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  • il y a 10 minutes
Ce lundi 23 février, Frédéric Simottel a reçu François Stephan, directeur IA du Groupe OMNES Education et directeur général de l’ECE Ecole d’ingénieurs, Isabelle Ryl, conseillère IA auprès du président de l’Université PSL (Paris Sciences & Lettres) & directrice de l’IA Cluster PR[AI]RIE-PSAI (Paris School of AI), et Vincent Rapp, directeur exécutif d’Hi! PARIS. Ils se sont penchés sur l'appel général à la régulation lors du sommet de l'IA, ainsi que la montée en puissance de l’Inde dans le secteur de l’IA, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:04Voilà un débrief un peu particulier.
00:06Aujourd'hui on revient sur le sommet indien.
00:08On a parlé un peu des coulisses, un peu de tout ce qui s'est passé là-bas
00:12pendant ces quelques jours, notamment à la fois des villages start-up,
00:16on reparlera avec des start-up qui seront là dans un instant,
00:18des entreprises et évidemment des politiques qui étaient là-bas, des diplomates.
00:21Il y a eu une grande journée justement pour que,
00:24on a beaucoup vu, Narandra Modi et Emmanuel Macron,
00:27parce que c'est un sommet, l'année dernière on a eu franco-indien à Paris,
00:30c'est un sommet indo-français, il y a beaucoup de Français présents là-bas
00:35et on en a trois qui étaient là-bas et qui viennent témoigner un peu
00:38de ce qu'ils ont vécu.
00:39Isabelle Rille, vice-présidente de l'université PSL, directrice de l'IA Cluster Prairie
00:44et Vincent Rabe, directeur exécutif d'AIParis,
00:47donc le centre de recherche interdisciplinaire en IA entre HEC et l'Institut Polytechnique
00:52et François Stéphan, directeur général de l'ECE et chief AIA-efficacité du groupe Omnes Education.
00:58Un mot sur ce qui s'est dit là-bas aussi, on a beaucoup entendu,
01:02alors je crois qu'on a le son d'Emmanuel Macron, on n'a pas le son de Sam Altman,
01:08le monde a besoin en urgence de régulation en matière d'IA,
01:12c'est Sam Altman qui le dit, ça a été une des grosses discussions autour de la,
01:16il faut réguler l'IA, on a profité pour mettre un petit peu les points sur les îles, Isabelle.
01:26Que ça vienne de Sam Altman est toujours un peu étrange.
01:28Le sujet de la régulation est important et c'est un sujet qui reste sur le devant de la scène
01:33de l'IA,
01:35sommet ou pas sommet, c'est quand même un sujet qui intéresse beaucoup de monde.
01:40Alors effectivement, quand ça vient de Sam Altman, c'est drôle quoi.
01:44Voilà, et je peux toujours imaginer qu'il ait de bonnes raisons,
01:49que son intérêt c'est qu'effectivement, maintenant que lui a un peu d'avance
01:53et qu'il est en train de se faire attraper,
01:55on empêche les autres de se développer pour qu'ils puissent avoir le temps de reprendre son souffle et de
01:59se relancer.
01:59C'est un petit peu ce qu'on disait l'autre soir, on avait débattu,
02:02on avait fait un débrief la semaine dernière, jeudi soir,
02:04on parlait justement de ça, de dire, voilà, que ça vienne de Sam Altman, toujours un peu étrange.
02:09La première fois qu'il avait fait une déclaration de ce type-là, ça devait être en 2023,
02:13après un voyage en Europe dans lequel on lui avait expliqué que non, non, l'Europe voulait réguler.
02:17Et donc l'Europe, n'ayant pas réussi à convaincre l'Europe de ne pas réguler,
02:20il avait ensuite argumenté qu'il fallait que ce soit les États-Unis qui régulent.
02:25Donc bon...
02:27Vincent ?
02:27Moi, ce que je trouve intéressant, c'est que l'Europe là-dessus est quand même très précurseur.
02:32On est les premiers à avoir imposé, ou en tout cas réfléchi,
02:35à ce que pourrait être une régulation de l'IA en Europe, surtout le marché européen.
02:41Donc du coup, ça impacte nécessairement tous les acteurs qui voudraient déployer des solutions chez nous.
02:45Et donc du coup, on voit bien que l'importance de la régulation, puisque le sujet revient.
02:52Donc on n'a pas un coup d'avance, mais presque en fait.
02:57Et en fait, après, il y a quand même un point qui est important par rapport à ça.
03:00Alors ça part un peu de la régulation.
03:03Le sommet a quand même beaucoup insisté aussi sur la partie fracture-IA.
03:07Alors ça joue au niveau de la régulation, mais il y a quand même en réalité quelque chose qui est
03:12en train de se passer,
03:13un peu géopolitique entre les États-Unis, la Chine et le reste,
03:18sur cette fracture qui est en train de se créer.
03:20Et ça, ça part aussi dans le sens de la...
03:23La fracture entre les blocs, entre les blocs Amérique, Chinois, Indien, et là du coup...
03:29Comme le disait Isabelle, ou au niveau des infrastructures de calcul.
03:34On sent qu'il y a aussi une énorme fracture qui est en train de s'opérer.
03:36Ou au niveau des talents, en fait.
03:37Et c'est aussi important, et je crois que c'est Arthur qui a dit quelque chose...
03:42On va l'écouter, tiens.
03:44On va écouter Arthur Mench, ce qu'il dit à un moment.
03:48Voilà, on l'écoute et on revient juste après.
03:58Je dirais que nous sommes aujourd'hui dans un risque de faire face à une trop grande concentration de pouvoir
04:02de l'intelligence artificielle dans le monde.
