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  • il y a 7 semaines
Ce lundi 23 février, Frédéric Simottel a reçu François Stephan, directeur IA du Groupe OMNES Education et directeur général de l’ECE École d’ingénieurs, Vincent Rapp, directeur exécutif d’Hi! PARIS, et Isabelle Ryl, directrice de l’IA Cluster PR[AI]RIE-PSAI (Paris School of AI), dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06De la tech un peu particulier ce soir, je vous l'ai dit, spécial Inde.
00:11Le sommet Yann en Inde, c'était il y a quelques jours.
00:13On a parlé régulation, on a parlé souveraineté, on a parlé évidemment innovation
00:16et le sujet central c'était l'intelligence artificielle.
00:21Tiens, un sommet qui s'appelait l'EI Impact India.
00:23Est-ce que l'impact a été un mot fort au cours de ce sommet ?
00:28Les Français étaient en nombre, à la fois des chercheurs, à la fois des entrepreneurs,
00:33à la fois des patrons de grandes entreprises, des start-upers, mais aussi des patrons d'écoles.
00:36Donc on va essayer de décrypter un peu tout ce qui s'est dit là-bas pendant ces quelques jours.
00:42Évidemment un séjour fort aussi au niveau français, puisque Emmanuel Macron était en personne.
00:47Là-bas il a rencontré Narendra Modi, le président indien.
00:51On va parler de tous ces sujets.
00:52Première partie plutôt sur le côté institutionnel, recherche, les talents.
00:57Et puis on aura dans la dernière demi-heure, on aura trois start-upers qui étaient là-bas
01:00et qui venaient raconter un peu leur vécu après ce voyage en Inde.
01:05Avec nous pour en parler ce soir, Isabelle Ryd.
01:07Bonsoir Isabelle.
01:07Bonsoir.
01:08Merci d'être avec nous, vice-présidente IA à l'université PSL et directrice de l'IA Cluster Prairie,
01:14PSAI, Paris School of AI.
01:16Des gros événements ces derniers jours, donc il y a eu ce voyage en Inde.
01:19Mais auparavant il y avait les journées scientifiques, c'était ça ?
01:21Alors auparavant, nous avons organisé une espèce d'anniversaire du grand événement scientifique
01:27qui avait eu lieu l'année dernière dans le Sommet français, avec nos amis d'IP Paris
01:31et du Cluster AI Paris qui sont à ma gauche là.
01:35Et nous avons fait aussi une journée business avec France Digital, qui était à Station F.
01:43Avec nous également Vincent Rapp.
01:45Bonsoir Vincent.
01:45Bonsoir.
01:45Justement, directeur exécutif d'IP Paris, c'est un centre de recherche interdisciplinaire,
01:49c'est HEC, l'Institut Polytechnique.
01:51C'est ça, c'est l'Institut Polytechnique de Paris et HEC qui sont mis ensemble pour traiter
01:55des sujets de l'IA à la fois sur l'impact de l'IA sur la société, mais aussi évidemment
01:59toute la recherche en IA sur les sciences vraiment dures.
02:02Avec une labellisation Cluster IA, c'est ça qui est important ?
02:04Tout à fait, comme Prairie, on est labellisé IA Cluster dans le cadre de France 2030.
02:09Voilà, et donc présent au voyage en Inde également.
02:11Et avec nous François Stéphane, bonsoir François.
02:14Bonsoir Frédéric.
02:14Merci d'être avec nous, directeur général de l'ECE, c'est l'école centrale d'électronique,
02:18c'est ça ?
02:18Tout à fait.
02:19Et chief AI officer du groupe Omnes Education, duquel dépend cette école.
02:23Et tu étais aussi à ce voyage en Inde, pour nous raconter un peu tout ce qui s'est
02:29dit là-bas.
02:30D'ailleurs, tiens, je vais commencer avec toi François.
02:34Voilà, la présence, enfin pourquoi tu es jugé important d'aller là-bas ?
02:38J'y suis allé avec ma double casquette effectivement.
02:40D'abord directeur général de l'ECE qui était une école, alors comme son nom ne l'indique
02:44pas, en anglais on pourrait dire ECE c'est Electronics and Computer Engineering, on est
02:47une école du numérique, de l'ingénierie numérique et de l'IA bien évidemment, on
02:52intervient beaucoup sur l'IA.
02:53Et donc on accueille de plus en plus d'étudiants indiens qui viennent faire leurs études,
02:57une partie de leurs études dans nos programmes, pas uniquement en échange mais aussi des
03:13universités, on pouvait nouer davantage de partenariats parce qu'il y a, je ne sais
03:17pas si tu sais Frédéric, mais l'Inde diplôme chaque année autant d'ingénieurs que le
03:21reste du monde.
03:22Voilà, donc c'est assez...
03:23On parle beaucoup de la Chine, là on court et voilà.
03:26Donc c'est des chiffres qui marquent et puis je suis allé avec mon autre casquette en
03:29tant que directeur IA, comme on dit en français, chief officer du groupe Omnès Education qui
03:33réunit un certain nombre, une grosse petite quinzaine d'écoles de management, de communication
03:38et d'ingénieurs.
03:39Et on parlera justement parce que Vincent, je crois que tu étais au Rush aussi, c'est
03:43les rencontres universitaires et scientifiques de haut niveau, voilà, qui l'année dernière
03:47c'était un peu en amont du sommet AI Action Summit à Paris, là c'était un peu en même
03:52temps, voilà, c'était, on s'est dit hors micro, voilà, il fallait comprendre un peu
03:57le mode d'organisation, mais enfin le but c'était de se rencontrer et là il y a eu pas
04:00mal de rencontres.
04:01Ce qui est intéressant c'est qu'à la fois pour le sommet en 2025 en France, mais
04:05aussi pour le sommet du coup en Inde en 2026, c'est qu'on sent bien qu'il y a
04:09une
04:09part de la recherche qui est quand même assez fondamentale.
04:12Le sujet en France était vraiment de positionner ces journées scientifiques qui avaient eu lieu
04:16à IP Paris, qui réunissait tout l'écosystème de l'enseignement supérieur et de la recherche
04:20français, donc pas que IP Paris, c'était vraiment tous les acteurs étaient là pour
04:24vraiment montrer un peu quel était l'état de l'art.
04:27Et d'ailleurs on avait fait venir aussi beaucoup l'international.
04:31En Inde, pareil, on a fait la même chose, alors c'était beaucoup plus France-Inde,
04:35mais le sujet c'est quand même de mettre la recherche un peu au cœur des débats.
04:41En Inde, parce que l'IP Paris c'est le groupement HEC et l'Institut Polytechnique, donc voilà
04:46on est quand même dans la formation de nos élites.
04:48Est-ce qu'en Inde aussi, ils ont, c'est un peu, on sait qu'aux Etats-Unis il y
04:53a
04:53quelques grandes universités dans différents domaines, mais les Stanford, les MIT pour la
04:57partie tech, la partie santé.
04:59Est-ce qu'en Inde aussi, ils ont comme ça quelques trois, quatre grandes diversités
05:03qui forment vraiment les étudiants les plus doués ?
05:06Ils ont tous ce qu'on appelle les IIT en fait, c'est des instituts technologiques un peu
05:10comme l'IMIT, mais aussi comme IP Paris ou d'autres grandes écoles.
05:14Ils en ont plusieurs, donc il y en a une à New Delhi, il y en a une à Bombay,
05:17il y en a
05:18plusieurs comme ça sur le territoire.
05:20Mais c'est très, très sélectif, c'est vraiment très, très sélectif.
05:24Tu le disais, il y a énormément d'étudiants, je crois que l'horizon c'est 40 millions
05:29d'étudiants en Inde, c'est des chiffres qui sont absolument vertigineux.
05:32Et le problème c'est que quand les IIT vont prendre 99,5 en termes de performance, on
05:41se dit que le 99,4 ça représente des millions d'étudiants qui sont très, très bons et qui
05:44ne vont pas sur les formations.
05:47Donc c'est aussi pour ça que c'est très intéressant pour nous d'aller là-bas.
05:49Et puis on l'a dit pendant suffisamment longtemps, c'est vrai que depuis, ça fait
05:5425 ans qu'on a vu cette vague d'amener, enfin même un peu plus, mais d'amener beaucoup
06:00d'ingénieurs, enfin l'Inde est devenu un gros centre de développement offshore
06:05notamment, mais là on a vu en quelques années, le niveau a vraiment grimpé.
06:10C'est plus seulement un atelier de développement numérique, mais ce sont des centres de recherche
06:14importants.
06:14Mais complètement, et ce qui est marrant c'est qu'on voit très bien avec nos partenaires,
06:18c'est-à-dire qu'il y a des partenaires industriels qui vont aller en Inde pour chercher des talents
06:22plus, justement, de l'ordre de l'ingénieur, capable d'apporter de la masse et de massifier
06:27les usages, etc.
06:28Mais on a aussi toute une partie des acteurs qui vont chercher des vrais talents, parce
06:33qu'il y en a.
06:33Et donc vraiment l'intérêt c'est aussi de les faire venir chez nous.
06:37Isabelle, signature d'un partenariat entre l'IA Cluster Prairie et l'Indian Institute
06:41of Technology de Delhi, l'Indian Institute of Science de Bangalore, c'était ça aussi
06:45le but de ce voyage ? C'est aller nouer des partenaires ? Bon je pense qu'il en existe
06:49déjà, mais renforcer un peu ces liens ?
