- il y a 21 heures
Ce jeudi 19 mars, François Sorel a reçu Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Jérôme Marin, fondateur de Cafetech.fr, Jean-Louis Pech, président de la FIEV et PDG d'Actia Group, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Et pour débuter bien sûr, Tech & Co, la quotidienne, c'est le débrief de l'actu tech.
00:10Avec ce soir sur le plateau de Tech & Co, écoutez bien parce que nous avons du beau monde.
00:14Il est là, Christophe Honnête, salut Christophe.
00:16Bonsoir François.
00:17Ravie de te retrouver mon cher Christophe, Christophe Honnête et à tes côtés, c'est Jérôme Marin.
00:22Salut Jérôme.
00:23Salut François.
00:24Journaliste, Café Tech, bien évidemment, la newsletter, vous pouvez vous y abonner,
00:28vous ne le regretterez pas.
00:30Et Frédéric, Frédéric, c'est motel !
00:34Et voilà, ça fait un peu Super Bowl, mais c'est comme ça, tout va bien Fred.
00:38Vaut mieux qu'on rigole parce qu'on va commencer par un sujet qui n'est pas hyper rigolo quand
00:43même.
00:44On l'évoque souvent dans Tech & Co, on essaie d'imaginer un peu l'impact que peut avoir l
00:48'IA
00:49bien sur la société, sur les secteurs, tous les secteurs de l'industrie
00:56et forcément l'impact que peut avoir l'IA sur l'emploi.
00:59Et on se rend compte, Frédéric, que là, on commence à rentrer dans le dur dans ce sujet.
01:04Alors c'est une étude qui a été parue dans les échos ce matin, c'est l'étude de Cofas.
01:09Oui, Cofas, c'est l'Observatoire des emplois menacés.
01:11En fait, ce qu'ils ont fait, ils sont allés voir tout un tas de métiers et ils ont regardé
01:15un peu chacun de ces métiers,
01:16ils ont décomposé un peu les tâches de chacun des métiers et ils ont vu quelles tâches pouvaient être facilement
01:22ou pas,
01:22en tout cas, automatisables par des IA, plutôt des IA agentiques, c'est-à-dire des agents autonomes.
01:28Et ils se disent, à partir du moment où 30% de la tâche de ce poste-là peut être
01:33remplacée, le métier est en danger.
01:35Et donc, voilà, ils ont pris un par un des métiers, y compris des métiers manuels, ils ont regardé tout
01:41ça.
01:41Moi, c'est ce que je dis souvent sur des conférences et tout ça, c'est que chacun d'entre
01:46nous,
01:46on s'interroge un peu sur les 15-16 tâches que l'on fait par jour, nous en tant que
01:50journaliste,
01:50de recherche documentaire, d'écriture, d'interview, etc.
01:54Et qu'on se dit, tiens, dans toutes ces tâches-là, laquelle pourrait être automatisée ?
01:58Et on voit à peu près ce qui, un jour, pourrait nous tomber sur la tête.
02:02Et donc là, une fois qu'ils sont arrivés à tout ça, alors ils ont regardé par pays,
02:07parce qu'évidemment, on n'a pas le même contexte, l'Allemagne est plus industrielle, etc.
02:11Et donc, comme tu l'as dit, 16% des emplois menacés en France,
02:14donc 16% des emplois menacés, ça représente 5 millions d'emplois en France.
02:19Et ce qu'ils disent, ce qui est inquiétant, c'est que pour l'instant,
02:22on a seulement un tiers des entreprises qui sont vraiment en train de commencer leur projet agentique.
02:26Et on est déjà à ce calcul, enfin j'en souris, mais c'est pas drôle,
02:30des métiers col blanc, des employés de bureau, des activités...
02:33Oui, c'est les métiers de col blanc plutôt bien payés et qui sont dans les métropoles qui vont être
02:37impactés.
02:37Justement, c'est ce qu'on dit, des activités, je regarde ça parce qu'il y a tout le graphique
02:42dans les écoles,
02:43les activités juridiques et comptables, dans les télécoms, dans la publicité, les études de marché,
02:48la production de films, la vidéo, on en parle, hier tu en parlais notamment avec la personne qui double,
02:53Jim Carrey et puis le Chandler dans Friends, qui était ici en plateau à écouter évidemment en replay.
02:59Et après, il y a tout un ensemble de choses, ces métiers,
03:01mais on se rend compte que ces métiers-là, ils sont plutôt dans les grandes métropoles.
03:04Si on regarde à Paris, ça pourrait être un emploi sur cinq menacés à Paris.
03:07Ça veut dire qu'il faut complètement revoir aussi, enfin prévoir de revoir le modèle de ces grandes villes.
03:13Et voilà, le savoir ne protège plus.
03:16Là, on parle des métiers manuels qui seraient préservés,
03:18mais on imagine qu'un jour, les robots, comme un boulanger, ils sauront pétrir la farine,
03:23ils sauront mettre la grille dans le four, ils sauront sortir la grille,
03:26ils sauront accueillir des clients.
03:29Il y a vraiment de grosses interrogations.
03:31Et ce qui surprend, enfin, ça fait des mois depuis l'IA générative,
03:35on dit que les métiers vont être transformés, même ça fait des années que le numérique existe.
03:38Mais là, ce qui surprend, c'est la vitesse à laquelle ça arrive.
03:40Moi, je pense que c'est surtout ça, parce qu'on saura,
03:43on va trouver des alternatives, mais c'est la vitesse à laquelle ça arrive.
03:47Et vraiment, il faut s'y mettre aujourd'hui.
03:48Ce qui est intéressant, et tu es arrivé un petit peu effrayé ce matin,
03:51c'est qu'hier, tu as pu rencontrer des DSI.
03:53Alors, on ne va pas les citer, mais donc les DSI qui gèrent un petit peu l'activité informatique des
03:59entreprises.
04:01Et tu as senti véritablement, pour certains, la volonté d'accélérer sur l'IA et de se séparer des collaborateurs.
04:09Le thème était, quelles sont les qualités d'un DSI en 2030 ?
04:13Ils m'ont tous dit, mais déjà, à quoi va ressembler notre DSI, déjà, fin 2027 ?
04:17Et ils disent tous, on a plein de tâches, alors dans le développement, la production,
04:21puis c'est des grandes entreprises, vraiment de tous secteurs confondus.
04:25Et ils disaient, mais on a plein de tâches aujourd'hui,
04:27on est en train de se rendre compte que ces tâches-là, on n'en aura plus besoin.
04:31Alors, je parle plus en tâches qu'en poste,
04:33parce que c'est vrai qu'un développeur, il ne passe pas 100% de son temps à développer.
04:37Donc, il va peut-être avoir 20-30% de son temps qui peut être automatisé,
04:41mais la réflexion sur l'architecture et tout ça.
04:43Mais par contre, on ne va pas avoir, là où on avait 30 personnes,
04:45on ne va pas avoir 30 personnes qui ne font que réfléchir sur l'architecture, etc.
04:48Et ils sont tous en train de dire à leurs équipes,
04:51aller un peu plus vers les métiers, pour justement accompagner les métiers
04:55sur cette transformation de l'IA.
04:58Et là, non, il y a une vraie inquiétude.
05:00Le pire, c'est que non seulement ça se substitue à du travail humain,
05:03mais en plus, ça le fait mieux dans certains cas.
05:05C'est ça qui est terrible.
05:07Et on pourrait vous citer des exemples comme ça,
05:10mais hier, justement, on évoquait le doublage.
05:14Alors, effectivement, il y a une panique de la part des comédiens doubleurs,
05:16parce que demain, Netflix va...
05:19Qu'est-ce que va faire Netflix ?
05:20Va demander à l'acteur original
05:24s'il est OK pour que sa voix soit conservée dans une langue étrangère
05:28avec une synchronisation labiale.
05:30Et là, quand on réfléchit à cette question,
05:33finalement, dans l'absolu, c'est presque même mieux qu'un doubleur.
05:36Parce qu'on va garder l'authenticité du jeu original
05:40avec la voix, les intonations et la synchronisation labale
05:44du comédien original.
05:46Donc, parfois, c'est même mieux que ce que fait l'humain.
05:50C'est ça qui est fou.
05:52Qui enchaîne ? Jérôme ?
05:53Non, mais après, juste pour revenir sur...
05:55Alors, moi, je pense qu'il y a deux questions qu'il faut se poser aujourd'hui.
05:57C'est le timing et l'ampleur.
05:59On sait qu'il va y avoir des emplois qui vont être supprimés.
06:01Ça, je pense qu'on est tous d'accord sur ça.
06:03Est-ce que c'est déjà le cas aujourd'hui ?
06:05A priori, pas trop.
06:07Ça commence, mais il y a une étude anthropique qui est sortie début mars
06:10qui dit qu'il n'y a pas trop d'impact encore sur les gens qui sont employés.
06:12Par contre, il y a déjà un impact sur les recrutements.
06:14Et sur les gens, les diplômés, les jeunes diplômés qui sortent de l'école,
06:16en col blanc notamment, dans les métiers où il faut des diplômes,
06:21ils avaient du mal à recruter et que les entreprises ne recrutaient plus
06:23parce qu'avec les employés qu'ils avaient, ça suffisait pour assurer la montée en charge,
06:27même si l'activité augmente, vu qu'on a de l'IA à côté.
06:30Ça permet de gérer ça.
06:34Je pense aussi, par contre, il faut faire attention
06:36parce qu'on attend souvent, on entend, oui,
06:40telle entreprise a licencié 10 000 personnes à cause de l'IA.
06:44Il y a parfois...
06:45C'est pas ça.
06:45C'est pas ça.
06:46Je suis d'accord avec toi.
06:48C'est aujourd'hui.
06:48Je vois ce que tu veux dire.
06:49En fait, aujourd'hui, il y a beaucoup d'entreprises qui font un peu d'IA,
06:53que Sam Altman a appelé l'IA washing,
06:54c'est-à-dire qu'on utilise l'IA comme un peu un prétexte pour dire
06:57qu'il nous faut qu'on licencie, on va dire que c'est à cause de l'IA,
06:59ça va faire plaisir au marché, ils vont être contents.
07:01Voilà.
07:02Donc, sur le plan, c'est pas encore grand.
07:04Après, c'est sur l'ampleur, en fait.
07:06Et tu disais, il y a plein de métiers qui vont disparaître,
07:07on est d'accord, il y a plein de secteurs d'activité qui vont disparaître.
07:10Et quand on parle avec des gens qui travaillent dans l'IA,
07:11ils disent, non, ne vous inquiétez pas.
07:12En fait, on ne remplace pas les employés, on les augmente.
07:16Et surtout, le grand truc qui arrive, c'est l'IA, ça va détruire des emplois, oui,
07:20mais ça va en créer.
07:21C'est la fameuse théorie de la destruction créative de Joseph Schumpeter.
07:26Ce que dit Cécile Duflo, d'ailleurs, elle était au micro d'RMC ce matin,
07:30qui est, rappelons-le, l'ancienne ministre de l'aménagement du territoire
07:33et de la décentralisation, encore un politique qui dit,
07:36non, il ne faut pas paniquer, l'IA va détruire des emplois,
07:39mais on va en créer d'autres.