04:04Nous ne voulons pas être dans un monde où trois ou quatre énormes entreprises possèdent réellement le déploiement et la
04:09création de l'IA et l'accès à l'information.
04:12Car en réalité, l'intelligence artificielle est la manière dont nous accédons à l'information aujourd'hui.
04:16Nous voulons et nous devons nous assurer que chaque pays, chaque communauté économique a une stratégie pour posséder une partie
04:22de cela.
04:23Il est important que personne n'obtienne un pouvoir excessif.
04:39Voilà, c'est typiquement ce que dit Arthur Mench.
04:43C'est exactement ça en fait. Et c'est pour ça qu'on a besoin de ce genre de sommet
04:46aussi.
04:47C'est pour remontrer aussi qu'il n'y a pas que les big tech qui sont présents quand il
04:53s'agit de parler d'IA,
04:54qu'il y a des pays, qu'il y a de la recherche, qu'il y a tout un tas
04:58d'acteurs qui sont super importants
04:59et qu'on a une régulation qui doit aussi nous empêcher d'arriver à ces monopoles
05:05avec des conséquences qui pourraient être totalement en effet sur la population.
05:08Juste un petit mot là. C'est juste une petite parenthèse.
05:10On a des photos qui nous sont revenues de l'intervention d'Arthur Mench dans une salle.
05:15Alors, elle était immense, mais qui apparaissait vide.
05:17Mais est-ce que la notoriété d'un Mistral est importante en Inde ?
05:24Je pense. Je ne vais pas dire au contraire, on a la chance d'avoir Mistral.
05:28Nous, on pousse.
05:30Mistral a une stratégie tout à fait différente des open-air.
05:33Mistral a une très belle stratégie qui donne ses fruits,
05:36puisqu'ils ont déjà quasiment 500 millions de revenus de chiffre d'affaires.
05:39Une stratégie entreprise.
05:40Ils sont peut-être moins connus du grand public,
05:43mais sur le monde de l'entreprise, ils commencent à être très pertinents et très connus.
05:46Donc, je pense que c'est intéressant, effectivement.
05:49Peut-être sur le sujet de la régulation, ce n'est pas un hasard.
05:52Et ce n'est pas anecdotique que les deux premiers sommets de l'IA mondiaux
05:56étaient organisés par la France et l'Inde.
05:58Ce n'est pas les États-Unis.
05:59Après, il y a eu l'Angleterre, l'Angleterre en 2023,
06:03mais qui n'était plus sur la cyber, ce genre de choses.
06:05La régulation, c'est la partie safety, justement.
06:06Oui, safety, c'était l'IA safety.
06:08Mais vraiment, l'IA de façon plus large, je trouve que c'est là.
06:11Et je trouve qu'il y a un vrai momentum.
06:13Et quand on parle de la France, on parle de l'Europe.
06:15Et le président Macron a bien parlé.
06:17Quand il parlait de la France, il parlait aussi de l'Europe.
06:19Et je pense qu'on a une vraie carte à jouer, là.
06:20Voilà, comme Isabelle l'a dit, cette autre voie,
06:24ce n'est pas forcément une troisième voie.
06:25D'ailleurs, dans une table ronde au Roche à laquelle j'ai participé,
06:28un des attendants a dit, mais non, je crois que c'est Henri Verdier
06:31qui était à la table ronde avec lui,
06:33qui était l'ancien ambassadeur, effectivement, du numérique pour la France.
06:36Oui, qui est patron de la DINU, mais il n'est pas...
06:37Voilà, et qui est maintenant le directeur général de la fondation d'INRIA,
06:40un très bel institut de recherche de référence mondiale sur le numérique.
06:43Il a dit, non, non, c'est la première voie.
06:45Donc, lui, il pousse, bien évidemment.
06:46Mais je pense qu'on peut être fier de ce qui est en train de se passer.
06:49Et je pense qu'il y a un vrai momentum sur lequel il faut s'appuyer,
06:52y compris nous-mêmes, là, autour de la table,
06:54des instituts d'enseignement supérieur de recherche.
06:56Et je crois qu'il faut y aller, il faut aller assez vite,
06:59parce que tout ça va très, très vite.
07:00Oui. Isabelle ?
07:02Justement, sur ce sujet de régulation,
07:05le fait qu'il faille y aller assez vite,
07:06le fait, ce que disait aussi Arthur Mench,
07:08on disait, il ne faut pas trop attention à la trop grande concentration.
07:12Je ne suis pas sûre que les deux soient complètement liés.
07:15Les deux sont importants,
07:16mais ce sont quand même deux sujets différents.
07:18On pourrait très bien imaginer une concentration d'acteurs
07:21qui respectent la régulation, ou pas.
07:23La concentration, ça a toujours été un problème.
07:25Ça a été un problème pour l'énergie, pour les industries minières,
07:28pour n'importe quel sujet.
07:30Là où ça devient grave, c'est effectivement...
07:31Enfin, où ça devient grave, où ça devient plus grave,
07:33c'est comme le dit effectivement Arthur Mench dans son intervention,
07:37c'est que là, on a encore fait un pas de plus,
07:40puisqu'on est vraiment sur quelque chose
07:42qui touche la relation à la formation,
07:45et même, moi, je dirais plus loin que ça,
07:46à la relation interpersonnelle,
07:49à la manière dont les enfants vont réagir
07:52à une consigne que leurs parents leur ont donné,
07:54si elle n'est pas la même que celle que Tchat GPT
07:55ou leur botte préférée leur a dit.
