des donateurs
00:32:34il faut aussi préciser
00:32:35que 2025
00:32:36c'est l'année
00:32:36où les Américains
00:32:37ont coupé le robinet
00:32:38et l'Europe a compensé
00:32:41le départ américain
00:32:42la fin de ces aides américaines
00:32:43parce que les Etats-Unis
00:32:44jouaient le rôle central
00:32:45dans cette aide à l'Ikraine
00:32:47ils ont alloué
00:32:48entre 2022 et 2024
00:32:50début 2024
00:32:5117 milliards d'euros
00:32:53d'aides militaires
00:32:54plus de 13 milliards
00:32:55d'aides financières
00:32:56et humanitaires par an
00:32:58et l'an dernier
00:32:58effectivement
00:32:59gros coup de frein
00:33:00de la part de Donald Trump
00:33:01les Européens
00:33:02ont tenté
00:33:03de compenser
00:33:04avec une hausse
00:33:06plus 67%
00:33:07par exemple
00:33:07de l'aide
00:33:09militaire
00:33:0959% de plus
00:33:11côté humanitaire
00:33:12et financier
00:33:12et il y a aussi
00:33:13tout ce qui ne se chiffre pas
00:33:15et effectivement
00:33:16mais ça compte
00:33:17par exemple
00:33:17dès le début de la guerre
00:33:18la France a envoyé
00:33:19du matériel
00:33:21à l'Ukraine
00:33:21que ce soit
00:33:22des munitions
00:33:22des pièces de rechange
00:33:24des canons César
00:33:26on doit céder
00:33:27de nouveaux mirages
00:33:28par exemple
00:33:28aussi à l'Ukraine
00:33:30et puis il y a
00:33:31un gros volet
00:33:31formation
00:33:32des militaires
00:33:33des armées
00:33:34et là la France
00:33:35est en première ligne
00:33:36c'est la première nation
00:33:37contributrice
00:33:37côté instruction
00:33:39d'infanterie
00:33:40tireur d'élite
00:33:41alors vous voyez
00:33:42l'aide de la France
00:33:43elle prend différentes formes
00:33:44on accueille aussi
00:33:44des réfugiés ukrainiens
00:33:47il y a aussi
00:33:48tout un maquis
00:33:49très important
00:33:50de prêt
00:33:51mais alors là
00:33:51j'aime autant vous dire
00:33:52je suis très honnête
00:33:53avec vous
00:33:53je me suis perdue
00:33:54en route
00:33:55et pour la suite
00:33:56alors ?
00:33:56la suite
00:33:57c'est que l'Europe
00:33:58va rester en première ligne
00:33:59face au désengagement
00:34:01américain
00:34:01à quelle hauteur
00:34:02c'est toute la question
00:34:03il y a ce prêt
00:34:05de 90 milliards d'euros
00:34:06dont le principe
00:34:07a été acté
00:34:08par la commission européenne
00:34:09c'est un prêt
00:34:10qui serait financé
00:34:11par une dette commune
00:34:12un peu comme on a fait
00:34:13au moment du Covid
00:34:14pendant
00:34:17le Covid
00:34:19sans oublier
00:34:20ces avoirs russes
00:34:21qui sont gelées
00:34:21et qui nous servent aussi
00:34:23c'est un pactole
00:34:24de 200 milliards d'euros
00:34:25mais là on voit
00:34:26que du côté
00:34:27de l'Europe
00:34:28et bien
00:34:28il y a des voies dissonantes
00:34:30tout le monde
00:34:30n'est pas encore
00:34:31sur la même longueur
00:34:32de l'onde
00:34:32Cyril Lamorski
00:34:33comment les ukrainiens
00:34:34ont conscience
00:34:36de cette aide européenne
00:34:37parce qu'on entend
00:34:38Volodymyr Zelensky
00:34:39qui dit
00:34:39nous avons besoin
00:34:40de l'Europe
00:34:41dans les négociations
00:34:43c'est une question complexe
00:34:44parce qu'il y a énormément
00:34:45de choses à dire
00:34:45je sais qu'on n'a pas
00:34:46le temps de parler
00:34:47malheureusement
00:34:47hier j'ai rencontré
00:34:49une militaire
00:34:49qui m'a dit
00:34:50que justement
00:34:50nous on n'attend plus
00:34:51grand chose de l'Europe
00:34:52et ça c'est assez triste
00:34:53parce que finalement
00:34:53ça montre que
00:34:54le soutien européen
00:34:55il est là
00:34:55il est important
00:34:56mais il est clairement
00:34:57insuffisant
00:34:57pour pouvoir obtenir
00:34:58des résultats sur le terrain
00:34:59on voit que par exemple
00:35:00le budget
00:35:00c'est un sujet
00:35:01dont on a déjà parlé
00:35:02à de nombreuses reprises
00:35:02avec le général Trinquant
00:35:03le budget pour l'Ukraine
00:35:05du côté de la France
00:35:06pour 2026
00:35:06c'est pas 1 milliard
00:35:082, 3, 4, 5
00:35:09c'est 120 millions d'euros
00:35:10c'est des chiffres
00:35:11qui sont très très faibles
00:35:12et évidemment
00:35:13quand on parle
00:35:14de l'institut Kiel
00:35:15enfin je crois que c'est Kiel
00:35:17ou comment il s'appelle
00:35:17enfin l'institut allemand
00:35:19montre que la France
00:35:20a moins fourni
00:35:21en termes d'aide militaire
00:35:22mais en termes de qualité
00:35:23on a quand même fait
00:35:23d'énormes efforts
00:35:24il faut le souligner
00:35:25et vous avez parlé
00:35:26des réfugiés
00:35:26il faut aussi souligner
00:35:27la solidarité française
00:35:29avec les Ukrainiens
00:35:30de nombreuses familles
00:35:31qui ont accueilli des réfugiés
00:35:3275 000 réfugiés ukrainiens
00:35:34en France
00:35:34et c'est quand même
00:35:35très important de le souligner
00:35:36avec notamment
00:35:37des municipalités
00:35:38qui ont fourni
00:35:38des générateurs
00:35:40qui ont énormément aidé
00:35:41et d'ailleurs
00:35:42on a vu que la Russie
00:35:43a essayé de mettre
00:35:43la pression sur la population
00:35:44ukrainienne
00:35:44et de la désunir
00:35:45sur ce sujet-là
00:35:46finalement les Ukrainiens
00:35:47sont très unis
00:35:47cette histoire d'hiver
00:35:48les a encore plus unis
00:35:49j'ai l'impression
