00:00Je veux dire qu'il y a une cote de désamour totale, désamour c'est même un euphémisme.
00:03Il y a vraiment un rejet actuellement depuis un certain temps maintenant de la personne même du président de la
00:08République.
00:09Et ça c'est pas bon pour les institutions, pour le moral du pays.
00:13Et on ne peut qu'espérer une chose, c'est que l'échéance arrive le plus vite possible.
00:17C'est le retour du mépris en fait.
00:19Le retour du mépris, c'est-à-dire ?
00:20Oui, c'est le retour du mépris en fait.
00:22Le mépris de qui ?
00:23Rien que cette semaine, on a un président qui méprise les Français,
00:26qui les méprise sur les zones à faibles émissions,
00:29qui les méprise sur les prix des carburants pour ce qui touche à mes fonctions de délégué général de 40
00:33millions d'automobilistes.
00:35C'est un mépris constant.
00:37Il faut rappeler qu'on a un public, en majorité un public l'en soi,
00:41qui est considéré comme étant le meilleur public de France,
00:46qui est capable d'entonner des chants magnifiques dans un stade et sans aucun débordement.
00:51Voir ça et constater ça, c'est la preuve par A plus B
00:54que les Français rendent au président le mépris qu'il leur accorde depuis dix ans.
00:58Alors moi, ce qui m'intéresse, c'est pourquoi on ne l'a pas diffusé cette image ?
01:01Pourquoi vous l'avez vu nulle part ?
01:03Oui, parce que les médias, finalement, sont un peu respectueux à l'égard de l'institution présidentielle.
01:13Peut-être ont-ils jugé que c'était anecdotique,
01:15mais effectivement, ça fait un peu un régime, pas dictatorial, mais de propagande.
01:22N'exagérons rien, mais ça rappelle la propagande de certains régimes.
01:26Après, ce qui est quand même propre à Emmanuel Macron,
01:28on pourrait se dire qu'un président en fin de règne se faire siffler, c'est assez banal.
01:32En fait, non.
01:33Parce que quand on prend Jacques Chirac, quand on prend François Mitterrand,
01:38même pourtant, ils ont eu des moments très difficiles.
01:40Jacques Chirac a perdu un référendum.
01:42François Mitterrand était aux prises avec son passé vichy.
01:45Mais en fait, en fin de règne, il remontait plutôt dans les sondages.
01:48Parce qu'ils avaient un côté monarque, détaché de la politique.
01:52Et ça montre aussi qu'Emmanuel Macron n'a pas réussi à se détacher.
01:55Il aurait pu le faire, d'autant plus qu'il n'a pas de majorité.
01:59Et il est resté une figure politique clivante.
02:01Lui qui avait dit, justement, les Français sont nostalgiques du roi.
02:04Je trouve qu'il n'a pas su faire preuve de verticalité et de distance
02:09incarnait réellement la fonction présidentielle et rassemblait les Français.
02:13Il faut dire que dans un régime, vous avez parlé d'un régime dictatorial.
02:16Non, mais je veux dire que dans un régime, le stade ne va pas dans une dictature.
02:21Vous n'avez pas 60 000 personnes qui...
02:23Vous avez bien raison.
02:24D'ailleurs, je l'ai dit, c'est pas un régime...
02:26J'ai utilisé la forme négative, mais il n'y a pas d'ambiguïté.
02:30Par contre, oui, ça montre que les médias sont libres, mais tout de même.
02:33Ah bah attendez, il ne faut surtout pas, parfois, montrer ce genre d'image.
02:37Précisées également, et c'est ça qui est intéressant, c'est que ces dernières
02:41années, le climat était tellement délétère que Emmanuel Macron ne se rendait pas sur
02:47la pelouse du Stade de France pour saluer les joueurs, mais il le faisait dans les couloirs
02:53du Stade de France.
02:54Il faudrait vraiment recouvrir ces images.
02:56Ou dans les vestiaires.
02:58Et encore une fois, il n'y avait pas ces images qui étaient diffusées dans les
03:01écrans géants.
03:01On essaye aussi de, non pas de tordre le réel, mais peut-être de montrer une image
03:07qui ne représente pas forcément le sentiment des personnes qui sont présentes lors de
03:14l'événement, chère Charlotte.
03:15Vous qui êtes une grande fan de football, spécialiste évidemment.
03:19Non, non, mais je pense que personne n'a très envie de voir ces images.
03:22Elles font un peu mal au cœur, en fait.
03:23Pas parce qu'elles existent, mais en raison de la situation.
03:27Voir le président de la République, je pense, je suis absolument d'accord, ce n'est
03:30pas la fonction qui est eue ici, c'est vraiment Emmanuel Macron en l'occurrence.
03:35Et je pense que c'est la distance, en fait.
03:38En dix ans, il n'y a eu aucun rapprochement.
03:40On n'a jamais senti Emmanuel Macron très proche de nous.
03:45Et outre la question de la fin de règne et en effet la fin d'un deuxième mandat, etc.,
03:49c'est de plus en plus flagrant.
03:51C'est-à-dire qu'il s'investit énormément à l'international comme si, ce qui n'est pas
03:55un mal en soi, évidemment, mais avec une espèce de forme de désintérêt total pour
03:59ce qui se passe en France, malgré les nombreux sujets, vous évoquiez celui qui vous concerne
04:04très directement en ce moment.
04:06Mais je crois que sur à peu près tous les terrains aujourd'hui en France, il y a une
04:09inquiétude à prendre au sérieux et qu'Emmanuel Macron a l'air de délaisser absolument
04:14depuis assez longtemps, mais de manière peut-être plus étonnante encore ces derniers
04:20temps.
04:20Donc forcément, ce désamour se traduit dans un stade de foot par des sifflements.
04:25Sous-titrage Société Radio-Canada
04:27Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires