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  • il y a 9 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Frédéric Ploquin, journaliste d'investigation et auteur, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:05On va revenir sur l'affaire Epstein avec Frédéric Ploquin, notre confrère spécialisé dans les affaires de police-justice et
00:10du grand banditisme.
00:12Epstein, les secrets de la filière française, est aux éditions du Nouveau Monde.
00:15Bonjour Frédéric, je voudrais vous faire écouter quelqu'un, parce qu'on n'a pas beaucoup d'éléments sonores concernant
00:21l'affaire Epstein,
00:22sauf une personne qui s'est exprimée très récemment, c'est Daniel Siad, celui que l'on présentait comme étant
00:28l'un des fournisseurs de jeunes filles à Epstein
00:32quand il venait à Paris, auprès aussi de l'agent de mannequin Jean-Luc Brunel, voilà ce qu'il disait.
00:38Mes relations avec M. Epstein étaient strictement professionnelles.
00:43Quand il venait à Paris, quelquefois, j'organisais des castings justement pour Victoria's Secret.
00:49Donc combien de jeunes femmes vous lui avez présentées ?
00:51Je pense que pas plus d'une dizaine, de dix à quinzaines de mannequins, de françaises et des étrangères.
00:59Donc ce qui s'est passé dans l'appartement et ce qui est décrit par certaines jeunes femmes, vous n
01:03'avez pas vu ?
01:04Jamais, jamais ça s'est passé quelque chose avec moi, à ma présence.
01:10Là, j'ai envie de dire, c'est le volet français qui vous a intéressé, Frédéric.
01:14D'ailleurs, il y a une instruction toujours en cours, même si paradoxalement, les personnes impliquées sont mortes.
01:20Rappelons qu'Epstein est mort en prison, mais Jean-Luc Brunel également, puisqu'il s'est suicidé en détention en
01:282022.
01:29Donc cette enquête, c'est pour dire quoi ? C'est pour mener vers où ?
01:33Écoutez, moi, d'habitude, je traque effectivement d'autres sortes de criminels.
01:37Je m'intéresse aux trafiquants de drogue, je m'intéresse à toutes sortes, aux voyous en général, aux braqueurs de
01:42bijouterie.
01:42Et quand j'ai découvert cette affaire, je me suis dit qu'il fallait mettre la force du journalisme d
01:47'investigation au service de ces victimes.
01:49Donc je me suis attelé à aller chercher tout ce qu'on pouvait lire, tout ce qui pouvait se trouver
01:55dans les archives de la police et de la justice.
01:58Et là, j'ai compris que contrairement à ce qu'on essayait de nous faire croire, l'affaire, on va
02:03dire, Epstein-Brunel n'était pas strictement une affaire américaine,
02:07mais aussi une affaire bel et bien française. Et comme je suis journaliste depuis 40 ans, j'ai décidé d
02:15'essayer de raconter pourquoi et comment Paris, capitale de la mode,
02:20Paris rêve de toutes ces jeunes filles mannequins qui imaginaient toutes en arrivant dans cette capitale vivre un conte de
02:28fées
02:28et qui se sont retrouvées véritablement dans la maison de l'horreur.
02:34La maison de l'horreur, c'est ce fameux appartement ?
02:38La maison de l'horreur, c'est d'une manière générale tous les endroits où en fait ces prédateurs sexuels
02:43ont achevé, on va dire, ont violé leurs victimes.
02:48Donc j'ai décidé de raconter ce berceau, on va dire le berceau du crime, et c'est pas Palm
02:54Beach en Floride, c'est pas New York,
02:56le berceau du crime du réseau pédocriminel international monté par Jeffrey Epstein, c'est Paris.
03:01Pourquoi ? Parce que, d'ailleurs je pense que c'est pas pour rien qu'il avait acheté cet appartement
03:06au 22 avenue Foch, particulièrement grand et 800 mètres carrés, c'est ça.
03:10800 mètres carrés, les policiers, je rappelle quand même, quand ils ont fait la perquisition, se sont perdus dans l
03:14'appartement
03:15et ont été obligés de s'appeler au Toki Volki pour se retrouver.
03:18Donc vous imaginez comment les filles là-dedans pouvaient être égarées et comment ça a été compliqué pour certaines même
03:23d'en sortir
03:24et de retrouver la porte de sortie, tout simplement.
03:26Donc en fait, Paris, c'était à la fois le réservoir en chair fraîche, on va dire, entre guillemets,
03:33de ces prédateurs sexuels, c'était le mirage dans lequel tombaient toutes les victimes,
03:41et tout cela n'a pas commencé récemment, c'est ça que j'ai voulu montrer et raconter.
03:45Tout ça commence finalement, pour moi, dans le Paris des années 80, où il y a une grande liberté, entre
03:52guillemets,
03:54liée sur les années de Mitterrand, les années de la fête de la musique, de Jack Lang, etc.