00:35:50dans un certain sens
00:35:51et par contre
00:35:52je suis désolé
00:35:52mais je suis obligé
00:35:54de le répéter
00:35:54je ne suis pas d'accord
00:35:55avec la députée Pouzirev
00:35:56sur ce sujet
00:35:57on sait qu'il n'y a pas
00:35:57de risque de confrontation
00:35:58si justement
00:35:59on utilise des moyens aériens
00:36:01depuis le sol des pays
00:36:02de l'OTAN
00:36:02et on est en capacité
00:36:03de le faire
00:36:03si on a envie de montrer
00:36:04que c'est une guerre existentielle
00:36:06et qu'on est de véritables
00:36:06alliés de l'Ukraine
00:36:07allons-y
00:36:08Dominique Trinquant
00:36:09oui
00:36:09sur l'aide
00:36:11il y a deux choses
00:36:12il y a le soutien budgétaire
00:36:14dont vous avez donné les chiffres
00:36:16je voudrais revenir
00:36:17deux minutes
00:36:17sur l'aide militaire
00:36:18parce qu'il faudrait
00:36:19quand même savoir
00:36:20d'où on vient
00:36:21l'Europe s'est désarmée
00:36:22pendant 30 ans
00:36:24et elle commence
00:36:25à se réarmer
00:36:25depuis 2024
00:36:28la Russie nous a révélé
00:36:29voilà
00:36:29donc au départ
00:36:31il y a eu beaucoup
00:36:32d'armements donnés
00:36:34essentiellement par les pays de l'Est
00:36:35dont l'Allemagne
00:36:36puisque j'inclus
00:36:37l'ex-RDA là-dedans
00:36:38pourquoi ?
00:36:39parce qu'ils avaient
00:36:40des stocks d'armement
00:36:41ex-soviétiques
00:36:42qui étaient là
00:36:43qui ne servaient à rien
00:36:44et qui en plus
00:36:45étaient connus
00:36:46par les Ukrainiens
00:36:47donc c'était
00:36:47une aide
00:36:48qui pouvait arriver
00:36:49très rapidement
00:36:50pour le reste
00:36:51pour le reste
00:36:52c'est extrêmement compliqué
00:36:53parce que
00:36:54on est en train
00:36:55de remonter
00:36:56nos outils de défense
00:36:57et en même temps
00:36:59remonter nos outils de défense
00:37:00et donner une partie
00:37:02à l'Ukraine
00:37:02est quelque chose
00:37:03de compliqué
00:37:03mais on aurait pu faire plus
00:37:04on aurait pu comme le faire
00:37:06merci infiniment
00:37:07à tous les trois
00:37:07je voulais finir
00:37:08avec l'image
00:37:08de vos deux t-shirts
00:37:09à la poédie
00:37:10et Cyril Amourski
00:37:11vous ne vous êtes pas concerté
00:37:12vous avez le même t-shirt
00:37:14à la en bleu
00:37:15Cyril en jaune
00:37:16d'un mot
00:37:17c'est quoi le symbole
00:37:18c'est le trésor ukrainien
00:37:19c'est le symbole
00:37:20de la nation ukrainienne
00:37:21qui en même temps
00:37:23peut se battre avec
00:37:24peut détruire l'ennemi
00:37:25et aussi peut travailler
00:37:26sur les champs
00:37:27et Dominique Trinquant
00:37:28et Dominique Trinquant
00:37:28était aussi
00:37:28en bleu
00:37:29et jaune
00:37:30merci à tous les trois
00:37:31Cyril Amourski
00:37:32je rappelle votre livre
00:37:33paru aux éditions
00:37:34du Cerf
00:37:35Ukraina
00:37:36un peuple en guerre
00:37:37merci
00:37:38merci d'être venu
00:37:39ce soir
00:37:40dans un instant
00:37:41tout autre chose
00:37:42on va parler
00:37:42des Jeux Olympiques
00:37:43de 2030
00:37:44engagés sur une bien
00:37:45mauvaise pente
00:37:46mais avant cela
00:37:46c'est quelle histoire
00:37:47et c'est Olivier Ravanello
00:37:56ce soir Olivier
00:37:57nous nous interrogeons
00:37:58vous vous interrogez
00:37:59en tout cas
00:38:00sur l'état de santé
00:38:01de Donald Trump
00:38:01à tout le moins
00:38:02sur sa lucidité
00:38:03ou ses capacités
00:38:05de jugement
00:38:06en raison d'une conférence
00:38:08de presse
00:38:08comment dire
00:38:09un peu hors sol
00:38:10ah oui ça c'est sûr
00:38:11sa santé
00:38:12il en parle souvent
00:38:13son état de forme
00:38:13pour dire que
00:38:15pour lui tout va bien
00:38:15et puis aussi
00:38:16pour faire le contraste
00:38:17avec son prédécessement
00:38:18Joe Biden
00:38:19qui à la fin de son mandat
00:38:20n'avait clairement plus
00:38:23les capacités
00:38:23à prendre des décisions
00:38:25de manière lucide
00:38:26à tel point
00:38:27que dans la galerie
00:38:28des présidents
00:38:29qui est à la Maison Blanche
00:38:30et bien son portrait
00:38:32de Biden
00:38:32a été remplacé
00:38:33simplement par
00:38:34un objet
00:38:35un autopen
00:38:37comme disent les américains
00:38:38c'est à dire
00:38:38un automate
00:38:39qui permet de signer
00:38:40tout seul
00:38:41façon de dire
00:38:42que Biden
00:38:43ne signait plus grand chose
00:38:44de manière lucide
00:38:46mais quand on se reponge
00:38:47sur le cas de Trump
00:38:49hier
00:38:49il tient une conférence
00:38:50de presse
00:38:51où il est question
00:38:51du blizzard
00:38:52qui s'abat sur New York
00:38:53il parle un peu
00:38:54pour s'en moquer
00:38:55du maire de New York
00:38:56en disant qu'il avait appelé
00:38:57tout le monde
00:38:57à sortir les pelles
00:38:59et puis à un moment donné
00:39:00on l'a un peu perdu
00:39:01regardez
00:39:02c'est une minute
00:39:03le maire de New York
00:39:05il est un homme
00:39:06un homme très bon
00:39:07mais de ses ideologies
00:39:08n'est pas trop bonne
00:39:11mais nous on a une
00:39:12à un grand snowmage
00:39:14right now and I heard that he's asked people to come out and help shovel the
00:39:20snow okay so you get a shovel and you start shoveling right what the hell
00:39:25you're not gonna help too much but you can help and hello darling how are you