06:52Des raisons de se déplacer, rencontrer des nouveaux partenaires et créer de nouveaux
06:57partenariats.
06:58Alors bien sûr l'université PSL a déjà des partenariats avec l'Inde depuis de longues
07:04années, en termes de cluster nous n'en avions pas, donc c'était l'occasion de lancer
07:09de nouvelles choses.
07:10Et puis pour les mêmes raisons...
07:12Cluster ça veut dire quoi pour ceux qui voudraient comprendre un peu l'étymologie ?
07:17Dès 2018, la France s'est dotée d'une stratégie nationale en IA, a créé des
07:22instituts, à l'époque les instituts interdisciplinaires d'intelligence artificielle, il y en avait
07:25quatre, et puis en 2024, voilà, a relancé un appel pour créer des clusters, ce sont
07:32des projets universitaires recherche, formation, innovation, qui ont une masse critique importante
07:40en IA.
07:40Ça ne veut pas dire que d'autres universités en France ne font pas d'IA, ça veut simplement
07:44dire que peut-être qu'elles le font sur des volumes moins importants, donc on a neuf
07:48clusters en France.
07:49Et qui peut être regroupé sur la santé, la robotique, l'IA, la mathématique...
07:53L'ensemble des disciplines.
07:55Et donc là, oui, le but...
07:56Et donc là, pour nous, l'idée c'était de pouvoir créer ce partenariat qu'on souhaite
08:01étendre, qui sera ouvert à qui veut nous rejoindre, pour travailler sur quelque chose
08:06qui était assez dans l'esprit du sommet, c'est-à-dire une autre voie pour l'IA, et en
08:11particulier
08:11pour travailler sur toutes les méthodes qui pourraient permettre de partager des données
08:16entre pays, mais de manière sûre, en respectant les lois, en respectant les usages.
08:23Ça veut dire des problèmes techniques, la préservation de la privacy ou des choses
08:28comme ça, mais ça veut dire aussi des travaux en amont, puisque si vous regardez par exemple
08:32le RGPD européen, donc la loi qui vous permet de protéger vos données personnelles, il
08:39existe un équivalent indien, mais qui n'est pas tout à fait le même.
08:44Et donc si vous voulez partager des données en respectant les deux côtés, il faut se mettre
08:48d'accord sur le minimum de règles à respecter.
08:50Ils sont un peu moins...
08:51Par rapport aux Américains, il y a un peu moins ce côté Far West, ils sont un peu plus
08:57respectueux.
08:58Alors on sait que l'Inde c'est un pays continent, il y a sept grandes régions, mais est-ce
09:02que globalement on a une ADN plus... on voit souvent lorsqu'on parle aux Américains
09:07de RGPD, protection des données, oui certains voient bien, mais il y a beaucoup qui voient
09:13ça de façon complètement différente, mais est-ce qu'on est plus proche de notre compréhension
09:18de la protection de la vie privée ?
09:21Il faut l'espérer, puisque c'est une voie dans laquelle on essaie de s'engager.
09:24Non mais comme ça, au contact, ils sont beaucoup plus réceptifs à ce genre de...
09:28Tout n'est pas exactement similaire.
09:30Si on parle de RGPD européen, globalement il est très centré sur les droits de la
09:33personne, et celui d'Inde est très centré sur les droits associés à la donnée.
09:38Donc l'approche n'est pas tout à fait la même, même si on s'engage dans des voies
09:43de régulation et de respect d'un certain nombre de valeurs.
09:48François, justement sur ce côté culturel, ADN, on se sent, enfin parce que souvent
09:54déjà la distance est différente, le côté culturel, voilà il y a quand même une grosse
09:58différence culturelle, mais est-ce que dans ce domaine technologique, dans ce domaine
10:03enseignement supérieur, est-ce que là, oui il y a des choses qui nous rapprochent
10:07beaucoup plus qu'avec d'autres pays ?
10:08Oui, par rapport à ce qu'on disait, je voulais juste rappeler que le patron de Microsoft
10:11c'était Indien, Google, le patron de Google aussi, donc n'oublions pas qu'ils ont des
10:16talents, alors oui pour répondre à ta question, l'Inde est un pays d'ingénieurs, et la France
10:24est un pays d'ingénieurs, et donc dès ça on se retrouve là-dessus, nous sommes des
10:28pays d'ingénieurs, on voit ce que l'Inde est en train de faire effectivement, donc
10:31effectivement ils sont beaucoup développés dans l'ingénierie numérique, mais dans
10:33l'ingénierie en général, ils sont en train de préparer un plan massif de montée en
10:38puissance, dans le spatial, dans le nucléaire, dans l'armement, etc.
10:41Donc il y a des similarités culturelles, nous avons cet ADN, après nous sommes deux
10:46démocraties, donc nous on est une petite démocratie, l'Inde est une énorme démocratie, mais
10:50je crois que ça compte beaucoup en termes de valeur.
10:52Ce qui est intéressant, on est aussi des pays très divers, tu as dit qu'effectivement
10:55l'Inde est un continent, la France est un petit continent aussi, la France est un
10:59pays aussi très divers, avec des régionalismes très importants, du multilinguisme, la francophonie,
11:04le président de la République l'a rappelé, la France défend la francophonie, voire
11:07d'autres langues, je dirais un peu locales en France. On voit bien que l'Inde veut
11:12aussi avoir une intelligence artificielle, ou des IA, qui préserve la diversité linguistique,
11:17qui est une vraie menace avec les grands acteurs américains et chinois. Donc je vois
11:20moi beaucoup de similarités, au-delà du fait que l'Inde, et ça j'ai pu le sentir
11:24aussi, est un pays avec beaucoup de savoir-vivre, un pays qui aime la bonne cuisine, qui aime
11:29la culture, la musique, et qu'on retrouve beaucoup en France. Donc on est des pays très divers,
11:33mais en même temps très proches sur les valeurs, je trouve. Et donc ça, je trouve,
11:36c'est vraiment le ferment de bonnes collaborations. Et moi, je l'ai senti sur le volet universitaire,
11:42le volet académique. J'ai rencontré un certain nombre d'universités qui m'ont accueilli
11:45à bras ouverts, et j'ai senti vraiment des choses intéressantes à faire.
11:48Oui, et puis on imagine, Vincent Rapp, que les Indiens voient aussi toutes ces technologies
11:53comme un moyen d'emporter la population un peu valable, parce que le seuil de provoterie
11:57quand même important dans certaines régions, même dans beaucoup de régions. Et que là,
12:03c'est peut-être un moyen aussi, peu à peu, d'amener la population à grimper de certains
12:08niveaux dans leurs conditions sociales.
12:10Là-dessus, complément, il y a des vrais sujets d'adoption, mais ça c'est assez global,
12:14que ce soit en France ou que ce soit en Inde. Je rebondis sur le point, il y a quelque
12:18chose qui rapproche énormément quand même la France et l'Inde sur l'IA générative
12:22en général, c'est cette histoire d'avoir des modèles qui préservent la culture et qui sont
12:26représentatives de notre patrimoine. Et ça, c'est quelque chose qui est particulièrement
12:30important en Inde. Encore plus, ils ont énormément de cultures différentes. C'est quelque chose
12:35particulièrement important et c'est quelque chose sur lequel on se retrouve énormément.
12:38Et je trouve ça assez intéressant dans le narratif par rapport au sommet qu'on avait
12:41en France en 2025, où on parlait vraiment beaucoup de souveraineté. On parlait de souveraineté
12:47à l'échelle de la France. On a beaucoup mis l'accent sur les infrastructures de calcul
12:51pour qu'on soit souverain, etc. Et là, on voit qu'il y a une espèce de changement,
12:56de discours autour de la souveraineté pour beaucoup plus axé sur des modèles représentatifs
13:01de nos valeurs qui intègrent exactement ce que notre patrimoine doit intégrer, doit
13:05représenter. Et là-dessus, on se retrouve énormément. Et c'est comme ça, en fait, qu'on
13:09arrivera à maximiser une utilisation, une adoption d'une IA dans les populations. Et
13:16c'est vrai en Inde ou en France.
13:17Je regardais, Isabelle, quelques objectifs des signatures des différents accords avec
13:23les universités, l'Indian Institute de Delhi, l'Indian Institute de Bangalore. C'est
13:30sur la protection des données, c'est la cyber, c'est prendre deux, trois axes de travail et
13:35puis ensuite approfondir un peu tout ça, puis voir ensuite comment on pourra aller dans
13:39d'autres domaines. Après, c'est ça l'idée ?
13:41Oui, tout à fait. C'est quand vous commencez une collaboration avec n'importe quel partenaire
13:45universitaire du monde, vous ne pouvez pas signer un partenariat sur tout. Et donc l'idée,
13:49c'est de trouver des points d'accroche, quelques sujets dans lesquels des chercheurs de notre
13:54côté ont intérêt, qui sont aussi des sujets développés par des chercheurs du partenaire.