03:58Et dans les boîtes de nuit...
03:59C'est les années où les top modèles deviennent des méga-stars aussi.
04:02Exactement, c'est dans ce moment-là.
04:05Elles sont dans les clips, on les voit partout, elles sont très valorisées.
04:08Absolument, et j'ai connu, j'ai approché des gens qui animaient à l'époque la nuit parisienne,
04:13et en fait, c'est là-dessus que je fais démarrer un peu cette grande dérive,
04:19c'est que dans les boîtes de nuit parisienne, au bain-douche ou ailleurs, dans ces années-là, ces années
04:2380,
04:24on avait un certain nombre de patrons d'agences de mannequins, ils étaient au moins trois ou quatre,
04:28qui étaient les rois de leur milieu, qui faisaient rentrer les filles gratuitement,
04:32qui s'entouraient, donc il y avait des grandes tablées, où ces patrons étaient entourés d'une dizaine,
04:39parfois d'une quinzaine de jeunes filles, très jeunes,
04:43qui... il y avait de la cocaïne sur les tables, et la liberté ne s'arrêtait pas là.
04:47Bon, la liberté s'arrêtait jusqu'au fait que ces hommes abusaient, voulaient abuser,
04:53c'était ça l'idée, abuser de ces jeunes filles, et celles qui ne voulaient pas,
04:56celles qui ne voulaient pas justement, disons, accepter le jeu, le deal,
05:01tu vas te retrouver à la une des journaux, mais d'abord il faut coucher,
05:05celles qui refusaient se retrouvaient parfois avec une petite pilule dans le verre,
05:09perdaient à moitié... elle ne perdaient pas complètement connaissance,
05:12mais elle perdait le contrôle d'elle-même, elle se retrouvait,
05:15elle se réveillait totalement dans la chambre d'un de ses patrons d'agents.
05:19Est-ce que c'était un réseau pédocriminel ou un réseau de prostitution ?
05:23C'est plutôt justement... c'est aussi pour ça que j'ai décidé de m'intéresser à ces victimes,
05:27parce que personne ne les a entendues, personne ne les a écoutées pendant 20 ans,
05:30un peu comme si on se disait globalement, dans ce milieu de la mode,
05:35que bon ok, tu veux devenir mannequin, ça fait partie du jeu,
05:39tu vas coucher, puis tu l'acceptes, puis d'ailleurs tu regardes comment tu te montres,
05:42et puis d'abord...
05:42Donc il y a une espèce d'abus, de détournement total de l'objet,
05:45c'est-à-dire que... vous savez quand ces patrons doivent choisir une femme, son profil,
05:51il y a une séance obligée, un passage obligé, qui s'appelle le test photo,
05:58le shooting on va dire, donc on amène la jeune fille dans une pièce, dans un appartement,
06:03on lui demande de retirer ses vêtements,
06:05si elle n'enlève pas tout, on insiste un petit peu,
06:07on lui dit écoute, nous on a besoin de voir un petit peu toutes tes formes,
06:11pour voir si tu vas pouvoir faire la une des gens...
06:12Donc là, pour moi, c'est le début de l'emprise qui est mise sur ces femmes,
06:18on s'approprie leur corps à ce moment-là,
06:21on va pouvoir abuser de leur corps derrière dans un deuxième temps,
06:23et je vais vous dire aussi, un des trucs de cette emprise,
06:27c'est l'idée que souvent, il y avait une volonté, pour moi très nette,
06:34de les fragiliser, on leur disait écoute là, les hanches, les seins,
06:37il y a un petit peu de trop, etc.,
06:38et de les plonger dans une forme d'anorexie qui faisait partie du contrôle,
06:44justement, mental de ces filles, de leur demander de maigrir un petit peu, en gros.
06:48Alors, elles arrivaient à Paris, souvent de l'étranger,
06:51parlant pas la langue française, pas un sou en poche,
06:54elles qui demandaient même pour manger,
06:56elles étaient contentes d'aller en boîte de nuit, évidemment, gratuitement,
07:01et elles étaient, il faut bien le dire, le profil, c'est ça,
07:04le profil de ces victimes, coupées de leur famille,
07:07seules à Paris, avec un rêve en tête,
07:11et finalement, très très jeunes.
07:12De la naïveté aussi ?
07:14Une forme, probablement une forme de naïveté,
07:17et ils ont joué là-dessus, parce que ça compte énormément sur le fait
07:20qu'ils ne sont jamais tombés,
07:22et qu'il y a eu cette construction d'une forme d'impunité,
07:26ils se sont dit, jamais on ne nous atteindra,
07:27parce que ces femmes, une fois qu'elles ont été abusées,
07:30elles sont rentrées chez elles,
07:32que ce soit dans la campagne, en France,
07:34parce qu'elles ne venaient pas toutes de l'étranger,
07:36ou dans leur pays d'origine,
07:38et là, elles se sont senties toutes,
07:41elles ont toutes culpabilisées,
07:43c'est-à-dire, toutes ont été marquées, frappées,
07:45disent la même chose,
07:47c'est en gros, on s'est senties coupables,
07:51on s'est fait avoir, on s'est fait rouler,
07:52donc on a été naïfs,
07:54et donc on ne parle pas.