07:58On est vraiment de plus en plus
08:02au cœur de ce qui fait la vie de tous les jours,
08:04de tous les citoyens,
08:05et donc ça devient extrêmement grave
08:07que ça, ça soit concentré dans quelques mains
08:10qui, en plus, dont la stratégie n'est pas tout à fait claire
08:14pour tout le monde.
08:15Vous avez beaucoup parlé,
08:16enfin, vous avez un peu parlé d'Emmanuel Macron.
08:19On va écouter ce qu'il a dit aussi.
08:21C'est assez intéressant,
08:22sur justement faire de l'Europe un espace sûr,
08:25pour attirer aussi les regards des Indiens sur l'Europe.
08:28On écoute Emmanuel Macron.
08:31L'Europe ne se concentre pas aveuglément sur la réglementation.
08:35L'Europe est un espace d'innovation et d'investissement,
08:37mais c'est aussi un espace sûr.
08:39Nous sommes déterminés à continuer de définir les règles du jeu
08:43et à le faire avec nos alliés, tels que l'Inde.
08:46Voilà, qui ne régule pas aveuglément, c'est ce qu'il dit.
08:49Oui, c'est exactement ça.
08:52C'est ce qu'on disait tout à l'heure,
08:53c'est que l'Europe mène la danse sur le sujet de la régulation.
08:56On nous l'a beaucoup reproché.
08:57On oppose beaucoup innovation et régulation.
09:00Pas forcément à juste titre.
09:01Et là, on sent que la France est en train d'essayer d'embarquer d'autres pays
09:04et à juste titre, encore une fois.
09:06Là, il y a une fenêtre de tir avec évidemment le contexte géopolitique,
09:09une administration Trump qu'on sent capable de tout.
09:13C'est ça, en fait.
09:13On voit bien qu'il y a quand même un contexte géopolitique
09:15qui est quand même assez compliqué.
09:17On sent qu'il y a un peu une perte de contrôle
09:19de ce que pourraient être les modèles d'IA.
09:21Donc, c'est évidemment le moment d'accélérer sur la régulation,
09:25tout en préservant quand même les capacités d'innovation derrière.
09:27Parce que c'est aussi très important de ne pas brider
09:30l'innovation en bout de chaîne.
09:32François ?
09:33Oui, je crois que la régulation, et je crois que l'Inde l'a dit,
09:35doit être mesurée et, je dirais, pragmatique.
09:38Je prendrais l'exemple que ce qu'on fait dans un groupe
09:40comme Omnès Éducation,
09:41qui est un peu comme une grosse université privée,
09:44mais c'est 40 000 étudiants de différentes disciplines.
09:47Nous avons lancé, nous avons édité et diffusé il y a quelques jours
09:50nos chartes IA.
09:52Un charte IA pour les étudiants, un charte IA pour les enseignants,
09:54un charte IA pour les chercheurs.
09:56C'est un document très court, très simple qu'on a fait.
09:58Et en dessous, il y a marqué, ces chartes sont amenées à évoluer.
10:01Donc, on va être très pragmatique et les faire évoluer dans le temps.
10:04Et on veut, par exemple, laisser l'innovation aux étudiants.
10:07Les étudiants nous apprennent énormément de choses sur l'usage de l'IA.
10:10Ils ne nous ont pas attendus pour utiliser l'IA.
10:12Les enseignants aussi et les chercheurs.
10:14Donc, c'est un petit peu la même chose, je pense,
10:16au niveau mondial sur la régulation.
10:18Effectivement, la France et l'Europe, ils ont fait les actes, etc.
10:21Donc, certains d'aucuns ont dit,
10:23oui, mais c'est trop, on brille l'innovation.
10:24Moi, je ne crois pas, je partage l'avis de Vincent.
10:27Si on prend l'exemple de la RGPD,
10:29la France a énormément contribué à la RGPD.
10:31On l'a décrit à l'époque.
10:33En fait, maintenant, c'est repris par énormément de pays dans le monde.
10:35Donc, je pense qu'il faut tenir la position,
10:39rester pragmatique et rester conscient qu'avec l'IA,
10:42ça va beaucoup plus vite.
10:43Pourquoi ? Parce qu'on est sur la courbe exponentielle de la loi de Moore.
10:47On n'est plus sur cette partie-là de la courbe.
10:49On est là.
10:49Une loi exponentielle, c'est comme ça.
10:51On est là.
10:52Ça va beaucoup plus vite.
10:53On est en train de monter rapidement.
10:55Est-ce que c'est un endroit où on a beaucoup parlé argent ?
10:58On sait que l'année dernière, il y avait eu beaucoup d'annonces,
11:00de signatures, de milliards pour créer des data centers.
11:04En France notamment, parce qu'on était à Paris.
11:05Mais Vincent, on a entendu beaucoup de...
11:10Dans les allées, on en parlait.
11:12Oui, ça en parle.
11:14Il y a eu énormément d'investissements qui ont été annoncés,
11:17que ce soit de la part de Google, Amazon, Microsoft, en Inde.
11:20En France, le chiffre, c'était cent et quelques milliards.
11:23Je crois que ça l'a largement dépassé.
11:26Donc, ils ont...
11:27Mais c'est aussi le jeu de faire un sommet dans un pays...
11:31Oui, c'est ça.
11:31C'est comme les grandes rencontres internationales.
11:33Il y a des activités de capitaux aussi.
11:35Et ça, Emmanuel Macron l'a très bien représenté.
11:37Il l'a très bien redit.
11:38Il y a un sujet qui est absolument fondamental quand il s'agit d'IA.
11:41C'est le capital.
11:42Pas que.
11:43La recherche en est un autre absolument important.
11:46L'éducation, la formation aussi.
11:47Mais le capital, c'est aussi important.