00:39:29know a break behind you look my friend right are you okay yes you are you okay
00:39:37are you okay good good are your eyes okay I gave her money to get her eyes fixed a lot
00:39:48of money to
00:39:48get her eyes fixed that doctor ripped me off but that's okay
00:39:53voilà le hello darling laisse un petit étrange quand même alors est ce que c'était un private
00:39:58joke ou une absence c'est une question qu'on peut se poser d'autant que samedi il poste sur
00:40:04son réseau
00:40:04social le fait qu'il veut envoyer un navire médical militaire et médical au large du groenland
00:40:11pour venir en aide à la population et au groenland où les gens meurent alors bon les habitants ont dit
00:40:16chez nous tout va bien et puis en plus les soins sont gratuits et universels avant qu'on comprenne
00:40:22que ce que trump avait en tête c'était qu'il y avait un membre d'un équipage d'un
00:40:26sous-marin
00:40:27américain qui était au large du groenland qui a dû être évacué pour être soigné au groenland et
00:40:31donc il a déclenché l'envoi de ce de ce bateau hôpital du coup entre les conférences de presse
00:40:36où il dit à peu près tout ce qui lui passe par la tête des saillis qui régulièrement laisse
00:40:40plutôt penser évoque plus un grand oncle à la fin d'un repas un peu arrosé et des impulsions qui
00:40:48sont facilitées par l'usage des réseaux sociaux on a du mal à suivre ce qui est sûr c'est
00:40:52qu'il ya une
00:40:53constante c'est que trump fait du print c'est à dire qu'il se moque comme de l'an
00:40:5740 de ce qui sort de sa bouche
00:40:58mais comment vous analysez cette attitude parce que il pour lui le discours politique ne l'engage
00:41:04pas pour tout le monde et les gens qui sont autour de cette table le savent le discours politique
00:41:09engage les gens vous écoutent vous rappellent ce que vous avez dit et ça détermine des choix
00:41:14c'est le cas depuis les discours de périclès jusqu'aux grands discours qui ont marqué l'histoire je
00:41:18pense à de gaulle à alger kennedy isbine berliner obama le grand discours au caire c'est fait pour
00:41:26jalonner le monde et pour le rendre plus lisible avec trump évidemment on est éclairé en rien
00:41:33lorsqu'il a fini de parler puisque sur l'ukraine sur l'iran sur poutine il a à peu près
00:41:38dit tout
00:41:38et son contraire trump casse les grandes stratégies géopolitiques les grands repères qui sont le fruit
00:41:44de l'histoire le fruit de de choix et de doctrine pour amener tout ça des histoires d'hommes il
00:41:49est
00:41:49sympa il est pas sympa il m'a fait plaisir ou il m'a pas fait plaisir est ce que
00:41:53la question de sa santé
00:41:54mentale va se poser mais c'est ça qui est le plus perturbant c'est à dire quand vous prenez
00:41:59beaucoup
00:41:59beaucoup de recul en fait vous pouvez arriver à voir se dessiner une forme de cohérence dans la
00:42:03politique étrangère américaine en ce moment surtout quand vous entendez son vice-président vente qui
00:42:07quand lui parle les choses deviennent beaucoup plus clair mais quand c'est trump c'est nettement
00:42:11plus flou mais tout ça n'est pas si fou ce qui est assez déroutant c'est la façon qu
00:42:16'il a dit
00:42:17parvenir de mettre en oeuvre c'est cette cette diplomatie et on finit par se demander s'il
00:42:23adopte pas la stratégie du fou la stratégie du fou elle a été théorisée par kissinger qui était le
00:42:27ministre des affaires étrangères de nixon et qui dans la guerre avec le vietnam le nord vietnam soutenu
00:42:34par les soviétiques kissinger à un moment donné finit par dire à nixon il faut que les russes vous
00:42:39prennent pour un fou il faut qu'ils pensent que vous êtes absolument ingérable incontrôlable et qu'à tout
00:42:44moment vous allez appuyer sur le bouton nucléaire pour renverser le rapport de force et les déstabiliser
00:42:48et c'est ce qui va être fait les diplomates américains vont commencer un peu in peto à dire
00:42:54le président nixon il est quand même un peu instable c'est ça la stratégie du fou est-ce que
00:42:59trump
00:42:59applique ces stratégies est-ce qu'il le fait de manière lucide est-ce qu'il le fait à son
00:43:04corps
00:43:05défendant ça reste une question merci olivier on passe à la question qui fâche
00:43:17et j'accueille sur le plateau de chaque voix compte benjamin dirk député epr de saaune et
00:43:22noire bonsoir et merci d'être là aux côtés d'élisa martin député lfi de l'isère bonsoir et
00:43:28mathilde olivier sénatrice écolo membre de la commission culture éducation et sport la
00:43:33parenthèse enchantée des jeux olympiques d'hiver de milan cortina s'est donc refermée dimanche soir
00:43:39avec un passage de relais du drapeau olympique de l'italie à la france puisque c'est de notre côté
00:43:44des alpes qu'auront lieu les prochains jeux dans quatre ans ce sera du 1er au 17 février 2030 pour
00:43:50le public ça paraît encore loin mais pour les organisateurs en fait c'est demain et ce passage
00:43:55de relais se fait dans un climat de crise c'est dario borgogno qui vous pose ce soir la question
00:44:00qui fâche
00:44:04ambiance festive pour le retour de nos médaillés terminé l'italie les prochains
00:44:09jeux d'hiver auront lieu chez eux dans les alpes françaises mais derrière ces sourires le