07:55Donc on a honte.
07:55– Mais la question, c'est pourquoi elles ne s'en vont pas, en fait ?
08:00Pourquoi elles restent, parce que c'est la question ?
08:03– Écoutez, c'est pour ça que j'ai parlé de l'emprise,
08:06c'est-à-dire qu'elles sont effectivement sous emprise,
08:09c'est un mécanisme très difficile à expliquer,
08:11j'ai essayé de…
08:12– Non, mais il n'y a pas de relation amoureuse,
08:13alors c'est quoi, c'est l'emprise, parce que…
08:15– La peur ?
08:15– C'est une emprise de toutes les formes,
08:18il y a celles dont on ne touche pas le corps tout de suite,
08:21mais on commence par leur donner Jeffrey Epstein,
08:23comme Jean-Luc Brunel, c'était le même système,
08:26si on leur donne une carte bleue,
08:28allez, va faire des courses, va t'acheter ceci, cela,
08:30elles croient à leur rêve, elles veulent y croire,
08:32et à un moment donné, et c'est vrai que ça peut surprendre,
08:35ça peut surprendre effectivement quand on n'est pas de ce monde,
08:38mais il y a des jeunes filles qui vont rester,
08:42entre guillemets, esclaves sexuelles,
08:44alors qu'elles ont, voilà, elles savent très bien que…
08:47en espérant, je ne sais quoi,
08:48on a l'impression qu'elles sont tombées…
08:50– C'est de la Constitution ?
08:51– Pas pour…
08:52– Non, pour 99% des cas,
08:56justement, ce n'est pas de la Constitution admise, acceptée,
09:00c'est vraiment l'emprise totale,
09:01il y a un cas,
09:03il y a un seul cas sur les 30 cas que je décris,
09:05que je raconte,
09:06il y a juste le cas d'une femme,
09:07dont on peut considérer qu'effectivement,
09:09elle a accepté un logement, etc.,
09:11en échange de services…
09:12– Il y a quand même 4 femmes qui sont des victimes d'Epshine,
09:17qui se plaignent de votre livre,
09:20parce qu'elles parlent de violation de la vie privée,
09:22puisque vous racontez ce qu'elles ont subi,
09:24vous avez eu accès à des PV d'audition,
09:28leur prénom est donné,
09:30le détail des violences sexuelles subies,
09:34voilà…
09:34– Est-ce que vous leur répondez à ces 4 hommes ?
09:36Il y a même une avocate qui veut porter plainte,
09:38qui représente ces 4 victimes.
09:40– Bon, cette avocate, effectivement,
09:41moi je l'ai appelée au début de mon enquête,
09:43bon, il y avait deux possibilités,
09:46soit, comme journaliste d'investigation,
09:48vous retournez voir les victimes,
09:49et vous leur dites,
09:50« Reracontez, revivez avec moi »,
09:51donc vous allez partout où elles habitent aujourd'hui,
09:53etc., 20 ans après les faits,
09:55vous allez les voir,
09:57et vous leur demandez de raconter les faits
09:58tels qu'elles pourraient les raconter aujourd'hui.
10:01– Soit, et c'est le choix que nous avons fait avec l'éditeur,
10:05en fait, j'ai voulu utiliser et montrer,
10:08exposer la matière brute,
10:10c'est-à-dire ce que les policiers eux-mêmes,
10:12et non un journaliste d'investigation
10:13qui a les moyens qu'il a,
10:14qui n'est pas forcément capable de déterminer le vrai du faux,
10:18vous en parliez tout à l'heure à propos de l'affaire Bruel,
10:20on s'est, bon, voilà, vous vous retrouvez face à une victime,
10:23vous êtes dans l'émotion totale,
10:25là, ce qui importait pour moi,
10:27c'était de faire revivre un dossier,
10:29donc des témoignages recueillis
10:31par des policiers spécialisés
10:34qui, donc, ont pris soin de,
10:37même peut-être de bousculer,
10:39parce que moi, je n'aurais jamais osé faire ces victimes
10:40pour être sûr que ça soit passé comme ci, comme ça, etc.