14:02Et puis, c'est comme ça qu'on peut commencer une collaboration un peu à la fois. Et donc
14:06là, pour le coup, cette notion de pouvoir partager des données, parce qu'on parle toujours
14:11aussi des fameuses masses de données qui sont nécessaires pour l'entraînement, du fait
14:17qu'elles sont globalement majoritairement de langue anglaise, qu'elles sont possédées
14:21par un certain nombre de grands acteurs. Là, l'idée de pouvoir partager des données,
14:26c'est aussi, si on pouvait le faire de manière complètement sécurisée, d'avoir la possibilité
14:32d'utiliser des données beaucoup plus importantes en nombre, en utilisant ceux de différents
14:37pays, ce n'est pas celles de différents pays. Et donc ça, ça nécessite qu'elles soient
14:41protégées d'une manière extrêmement précise. D'où le fait qu'il faut encore développer
14:45en amont des travaux de recherche pour y arriver.
14:48Alors, quelques mots. Donc vous étiez là-bas tous les trois. Est-ce qu'il y a des petites
14:52choses qui vous ont marquées dans les coulisses ? Alors on sait qu'ici, depuis Paris,
14:56je reviendrai sur ce qu'a dit Emmanuel Macron, sur Sam Altman qui s'est exprimé sur la
15:01régulation. Emmanuel Macron pour dire, mais nous, en France, on a un espace... Enfin,
15:04il s'est présenté comme un grand représentant de l'Europe en disant, venez chez nous, on
15:09a un espace sécurisé. Alors on reviendra sur ça. Nous, il y a des petites choses qui
15:12nous ont marquées. C'est Dario Amodide, patron d'Anthropic, et Sam Altman qui se
15:16retrouvent sur scène avec tout un tas d'autres patrons qui refusent de... Enfin, on les
15:21voit, ostensiblement, ils ne se serrent pas la main. Voilà, je ne sais pas ce qu'il y a des
15:25petites choses dans les coulisses ou une ambiance un peu particulière, je ne sais pas,
15:28Vincent. C'est vrai que l'image de Altman qui... On voit tout le monde qui se donne la main,
15:33sauf les deux. Oui, non, c'est un peu étonnant dans un contexte où on essaye d'être très
15:37inquiets et de réunir, je crois qu'il y a des... Voilà, pour ceux qui nous regardent
15:42en télé, on voit l'image. Donc c'est... Ouais, c'est un peu bizarre comme message. Non, moi,
15:48ce que je trouve dommage, en fait, c'est... Donc il y avait Rush. Donc Rush, c'était les rencontres
15:56universités scientifiques de haut niveau, qui réunissaient tout l'écosystème un peu français
16:00et indien pour parler de la recherche et pour avancer. Ce que je trouve un peu dommage,
16:04c'est que c'était en parallèle du sommet et c'était pas si loin, mais en Inde, 8 km
16:09ou 5 km, c'est très très loin à faire. Donc en fait, je trouve que c'était un peu
16:14décorrélé.
16:15C'était à New Delhi ou c'était ? Ouais, tout était à New Delhi, en fait. Et sur la
16:18carte, c'est pas très loin,
16:19mais en réalité, c'est un peu... Oui, parce qu'il y a une circulation dingue. C'est ça. Et
16:22donc du coup,
16:23je trouve un peu dommage qu'il y ait eu cette... Voilà, cette démarcation, en fait,
16:29entre ce qui a pu être fait avec l'ESR, donc les enseignements... Parce qu'à Paris, ces journées-là
16:34avaient eu lieu
16:35quelques jours avant. Ça avait un peu marqué un peu le début de toute cette semaine,
16:40de ces 10 jours consacrés à l'IA à Paris. C'est ça. Donc voilà, c'est un peu le
16:44retour
16:44que j'aurais à faire. Après, sur le sommet en lui-même, je pense que le fait qu'il s
16:50'appelle
16:50l'impact, ça avait du sens. Il y avait quand même cette démension qui était très verticalisation
16:56de l'IA, aller adresser des secteurs spécifiques, notamment en termes d'ingénierie. Ça, ils y ont
17:02répondu. Des investissements massifs qui ont aussi été annoncés.
17:07Parce que quand on y est, ça se déroule comment ? Il y a des grandes keynotes d'hommes d
17:11'État qui disent
17:12voilà, l'IA, ça doit représenter ça pour notre pays. Et un peu partout, il y a des conférences
17:16avec des experts.
17:17En fait, c'était bien différent de celui qu'on a fait en France. Celui qu'on a fait en
17:19France, c'était très fermé au Grand Palais.
17:23C'était au Grand Palais, oui. Et il y avait des side events qui étaient organisés. Là-bas, il y
17:27avait sur quatre jours, c'était une espèce de très grand vivatech de l'IA.
17:31Donc avec plein d'entreprises, plein de délégations qui venaient présenter. Et il y avait une journée spécifiquement diplomatique où
17:37tous les chefs d'État et les grands patrons d'entreprises étaient pour ne pas se tenir la main sur
17:42scène.
17:43Oui. François ?
17:45Moi, ce qui m'a frappé, peut-être, c'est plusieurs choses. D'abord, dans toutes les rues de délit,
17:50des panneaux partout, partout, partout, partout, à tous les coins de rue, qui faisaient la promotion du sommet.
17:55Alors évidemment, à chaque fois avec la photo du Premier ministre maudit, mais à chaque fois, des messages, avec des
18:00messages différents, très positifs sur l'IA, partout dans la rue.
18:03Mais vraiment partout. Deuxième chose qui m'a frappé, c'est effectivement le côté ouvert, comme tu l'as dit.
18:12C'est-à-dire, venez, welcome delegates. Et venez, quoi. Très ouvert. Je l'ai trouvé très ouvert par rapport,
18:19effectivement, au sommet de l'année dernière.
18:21Et puis, troisième point, moi, j'ai eu l'occasion d'aller, effectivement, sur le pavillon de la French Tech,
18:25qui avait été organisé par la French Tech.
18:27J'ai trouvé très bien fait. Ce qui m'a frappé, c'est la présence d'un certain nombre d
18:29'entreprises françaises, des grands groupes, des PME, des startups, avec vraiment un engagement très fort.
18:37Et ça m'a vraiment fait comprendre que le développement de la France et de l'année, notamment sur le
18:42volet académique, c'est-à-dire tant sur le volet pédagogique que sur le volet recherche, innovation, se fera aussi
18:47avec les entreprises.
18:49C'est avec nous, les instituts d'enseignement supérieur et de recherche, mais aussi avec les entreprises.
18:54Et on a, je pense, une chance phénoménale en France, c'est qu'on a un certain nombre de très
18:58grands acteurs industriels qui sont présents en Inde depuis très longtemps.
19:01On a des startups qui se développent là-bas, des entreprises de taille intermédiaire aussi.
19:06Et je pense que ça, c'est vraiment un moyen très, très fort pour nous d'accélérer nos collaborations avec
19:12ce grand pays.
19:13Isabelle, sur le côté coulisses, le côté ambiance, le côté ressenti ?
19:18Je ne sais pas si j'ai beaucoup de choses à ajouter.
19:20Moi, j'ai eu l'impression d'une énergie incroyable dans cet endroit, dans ce grand parc d'exposition,
19:27dans lequel il y avait effectivement plusieurs halles immenses.
19:30Ouverts au public, Paris, c'était un endroit fermé, c'était des professionnels et tout ça.
19:36Là, visiblement, c'était un peu plus ouvert au grand public.
19:38J'imagine, alors je ne sais pas comment ils ont validé les demandes d'inscription.
19:43Comme ils annonçaient, 250 000 visiteurs n'ont quand même pas dû être trop restrictifs.
19:47Je pense que voilà. Et avec effectivement un endroit plus fermé, là où il y avait les conférences des chefs
19:53d'État.
19:53Mais sinon, des conférences en parallèle, un peu partout.
19:58Et vraiment une foule enthousiaste dans les allées qui était assez extraordinaire.
20:03Vous parlez beaucoup de ce côté France-Inde.
20:07Est-ce qu'il y a beaucoup d'Asiatiques, par exemple ?
20:09Parce que c'est vrai que quand on va au CES, on est surpris par les Coréens, les Chinois, un
20:15peu moins de Japonais.
20:16Mais est-ce que là...
20:17Je pense qu'il y avait effectivement beaucoup d'Indiens.
20:22Moi, j'ai trouvé deux choses.
20:24Alors d'abord que la place qui était faite à la France était non négligeable.
20:28Parce qu'il y avait beaucoup de portraits de Moody dans les rues, mais il y avait aussi beaucoup de
20:31portraits d'Emmanuel Macron.
20:34Et je n'ai pas vu de portraits d'autres chefs d'État, sauf erreur de ma part.
20:39Et par ailleurs, sur ce côté étranger, les Asiatiques, ces gens-là ?
20:51Je ne sais pas, mais je pense qu'il y avait vraiment énormément de pays représentés.
20:56J'ai même eu la surprise, en allant dans l'un des pavillons, de tomber sur un pavillon de l
21:00'Institut cybernétique de Prague,
21:02qui est l'un de nos partenaires, mais qui n'est pas forcément non plus la nation qu'on voit
21:06le plus sur ce genre d'événements.
21:07Donc, il y a eu vraiment une représentation extrêmement diverse et variée.
21:11Oui, c'est peut-être le truc.
21:14Autant, je suis assez d'accord sur la partie start-up,
21:18qui peuvent venir au sommet pour présenter un peu comme on peut le faire à Vivatech.
21:23Là, il y avait plusieurs pays qui étaient représentés.
21:27Sur la partie diplôme, par contre, j'ai l'impression qu'il y en avait moins, quand même,
21:31que ce qu'on a pu faire en France l'année dernière.
21:34Je crois qu'il y avait moins de pays représentés autour de la table.
