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Ce mercredi 13 mai, Frédéric Simottel a reçu Isabelle Bordry, fondatrice de Retency, Didier Sanz, journaliste, et Alain Goudey, directeur général adjoint de Neoma Business School, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Voilà, et le débrief de la tech avec nos débriefeurs du soir, Didier Sens, journaliste.
00:12Bonsoir Didier.
00:13Bonsoir.
00:13Tout va bien, tu as récupéré ta connexion ?
00:15Oui, c'est bon.
00:15C'est bon, on peut démarrer.
00:17On peut commencer.
00:18Avec nous également, Isabelle Bordry.
00:19Bonsoir Isabelle.
00:20Bonsoir Frédéric.
00:20Fondatrice de Retency, qui accompagne les entreprises sur les conseils stratégiques
00:24et puis évidemment autour de la technologie, puisqu'il y a quelques années, tu dirigeais
00:29Yahoo, donc tu connais bien Yahoo France, tu connais bien tous ces sujets bien entendu.
00:34Et puis Alain Goudet, bonsoir Alain.
00:36Bonsoir Frédéric.
00:36Merci d'être avec nous, directeur général adjoint de Neoma Business School.
00:39On parlait dans le couloir pour tout vous dire de comment les étudiants ressentent un peu
00:44cette révolution et ça va, il faut bien les préparer, c'est ça ?
00:50C'est important de bien les préparer, oui.
00:52Alors, on va démarrer avec vous.
00:54Alors, hier soir, Léa Benahim dans son Flash Tech, parce que les nouvelles de Google
01:01venaient juste de tomber, donc Google qui, on va reparler de SpaceX dans un instant, parce
01:07qu'ils ont cette alliance avec SpaceX, mais là c'est Google Book, Google qui lance une
01:10gamme de PC où l'IA est au premier plan.
01:13Ils ont mis du Google, alors ça s'appelle Gemini Intelligence et ils sont en train de
01:18préparer l'après Chromebook.
01:19Alors, on va voir un peu qui ils viennent concurrencer.
01:22Alors, c'est vrai que le Chromebook Premium n'est pas très bien marché.
01:25Est-ce qu'ils viennent concurrencer l'écosystème, voilà, des plutôt haut de gamme, des portals
01:30plutôt haut de gamme, l'écosystème Mac ?
01:32Comment il faut faire ça, Didier ? Je sais que tu adores cet univers des PC.
01:35Comment tu vois l'arrivée de ces Google Books ?
01:37Alors, j'avais été déjà assez emballé par les premiers Chromebooks parce que je trouvais
01:40que le principe était intéressant, c'est-à-dire des ordinateurs ultra légers, ultra
01:44simples, qui fonctionnaient essentiellement avec des applications web et dont toutes les données
01:49étaient centralisées sur le cloud.
01:51Je trouvais ça intéressant.
01:52En plus, c'était vraiment très bon marché.
01:54Là, ils adoptent une position un peu différente.
01:57Ils voient l'étape suivante.
01:59Donc, ils appellent ça des Google Books parce que dedans, il va y avoir un nouveau système
02:04d'exploitation qui est basé essentiellement sur Android.
02:08Donc, il va y avoir forcément des interactions avec les Android qu'on connaît sur les smartphones.
02:12L'une des fonctions majeures qu'a présenté Google à cette occasion, c'était la possibilité
02:17de cloner le téléphone sur son PC Google Books pour avoir accès à son contenu, afficher
02:23les applications, les lancer.
02:24Un peu ce qu'on peut faire maintenant sur Apple avec le système de réplication de
02:31miroir, d'écran, etc.
02:33Donc, ça, c'est bien.
02:34Mais surtout, comme tu le disais, l'argument premier de ces Chromebooks, c'est l'usage massif
02:40de l'intelligence artificielle.
02:42Aujourd'hui, ils sont déployés où sur tous les Chromebooks ?
02:45Les Chromebooks, c'est beaucoup le monde de l'éducation.
02:47Oui, c'est ça.
02:47C'est beaucoup le monde de l'étudiant, enseignement.
02:50Étudiant, enseignement, un peu dans les bureaux, mais c'est vraiment pour faire de la bureautique.
02:55C'est pour du montage vidéo, des applications intenses.
02:59C'était notre terminal de l'époque quand on était bien jeunes, presque.
03:02Voilà, c'est ça.
03:04Donc, maintenant, ils s'appuient sur l'IA pour créer cette nouvelle génération de PC.
03:10Alors, j'insiste deux minutes sur le...
03:14Tu posais la question, est-ce qu'ils vont venir concurrencer les PC haut de gamme ?
03:18Je ne pense pas.
03:19Voire même le Mac Premium.
03:21Ils ont un créneau.
03:23Il y a une place pour ce type de produit qui est à côté, je dirais, de macOS et de
03:29Windows.
03:31Et là, en l'occurrence, pour l'utilisation de l'IA, ça va vraiment apporter quelque chose d'un peu
03:38novateur.
03:38Là, on voit les exemples sur les écrans derrière.
03:42Ils ont inventé un truc assez marrant qui est le magic cursor.
03:46En fait, on bouge la souris et quand la souris arrive sur une certaine zone de l'écran,
03:50elle propose des actions en relation avec ce qui est affiché à l'écran,
03:55gérées par l'intelligence artificielle.
03:57Par exemple, vous mettez le curseur sur la photo d'une robe,
04:01la photo d'une personne à droite, vous secouez,
04:04et il va proposer de mettre la robe sur la personne.
04:06Ou un meuble dans un coin, une photo de l'intérieur de chez moi,
04:10et hop, le meuble va être à l'intérieur.
04:12Donc, l'idée de Google, c'est de faire de cette relation avec l'intelligence artificielle
04:20vraiment le cœur de l'usage de cet ordinateur.
04:23C'est-à-dire que ce ne sera pas un truc annexe comme on a aujourd'hui.
04:26On pose une question à ChatGPT et on prend le résultat ou on ne le prend pas,
04:30ou on envoie une image sur Google Images ou sur NanoBanana, etc.
04:38Maintenant, c'est vraiment au cœur de l'expérience utilisateur.
04:43Parce que moi, je me demande, avec l'intégration d'Android,
04:45qui devient un peu l'OS universel,
04:47ils en parlent évidemment sur ces nouveaux Google Books.
04:51Ils en parlent, alors Samsung Galaxy va sans doute y être,
04:55les Pixels, tout ça, on va pouvoir fonctionner tous ensemble.
04:58Est-ce que l'enjeu dans tout ça, Isabelle,
05:02ce n'est pas la guerre des systèmes d'exploitation IA, on va dire ?
05:05En fait, ce qui est vraiment intéressant,
05:07et Google le démontre là une fois de plus,
05:10c'est comment l'intelligence artificielle crée un élément totalement différenciant sur le marché
05:14et la capacité de Google, à la différence des Open AI par exemple,
05:18de pouvoir intégrer et distribuer leur outil IA
05:22dans un maximum de services de la vie quotidienne des gens.
05:26Et donc là, de nouveau, avec ce nouvel écran,
05:32c'est-à-dire que déjà, lorsque vous êtes sur votre mail,
05:35vous pouvez avoir accédé à des services qui sont nativement intégrés avec de l'IA.
05:39Lorsque vous êtes bien évidemment sur le moteur de recherche,
05:42vous avez des systèmes déjà pré-établis,
05:45alors moins en France que dans d'autres pays,
05:47mais vous avez déjà des synthèses qui sont proposées par l'IA.
05:51Et là, il rentre dans l'univers de la vie quotidienne avec la création d'un nouveau PC
05:56où, comme le disait très bien Didier,
05:58l'IA est un nouvel outil totalement intégré dans la vie quotidienne.
06:04Et la deuxième chose qui est intéressante,
06:06c'est qu'il casse ce silo que Apple avait commencé déjà un peu à casser
06:10entre votre univers Android, c'est-à-dire votre univers téléphone,
06:15qui encore aujourd'hui, pour une majorité de gens,
06:18est très différent de l'univers du PC et de son ordinateur.
06:22Donc là, en termes d'UX et en termes de service,
06:24il casse les silos.
06:26Et donc, ces deux avantages...
06:27J'ajoute que cette idée de mélanger l'OS du PC et l'OS du portable,
06:33c'était une expérience qui avait tenté Windows,
06:35je te rappelais Windows 7,
06:37qui était censé être le même système d'exploitation
06:40pour les PC et pour les téléphones portables.
06:43Ça a fait un flop monumental.
06:44Oui, c'est ça.
06:46Ça a fait un flop monumental, mais l'idée était là.
06:48Et effectivement, elle a été reprise des briques du concept,
06:52qui ont été reprises à droite, à gauche,
06:54notamment sur MacOS et maintenant sur Google.
06:56Voilà, mais je pense que c'est moins abouti
06:58que ce que va proposer aujourd'hui.
06:59C'est-à-dire que Apple est allé moins loin
07:01que ce que va proposer, semble-t-il,
07:03alors on n'a pas encore vu les produits,
07:04semble-t-il Google.
07:06Et puis après, il y a une autre démarche stratégique
07:08qui est intéressante de la part de Google.
07:10Google n'est pas dans le hardware.
07:12Et là, ils vont quand même dicter de manière extrêmement forte.
07:16Ils ont des TPU.
07:17Ils commencent petit à petit,
07:19mais je ne suis pas sûre qu'ils veulent aller jusqu'au bout.
07:22Mais là, par contre, ils vont quand même capter
07:24une partie de la valeur ajoutée du hardware
07:26parce qu'ils vont dicter à Acer, à Samsung.
07:30Alors, il y avait un peu une polémique sur Samsung
07:32qui ne faisait pas partie de la liste de leurs partenaires.
07:35Un cahier des charges extrêmement strict
07:37et donc qui va obliger les constructeurs de hardware
07:40de répondre à une problématique très spécifique
07:43et donc de faire des ordinateurs spécifiques pour eux
07:46et pour Aluminium OS,
07:49qui est ce fameux navigateur
07:53qui fait ce lien entre votre mobile et votre PC.
07:59Donc, ils vont clairement prendre une partie de la valeur
08:02captée par les constructeurs de hardware sur ce produit.
08:05Alors, maintenant, leur premier ordinateur,
08:09c'est 25 millions de ventes.
08:11Donc, c'est tout petit sur le marché des ordinateurs.
08:14Là, c'est un vrai challenge.
08:15Ils veulent le positionner plus premium.
08:18L'IA, ça coûte cher.
08:19Donc, ils sont obligés effectivement
08:20de le positionner plus premium et plus cher.
08:23On va voir si ça marche.
08:24Et puis, petit coup de pied pour Apple,
08:27un petit coup de pied quand même de côté,
08:29un petit croc en jambe pour Apple
08:30puisqu'ils intègrent Gemini Intelligence.
08:33Voilà, là où Apple a encore du mal
08:35à mettre son Apple Intelligence dans ses équipements.
08:37Oui, c'est ce que j'allais dire.
08:39En fait, ce que je trouve intéressant
08:40dans ce mouvement stratégique,
08:42c'est que là où Apple fait du spatial computing,
08:45là, on pourrait presque dire
08:46qu'ils font du cognitive computing,
08:47en allant sur le terrain de, finalement,
08:51l'IA va être au cœur du dispositif
08:53et de la relation humain-machine.