10:43Donc, en fait, c'est un dossier à l'affaire, Epstein,
10:47où il y a tellement de désinformation,
10:49tellement de fake news,
10:50tellement de fantasmes,
10:52que moi, je me suis dit,
10:53comme journaliste d'investigation,
10:54je ne pouvais pas me permettre ça,
10:56et donc, c'est un retour aux faits,
10:58retour aux faits bruts,
10:59et par ailleurs, effectivement,
11:01bon, il n'y a aucune identité
11:03qui est donnée des jeunes filles,
11:04aucun nom, il y a deux prénoms,
11:06uniquement les prénoms de jeunes femmes
11:09qui se sont exprimées dans leurs propres médias,
11:11dans leurs propres pays,
11:11qui se sont exprimées à la télévision,
11:13qui ont même fait des livres
11:14et qui ont déjà tout raconté.
11:15Mais sinon, voilà, donc...
11:17– Il fallait briser l'Omerta.
11:18– Et voilà, l'idée, c'était de briser l'Omerta.
11:20– Emmanuel Zorah, Abel.
11:21– Moi, je dirais que dans votre livre,
11:23vous égrayez une foultitude de faits divers,
11:25tous plus lamentables les uns que les autres.
11:28Je reprends le mot à l'instant d'Alain Marshall,
11:30qui dit qu'il y a beaucoup de fantasmes
11:31par rapport à cette affaire internationale, Epstein,
11:33et il n'y a pas que du grandiose,
11:35parce que quand vous révélez
11:36qu'Epstein lui-même, à la gare Montparnasse,
11:39à bord d'une jeune fille
11:42pour essayer de l'emmener chez lui
11:43avec des propositions malhonnêtes,
11:45on est loin du grandiose des Bahamas ou du Jet.
11:49– Je vous remercie d'avoir relevé ce détail,
11:50parce que moi, ça m'a énormément frappé,
11:52c'est pour ça que je l'ai mis dans le livre.
11:53Vous imaginez, ce Jeffrey Epstein,
11:55il est tellement à cran, tellement à court,
11:57il a tellement besoin,
11:58qu'il va lui-même,
11:59c'est là, c'est même plus les rabatteurs
12:01comme celui qu'on a écouté tout à l'heure,
12:02c'est même plus Jean-Luc Brunel,
12:04son principal poisson pilote,
12:05c'est lui-même qui va, gare Montparnasse,
12:07qui aborde une jeune fille parce qu'elle lui plaît,
12:08qui lui dit « je vais porter tes valises,
12:10il fait un peu chaud, tu vas où ? »
12:12Moi, je peux t'aider, etc.
12:13C'est-à-dire que c'est vraiment le rat du bitume.
12:17– Le mec qui est accro, en fait.
12:18– Moi, je dirais,
12:20parce que c'est un sujet qui m'invite à une grande sobriété,
12:23parce que je trouve ça tellement lamentable,
12:26c'est un milieu malsain,
12:28avec aussi beaucoup de mythomanie.
12:30– C'est pour ça que moi,
12:31je m'en suis tenu vraiment strictement au fait,
12:33précisément pour ça,
12:34parce que c'est trop fragile,
12:36c'est trop volatile,
12:38il y a trop d'exploitation,
12:38et donc si on s'en tient strictement
12:40à ce que des policiers professionnels ont récolté,
12:43là, on est bon.
12:44Et moi, je me suis dit,
12:45ces jeunes femmes ont été privées de procès
12:48par le suicide de Jean-Luc Brunel,
12:51qui n'est que la conséquence, à mon avis,
12:53de la mort de Jeffrey Epstein
12:55dans sa cellule de prison aux États-Unis.
12:57C'est une espèce de suicide par ricochet.
12:59Donc, je ne sais pas comment Jeffrey Epstein est mort,
13:01si il s'est vraiment suicidé ou pas.
13:03Toujours est-il que son poisson pilote français,
13:05son bras droit français,
13:06lui, Jean-Luc Brunel, s'est bel et bien suicidé
13:08dans le quartier VIP de la Santé,
13:11je commence le livre avec cela.
13:12Et au moment de se suicider,
13:14c'est ça qui m'a motivé pour faire ce livre,
13:15il prive ces jeunes femmes d'un procès aux assises
13:19où elles auraient précisément pu exposer
13:21et dire au public ce qui avait été fait par ces hommes.
13:25Ce qui est frappant,
13:27c'est que vous dites que ça part des années 80,
13:30c'était quand même assez ancien,
13:33et que c'est un système qui était tellement bien organisé
13:36autour de l'emprise des jeunes filles,
13:37un espèce d'esclavage moderne sur fond de contes de fées promis
13:42qui n'arrivent jamais, finalement, c'est plutôt l'enfer.
13:45Mais quand même, outre la pathologie de ces ordures,
13:50c'est comme ça que je les appelle.
13:51Oui, c'est les clics ordurières, on est d'accord,
13:52c'est comme ça que je les présente.
13:53Outre la pathologie de ces ordures,
13:55il y a quand même un énorme système de complicité,
13:58mais incroyable, c'est obligatoire.