11:48Et c'est un moment aussi de récupérer des capitales.
11:51Isabelle, quand on signe justement avec d'autres instituts,
11:54le but aussi, c'est d'attirer peut-être davantage de fonds,
11:56de recherches, pour attirer encore les meilleurs chercheurs
11:59et davantage de chercheurs ?
12:00Là, dans notre cas précis, il ne s'agissait pas de fonds,
12:03mais bien d'attirer des chercheurs et des étudiants.
12:06D'accord.
12:06Ici ?
12:07Oui, tout à fait.
12:08Après, ça peut être dans les deux sens.
12:11On a développé au sein de PSL, en particulier à Paris School of AI,
12:15des formations à vocation internationale,
12:17qui, comme l'a annoncé le président Macron,
12:21sont entièrement enseignés en anglais,
12:22de manière à pouvoir capter ça.
12:24Et ils nous voient justement comme une destination.
12:26Il y a quelques étudiants indiens, évidemment,
12:28on en voit dans les universités,
12:29mais souvent, ils vont regarder l'Angleterre.
12:32Il n'y en a pas assez.
12:33C'est ça qu'il faut.
12:35Il y a, je pense, encore un souvenir de formation française,
12:40d'une difficulté de vivre en France quand on ne parle pas français.
12:42Donc ça, il faut qu'on gomme cette histoire.
12:46Toute la politique qui a eu lieu sur les universités françaises depuis 15 ans
12:49font qu'elles sont maintenant visibles dans les classements internationaux.
12:52On peut dire ce qu'on veut des classements en termes de recherche,
12:55les étudiants internationaux regardent.
12:57Oui, ils savent.
12:58Parce que c'est le seul moyen.
13:01Quand vous êtes un étudiant indien,
13:03comparer une université allemande, française et puis des États-Unis,
13:08vous n'avez pas de moyens de le faire par d'autres biais.
13:13Donc ça, c'est très important.
13:15C'est très important pour nous d'augmenter le nombre d'étudiants internationaux
13:18qui viennent en France.
13:19Et c'est très important pour nous de retenir ces étudiants.
13:23Le taux de rétention des étudiants en France est très mauvais.
13:28C'est-à-dire que dans les étudiants internationaux
13:29qui vont faire leurs études aux États-Unis,
13:33je suis très mauvaise en chiffres,
13:34mais ça doit être de l'ordre de 75 % qui s'établissent aux États-Unis.
13:38Et nous, pourquoi on a du mal à les retenir ?
13:40Parce que la vie est chère ?
13:42Je ne suis pas sûre que la vie soit plus chère,
13:43mais les États-Unis sont généralement moins élevés.
13:46Mais c'est les perspectives qu'on leur donne derrière.
13:49Il y a ce fait d'être bienvenus, d'avoir tout.
13:52On a créé l'écosystème, on a démarré.
13:55Maintenant, il faut y aller.
13:56Il faut réussir à retenir ces étudiants.
13:58On est dans une phase où, en France,
14:00on a quand même une démographie en baisse.
14:03On a une certaine désaffection des jeunes pour les sciences.
14:06On forme de très bons jeunes étrangers dans nos universités, dans nos écoles.
14:11Il faut leur donner l'envie de rester chez nous.
14:13Et ça fait partie de ce qu'il faut mettre en place.
14:15Pas seulement pour la recherche,
14:16mais pour ensuite travailler dans les startups,
14:19les grands groupes français, etc.
14:21C'est un des points importants, Vincent, j'imagine, aussi, pour l'iParis.
14:25Oui, c'est ça.
14:27Sur le sujet de la rétention,
14:28il y a deux façons de voir les choses.
14:30Il y a des étudiants français qu'on doit retenir.
14:33Après, moi, je pense que le fait qu'ils partent, ce n'est pas grave.
14:36L'important, c'est de les faire revenir.
14:38Encore une fois, l'exemple de Mistral est, je pense, très bien.
14:40C'est-à-dire que c'est des ingénieurs,
14:42des gens qui sont formés en France, dans nos écoles,
14:44qui partent, qui vont se faire une expérience,
14:46notamment aux Etats-Unis,
14:47qui vont apprendre un pragmatisme, quand même, qui est assez important,
14:49et qui vont revenir chez nous pour entreprendre et créer des licornes.
14:53Je pense que le schéma, il est parfait, et ça, il faut l'encourager.
14:56Par contre, ce qu'il faut qu'on arrive à faire,
14:58c'est de la rétention de talents étrangers.
15:00C'est-à-dire qu'il donne, on l'a dit tout à l'heure,
15:02qu'il donne un patron de Microsoft, qu'il donne un patron de Google,
15:04qu'il donne d'autres patrons.
15:06Et là, c'est vrai qu'on a du travail pour faire venir plus d'étudiants étrangers.
15:11Donc, Isabelle l'a dit, mais la base, c'est d'enseigner en anglais, en fait.
15:14Et ça, c'est quelque chose qui, ce n'est pas récent,
15:17mais voilà, maintenant, on s'y met.
15:20Nous, typiquement, nos masters sont enseignés en anglais,
15:23depuis quelques années maintenant.
15:24Mais on a encore cette image où l'étudiant se dit,
15:26je vais devoir apprendre le français pour aller là-bas.
15:29Et après, il y a tout l'accueil aussi.
15:30C'est-à-dire qu'on faut qu'on soit capable d'accueillir tous ces étudiants,
15:33de les loger, de faire en sorte qu'ils puissent...
15:35Un métro qui arrive peu à peu, alors c'est...
15:37Alors, ouais, c'est ça.
15:38Là, c'est pour bientôt.
15:40Non, mais c'est... Voilà, par exemple.