00:44:13gouvernement veut surtout faire passer un message laissons les dépressifs de côté laissons les
00:44:19persifleurs de côté laissons les mauvais coucheurs de côté et une bonne fois pour toutes tout le monde
00:44:24à son poste de combat et tirons tous dans le bon sens et dans le même sens pour y arriver
00:44:28en 2030 la
00:44:29réalité c'est que depuis des mois la préparation de ces jeux patine la première cause une gouvernance
00:44:35en crise les choix du président du comité d'organisation l'ancien skieur acrobatique
00:44:40edgar gros pierron divise et ont provoqué une avalanche de démission la directrice des opérations
00:44:46le directeur de la communication et le président du comité des rémunérations ce dernier dénonce une
00:44:52dérive importante du boss des boss le président se comporte comme s'il était président directeur général
00:44:57hors de tout contrôle sans en avoir la compétence une gouvernance mais aussi un financement dans le
00:45:02blizzard ces jeux sont estimés à plus de 2 milliards d'euros un budget financé en partie à hauteur de
00:45:08600 millions d'euros par des partenariats privés pour l'instant toujours introuvable face à cette
00:45:14pente glissante certains soutiens publics freinent aussi la cadence comme la région auvergne rhône alpes
00:45:18sa subvention pour le comité d'organisation passe de 7,5 millions à 3 millions d'euros dans ces crispations
00:45:25les deux régions participantes ne sont d'ailleurs pas en reste chacune veut briller avec ses jeux au
00:45:30point de dépenser sans compter comme avec la construction pour des épreuves d'une toute
00:45:34nouvelle patinoire à nice au prix jugé exorbitant par certains je rappelle que pas très loin de nice
00:45:40il existe une patinoire olympique à marseille toujours en fonction pourquoi donc vouloir construire
00:45:47une patinoire neuve à nice et ne pas s'appuyer sur les équipements existants c'est une folie budgétaire
00:45:54c'est un caprice de riche des infrastructures coûteuses qui s'accumulent pour des jeux éclatés sur
00:45:59plusieurs sites et dont la carte définitive n'est toujours pas actée alors la question qui fâche de
00:46:04ce soir pour les jeux 2030 la france est elle déjà hors piste benjamin dirx et il se trouve que
00:46:11vous
00:46:11êtes aussi le co rapporteur du projet de loi sur l'organisation de ces jeux de 2030 est ce que
00:46:15vous
00:46:16aviez vu arriver la crise que traverse aujourd'hui le comité d'organisation des jeux permettez moi tout
00:46:22d'abord de féliciter parce que c'est la fin des jeux l'ensemble de nos athlètes et nos médaillés
00:46:26les
00:46:2623 médaillés qu'on a eu et puis aussi encourager nos athlètes paralympiques qui vont commencer leur
00:46:32jeu à eux le 6 mars et il est important je crois ne pas les de ne pas les oublier
00:46:36on se joint à vous je
00:46:38vous remercie concernant les alpes 2030 écoutez les banques ont commencé je suis aussi rapporteur
00:46:45spécial du budget des sports depuis maintenant huit ans et donc on va faire comme on a fait pour les
00:46:51jeux de 2024 c'est auditionner tous les ans et puis avoir des jeux qui iront dans le bon sens
00:46:57là on a eu le départ de la directrice des opérations le départ du directeur de la communication le départ
00:47:01du président du comité des rémunérations bertrand méheux et maintenant le départ quasi acté du
00:47:06directeur général cyril linette comment vous expliquez que le cojop se retrouve aujourd'hui
00:47:11en pleine cacophonie aujourd'hui on peut pas vous dire de l'extérieur ce qui s'est passé à l
00:47:16'intérieur
00:47:16du cojop le premier ministre a demandé une inspection l'inspection va avoir lieu et on
00:47:20verra ce qu'il en est l'important aujourd'hui c'est plutôt de réunir les forces d'aller de
00:47:24l'avant j'entendais ce matin notre ancien premier ministre michel barnier qui le disait qu'il était
00:47:28prêt aussi à s'engager s'il le fallait bien entendu que les gouvernements que les parlementaires de la
00:47:35majorité seront également là pour soutenir vous savez on nous avait prédit le pire pour les jeux de
00:47:402024 moi je me souviens des débats à l'assemblée nationale avant la cérémonie d'ouverture il fallait
00:47:45pas faire une cérémonie d'ouverture en dehors d'une enceinte fermée c'était pas possible de le
00:47:51faire sur la scène moi je félicite aujourd'hui amélie odea castra et gérald darmanin pour le
00:47:55travail qu'ils ont réalisé à l'époque et cette fantastique cérémonie d'ouverture qu'on a eu
00:47:59dont on parle encore et dont on se souviendra tout est ce qu'il manque un tony estanguet au jo
00:48:04de
00:48:042030 mais tony estanguet il ya aussi eu des moments qui ont été compliqués pour lui et quand vous l
00:48:09'interrogez
00:48:09vous le dit également que tout s'est pas fait comme cela donc il va falloir avancer et donc cette
00:48:14inspection nous dira ce qu'il faut faire et on est là aujourd'hui pour soutenir l'organisation et
00:48:20puis s'il ya des changements encore à effectuer on les on les fera maintenant il va par contre
00:48:23falloir aller très vite on a quelque part jusqu'au mois de juin puisqu'il faut vraiment que tout soit
00:48:27acté au mois de juin sur les différentes réalisations que nous devrons avoir pour pour la