21:35C'est peut-être une bêtise, mais c'est à vérifier.
21:37Oui, je crois qu'il y avait moins de pays d'Afrique aussi, notamment.
21:41Après, l'Inde est loin.
21:42Enfin, voilà, nous, la France, on est un peu plus...
21:44Ça dépend de qui.
21:46Mais par rapport à cet univers africain, ces pays européens.
21:49C'est aussi une volonté.
21:50Je ne dis pas que ce n'était pas une volonté de l'Inde très inclusive,
21:53mais c'était une volonté de la France d'être le plus inclusif possible
21:56et d'avoir le plus de pays autour de la table.
21:58Il y avait quand même en France un sujet de gouvernance qui était très fort,
22:01une gouvernance de l'IA qui était très, très fort,
22:03que j'ai un peu moins senti en Inde.
22:07On était beaucoup plus sur de la collaboration, sur de l'impact,
22:11que sur vraiment les sujets de gouvernance pure et dure de l'IA.
22:15Moi, j'ai l'impression d'en parler un peu tout à l'heure en coulisses.
22:17J'ai l'impression que quelque chose a été lancé là.
22:20C'est-à-dire qu'on a eu ce sommet à Paris l'année dernière.
22:21Oui, il faut rappeler que Néantramondi était l'année dernière à Paris.
22:24C'était un sommet franco-indien, sponsorisé par les deux pays.
22:28Là, on a une espèce de vivatech.
22:29Moi, ça me rappelle, dans ma jeunesse, les salons Télécom.
22:32Télécom Europe, Télécom Etats-Unis, machin.
22:35On s'est déjà donné rendez-vous l'année prochaine en Suisse,
22:38si j'ai bien compris.
22:39J'ai l'impression que ça y est, la dynamique est lancée avec une ouverture.
22:42C'est peut-être une sorte de vivatech de l'IA, quelque part,
22:45qui est en train de se lancer.
22:46Moi, ce qui m'a frappé aussi, c'est que j'ai appris
22:48qu'ils avaient décidé d'ouvrir,
22:50ils l'ont fait au dernier moment, d'ouvrir le salon encore le samedi.
22:53C'est-à-dire, samedi 21, finalement, il est ouvert.
22:56Parce qu'il y avait tellement de demandes
22:57que moi, j'ai discuté avec des écoles, des universités,
23:00qui m'ont dit, oui, oui, on va y aller samedi,
23:01parce que finalement, ils ont ouvert samedi.
23:02Donc, ça va bien dans le sens de cette grande ouverture.
23:05Parce que j'ai enjeu, effectivement, pour l'Inde,
23:07c'est que l'IA soit adoptée par cette population.
23:11Il faut se rappeler que l'Inde, elle est passée directement
23:13du pas de téléphone au téléphone mobile.
23:17Et finalement, l'Inde va peut-être passer
23:19avec un niveau de numérisation de la société,
23:22qui est-ce qu'il est,
23:23à tout de suite, ils vont faire le leapfrog,
23:25ils vont aller directement avec l'IA,
23:27utilisé massivement,
23:28et peut-être, ils vont nous dépasser, nous, la France.
23:29Donc, on a peut-être des choses à apprendre aussi
23:31de la manière dont ce pays va faire adopter l'IA
23:34par tous les citoyens.
23:36Alors, on va marquer une courte pause,
23:37on va revenir, je voudrais bien qu'on aborde un peu,
23:39il y a eu ce thème de la régulation,
23:41Sam Altman, voilà,
23:43a dit qu'il y avait un besoin d'urgence de régulation.
23:46Il y a quelques messages qui ont été passés.
23:47Emmanuel Macron défend l'Europe comme un espace sûr.
23:51Arthur Menji, attention à la concentration des pouvoirs.
23:53Enfin, voilà, il y a plusieurs personnalités
23:55qui ont profité pour faire passer ces messages.
23:57On va marquer une courte pause,
23:58on se retrouve juste après,
24:00avec nos invités,
24:01pour continuer à parler de ce sommet indien
24:03avant de se retrouver dans un an,
24:04ce sera à Genève, en effet,
24:06pour le prochain IT AI sommet.
24:11Tech & Co, la quotidienne,
24:13le débrief de la tech.
24:14Voilà, un débrief un peu particulier.
24:16Aujourd'hui, on revient sur le sommet indien.
24:18On a parlé un peu des coulisses,
24:19un peu de tout ce qui s'est passé là-bas
24:22pendant ces quelques jours,
24:23notamment, voilà, à la fois des villages start-up,
24:26on reparlera avec des start-up qui seront là en un instant,
24:27des entreprises et évidemment des politiques qui étaient là-bas,
24:31des diplomates.
24:31Il y a eu une grande journée, justement,
24:33pour que, ben, on a beaucoup voulu,
24:35Narandram Audi et Emmanuel Macron.
24:37Parce que c'est un sommet,
24:38l'année dernière, on a eu le franco-indien à Paris,
24:40c'est un sommet indo-français.
24:42Beaucoup de Français présents là-bas
24:45et on en a trois qui étaient là-bas
24:47et qui viennent témoigner un peu de ce qu'ils ont vécu.
24:49Isabelle Rille, vice-présidente de l'université PSL,
24:52directrice de l'IA Cluster Prairie,
24:55et Vincent Rabe, directeur exécutif d'AIParis,
24:57donc le centre de recherche interdisciplinaire en IA
25:00entre HEC et l'Institut Polytechnique,
25:02et François Stéphan, directeur général de l'ECE
25:05et chief IA USR du groupe Omnes Education.
25:08Un mot sur ce qui s'est dit là-bas aussi,
25:10on a beaucoup entendu.
25:12Alors, je crois qu'on a le son d'Emmanuel Macron,
25:15on n'a pas le son de Sam Altman.
25:17Le monde a besoin en urgence de régulation en matière d'IA.
25:22C'est Sam Altman qui le dit.
25:24Ça a été une des grosses discussions,
25:25ça, autour de la...
25:26Il faut réguler l'IA.
25:28On a profité pour mettre un petit peu les points
25:32sur les i, Isabelle.
25:36Que ça vienne de Sam Altman est toujours un peu étrange.
25:38Le sujet de la régulation est important
25:40et c'est un sujet qui reste sur le devant de la scène de l'IA.
25:45Sommet ou pas sommet,
25:46c'est quand même un sujet qui intéresse beaucoup de monde.
25:50Alors effectivement, quand ça vient de Sam Altman,
25:53c'est drôle, quoi.
25:54Voilà.
25:55Et je peux toujours imaginer qu'il ait de bonnes raisons
25:59ou que son intérêt, c'est qu'effectivement,
26:02maintenant que lui a un peu d'avance
26:03et qu'il est en train de se faire attraper,
26:05on empêche les autres de se développer
26:07pour qu'ils puissent avoir le temps
26:08de reprendre son souffle et de se relancer.
26:09C'est un petit peu ce qu'on disait l'autre soir.
26:11On avait débattu, on avait fait un débrief
26:13la semaine dernière, jeudi soir,
26:14on parlait justement de ça,
26:16de dire que ça vienne de Sam Altman,
26:18toujours un peu étrange.
26:19La première fois qu'il avait fait une déclaration
26:21de ce type-là, ça devait être en 2023,
26:23après un voyage en Europe dans lequel
26:24on lui avait expliqué que non, non,
26:25l'Europe voulait réguler.
26:27Et donc, l'Europe, n'ayant pas réussi
26:29à convaincre l'Europe de ne pas réguler,
26:30il avait ensuite argumenté
26:32qu'il fallait que ce soit les États-Unis
26:33qui régulent.
26:35Donc bon...
26:36Voilà.
26:37Vincent ?
26:37Moi, ce que je trouve intéressant,
26:39c'est que l'Europe, là-dessus,
26:41est quand même très précurseur.
26:42On est les premiers à avoir imposé,
26:44ou en tout cas réfléchi,
26:45à ce que pourrait être une régulation
26:48de l'IA en Europe,
26:50mais sur tout le marché européen.
26:51Donc du coup, ça impacte nécessairement
26:52tous les acteurs qui voudraient
26:53déployer des solutions chez nous.
26:55Et donc du coup,
26:56on voit bien que l'importance
26:59de la régulation,
27:01puisque le sujet revient.
27:02Donc on n'a pas un coup d'avance,
27:05mais presque en fait.
27:07Et en fait, après,
27:08il y a quand même un point
27:09qui est important par rapport à ça.
27:10Alors, ça part un peu de la régulation.
27:13Le sommet a quand même
27:14beaucoup insisté aussi
27:14sur la partie fracturière.
27:17Alors, ça joue au niveau de la régulation,
27:20mais il y a quand même en réalité
27:22quelque chose qui est en train de se passer
27:23un peu géopolitique
27:24entre les États-Unis,
27:26la Chine et le reste,
27:28sur cette fracture
27:29qui est en train de se créer.
27:30Et ça, ça part aussi
27:31dans le sens du discours...
27:33La fracture entre les blocs,
27:34entre les blocs Amérique,
27:37Chinois, Indien,
27:38et là, du coup...
27:39Comme le disait Isabelle,
27:40ou au niveau des infrastructures
27:43de calcul.
27:44On sent qu'il y a aussi
27:44une énorme fracture
27:45qui est en train de s'opérer.
27:46Ou au niveau des talents, en fait.