15:41Non, mais c'est vrai qu'on voit ce site qui est bien.
15:44Bon, quand on passe en voiture à côté, on voit, voilà, le métro.
15:47C'est quand l'ouverture de...
15:48C'est la fin de l'année, là ?
15:49Ouais, 18, ouais, ça.
15:50Enfin, ça fait quelques années qu'on...
15:53François, sur ces enjeux des talents.
15:54Ce qui m'a trompé aussi, c'est que le président de la République française
15:56est intervenu au Rush.
15:59Il n'a pas fait un discours, il est intervenu à une table ronde,
16:01c'était vraiment intéressant,
16:02qui était animée par Clara Chapaz.
16:04Il a vendu la destination France.
16:08Il a dit deux choses.
16:10Il a dit, un, nous sommes, nous représentons,
16:13nous avons des institutions d'enseignement et de recherche
16:17multidisciplinaires de classe mondiale.
16:18Et il a appuyé sur le mot multidisciplinaire,
16:20parce que la multidisciplinarité,
16:22et puis on a bien l'exemple ici avec les deux clusters,
16:25elle est clé pour l'IA.
16:26Parce que l'IA, ce n'est pas un sujet technologique,
16:28c'est un sujet multidisciplinaire.
16:29Oui, d'ailleurs, c'est la santé, l'industrie...
16:30Et puis, il a dit, effectivement, maintenant,
16:32comme Vincent l'a dit,
16:34maintenant, beaucoup d'écoles, d'universités
16:35ont des formations 100% d'anglais,
16:37ce qui est le cas à l'ECE et à d'autres écoles,
16:39bien évidemment.
16:40Et il a dit aussi, ça c'est important,
16:43qu'on est moins cher que nos concurrents internationaux.
16:46On est moins cher qu'aller faire un master en Angleterre,
16:49aux États-Unis ou même en Indien.
16:50On est moins cher,
16:51parce qu'on est plus efficace,
16:53parce qu'une partie, c'est le public, etc.
16:55Et on est moins cher,
16:56mais on est aussi bien, voire mieux, dans certains domaines.
16:59Et donc, il a rappelé l'objectif qu'il a fixé
17:01en accord avec le Premier ministre Modi,
17:05tripler, tripler, d'ici 2030,
17:07le nombre d'étudiants indiens
17:08accueillis par des universités et des grandes écoles françaises.
17:11Passer de 10 000 aujourd'hui à 30 000,
17:13l'Allemagne aujourd'hui en accueille 70 000.
17:17Oui, par contre, comme le disait Vincent, c'est...
17:19Je voudrais modérer un peu,
17:20parce que je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous.
17:24On est moins cher sur le coût de la formation,
17:26parce qu'effectivement, il y en a une partie
17:27qui est prise en charge par l'État, etc.
17:29Par contre, en particulier si on prend Paris,
17:32la vie à Paris n'est pas facile et chère.
17:35Et en fait, il y a quand même quelque chose
17:36qui se fait très bien dans la plupart des universités américaines,
17:39c'est une sorte de package tout compris.
17:41C'est-à-dire que le prix qui est annoncé est très élevé,
17:43mais en fait, ce sont de grands campus
17:46dans lesquels il y a des logements étudiants,
17:51des moyens pour la...
17:54Enfin, ce n'est pas une cantine, mais il a...
17:55Oui, pour le...
17:56Oui, pour tous les besoins du quotidien.
17:58C'est beaucoup plus rassurant pour des parents
18:00qui doivent, en particulier des jeunes étudiants,
18:03envoyer un étudiant à l'autre bout du monde,
18:06de savoir qu'il va être pris dans une espèce de cocon.
18:09Y compris avec des liens avec les entreprises
18:10qui sont très présentes
18:11et qui, du coup, peuvent les faire travailler
18:13pour gagner un peu...
18:14Et puis, il y a beaucoup sur les campus américains
18:16de petits jobs étudiants, etc.
18:18Donc, ça aussi, on développe.
18:19Nous, on en a développé beaucoup.
18:20J'imagine que vous en avez aussi.
18:21Mais tout ça, on commence à se mettre
18:23aux standards internationaux.
18:24Et donc, si vous imaginez aujourd'hui
18:26avoir un enfant de 18 ans envoyé, je ne sais pas,
18:28en Inde, c'est beaucoup plus facile
18:30si vous avez une zone peut-être plus importante à payer.
18:32Il est logé, il est pratiquement nourri.
18:34Il peut trouver un petit job.
18:35Depuis la France, trouver un appartement,
18:37c'est pas du tout la même chose.
18:40Oui, c'est ce que...
18:40Je reviens sur ce que disait Vincent,
18:41sur la partie accueil.
18:43C'est pas juste avoir trouvé...
18:45construire des chambres,
18:45mais il faut...
18:47Voilà, avoir tout ce contexte.
18:49C'est l'objectif de créer des campus aussi,
18:51tels qu'IP Paris le fait,
18:53tout centraliser,
18:54et de mettre les écoles un peu au centre
18:55d'une future ville, au niveau du plateau.
18:58Il y a quand même un sujet
18:59sur les formations gratuites ou pas.
19:01Enfin, gratuites, pas chères.
19:03C'est qu'il y a un double effet à ça.
19:05C'est qu'effectivement, le fait
19:06qu'on ait des formations qui soient peu chères
19:09est aussi parfois interprétées
19:11comme un signal un peu négatif à l'étranger.
19:13En se disant, ah non, mais ça, c'est pas cher,
19:14donc du coup, c'est pas terrible.
19:15Et donc, du coup, on a aussi, nous,
19:16un narratif à créer,
19:18revendre un peu l'histoire,
19:20en leur montrant.