00:48:32suite et puis ce sera aussi des élections municipales qui seront passées avec des choix qui devront
00:48:36être fait aussi par les différentes collectivités élisa martin qu'est ce qui vous pose problème à
00:48:40vous dans ce projet alpes 2030 de nombreuses choses d'abord le fait que on est imposé aux français un
00:48:48budget en baisse de 40 milliards avec un certain nombre de serrages de vis dont l'ensemble des
00:48:56citoyens seront ils n'en prennent pas en bras les français puisque 69% considère que l'accueil des
00:49:00jeudi hiver en france c'est une bonne chose selon un sondage publié la semaine dernière
00:49:03les le comment dire le sport populaire et le sport quotidien puisque lui aussi a connu a connu de
00:49:11nombreuses coupes donc à une question financière paris 2024 a coûté 6,6 milliards d'euros bon je
00:49:19pense que c'est un argent que nous aurions pu utiliser d'une d'une meilleure manière de surcroît
00:49:24une des grandes difficultés c'est l'absence de consultation des citoyens la convention à russe
00:49:30exige en particulier quand il n'a cette convention à russe voilà précisez le c'est une convention
00:49:35lorsqu'il y a un événement qui a un impact environnemental ce qui sera le cas on parle
00:49:41des alpes les alpes c'est la montagne c'est un milieu sensible c'est un milieu à protéger et
00:49:47certainement pas à recouvrir de neige de culture donc je reviens à la convention à russe c'est une
00:49:52exigence lorsqu'un événement a un impact environnemental la france n'a pas respecté la
00:49:59convention à russe mais les instances de l'onu se sont engagés parce que les citoyens se sont
00:50:04mobilisés à regarder cet aspect là l'autre dimension qui me pose problème moi je suis commissaire aux lois
00:50:10donc mon sujet principal n'est évidemment pas la question sportive mais on voit se dessiner ce
00:50:18qu'on pourrait appeler la nouvelle doctrine de la france en matière d'organisation de grands événements
00:50:23avec une logique de surveillance généralisée qui est très forte en particulier au travers de la suite
00:50:29de l'expérimentation autour de la vidéo surveillance algorithmique je vous prie de bien vouloir m'excuser
00:50:35mais cette affaire là n'est pas un détail on est en train de créer les conditions d'une mise
00:50:40en oeuvre
00:50:41d'une surveillance généralisée de l'ensemble des citoyens et on est vraiment pour l'instant sur la façon
00:50:46dont vont s'organiser ces jeux olympiques et bien voilà comment ils vont s'organiser là dessus nous
00:50:51avons effectivement des certitudes la certitude que nous pouvons avoir même si moi je ne suis pas
00:50:56certaine que finalement il soit possible de les organiser ces JO mais admettons qu'ils s'organisent
00:51:01nous avons donc un certain nombre de certitudes et dans les certitudes nous avons la vidéo surveillance
00:51:07algorithmique l'extension des pouvoirs dédiés aux entreprises de sécurité privée et ça je pense que ça vaut le
00:51:15qu'on en parle vous voyez vous avez l'occasion d'en parler ce soir mathilde olivier il se trouve
00:51:19que la
00:51:20commission dont vous faites partie la commission culture éducation et sport au sénat va auditionner
00:51:25demain edgar gros pierron pour quelles raisons et bien nous l'avons je pense tous évoqué la question
00:51:32de la gouvernance est au coeur des problématiques aujourd'hui et nous devons aujourd'hui avoir des
00:51:36explications sur ces démissions en chaîne ces derniers mois nous avons besoin aujourd'hui d'une gouvernance
00:51:43si ces jeux ont effectivement lieu qui nous permettent de nous projeter dans l'avenir qui nous permettent de
00:51:49nous projeter à la fois sur le volet démocratique puisque en effet c'est une problématique majeure
00:51:53que celle de l'organisation la saisine de la commission nationale du débat public a été désormais actée
00:52:00comment cette commission va désormais être être saisie et pourra effectuer son travail dans le temps
00:52:06restreint de l'organisation de ces jeux et puis la question financière aussi puisque nous sommes
00:52:11désormais à quatre ans de l'organisation des jeux 2030 en quatre ans les travaux qui sont nécessaires
00:52:18pour l'organisation de ces jeux vont demander enfin auront des coûts qui sont très importants il faut
00:52:23savoir que Milan Cortina c'est c'était un budget prévu à 1,55 milliards d'euros nous sommes
00:52:29aujourd'hui à 5 voire 6 milliards d'euros pour les jeux les jeux d'hiver est-ce que c
00:52:35'est vrai que la
00:52:36délégation française qui a observé ces jeux de Milan Cortina s'est pris une grande claque en se disant
00:52:41waouh à 2 milliards on va pas y être non mais si on prend les jeux de 2024 parce que
00:52:46j'entendais
00:52:476 milliards d'euros c'est le chiffre de la cour des comptes moi je vais vous donner mon chiffre
00:52:50ça n'est pas moi qui l'ai inventé la cour des comptes on peut leur faire confiance
00:52:53on peut aussi faire confiance au travail des parlementaires on a effectué ce travail lors du
00:52:59printemps de l'évaluation l'an passé l'investissement de l'état pour pour les jeux 24 c'était 3
00:53:07milliards 6 en dehors des collectivités territoriales 3 milliards 6 et les retences les