07:39Mais ça, on n'a pas de certitude.
07:43Non, tu as les précédents historiques.
07:44À chaque fois qu'il y a eu des révolutions, ça a marché.
07:46Mais aujourd'hui, OK, très bien, ça va créer des emplois.
07:49Mais est-ce que ça va en créer autant que ce qui va être détruit ?
07:52Et surtout, est-ce que les emplois qui sont créés,
07:54ils ne seront pas un jour automatisés par l'IA ?
07:56C'est-à-dire qu'on sera recréé des emplois
07:57pour remplacer les emplois qui ont été redétruits.
08:01Et puis, un cercle comme ça.
08:02Donc, moi, après, on verra l'ampleur.
08:04On verra, je pense qu'aujourd'hui, personne ne sait vraiment l'ampleur
08:06que ça va arriver.
08:07Mais c'est sûr que ça va être quelque chose de grave.
08:09Et je pense aussi, surtout, quand tu parles dans les chiffres,
08:11c'est les emplois directs qui sont menacés.
08:13Il y a tous les emplois indirects.
08:14C'est que s'il y a du chômage, il y a des gens qui consomment moins.
08:16Il y a des gens qui vont moins au restaurant, qui travaillent moins.
08:18Et ça, c'est de l'emploi en moins qui se fait...
08:20C'est ce que je disais à François, parce qu'il dit oui.
08:22Il vaut mieux aller dans les métiers de l'hôtellerie, tout ça.
08:24Je dis oui, mais si les gens ne gagnent plus d'argent et ne voyagent plus,
08:27ils n'iront plus dans les hôtels.
08:28Donc, de toute façon, ça va se reporter.
08:30Oui, c'est clair.
08:30Bon, après, il y aura toujours des gens riches.
08:33Oui, bien sûr.
08:33Et puis, voilà.
08:34Et puis, après, il faut se poser la question.
08:36Est-ce qu'il n'y a pas des métiers qui étaient un peu montrés du doigt,
08:38des métiers à faible valeur ajoutée,
08:40qui n'étaient pas forcément hyper bankables il y a 10, 20, 30 ans,
08:44qui maintenant le deviennent ?
08:45Enfin, tous les métiers manuels, finalement,
08:47qui, eux, peut-être seront remplacés demain par des robots,
08:49mais ce n'est pas pour tout de suite.
08:51C'est un peu long terme.
08:51Oui, mais l'IA va, et les accélérer,
08:54eux, va accélérer leur activité.
08:56Christophe ?
08:56Ce que dit Jérôme, à savoir l'ampleur et le timing,
08:58on ne le connaît pas forcément.
08:59Moi, mon expérience de ces transformations,
09:02pour avoir été souvent en pitchant,
09:04en disant ça va transformer, etc.,
09:06on a toujours eu tendance à surestimer un peu la vitesse
09:08à laquelle ça l'a transformée,
09:09à la sous-estimer à long terme,
09:11et la surestimer à court terme.
09:13Là, c'est vrai que l'inquiétude, elle est là.
09:15Elle est beaucoup plus palpable,
09:17aussi parce que le produit, il est utilisé d'une façon grand public
09:20et chacun peut être fasciné par ce que ça permet
09:23et aussi inquiété.
09:24Donc finalement, ça crée un sentiment.
09:27Il y a aussi une crise économique
09:29qui fait qu'il y a un certain nombre d'acteurs
09:30qui, comme tu le dis, font du AI washing
09:32en disant finalement je licencie
09:34parce qu'on ne va pas me faire croire
09:36qu'une entreprise licencie 20% de ses effectifs
09:38du jour au lendemain grâce à l'IA.
09:41Parce que la réalité de ce que tu dis,
09:43c'est effectivement l'impact.
09:44C'est 10%, 15%, 20%, 30%, 50%, 80% de ton job
09:49qui peut être éventuellement IAisé.
09:52Mais ça veut dire que si je dois à ce moment-là
09:55en profiter pour faire des réductions d'effectifs,
09:57je dois penser à transformer la façon dont je fonctionne.
09:59C'est-à-dire que tu vas réorganiser
10:01en ayant quelques agents qui font full-time quelque chose.
10:05Quelqu'un qui faisait 30% de ça, 50% de ça,
10:08il va maintenant le faire différemment
10:10et on va effectivement potentiellement réduire les effectifs.
10:12Mais l'impact de la mise en œuvre des agents
10:17pour que ça se matérialise dans des réductions d'effectifs,
10:20il faut quand même qu'il y ait eu
10:21un minimum de transformation des process.
10:23C'est quand Cam Gémini a dit qu'ils avaient licencié,
10:24en fait ça fait 18 mois qu'ils faisaient moins 5% tous les mois.
10:27Peut-être que c'est à cause de l'IA
10:28que les gens commandent moins et tout ça.
10:30Peut-être.
10:30Mais il y a aussi une prise économique.
10:32Donc il ne faut pas faire attention à ça.
10:34Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a un enjeu.
10:36Et alors l'enjeu derrière, à mon avis,
10:39on dit qu'on va supprimer des emplois
10:41et on peut aussi les réallouer.
10:43Il y a des endroits, je vais prendre l'administration,
10:45l'éducation nationale, les hôpitaux.
10:48On sait très bien qu'on manque de personnes sur le terrain,
10:51de profs.
10:52Donc si demain on disait finalement
10:53j'arrive à réduire drastiquement la bureaucratie intermédiaire
10:56et pouvoir réallouer des gens sur le terrain,
10:59il y a aussi les réflexions un peu plus globales à mener
11:02et ça peut permettre de...
11:04Après le problème c'est que souvent ces postes qui manquent,
11:06ce sont dans des métiers qui ne sont pas hyper sexy
11:09et que les gens ne veulent pas.
11:10Mais peut-être qu'il va falloir les valoriser beaucoup plus.
11:11Non mais voilà, c'est ça.
11:12Tu paieras beaucoup plus à un prof
11:14et il y aura moins de jobs, de bureaux entre guillemets.
11:18Et donc je pense que la réflexion elle est vraiment
11:19sur la façon dont on va réallouer
11:22et il faut le regarder de façon holistique.
11:24Mais c'est pour ça que je pense qu'il faut vraiment y penser aujourd'hui.
11:26Mais comme dit Jérôme,
11:29la difficulté c'est à la vitesse à laquelle ça va aller.
11:31Quand je disais les codeurs,
11:33oui les codeurs ils passent 20-30% de leur temps à coder,
11:35ça, peut-être que ça part dans une IA,
11:39des agents autonomes et tout ça.
11:41Oui alors on va réfléchir à l'architecture.
11:42Mais on se dit qu'avec toutes ces connaissances,
11:44il y a un moment, une IA va faire aussi bien,
11:46elle va dire oui attendez, moi j'ai tout ce qu'il faut
11:48pour réfléchir à la future architecture et tout ça.
11:50Alors après, où est-ce qu'on va les retrouver ?
11:52Où est-ce qu'on va retrouver des gens ?
11:54C'est pour tout ce qui est la responsabilité et la confiance.
11:56C'est un peu les deux thèmes.
11:58Responsabilité, il va bien falloir que quelqu'un soit responsable de tout ça,
12:01qu'il y ait un humain qui donne le go, le no go.
12:03Pour l'instant, les agents autonomes ont leur...
12:06Justement, cette confiance, elle manque un peu quand même,
12:09pour certaines choses.
12:10Et puis, la confiance que l'on va faire en ces logiciels,
12:13quand c'est des boîtes noires, quand c'est des...
12:15Mais je pense que cette étude qui est bien faite,
12:19vraiment descendre dans les tâches et tout ça,
12:20parce que je trouve que c'est vraiment la démarche qu'il faut avoir,
12:23c'est faire réfléchir à la crise tout de suite, dès aujourd'hui,
12:25à se projeter, parce que ça va venir tellement vite.
12:28En tout cas, le conseil qu'on peut donner à tout un chacun,
12:31c'est de ne pas être défensif par rapport à ça,
12:33c'est d'être proactif.
12:34C'est-à-dire qu'il faut mieux dompter ces outils-là...
12:37Et le comprendre.
12:37Et le comprendre, parce que de toute façon,
12:40quelle que soit l'évolution,
12:41je serais mieux positionné en me présentant
12:43comme un jeune étudiant augmenté par l'IA,
12:47comme par un salarié augmenté ou un cadre supérieur augmenté,
12:51que d'être rétif.
12:53Et donc, je crois que le meilleur conseil qu'on peut donner,
13:00c'est quand même de se familiariser avec ces outils
13:02et d'essayer de réfléchir à la part de son travail
13:05qu'on peut automatiser, améliorer, augmenter par l'IA.
13:09Bon, écoutez, laissons encore quelques semaines,
13:12quelques mois passer pour voir si tout cela se met en place.
13:16Espérons, malgré tout, qu'il y ait un mauvais timing
13:18ou peut-être une surestimation, en fait, de ces chiffres.
13:24On verra bien.
13:26On évoque un autre sujet,
13:28alors qui, encore une fois, qui n'est pas très gai,
13:31puisqu'on va parler du conflit au Moyen-Orient.
13:33Parce que l'une des conséquences de cette guerre en Iran,
13:37c'est que le trafic aérien est toujours très perturbé.
13:39Vous l'avez vu, énormément de vols sont annulés
13:43parce que l'un des hubs, c'est Dubaï.
13:46Et à Dubaï, il n'y a quasiment plus de vols qui décollent.
13:50Et effectivement, ça a un impact sur le fret
13:52puisque les avions cargo ne survolent plus le Moyen-Orient.
13:55Et ça commence à avoir des effets sur les livraisons de puces, figurez-vous.
13:59Les entreprises européennes veulent à tout prix éviter le risque de pénurie.
14:03Erwan Morris nous remet un peu dans le contexte et on revient juste après.
14:07Comparé à son niveau d'avant-guerre,
14:09le fret aérien a chuté de 9% selon les données d'un logisticien.
14:13Résultat pour certains importateurs européens,
14:15des retards et des coûts de livraison qui commencent à augmenter.
14:18D'autant que ce phénomène se cumule aux perturbations maritimes
14:21d'ordinaire voie privilégiée,
14:23comme l'explique Jean-Louis Pêche, représentant de sous-traitants automobiles.
14:26Il y a des impacts logistiques, encore une fois, de délais.
14:29Il y a des impacts logistiques en termes de coûts.
14:31Ils ne sont pas de nature à ne pas être absorbables.
14:34Une solution de repli pour le secteur auto
14:36qui surveille la situation avec attention.
14:38Le fret aérien est toujours un fret à caractère un peu exceptionnel
14:42parce qu'il coûte très cher.
14:43Donc on met en place le fret aérien, en tout cas pour les entreprises que je connais,
14:47lorsqu'on a besoin d'un seul coup de sécuriser.
14:50Vigilance tout de même sur les puces à faible valeur ajoutée
14:52qui subissent davantage la pression des coûts.