08:57Et du coup, ils vont explorer en fait
09:00cette démarche d'avoir un outil
09:02à la fois très polyvalent,
09:04c'est-à-dire à la capacité de passer
09:05du smartphone à l'ordinateur
09:07et de revenir, etc.
09:08Mais en plus, avec un relationnel
09:10et le rapport humain-machine
09:12qui est très particulier
09:13puisqu'ils le dobbent quand même
09:14très fortement à l'IA
09:16avec des interactions assez étonnantes
09:19quand même et qui vont être assez nouvelles.
09:22L'autre signal qui est assez intéressant,
09:25pour le coup, je pense que Google
09:27se renforce en fait, justement,
09:28dans la stratégie autour du hardware.
09:30Tu citais les TPU.
09:31Je ne suis pas certain
09:32qu'ils vont rester si timides que ça
09:34autour des TPU.
09:35Ce sont des composants plutôt dédiés
09:36à l'inférence.
09:37Et qui permet justement
09:38de l'inférence en local
09:39qui est quand même un point de force
09:40de toute la stratégie Apple Silicon,
09:42donc de toutes les puces.
09:43D'ailleurs, ils avaient dit
09:44qu'ils avaient entraîné,
09:45enfin que Google Gemini,
09:46les bons résultats
09:47qui étaient à l'époque,
09:48quand ils l'ont sorti
09:49il y a quelques mois,
09:50c'était sur du TPU.
09:52Sur leur propre hardware.
09:53Sur leur propre TPU Google.
09:54Absolument.
09:55Effectivement,
09:55ils investissent
09:56sur les semi-conducteurs,
09:57mais ils n'ont pas encore investi
09:59sur du hardware grand public.
10:01Mais effectivement,
10:02leur clé de différenciation
10:04est une des clés
10:05de la capacité,
10:06de la rapidité de Gemini.
10:08C'est clairement ces semi-conducteurs.
10:09Et puis le cloud derrière.
10:10Et la force du côté cloud,
10:12data centralisée déjà.
10:14Et ce qui du coup
10:14est aussi possiblement une faiblesse.
10:16Parce qu'une fois que tu embarques
10:17l'IA au cœur
10:18de l'interaction humain-machine,
10:20et que tu deviens effectivement
10:22une espèce de moteur
10:23à anticiper le besoin
10:25dans le cadre de l'interface
10:26de ce que l'utilisateur veut,
10:28tu as quand même un vrai sujet
10:29qui est la confiance accordée
10:30par l'utilisateur
10:31sur le traitement non plus
10:32de ces données,
10:33entre guillemets,
10:34déclaratives,
10:34mais de ces données comportementales.
10:36Et là, ça devient un sujet
10:37quand même un peu...
10:37Ils ont donné une date
10:38de disponibilité ?
10:41Oui, je l'avais noté.
10:43C'est fin d'année, je crois.
10:46Oui, fin d'année.
10:47C'est pour Noël,
10:48les ventes de Noël.
10:50C'est intéressant cette idée de...
10:53Google est actuellement
10:54l'opérateur qui a le plus
10:56de données utilisateurs
10:58en sa possession.
10:59De très très loin.
11:02Raison pour laquelle son IA
11:03est l'une des plus performantes,
11:05parce qu'elle est parfaitement
11:06entraînée à partir de données
11:09très larges.
11:11Multilingues, enfin voilà.
11:12Là, t'imagines tout ce qu'ils vont
11:13récupérer avec ça ?
11:14C'est-à-dire qu'ils vont avoir
11:15non seulement les usages
11:17de l'ordinateur,
11:18mais la manière dont les gens
11:19utilisent l'ordinateur,
11:21ce qui va pouvoir...
11:21Le parcours.
11:22Voilà, servir à faire
11:23un apprentissage de leur IA
11:25et en plus à optimiser
11:26toutes les applications
11:27qu'ils vont proposer.
11:28C'est une arme
11:30absolument incroyable.
11:31On a un autre Français
11:32qui est très fort là-dedans,
11:33Jonathan Cherky,
11:34comment s'appelle son entreprise ?
11:35Square, Fine Square...
11:37Content Square ?
11:37Content Square, voilà.
11:38C'est différent.
11:39Content Square, c'est l'analytique
11:40sur les sites.
11:41Mais ça suit un peu le trajet.
11:42Mais il l'a en silo,
11:43c'est-à-dire qu'il n'a pas
11:44une vision transversale.
11:45Là, il y a tout.
11:46Là, il y a une vision transversale.
11:48Et alors après,
11:49il y a un autre point aussi
11:50qui est intéressant,
11:51c'est la navigation à la voie.
11:53Alors, ils en ont parlé...
11:54Automne de 2026,
11:55on dit à l'oreille.
11:55Voilà.
11:56Ils en ont parlé
11:57dans les descriptifs, etc.
11:59Et ça, j'y crois beaucoup.
12:01Alors, Siri avait montré
12:03beaucoup de difficultés
12:04dans sa mise en place,
12:05même si ça s'améliore aujourd'hui.
12:07Et là, ils expliquent
12:08qu'effectivement,
12:09avec la voie,
12:10on pourra demander,
12:12par exemple,
12:12la création d'un widget
12:14directement sur cette nouvelle interface.
12:17Parce qu'on n'a pas parlé de la voie,
12:19mais c'est vrai que parler
12:19à son ordinateur,
12:20déjà maintenant,
12:21toucher l'écran,
12:22c'est vrai qu'on s'y habitue.
12:23Donc, avec Apple,
12:24on a appris à toucher son écran,
12:26ce qui était quand même
12:26une révolution en termes du X.
12:29Et effectivement,
12:30cette interaction à la voie,
12:31on l'attend depuis longtemps.
12:34Et on va voir
12:35ce que Google nous propose
12:36avec cette nouvelle interface.
12:37Ce qui peut marcher.
12:38Ils ont un des meilleurs
12:39modèles multimodales aujourd'hui.
12:41Ils ont fait les annonces,
12:42là, je crois que c'était hier,
12:43ou quelque chose comme ça,
12:44où ils disent,
12:45voilà, clairement,
12:45on a une convergence multimodale
12:47sur les modèles IA.
12:48Et on voit aussi, d'ailleurs,
12:50que tous les acteurs,
12:50finalement, de la tech
12:51sont en train de réfléchir
12:52à l'après-smartphone,
12:53l'après-ordinateur,
12:55avec de nouvelles formes,
12:56finalement, d'interactions.
12:57Et où l'IA jouera
12:58un rôle majeur.
12:59Et donc là,
13:00l'exemple qui était donné,
13:01c'est la création de widgets,
13:03c'est-à-dire de raccourcis
13:04pour les gens
13:04abusés comme moi,
13:06directement sur son bureau,
13:07où on peut dire,
13:08ben voilà,
13:09crée-moi un raccourci
13:10ou un accès direct
13:11de mon bureau
13:12pour suivre ma livraison.
13:14Et l'agent IA
13:16se crée immédiatement
13:17à la voie.
13:19Et donc,
13:19c'est vraiment des ruptures
13:21en termes du X
13:22qui sont très importantes.
13:23J'imagine même ça
13:23dans un cadre bureautique.
13:24On est toujours en train
13:24de chercher ses fichiers
13:25et tout ça,
13:26lui dire,
13:27mais fais-moi un accès direct
13:28vers ce répertoire-là.
13:29Est-ce que votre bureau
13:29serait mal rangé,
13:30monsieur Frédéric ?
13:32Non,
13:33mais j'oublie parfois
13:33dans quel répertoire
13:34je l'ai mis.
13:35Autre sujet,
13:36on va rester Google.
13:39Alors,
13:40c'est de savoir
13:40est-ce que le futur de l'IA
13:42sera dans l'espace ?
13:45Pour une fois,
13:46le terme de cloud
13:47aura au moins une...
13:48Voilà.
13:49Le cloud serait...
13:50Alors,
13:50Google serait en pourparler
13:51avec SpaceX.
13:52C'est un article
13:52du Wall Street Journal,
13:53mais enfin,
13:54qui est quand même
13:54assez documenté.
13:55Alors,
13:56il faut savoir
13:56que Google est un actionnaire
13:57minoritaire de SpaceX.
13:586%.
13:59Oui,
13:59et que si SpaceX
14:00entre en bourse
14:01et dégager les 1200,
14:031300 milliards,
14:04ça fera un beau petit pactole
14:05pour Google aussi
14:07en termes d'action.
14:07En tout cas,
14:08ils veulent lancer
14:08dès 2027
14:09des satellites
14:10capables d'héberger
14:10et de la puissance
14:11de la puissance de calcul
14:12pour l'IA.
14:13Alors,
14:14c'est contourné
14:14les limites énergétiques.
14:15Il y a pas mal de choses.
14:16Pourquoi pas en cyber aussi.
14:18Le cloud spatial,
14:19il faut y croire.
14:20Alain,
14:20je t'ai marre avec toi.
14:21Alors,
14:23oui,
14:23je crois qu'on est
14:24dans une période
14:24où, en tout cas,
14:25il faut se poser la question.
14:27C'est une idée
14:28qui commence à cheminer.
14:29Non,
14:29mais il faut se poser la question.
14:30Il y a quand même
14:30un vrai sujet
14:31sur l'histoire
14:32du cloud spatial
14:33et notamment
14:34pour venir nourrir
14:35justement
14:35et entraîner
14:36les modèles IA,
14:37etc.
14:37Aujourd'hui,
14:38le facteur limitant
14:39de l'IA,
14:39c'est l'électricité.
14:41Du coup,
14:42c'est la capacité
14:43à avoir finalement
14:45de l'énergie électrique
14:46un peu meilleur marché.
14:48Alors,
14:48ça ne veut pas dire
14:48que le spatial résout tout.
14:49Ça résout une partie
14:50de l'équation
14:51mais pas la totalité
14:52parce que,
14:52voilà,
14:53les conditions dans l'espace
14:54sont un peu plus complexes
14:55que sur Terre.
14:56Oui,
14:56parce qu'on parle
14:57évidemment de la température
14:58en vente
14:58mais il y a du rayonnement.
14:59Il y a du rayonnement
15:00qui peut griller
15:01les circuits électriques.
15:02Je veux dire,
15:02ce n'est pas si simple que ça.
15:04Après,
15:04il y a un autre sujet aussi
15:05qui est la problématique
15:06de refroidissement.
15:07Et en fait,
15:08si tu veux,
15:08quand tu cumules les deux,
15:09quand tu regardes aujourd'hui
15:10les problématiques
15:11sur les data centers,
15:12c'est qu'en fait,
15:12c'est assez politiquement incorrect
15:13de construire un data center
15:15parce que tu as la problématique
15:17justement de rareté de l'eau
15:20et finalement,
15:21le spatial apparaît
15:22comme un territoire à explorer
15:24parce que malgré
15:25les défis techniques
15:26qui restent,
15:27qu'on n'a pas résolus du tout,
15:29c'est quand même un territoire
15:30sur lequel ça pourrait faire sens
15:31parce qu'au moins politiquement,
15:33c'est un peu plus simple
15:34à gérer finalement
15:35dans la création.
15:36En basse orbite,
15:36on est à 600 kilomètres
15:38donc on est...