27:48Et c'est aussi important.
27:50Et je crois que c'est Arthur
27:51qui a dit quelque chose...
27:53On va l'écouter, tiens.
27:54On va écouter Arthur Mench,
27:56ce qu'il dit à un moment.
27:58Voilà, on l'écoute
27:59et on revient juste après.
28:08Je dirais que nous sommes aujourd'hui
28:10dans un risque
28:10de faire face
28:11à une trop grande concentration
28:12de pouvoir
28:13de l'intelligence artificielle
28:14dans le monde.
28:14Nous ne voulons pas
28:15être dans un monde
28:16où trois ou quatre
28:17énormes entreprises
28:18possèdent réellement
28:18le déploiement
28:19et la création de l'IA
28:20et l'accès à l'information.
28:22Car en réalité,
28:23l'intelligence artificielle
28:24est la manière
28:24dont nous accédons
28:25à l'information aujourd'hui.
28:26Nous voulons
28:27et nous devons nous assurer
28:28que chaque pays,
28:29chaque communauté économique
28:30a une stratégie
28:31pour posséder
28:32une partie de cela.
28:33Il est important
28:34que personne n'obtienne
28:35un pouvoir excessif.
28:50Voilà, c'est typiquement
28:51ce que dit Arthur Mench.
28:53C'est exactement ça en fait
28:54et c'est pour ça
28:55qu'on a besoin
28:56de ce genre de sommet aussi.
28:56c'est pour remontrer aussi
28:58qu'il n'y a pas que
28:59les big tech
29:01qui sont présents
29:03quand il s'agit
29:03de parler d'IA,
29:04qu'il y a des pays,
29:06qu'il y a de la recherche,
29:07qu'il y a tout un tas
29:08d'acteurs qui sont
29:08super importants
29:09et qu'on a une régulation
29:10qui doit aussi
29:12nous empêcher
29:13d'arriver
29:13à ces monopoles
29:15avec des conséquences
29:16qui pourraient être
29:17totalement en effet
29:17ce pour la population.
29:18Juste un petit mot là,
29:19c'est juste une petite parenthèse
29:20parce qu'on a des photos
29:21qui nous sont revenues
29:21de l'intervention
29:23d'Arthur Mench
29:23dans une salle
29:25alors elle était immense
29:26mais qui apparaissait vide
29:27mais est-ce que la notoriété
29:29d'un Mistral
29:30est importante
29:31en Inde ?
29:34Je pense,
29:35je pense,
29:36je ne vais pas dire le contraire,
29:37on a la chance
29:37d'avoir un Mistral.
29:38Nous on pousse,
29:39du coup,
29:40François.
29:40Mistral a une stratégie
29:41tout à fait différente
29:42des openers,
29:43Mistral a une très belle stratégie
29:45qui donne ses fruits
29:46puisqu'ils ont déjà
29:47quasiment 500 millions
29:48d'euros de chiffre d'affaires,
29:49une stratégie entreprise.
29:50Ils sont peut-être
29:51moins connus
29:52du grand public
29:52mais sur le monde
29:54de l'entreprise
29:54ils commencent à être
29:55très pertinents
29:56et très connus
29:56donc je pense que
29:57c'est intéressant
29:58effectivement.
29:59Peut-être sur le sujet
30:00de la régulation
30:01ce n'est pas un hasard
30:02et ce n'est pas anecdotique
30:04que les deux premiers sommets
30:05de l'IA mondiaux
30:06étaient organisés
30:06par la France et l'Inde
30:08ce n'est pas les Etats-Unis
30:09après il y avait
30:10l'Angleterre
30:11et l'Angleterre en 2023
30:12mais qui n'était plus
30:13sur la cyber
30:14ce genre de choses
30:15c'était l'IA safety
30:18mais vraiment
30:18l'IA de façon plus large
30:20je trouve que c'est là
30:21et je trouve qu'il y a
30:22un vrai momentum
30:23et quand on parle de la France
30:24on parle de l'Europe
30:25et le président Macron
30:26a bien parlé
30:27quand il parlait de la France
30:27il parlait aussi de l'Europe
30:28et je pense qu'on a
30:29une vraie carte à jouer là
30:31comme Isabelle l'a dit
30:32cette autre voie
30:34ce n'est pas forcément
30:35une troisième voie
30:35d'ailleurs dans une table ronde
30:37au Roche
30:37à laquelle j'ai participé
30:38un des attendants a dit
30:39mais non
30:39je crois que c'est
30:40Henri Verdier
30:41qui était à la table ronde
30:42avec lui
30:43qui était l'ancien ambassadeur
30:44effectivement du numérique
30:46pour la France
30:46et qui est maintenant
30:47le directeur général
30:48de la fondation d'Inria
30:49très belle
30:50institut de recherche
30:51de référence mondiale
30:52sur le numérique
30:53il a dit non non
30:53c'est la première voie
30:55donc lui il pousse
30:55bien évidemment
30:56mais je pense qu'on peut être fier
30:58de ce qui est en train
30:58de se passer
30:59et je pense qu'il y a
30:59un vrai momentum
31:01sur lequel il faut s'appuyer
31:02y compris nous-mêmes
31:03autour de la table
31:04des instituts
31:05d'enseignement supérieur
31:06de recherche
31:06et je crois qu'il faut y aller
31:08il faut aller assez vite
31:09parce que tout ça va très très vite
31:12Justement sur ce sujet
31:13de régulation
31:14le fait qu'il faille
31:15y aller assez vite
31:16le fait
31:16ce que disait aussi
31:18Arthur Mensch
31:18on disait
31:19il ne faut pas trop
31:20attention à la trop grande
31:21concentration
31:21Je ne suis pas sûre
31:22que les deux soient
31:24complètement liés
31:25les deux sont importants
31:26mais ce sont quand même
31:27deux sujets différents
31:28on pourrait très bien imaginer
31:29une concentration d'acteurs
31:31qui respectent la régulation
31:32ou pas
31:33la concentration
31:34ça a toujours été un problème
31:35ça a été un problème
31:36pour l'énergie
31:37pour les industries minières
31:37pour n'importe quel sujet
31:39là où ça devient grave
31:40c'est effectivement
31:41ou ça devient grave
31:42ou ça devient plus grave
31:43c'est comme le dit effectivement
31:45Arthur Mensch
31:45dans son intervention
31:46c'est que là
31:47on a encore fait
31:48un pas de plus
31:49puisqu'on est vraiment
31:51sur quelque chose
31:52qui touche
31:53la relation à la formation
31:54et même
31:55moi je dirais plus loin que ça
31:56à la relation interpersonnelle
31:58à la manière
31:59dont les enfants
32:01vont réagir
32:02à une consigne
32:03que leurs parents
32:03leur ont donné
32:04si elle n'est pas la même
32:04que celle que Tchat GPT
32:05ou leur botte préférée
32:07leur a dit
32:08on est vraiment
32:09de plus en plus
32:12au coeur
32:12de ce qui fait
32:13la vie de tous les jours
32:14de tous les citoyens
32:15et donc ça devient
32:16extrêmement grave
32:17que ça
32:17ça soit concentré
32:18dans quelques mains
32:20qui en plus
32:22dont la stratégie
32:23n'est pas tout à fait claire
32:24pour tout le monde
32:25vous avez beaucoup parlé
32:26enfin vous avez
32:27un peu parlé
32:28d'Emmanuel Macron
32:29on va écouter
32:30ce qu'il a dit aussi
32:31c'était assez intéressant
32:31sur justement
32:32faire de l'Europe
32:33un espace sûr
32:35pour attirer aussi
32:36sur les regards
32:37des indiens
32:38sur l'Europe
32:38on écoute Emmanuel Macron
32:41l'Europe ne se concentre pas
32:43aveuglément
32:43sur la réglementation
32:44l'Europe est un espace
32:46d'innovation
32:46et d'investissement
32:47mais c'est aussi
32:48un espace sûr
32:49nous sommes déterminés
32:50à continuer
32:51de définir
32:52les règles du jeu
32:53et à le faire
32:53avec nos alliés
32:54tels que l'Inde
32:56voilà
32:57qui ne régule pas
32:58aveuglément
32:58c'est exactement ça
33:02c'est ce qu'on disait
33:03tout à l'heure
33:03c'est que l'Europe
33:04mène la danse
33:05sur le sujet
33:05de la régulation
33:06on nous l'a beaucoup
33:07reproché
33:07on oppose beaucoup
33:08innovation et régulation
33:10pas forcément
33:10à juste titre
33:11et là on sent
33:12que la France
33:12est en train
33:13d'essayer d'embarquer
33:13d'autres pays
33:14et à juste titre
33:15encore une fois
33:16là il y a une fenêtre
33:17de tir
33:17avec évidemment
33:18le contexte géopolitique
33:19une administration Trump
33:20qu'on se sent capable
33:22de tout
33:23c'est ça en fait
33:23on voit bien
33:24qu'il y a quand même
33:25un contexte géopolitique
33:25qui est quand même
33:26assez compliqué
33:27on sent qu'il y a
33:28un peu une perte
33:29de contrôle
33:29de ce que pourraient
33:30être les modèles
33:31des modèles d'IA
33:31donc c'est évidemment
33:32le moment d'accélérer
33:33sur la régulation
33:34tout en préservant
33:36quand même
33:36les capacités
33:36d'innovation derrière
33:37parce que c'est
33:37aussi très important
33:39de ne pas brider
33:40l'innovation
33:42en bout de chaîne
33:42François ?