14:54Depuis l'épisode du Covid ou de la guerre commerciale,
14:57les entreprises qui sont en capacité de le faire
14:59ont généralement pris l'habitude de sécuriser leurs stocks
15:01afin de mieux prévenir les crises.
15:04Voilà, les rouages, quand ils commencent à se gripper,
15:08on l'a vu, il y a des moments forts comme ça dans l'existence
15:10où on voit que dès que tout se grippe, ça devient compliqué.
15:14On se souvient du Covid,
15:15où là, en fait, tout le fret avait été immobilisé
15:20avec des coûts qui avaient explosé.
15:22Et là, on le voit avec ce conflit au Moyen-Orient.
15:27Est-ce que ce problème de puces est un problème à prendre au sérieux, finalement ?
15:31Ou est-ce que c'est un peu trop alarmiste
15:33et que finalement, on va trouver une solution ?
15:37Qu'est-ce que vous en pensez ?
15:38Qui commence ?
15:39Tiens, Jérôme, je te sens inspiré.
15:41Non, pas forcément.
15:42C'est trop tard.
15:43Tu es là, ça y est, t'inspires.
15:45Non, mais après, je pense que tout dépend.
15:48Après, on ne va pas faire de la géopolitique ici,
15:49mais tout dépend de ce qui se passe aussi avec le conflit en Iran.
15:54Pour l'instant, si c'est juste un peu des surcoûts,
15:57de toute façon, les surcoûts des puces,
15:58elles ont tellement augmenté que tu rajoutes 10% ou 15%,
16:00finalement, ça ne change pas grand-chose au problème.
16:05Non, après, de toute façon, il faudra s'adapter.
16:07Quand Apple a dû s'adapter et qu'ils ont rapatrié leur production en Inde,
16:10on trouvera des solutions pour avoir d'autres...
16:12Alors, on ne va pas rapatrier la production en Europe, ça c'est sûr,
16:15mais on retrouvera d'autres solutions
16:18pour transférer ces puces,
16:19pour expédier ces puces vers l'Europe.
16:22Après, tu as des matières qui sont...
16:23Bien sûr, oui, ça c'est un autre problème encore.
16:26Mais en tout cas, sur ça, à voir.
16:28Après, il faut voir comment ça commence la situation.
16:30Pour l'instant, je pense qu'il n'y a pas besoin de s'alarmer plus que ça.
16:33De toute façon, les...
16:34Je t'en fais stuff.
16:36Non, mais je crois que tu as raison,
16:37on ne connaît pas encore exactement l'ampleur du problème,
16:39mais il est réel, parce qu'aujourd'hui,
16:41toute la chaîne de production des semi-conducteurs,
16:43c'est une chaîne globale, en fait, avec des acteurs européens,
16:48si tu prends un SML, le TSMC à Taïwan,
16:51des designers de puces qui sont aux Etats-Unis,
16:53et puis...
16:54Des fournisseurs de composants,
16:55des centaines de fournisseurs de composants.
16:56Des fournisseurs de composants qui sont un peu partout,
16:57et pour fabriquer un chipset,
16:59tu as besoin d'avoir des composants dedans.
17:01Et en fait, tu disais tout à l'heure,
17:03ce n'est pas un gros problème,
17:04le surcoût sur des...
17:05Effectivement, sur les GPU à 35 000 dollars,
17:08le fait que l'avion,
17:09que le coût fixe soit un peu plus élevé,
17:11amorti sur ces valeurs-là,
17:13ce n'est pas aussi énorme que ça.
17:14En revanche, sur les puces bas de gamme,
17:17d'entrée à 5, 6 dollars, 10 dollars,
17:20qui sont par milliers,
17:23par centaines dans les voitures, par exemple,
17:27tu passes de 5 à 6 dollars,
17:28ça ne peut paraître pas grand-chose,
17:30mais ça peut mettre en péril des business models.
17:34Sans parler des problématiques de pénurie éventuelle,
17:37qui fait qu'à un moment donné,
17:37je ne peux pas fabriquer,
17:38parce qu'il manque un tout petit composant,
17:40et qu'on est encore dans des chaînes globales,
17:42où on n'a pas forcément tiré toutes les leçons
17:45qu'on était censé tirer en termes de souveraineté,
17:48de double sourcing,
17:49et finalement,
17:51ça peut créer plus d'impact, je pense,
17:54sur des industries
17:55qui utilisent des chipsets assez commoditisés,
17:59et qui vont se trouver soit à des prix exorbitants
18:03par rapport à la profitabilité de ces activités-là,
18:06ou tout simplement qu'il va y avoir des ruptures
18:08de chaînes d'approvisionnement.
18:09Donc le risque, il existe.
18:10Ce qui est intéressant,
18:11c'est que suite au Covid,
18:13en fait, certaines entreprises
18:14qui ont été véritablement impactées par le Covid
18:17ont essayé de trouver des solutions,
18:19et notamment des stocks plus importants
18:22pour tenir dans le temps.
18:23Il y a comme un buffering.
18:25Un stock qui permet d'encaisser,
18:28on va dire,
18:29les problématiques de transport.
18:30Mais justement,
18:31t'immobilistes du capital,
18:32et aujourd'hui,
18:33on est dans la stratégie du flux tendu,
18:34et je pense que tout ça,
18:35les questions qu'on peut se poser,
18:36si on se projette un peu,
18:38c'est, bon,
18:38un, l'histoire de souveraineté,
18:39ça c'est clair,
18:40deux,
18:41voir un petit peu ces pénuries de puces,
18:43est-ce que ça ne va pas accentuer
18:45le déséquilibre
18:46entre qui va être servi en premier
18:47une fois qu'elles seront disponibles,
18:49trois,
18:50ce qu'on disait,
18:50c'était le,
18:51enfin,
18:52ce que je disais à l'instant,
18:52c'était l'histoire du flux tendu,
18:54on est tellement habitué au flux tendu,
18:55peut-être qu'il faut commencer
18:56à revoir un peu
18:58ces parties-là.
19:01Quatre,
19:01peut-être travailler davantage,
19:03alors l'IA peut peut-être aider à tout ça,
19:04mais à trouver des substituts aussi,
19:06tu vois,
19:06le gaz de hélium et tout ça,
19:07il y a peut-être des substituts,
19:08il faut commencer à vivre autour de ça,
19:10et puis,
19:11sinon,
19:12c'est ça,
19:12c'est regarder,
19:14réfléchir un peu plus local,
19:15voir tout ce qu'on peut récupérer
19:16en termes local,
19:17qu'on ait une deuxième voie à chaque fois.
19:20Je trouve que,
19:21voilà,
19:22on manque parfois un peu de réflexion,
19:23le Covid ne nous a pas servi,
19:26il ne nous a pas servi tant que ça.
19:27Après,
19:27c'est aussi des investissements
19:28qui sont colossaux,
19:29donc,
19:29pour avoir des...
19:31Et puis,
19:31surtout,
19:31tu ne crois pas que des conflits comme ça,
19:32on va en avoir à répétition.
19:34Oui,
19:34mais après,
19:36être compétitif par rapport à...
19:37Parce que quand on parle d'une usine de plus,
19:40c'est pas que l'usine,
19:41c'est tout la chaîne de production.
19:43C'est une dizaine de milliards,
19:44ou très peu.
19:45C'est une dizaine de milliards,
19:46c'est 40 milliards aujourd'hui,
19:47ça ne coûte pas.
19:48Donc,
19:48c'est des réflexions qui sont...
19:50Je pense que c'est plus que...
19:51C'est des réflexions qu'il faut avoir
19:54qui avaient été un peu menées
19:55par la Commission européenne
19:56avec le CHIPS Act,
19:58notamment Intel,
19:58enfin,
19:59ça ne s'est pas forcément concrétisé,
20:01mais...
20:02Ouais,
20:02c'est des...
20:03C'est pas...
20:04On ne peut pas claquer...
20:05Ce n'est pas en claque du doigt
20:06que ça va arriver, quoi.
20:06Parce que là,
20:07l'iPhone qui augmente de 15 ou 25%,
20:09limite les gens vont peut-être
20:10le racheter quand même.
20:12Mais la voiture qui va coûter
20:14entre 4 et 7 000 euros de plus,
20:17on a des questions, non ?
20:19Bon.
20:19Ça va voir.
20:21Je vous emmène maintenant
20:22en Corée du Sud
20:22avec un acteur majeur,
20:24justement,
20:24des puces.
20:25C'est Samsung.
20:26Samsung qui a déclaré
20:29vouloir investir,
20:29écoute,
20:3073 milliards de dollars
20:31dans le domaine
20:32de la fabrication des puces.
20:33Parce qu'on connaît Samsung,
20:34évidemment,
20:35dans les smartphones,
20:36mais Samsung,
20:37composants,
20:38en fait,
20:38c'est gigantesque.
20:39Ils fabriquent
20:40des composants électroniques
20:43pour quasiment
20:44tous les constructeurs
20:44de produits électroniques.
20:46Pour eux,
20:47bien évidemment,
20:47mais pour Apple
20:48et pour tous les autres,
20:49pour les Chinois aussi,
20:50ils sont très très forts
20:51là-dedans.
20:51et le patron de Samsung
20:53a déclaré vouloir investir
20:55plus de 73 milliards de dollars
20:58dans sa fonderie.
20:59Pourquoi ?
21:00Eh bien,
21:01parce qu'au milieu de tout ça,
21:02il y a Nvidia
21:03et Nvidia,
21:04par la voix de Jen Sanyang,
21:06a annoncé que
21:07les futurs chipsets de Nvidia
21:09seront fabriqués par...
21:10Non.
21:11Ah.
21:12Pas les futurs,
21:13une seule.
21:14Un seul.
21:15Qui est la Grock.
21:15En fait,
21:16Grock,
21:16c'est une entreprise
21:16qui a Nvidia à racheter.
21:17Donc,
21:18c'est dans l'inférence,
21:19c'est ça ?
21:20Qui était dans l'inférence,
21:20qui avait déjà signé
21:21un contrat avec Samsung,
21:22en fait.
21:23Donc,
21:23c'est juste la puce
21:24d'inférence
21:24qui s'appelle Grock 3
21:25qui sera fabriquée
21:27par Samsung.
21:28Voilà,
21:28ce ne sont pas
21:28toutes les autres puces,
21:29les autres puces RS
21:30fabriquées par TSMC.
21:31Mais surtout,
21:32ce que fait Samsung
21:33pour l'IA,
21:34c'est les puces mémoire
21:34qu'on appelle HBM,
21:35qui sont vraiment,
21:36on voit beaucoup aujourd'hui
21:37qu'il y a un appel,
21:40il y a beaucoup de demandes
21:41pour ces puces-là
21:42à cause de l'IA.
21:43Et donc,
21:44Samsung et que ce soit
21:45Micron aux Etats-Unis
21:46et SKNX
21:47qui est notre boîte sud-coréenne.
21:50Qui est le fournisseur
21:50de Nvidia.
21:51Qui est le fournisseur
21:51de Nvidia à l'intérieur.