14:01Une histoire ne peut pas durer autant de temps
14:04avec une ramification aussi importante
14:07s'il n'y a pas énormément de gens qui se taisent,
14:09qui disent rien, qui voient, etc.
14:13Qui sont les complices, alors ?
14:14Est-ce qu'il y a des personnalités ?
14:16Est-ce qu'à Paris, il a été protégé politiquement ?
14:20C'est aussi pour ça que je fais ce livre,
14:21que je révèle ces témoignages.
14:23C'est pour que toutes ces personnes
14:24qui les ont protégées et couvertes
14:26réalisent ce qui s'est vraiment passé.
14:27Donc il y a au moins deux types de personnes.
14:30Il y a d'abord le milieu de la mode,
14:33qui tient à son jouet.
14:34Paris, capitale de la mode,
14:35ça rapporte énormément d'argent.
14:37On couvre tout,
14:38on couvre ces petits rois-telets,
14:40ces petits princes de la mode, etc.
14:41qui découvrent, entre guillemets, des talents.
14:45Donc il y a d'abord le milieu de la mode.
14:46Et autour, il y a tous ceux...
14:48Parce qu'en fait, le système Epstein-Brunel,
14:50c'est aussi des dizaines et des dizaines
14:53de personnes qui vont être plus ou moins compromises.
14:57On va dire que c'est un système de compromission générale
14:59entre ceux qui ont profité des jeunes filles directement
15:03et ceux qui étaient là, pas très loin,
15:05et qui au moins profitaient de leur présence
15:07d'une manière ou d'une autre
15:07et qui n'ont jamais rien dit.
15:09Et quand j'entends notre témoin tout à l'heure
15:11à dire, moi, je n'ai rien vu, je ne savais pas, etc.
15:13Je vais me contenter.
15:14En fait, c'est une défense.
15:15Je vais juste...
15:16Je vous donne un exemple.
15:17Dès que vous arrivez quelque part,
15:18il y a une hôtesse d'accueil.
15:19Je ne sais pas, elle est là,
15:20elle bosse, c'est son boulot.
15:21Elle est hôtesse d'accueil.
15:23Même si elle n'a rien à voir avec le...
15:26Elle sait.
15:27Elle voit.
15:28Elle connaît.
15:29L'hôtesse d'accueil,
15:30c'est-à-dire de l'employé
15:31qui ouvre la porte jusqu'à l'hôtesse d'accueil.
15:32Les majordomes, les...
15:34Mais pourquoi ces gens ne parlent jamais ?
15:36Mais il y a des noms qui ont été signés
15:38de personnalités.
15:39Jack Lang.
15:40Jack Lang, lui, c'est plus...
15:42Parce qu'il y a une double...
15:43Il faut savoir qu'on a affaire
15:44à des criminels,
15:46à des délinquants sexuels,
15:47mais aussi, à travers Jeffrey Epstein,
15:49à de grands escrocs
15:50et à des délinquants financiers.
15:53Donc, le volet langue,
15:55a priori,
15:55de ce qu'on en sait pour l'instant,
15:57c'est plutôt un volet strictement financier.
15:59Et donc, il s'agit de financer,
16:01notamment, des projets à la gloire
16:03de ces personnes, etc.
16:04Il y a beaucoup de noms de personnalités
16:05qui ont été cités,
16:06françaises ou américaines,
16:08mais si je comprends bien,
16:09Jeffrey Epstein,
16:10ce n'était pas quelqu'un
16:11qui organisait, en gros,
16:12des partous avec des jeunes filles
16:13et plein de personnalités qui venaient.
16:15Déjà, c'était pour sa propre...
16:17Absolument.
16:19Ou celle de quelques-uns
16:20de ses proches,
16:21comme le prince Andrew.
16:22Oui, mais...
16:23Mais il s'est pris en photo
16:25avec beaucoup de monde.
16:26Alors, c'est tous les gens
16:27qui sont sous les photos,
16:28on doit les incriminer.
16:29Eh bien, justement,
16:29réponse de Frédéric Ploquin
16:31dans un instant.
16:31Il reste avec nous.
16:32Epstein, les secrets
16:33de la filière française
16:33d'édition du Nouveau Monde.
16:34Encore des questions à lui poser
16:35à propos de ce dossier.
16:37Abel Boyer aussi veut en parler.
16:38Restez avec les GG.
16:39A tout de suite.
16:39Il est 11h.
16:401, 2, 3, 4 !
16:58Frédéric Ploquin est avec nous.
17:00Frédéric Ploquin avec ce livre
17:02sur l'affaire Epstein.
17:03Epstein, les secrets de la filière française.
17:05Restez aux éditions de Nouveau Monde
17:06parce que ce que dit Frédéric,
17:08c'est que l'affaire Epstein
17:09en a beaucoup vocalisé
17:10sur les Etats-Unis
17:11mais que finalement,
17:11c'est peut-être même essentiellement
17:13une affaire française.