00:53:12premières retombées c'était plus de 7 milliards d'euros la question de c'est quand on a ce que
00:53:16ça a
00:53:16coûté versus ce que ça a rapporté exactement les premières mais vous prendrez vous prendrez le rapport
00:53:21le rapport parlementaire a été réalisé et voté à l'assemblée nationale quand on veut ces jeux la
00:53:32question c'est pourquoi on veut un événement des événements internationaux on les veut pour
00:53:35trois raisons la première c'est une question de rayonnement international et de soft power et
00:53:40on voit aujourd'hui comment c'est important de pouvoir continuer de discuter et d'étendre
00:53:44notre notre savoir-faire et notre culture en dehors de notre pays la deuxième chose c'est des
00:53:50retombées économiques directes je viens de prouver elles existent aujourd'hui la question de savoir
00:53:55ce que l'on attend vous parliez tout à l'heure mais vous parliez tout à l'heure de la
00:53:58montagne
00:53:59c'est la question de la ruralité on a on a aujourd'hui une ruralité qui peut être conquérante qui
00:54:04peut
00:54:04vivre d'une économie qui existe là alors on fait quoi si on a plus le droit de vivre des
00:54:08sports de
00:54:09montagne ils font quoi dans leur montagne mais par exemple dans les infrastructures qui posent problème
00:54:14ou qui font polémique aujourd'hui il ya cette fameuse patinoire à nice et je finis et le
00:54:19troisième le troisième élément qui est important quand on veut ces événements là c'est pouvoir
00:54:24promouvoir le sport et une politique sportive les jeux de 2024 c'est ce qui nous a permis de créer
00:54:29plus de 10 mille équipements dans notre pays sportif parce qu'on s'est appuyé sur les jeux pour
00:54:33avoir cette politique sportive là les jeux de 2024 pardonnez moi j'ai peut-être une fixette mais je reviens
00:54:38à
00:54:38la patinoire de nice oui mais c'est également ce qui nous a permis d'avoir le de créer le
00:54:42passeport
00:54:42du pouvoir avancer la question de la patinoire 138 millions d'euros il y en a une à marseille
00:54:49est ce qu'il y a besoin de construire une patinoire à nice alors que toutes celles autour de paris
00:54:52sont
00:54:52en train de fermer parce que ça coûte trop cher à entretenir on a eu les jeux en 2030 c
00:54:57'était
00:54:57c'était prévu enfin il y avait une une candidature qui devait être de la région PACA en 2034 ou
00:55:022038
00:55:02il se trouve qu'on a pu avoir les jeux en 2030 et quand on était sur une seule région
00:55:07ils ont
00:55:08essayé à un moment donné de regarder comment ils pouvaient se répartir les choses maintenant
00:55:10on est sur un espace qui est beaucoup plus vaste que celui qui était voulu au départ
00:55:15j'aurais dit on a jusqu'au mois de on a jusqu'au mois de juin pouvoir l'ensemble des
00:55:23sites qui seront
00:55:24retenus aujourd'hui le budget total des jeux qui sont prévus donc donc des aps 2030 c'est 3 milliards
00:55:314 si
00:55:32on prend en compte la partie cojo et la partie solidéo 38% de financement public le reste étant du
00:55:38financement privé qu'Edgar Gropiron n'a semble-t-il pas trouvé pour le moment c'est quand même sur
00:55:43l'organisation des jeux divers on est quand même en général pas du tout sur le même montant de
00:55:48financement privé financement public en général sur les jeux divers on est plutôt autour de 60 à 80%
00:55:54de financement public pour l'organisation de ces jeux alors je veux bien qu'on soit sur l'enveloppe pour
00:55:592030 on est à 2 milliards virgule 2 et dont 600 millions oui apportés par des partenaires privés
00:56:05qui qui qui à date ne sont pas là je ne me trompe pas oui et je pense que les
00:56:10questions de
00:56:10gouvernance aujourd'hui qui se posent et qui ne sont pas seulement des questions de gouvernance
00:56:14relatives à Edgar Gropiron je tiens quand même à le préciser quand même lui que vous entendez
00:56:18demain bon avec Antoine Molina aussi Pierre-Antoine Molina le délégué interministériel mais il est aussi
00:56:23là dans un contexte de deux régions qui ont choisi de faire de l'organisation de ces jeux de ces
00:56:28jeux divers
00:56:29est ce que c'est ça le problème politique avec monsieur oui je pense que c'est que c'est
00:56:32que c'est l'une des
00:56:32raisons de la problématique d'avoir monsieur muselier monsieur pannecouc qui sont au coeur de
00:56:38l'organisation qui sont proches de monsieur gros pierron d'avoir monsieur fourcade qui a décidé de ne
00:56:42pas de ne pas aller sur cette présidence parce que il sentait que les pressions étaient trop trop
00:56:48importante et que le terrain était miné oui je pense que monsieur gros pierron n'était pas dans les bonnes
00:56:53conditions pour pour pour mener ce projet et qu'il a aussi une pression est ce qu'il reconnaît
00:57:00ça ce qu'il reconnaît qu'en fait il est pris entre le marteau et l'enclume entre deux régions
00:57:04qui
00:57:05passent pas leurs vacances ensemble en fait plutôt que de le reconnaître je pense qu'il faut aussi que
00:57:11l'état à un moment donné mette le haut là sur les envies et les désirs des rata d'une
00:57:15région ou de
00:57:16l'autre est ce que ça peut être en nommant un coprésident comme ce fut le cas en 92 à
00:57:20alberville