15:40Et après,
15:41l'alliance avec SpaceX
15:42fait sens
15:43parce qu'aujourd'hui,
15:44quand tu regardes
15:44en termes de capacité
15:46de maintenance
15:47d'un certain nombre
15:48de dispositifs
15:49en grand nombre
15:49en orbite,
15:51c'est un peu les seuls
15:51qui savent le faire.
15:52Oui,
15:53le partenariat,
15:54juste pour rappeler,
15:55le partenariat,
15:55d'après ce que j'ai compris,
15:57il porte uniquement
15:58sur le lanceur.
15:59Pas du tout
15:59sur le partage des ressources.
16:01ou quoi que ce soit.
16:03Google,
16:03par exemple,
16:04il veut lancer
16:04des satellites
16:05capables d'héberger
16:05de la puissance de calcul
16:06de l'IA.
16:07Donc, il veut...
16:08Ils auront leur propre truc
16:10indépendamment
16:11de ce que fait SpaceX
16:11de son côté.
16:13SpaceX,
16:13il y a d'ailleurs signé
16:14avec Anthropique
16:14il y a quelques semaines.
16:15Oui,
16:15c'est pour ça que ça peut bouger.
16:17Et d'ailleurs,
16:18Google n'est pas
16:19en négociation exclusive
16:20avec SpaceX,
16:21c'est-à-dire qu'il pourra
16:22faire appel à d'autres lanceurs
16:23pour lancer ces réseaux
16:24dans les plus origines
16:25en Europe.
16:26Ils vont évidemment
16:27s'adresser
16:29à Ariane.
16:32Donc voilà,
16:32ce que je voulais dire,
16:33c'est que ça,
16:33et puis effectivement,
16:35ils ont l'idée
16:37étant que,
16:38moi,
16:38je trouvais ça
16:39très poétique,
16:41c'est qu'on a d'un côté
16:42les rayons du soleil
16:43qui vont produire
16:43l'énergie,
16:44de l'autre côté,
16:45le froid de l'espace
16:46qui va refroidir
16:47les datas.
16:47C'est ça.
16:48C'est une condition idéale.
16:49Mais je crois que l'espace
16:50n'est pas froid,
16:52en réalité.
16:53Je crois que c'est une perception.
16:54Mais je crois que l'État...
16:55Enfin, c'est pour ça
16:56que c'est très difficile
16:57de refroidir.
16:57Pourtant, quand on est
16:58dans un avion,
16:59ils nous disent
16:59la température extérieure.
17:01Mais en fait,
17:02je crois que c'est pour ça
17:02que c'est très difficile
17:03de refroidir.
17:04Et c'est un des challenges.
17:05Quand tu dis froid,
17:06c'est-à-dire quand il y a
17:06les rayonnements solaires,
17:07il y a ce côté,
17:08j'imagine,
17:08de chaleur.
17:09Mais ce qui est intéressant,
17:11c'est qu'encore récemment
17:12sur ce plateau,
17:12on disait
17:13que c'est une espèce
17:14de lubie d'Elon Musk
17:15de vouloir mettre
17:16des data centers.
17:17Et puis,
17:17c'est un bon moyen
17:18d'expliquer qu'il a besoin
17:20de lever beaucoup d'argent
17:21pour SpaceX
17:22à la veille de son rentrée
17:23en bourse.
17:24Ce qui est intéressant,
17:25c'est qu'il n'est pas
17:25le seul à le penser.
17:27Et Sander Pichai,
17:28même s'il y a 6%
17:30d'actions,
17:31mais ils ont tous
17:32des actions partagées,
17:33Sander Pichai,
17:34en fait,
17:34il réfléchit
17:35depuis,
17:36semble-t-il,
17:36un certain temps.
17:37Ils ont des POC,
17:38c'est-à-dire
17:39des premiers essais
17:40qui sont prévus
17:42Planète Lab.
17:43Et les difficultés
17:45à résoudre,
17:45c'est effectivement
17:46la maintenance,
17:46parce que même si
17:47c'est à 600 kilomètres,
17:48ça ne paraît pas très loin
17:49sur la Terre,
17:50mais il faut y aller.
17:51Donc,
17:51changer un disque,
17:52c'est un peu compliqué.
17:53Donc,
17:53il y a effectivement
17:54la maintenance,
17:55la résistance de l'électronique,
17:56s'il y a des tempêtes,
17:58je ne sais pas,
17:59une grande complexité.
18:00Et puis,
18:01il y a les déchets
18:02dans l'espace aussi.
18:03Les déchets dans l'espace
18:04où ils peuvent avoir
18:05des chocs,
18:05etc.
18:06Mais il semblerait,
18:07et c'est ce qu'a l'air
18:08de dire Muss,
18:08et c'est ce qu'a l'air
18:10aussi de dire
18:11Sander Pichai,
18:11qu'au global,
18:13le coût pourrait être
18:15compétitif
18:15par rapport
18:16aux investissements
18:17nécessaires sur la Terre,
18:19connaissant effectivement
18:20les contrats,
18:20notamment énergétiques.
18:22Alors,
18:22cela dit,
18:23il y a quelques années,
18:24on parlait beaucoup
18:24de la fusion,
18:25ce qui est à dire
18:26une énergie à prix zéro.
18:29Ça veut peut-être dire
18:29qu'effectivement,
18:30c'est moins avancé
18:31que ce que l'on pouvait dire
18:32il y a un an et demi
18:33ou deux ans
18:33sur ces projets-là.
18:35En tous les cas,
18:35la quête de l'énergie
18:36et le pouvoir accéder
18:38à l'énergie,
18:39ce que va proposer Musk,
18:40est une vraie source
18:41de pouvoir.
18:42Est-ce que Google...
18:42Oui,
18:43il y a l'histoire d'énergie,
18:44il y a l'histoire
18:45de latence aussi,
18:46parce que,
18:46je disais,
18:47c'est 100 kilomètres,
18:48les liens satellites,
18:49on voit quand même,
18:49ça s'est considérablement
18:51amélioré.
18:52L'histoire de souveraineté
18:53aussi,
18:54quelque part,
18:55et de cybersécurité,
18:57je pense que,
18:57voilà,
18:57pirater un lien satellite,
19:00ça va quand même
19:00être un peu plus compliqué
19:01que pirater une fibre optique.
19:03Oui,
19:03non.
19:03Non,
19:04je ne miserai pas là-dessus,
19:05parce que justement,
19:06tu maîtrises un peu moins
19:07qui s'approche de ton système.
19:09Non,
19:09mais juste sur la fusion,
19:11en fait,
19:11aujourd'hui,
19:11on maîtrise le procédé
19:13en gros sur une demi-heure,
19:14ce qui est quand même
19:15un progrès colossal
19:16par rapport à il y a
19:17ne serait-ce qu'un an et demi,
19:18deux ans,
19:19et Google investit aussi
19:21sur ce thème-là.
19:22C'est pour ça que je disais
19:22que l'électricité,
19:24l'énergie,
19:24c'est vraiment le facteur limitant
19:25aujourd'hui de l'IA
19:26et on voit bien
19:27que tous les grands de la tech
19:29cherchent des manières de faire.
19:31Investissent dans l'hiver,
19:31dans la fusion
19:32et l'espace peut-être
19:33peut-être d'alternative.
19:35Dans cette info,
19:36c'est encore une fois
19:36les liens endogamiques
19:38qu'il y a
19:38les uns et les autres.
19:39Je te fie un coup de main
19:40là-dessus,
19:41tu vas m'aider pour faire ci,
19:42j'investis dans ta boîte,
19:44mais je vais utiliser
19:44tes services,
19:45etc.
19:46Parler d'Enthropique avec...
19:47Ah,
19:48avec SpaceX,
19:48sur le projet Columbus.
19:49Mais ça a toujours existé.
19:52Ndia avec Intel.
19:53C'est la force du hub
19:55et de l'écosystème
19:56de la Silicon Valley.
19:58Il y a 25 ans,
19:59c'était déjà le cas.
20:00Yahoo avait des parts
20:01dans Google.
20:01Puisqu'ils connaissent tous,
20:02en plus en plus...
20:03Yahoo avait des parts
20:04dans Alibaba.
20:06Yahoo a été sauvé
20:07par la valorisation
20:08d'Alibaba.
20:09Cette espèce d'ingé...
20:10Parce qu'ils se connaissent tous.
20:11Il y avait plus d'acteurs,
20:12je pense,
20:13à l'époque qu'aujourd'hui.
20:14Je ne sais pas.
20:15Le monde de l'IA...
20:16Les valorisations
20:17ont été moindres.
20:17Il y a 5 entreprises
20:18et des satellites autour.
20:20C'est vrai.
20:21Mais en tous les cas,
20:22ces relations,
20:23les gens se connaissent.
20:24C'est assez normal.
20:24C'est un village.
20:26Et donc,
20:27les investisseurs
20:29croisent régulièrement
20:29les chefs d'entreprise.
20:30Allez, revenons sur Terre.
20:32Et vraiment bien sur Terre.
20:34Les deux pieds dans la glaise.
20:36Les deux pieds robotiques.
20:37Les deux pieds
20:37de nos robots bipèdes.
20:41Toi, tu l'avais carrément mis
20:42dans tes sujets,
20:43ton premier sujet
20:44dont il fait des débats
20:45de ce soir.
20:45C'est la start-up américaine,
20:46enfin,
20:47américano-norvégienne One X
20:48qui ouvre une usine
20:49en Californie
20:50pour fabriquer
20:5010 000 robots néo par an.
20:53Le premier humanoïde
20:54grand public
20:54est à 20 000 dollars.
20:55Alors, on peut soit l'acheter,
20:56soit l'avoir
20:57avec un système de location.
20:59Il y a juste un détail.
21:00C'est qu'il n'est pas
21:01totalement autonome
21:02et un opérateur humain
21:03peut prendre la main
21:04et donc, s'il se promène
21:05chez nous,
21:06je crois que l'opérateur humain,
21:07il met un casque
21:08de réalité virtuelle
21:09et puis il devient,
21:10il pilote le robot
21:10s'il y a le moindre souci,
21:11mais ça veut dire
21:12qu'il est chez nous.
21:14Ce qui est incroyable,
21:15c'est qu'il y a eu des commandes
21:17pour une année
21:18de livraison de produits.
21:20Donc, il y a des gens
21:20qui font entièrement confiance
21:21à ce genre de produits
21:22et je ne sais pas
21:23s'ils se sont vraiment informés
21:24sur tous les enjeux
21:26que ça représente.
21:27Parce qu'effectivement,
21:28on l'a vu à la vidéo
21:29de ce robot
21:30qui sort la machine
21:32du lave-vaisselle,
21:33qui plie les vêtements
21:34et qui les range,
21:35etc.
21:36On se dit,
21:36c'est le monde de demain.
21:38Ça me fait penser
21:38à la science-fiction
21:39qu'on voyait dans les années 50
21:40avec ses paysages idylliques,
21:42ses voitures volantes,
21:43etc.
21:44Le seul souci,
21:45c'est qu'il a besoin
21:46d'entraînement
21:47et l'entraînement qu'il a
21:48est un entraînement
21:49assez généraliste.