17:15Et là, on était juste avant
17:16sur les personnalités
17:18qui ont peut-être couvert Epstein
17:20ici à Paris.
17:24Qu'en est-il vraiment alors ?
17:26Jeffrey Epstein,
17:27non seulement fréquentait effectivement
17:30les plus grands,
17:31les puissants de ce monde,
17:32que ce soit des membres
17:33des services des renseignements,
17:35des chefs,
17:36des responsables,
17:36des hauts responsables politiques
17:39en faisant attention à chaque fois
17:40d'être dans les deux camps.
17:42Aux Etats-Unis,
17:42il y avait autant d'amis démocrates
17:43que d'amis républicains.
17:45En France,
17:46il décidait de...
17:47Comment ça servait ses affaires ?
17:48C'est quelqu'un qui aimait
17:50s'entourer d'hommes puissants
17:51et alors le plus frappant,
17:54c'est qu'il ne le cachait pas,
17:55il l'affichait.
17:56Et donc quand vous visitez,
17:57quand les policiers ont visité
17:59son appartement du 22 avenue Foch,
18:02c'était sa plateforme parisienne
18:03là où il aurait peut-être pris
18:04un jour sa retraite,
18:05je ne sais pas.
18:06En tout cas,
18:06quand ils l'ont visité,
18:07il y a plusieurs choses
18:08qui les ont frappées,
18:08c'est que d'abord,
18:09il y avait des photos
18:10de jeunes filles,
18:11de très jeunes filles
18:12absolument partout
18:13dans tous les placards,
18:13dans toutes les salles de bain,
18:14dans tous les...
18:15Même aux murs !
18:16Y compris...
18:17C'était pas caché,
18:17c'était sur les murs !
18:18C'était pas caché,
18:18c'était absolument partout
18:19et notamment dans cette fameuse
18:22salle de massage
18:23qui était vraiment le lieu du crime.
18:24C'était le sien,
18:25c'était sa salle quoi.
18:26Et sa salle de massage,
18:27je pense qu'il ne la partageait pas
18:28et c'était son obsession quoi.
18:30En gros,
18:30c'était le viol
18:31dans le cadre
18:32de pseudo-massage.
18:34Mais dans cet appartement,
18:35il y a ça.
18:36Il y a une décoration
18:36qui est assez étonnante
18:38d'un point de vue psychologique
18:39et qui en dit long
18:39sur le bonhomme,
18:40c'est qu'il y a essentiellement
18:42des références au monde animal.
18:44Il y a des espèces de carapaces,
18:45des têtes,
18:46des ossements,
18:47des choses...
18:48Il y a énormément
18:49de peaux de léopard,
18:50des choses qui sont très animales.
18:53Et troisièmement,
18:54il y a effectivement,
18:55quasiment dès le vestibule,
18:58une multitude de photos
18:59de Jeffrey Epstein
19:00avec des personnalités.
19:02Alors,
19:02il est avec,
19:03effectivement,
19:04avec Woody Allen
19:04et Roman Polanski,
19:05par exemple.
19:06Il est avec
19:08Donald Trump jeune.
19:10Il est avec
19:11un certain nombre
19:12de hauts responsables,
19:14notamment
19:15des services de renseignement,
19:16que ce soit
19:17côté israélien
19:18que côté arabe.
19:19Donc,
19:20comme s'il voulait montrer
19:21à tout le monde,
19:22parce que là,
19:22on ne peut pas l'ignorer
19:23quand on rentre chez lui.
19:25On voit tous ses visages,
19:26on voit tous ses personnages.
19:27On se dit,
19:28je veux dire,
19:28le visiteur se dit,
19:29on est chez un homme
19:30très, très, très puissant.
19:32Intouchable,
19:33probablement.
19:33Et je crois que c'est ça
19:34le message qu'il envoie
19:35par cette décoration,
19:37c'est je suis puissant,
19:38je suis intouchable,
19:39je suis au-dessus de vous,
19:40de tous,
19:41et je fais ce que je veux.
19:42Oui, c'est ça.
19:43Abel Boyy.
19:44Ce qui m'a plu dans le livre,
19:46bon,
19:46je vous l'ai dit
19:47à plusieurs reprises,
19:47je suis un fan absolu
19:48de votre travail,
19:49de toute façon.
19:50Il y a quand même
19:50plusieurs fils conducteurs
19:51qui sont disséqués
19:52en parallèle.
19:53Il y a le parcours
19:53de Brunel,
19:54où il y a quand même
19:55des fréquentations
19:57sulfureuses
19:57bien avant Mitterrand.
19:58Vous parlez de Claude François
20:00et de David Hamilton.
20:01Giscard qui ferme les yeux
20:03sur certaines choses.
20:04Je laisse les gens
20:04lire le livre.