21:52Ils ont très peu investi
21:53en fait parce qu'en 2021-2022,
21:55il y a une crise de surproduction
21:56et pendant des années,
21:57ils n'ont plus investi
21:57et là aujourd'hui,
21:58ils sont en sous-capacité
21:59donc il faut réinvestir.
22:00Et jusqu'à présent,
22:01ils étaient un peu réticents
22:03à réinvestir
22:04parce que si on réinvestit,
22:05comme ça prend des années,
22:06ça prend 2-3 ans
22:06pour avoir une usine
22:08et si dans 2-3 ans,
22:09la bulle de l'IA,
22:10elle éclate,
22:11ils se disent
22:11bon,
22:11qu'est-ce qu'on va faire ?
22:12Donc là,
22:13ils veulent réinvestir
22:14un peu plus
22:14mais ils sont quand même
22:15un peu taraudés.
22:16Ils ne vont pas non plus
22:17à fond.
22:18Et puis de toute façon,
22:19eux,
22:19c'est le vertical.
22:20Ils sont à la fois
22:21concurrents de Nvidia en haut
22:22et concurrents de TSMC en bas.
22:24Et la difficulté,
22:25comme tu l'as dit,
22:25c'est vrai que sur la partie HBM,
22:27ils se sont fait distancer
22:28quand même par XKNX1
22:29et qui a avancé.
22:30Donc du coup,
22:30ils sont un peu moins bon
22:31le lendemain,
22:31il faut accélérer.
22:32Et puis,
22:32s'ils veulent concurrencer TSMC,
22:34TSMC,
22:35on sait,
22:35c'est tout un écosystème.
22:37Et Apple,
22:37AMD,
22:38Qualcomm,
22:38pourquoi ils vont avoir TSMC ?
22:39Parce que derrière,
22:40ils ont tous les composants
22:42sous la main.
22:43Samsung,
22:44certains s'étaient tournés
22:45vers Samsung
22:45et tout d'un coup,
22:46Samsung avait son écosystème,
22:48il n'était pas aussi puissant que ça.
22:49Donc,
22:49il ne délivrait pas aussi vite,
22:50il ne délivrait pas autant.
22:52Et donc là,
22:52Samsung,
22:53il y a eu quelques doutes
22:54et les gens se sont détournés
22:56vers TSMC.
22:56Donc,
22:57c'est bien beau de mettre
22:5873 milliards pour concurrencer.
22:59Mais voilà,
23:00de toute façon,
23:01ils étaient obligés de bouger
23:02parce que là,
23:02ça faisait un moment
23:03qu'ils n'avaient pas investi.
23:04Ils ont d'ailleurs dit
23:05qu'ils allaient beaucoup
23:06parier sur la robotique,
23:08sur la MedTech,
23:10sur l'automobile aussi.
23:12Donc,
23:12il y a une sorte de plan de relance
23:14de Samsung.
23:15Plan de relance,
23:16entre guillemets,
23:17qui n'en a pas besoin
23:17parce que la société
23:19marche déjà très bien.
23:20Enfin,
23:20qui n'en aurait pas besoin
23:21dans l'absolu,
23:21mais qui en a quand même besoin
23:22pour concurrencer.
23:24tout ça.
23:24Mais je crois que
23:24ce qui leur a fait mal,
23:25c'est toutes les annonces.
23:26Enfin,
23:26ils n'ont pas décidé
23:27le lendemain de la keynote
23:29de Jensen Wang
23:30d'investir 113 milliards.
23:31Mais ça les fait réfléchir.
23:33L'architecture Vera Rubin,
23:35c'est un vrai...
23:37On est en train
23:38de franchir un cap
23:39dans le monde des GPU.
23:41Et je pense que là,
23:42ils se disent,
23:42les gars,
23:43si on n'y va pas,
23:44on va être définitivement distancés.
23:46Christophe ?
23:47Non,
23:47je n'ai pas grand-chose
23:48à rajouter.
23:48Je pense qu'effectivement,
23:49ce qui est caractériste
23:50Samsung,
23:50c'est qu'ils sont
23:51à plusieurs endroits.
23:52Je parlais tout à l'heure
23:53de la chaîne de valeur
23:55des composants électroniques.
23:57Ils sont effectivement présents
23:59à la fois sur la fonderie,
24:02comme tu le disais,
24:04sur les composants.
24:05Ils sont aussi fabricants
24:07d'électroniques grand public.
24:08Enfin,
24:08ils sont à différents endroits.
24:09Et en fait,
24:11ils ont des parts de marché
24:12qui se sont un peu érodées,
24:14notamment par rapport
24:15à TSMC, par exemple,
24:16où il y a effectivement
24:17la capacité à graver
24:18de façon extrêmement fine,
24:19mais aussi le taux de rendement
24:21de le fameux yield management
24:23qui est très important
24:23que TSMC fait très bien
24:25sur lequel eux
24:26ont des résultats
24:27qui sont beaucoup moins bons.
24:29Et ils se sont fait prendre
24:30effectivement des parts de marché
24:32par SK INIX
24:33sur les puces mémoires
24:36HBM.
24:37Et donc,
24:37je crois qu'il faut qu'ils réagissent.
24:39C'est ce qui est toujours un peu...
24:43qui corrobore ce qu'on voit
24:44depuis des mois,
24:45c'est l'ampleur
24:47de ces investissements
24:48et qu'on voit
24:48que ça s'agit vraiment
24:49d'une révolution industrielle
24:52puisqu'à chaque fois,
24:52on parle de dizaines de milliards.
24:55Ça semble être
24:56l'unité minimale
24:57à partir de laquelle
24:58on arrive à se faire entendre.
25:00Mais moi,
25:00les puces y a à maison,
25:01je crois moyen quand même.
25:02Je ne sais pas
25:03s'ils ont des puces...
25:04Non, non, ils n'en ont pas,
25:05mais justement,
25:05ils aimeraient bien...
25:06Ils ont bien les fabriquer.
25:08Non, juste pour finir,
25:10ils n'ont pas encore précisé
25:12exactement comment
25:12ils vont investir
25:13tout cet argent.
25:14Juste pour dire
25:14qu'ils ont investi
25:1560 milliards l'an dernier,
25:16donc ce n'est pas non plus...
25:17Ils ont passé de 60 à 73,
25:18donc ce n'est pas non plus
25:19un énorme bon.
25:20C'est sûr.
25:21Est-ce qu'ils vont réinvestir
25:21sur les puces,
25:22donc DRAM et NAND,
25:23qui sont les puces
25:23que vous utilisez
25:24dans les ordinateurs
25:26qui sont en train
25:27d'exploser ?
25:28Le prix a fait
25:29x4 en un an.
25:30C'est pour ça que vous avez vu,
25:31je ne sais pas si vous avez passé
25:32qui a dit que le marché
25:33des smartphones
25:34a baissé 13% cette année,
25:35que c'est la plus grosse chute
25:36historique du marché
25:37des smartphones
25:37d'avoir reprendu
25:38au cours de 2013.
25:39Même les PC.
25:40Oui, les PC aussi.
25:42Et donc là,
25:43parce qu'en fait,
25:44toutes ces boîtes
25:44dont on parle,
25:45elles ont délaissé ce marché
25:46en fait,
25:46elles ont continué à en faire,
25:47mais elles vont plus
25:48vers les puces HBM
25:49sur lesquelles
25:50ils gagnent plus d'argent
25:50et donc à voir
25:51s'ils vont réinvestir,
25:53réinvestir sur ces puces-là
25:54ou pas.
25:55Et ça,
25:56ça sera un signal important
25:56et moi je pense qu'en fait,
25:58non,
25:58ils vont continuer sur l'IA
25:59parce que c'est là
26:00où ils gagnent plus d'argent
26:00en fait.
26:02Allez,
26:02il est bientôt 20h,
26:03on va marquer une petite pause
26:04dans ce débrief
26:05de l'actu tech
26:06dans Tech & Co
26:07sur BFM Business.
26:08Si on va revenir
26:09avec Jérôme,
26:10avec Christophe
26:11et Frédéric,
26:13on va évoquer ensemble
26:16le succès de Deezer.
26:17Voilà,
26:17notre pépite Frenchie
26:19du streaming
26:20qui,
26:21après Spotify,
26:22lui aussi,
26:23gagne de l'argent.
26:23C'est plutôt une bonne nouvelle
26:25et on parlera aussi
26:26des tensions
26:28qu'il y a entre Microsoft
26:30et Open AI
26:32à cause d'Amazon.
26:33Tout ça,
26:33je ne dis pas,
26:34c'est terrible,
26:35c'est une histoire de famille là.
26:36Ce n'est pas joli.
26:36C'est pas joli.
26:39Petite pause
26:40et on revient
26:41pour la suite
26:42de ce débrief.
26:42A tout de suite.
26:44Tech & Co,
26:45la quotidienne,
26:46le débrief de la tech.
26:49Voilà,
26:49il est 20h03
26:50le retour de Tech & Co,
26:51la quotidienne.
26:51Merci d'être avec nous
26:53en direct,
26:54peut-être à la radio,
26:54à la télé
26:55et puis notez bien évidemment
26:56que les podcasts
26:57et les replays
26:58sont disponibles
26:59juste à la fin
27:00de cette émission.
27:01On débrief
27:02l'actu tech
27:03ce soir
27:04avec Christophe Olnette,
27:05Christophe Olnette
27:06qui est senior advisor
27:07chez 7-2
27:08et ancien président
27:08de Microsoft France
27:09et Asie du Sud.
27:10Jérôme Marin,
27:11fondateur de CaféTech.fr,
27:13n'hésitez pas
27:13à vous abonner
27:14à sa newsletter
27:15et Frédéric Simotel.
27:18Je vous propose
27:19maintenant
27:20de parler de musique
27:21avec cette bonne nouvelle
27:22pour la première fois
27:23depuis sa création,
27:24l'application
27:25de streaming musical
27:26française,
27:27donc Deezer,
27:28est dans le vert
27:28au niveau des comptes
27:30alors même
27:31qu'elle voit son nombre
27:32d'abonnés reculer.
27:32C'est ça qui est assez intéressant.
27:34Une combinaison
27:35de plusieurs facteurs
27:35en jouer en leur faveur
27:37selon son directeur général,
27:39Alexis Lanternier.
27:40On écoute
27:41un extrait
27:41de son intervention.
27:43C'est vrai que le travail
27:44qui a été fait
27:45sur la priorisation
27:46de l'expérience musicale,
27:48ça c'est une différenciation.
27:50La deuxième,
27:50c'est tout le travail,
27:51tout l'engagement de Deezer
27:52sur la défense
27:53des vrais artistes,
27:54notamment par rapport à l'IA,
27:56notamment en réinventant
27:57la rémunération.
27:57C'est quelque chose
27:58qui a pas mal marqué
28:00les gens.
28:00Auprès du client,
28:00pas qu'auprès des artistes.