21:50Et pour faire des tâches
21:51un peu plus compliquées,
21:53c'est là qu'il y a
21:53une décharge
21:55de souveraineté,
21:57je dirais,
21:58où effectivement,
21:58l'opérateur à distance
21:59prend en charge
22:02le robot
22:03et lui montre
22:04les gestes à effectuer
22:04pour qu'il puisse s'entraîner
22:06et faire son apprentissage
22:08et mener à bien sa mission.
22:12Maintenant,
22:12ça veut dire quoi ?
22:13Ça veut dire qu'il regarde
22:13tout ce qui se passe chez vous,
22:14que même si...
22:16Il cartographie la maison,
22:17déjà ?
22:18Il cartographie la maison,
22:19il voit les personnes
22:21qui sont là,
22:22il peut en déduire
22:23des informations
22:25sur la richesse
22:26du foyer,
22:27sur le nombre
22:28d'enfants à charge,
22:29sur les tendances politiques,
22:31artistiques,
22:32en fonction de ce qu'il voit,
22:33etc.
22:33Il y a plein de choses
22:34derrière qui arrivent.
22:35Alors,
22:36la boîte en question
22:37dit,
22:38nous,
22:38One X,
22:39nous...
22:39On floute
22:40et...
22:40On floute les personnes,
22:42on vous donne
22:43un cadre horaire,
22:46on crée des zones,
22:48des no-go zones
22:50pour éviter que...
22:51Mais ce n'est pas comme ça
22:51que ça se passe
22:52parce qu'on sait très bien
22:53comment ça va marcher.
22:54Un,
22:55n'importe quel pirate
22:56va rentrer dedans
22:57et va avoir
22:57toutes les informations
22:58possibles,
22:58imaginable.
22:58Nous,
22:59il y a quelques semaines,
23:00on se recevait ici
23:00un pirate
23:01qui avait piraté
23:02des aspirateurs,
23:03des robots.
23:04Donc,
23:05il y a eu ce précédent-là.
23:06Maintenant,
23:06vous imaginez
23:07qu'un produit comme ça,
23:08il aura accès
23:09à tout ce qui se passe
23:09dans la maison,
23:10même peut-être
23:11le code de l'alarme
23:13qu'il aura vu
23:14quelqu'un effectuer.
23:16Et puis,
23:17il n'y a pas que ça.
23:17Il y a aussi
23:18ce que va faire
23:19cette entreprise
23:19des données
23:20qu'ils vont récolter.
23:21Ils vont forcément
23:22les monétiser
23:23à un moment ou à un autre.
23:24Et puis,
23:24tout ce qui est
23:25l'aspect judiciaire,
23:26il peut y avoir des abus.
23:27On l'a déjà vu,
23:27il n'y a aucun régime
23:29n'est à l'abri
23:29d'un changement brutal
23:30de politique.
23:31Et tout d'un coup,
23:32le robot devient
23:32le gardien de la maison.
23:34Et ils vont demander
23:35à accéder à toutes
23:36les informations.
23:36Imagine en période
23:36de confinement,
23:37en disant,
23:37ah non,
23:38on ne sort pas.
23:39Il se met devant toi.
23:40Isabelle.
23:41Alors,
23:41moi,
23:41je suis vraiment,
23:42et c'est d'ailleurs
23:43la mission de Rétancy
23:44de protéger
23:45la donnée personnelle.
23:46Donc,
23:46je suis extrêmement attentive
23:47à ça.
23:48Cela dit,
23:49dans ce cas-là,
23:50et pour avoir vu
23:52des gens qui ont perdu
23:53leur autonomie,
23:54et c'est là
23:54où on va,
23:55c'est-à-dire que la démographie
23:56aujourd'hui
23:57des pays occidentaux
23:58est en baisse,
23:58on va avoir
23:59de plus en plus
24:00de gens
24:00qui ont eu
24:00des pertes d'autonomie.
24:01Même la Chine.
24:02Et il y a de moins en moins
24:03de jeunes pompiers
24:05qui sont là,
24:0624-24,
24:07pour venir
24:08soulever la vieille dame,
24:10s'assurer qu'elle n'ait pas
24:11tombée, etc.
24:12Tu parles de choses
24:13avec des bonnes intentions.
24:14Est-ce que tu crois
24:14une seule minute
24:15que les gens qui ont créé ça
24:16ont des bonnes intentions ?
24:17Je n'en sais rien.
24:18La seule chose que je dis,
24:20c'est qu'aujourd'hui,
24:21lorsque vous faites venir
24:22quelqu'un
24:22pour aider quelqu'un
24:24qui est dans la difficulté
24:25et qui n'est pas autonome,
24:26vous n'avez pas forcément
24:27son casier judiciaire non plus.
24:29Donc le problème existe
24:30quoi qu'il arrive.
24:31C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
24:32on est face
24:33à une perte d'autonomie
24:34d'une partie de la population
24:36de plus en plus grande.
24:38Que la personne soit chez vous
24:39et abuse de vous,
24:41et on l'a vu encore récemment
24:42avec les histoires d'Orpéa, etc.
24:44qu'elle abuse
24:45de cette perte d'autonomie,
24:48qu'elle soit directement chez vous
24:50ou par l'interface d'un robot,
24:52les deux sont extrêmement compliqués.
24:54Mais la chose qui est sûre,
24:56c'est qu'aujourd'hui,
24:57on ne va plus,
24:57ou dans les dix prochaines années,
24:59on n'aura plus suffisamment
25:00de bras humains
25:01qui vont en plus coûter
25:03de plus en plus cher
25:04pour faire face
25:06à la vieillesse de la population.
25:08Alors, sauf si Laurent Alexandre
25:10trouve un système
25:11pour que l'on vieillisse tous
25:13extrêmement bien
25:14et sans perte d'autonomie,
25:16je pense que ces sujets-là
25:17sont vraiment à regarder
25:18avec attention.
25:19Avec, bien évidemment,
25:21toutes les barrières
25:22qu'il faut mettre
25:23sur la qualité des gens
25:24qui sont derrière les écrans,
25:26etc.
25:26Mais à un moment donné,
25:27ça va devenir indispensable.
25:29Alors, il y avait des Japonais
25:29qui avaient effectivement
25:31eu ces idées les premiers.
25:33Les Coréens aussi, oui.
25:34Les Coréens,
25:35parce que c'est un peuple
25:35Et les Chinois s'y mettent
25:36parce que la démographie en Chine
25:38est en train de jeter.
25:40700 millions, je crois,
25:41dans quelques années.
25:42Donc, tous ces pays,
25:43enfin, tous les pays occidentaux
25:44et maintenant asiatiques
25:45et plus uniquement le Japon
25:46sont confrontés
25:47à cette perte d'autonomie.
25:48Et donc, il y a un moment donné
25:50où il va falloir trouver des systèmes.
25:52Est-ce que c'est vivre ensemble ?
25:53Est-ce que c'est vivre avec un robot ?
25:55Etc.
25:56Mais c'est absolument...
25:57Ce n'est pas ce que montre
25:58cette entreprise
25:58qui vise clairement
26:00un public plutôt fortuné.
26:02Là, on voit des seniors.
26:03Oui.
26:04Fortunés, mais seniors.
26:05Accessoirement.
26:07Alors, le sujet de la robotique
26:09humanoïde et du maintien à domicile,
26:11c'était un de mes sujets
26:12de recherche en 2016.
26:13Tout ça pour dire
26:14qu'il y a, mine de rien,
26:16en 10 ans,
26:16des progrès quand même
26:17extrêmement importants
26:18puisqu'à l'époque,
26:19c'était avec Aldebaran Robotics,
26:20un projet qui s'appelait Roméo,
26:22qui était une espèce
26:23d'armoire à glace
26:24de 250 kilos.
26:25Qui ne pouvait pas marcher.
26:27Effectivement,
26:28on était très, très loin
26:29de tout ça.
26:30Et je me suis retrouvé
26:31face à face
26:32avec cette espèce
26:32de mastodonte.
26:33Et on voit, quand même,
26:34mine de rien,
26:35les énormes progrès techniques
26:36qui ont été réalisés
26:37sur une échelle de 10 ans.
26:39Parce que c'est 40 ou 50 mécanismes
26:41à l'intérieur de ces robots-là.
26:41C'est d'une complexité colossale.
26:43Mine de rien,
26:44je n'ai pas eu le temps
26:44de regarder
26:45quelle est la durée d'autonomie
26:47en termes d'énergie électrique.
26:48On y revient
26:49de ce dispositif.
26:51Moi, les robots humanoïdes,
26:52je n'ai pas regardé celui-là,
26:53mais j'avais eu
26:54plutôt de l'ordre
26:54de 20-30 minutes.
26:56C'est encore assez light
26:57en termes de capacité.
26:59Enfin, la promesse
26:59est un peu trop élevée
27:01par rapport à la réalité
27:02de ce que j'ai vu.
27:04de l'adaptation
27:05et de l'acceptabilité
27:07du produit.
27:07À l'époque,
27:08quand j'avais interrogé
27:09des personnes âgées,
27:10en gros,
27:10il m'expliquait
27:11non mais moi,
27:11un robot humanoïde,
27:12jamais de la vie.
27:14Parce que le jour
27:15où j'achète un produit
27:16de ce type-là,
27:17ça veut dire que je reconnais
27:18moi-même
27:19ma propre dépendance.
27:20Et ça,
27:21c'est en fait
27:21un geste extrêmement compliqué
27:24pour les personnes,
27:25justement,
27:25qui sont sur la voie
27:26de se retrouver
27:27sur la dépendance.
27:29Et on voit bien
27:29que du coup,
27:30c'est plutôt
27:30je repousse, je repousse.
27:31Donc, est-ce que réellement
27:32les personnes âgées
27:33vont être
27:35possibles acheteuses
27:35du produit ?
27:36Surtout quand on n'a pas été,
27:37on parlait du Japon,
27:38nous, on n'a pas été trop pétés.
27:39C'est pas notre culture.
27:40En l'occident,
27:40on n'a pas été élevés
27:41dans les Japonais
27:43peut-être un peu plus.
27:44C'est pas du tout
27:45notre culture.
27:45Et après, moi,
27:46je rejoins effectivement
27:46le point de la problématique
27:48de la donnée.
27:51Le truc,
27:52c'est que là,
27:53ça me rappelle,
27:53tu sais,
27:53un peu les Waymo
27:54qui sont quand même conduits
27:55à distance par des humains.
27:57On fait croire
27:57que l'IA,
27:58la machine aujourd'hui,
27:59c'est un truc magique
28:00mais on oublie de dire
28:00que les modèles
28:02de génération de texte
28:03sont quand même
28:04pré-entraînés
28:04par des humains
28:06dans des conditions
28:06qui ne sont pas forcément dingues.
28:08Là, on a des opérateurs
28:09qui peuvent prendre la main.
28:10C'est pareil sur les voitures,
28:11etc.
28:11Donc, il y a quand même
28:12tout un narratif
28:14autour de la technologie
28:15qui n'a finalement
28:15pour le coup
28:16pas trop changé en 10 ans.
28:18Mais il y a une réalité
28:19qui est effectivement
28:20un vrai point d'interrogation.
28:22Et effectivement,
28:23je crois que le vrai danger,
28:25c'est qu'on fait rentrer
28:25aujourd'hui des dispositifs
28:27dont on ne maîtrise
28:28quand même franchement
28:28plus rien en termes de sécurité.
28:30Bon, voilà.