33:43Oui je crois que la régulation
33:44je crois que l'Inde l'a dit
33:45doit être mesurée
33:47et je dirais pragmatique
33:48je prendrais l'exemple
33:49que ce qu'on fait
33:50dans un groupe
33:51comme Omnès Éducation
33:51qui est un peu
33:52comme une grosse université
33:54privée
33:54mais c'est 40 000 étudiants
33:55de différentes disciplines
33:57nous avons lancé
33:58nous avons édité
33:58et diffusé
33:59il y a quelques jours
34:00nos chartes IA
34:02chartes IA
34:02pour les étudiants
34:03chartes IA
34:04pour les enseignants
34:04chartes IA
34:05pour les chercheurs
34:05c'est des documents
34:06très courts
34:07très simples
34:07qu'on a fait
34:07et en dessous
34:08il y a marqué
34:09ces chartes
34:10sont amenées à évoluer
34:11donc on va être
34:12très pragmatique
34:13et les faire évoluer
34:13dans le temps
34:14et on veut par exemple
34:15laisser l'innovation
34:16aux étudiants
34:17les étudiants
34:17nous apprennent
34:18énormément de choses
34:18sur l'usage de l'IA
34:20ils ne nous ont pas attendu
34:21pour utiliser l'IA
34:22les enseignants aussi
34:23et les chercheurs
34:24donc c'est un petit peu
34:25la même chose
34:25je pense au niveau mondial
34:26sur la régulation
34:27effectivement
34:28la France et l'Europe
34:29ils ont fait
34:30les actes etc
34:31donc certains d'aucuns
34:32ont dit
34:32oui mais c'est trop
34:34on brille de l'innovation
34:34moi je ne crois pas
34:35je partage l'avis de Vincent
34:37si on prend l'exemple
34:38de la RGPD
34:39la France a énormément
34:40contribué à la RGPD
34:41on l'a décrit à l'époque
34:42en fait maintenant
34:43c'est repris par énormément
34:45de pays dans le monde
34:45donc je pense
34:46qu'il faut tenir la position
34:49rester pragmatique
34:50et rester conscient
34:51qu'avec l'IA
34:51ça va beaucoup plus vite
34:53pourquoi ?
34:54parce qu'on est sur
34:54la courbe exponentielle
34:56de la loi de Moore
34:56on n'est plus sur
34:57cette partie-là
34:58de la courbe
34:58on est là
34:59une loi exponentielle
35:00c'est comme ça
35:01on est là
35:01ça va beaucoup plus vite
35:03on est en train
35:04de monter rapidement
35:04est-ce que c'est un endroit
35:07où on a beaucoup parlé
35:08argent ?
35:08on sait que l'année dernière
35:09il y avait eu
35:09beaucoup d'annonces
35:10de signatures
35:12de milliards
35:13pour créer des data centers
35:14en France notamment
35:15parce qu'on était à Paris
35:15mais Vincent
35:18on a entendu beaucoup
35:19dans les allées
35:21on en parlait
35:23ça en parle
35:24il y a eu énormément
35:25d'investissements
35:26qui ont été annoncés
35:26que ce soit de la part
35:27de Google
35:28Amazon
35:28Microsoft
35:29en Inde
35:30en France
35:31le chiffre c'était
35:31cent et quelques milliards
35:33je crois que ça l'a largement dépassé
35:36donc ils ont
35:37mais c'est aussi le jeu
35:38de faire un sommet
35:40dans un pays
35:41c'est comme les grandes rencontres
35:42internationales
35:43pour créer des contrats
35:44et ça
35:45Emmanuel Macron
35:46l'a très bien représenté
35:47il y a un sujet
35:49qui est absolument fondamental
35:50quand il s'agit d'IA
35:51c'est le capital
35:52pas que
35:53la recherche
35:54en est un autre
35:55absolument important
35:56l'éducation
35:56la formation aussi
35:57mais le capital
35:58c'est aussi important
35:58et c'est un moment aussi
35:59de récupérer des capitaux
36:01Isabelle
36:02quand on signe
36:02justement avec d'autres instituts
36:04le but aussi
36:05c'est d'attirer
36:05peut-être davantage de fonds
36:06de recherche
36:07pour attirer encore
36:08les meilleurs chercheurs
36:09et davantage de chercheurs
36:10là dans notre cas précis
36:12il ne s'agissait pas de fonds
36:13mais bien d'attirer
36:14des chercheurs
36:15et des étudiants
36:16d'accord
36:16ici
36:17oui tout à fait
36:18alors après ça peut
36:19dans les deux sens
36:20mais
36:21alors on a développé
36:22au sein de PSL
36:23en particulier
36:23de la Paris School of AI
36:24des formations
36:25à vocation internationale
36:27qui comme
36:28on le sait
36:29le président Macron
36:31sont entièrement
36:32enseignés en anglais
36:32de manière à pouvoir
36:33capter ça
36:34et ils nous voient
36:35justement comme une destination
36:36il y a quelques étudiants
36:37indiens évidemment
36:38on en voit dans les universités
36:39mais souvent
36:40voilà
36:40ils vont regarder
36:41l'Angleterre
36:42bon
36:43traditionnellement
36:43l'un des l'Angleterre
36:44et puis les Etats-Unis
36:45il y a encore
36:46un souvenir
36:48de formation française
36:49d'une difficulté
36:51de vivre en France
36:51quand on ne parle pas français
36:52donc ça il faut
36:53qu'on gomme cette histoire
36:56toute la politique
36:57qui a eu lieu
36:57sur les universités françaises
36:58depuis 15 ans
36:59font qu'elles sont maintenant
37:00visibles dans les classements
37:01internationaux
37:02alors on peut dire
37:03ce qu'on veut des classements
37:04en termes de recherche
37:05les étudiants internationaux
37:07regardent
37:08parce que
37:08parce que c'est le seul moyen
37:11quand vous êtes un étudiant indien
37:13comparer une université
37:15je ne sais pas moi
37:16allemande
37:16française
37:17et puis des Etats-Unis
37:18vous n'avez pas de moyens
37:19de le faire
37:19par d'autres
37:22par d'autres biais
37:23donc ça c'est très important
37:25c'est très important pour nous
37:26d'augmenter le nombre
37:27d'étudiants internationaux
37:28qui viennent en France
37:29et c'est très important pour nous
37:31de retenir ces étudiants
37:32le taux de rétention
37:35des étudiants
37:35en France
37:36est très mauvais
37:37c'est-à-dire que
37:38dans les étudiants internationaux
37:40qui vont faire
37:40leurs études aux Etats-Unis
37:42alors je suis très mauvaise en chiffres
37:44mais ça doit être
37:44de l'ordre de 75%
37:45qui s'établissent
37:47aux Etats-Unis
37:47et nous pourquoi
37:48on a du mal à les retenir
37:50parce que la vie est chère
37:51parce que
37:52je ne suis pas sûre
37:53que la vie soit plus chère
37:53que les Etats-Unis
37:55mais c'est les perspectives
37:58qu'on leur donne derrière
37:58il y a ce fait
38:00d'être bienvenu
38:02d'avoir tout
38:02on a créé l'écosystème
38:04on a démarré
38:05maintenant il faut y aller
38:06il faut réussir
38:07à retenir ces étudiants
38:07on est dans une phase
38:09où en France
38:10on a quand même
38:11une démographie en baisse
38:13on a une certaine désaffection
38:14des jeunes pour les sciences
38:16on forme de très bons jeunes
38:19étrangers
38:19dans nos universités
38:20dans nos écoles
38:21il faut leur donner l'envie
38:22de rester chez nous
38:23et ça fait partie
38:24de ce qu'il faut mettre en place
38:25pas seulement pour la recherche
38:26mais pour ensuite
38:27travailler dans les startups
38:29les grands groupes français
38:30etc
38:30c'est un des points importants
38:33Vincent j'imagine aussi
38:34pour l'Aï Paris
38:35oui c'est ça
38:37sur le sujet de la rétention
38:38il y a deux façons
38:40il y a les étudiants français
38:41qu'on doit retenir
38:44après moi je pense
38:45que le fait qu'ils partent
38:46c'est pas grave
38:46l'important c'est de les faire revenir
38:48encore une fois
38:48l'exemple de Mistral
38:49est je pense très bien
38:50c'est-à-dire que c'est des ingénieurs
38:52des gens qui sont formés en France
38:53dans nos écoles
38:54qui partent
38:55qui vont se faire une expérience
38:56notamment aux Etats-Unis
38:57qui vont apprendre un pragmatisme
38:58quand même
38:58qui est assez important
39:00et qui vont revenir chez nous
39:01pour entreprendre
39:02et créer des licornes
39:03je pense que le schéma
39:04il est parfait
39:04et ça il faut l'encourager
39:06par contre
39:07ce qu'il faut qu'on arrive à faire
39:08c'est de la rétention
39:09de talents étrangers
39:10qui donne
39:11on l'a dit tout à l'heure
39:12qui donne un patron de Microsoft
39:13qui donne un patron de Google
39:14qui donne d'autres patrons
39:16comment on se regarde les indiens
39:17on a du travail
39:18pour faire venir
39:19plus d'étudiants étrangers
39:20donc Isabelle l'a dit
39:21mais la base
39:23c'est d'enseigner en anglais