28:02En fait,
28:02de plus en plus,
28:03dans un produit comme ça
28:04qui est quand même
28:05un peu plus mature
28:06qu'il y a 15 ans,
28:07maintenant on a
28:07le même catalogue,
28:08la technologie
28:09est quand même assez mature,
28:10les valeurs
28:11que véhicule l'entreprise
28:12sont de plus en plus importants
28:13et on le voit
28:14dans le choix des consommateurs
28:15et puis le fait aussi
28:16qu'on aille un peu
28:16au-delà de l'implication
28:18uniquement mais qu'on propose
28:19des concerts,
28:19qu'on organise des rencontres
28:20avec les artistes,
28:21c'est quelque chose
28:22qui génère beaucoup
28:22de marketing viral.
28:25Et donc voilà,
28:26c'est une somme de tout ça,
28:27pas évident de dire
28:28lequel exactement fait quoi
28:29et puis ça dépend
28:30de chaque personne
28:30mais la somme de tout ça
28:31fait qu'on voit
28:32une accélération
28:34de la croissance.
28:35Voilà,
28:36donc Alexis Lanternier,
28:37le directeur général
28:38de Deezer au micro
28:41de l'or,
28:42c'était ça,
28:43l'or closier
28:43dans Good Morning Business.
28:45Alors,
28:46comment ont-ils réussi
28:48à gagner de l'argent ?
28:48En baissant les dépenses,
28:49c'est ce que disait
28:50l'excédent dernier,
28:51avec la baisse des coûts
28:52d'acquisition de la musique.
28:53C'est une première ça
28:54parce qu'en général
28:55c'était plutôt
28:56des chiffres
28:57qui explosaient.
28:58Là,
28:58ça baisse de 7%
28:59et puis la direction
29:00a aussi décidé
29:02de baisser de 10%
29:04les frais de l'entreprise
29:05donc voilà,
29:06avec évidemment
29:07des audits internes
29:09qui ont fait que
29:09maintenant 8,5 millions
29:11de dégagés
29:11je crois pour l'année 2025.
29:13Oui,
29:14non,
29:14puis ils sont partis,
29:16alors évidemment
29:16ils ont des concurrents mondiaux,
29:17Spotify,
29:18Apple Music,
29:19Amazon Music,
29:22et donc du coup
29:23ils se sont concentrés
29:24sur certains marchés,
29:25la France,
29:26le Brésil,
29:26voilà,
29:26c'est plutôt mal
29:27plutôt que partir
29:28un peu à l'aventure.
29:30Ils ont aussi,
29:31c'est ce qu'ils disaient,
29:32ils ont revu un peu
29:34la façon dont,
29:37la façon d'écouter,
29:39c'est-à-dire
29:39quand on est un fan,
29:40de redistribuer l'argent
29:41aux artistes,
29:42quand c'était des vrais fans,
29:44soit on est dans une playlist
29:45d'ambiance,
29:45ils ne versent pas
29:46la même somme
29:47quand c'est une playlist
29:48d'ambiance
29:48ou quand c'est toi
29:49qui cherches vraiment
29:51un artiste.
29:52Ça aussi,
29:53ça a permis
29:53de revaloriser
29:55un peu tout ça
29:56et puis
29:57ils ont travaillé aussi
29:58sur l'IA,
29:59ça aussi,
29:59pour certains
30:00c'était important
30:01d'avoir un peu
30:02ce nettoyage
30:03fait à travers l'IA
30:05et puis ils ont aussi,
30:06ils font un peu
30:07de B2B,
30:08ils ont la musique
30:08à des services,
30:09ils sont sur des plateformes
30:10chez TF1,
30:11je crois,
30:11avec d'autres
30:11et là aussi,
30:15les petites pierres posées
30:16portent un peu
30:17leurs fruits,
30:19je ne sais pas
30:20si les pierres
30:20portent leurs fruits
30:21mais les petites graines
30:22portent leurs fruits,
30:23plutôt,
30:24les pierres.
30:25Parce que les pierres
30:25sont difficiles
30:26à digérer.
30:28Christophe,
30:2910 heures.
30:29Écoute,
30:30on ne va pas,
30:30on peut se féliciter
30:31parce qu'effectivement
30:33on avait souvent
30:34eu des mauvaises nouvelles
30:35et là,
30:36effectivement,
30:36je pense qu'ils ont réussi
30:37à se focaliser
30:39comme tu le dis
30:40et d'avoir
30:42quelque part
30:44fait les économies.
30:45Je trouve ce qui est intéressant
30:46dans ce qu'il dit,
30:47c'est aussi l'importance,
30:48je ne sais pas à quel point
30:49c'est vrai ou pas,
30:50je ne connais pas suffisamment
30:51le marché,
30:51mais il insiste beaucoup aussi
30:52sur la façon
30:53où il se positionne
30:54en termes de valeur,
30:56en se montrant
30:57très intransigeant
30:58pour ne pas avoir
30:59de musique synthétique,
31:02essayer d'être
31:04exemplaire
31:04en la matière,
31:05je pense que ça,
31:05c'est de nature
31:06à plaire
31:06à la communauté
31:07des artistes,
31:09ce n'est pas elles
31:09qui payent
31:10les abonnements
31:10non plus,
31:12mais je pense que
31:13c'est bien.
31:13Après,
31:14il faut aussi relativiser
31:14les choses,
31:15ils sont 20 fois
31:15plus petits
31:16que Spotify.
31:18Beaucoup plus
31:19que 20 fois.
31:1925 fois,
31:20je ne sais pas,
31:20j'avais 10 millions
31:22d'abonnés
31:22par rapport
31:22à 250 millions,
31:24donc ça fait 25,
31:25tu as raison,
31:26mais c'était
31:27pour donner
31:27l'ordre de grandeur
31:28effectivement
31:30et donc je pense
31:31que quand une entreprise
31:32perd de l'argent,
31:33il y a une première étape
31:34qui consiste
31:34à réduire la voilure,
31:37à combler,
31:38à éliminer
31:39les foyers de perte,
31:40ça c'est très bien,
31:41donc on décroît un peu
31:43en chiffre d'affaires,
31:44on reste profitable,
31:45mais ça ne peut pas
31:45être une stratégie
31:46de long terme
31:47parce qu'on ne peut pas
31:48remplacer la croissance
31:49à perte
31:50par de la décroissance
31:51profitable
31:52parce que sinon
31:54on meurt guéri.
31:56Donc,
31:57dans ce que je crois
31:58que le marché
31:59va attendre,
32:01en tout cas
32:01en tant qu'investisseur,
32:02c'est ok,
32:02très bien,
32:03super première étape,
32:04maintenant,
32:04quels sont les leviers
32:05pour croître ?
32:06Où est-ce qu'on va aller
32:07chercher de la croissance ?
32:08Est-ce que c'est dans
32:09l'augmentation des prix ?
32:11Est-ce qu'il y a une élasticité
32:13à l'augmentation des prix
32:14des abonnés ?
32:14Il y en a une certaine
32:15mais elle n'est pas infinie.
32:16Est-ce que c'est dans
32:17l'upsell
32:18vers d'autres offres
32:20le plus premium ?
32:21Donc là,
32:22je pense que c'est là
32:22où ils vont être attendus.
32:25pour répondre à ta question,
32:26là,
32:27ils n'ont aucun
32:28levier de croissance
32:29en fait.
32:29Ils ont déjà dit
32:30que là,
32:31le chiffre d'affaires
32:31fait moins 1%
32:32cette année
32:32et il sera stable
32:34l'année prochaine.
32:35On dit,
32:36c'est très bien,
32:36ils ont gagné,
32:37ils ont été rentrés.
32:38Moi,
32:38j'avais compris
32:39qu'ils avaient notamment
32:39pas mal décru
32:40parce qu'ils avaient
32:41enlevé des abonnés
32:42non profitables.
32:43Non,
32:43en fait,
32:44pas vraiment.
32:45En fait,
32:46ils ont perdu
32:46beaucoup d'abonnés.
32:47Ils avaient 10 millions
32:48d'abonnés,
32:48ils s'en passaient
32:48à 9 millions d'abonnés
32:50parce qu'ils avaient
32:50beaucoup d'abonnés
32:51gratuits au Brésil
32:52avec Mercadolibre
32:54et un peu l'Amazon
32:55au Brésil
32:55et au Mexique.
32:56Ce n'est pas eux
32:56qui ont arrêté,
32:57c'est Mercadolibre
32:57qui a arrêté en fait.
32:59Et donc ça,
33:00en fait,
33:00ils ont perdu
33:00un million d'abonnés
33:01comme ça.
33:02Ils ont regagné
33:02un peu d'abonnés
33:03en France.
33:03Alors là,
33:03c'est peut-être
33:04la bonne nouvelle,
33:05pour moi,
33:05l'une des seules
33:06bonnes nouvelles
33:06de ces résultats,
33:07c'est qu'en fait,
33:07ils ont regagné
33:07400 000 abonnés en France.
33:09Et on dit
33:09400 000 abonnés,
33:19Deezer,
33:20ils ont gagné
33:20500 000 dans le monde.
33:21Et quand tu parles
33:22d'abonnés,
33:22c'est des abonnés payants ?
33:24Deezer ne communique pas
33:24sur le nombre
33:25d'utilisateurs gratuits.
33:27La publicité sur Deezer,
33:28ça ne reprend quasiment rien
33:29en termes de chiffre d'affaires.
33:30La majorité du chiffre d'affaires
33:31aujourd'hui,
33:31c'est des abonnés français.
33:33Aujourd'hui,
33:34deux tiers du chiffre d'affaires
33:35est fait en France,
33:36alors qu'il y avait
33:36un grand moment
33:37où ils ont essayé
33:38d'aller un peu partout.
33:39Ils peuvent remercier Orange
33:40qui a été un booster
33:41d'abonnés à l'époque.
33:43Immense !
33:43D'ailleurs,
33:44je crois que même Orange
33:44était actionnaire de Deezer.
33:46Oui, absolument.
33:48Du coup,
33:49et juste pour me dire
33:51ce que tu disais tout à l'heure,
33:52tout ce que a dit
33:53le patron de Deezer
33:54sur le fait
33:55qu'on détecte l'IA,
33:58on rémunère mieux
33:59les artistes,
33:59ça c'est très bien,
34:00ça fait des très beaux
34:01communiqués de presse
34:01et ça fait des très beaux
34:02articles dans la presse.
34:03Est-ce que le consommateur,
34:04ça l'intéresse ?
34:05Franchement,
34:05je ne suis pas sûr,
34:06il n'y en a pas beaucoup
34:06de gens qui vont dire
34:07je vais aller prendre Deezer
34:08parce qu'ils rémunèrent mieux
34:10mes artistes
34:11ou parce que les chansons
34:12avec l'IA,
34:12elles sont marquées
34:14que c'est avec l'IA.
34:15Non, mais moi je disais juste
34:16le fait qu'ils aient quand même
34:18sur leur rémunérait mieux
34:20les artistes,
34:21c'est-à-dire de faire ça
34:21de plus précis
34:22pour économiser
34:23un statut d'économie.
34:25Moi je trouve que c'est très bien
34:26en fait,
34:26c'est une très bonne initiative
34:27de le faire,
34:27ce qu'ils ont fait notamment
34:28pour que les musiques
34:29soient générées par l'IA,
34:30ce qu'on appelle
34:31les white-nose.