28:30C'était un sujet
28:31en tout cas intéressant.
28:32Voilà, on est au tout début
28:33de tout ça.
28:34Mais on voit 20 000 dollars.
28:35Je ne veux pas
28:36que c'est abordable
28:36mais pour certains foyers,
28:3920 000 dollars, oui,
28:40c'est le prix d'une petite automobile.
28:42Donc, pourquoi pas ?
28:43Sauf faire ça,
28:43il faudra regarder.
28:44C'est beaucoup plus
28:44que les 2 millions d'il y a 10 ans.
28:46Il faut que ça marche
28:47plus d'une demi-heure quand même.
28:47Oui, quand même.
28:49Parce que la vitesse
28:50de vider de la vaisselle,
28:51c'est la vitesse d'un ado
28:52à peu près d'une demi-heure.
28:54Allez, on marque une courte pause.
28:55On se retrouve avec
28:56nos trois débriefeurs
28:57Didier sans Alain Goudet
28:58et Isabelle Bonvry
28:58dans un instant.
28:59On va parler notamment
29:00du procès entre Sam Altman
29:02et Elon Musk.
29:04Ça commence à se battre
29:06sérieusement sur ce procès.
29:08On parlera aussi de...
29:10Pourquoi ?
29:10Tiens, hier,
29:11on vous disait
29:12que Jensen Wang
29:13ne serait pas du voyage
29:14avec Donald Trump
29:15pour aller voir Xi Jinping.
29:16Et finalement, hop,
29:16il a eu un strapontin
29:18dans l'avion.
29:20Comme par hasard.
29:21Voilà, on parlera de tout ça.
29:22Allez, restez avec nous.
29:23On est encore ensemble
29:24pendant une bonne heure
29:25sur le BFN SNES.
29:27Tech & Co,
29:28la quotidienne,
29:29le débrief de la tech.
29:31Allez, débrief de la tech.
29:32C'est reparti
29:32pendant une bonne demi-heure
29:33et ensuite,
29:34on retrouvera
29:35Laurent Alexandre
29:36avec son co-auteur
29:37Alexandre Tsikopoulos.
29:3940 ans les séparent,
29:40je le précise
29:41parce que justement,
29:42c'est important dans ce livre
29:43« Vivre mille ans
29:44quand l'IA règne
29:45et la mort recule,
29:46rêve ou cauchemar ».
29:47On en parle avec nos amis
29:48tout à l'heure.
29:48Mais pour l'instant,
29:49on est sur notre débrief
29:50avec Didier Sans,
29:51journaliste Alain Goudet,
29:52directeur général adjoint
29:52de Neoma Business School
29:54et Isabelle Bordry,
29:56fondatrice de Retency.
29:58Un mot sur le grand
29:59règlement de compte
30:00de la tech
30:00qui continue devant
30:01les tribunaux.
30:02Troisième semaine du procès
30:03qui oppose Elon Musk
30:05à sa maltman
30:05avec un moment très attendu
30:07hier soir,
30:07la comparution du patron
30:09d'OpenAI
30:09et forcément,
30:11sa version d'effet
30:11est très différente
30:12de celle d'Elon Musk.
30:13On écoute ce qu'en a dit
30:14ce matin Anthony Morel
30:16et on revient en plateau
30:17et vous allez voir,
30:18ça a pas mal dézingué.
30:21Musk accuse Sam Altman
30:23alors qu'il surnomme d'ailleurs
30:24pour la petite histoire
30:24Scam Altman
30:25donc c'est arnaque Altman,
30:27c'est dire déjà l'ambiance
30:27entre les deux hommes
30:28d'avoir, je le cite,
30:30volé une oeuvre caritative.
30:32Il faut se souvenir
30:32que les deux hommes
30:33ont cofondé OpenAI
30:35en 2015.
30:36A l'origine,
30:36c'était une organisation
30:37à but non lucratif
30:39qui voulait développer
30:40une IA au service
30:40de l'humanité,
30:41éviter qu'elle ne tombe
30:42entre les griffes
30:43de grands groupes privés
30:45et puis ensuite,
30:45Chad GPT est arrivé,
30:47OpenAI s'est développé
30:48et Sam Altman a un peu
30:50oublié ses grands principes,
30:51explique Elon Musk.
30:52Tout ça,
30:52c'est complètement faux,
30:53nous dit Sam Altman.
30:55Quand on lui demande
30:55si Musk s'est opposé
30:57à ce virage lucratif
30:58vers une entreprise
31:00à but lucratif,
31:01donc il répond
31:01bah non,
31:02c'est tout le contraire.
31:02En fait,
31:03Musk a voulu accélérer
31:04la transformation commerciale
31:06d'OpenAI,
31:06il aurait même tenté
31:07d'en prendre le contrôle.
31:08Il aurait exigé
31:09une prise de participation
31:11de 90%
31:12et une fusion
31:13d'OpenAI
31:13avec Tesla.
31:14Il estimait en fait
31:16être le seul,
31:17être capable
31:17de piloter
31:18cette intelligence artificielle.
31:20Il voulait même
31:20en faire une sorte
31:21de monarchie héréditaire
31:23si l'on peut dire.
31:23Alors ça,
31:24ça fait halluciner
31:24tout le monde
31:25lors du procès.
31:25Altman raconte
31:26que lorsque les cofondateurs
31:27ont demandé à Elon Musk
31:28ce qui se passerait
31:29s'il mourait,
31:30il a répondu
31:31que le contrôle d'OpenAI
31:32pourrait revenir
31:33à ses enfants.
31:34Bon,
31:35alors il y a eu ensuite
31:35un contre-interrogatoire
31:37assez musclé
31:37de Sam Altman
31:38par l'avocat d'Elon Musk
31:39où il a tenté
31:40et il a tapé un peu
31:41là où ça fait mal
31:42de le faire passer
31:42pour un menteur pathologique
31:44en lui demandant plusieurs fois
31:45est-ce que vous êtes sincère ?
31:46Est-ce qu'on peut
31:46vous faire confiance ?
31:47Est-ce que vous dites
31:47toujours la vérité ?
31:49Pourquoi ?
31:49Parce que Sam Altman
31:50il a une réputation,
31:51c'est un visionnaire,
31:52c'est un génie,
31:52mais il a une réputation,
31:53il traîne une réputation
31:54de manipulateur
31:56et de menteur.
31:57On a vraiment deux camps
31:58qui se renvoient la balle.
31:59D'un côté Musk
31:59qui estime que Sam Altman
32:01a trahi le projet initial
32:02d'OpenAI
32:03et Altman
32:03qui accuse Musk
32:04d'être simplement
32:05jaloux d'avoir quitté
32:06le navire
32:07avant l'explosion mondiale
32:08de Tchad-GPT.
32:09On le rappelle
32:10que ce n'est pas
32:10un procès anodin,
32:12ça pourrait avoir
32:13un impact considérable
32:15sur tous ces acteurs
32:17de l'IA
32:18et notamment OpenAI
32:19qui est l'un des piliers
32:21et dont l'introduction
32:23en bourse
32:23est prévue bientôt
32:24et puis pourrait
32:26venir 1000 milliards.
32:30Qu'est-ce qu'il faut voir
32:30de tout ça ?
32:31Alors ça y est,
32:32Sam Altman
32:32c'était un des moments forts
32:33du procès
32:35parce qu'ils défilent tous.
32:36Il y a eu Satya Nadella
32:37qui est venu aussi parler
32:38de l'époque
32:39quand Sam Altman
32:40a été enlevé,
32:42enfin a été enlevé,
32:43non a été retiré,
32:45débarqué
32:45de la direction d'OpenAI
32:47et puis finalement
32:47il est revenu.
32:48Enfin voilà,
32:48tout le monde a témoigné,
32:49l'Odmus comprit
32:50et donc là Sam Altman.
32:51Isabelle ?
32:52Ce qui est assez étonnant,
32:53c'est la guerre
32:54de deux hommes
32:56très puissants
32:57et on s'aperçoit
32:57qu'effectivement
32:58ces sociétés
32:59sont à la main
33:00de personnalités
33:01qui sont quand même
33:02assez étonnantes,
33:04différentes,
33:05exceptionnelles,
33:05on va dire.
33:06À la fois géniales.
33:07Géniales, voilà.
33:08Alors maintenant,
33:09entre les deux,
33:10je pense que Sam Altman
33:11a beaucoup plus
33:12à perdre
33:13qu'Elon Musk
33:13parce que Elon Musk,
33:15ça fait 26 ans,
33:17voire plus,
33:1730 ans
33:18que les marchés financiers
33:19le connaissent.
33:20Depuis qu'il a vendu
33:21Paypal à Ebay,
33:22qu'il a fait ses multiples
33:23levées de ponts
33:24pour SpaceX,
33:26pour Tesla,
33:26qu'il a racheté X,
33:28qu'il avait même
33:29été accusé
33:29à un moment
33:30de manipuler
33:31le cours de X
33:32et de négocier
33:33de manière
33:33un peu particulière.
33:34en fait,
33:35son côté
33:37irascible,
33:38difficile
33:39est déjà
33:40dans les cours
33:40des sociétés
33:41qu'il dirige.
33:42C'est déjà intégré
33:43par les investisseurs.
33:44Alors que Sam Altman,
33:46alors il est très connu
33:47grâce à OpenAI,
33:48mais il débute
33:49aujourd'hui
33:50en tant que chef
33:51d'entreprise.
33:52– Certains le connaissaient
33:52quand il était
33:53chez Y Combinator,
33:54mais voilà,
33:54il n'était pas porté
33:56dans le feu des projecteurs.
33:57créateur de valeurs
33:59réellement,
34:00et le côté IPO,
34:02son IPO est annoncé,
34:04mais elle est retardée
34:05de plus en plus
34:06avec une directrice financière
34:08qui essaie d'expliquer
34:09qu'il faut mettre
34:10plus de rigueur
34:10dans la gestion
34:12d'OpenAI.
34:12Et donc lui
34:13est obligé
34:14d'expliquer
34:15à tous
34:15qu'il est honnête,
34:17qu'il a de l'éthique,
34:18et ça c'est quand même
34:19absolument fondamental.
34:20Et donc il se retrouve
34:21dans une situation
34:22extrêmement défensive
34:24qui à mon avis
34:25est très préjudiciable
34:26pour OpenAI.
34:28Alors maintenant,
34:29ce qui est aussi terrible,
34:30c'est qu'on s'aperçoit
34:31qu'aux Etats-Unis,
34:32la manière
34:33dont est gérée
34:34une entreprise
34:35dépend de la personnalité
34:37de son CEO
34:38et je trouve bien plus
34:40que dans les entreprises
34:41européennes
34:41où il y a
34:42une plus forte mise
34:43de la régulation,
34:45de ce que vous pouvez faire,
34:47de la norme, etc.
34:48Voilà,
34:49on voit par exemple
34:50Mark Zuckerberg,
34:51à une gestion
34:52de la vie privée
34:53qui est très différente
34:54de ce que peut avoir
34:55un Tim Cook
34:56ou que pouvait avoir
34:57un Steve Jobs.
34:59Donc il y a
34:59l'ADN en fait
35:00d'une société
35:01aux Etats-Unis
35:02et porté principalement
35:04par son fondateur.