20:06Woody Allen,
20:07Roman Polanski.
20:08En 88,
20:08il y a ce documentaire
20:09aux Etats-Unis,
20:10American Models in Paris,
20:12où déjà plusieurs top modèles
20:14se plaignent
20:14d'agressions sexuelles
20:15et de viols,
20:16avec Brunel
20:17qui est au centre névralgique
20:18de la chose.
20:19Il y a donc Epstein
20:20et Ghislaine Maxwell
20:21dont vous précisez
20:22ce qui est intéressant
20:23psychologiquement.
20:24Ghislaine Maxwell
20:25qui ne correspond pas
20:26du tout aux critères
20:27de beauté
20:27ni de Epstein
20:29ni de Brunel
20:29et c'est elle
20:30qui devient un petit peu
20:31la rabatteuse aussi,
20:32le centre névralgique
20:33de cette chose.
20:34Moi, j'ai plusieurs questions.
20:36Pourquoi est-ce qu'aux Etats-Unis,
20:38on s'est plus intéressé
20:39à ce qui se passait
20:40en France
20:41qu'en France même ?
20:42Parce que pour moi,
20:42on a fait un focus
20:43sur Jacques Lang,
20:44ça c'était de l'enfumage
20:45pour moi.
20:45Et surtout,
20:46on a fait comme si
20:47on découvrait l'histoire.
20:48Aux Etats-Unis,
20:49ils ont beaucoup cherché
20:50à savoir
20:50ce qui se passait
20:51au niveau français
20:52parce qu'Efstein
20:53il passait six mois
20:54quand même à Paris.
20:56Et ma deuxième question,
20:57c'est il y a le fil conducteur
20:58de la police judiciaire
20:59où on voit qu'à toutes les époques,
21:01la police judiciaire
21:02découvre énormément de choses
21:03et on a l'impression
21:04qu'elle est freinée.
21:05Voilà, donc est-ce qu'elle a été freinée
21:07par le pouvoir politique,
21:08le pouvoir judiciaire ?
21:09Donc voilà,
21:10parce que la police judiciaire
21:11est au courant de tout
21:11quasiment dès le début
21:13à chaque fois.
21:13C'est vrai que ça c'est assez,
21:15c'est un des fils conducteurs,
21:16c'est-à-dire comment
21:17pendant 30 ans
21:19sans qu'il ne se passe rien,
21:20comment on a pu avoir
21:21ces documentaires anglo-saxons
21:23qui pointaient du doigt
21:24Jean-Luc Brunel
21:25et qui disaient
21:25ben regardez,
21:26avec des personnes,
21:27des jeunes femmes
21:27qui témoignaient masquées
21:29et qui racontaient
21:30comment elles avaient été
21:32victimes de viols
21:33par soumission chimique.
21:35À aucun moment effectivement
21:36ni le parquet de Paris
21:38ni personne ne s'est soucié
21:40de quoi que ce soit.
21:41Personne n'a porté plainte.
21:43Il y avait une protection
21:43politique ou pas ?
21:44Est-ce qu'il y avait des consignes
21:45où vous ne touchez pas
21:46à Brunel ?
21:48Je pense que c'est une espèce
21:49d'auto-contrôle,
21:50d'auto-censure globale.
21:51Je ne sais pas si...
21:53Je n'ai pas réussi
21:54à démontrer
21:55qu'il y ait un homme politique
21:56qui à un moment donné...
21:57Je ne pense pas
21:58que ça se passe comme ça.
21:58Je pense que personne ne bouge,
22:00personne n'ose bouger.
22:00On a des hommes puissants
22:01en face.
22:02Et vous disiez
22:03qu'effectivement
22:04les Américains
22:06se sont plus intéressés
22:07à ce qui s'est passé
22:08en France
22:08que nous-mêmes.
22:09Mais il y a une raison simple,
22:10c'est que ça les empêchait peut-être,
22:11ça leur évitait peut-être
22:13de s'intéresser davantage
22:14à ce qui se passait
22:14aux Etats-Unis.
22:15Donc chacun va chercher
22:16chez l'autre
22:17ce qu'il cherche.
22:18Et là, aujourd'hui,
22:18ce que je constate,
22:19ce qu'on constate
22:19dans cette enquête criminelle
22:20quand même,
22:21c'est qu'au moment
22:23où la justice française
22:25a cherché auprès de l'aide,
22:27on va dire auprès
22:28de la justice américaine,
22:29au moment où on a fait
22:30ces demandes d'entraide
22:32judiciaire internationale,
22:33le FBI a littéralement
22:35fermé le couvercle
22:36et n'a pas coopéré.
22:37Elle est finie l'affaire Brunel ?
22:39Ou pas ?
22:40L'affaire Brunel, pardon,
22:40l'affaire Epstein.
22:41Est-ce qu'elle est terminée ?