34:32Puis les coudres de vent
34:33sont moins forts
34:33si tu supprimes l'IA aussi.
34:35Donc ça,
34:36je trouve que c'est très bien.
34:36Après, moi je parlais
34:37d'un niveau business,
34:38est-ce que ça va changer
34:39quelque chose pour eux ?
34:39Non, et moi je pense
34:40que le vrai problème
34:41de Deezer,
34:41c'est qu'ils sont tellement petits.
34:42Alors déjà,
34:43franchement Deezer,
34:44à part la France,
34:44ça n'existe plus ailleurs.
34:45Deezer, il faut être très honnête,
34:47ça n'existe quasiment plus ailleurs.
34:48Alors ils vont me dire que non,
34:49mais à part la France,
34:52c'est vraiment minuscule.
34:53Le vrai problème,
34:53c'est qu'ils ont à côté
34:55des concurrents
34:56qui sont,
34:56je ne sais pas s'ils sont meilleurs,
34:58en tout cas ils sont vus
34:58comme meilleurs.
35:00Et sur un marché
35:01où finalement
35:01toutes les offres
35:02sont assez similaires,
35:07on est français
35:08donc on ne peut pas aller.
35:09Mais à part ça,
35:10pourquoi aller sur Deezer
35:11plutôt que d'aller sur Spotify ?
35:13Je pense que la plupart des gens,
35:14ils iront spontanément
35:15sur Spotify
35:15parce qu'ils connaissent déjà mieux
35:16et parce que d'autres personnes
35:18ont Spotify
35:18et parce que Spotify
35:19est considéré comme meilleur.
35:20Mais est-ce que
35:21dans ces temps un peu,
35:22on va dire,
35:24mouvementés,
35:24on ne peut pas se dire
35:25finalement, tiens,
35:26on a un service de musique,
35:28alors qu'il y a encore
35:29le mot tarte à la crème
35:30souverain,
35:30mais est-ce qu'on ne peut pas se dire
35:32alors Spotify est européen,
35:33donc ça tombe ballot,
35:34mais en revanche,
35:35les Amazon,
35:36les Apple Music,
35:37on peut dire,
35:38voilà,
35:38on va privilégier
35:39un service
35:39ou Spotify
35:40ou pourquoi pas Deezer
35:42un service français
35:43qui est de qualité équivalente
35:45à Spotify
35:45aujourd'hui,
35:47le catalogue est le même,
35:48alors il n'y a pas
35:49de livres numériques
35:50sur Deezer,
35:51il y a moins de podcasts aussi,
35:53mais finalement,
35:53je pense que le cœur
35:54du business
35:55sur tout ça,
35:56c'est la musique
35:56et ils sont totalement
35:58équivalents
35:59à Spotify.
36:00Moi je pense que
36:00c'est un problème d'image
36:01en fait,
36:02et l'image sur un marché
36:03qui est grand public
36:03comme ça,
36:04c'est difficile à changer
36:05en fait.
36:06La marque.
36:07Ce qui est compliqué
36:08en plus,
36:08c'est que pour eux,
36:09c'est s'ils veulent attaquer
36:10un marché de plus jeunes,
36:12souvent les plus jeunes,
36:15ce n'est pas des primo abonnés,
36:16ils ont été abonnés
36:18via leurs parents,
36:19enfin surtout,
36:20et leurs parents,
36:21souvent ils sont
36:21chez Spotify
36:22ou chez un autre.
36:23Avec sa famille de toute façon,
36:24parce qu'aujourd'hui,
36:24la plupart des gens
36:25sont de nos familles.
36:26Et pourtant,
36:28tu vas à la FNAC aujourd'hui,
36:30tu fais un achat à la FNAC,
36:30hop,
36:31tu as trois mois
36:31gratuit sur 10 heures
36:32et tout ça,
36:33mais aujourd'hui,
36:34c'est compliqué pour eux
36:35d'acquérir
36:37et c'est vrai
36:37que peut-être
36:38que c'est par le biais
36:38d'événements
36:39d'essayer peu à peu
36:41de pousser un peu
36:44ce drapeau français,
36:45mais comme tu dis,
36:46ça va rester cantonné
36:47de toute façon.
36:47Après,
36:48ils ont une stratégie
36:49qui Spotify est en train.
36:50On va casser les prix par deux.
36:51Mais ça,
36:52c'est pas possible.
36:53En fait,
36:53là aujourd'hui,
36:53de toute façon,
36:53ils l'ont dit,
36:54le patron,
36:54quand il a été interrogé
36:55par les analystes,
36:56il a dit que les prix
36:57vont continuer à augmenter.
36:58On est passé de 10 à 12.
36:59Il l'avait dit au micro
36:59de Tech & Co.
37:00On est obligé d'augmenter
37:01il y a un mois.
37:01Pour moi,
37:02le seul moyen de ça,
37:03ce serait ça.
37:04En fait,
37:05le problème,
37:05c'est que tu ne peux pas
37:05parce que tu as des accords
37:06avec les maisons de disques
37:07et les maisons de disques,
37:08elles n'accepteront jamais
37:09que tu casses tes prix par deux
37:10parce qu'ils prennent 50%
37:11de ce que tu touches.
37:12Donc,
37:13juste une dernière chose.
37:14En fait,
37:15l'une des pistes
37:15qu'ils mettent en avant,
37:17c'est ce qu'ils appellent
37:18les super fans.
37:19Donc,
37:19il en a un peu parlé
37:20où on organise des concerts.
37:21Et donc,
37:22ça encore,
37:22ce n'est pas fait,
37:22mais Spotify le fait,
37:23c'est l'idée de lancer
37:24des offres plus chères.
37:25C'est-à-dire,
37:25on a une offre à 20,
37:2725, 30 dollars,
37:28mais on aura plus,
37:28on aura accès
37:29à des concerts privés.
37:30À des showcases,
37:30des choses comme ça.
37:31Voilà.
37:31Mais bon,
37:32ça reste un peu
37:33peut-être de la marge.
37:33En fait,
37:33c'est l'une des voies
37:34qui explose.
37:34C'est une bonne idée
37:36parce qu'en plus,
37:37ce qu'il y a d'intéressant,
37:38c'est que,
37:39alors ce marché
37:40est toujours en croissance,
37:41ce marché du streaming,
37:42mais il y a aussi parallèlement
37:43le marché de la musique vintage
37:45qui explose.
37:46Les vinyles,
37:47on parle même
37:48de retour des cassettes audio.
37:49Franchement,
37:50c'est dingue.
37:51Mais vous vous rendez compte
37:52que le marché du vinyle
37:53a pris 15%.
37:53Voilà.
37:55Bon,
37:55alors il était petit,
37:56mais c'est intéressant.
37:58J'avais vu un reportage,
37:59il y a même des usines
38:00de presse,
38:01de vinyles et de CD
38:02qui avaient fermé
38:04et qui reprennent.
38:05C'est dingue.
38:06Donc la musique...
38:08Ils sont super fans,
38:08enfin l'idée est bonne,
38:10mais je ne suis pas sûr
38:10que ça fasse.
38:11Je ne suis pas sûr,
38:12je ne suis pas sûr.
38:13Peut-être qu'en rajoutant 10 euros,
38:15ça dépend de ce qu'on propose.
38:16Tu vois,
38:16si tu as des bonus,
38:17je ne sais pas moi,
38:18un petit concert showcase
38:19de ton artiste préféré,
38:21justement,
38:22tu reçois un vinyle
38:23parce que tu es un client fidèle.
38:25Enfin,
38:26tu peux trouver des petits bonus
38:27comme ça
38:27qui ne coûtent pas très cher finalement.
38:29C'est l'idée.
38:30Voilà.
38:31Les concerts,
38:32quand Deezer invite des gens
38:35à un concert,
38:36d'un showcase,
38:37c'est totalement gratuit.
38:37C'est la maison de disques
38:38qui organise ça,
38:39en fait.
38:39Donc,
38:40c'est la promotion,
38:41comme on dit.
38:41Acheter un tour de disques.
38:43Voilà.
38:43Acheter un tour de disques.
38:44Voilà.
38:46Alors,
38:47plutôt 33 tours,
38:48plutôt 45 tours.
38:4977 tours pour les plus anciens.
38:51Ah oui,
38:51là,
38:52c'est vraiment les plus anciens.
38:53Bon,
38:54écoutez,
38:54on plaisante,
38:55mais du côté de chez Microsoft,
38:57EcoPilot,
38:57là,
38:58on rigole beaucoup moins.
38:59Un peu moins,
38:59oui.
38:59Et là,
39:00si tu étais chez Microsoft à l'époque,
39:02tu ferais moins de malin,
39:03mon cher Christophe.
39:05Je plaisante,
39:06mais c'est vrai qu'on nous vend
39:08depuis des années
39:09ce fameux assistant IA copilote
39:12à la fois sous Windows,
39:13mais aussi,
39:14je vous rappelle que,
39:15je ne sais pas si ça existe toujours,
39:16il y avait des PC copilote
39:17à un moment,
39:17avec une touche copilote.
39:18On en entend beaucoup moins parler.
39:19Ils voulaient la rendre obligatoire.
39:21Oui,
39:22c'est vrai.
39:22Ils avaient mis la pression
39:25sur les constructeurs de PC.
39:26Je ne suis plus sûr
39:27que ce soit véritablement d'actualité.
39:30Et voilà.
39:31il y a copilote,
39:32bien sûr,
39:32pour le grand public,
39:33avec tous ces gadgets
39:34qui sont dans Windows,
39:35mais il y a aussi
39:36le copilote d'Office 365
39:38qui,
39:40moyennant un abonnement supplémentaire,
39:42permet de faire
39:43monts et merveilles,
39:45manipuler vos words,
39:46vous faire des PowerPoints
39:47pendant que vous jouez
39:48une table au ping-pong,
39:51les mails qui sont répondus
39:52tout seuls
39:53pendant que vous buvez votre café.
39:55C'est tout ce qu'on vous dit.
39:56Et finalement,
39:57on se rend compte
39:57que c'est plus compliqué que ça,
40:00Fred.
40:01je sais que tu as eu
40:02plusieurs échos toi là-dessus.
40:04Moi, je suis très...
40:05Et encore une fois,
40:06hier soir,
40:06avec mes DSI,
40:07j'en avais parlé
40:07parce que j'avais vu
40:08ce que c'est intéressant.
40:09C'est CDSI.
40:10Ils sont derrière,
40:11ils sont accrochés.
40:12Oui, c'est bien.
40:14Et moi,
40:15les gens,
40:15ils me disent
40:16nous,
40:16à part l'histoire du prix
40:17qui nous embête un peu,
40:18ils négocient tous
40:19et tout ça.
40:19Oui, mais justement,
40:20à part l'histoire du prix,
40:21tu attaques par le plus compliqué.
40:22Oui, non, non,
40:23mais eux,
40:24l'usage,
40:24il faut savoir que l'outil,
40:26une fois qu'il est bien
40:26intégré dans l'entreprise,
40:27ça marche très bien.