19:20Et là, les classements nous aident beaucoup.
19:21Voilà, et c'est exactement la blague
19:23qu'a fait le président Macron
19:24en disant, c'est pas parce qu'on n'est pas chers
19:25qu'on est moins bien.
19:26Oui.
19:27Et ce qui est intéressant, c'est qu'il y a effectivement
19:29des grands campus,
19:31comme il y a sur le plateau de Saclay,
19:33qui est vraiment de classe mondiale.
19:35On voit bien ce qui se passe aussi dans tous endroits.
19:36Il y a aussi des écoles,
19:38comme celle du groupe Omnès Éducation,
19:40qui sont en centre-ville.
19:41Donc nous, on a aujourd'hui beaucoup,
19:43par exemple,
19:43c'est beaucoup d'étudiants indiens
19:45qui viennent à Paris.
19:45On va ouvrir maintenant des formations anglophones
19:48à Lyon, à Bordeaux,
19:49puis à Therme, à Marseille, à Rennes.
19:50Et moi, j'ai vérifié avec des interlocuteurs
19:53universitaires indiens
19:54que les villes, par exemple, de Paris,
19:56pardon, de Bordeaux et de Lyon
19:57sont très attractives aussi.
19:59Donc là, le coût de la vie est moins cher.
20:01Et nous, ce qu'on fait aussi,
20:02c'est comme vous,
20:03c'est-à-dire on leur prépare des packages,
20:04on les accueille,
20:05on leur apprend le français,
20:07ce qu'on appelle le FLE,
20:08français comme langue étrangère,
20:09pour quand même,
20:10ils puissent acheter leurs baguettes
20:11et prendre leur café sur la terrasse,
20:13qui fait partie de l'art de vivre français,
20:15pour que demain aussi,
20:16ils puissent rester en France
20:17pour travailler dans des entreprises françaises.
20:18Donc c'est effectivement tout un package.
20:20Et je crois que vraiment,
20:21la France est bien dotée de ce point de vue-là,
20:23d'autant que les États-Unis
20:24ont fermé leurs portes
20:25aux étudiants internationaux,
20:26le Canada leur a revoité le pas,
20:28l'Australie aussi,
20:29le Royaume-Uni aussi.
20:30Donc là, il y a une fenêtre de tir dans ce domaine.
20:32Donc on a une opportunité,
20:32vraiment, pour développer ça.
20:34Et comme Isabelle l'a dit,
20:35la démographie française est ce qu'elle est.
20:37Le nombre de jeunes
20:39est en train de baisser en France.
20:40Et donc je pense que le salut
20:41pour la viabilité de nos instituts,
20:44elle vient aussi par le recrutement
20:45d'étudiants internationaux.
20:46– Vincent, ils ont des spécialités.
20:49Les Indiens, ils sont...
20:50Alors évidemment, il y a tous les niveaux,
20:52tous les secteurs,
20:53mais est-ce que, voilà,
20:56mathématiques, santé...
20:57Est-ce qu'il y a des domaines de prédilection
20:58de la part des étudiants ?
21:00Enfin, sur ce 40 millions,
21:02ils sont partout en fait.
21:02– Oui, c'est ça.
21:03– C'est exactement la réponse, c'est ça.
21:04– J'ai ma réponse dans ma question.
21:05– Ils sont très nombreux,
21:06ils sont très nombreux
21:07et ils sont très bons.
21:08Ça fait partie des meilleurs concours,
21:09des concours les plus difficiles.
21:10– Avec beaucoup de parité ?
21:13– Oui.
21:14– Alors moi, je peux témoigner,
21:15j'ai discuté avec des interlocuteurs,
21:17dans les métiers d'ingénierie,
21:18c'est la parité en Inde,
21:19parce que les femmes travaillent.
21:21Et donc ça, c'est très surprenant
21:22par rapport à nous
21:22qui avons un mal fou aujourd'hui
21:24dans les écoles d'ingénieurs.
21:24– On se voit au Maroc aussi,
21:25alors à la plus petite échelle.
21:25– La moyenne des écoles d'ingénieurs,
21:26c'est à peu près 25%
21:27d'étudiants féminines,
21:28ce qui est totalement insuffisant.
21:30Et bien en Inde...
21:32– Là, c'est la fourchette haute,
21:3325%.
21:34– Enfin, c'est la moyenne
21:34de toutes les écoles d'ingénieurs.
21:35– Alix, à mon avis...
21:36– Je donne la moyenne.
21:38Bon, nous, à l'SEO,
21:38on est à cette moyenne-là,
21:39on est contents.
21:40Mais je dirais qu'en Inde,
21:42c'est la parité,
21:43parce que les métiers d'ingénieurs,
21:45ce sont les métiers porteurs
21:46qui permettent aux femmes
21:46de travailler
21:47et de monter le niveau de vie
21:49de ce pays.
21:49Et donc, effectivement,
21:50c'est tout à fait intéressant
21:51d'avoir cet échange.
21:53Et je partage ce que Vincent a dit.
21:55Ils sont bons partout.
21:56Nous, on est déjà
21:56plusieurs dizaines d'étudiants indiens.
21:58On n'a commencé vraiment
21:59que depuis deux ans.
22:00Et je demande à mes équipes,
22:01ma responsable pédagogique,
22:03ils sont très bons.
22:04Moi, j'ai recruté
22:04un enseignant-chercheur
22:05qui a fait sa thèse
22:06à Paris-Saclay,
22:08qui est indien.
22:09Donc ça, c'est intéressant aussi,
22:10parce qu'en recrutant
22:12des enseignants-chercheurs indiens,
22:14on en va pas,
22:15mais je vais en recruter plein.