22:43Parce qu'on continue de lire,
22:47ça intéresse.
22:47Il y a une enquête encore en cours.
22:48Ça fait fantasmer,
22:50il y a une enquête en cours,
22:51mais est-ce que ça va aller loin
22:53finalement ou pas, Frédéric ?
22:54Justement, au moment où nous,
22:56on décide...
22:56Les protagonistes sont morts.
22:57Au moment où on fait ce livre,
22:58on décide de faire ce livre,
23:00l'enquête était terminée.
23:02Il était précisément,
23:02les procès-verbaux étaient oubliés,
23:04tout était sous le boisseau,
23:06tout avait été dissimulé et caché,
23:08et c'est la raison pour laquelle
23:10on a décidé de mettre
23:11les pieds dans le plat
23:11et d'aller tout chercher,
23:13de tout dévoiler.
23:14Aujourd'hui,
23:16sous la pression,
23:17et parce qu'il s'est...
23:19À cause des informations
23:20en provenance des États-Unis,
23:21la justice française a décidé,
23:23le parquet a décidé
23:25de ressusciter ce dossier,
23:27et donc de faire,
23:28de faire d'une certaine manière,
23:30peut-être, en tout cas,
23:31espérer aux victimes
23:32qu'un jour, pourquoi pas,
23:34il y aurait un procès.
23:35Mais ça, c'est nouveau,
23:35ça vient de se décider.
23:38Et donc, il y a eu l'ouverture
23:39il y a quelques jours à Paris
23:40d'une enquête préliminaire,
23:43c'est-à-dire qu'il n'y a pas encore
23:44de juge d'instruction,
23:44qu'il n'y a pas de service de police
23:45qui est saisi,
23:46que les juges ont décidé d'enquêter,
23:49et ils vont probablement essayer
23:50de rechercher tous les témoins
23:52qui sont cités,
23:53notamment dans ce livre,
23:54et qui n'ont jamais parlé jusqu'à présent.
23:56– Et l'appartement Avenue Foch,
23:58il est sous-scellé,
23:58il a été racheté,
24:00qu'est-ce qu'on sait,
24:01c'est 800 mètres carrés,
24:0222 Avenue Foch alors ?
24:03– Alain voulait faire une offre.
24:06– Non mais Jeffrey Epstein,
24:08dans sa toute puissance,
24:09a tout organisé,
24:09tout prévu,
24:10il avait organisé son héritage,
24:11il avait organisé la distribution
24:13de sa fortune colossale,
24:14il a organisé la suite,
24:17si vous voulez,
24:17l'achat du silence,
24:18en redistribuant,
24:19il avait une armée d'avocats
24:20autour de lui,
24:21et quand il est mort,
24:22rien ne s'est arrêté,
24:23tout a continué pratiquement normalement.
24:24– Le système a perduré
24:26pour gérer en tout cas les biens,
24:28distribuer de l'argent
24:29à ceux qui pouvaient parler,
24:30probablement aussi,
24:33notamment à Guylaine Maxwell,
24:35qui est l'autre française du dossier,
24:36et l'ancienne épouse,
24:37je le rappelle quand même,
24:38cette française,
24:39pas franco-américaine,
24:41on va dire,
24:42qui dispose d'un passeport français,
24:44qui est francophone,
24:45qui est française,
24:45et qui a introduit
24:46Jean-Luc Brunel
24:47auprès de Jeffrey Epstein,
24:48c'est important ce volet français,
24:49à double titre,
24:51le bras droit et le bras gauche
24:52de Jeffrey Epstein
24:53étaient français,
24:54elle est aujourd'hui en prison
24:55aux Etats-Unis,
24:57a priori,
24:58elle n'est pas trop bousculée
24:59dans sa cellule,
25:00mais elle possède,
25:02elle a la possibilité,
25:03si elle le voulait,
25:03de tout faire exploser,
25:04donc ce n'est pas fini,
25:05et il y a encore,
25:06– Elle ne s'est pas suicidaire,
25:07– Il y a encore dans les placards,
25:08– Elle a ses secrets encore,
25:09elle a ses choses,
25:11– Il va peut-être falloir attendre
25:12la fin du mandat de Donald Trump
25:14pour en savoir plus.
25:16– Merci Frédéric Ploquin,
25:17Epstein,
25:18les secrets de la filière française,
25:19on vous le conseille,
25:20lisez-le,
25:21c'est aux éditions du Nouveau Monde
25:22pour tout comprendre
25:23de ce qui se passait en France,
25:25et c'est vrai qu'on revit une époque,
25:27comme vous le disiez,
25:27celle des années 80,
25:28celle des top models,
25:29ce qui se passait au Bindouche,
25:30ce qui se passait au Palace,
25:32aussi vous le racontez.
25:34Merci Frédéric d'être passé
25:35par les GG,
25:35par les Grandes Gades.
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