35:05Et ça,
35:06ça m'a toujours
35:06extrêmement marquée,
35:08c'est-à-dire que la culture
35:08d'entreprise
35:09dans les entreprises européennes
35:10est quand même
35:11beaucoup plus diluée
35:13dans un comité,
35:14enfin le comité d'administration,
35:15il y en a aussi
35:16aux Etats-Unis,
35:16mais dans un comité directeur
35:18des valeurs de marques
35:19qui sont plus universelles
35:20et pas uniquement
35:22liées à la personnalité
35:24du CEO.
35:25Voilà,
35:25donc on va voir
35:26ce qu'il en ressort.
35:27On est à la troisième semaine
35:28à des procès.
35:29à beaucoup moins à perdre.
35:31Alors après,
35:31qu'une société
35:32fasse un pivot
35:33parce que c'est un peu
35:34ce qui s'est passé,
35:35ils avaient cofondé
35:36cette société au départ
35:37en se disant
35:38il va y avoir
35:38une intelligence artificielle
35:40et il faut que ça soit
35:41du non-profit.
35:42On s'aperçoit aujourd'hui
35:43qu'il y a plusieurs
35:43intelligences artificielles.
35:45Il faut gagner de l'argent.
35:46Même s'il n'y en a pas beaucoup.
35:48Donc effectivement,
35:48il y a eu ce pivot
35:50qui a été fait,
35:51poussé sûrement par Microsoft
35:52et Samatman.
35:54Il se trouve que
35:54ce n'était pas en accord
35:55avec Musk,
35:56c'est une guerre
35:57entre associés.
35:58Voilà.
35:58Après,
35:59que Musk dise
36:00je veux que mes actions
36:02aillent à mes enfants,
36:04je ne suis pas plus
36:05choué que ça.
36:05C'est pas ça qu'il a dit.
36:06Il a dit que je veux
36:06que la direction d'entreprise
36:07aille à mes enfants.
36:08C'est un côté très régalien.
36:10S'il en a 90%,
36:11s'il en a 90%,
36:13c'est ce que fait Bernard Arnault
36:14et ça ne choque personne.
36:15Donc après,
36:16tout ça se regarde
36:17avec beaucoup d'attention
36:19parce que tout dépend
36:20de la participation des uns,
36:22de l'adoption
36:23de la stratégie
36:25par les autres.
36:25Enfin, tout ça est compliqué
36:26comme toute association.
36:28on y retrouve un peu
36:29le côté endogamique
36:30de la Silicon Valley
36:32qu'on évoquait
36:32et là,
36:33le truc,
36:33c'est que ça déballe
36:34un peu les affaires familiales
36:36au grand jour.
36:37Et puis en plus,
36:38je te traite de mensonge,
36:39moi je te traite
36:39de menteur,
36:41l'autre arnaqueur.
36:42ça ne vole pas très haut.
36:43De la femme d'Elon Musk
36:45qui joue un rôle là-dedans.
36:46Oui, oui,
36:47il y a quand même
36:47effectivement des trucs
36:48pas super clairs
36:49parce que tu fais bien
36:50de le rappeler.
36:51Oui,
36:51c'est une femme
36:51de Wifi-Cellis
36:53qui était un peu
36:55un indique
36:55d'Elon Musk
36:57au sein d'OpenEye.
36:58Mais Guillaume Gralet
36:59dans son bouquin
37:00Pionnier
37:00le décrit assez bien,
37:02c'est intéressant à lire
37:02d'ailleurs sur un peu
37:03l'envers du décor
37:04et tu le dis très très bien.
37:06C'est vrai qu'aux Etats-Unis,
37:07l'ADN des fondateurs
37:08et la vision,
37:09la culture
37:09imprègne énormément
37:10l'entreprise
37:11et du coup,
37:11c'est intéressant
37:12de regarder
37:12comment ces personnages
37:15fonctionnent en fait
37:16sur leur rapport au monde
37:17et c'est ce qu'explore Guillaume.
37:21Mais du coup,
37:21on a effectivement
37:22ce sujet
37:23où,
37:24bon,
37:24quand on regarde
37:25le discours des uns
37:26et des autres,
37:26c'est un peu
37:27mentira bien
37:28qui mentira le dernier,
37:29quoi.
37:29Enfin,
37:30c'est un peu,
37:30voilà,
37:30on ne sait pas trop.
37:32Je ne suis pas sûr
37:32qu'on ait moyen réellement
37:33de faire toute la lumière
37:34sur le sujet,
37:35mais ça,
37:36on verra.
37:37Je rappelle quand même
37:38aux Etats-Unis
37:38que la justice
37:39généralement se règle
37:40avec un bon chèque.
37:42Donc,
37:42voilà,
37:43je ne serais pas surpris
37:44que ça termine au final
37:45comme ça.
37:46Et par contre,
37:47je trouve que la question
37:48que ça soulève,
37:49c'est la problématique
37:49en fait de la gouvernance
37:52en fait
37:52de ces quelques sociétés
37:55qui maîtrisent ce truc
37:56qu'on appelle IA
37:57et notamment
37:58qui se destine
37:59à être IA générale
38:00dans notre quotidien
38:01et on reboucle
38:02le Google.
38:02Et qui de temps en temps
38:03s'affole en disant
38:04attention,
38:05l'IA ça va trop vite,
38:05oh là là,
38:06je ne vais pas la mettre
38:06à la portée du grand public.
38:08Qui nous joue un peu
38:09le truc de
38:09ah bah oui,
38:10mais quand même,
38:11il ne faut pas que ça
38:11aille trop vite,
38:12mais on avance très très vite.
38:13Ah puis au fait,
38:13ça va détruire
38:14tous les emplois,
38:15mais on y va quand même.
38:16On a une espèce
38:17de discours
38:19un peu
38:19d'injonction paradoxale
38:21quand même
38:21de ces personnes-là.
38:23Musk,
38:23Altman,
38:24du côté d'Anthropic,
38:26pareil,
38:26Amodei,
38:27enfin voilà,
38:28ils nous servent
38:28un peu tous
38:29le même discours
38:30et mine de rien,
38:31en fait,
38:31tout avance.
38:32Et après,
38:32il y a le dernier point,
38:33Elon Musk a quand même
38:34son investissement très fort
38:36dans sa capacité
38:37de compute,
38:38comme on dit,
38:39mais du coup,
38:40avec un Grock
38:41qui a un peu du mal
38:41à décoller,
38:42qui est très très loin.
38:43On l'a appris,
38:45on en a débattu
38:45lundi soir,
38:47comme quoi Grock
38:47était un peu,
38:48était bien derrière
38:49les open airs.
38:49Et oui,
38:50donc du coup,
38:51bon,
38:51tout ce qui peut être bon
38:52pour freiner le leader
38:53peut être intéressant
38:55à regarder.
38:55Et après,
38:55effectivement,
38:56où se joue,
38:56où est le pouvoir en fait ?
38:57Est-ce que le pouvoir
38:58est vraiment dans l'outil
38:59et dans l'entraînement ?
39:00Est-ce que le pouvoir
39:01est sur la maîtrise
39:02de l'énergie ?
39:02Est-ce que le pouvoir,
39:03c'est sur les lanceurs
39:04qui vont permettre
39:05d'avoir l'énergie du soleil ?
39:06Tout ça est assez complexe
39:08et c'est effectivement
39:08ce qui crée
39:09une guerre de pouvoir.
39:10Didier,
39:10et même,
39:11est-ce que dans l'histoire,
39:12on n'a pas connu
39:13des batailles,
39:14on se souvient
39:17de Bill Gates
39:17face au patron
39:18de Sun Microsystems,
39:19il se lançait
39:21des petits pics,
39:21l'arrière de songe,
39:22ou même Steve Jobs,
39:23contre Bill Gates.
39:23Ou même Steve Jobs,
39:24voilà.
39:24Mais il n'y a jamais,
39:25enfin c'est jamais...
39:26C'était correct.
39:27C'était correct,
39:27voilà.
39:28Non,
39:29mais ce qui est intéressant
39:29dans ce procès,
39:30c'est qu'on en apprend beaucoup
39:31sur Sam Altman,
39:32effectivement,
39:32comme le disait Isabelle
39:33tout à l'heure,
39:34c'est une personnalité
39:35qu'on connaît assez peu,
39:36finalement.
39:37Et on découvre
39:38un personnage manipulateur,
39:40menteur,
39:41qui cherche à tout
39:43pour obtenir gain de cause.
39:45Rappelez-vous,
39:46en 2023,
39:47on était sur ce plateau
39:48pour en parler,
39:48on venait d'apprendre
39:49qu'il a été débarqué,
39:50effectivement,
39:52de Penayé,
39:52on se demandait pourquoi,
39:53qu'est-ce qui s'est passé ?
39:54Il y a eu un putsch
39:55à l'intérieur de cette boîte,
39:58heureusement,
39:59deux jours plus tard
39:59ou trois jours plus tard,
40:00les choses sont entrées
40:01dans l'ordre.
40:02Grâce à Satya Nadella,
40:04on a le fameux de l'histoire,
40:05parce que le type
40:06est insupportable,
40:06apparemment.
40:07Même ses collaborateurs
40:08sont venus en disant
40:10Sam Altman,
40:11il n'est pas facile
40:12à jouer tous les jours
40:15et en plus,
40:16il montre certains collaborateurs
40:18les uns contre les autres,
40:19il dit une chose à l'un
40:20alors qu'il a dit
40:21le contraire à l'autre,
40:22etc.
40:22Bref,
40:23on découvre...
40:24C'est ce qu'on a...
40:25De gens plus privés,
40:27alors ils m'ont raconté
40:28que des gens
40:28qui travaillaient avec lui,
40:29ils disaient que parfois
40:30ils ont divisé
40:32pour mieux régner
40:32mais c'est un management
40:34un peu toxique.
40:36Voilà,
40:37donc on découvre
40:38cet aspect de Sam Altman
40:39à qui on donnerait
40:39le bon Dieu
40:40et son confession.
40:40Il a une bonne tête,
40:41il est gentil,
40:42il a l'air toujours
40:43un peu étonné,
40:44un peu timide,
40:44etc.
40:45Bon,
40:45méfiez-vous,
40:47on ne juge pas
40:48un livre par sa couverture
40:49comme dirait l'autre.
40:51et à côté,
40:53on a le personnage
40:54d'Elon Musk
40:55qui joue son rôle,
40:58c'est-à-dire
40:58une espèce
40:59d'éléphant
41:01dans un magasin
41:01de porcelaine
41:02où il arrive
41:02pour tout casser
41:03et où il explique
41:05que seule sa vérité
41:06compte,
41:06même si les avocats
41:07lui disent
41:08que sa vérité
41:10n'est pas forcément
41:10la vérité
41:11qu'on attend
41:12dans ce genre
41:12de tribunal.
41:13Et notamment,
41:14on découvre
41:14qu'il a manifestement
41:16souhaité prendre
41:18de contrôle
41:18d'OpenAX,
41:20ça ne s'est pas passé
41:20et que du coup,
41:21il en conçoit
41:21un certain ressentiment.
41:23Souvenons-nous
41:24qu'à une époque,
41:25il avait aussi,
41:25quand on avait parlé
41:26d'Apple,
41:26la succession
41:27de Tim Cook,
41:27il avait proposé...