22:16Avec tous les échanges
22:17que j'ai eus,
22:17je vais en recruter plein d'autres.
22:18Et ça, c'est une façon aussi
22:19d'attirer les Indiens,
22:20parce que quand ils vont
22:21se retrouver chez nous,
22:22moi, j'ai déjà
22:23des étudiants brillants indiens
22:24qui commencent à faire
22:25des travaux de recherche
22:26avec cet enseignant-chercheur indien.
22:28Imagine, pour un institut Prairie,
22:30oui, c'est au niveau des recherches.
22:33De toute façon,
22:34la recherche, c'est mondial.
22:35Et donc, ça n'est pas,
22:37il n'y a pas de frontières
22:40dans tous les laboratoires
22:42de l'université,
22:43pas que dans Prairie.
22:44Il y a toutes les nationalités.
22:46Je voyais l'autre jour,
22:46j'étais à l'ENS,
22:47là, sur la sémantique,
22:48c'était une roumaine,
22:50c'était une italienne.
22:52Et on parlait tout à l'heure
22:53de garder nos étudiants
22:54et que Vincent disait
22:56que ce n'est pas très grave
22:57qu'ils aillent faire un tour
22:58à l'étranger s'ils reviennent.
22:59Moi, j'ai même envie de dire
23:00que ce n'est pas très grave
23:00qu'ils même s'en aillent
23:02si le solde global est positif.
23:04Le problème, c'est que là,
23:05on est passé en solde négatif.
23:07Normalement,
23:07dans le mouvement international,
23:09il y a une partie des Français
23:10qui partent et qui ne reviendront jamais,
23:12mais tant qu'ils sont compensés
23:12par des Indiens,
23:15des Allemands,
23:15des Anglais,
23:16peu importe.
23:17Il faut absolument avoir ce mix
23:19parce que quand on est
23:20au plus haut niveau de la recherche,
23:22on ne peut pas rester
23:23dans sa bulle.
23:25Il faut absolument,
23:27pour créer de l'émulation,
23:29d'innovation, etc.
23:30Il y a un mercato
23:31chez les chercheurs aussi.
23:34Mais c'est très important
23:35qu'ils aillent un peu partout
23:36pour se former
23:37à toutes les écoles de pensée.
23:40Dernier sujet
23:40que je voulais aborder,
23:41c'est le,
23:41je le disais tout à l'heure,
23:43ça s'appelle
23:43l'EI Impact India.
23:46Est-ce qu'on a ressenti
23:47ce côté fort
23:49sur l'impact environnemental,
23:52la frugalité, etc.
23:53Est-ce que ça c'était
23:54un sujet marquant, François ?
23:56Moi je ne l'ai pas ressenti
23:56sous le côté impact négatif,
23:58plutôt sous le côté
23:58impact positif.
23:59C'est-à-dire,
24:00quel impact l'IA peut avoir
24:02sur le développement
24:03de l'Inde en particulier
24:05et la sortie
24:06de la pauvreté de ce pays ?
24:07Je discutais
24:08avec un de mes collègues
24:10qui me disait
24:10qu'il était allé en Inde
24:11il y a plusieurs années
24:12et qu'il avait vu lui
24:13progressivement
24:14la sortie de pauvreté
24:15de beaucoup de personnes.
24:16Donc on voit bien
24:16que l'Inde est en train
24:17d'émerger
24:188, 7 ou 8%
24:19de croissance par an,
24:20je crois,
24:20quelque chose comme ça
24:21et l'IA va avoir
24:22un impact phénoménal
24:24en termes d'aide
24:27aux populations
24:27de sortir de la pauvreté
24:29comme maintenant
24:30vous avez les petits
24:31pouces-pouces,
24:31les petites voiturettes
24:32qui vous emmènent,
24:32maintenant vous payez
24:33avec votre smartphone
24:34et clac-clac comme ça.
24:35Il y a 10 ans
24:36ce n'était pas le cas
24:36et ça l'IA va permettre
24:38aussi vraiment
24:38d'apporter des gains
24:40très importants
24:41de gains de richesse
24:42pour ce grand pays.
24:43Vincent,
24:43sur ce côté impact ?
24:45Je pense que c'est...
24:46Moi je n'ai pas trop vu
24:46un impact environnemental,
24:47j'ai plus vu un impact
24:49dans les verticales
24:50à adresser.
24:51Donc l'IA
24:52pour les sciences
24:53en fait,
24:54sur la partie ingénierie...
24:55Ils ont beaucoup parlé
24:55de la protection de l'enfance
24:56aussi,
24:57ce genre de choses.
24:58Oui,
24:58tout à fait,
24:59mais c'est vraiment
24:59sur l'impact de l'IA
25:00en fait,
25:01sur la société
25:02et sur le travail
25:04plus que sur l'impact
25:04environnemental.
25:06Et du coup,
25:06oui,
25:06c'était très verticalisé,
25:07mais parce que l'IA
25:09se verticalise énormément
25:09en fait.
25:10De toute façon,
25:11on va devoir
25:12avoir une approche
25:14qui est très
25:15domaine spécifique
25:16de l'IA
25:17et l'Inde
25:18l'avait très très bien compris
25:19et c'est aussi pour ça
25:19que ça s'appelait
25:20l'impact summit.
25:22Isabelle,
25:22sur ce côté
25:23impact environnemental...
25:24Je viens d'ajouter,
25:24j'ai trouvé aussi
25:25que ce n'était pas
25:26impact au sens
25:27impact environnemental,
25:28mais bien impact
25:29sur tous les domaines
25:30et en particulier
25:31la santé
25:31était très très bien représentée.