40:28Et les gens sont très satisfaits
40:30de Copilot
40:31pour les aider à gérer
40:31leur mail et tout ça.
40:32Et les gens
40:33ne veulent plus s'en passer.
40:34Le problème,
40:35c'est que 30 dollars
40:36par utilisateur
40:37par rapport à un gain,
40:40la productivité...
40:41Moi,
40:42je peux calculer
40:43ma productivité individuelle,
40:45mais la remettre
40:46au niveau de l'entreprise,
40:47je ne sais pas le faire.
40:48Je veux dire,
40:49moi,
40:49j'ai gagné 40% de mon temps,
40:50mais dire à mon DG,
40:51j'ai gagné 40% de mon temps,
40:52et lui va dire,
40:53ah tiens,
40:53sur le chiffre d'affaires,
40:54c'est super,
40:54on a vu,
40:55effectivement,
40:56tout le monde a gagné 40%.
40:57C'est impossible.
40:59Et donc là,
40:59il y a un gros souci
41:00de ce côté-là,
41:01mais derrière,
41:03c'est vrai que
41:04dans l'automatisation,
41:05l'outil fonctionne plutôt bien,
41:06mais Microsoft
41:07a essayé de revoir
41:08comment faire
41:09pour répondre
41:11à ce besoin
41:12des entreprises.
41:13Moi,
41:13j'ai un avis.
41:14Moi,
41:15j'ai un avis.
41:16J'ai les chiffres,
41:17si tu veux.
41:17Alors,
41:17attends,
41:18ça,
41:19ça va être le petit truc
41:20de la fin.
41:21Tu as les chiffres
41:21de Sensor Tower ?
41:22Non,
41:23les chiffres que Microsoft
41:24a donnés en février.
41:26Alors,
41:26Christophe,
41:27après tu nous donneras
41:27les chiffres,
41:28Christophe,
41:28ton point de vue.
41:29Moi,
41:29mon point de vue,
41:30il est plus mitigé
41:30sur Copilot.
41:32Ce que je vois,
41:32c'est qu'effectivement,
41:33il y a un certain nombre
41:33de pilotes qui existent,
41:34mais on n'est pas encore
41:36du tout passé à l'échelle.
41:37Alors,
41:37est-ce que c'est le sujet prix
41:39ou est-ce que c'est parce que,
41:40en tout cas,
41:41moi,
41:41mon expérience de Copilot
41:42par rapport à d'autres outils,
41:43je trouve qu'on est un peu
41:45dans le cas de l'entreprise
41:47qui a un existant
41:48et qui cherche
41:48à l'IAiser.
41:50Et souvent,
41:50c'était,
41:51je trouve,
41:51assez décevant
41:52de voir que,
41:53finalement,
41:54on avait une sorte de chat
41:55qui nous envoyait des FAQ
41:56là où on aurait voulu
41:57qu'ils corrigent
41:58ce qui se passe
41:59dans l'application.
42:00Et donc,
42:00on voit,
42:01c'est toujours difficile
42:01de modifier quelque chose
42:03versus le développer.
42:05Et donc,
42:05la plupart des utilisateurs
42:07utilisent un chat GPT
42:08à titre personnel.
42:09On commençait à l'utiliser
42:10et je pense qu'ils ont
42:12beaucoup de mal
42:12à en faire
42:14un outil standard
42:15dans les entreprises.
42:16Oui,
42:16mais c'est parce qu'il faut
42:17le configurer.
42:18On le voit un peu
42:19comme chat GPT
42:20où on a la requête,
42:20mais quand le copilote
42:22faut vraiment le configurer
42:22par rapport à tes mails
42:24et tout ça,
42:24et ça,
42:25ça prend du temps.
42:25Et pour moi,
42:26aujourd'hui,
42:27les entreprises
42:27pour lesquelles ça ne marche pas,
42:28c'est parce qu'elles n'ont pas
42:29pris le temps
42:30de vraiment l'intégrer.
42:32Et après,
42:32il y a le sujet du prix.
42:34Je ne suis pas un défenseur
42:35de copilote,
42:35mais je trouve que,
42:36moi,
42:37j'ai tellement d'écho,
42:37les gens me disent
42:38que ça marche très bien
42:38que...
42:39Ok,
42:39je l'entends.
42:42Moi,
42:43j'ai un avis plus...
42:44Frédéric Nadella,
42:45je vous le présente.
42:46Mais bon,
42:46en tout cas,
42:47je pense que si ça marche
42:48si bien que ça,
42:48ils n'auraient probablement
42:49pas décidé de réorganiser
42:52ce qu'ils avaient fait venir.
42:57Mostafa Souleymane
42:57pour diriger ça.
42:59Ils l'ont mis
42:59sur des sujets
43:00un peu plus long terme
43:01et ils ont mis en interne
43:03une énorme pression
43:05pour faire que les ventes
43:07de copilote décollent
43:08véritablement.
43:08Parce qu'il y a encore
43:08cet effet...
43:09Je te dis,
43:09il y a encore cet effet...
43:10Pour moi,
43:10il y a encore cet effet friction.
43:12On s'attendait
43:13à ce que soit,
43:14tu dis,
43:16le côté assez facile
43:18et tout ça.
43:18C'est assez facile,
43:20mais ça s'installe.
43:21Ça s'installe,
43:21ça se configure.
43:22Alors,
43:23il y a des chiffres...
43:23Avant,
43:24dans les chiffres,
43:24je veux juste donner mon avis.
43:25Non,
43:25mais juste un truc.
43:26Sur les échos,
43:28il y a un chiffre,
43:29c'est à peine 3%
43:30des usagers de copilote
43:31utilisent sa fonction payante.
43:32C'est ça.
43:33C'est les chiffres-là
43:34que tu voulais donner ?
43:34C'est les chiffres que Microsoft
43:35a donnés en février.
43:36Donc,
43:36ils ont 450 millions
43:37d'utilisateurs,
43:38donc de Microsoft 365,
43:39la suite bureautique,
43:40et 15 millions
43:41qu'on appelle des utilisateurs
43:43payants.
43:44Enfin,
43:44payants,
43:45et encore,
43:45on ne sait pas
43:45à quel prix ils payent.
43:46On ne sait pas
43:46s'ils payent plein pot
43:47ou s'ils s'est désaccord
43:48parce que quand on est
43:49une grande entreprise,
43:50on ne va pas négocier,
43:51on négocie,
43:51on ne paye pas forcément le prix.
43:52Moi,
43:53je pense que ce qui se passe
43:53sur Copilot
43:55et sur...
43:56Il y a une chose importante,
43:57il y a deux choses,
43:57je pense.
43:58Et pas mal de sondages,
43:59il y avait des études
43:59qui disent ça.
44:00Un,
44:00les employés ne savent pas
44:01forcément comment utiliser.
44:03Et donc,
44:04on leur donne plein d'outils d'IA
44:05et ils sont un peu,
44:06voilà,
44:07qu'est-ce que j'en fais ?
44:08Et donc ça,
44:09c'est un problème
44:10d'appropriation des outils
44:12qui font qu'ils ne sont
44:14pas forcément utilisés.
44:14Et donc,
44:15forcément,
44:15s'ils ne l'utilisent pas,
44:16pourquoi payer 30 dollars par mois
44:17si les gens ne l'utilisent pas ?
44:18Et puis,
44:18tu as plus le réflexe,
44:19excusez-moi,
44:19tchati piti.
44:20Bien sûr.
44:21Et mon deuxième point,
44:22c'est qu'en fait,
44:22dans les études,
44:23on demande aux gens
44:24qui ont Copilot
44:25ou d'autres trucs,
44:25ils disent vous utilisez quoi ?
44:26Et bien,
44:27on utilise ChatGPT
44:28et la version gratuite en plus.
44:29Parce que souvent,
44:30ce n'est pas des trucs
44:31très compliqués.
44:32Oui, bien sûr.
44:32Et pourquoi payer 30 dollars ?
44:34Et même,
44:34je pense que dans des entreprises,
44:35il y a des entreprises
44:35qui doivent se dire
44:36pourquoi on va payer 30 dollars
44:37pour Copilot ?
44:38On n'a qu'à utiliser
44:39ChatGPT qui est à 20 dollars
44:40à la limite,
44:41si on veut,
44:41ou même gratuitement.
44:43Alors bon,
44:44après,
44:44il y a des problèmes
44:44de que fait la donnée
44:46ou va la donnée
44:46et des choses comme ça.
44:47Mais il y a ce côté-là aussi,
44:48c'est que l'IA aujourd'hui,
44:50comme c'est un produit
44:51qui est très grand public finalement,
44:53les gens,
44:53quand ils utilisent ChatGPT
44:54ou un autre,
44:55ou Gemini ou quelque chose d'autre
44:56chez eux
44:57pour leurs besoins personnels,
44:59quand ils sont au travail,
44:59ils utilisent la même chose en fait.
45:00C'est sûr que je te disais,
45:01c'est pas une histoire de l'outil pour moi,
45:02c'est pas une histoire
45:03de mauvaise préparation.
45:05Parce que 3%,
45:06en fait,
45:07ça ne fait pas beaucoup.
45:07Non, non,
45:08mais encore une fois,
45:09j'ai l'impression
45:09que ça représente
45:10le nombre d'employés
45:11de chez Microsoft
45:12qui l'utilisent.
45:13Après,
45:13c'est ChatGPT,
45:14c'est 5% des gens
45:15qui sont abonnés payants aussi.
45:16Donc,
45:16on est finalement
45:17un peu dans la même...
45:19Ce qui est intéressant,
45:20je trouve dans ce tout outil,
45:20parce qu'une autre théorie,
45:21c'est,
45:23chez Microsoft,
45:24j'ai souvent vu des produits
45:25comme ça
45:25de ne pas réussir
45:25à la première version,
45:26ne pas réussir à la deuxième,
45:27ne pas réussir à la troisième.
45:28On disait ça
45:28dans les années 90,
45:29c'est que ça marchait
45:29à la troisième version.
45:30Ça a été le cas pour Windows,
45:32ça a été le cas pour NT.
45:33Bon,
45:34donc,
45:35et là,
45:35mais en fait,
45:36il y a eu aussi des échecs
45:37pour Microsoft.
45:38Au Windows Phone,
45:38il n'y a pas eu 3.3.
45:39Alors justement,
45:40parce qu'il y a un côté
45:42un peu B2C
45:43et Microsoft a été moins bon
45:45sur le B2C
45:46et là,
45:48sur Copilot,
45:49il y a un aspect B2B
45:50mais il y a aussi
45:51un aspect B2C,
45:51c'est cet assistant conversationnel
45:53et je pense
45:54que c'est une des raisons
45:54pour lesquelles
45:55c'est un challenge
45:56parce qu'il y a
45:56des concurrents B2C.
45:58Est-ce que Copilot
45:59aura le destin
46:01de Windows Phone
46:02ou aura le destin
46:04de Windows ?
46:05Bonne question.
46:06On va loin là.