41:28Enfin,
41:29il se dit,
41:29on n'a jamais
41:30mis la preuve
41:30de tout ça.
41:31D'ailleurs,
41:31ça m'étonne
41:31parce qu'il l'aurait
41:32écrit sinon.
41:33Il l'aurait publié
41:34sur X.
41:35Parce qu'on soupçonne
41:36qu'il aurait dit
41:36à Tim Cook
41:37que tu rachètes Tesla
41:39et puis moi,
41:41je deviens
41:42le patron d'Apple.
41:43Comme le disait bien
41:44Isabelle tout à l'heure,
41:45en fait,
41:46qui a gagné
41:47quelque chose
41:48dans cette affaire ?
41:48Aucun des deux.
41:51Il y en a peut-être
41:51qui a plus à perdre
41:52que l'autre.
41:53Elon Musk,
41:54lui,
41:54on connaît le personnage,
41:55on sait que c'est un taré,
41:56qu'il prend des décisions
42:00un peu à n'importe pièce,
42:01mais...
42:01Mais il a des réussites
42:02quand même,
42:03au contraire.
42:04Non,
42:04mais ce n'est pas la question.
42:06Le fait est qu'il se fiche
42:07complètement de sa réputation.
42:09Ça fait des années
42:10qu'il mène
42:12la direction
42:13de différentes entreprises.
42:14N'oublions pas
42:14qu'il y a encore un an,
42:15il était dans la politique
42:16et il était en train
42:17de massacrer
42:19l'administration Trump.
42:20Donc,
42:21lui,
42:21il s'en fiche
42:21complètement de sa réputation.
42:22On le sait
42:23que c'est un personnage
42:26extrême,
42:27parfois un peu loufoque,
42:29mais,
42:30encore une fois,
42:31il s'en fiche.
42:32Alors que ça malpane,
42:33effectivement,
42:34le problème,
42:34c'est qu'on découvre
42:35la personnalité
42:36de ce bonhomme.
42:37Et,
42:39à quelques mois,
42:40c'est peut-être lui
42:41qui a un peu plus à perdre.
42:42C'est lui qui a tout à perdre
42:43parce qu'à quelques mois,
42:44effectivement,
42:45d'entrer en bourse,
42:46ça va créer
42:48une mauvaise image
42:49sur sa boîte
42:50et du coup,
42:51les investisseurs
42:52vont être un peu
42:54plus timides
42:56à lui faire confiance
42:57parce qu'il découvre,
42:58encore une fois,
42:59quelqu'un qui est
43:00manipulateur
43:00et menteur.
43:01Oui,
43:02c'est ça.
43:02En fait,
43:02le point clé
43:04et le point faible,
43:05c'est absolument celui-là.
43:06C'est-à-dire
43:06la capacité,
43:07absolument,
43:09la capacité
43:09de Sam Altman
43:11à pouvoir
43:11entraîner une équipe
43:13pour innover,
43:14renouveler
43:15et créer de la valeur.
43:17Aujourd'hui,
43:17Musk,
43:18il est absolument
43:20un tyran,
43:21mais Steve Jobs
43:22l'était aussi,
43:23Bill Gates
43:23était aussi
43:24pas très agréable.
43:25Donc,
43:25le fait que vous ne soyez
43:26pas très agréable
43:27n'est pas un sujet.
43:28Par contre,
43:29votre capacité
43:30à faire travailler
43:31les gens ensemble,
43:32à trouver les bons,
43:34à les motiver,
43:34ça,
43:35c'est un élément clé
43:36pour les investisseurs.
43:37En plus,
43:38à les trouver au bon moment,
43:39je trouve que Musk,
43:39il a une des capacités,
43:40c'est,
43:41on dit oui,
43:41il jette des gens
43:42comme des mouchoirs.
43:43mais il dit à un moment,
43:44tiens,
43:45il faut que je franchisse,
43:46un cap supplémentaire
43:48et il va trouver les talents
43:49et il va virer cela
43:50même si celui-là
43:51l'a aidé.
43:51Il va les séduire pendant
43:51un certain temps,
43:53absolument.
43:54Et là,
43:54la capacité,
43:55enfin,
43:55Sam Altman,
43:56il n'a pas encore
43:57vraiment créé de valeur.
43:58Alors,
43:58un peu,
43:59oui,
43:59bien sûr,
43:59mais pour l'instant,
44:00c'est que le papier,
44:02il a créé un standard,
44:04mais par rapport
44:05à ce qu'a fait Elon Musk,
44:06ça n'a rien à voir.
44:08Et donc,
44:08pour les investisseurs
44:09et l'entrée en bourse,
44:10je pense que ce sujet,
44:12c'est pour ça
44:12qu'il est très couvert
44:13par la presse américaine
44:15et par les médias
44:16du monde entier,
44:17c'est le fait
44:18que l'IPO arrive
44:19ou devrait arriver
44:20ou n'arrivera
44:22peut-être jamais.
44:22Moi,
44:23à mon avis,
44:23il n'arrivera pas.
44:24Il n'arrivera pas.
44:251 milliard de dollars,
44:26quand même,
44:26ça n'est pas...
44:27Oui,
44:27mais ça va prendre
44:27les résultats du procès.
44:29C'est un peu
44:30de la vibrance,
44:30cette histoire.
44:31C'est ça.
44:31Alors que l'IPO
44:32de SpaceX
44:33a 1 750 milliards de dollars.
44:35Là,
44:36par contre,
44:36c'est quelque chose
44:37qui existe.
44:38Il y a des premiers rapports
44:38qui sont faits,
44:39etc.
44:40Donc,
44:41voilà,
44:41je pense que pour OpenAI,
44:42moi,
44:43je pense que OpenAI,
44:44c'est un peu le Netscape
44:45des années 2000.
44:46On verra
44:47s'il arrive à s'en sortir.
44:49Je pense que c'est encore
44:50un coût négatif
44:52pour cette équipe
44:53qui, pourtant,
44:54a fait un produit
44:54assez exceptionnel.
44:56Je rebondis là-dessus.
44:57Parce qu'effectivement,
44:58le fait est qu'en ce moment,
45:00OpenAI va mal.
45:01Rappelez-vous,
45:02ils sont en retard
45:02sur les modèles...
45:03On a parlé de faillite.
45:05De langage.
45:07Ils perdent des sous énormes.
45:09Ils sont en retard
45:10sur leur modèle
45:13de codage,
45:14etc.
45:15Ils se sont pris
45:18les pieds
45:18dans l'histoire
45:19du marché
45:20du Pentagone
45:21en prenant la place
45:23tout de suite,
45:23en se précipitant
45:24pour prendre la place
45:24d'Anthropique
45:25qui refusait
45:26pour des raisons éthiques
45:27de participer
45:27à ces opérations.
45:28Bref,
45:29ils avaient déjà
45:31une image
45:31qui était bien écornée
45:33et là,
45:34je pense que ça va
45:34encore les plomber.
45:36Et même si Fidgie Simo
45:37est venue,
45:37malheureusement,
45:38elle a dû se mettre
45:39un peu en retrait
45:39pour des raisons de santé,
45:40mais elle est venue
45:40remettre un peu d'ordre.
45:42Mais on l'a bien vu,
45:43remise en ordre,
45:44c'est de dire,
45:44bon les gars,
45:45la création est finie,
45:46on va arrêter
45:46SORA grand public,
45:47il y a des choses
45:48qui sont lancées
45:49un peu à la va-vite,
45:50on va quand même
45:51se concentrer
45:52sur ce qui doit
45:53apporter de l'argent.
45:54On sent bien
45:54qu'elle a dû découvrir
45:55un peu que ça...
45:57Voilà,
45:58le management
45:59était un peu particulier
46:00et la gestion aussi.
46:01Je voudrais
46:02qu'on passe
46:02à un autre sujet,
46:03on va rester
46:04dans les personnalités.
46:05Vous savez que,
46:06je pense qu'elle ne nous a pas
46:07échappé que Donald Trump
46:08a atterri il y a quelques heures
46:09en Chine
46:10pour rencontrer Xi Jinping
46:11dans son avion.
46:13Alors,
46:14plein de patrons,
46:15des patrons de la tech justement,
46:17alors il y a Tim Cook,
46:18et puis,
46:19hier,
46:20on s'en faisait l'écho
46:21ici même,
46:22il y a un certain
46:23Jensen Wang
46:23qui se plaignait,
46:25qui ne comprenait pas,
46:26il n'avait pas été invité
46:27et puis finalement,
46:28Donald Trump a dit
46:29mais pas du tout,
46:30il y a eu une petite erreur
46:31qu'on a dû oublier
46:33le mail
46:33ou je ne sais quoi
46:34et au final,
46:35Jensen Wang
46:36était bien dans l'avion.
46:37Il a été repêché
46:39pendant l'escale.
46:41Voilà,
46:42il a été clairement repêché.
46:44Alors,
46:44c'est vrai que
46:45les relations
46:47Jensen Wang
46:48avec l'administration américaine
46:49parce qu'il voudrait
46:50qu'on assouplisse
46:50les règles
46:51de douanières
46:52pour pouvoir mieux
46:53s'exporter en Chine,
46:55la concurrence
46:56parce qu'il voit
46:56en même temps
46:57que quand il n'est pas en Chine,
46:58la concurrence,
46:58elle s'organise aussi
47:00derrière tout ça.
47:01Est-ce qu'il y avait aussi
47:03peut-être un côté
47:03de Donald Trump ?
47:05Oui,
47:05Jensen Wang
47:05il a un peu d'origine taïwanaise,
47:07ça peut faire chier,
47:08enfin voilà,
47:09il y a tout un ensemble
47:10de choses.
47:10Comment il faut voir ça ?
47:11Tu soupçonnes
47:12Donald Trump
47:12de racisme,
47:13c'est ça ?
47:14On n'a rien dit.
47:15De lutter contre l'immigration.
47:17Voilà.
47:19Comment vous voyez ça,
47:20Didier ?
47:21Alors,
47:22c'est complètement
47:22rock'n'baller
47:23cette histoire.
47:24Déjà,
47:24comme tu disais,
47:25un jour il est là,
47:26le lendemain il est...
47:27un jour il n'est pas là,
47:28le lendemain il est là.
47:29Et puis surtout,
47:30l'argument c'est de dire
47:31oui,
47:31il a vraiment des choses
47:32à dire au président chinois,
47:34etc.
47:35Mais il n'a rien à dire
47:35au président chinois.
47:36La seule interlocuteur
47:38qu'il a,
47:38c'est Trump.
47:39C'est Trump qui l'empêche
47:40d'exporter ses produits
47:41qui lui rapportent le plus
47:42en Chine.
47:43Et c'est Trump qui,
47:44du fait de l'embargo
47:45sur les systèmes électroniques,
47:47a permis à la Chine
47:48de créer des concurrents
47:49crédibles
47:50face à Nvidia.
47:52Donc,
47:53qu'il aille en Chine,
47:54ok,
47:54je veux bien,
47:55mais ce qui m'intéresse surtout
47:56c'est de faire le vol
47:57avec Trump
47:58pour pouvoir le dire,
47:59lui donner les coups de coude
48:00en lui disant
48:00il faut vraiment que j'arrive
48:01à vendre ma production en Chine.
48:02Même si il était dans la soute.
48:04Il n'était pas en première
48:07à l'avant.