00:57:20avec d'un côté jean claude qui dit l'autre michel barnier vous savez l'une des critiques au
00:57:25moment où monsieur gros pierron est arrivé à la présidence c'était sa proximité politique
00:57:30avec les avec les personnes qui qui organisait qui souhaitaient l'organisation de ces jeux
00:57:36martin fourcade avait une indépendance plus importante par rapport à ses et à ses personnalités politiques de
00:57:42ces deux régions et c'est l'un des points sur lequel il faut aujourd'hui travailler puis peut-être
00:57:46un dernier
00:57:46point parce que l'on parle on parle du cio et je pense qu'on n'en parle on ne
00:57:50mentionne pas assez
00:57:51le poids du cio dans cette organisation le cio est aujourd'hui une organisation sur lequel nous
00:57:56n'avons pas de contrôle nous en tant que parlementaires quel contrôle on peut avoir aussi
00:58:00sur les activités la manière dont le cio mène les négociations avec avec les régions et c'est
00:58:05un point je pense très important j'aimerais dire que ça fait partie des questions que vous vous posez
00:58:08vous aussi sur le rôle du cio mais aujourd'hui en fait le l'ensemble du parlement est dans son
00:58:14rôle parce qu'on dit quel rôle on peut avoir sur le contrôle mais on l'a demain vous allez
00:58:17auditionner elgar gros piron nous tout mais nous auditionner n'est pas contrôler entre bien sûr
00:58:24mais sûr que c'est bien sûr mais bien sûr que c'est une et on contrôle mais nous échappent
00:58:29complètement nous on contrôle on auditionne tous les ans on va continuer de le faire comme ça on a la
00:58:33chance on a la chance d'avoir des jeux qui sont dans les territoires on s'est battu avec les
00:58:38jeux 2024
00:58:38pour dire ce n'était pas uniquement les jeux de l'île de france mais bien les jeux de la
00:58:42france
00:58:43voilà là on a les jeux qui sont du surf à tahiti voilà exactement on a cette chance d'avoir
00:58:48les
00:58:48jeux dans les territoires je redis c'est une chance pour la pour la montagne et pour la ruralité de
00:58:52montrer ce que l'on sait faire donc il faut plutôt aider qu'il est aujourd'hui il est évident
00:58:56que quand
00:58:57on voit qu'il ya des démissions c'est qu'un souci on va pas dire qu'on n'a
00:58:59pas donc il ya un souci qui
00:59:01est là une inspection qui est menée on va regarder ce qu'il en est et après l'inspection il
00:59:05ya des décisions qui
00:59:06seront prises sur ce qu'il faut faire mais tout cela est plutôt plutôt sain je trouve ce qui serait
00:59:10pas normal c'est qu'on regarde pas du tout ce qui se passe et qu'on laisse faire c
00:59:13'est aujourd'hui
00:59:14c'est pas le cas et vous c'est cette question cette question aujourd'hui de de la chance que
00:59:19cela
00:59:19représente pour les territoires de montagne aujourd'hui nous la posons aussi puisque c'est
00:59:23la transition des territoires et bien on suivra demain l'audition d'edgar gros piron devant votre
00:59:28commission au sénat merci à tous les trois tout de suite c'est bourbon express c'est le journal de
00:59:33l'assemblée nationale tout ce qui s'est passé ici aujourd'hui avec marco connu
00:59:41bonsoir marco on l'a appris juste avant le début de cette émission laurence d'écart la patronne du
00:59:46louvre a donc remis sa démission à emmanuel macron démission que le chef de l'état a accepté
00:59:51oui quatre mois après le spectaculaire cambriolage dans le plus grand musée du monde laurence d'écart
00:59:57devrait être auditionné demain devait être auditionné demain par la commission d'enquête
01:00:02sur la sécurisation des musées à l'assemblée la semaine dernière lors d'un point d'étape le
01:00:06président de cette commission d'enquête alexandre portier avait sévèrement critiqué la gestion du
01:00:12musée du louvre écoutez ce qu'il disait de la patronne du louvre sur la présidente du louvre très
01:00:19clairement il ya une liste de défaillance qui aurait déjà conduit dans pas mal de pays dans pas mal
01:00:25l'établissement un départ depuis longtemps et c'est une info lcp laurence d'écart l'audition de
01:00:31laurence d'écart prévue demain à l'assemblée est annulée laurence d'écart avait demandé le
01:00:35report de cette audition par ailleurs on l'a appris il ya quelques minutes le nouveau président du
01:00:39louvre serait nommé demain en conseil des ministres probablement ou la nouvelle directrice ou la
01:00:45nouvelle directrice un mot benjamin dirks démission quatre mois plus tard en tout état de cause
01:00:53vous pouvez en être autrement si qu'on est qu'on réfléchisse à la sécurisation de nos grands
01:00:58établissements culturels comme c'est le cas du louvre et qu'on y mette et qu'on y mette
01:01:03effectivement les moyens sur la démission de laurence d'écart non mais aujourd'hui si je
01:01:08ramène par contre à ce qu'on a à nos problèmes de jeux olympiques vous voyez comment on va vite
01:01:12par rapport on voit qu'à un moment donné peut-être un souci on auditionne dès demain voilà pour le
01:01:17louvre
01:01:18laissons faire elle avait demandé elle avait déjà posé sa démission il y a quatre mois au moment suite
01:01:24suite suite suite au vol au louvre et cette démission avait été à l'époque refusé désormais accepté et
01:01:29faire porter la responsabilité sur une seule personne me paraît quand même être un peu une solution de