46:07Non mais pour moi,
46:09Copilot,
46:09tu vois,
46:10c'est l'histoire,
46:11ça peut t'aider,
46:12on va t'aider
46:12à créer des agents
46:15mais on te dit
46:16tout d'un coup,
46:17va créer tes agents,
46:18enfin tu vois,
46:19même aujourd'hui,
46:20OpenCloud,
46:21OpenCloud,
46:22pour l'installer,
46:22il faut quand même
46:22mettre...
46:23Ah bah oui,
46:24c'est plus compliqué
46:26qu'à installer Copilot
46:27mais Copilot
46:28qui doit t'aider,
46:29ça se configure
46:30et ça,
46:30les gens,
46:30ils sont plus habitués.
46:32C'est-à-dire,
46:32on a installé
46:32la suite Office,
46:33hop,
46:34mon Word,
46:34mon Excel,
46:34comme on dit toujours,
46:36j'utilise que 10-15%
46:37de fonctions
46:37et là,
46:38Copilot,
46:39c'est pas juste
46:39appuyer sur un bouton,
46:40c'est énorme,
46:41il faut un peu le configurer,
46:42il faut un peu le...
46:42Mais voilà,
46:43c'est plus une histoire,
46:44je te dis,
46:45de préparation de l'entreprise
46:46et de suivi
46:46parce que ça,
46:47c'est le grand souci
46:48aussi des entreprises
46:49aujourd'hui,
46:50c'est pour n'importe quel outil,
46:51on l'installe
46:52mais si tu dis pas aux gens,
46:53si t'es pas au quotidien
46:54à leur dire,
46:55ils vont revenir très vite
46:56dans leur...
46:56Et vous utilisez
46:57chaque GPT,
46:58Copilot ou entreprise,
47:00oui,
47:00non,
47:00pas vraiment.
47:01Alors après,
47:02par contre,
47:02où ça marche bien l'adoption,
47:03c'est tout ce qui est
47:04pour les développeurs,
47:05Copilot,
47:06GitHub,
47:06tout ça,
47:07c'est 4 millions,
47:08je crois,
47:08d'abonnement.
47:11Encore une petite news
47:12concernant Microsoft,
47:13toujours dans l'IA,
47:14je sens que vous êtes chaud bouillant,
47:15là,
47:15on va terminer là-dessus,
47:17ça sera notre petit dessert.
47:18Vous savez que Microsoft
47:20a été l'un des supporters
47:22d'Open&Eye
47:23depuis le début.
47:24On vous a raconté
47:25mille fois
47:26cette aventure,
47:28Sam Altman
47:29qui a été,
47:30enfin,
47:31même Satya Nadella
47:32qui a été au secours
47:33de Sam Altman
47:34à un moment bien précis
47:35où il était dans une situation
47:36très compliquée.
47:37On voit que
47:38tout ça,
47:39c'est vraiment du passé
47:39puisque Microsoft,
47:41aujourd'hui,
47:43n'apprécie pas beaucoup
47:44tous les partenariats
47:46qui sont en train
47:47de faire Open&Eye
47:49avec la concurrence
47:50et notamment avec Amazon
47:51parce que je vous rappelle
47:52que Open&Eye
47:53et Amazon,
47:54c'est quand même
47:54un accord de 50 milliards,
47:56c'est ça Jérôme ?
47:56C'est beaucoup d'argent
47:58et Microsoft a dit
48:00non,
48:00c'est pas possible,
48:01c'est pas possible
48:03et ça va se terminer
48:04en justice,
48:05cette histoire-là.
48:06Pour l'instant,
48:06on ne sait pas.
48:08En tout cas,
48:09il y a une menace.
48:10En fait,
48:10ce qui pose problème,
48:11ce n'est pas le fait
48:11qu'Amazon investisse
48:12dans Open&Eye
48:13puisque finalement,
48:14on a un peu l'habitude
48:15aujourd'hui avec l'IA.
48:16Ce qui pose problème,
48:17c'est que dans l'accord
48:19qui a été fait
48:20entre Amazon et Open&Eye,
48:21on dit
48:22on va utiliser vos plus,
48:23on va utiliser votre cloud
48:24et on va vous permettre
48:25d'avoir un produit
48:27qui s'appelle Frontier
48:28qui va être une plateforme
48:29qui va permettre
48:29de développer des IA
48:30qui sera exclusivement
48:32sur AWS.
48:32AWS,
48:33c'est le cloud d'Amazon.
48:34Sauf que Microsoft
48:35a un accord d'exclusivité
48:37avec Open&Eye
48:37qu'ils avaient signé
48:38en 2017 ou 2018,
48:39je n'ai plus la date en tête,
48:40disant que tous les modèles
48:41d'Open&Eye
48:42sont en exclusivité
48:43sur Azure
48:43qui est le cloud de Microsoft.
48:45Et donc,
48:45ils disent finalement,
48:46non, ce n'est pas possible,
48:47on a un accord d'exclusivité
48:47et vous proposez,
48:48alors Frontier,
48:49ce n'est pas vraiment un modèle,
48:50donc c'est une plateforme,
48:51donc ça va se jouer sur les mots.
48:54Et puis,
48:55ils n'ont pas aimé aussi
48:57parce que Amazon
49:00et Open&Eye
49:01ont essayé de ruser un petit peu.
49:03Ils ont dit,
49:04mais ce n'est pas exactement
49:04la même chose.
49:05Ils ont changé,
49:07ils ont changé un peu le modèle,
49:08c'est-à-dire qu'ils ont rajouté
49:10un petit truc
49:10qu'on peut garder
49:11des requêtes en mémoire
49:12et tout ça,
49:13ce qui n'existe pas
49:13sur le modèle initial de Frontier,
49:14en disant,
49:15oui, ce n'est pas exactement
49:15la même chose.
49:16Et ça,
49:16Microsoft n'a pas aimé.
49:18Après,
49:18Microsoft,
49:19c'est des habitués,
49:20je regardais un peu
49:20tous les procès
49:23de la grande époque
49:24sur le navigateur,
49:25avec Sun,
49:26le langage Java
49:27et puis ils ont fait
49:27le langage .NET,
49:28c'était du langage Java
49:29qu'ils ont réutilisé.
49:31On a eu l'histoire
49:32avec le,
49:33encore plus vieux,
49:34le look and feel
49:35avec Apple.
49:36Encore plus vieux.
49:37C'est dans différents contextes
49:40et tout ça.
49:41Mais Microsoft,
49:42ils sont habitués
49:42à faire ça.
49:43Pour moi,
49:44je remarque toujours,
49:45première,
49:46la phase d'alliance.
49:46On s'allie,
49:47on est copains,
49:48c'est super,
49:49je vais t'intégrer,
49:49tu vas profiter
49:50de ma puissance,
49:51ça va être formidable.
49:52La deuxième,
49:52Microsoft,
49:53le produit marche bien,
49:54on va l'intégrer
49:56en profondeur,
49:56comme ils l'ont fait.
49:58Et puis la troisième,
49:59c'est quand l'autre dit,
50:00maintenant c'est bien,
50:01mais j'aimerais bien,
50:01je peux commencer
50:02à aller bosser
50:03avec d'autres.
50:04Et l'autre lui dit,
50:04nous mon petit gars,
50:06regarde le contrat,
50:07c'est marqué ça,
50:08ça, ça.
50:09Et là,
50:09t'es bloqué.
50:10Certains cherchent
50:11à partir
50:11et puis ils sont bloqués.
50:14Mais Microsoft
50:14est habitué à ses bras de cœur.
50:15De toute façon,
50:16c'était à peu près évident
50:17qu'il y aurait à un moment donné
50:18un clash entre OpenAI
50:19et Microsoft.
50:20Parce que OpenAI,
50:21Microsoft au début,
50:22a eu ce coup de génie
50:23de se mettre d'accord
50:24avec OpenAI
50:25pour avoir cette vision-là
50:28et pour avoir une offre d'IA
50:29parce qu'il n'y a pas
50:30d'offre d'IA.
50:31Donc ce besoin-là,
50:32mais rapidement,
50:33eux-mêmes,
50:34Microsoft,
50:35au début,
50:36ils étaient essentiellement
50:37OpenAI
50:38et là,
50:38ils ont commencé
50:39à introduire
50:39d'autres LLM
50:40dans leurs offres,
50:41y compris Anthropik.
50:43Et donc en fait,
50:44ils tendent à commoditiser
50:45le LLM
50:46et le LLM tout seul,
50:47on n'a pas de quoi
50:48introduire une boîte en bourse.
50:50Donc OpenAI,
50:50leur voie,
50:51eux,
50:52c'est de s'émanciper
50:52un peu de Microsoft,
50:54d'être pas dans une dépendance totale.
50:55Donc ils ont besoin
50:56d'avoir du compute
50:57en dehors de Microsoft
50:59et ils veulent aussi
51:00monter en puissance
51:01sur les agents.
51:02Donc ils sont concurrents
51:04à terme
51:04et dehors déjà
51:05aujourd'hui
51:06de copilotes.
51:07Donc il y a un affrontement
51:08pour aller capter
51:09cette valeur
51:10qui est essentielle
51:12puisqu'on voit
51:13que l'industrie du logiciel
51:14aujourd'hui est dévalorisée
51:15et qu'on dit
51:16que la valeur
51:16elle va aller vers les agents.
51:17Donc eux,
51:18ils sont à fond
51:18en train d'essayer
51:19de développer un modèle
51:20un peu à la palantire
51:21autour des agents IA.
51:23et donc
51:25c'était chronique
51:26d'une guerre fratricide
51:29annoncée.
51:2910 secondes Jérôme
51:31et 10 secondes Fred.
51:31Non, juste pour dire
51:32qu'en fait l'origine
51:33du conflit entre OpenAI
51:34et Microsoft,
51:34c'est ce que tu disais tout à l'heure,
51:35c'est quand Sam Altman
51:36a failli être licencié
51:37d'OpenAI,
51:38Satyen Adela a pris conscience
51:40qu'il était trop dépendant
51:40d'OpenAI
51:41et donc c'est là
51:41qu'il a commencé
51:42à vouloir lui aussi
51:43ne plus être dépendant
51:44d'OpenAI
51:45et c'est là
51:45l'origine du conflit
51:46entre les deux.
51:48Et derrière tout ça,
51:49la grande bataille,
51:49c'est le cloud.
51:50Microsoft a amené
51:51tout le monde
51:51vers son cloud Azure
51:52et que quelqu'un
51:54puisse attirer des gens
51:55vers le cloud AWS
51:57n'appelait pas Microsoft.
51:58Non, c'est pas...
51:59La grande bataille derrière,
52:00elle est là.
52:01Mais parce que rappelons
52:02quand même
52:02que c'est une haine farouche
52:03entre les deux.
52:04C'est des dizaines
52:06et des dizaines de milliards
52:07qui sont en jeu.
52:08Merci beaucoup à tous les trois.
52:09Voilà un super débrief
52:10pour terminer cette semaine.
52:11Merci à Jérôme Marin.
52:13Merci Christophe Honnette.
52:15Et merci Fred Simotel.
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