39:24en fait
39:24et ça c'est quelque chose
39:25qui
39:25c'est pas récent
39:26mais voilà
39:29maintenant on s'y met
39:30nous typiquement
39:30nos masters
39:31sont enseignés en anglais
39:33depuis quelques années maintenant
39:34mais on a encore cette image
39:35où l'étudiant se dit
39:37je vais devoir apprendre le français
39:37pour aller là-bas
39:39et après il y a tout l'accueil aussi
39:40c'est-à-dire qu'on faut
39:41qu'on soit capable
39:41d'accueillir tous ces étudiants
39:43de les loger
39:43de faire en sorte
39:45qu'ils puissent
39:46un métro qui arrive
39:46peu à peu
39:47alors c'est
39:47alors ouais
39:48c'est ça
39:48là c'est pour bientôt
39:50voilà par exemple
39:51c'est vrai qu'on voit
39:53ce site qui est bien
39:54quand on passe en voiture
39:55à côté
39:56on voit voilà
39:56le métro
39:57c'est quand l'ouverture
39:58c'est les lignes
39:5918
39:59ça fait quelques années
40:01qu'on a été
40:03François
40:03sur ces enjeux
40:04des talents
40:04c'est que le président
40:05de la république française
40:06est intervenu
40:07au rush
40:08et il n'a pas fait
40:10un discours
40:10il est intervenu
40:10à une table ronde
40:11c'était vraiment intéressant
40:12qui était animé
40:13par Clara Chapaz
40:14il a vendu
40:17la destination France
40:17et il a dit
40:18deux choses
40:19il a dit
40:20un
40:21nous sommes
40:22nous représentons
40:23nous avons des institutions
40:24d'enseignement
40:25et de recherche
40:27multidisciplinaires
40:27de classe mondiale
40:28et il a appuyé
40:29sur le mot multidisciplinaire
40:30parce que la multidisciplinarité
40:32et puis on a bien
40:32l'exemple ici
40:33avec les deux clusters
40:35elle est clé pour l'IA
40:36parce que l'IA
40:36ce n'est pas un sujet
40:37technologique
40:38c'est un sujet multidisciplinaire
40:39derrière c'est la santé
40:39l'industrie
40:40et puis il a dit
40:41effectivement maintenant
40:42comme Vincent l'a dit
40:43maintenant
40:44beaucoup d'écoles
40:45d'universités
40:46ont des formations
40:46100% d'anglais
40:47ce qui est le cas
40:48à l'ECE
40:49et à d'autres écoles
40:49bien évidemment
40:50et il a dit aussi
40:51ça c'est important
40:52qu'on est moins cher
40:54que nos concurrents
40:55internationaux
40:56on est moins cher
40:57qu'aller faire un master
40:58en Angleterre
40:59aux Etats-Unis
40:59ou même en Inde
41:00on est moins cher
41:01parce qu'on est plus efficace
41:03parce qu'une partie
41:04c'est le public etc
41:05et on est moins cher
41:06mais on est aussi bien
41:07voire mieux
41:08dans certains domaines
41:09et donc
41:09et il a rappelé
41:10l'objectif
41:11qu'il a fixé
41:11en accord
41:13avec le Premier ministre
41:14Modi
41:14tripler
41:16tripler
41:16d'ici 2030
41:17le nombre
41:17d'étudiants indiens
41:18accueillis par des universités
41:20et des grandes écoles françaises
41:21passer de 10 000
41:22aujourd'hui
41:22à 30 000
41:23l'Allemagne aujourd'hui
41:25en accueille
41:2670 000
41:26par contre
41:27comme le dit Vincent
41:28je voudrais modérer un peu
41:30parce que je ne suis pas
41:31tout à fait d'accord avec vous
41:34on est moins cher
41:34sur le coût de la formation
41:36parce qu'effectivement
41:36il y en a une partie
41:37qui est prise en charge
41:38par l'État etc
41:39par contre
41:40en particulier
41:41si on prend Paris
41:42la vie à Paris
41:43n'est pas facile
41:43et chère
41:44et en fait
41:45il y a quand même
41:46quelque chose
41:47qui se fait très bien
41:47dans la plupart
41:48des universités américaines
41:49c'est une sorte de package
41:50tout compris
41:51c'est à dire que le prix
41:52qui est annoncé
41:52est très élevé
41:54mais en fait
41:54ce sont de grands campus
41:56dans lesquels
41:56il y a des logements
41:58étudiants
41:59des
42:01des moyens
42:02pour
42:03la
42:04c'est pas une cantine
42:05mais il a le
42:06pour tous les besoins
42:08du quotidien
42:08c'est beaucoup plus rassurant
42:10pour des parents
42:10qui doivent
42:11en particulier
42:11des jeunes étudiants
42:13envoyer un étudiant
42:14à l'autre bout du monde
42:16de savoir
42:17qu'il doit être pris
42:17dans une espèce de cocon
42:18y compris avec des liens
42:19avec les entreprises
42:20qui sont très présentes
42:21et qui du coup
42:22peuvent les faire travailler
42:23pour gagner un peu
42:24et puis il y a beaucoup
42:25sur les campus américains
42:27de petits jobs étudiants
42:28donc ça aussi on développe
42:29on en a développé beaucoup
42:30je imagine que vous en avez aussi
42:31mais tout ça
42:32on commence à se mettre
42:33aux standards internationaux
42:34et donc si vous imaginez
42:35aujourd'hui avoir
42:36un enfant de 18 ans
42:37envoyé je sais pas
42:38en Inde
42:39c'est beaucoup plus facile
42:40si vous avez
42:41une situation peut-être
42:41plus importante à payer
42:42il est logé
42:43il est pratiquement nourri
42:44il peut trouver un petit job
42:45depuis la France
42:46trouver un appartement
42:47c'est pas du tout
42:48la même chose
42:50je reviens sur ce que
42:51disait Vincent
42:51sur la partie accueil
42:52c'est pas juste
42:54avoir trouvé
42:54construire des chambres
42:55mais il faut avoir
42:57tout ce contexte
42:58c'est l'objectif
43:00de créer des campus aussi
43:01tels qu'IP Paris le fait
43:03tout centraliser
43:04et de mettre les écoles
43:05un peu au centre
43:05d'une future ville
43:06au niveau du plateau
43:08il y a quand même
43:09un sujet sur les formations
43:10gratuites ou pas
43:10enfin gratuites
43:11pas chères
43:13c'est qu'il y a
43:13un double effet à ça
43:15c'est que
43:16effectivement le fait
43:17qu'on ait des formations
43:18qui soient peu chères
43:19est aussi parfois
43:20interprété comme un signal
43:21un peu négatif
43:22à l'étranger
43:22en se disant
43:23ah non mais ça c'est cher
43:24donc du coup c'est pas terrible
43:25et donc du coup
43:26on a aussi nous
43:26un narratif à créer
43:27et revendre un peu l'histoire
43:29en leur montrant
43:30et là les classements
43:31nous aident beaucoup
43:31et c'est exactement
43:32la blague qu'a fait
43:33le président Macron
43:34en disant
43:34c'est pas parce qu'on n'est pas chers
43:35qu'on est moins bien
43:37et ce qui est intéressant
43:38c'est qu'il y a effectivement
43:40des grands campus
43:41comme il y a sur le plateau
43:42de Saclay
43:43qui est vraiment de classe mondiale
43:44on voit bien ce qui se passe
43:45aussi dans tous les endroits
43:46il y a aussi des écoles
43:48comme celle du groupe
43:49Omnès Éducation
43:50qui sont en centre-ville
43:51donc nous on a aujourd'hui
43:53beaucoup par exemple
43:53c'est beaucoup d'étudiants indiens
43:55qui viennent à Paris
43:55on va ouvrir maintenant
43:56des formations anglophones
43:58à Lyon
43:58à Bordeaux
43:59puis à terme à Marseille
44:00et à Rennes
44:00et moi j'ai vérifié
44:02avec des interlocuteurs
44:03universitaires indiens
44:04que les villes
44:05par exemple de Paris
44:06pardon de Bordeaux
44:07et de Lyon
44:08sont très attractives aussi
44:09donc là le coût de la vie
44:10est moins cher
44:11et nous ce qu'on fait aussi
44:12c'est comme vous
44:12c'est à dire
44:13on leur prépare des packages
44:14on les accueille
44:15on leur apprend le français
44:17ce qu'on appelle le FLE
44:18français comme langue étrangère
44:19pour quand même
44:20ils puissent acheter leur baguette
44:21et prendre leur café
44:22sur la terrasse
44:23qui fait partie de l'art
44:24de vivre français
44:25pour que demain aussi
44:26ils puissent rester en France
44:27pour travailler dans des entreprises françaises
44:28donc c'est effectivement
44:29tout un package
44:30et je crois que vraiment
44:31la France est bien dotée
44:33de ce point de vue là
44:33d'autant que les Etats-Unis
44:34ont fermé leurs portes
44:35aux étudiants internationaux
44:36le Canada leur ont boité le pas
44:38l'Australie aussi
44:39le Royaume-Uni
44:40donc là il y a une flèche
44:41de tir dans ce domaine
44:41donc on a une opportunité
44:42vraiment pour développer ça
44:44et comme Isabelle l'a dit
44:45la démographie française
44:46est ce qu'elle est
44:47le nombre de jeunes
44:49est en train de baisser en France