01:01:35facilité encore une fois les moyens qu'on consacre à la sécurisation de nos grands établissements comme
01:01:41le louvre c'est un sujet autre sujet ça y est les députés ont quasi bouclé avec du retard l
01:01:46'examen de la
01:01:46proposition de loi pour instaurer un droit à l'aide à mourir oui le vote solennel sur l'ensemble du
01:01:51texte était prévu aujourd'hui mais il restait encore 240 amendements à examiner résultat le vote est
01:01:57reporté à demain et juste avant ce vote final deux points clés vont faire l'objet d'une nouvelle
01:02:03délibération à d'abord sur le geste létal faut-il laisser aux patients le choix entre l'auto
01:02:10administration de la substance létale ou l'administration par un tiers c'est à dire un
01:02:15médecin un infirmier la semaine dernière les députés avaient voté pour le libre choix à une
01:02:19voix près mais trois élus se sont trompés de bouton en tout cas c'est ce qu'ils ont dit
01:02:24deuxième point sensible à propos de la souffrance psychologique faut-il préciser
01:02:29qu'une souffrance psychologique seule ne suffit pas à ouvrir le droit à l'aide à mourir là aussi
01:02:35ça fait débat demain les députés vont donc se prononcer à nouveau sur ces deux points clés avant le vote
01:02:41final sur l'ensemble du texte et nous y consacrerons l'émission de demain marco on
01:02:46poursuit avec la france insoumise à l'offensive cet après midi lors de la séance de questions
01:02:50au gouvernement oui le député hugo bernalicis interpellé le ministre de l'intérieur sur les
01:02:55saluts nazis les propos racistes et homophobes signalé samedi à lyon en marche de la marche pour
01:03:01quentin de rank le militant identitaire battu à mort par des membres de l'ultra gauche plus de 3000
01:03:07personnes dont de nombreux militants de l'ultra droite ont défilé samedi et l'élu insoumis
01:03:11a dénoncé le deux poids deux mesures du gouvernement dans l'autorisation des manifestations
01:03:16je dénonce que votre ministère a fait le choix pour des raisons politiciennes de réprimer les
01:03:21mouvements sociaux pacifiques des manifestations écologistes non violentes des rassemblements
01:03:26pour la paix en palestine et quand des néo nazis défilent là non non ça ne trouble pas votre ordre
01:03:34public nous nous sommes antifascistes parce que nous sommes républicains et vous et vous et voici
01:03:42la réponse du ministre de l'intérieur laurent dougnès vous le savez très bien et vous êtes bien placé pour
01:03:47le savoir je ne peux interdire des manifestations que quand il ya des risques de troubles à l'ordre
01:03:51public et qu'en plus je ne suis pas en mesure de les contenir donc j'ai apprécié j'ai
01:03:56apprécié en
01:03:57conscience et j'ai considéré qu'il n'y avait pas lieu d'interdire ce rassemblement pour autant est ce
01:04:03que
01:04:03cela veut dire que nous partageons les gestes et les propos inacceptables évidemment non et j'ajoute
01:04:09que le parquet de lyon a ouvert deux enquêtes pour les salus nazis et les injuracistes constatés
01:04:14pendant la marche l'affaire n'a pas fini de faire des remous à l'assemblée et justement toujours en
01:04:18lien avec l'affaire quentin de rang que la présidente de l'assemblée nationale il est bon pivet a annoncé
01:04:22que désormais les assistants parlementaires n'auront plus le droit de travailler sous un
01:04:26pseudonyme sous un faux nom oui parce que la semaine dernière on apprenait que des collaborateurs
01:04:31parlementaires utilisés des pseudos pour travailler à l'assemblée c'était le cas de l'un des collaborateurs
01:04:36du député insoumis raphaël arnaud connu dans les couloirs du palais bourbon sous le pseudo de
01:04:41robin michel une pratique scandaleuse pour yaël brun pivet j'ai interdit l'utilisation de tous les
01:04:47pseudos à l'assemblée nationale et c'est fait c'est pas demain c'est fait on a passé tous
01:04:52les contrats en revue
01:04:53et on a signifié à ce qui était concerné la fin de cette pratique alors au final ça concerne
01:04:59combien de personnes on a un peu enquêté moins de dix collaborateurs parlementaires sont concernés
01:05:03selon le cabinet de yaël brun pivet des assistants parlementaires qui utilisait leur pseudo pour leur
01:05:09adresse mail leur badge mais c'est important de le préciser ils étaient bien sûr enregistrés sous leur
01:05:15véritable identité dans les fichiers de l'assemblée d'ailleurs le cabinet de la présidence précise vous allez
01:05:21voir ce verbatim il ne faut pas faire croire qu'on fait entrer n'importe qui à l'assemblée ce
01:05:27n'est
01:05:27pas l'auberge espagnole c'est bien de l'avoir précisé marco paumier c'est votre vrai nom oui c
01:05:31'est le
01:05:31pseudo merci marco merci à tous les trois d'être venus ce soir dans chaque voix compte merci fanny
01:05:36merci olivier cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30 et vous la retrouvez aussi en
01:05:41replay sur lcp.fr et sur les plateformes de podcasts chaque voix compte revient évidemment demain en direct à
01:05:4719h30 dans un instant cd badoc et jean-pierre grassien passer une excellente soirée sur la 8 à demain
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01:05:59Musique
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