25:32Oui.
25:33Dernier petit tour,
25:35la suite pour vous
25:36avec les relations
25:37nouées là-bas,
25:37c'est quoi Isabelle ?
25:39Donc voilà,
25:40rappel,
25:40deux signatures importantes
25:42avec ces instituts
25:43de recherche,
25:44de New Delhi.
25:45On a rencontré
25:46les partenaires,
25:47c'était chouette,
25:48maintenant il faut
25:48travailler.
25:49Donc maintenant
25:49il va falloir
25:50concrétiser tout ça
25:51pour qu'il y ait
25:51vraiment de vraies
25:53collaborations
25:54one-to-one
25:54entre des chercheurs,
25:55probablement des échanges,
25:56probablement des étudiants
25:57co-encadrés,
25:59et bien pour que maintenant
25:59ça se mette en place.
26:00Donc là,
26:00il y a quelques dossiers
26:01sur le droit de fréry
26:04qui naissent
26:05de ces partenaires.
26:07Vincent ?
26:07En fait,
26:09on peut avoir
26:10une approche
26:10qui est très top-down,
26:12c'est-à-dire
26:12qu'on peut avoir
26:12des MOU,
26:13des partenariats
26:13et on en a,
26:15il y en a plein
26:15qui ont été signés
26:15et c'est très très bien
26:16parce que du coup
26:17ça crante un peu
26:17les relations
26:18qu'on peut avoir
26:18entre la France et l'Inde.
26:19Mais il ne faut pas oublier
26:20qu'après,
26:21in fine,
26:21pour nous notamment,
26:22c'est des chercheurs
26:23et qu'il faut absolument
26:24qu'on arrive à créer
26:25l'émulation
26:26au niveau des chercheurs
26:27pour qu'ils se rencontrent.
26:28Et c'est là où en fait
26:29il y a tout à faire.
26:30C'est-à-dire qu'il faut
26:32qu'on arrive à créer
26:33des espèces de conférences
26:35entre chercheurs indiens
26:36et chercheurs français,
26:36les faire venir chez nous
26:37que les nôtres aillent chez eux
26:38qu'ils se rencontrent
26:39parce que c'est ce que
26:41disait Isabelle tout à l'heure,
26:41c'est que la recherche
26:42pour réussir
26:43à avoir cette émulation,
26:45il faut que les gens
26:46travaillent ensemble.
26:46La recherche,
26:47c'est toujours très collaboratif
26:48en fait.
26:49Et il faut qu'on arrive
26:50absolument maintenant
26:51à créer ces espaces
26:52de discussion
26:53entre nos différents chercheurs
26:55pour réussir
26:56à accélérer,
26:57à cranter ces relations
26:58et à derrière
26:59qu'ils puissent en parler
27:00à leurs étudiants
27:01et que la mayonnaise prenne en fait.
27:03On rappelle à 40 millions
27:04d'étudiants.
27:05C'est ça.
27:05Mais du coup,
27:06combien de chercheurs ?
27:09Pour l'ECE
27:10et les écoles
27:10du groupe
27:10d'institucation,
27:11c'est plus sur les étudiants
27:13en fait,
27:13comment accélérer
27:14les échanges d'étudiants.
27:16Et donc moi,
27:16à l'ECE,
27:17on a déjà trois accords
27:18avec des grandes universités indiennes
27:19qui sont signées déjà.
27:21Là, on va en signer,
27:22on en a cinq en groupe
27:23et l'idée,
27:24c'est d'avoir vraiment
27:24des échanges,
27:25c'est-à-dire proposer
27:26à des étudiants indiens,
27:27comme je l'expliquais,
27:28à l'issue de leur bachelor
27:29de venir faire un master
27:30chez nous,
27:30mais proposer à nos étudiants,
27:32par exemple de l'ECE,
27:33d'aller en Inde.
27:34Aujourd'hui,
27:35moi j'offre 150 destinations
27:37pour nos étudiants
27:37qui peuvent partir
27:38en première année
27:39du cycle ingénieur
27:40ou ensuite.
27:41L'Inde,
27:41ils n'y vont pas beaucoup
27:42parce qu'ils ne connaissent pas bien
27:43l'Inde.
27:44Moi, le but de ma visite,
27:45c'était aussi d'aller témoigner
27:46en tant que directeur de l'école
27:47à l'ensemble des étudiants
27:48de l'école
27:49pour leur dire
27:49« Allez en Inde,
27:50il se passe des choses incroyables
27:51et les voyages forment la jeunesse ».
27:53Donc, aller en Inde,
27:54c'est un bon pays
27:55à découvrir.
27:56En plus, culturellement,
27:57c'est très riche,
27:59il y a des merveilles à voir.
28:00Et puis moi,
28:01j'adore la nourriture indienne,
28:02c'était un petit peu personnel.
28:04Merci encore une fois
28:06à tous les trois.
28:07Isabelle Ried,
28:08vice-présidente d'IA
28:10à l'université PSL
28:11et directrice
28:12de l'IA Cluster Prairie
28:13de Paris School of AI.
28:15Vincent Rade,
28:15directeur exécutif
28:16d'AI Paris,
28:16c'est un centre d'excellence
28:17IA entre HEC Paris
28:19et porté par HEC Paris
28:22et l'Institut Polytechnique
28:23de Paris.
28:23Et François Stéphan,
28:24merci,
28:25directeur général de l'ECE
28:26et chief officer du groupe
28:27Omnes Education.
28:28Voilà, c'était ce regard
28:29qu'on voulait avoir
28:31à travers vous
28:31de ce qui s'est passé en Inde.
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