48:08Donc,
48:08il n'arrête pas
48:09de dire
48:12que le contexte économique
48:14n'est pas favorable.
48:15Encore une fois,
48:16ce n'est pas au président chinois
48:18qu'il va s'adresser.
48:19Il va essayer
48:19de convaincre Trump
48:21d'assouplir les règles
48:22pour qu'il puisse
48:23retrouver
48:25ses parts de marché
48:26en Chine
48:27qui représentaient
48:28quand même
48:28un cinquième
48:29de son chiffre d'affaires.
48:30C'était énorme.
48:31Avec une perspective énorme
48:32bien entendu.
48:34Déjà,
48:35un premier truc
48:35c'est que quand même
48:36Nvidia est le marchand d'armes
48:38de la guerre de l'IA
48:39au niveau mondial.
48:41Et effectivement,
48:42c'est une équation
48:43très compliquée
48:44à gérer
48:44pour l'administration Trump
48:45parce qu'à la fois
48:47c'est une entreprise américaine
48:48qui du coup
48:49n'est plus
48:50complètement américaine
48:51puisque son rayon d'action
48:52est mondial
48:53et finalement
48:54représente
48:54un enjeu géostratégique
48:56important.
48:58Et donc ça,
48:58ça plaide plutôt
48:59quand même
48:59pour l'emmener.
49:01Mais
49:02c'est aussi
49:03un enjeu géostratégique
49:04important
49:05et ça plaidait
49:06pour ne pas l'emmener
49:07parce qu'une des équations
49:09c'est d'essayer
49:09de ralentir
49:10la Chine
49:11sur ses progrès
49:12autour de l'IA.
49:13Et ce faisant,
49:14l'administration
49:15qui était au départ
49:16sur un bannissement
49:17complet
49:17a finalement allégé
49:19déjà un peu
49:20son dispositif
49:21parce que le bannissement
49:22complet a engendré
49:23ce qui se passe
49:23habituellement
49:24et ce qu'on connaît déjà
49:25sur le modèle chinois.
49:27Ok,
49:27ce n'est pas autorisé
49:27sur le territoire,
49:28ce n'est pas grave,
49:29on va faire
49:29avec nos propres entreprises.
49:33On va se débrouiller,
49:34on va faire ça
49:47qui était le bannissement complet
49:49fait naître
49:49de la concurrence
49:50qui n'est pas très arrangeant
49:51pour les affaires
49:52donc voilà
49:52et l'administration Trump
49:53est prise un peu
49:54dans ce truc-là
49:55et je rejoins complètement
49:56ton analyse,
49:56je pense que le sujet
49:57ce n'est pas tellement
49:58de pouvoir parler
49:59à Xi Jinping,
50:00c'est plutôt de profiter
50:01du temps de vol
50:02aller et retour
50:03pour essayer de convaincre
50:04effectivement
50:04l'administration Trump
50:05de laisser finalement
50:07Nvidia opérer en Chine.
50:09En fait,
50:10c'est le seul sujet
50:11sur lequel
50:12Biden et Trump
50:13étaient alignés,
50:14c'était sur le fait
50:16de bloquer
50:17et de faire en sorte
50:18que les Chinois
50:18n'aient pas accès
50:19aux semi-conducteurs
50:20entre autres de Nvidia
50:22c'est-à-dire
50:22aux super-calculateurs
50:23et en fait
50:24le premier règlement
50:25et en plus
50:26c'est vraiment passé
50:26au Congrès
50:27c'est une loi
50:28il y a une interdiction
50:29depuis 2022
50:30de vendre des puces
50:32extrêmement performantes
50:33avec une caractéristique
50:34spécifique
50:35notamment produite
50:36par Nvidia
50:36sur le marché asiatique.
50:38Donc après
50:39ça a un peu évolué
50:40alors ça s'est renforcé
50:41à un moment donné
50:41avec Trump
50:42parce qu'il y a eu
50:43cette notion
50:43d'extra-terra-territorialité
50:46merci
50:47qui d'ailleurs
50:48touche énormément
50:49d'entreprises
50:49dont des entreprises
50:50européennes
50:51on avait parlé
50:51d'ASML
50:52à ce moment-là
50:53qui ne pouvaient pas
50:54vendre leurs produits
50:55parce qu'ils utilisaient
50:57dans leurs produits
50:58des brevets
50:59qui étaient des brevets
51:00issus des entreprises
51:01américaines
51:01et donc ils avaient
51:02le marché chinois
51:03qui était
51:03de facto bloqué
51:04donc cette notion
51:06de souveraineté
51:07dont on parle
51:08beaucoup
51:08sur ce plateau
51:09pour l'Europe
51:10c'est-à-dire
51:11comment préserver
51:12sa souveraineté
51:12comment empêcher
51:13son premier ennemi
51:15de devenir
51:15plus intelligent
51:16au début
51:17on fait un blocus
51:18on bloque tout
51:19alors il se trouve
51:20qu'effectivement
51:20les chinois
51:21sont des gens
51:22intelligents
51:22et qui vont
51:23assez vite
51:24ceux qui vont
51:24de plus en plus vite
51:25donc ça les bloque
51:26pas forcément
51:27mais ce sujet
51:28de la souveraineté
51:30américaine
51:31et cette difficulté
51:32pour Trump
51:33à se décider
51:34est-ce qu'il vient
51:34est-ce qu'il vient pas
51:35en fait je le comprends
51:37un peu
51:37parce que
51:37bon effectivement
51:38Nvidia est un acteur
51:40extrêmement important
51:40mais aujourd'hui
51:41il n'a pas le droit
51:42de vendre à la Chine
51:43des produits
51:44extrêmement compétitifs
51:45pour des raisons
51:47que je trouve
51:48assez légitimes
51:48quand on est dans
51:49les chaussures
51:50des américains
51:51donc en tout cas
51:52il fait partie
51:53du voyage
51:54finalement il y est
51:55donc peut-être
51:55que Trump
51:56va revoir sa copie
51:57et peut-être
51:58qu'ils vont discuter
51:58dans l'avion
51:59ils ont eu deux heures
52:00de moins
52:00parce qu'il a pris
52:01son avion
52:01à Anchorage
52:02c'est vrai que
52:03ce que disait Didier
52:04c'est rocambolesque
52:06on l'avait bien invité
52:07alors qu'hier
52:08il disait
52:08dans son entourage
52:10il n'avait pas été invité
52:11mais lui disait
52:12très très politiquement
52:14mais si on fait appel
52:16à moi
52:16je serais ravi
52:17à un prochain voyage
52:19de faire partie
52:20c'est peut-être
52:21grâce à ce buzz
52:21qu'il a été
52:22c'est ce qui se dit
52:23il se dit que Trump
52:24a été très surpris
52:24par le buzz
52:25de dire il n'y a pas
52:25de Jensen Wang
52:26dans l'avion
52:27ce que tu disais tout à l'heure
52:28n'est peut-être pas
52:31malvenu
52:31c'est-à-dire que le fait
52:32qu'il soit d'origine
52:33taïwanaise
52:35explique peut-être
52:35que Trump a eu peur
52:36que ça effraie
52:37ses interlocuteurs chinois
52:38il y a un ou deux conseils
52:40qui disent
52:40attention c'est un taïwanais
52:42ça réagit un peu
52:43comme ça à mon avis
52:44oui je pense
52:44qu'ils n'ont pas
52:46de notion
52:48sophistiquée
52:49de la géopolitique
52:50mais
52:50c'est
52:52le
52:52le problème
52:54c'est que
52:54cet arrêt
52:56au page
52:57de
52:58de PDG
52:59qui part
53:00en direction
53:00d'Achine
53:01ça fait quand même
53:01un peu
53:02néocolonialisme
53:03sans aucune
53:05sans aucun recul
53:06il y a
53:07un truc
53:08qui étonne tout le monde
53:09c'est que
53:10dans le
53:10dans le
53:11le vol
53:12dans les personnes
53:13de la délégation
53:14il n'y a aucun spécialiste
53:15de la Chine
53:16il n'y a même pas
53:17un universitaire
53:19ou quelqu'un
53:19qui leur dirait
53:21attention les usages
53:22ceci
53:22ou les machins cela
53:23etc
53:23ils viennent pour faire du business
53:26oui bien sûr
53:26mais Tim Cook
53:27connaît parfaitement la Chine
53:28oui mais c'est pas lui
53:29qui va donner
53:30des conseils
53:31de géopolitique
53:32non mais ça bien sûr
53:34que pour la géopolitique
53:35il y a les conseillers
53:36de Trump
53:36mais enfin
53:37aujourd'hui
53:38quand on voit
53:38le poids
53:39de ces grands
53:41CEOs
53:41en Chine
53:42ils connaissent l'aspect
53:42économique
53:42tu vois ce que je veux dire
53:43et donc si tu veux
53:44vraiment faire des relations
53:46durables entre un pays
53:47et un autre
53:47il faut aller un peu plus loin
53:48que le seul
53:49dit économique
53:49bien sûr mais chaque président
53:50part en général
53:51et Macron le fait aussi
53:52et tout le monde le fait
53:53et part avec des acteurs
53:54économiques
53:55et des universitaires
53:56pour créer des partenariats
53:57des gens de l'art
53:58et de la culture
53:59Allez on s'arrête là
54:00on avait un dernier sujet
54:01sur TikTok
54:02justement en Angleterre
54:04ça aurait été intéressant
54:05d'en parler
54:05parce que justement
54:06ils prennent un peu
54:06le contre-pied de Bruxelles
54:07en sortant une version payante
54:09vous payez
54:10les utilisateurs britanniques
54:12pourront payer
54:13pour avoir TikTok
54:14mais ils n'auront pas de pub
54:15et ça c'est un peu
54:15anti-DMA
54:16jugé Bruxelles à l'époque
54:17c'est la stratégie des dealers
54:19voilà
54:20on en reparlera
54:21à une autre occasion
54:22merci à tous les trois
54:23Didier Sang
54:23journaliste
54:24Alain Goudet
54:25directeur général adjoint
54:25de Neoma Business School
54:27et Isabelle Bordry
54:27fondatrice de Retency
54:28merci infiniment
54:29d'avoir porté
54:30votre enthousiasme
54:31autour de cette technologie
54:33et de tout ce qui se passe
54:34en ce moment
54:34vous voyez ça se passe
54:35vraiment à toutes les heures
54:37il y a de nouvelles actualités
54:38allez je vous donne rendez-vous
54:39dans un instant
54:40on reçoit Laurent Alexandre
54:41médecin entrepreneur
54:42et puis surtout
54:43co-auteur du livre
54:44Quand l'IA règne
54:45la mort recule
54:45rêve au cauchemar
54:47vivre 1000 ans
54:47alors il avait déjà écrit
54:49un livre en demi-non
54:49sur la mort de la mort
54:51et il est accompagné
54:52d'Alexandre Tsikopoulos
54:53start-upper
54:54si vous voulez le suivre
54:55sur X
54:56voilà ils s'échangent beaucoup
54:58c'est assez intéressant
55:00de les suivre
55:00alors on va être ensemble
55:01avec eux pendant
55:02une bonne demi-heure
55:02donc restez avec nous
55:04on est ensemble
55:04jusqu'à 21h
55:08Tech & Co
55:09la quotidienne
55:10sur BFM Business
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