44:50et donc je pense que le salut
44:51pour la viabilité
44:53de nos instituts
44:53elle vient aussi
44:54par le recrutement
44:55d'étudiants internationaux
44:56ils ont des spécialités
44:59les Indiens
45:00ils sont
45:01alors évidemment
45:01il y a tous les niveaux
45:02tous les secteurs
45:03mais est-ce que
45:04voilà
45:05mathématiques
45:05santé
45:06est-ce qu'il y a des domaines
45:08de prédilection
45:08de la part des étudiants
45:10enfin sur ce 40 millions
45:11ils sont partout
45:12c'est ça
45:13la réponse
45:14c'est ça
45:14j'ai ma réponse
45:15dans ma question
45:15ils sont très nombreux
45:17et ils sont très bons
45:18ça fait partie des meilleurs concours
45:19les concours les plus difficiles
45:20avec beaucoup de parité
45:24alors moi je peux témoigner
45:25j'ai discuté avec un interlocuteur
45:26dans les métiers d'ingénierie
45:28c'est la parité en Inde
45:29parce que les femmes travaillent
45:30et donc ça c'est très surprenant
45:32par rapport à nous
45:32qui avons un mal fou
45:33aujourd'hui
45:34dans les écoles d'ingénieurs
45:35la moyenne des écoles d'ingénieurs
45:36c'est à peu près 25%
45:37d'étudiants féminines
45:38ce qui est totalement insuffisant
45:40et bien en Inde
45:41dans les métiers d'ingénieurs
45:42là c'est la fourchette haute
45:4325%
45:44enfin c'est la moyenne
45:44de toutes les écoles d'ingénieurs
45:45Alix à mon avis
45:46je donne la moyenne
45:47donc nous à l'SEE
45:48on est à cette moyenne
45:49là on est contents
45:50mais je dirais qu'en Inde
45:52c'est la parité
45:53parce que les métiers d'ingénieurs
45:55ce sont les métiers porteurs
45:56qui permettent aux FAP de travailler
45:57et de monter le niveau de vie
45:59de ce pays
45:59et donc effectivement
46:00c'est tout à fait intéressant
46:01d'avoir cet échange
46:03et je partage ce que Vincent a dit
46:05ils sont bons partout
46:06nous on est déjà
46:06plusieurs dizaines
46:07d'étudiants indiens
46:08on a commencé vraiment
46:09que depuis deux ans
46:10et je demande à mes équipes
46:12ma responsable pédagogique
46:13ils sont très bons
46:13moi j'ai recruté
46:14un enseignant chercheur
46:15qui a fait sa thèse
46:16à Paris-Saclay
46:17qui est indien
46:19donc ça c'est intéressant aussi
46:20parce que
46:21en recrutant des enseignants
46:22chercheurs indiens
46:23il en faudrait
46:24mais je vais en recruter plein
46:26avec tous les échanges
46:27que j'ai eus
46:27je vais en recruter plein d'autres
46:28et ça c'est une façon aussi
46:29d'attirer les indiens
46:30parce que quand ils vont
46:31se retrouver chez nous
46:32et bien moi j'ai déjà
46:33des étudiants brillants indiens
46:34qui commencent à faire
46:35des travaux de recherche
46:36avec cet enseignant chercheur indien
46:38imagine pour un institut
46:39Prairie
46:41au niveau des recherches
46:43de toute façon
46:44la recherche c'est mondial
46:45et donc ça n'est pas
46:47il n'y a pas de frontière
46:50dans tous les laboratoires
46:52de l'université
46:53pas que dans Prairie
46:54il y a toutes les nationalités
46:56je voyais l'autre jour
46:56j'étais à l'ENS
46:57sur la sémantique
46:58c'était une roumaine
46:59c'était une italienne
47:02on parlait tout à l'heure
47:03de garder nos étudiants
47:04et que Vincent disait
47:06que ce n'est pas très grave
47:07qu'ils aillent faire un tour
47:08à l'étranger s'ils reviennent
47:08moi j'ai même envie de dire
47:10que ce n'est pas très grave
47:10qu'ils même s'en aillent
47:12si le solde global est positif
47:13le problème c'est que là
47:15on est passé en solde négatif
47:17normalement dans le mouvement
47:18international
47:19il y a une partie des français
47:20qui partent et qui ne reviendront
47:21jamais mais tant qu'ils sont
47:22compensés par des
47:23je ne sais même
47:24des indiens
47:25des allemands
47:25des anglais
47:26peu importe
47:27il faut absolument avoir ce mix
47:29parce que quand on est
47:30au plus haut niveau
47:31de la recherche
47:32on ne peut pas rester
47:33dans sa bulle
47:35il faut absolument
47:36pour créer
47:37de l'émulation
47:39d'innovation
47:40surtout qu'il y a un mercato
47:41aussi
47:41il y a un mercato
47:42chez les chercheurs aussi
47:44mais c'est très important
47:45qu'ils aillent un peu partout
47:46pour se former
47:47à toutes les écoles de pensée
47:50dernier sujet
47:50que je voulais aborder
47:51c'est le
47:51je le disais tout à l'heure
47:53ça s'appelle
47:53l'EI Impact India
47:56est-ce qu'on a ressenti
47:58ce côté
47:58fort sur l'impact
48:00environnemental
48:02la frugalité
48:03etc
48:03est-ce que ça
48:04c'était un sujet
48:05marquant François ?
48:06moi je ne l'ai pas ressenti
48:06sous le côté
48:07impact négatif
48:08plutôt sous le côté
48:08impact positif
48:09c'est-à-dire
48:10quel impact
48:10l'IA peut avoir
48:12sur le développement
48:13de l'Inde
48:13en particulier
48:15et la sortie
48:16de la pauvreté
48:16de ce pays
48:17je discutais
48:18avec un de mes collègues
48:20qui me disait
48:20qu'il était allé en Inde
48:21il y a plusieurs années
48:22et qu'il avait vu
48:22lui progressivement
48:23la sortie de pauvreté
48:25de beaucoup de personnes
48:25donc on voit bien
48:26que l'Inde
48:26est en train d'émerger
48:278, 7 ou 8%
48:29de croissance par an
48:30je crois
48:30quelque chose comme ça
48:31et l'IA
48:32va avoir un impact
48:33phénoménal
48:34en termes
48:35d'aide
48:36aux populations
48:37de sortir de la pauvreté
48:39comme
48:39maintenant vous avez
48:40les petits pouces-pouces
48:41les petites voiturettes
48:42qui vous emmènent
48:42maintenant vous payez
48:43avec votre smartphone
48:44clac clac
48:45comme ça
48:45il y a 10 ans
48:46ce n'était pas le cas
48:46et ça l'IA
48:47va permettre aussi
48:48vraiment d'apporter
48:49des gains
48:50très importants
48:51de gains de richesse
48:52pour ce grand pays
48:53Vincent
48:53sur ce côté impact
48:54je pense que c'est
48:56moi je n'ai pas trop vu
48:56un impact environnemental
48:57j'ai plus vu un impact
48:59dans les verticales
49:00à adresser
49:01donc l'IA
49:02pour les sciences
49:03en fait
49:03sur la partie ingénierie
49:05ils ont beaucoup parlé
49:06de la protection de l'enfance
49:06aussi ce genre de choses
49:07oui tout à fait
49:08mais c'est vraiment
49:09sur l'impact de l'IA
49:10en fait
49:11sur la société
49:12et sur le travail
49:14plus que sur l'impact
49:14environnemental
49:15et du coup
49:16oui c'était très verticalisé
49:17mais parce que l'IA
49:19se verticalise énormément
49:19en fait
49:20de toute façon
49:21on va devoir
49:22avoir une approche
49:24qui est très
49:25domaine spécifique
49:26de l'IA
49:27et l'Inde
49:28l'avait très très bien compris
49:29et c'est aussi pour ça
49:30que ça s'appelait
49:30l'impact summit
49:32Isabelle
49:32sur ce côté
49:33impact environnemental
49:34j'ai trouvé aussi
49:35que ce n'était pas
49:36impact au sens
49:37impact environnemental
49:38mais bien impact
49:39sur tous les domaines
49:40et en particulier
49:41la santé
49:41était très très bien représentée
49:42oui
49:43dernier petit tour
49:44la suite pour vous
49:46avec les relations
49:47nous et là-bas
49:47c'est quoi Isabelle
49:49donc voilà
49:50un rappel
49:50de signatures importantes
49:52avec ces instituts
49:53de recherche
49:54de l'Udéli
49:55on a rencontré
49:56les partenaires
49:57c'était chouette
49:58maintenant il faut
49:58travailler
49:58donc maintenant
49:59il va falloir
50:00concrétiser tout ça
50:01pour qu'il y ait
50:01vraiment des
50:03de vraies collaborations
50:04one to one
50:04entre des chercheurs
50:05probablement des échanges
50:06probablement des étudiants
50:07co-encadrés
50:08et bien pour que maintenant
50:09ça se met en place
50:10il y a quelques dossiers
50:11sur le bureau à Prairie
50:14qui naissent
50:15de ces partenariats
50:17Vincent ?
50:17en fait
50:19donc on peut avoir
50:20une approche
50:20qui est très top down
50:22c'est-à-dire qu'on peut avoir
50:22des MOU
50:23des partenariats
50:23et on en a
50:25il y en a plein
50:25qui ont été signés
50:25et c'est très très bien
50:26parce que du coup
50:27ça crante un peu
50:27les relations
50:28qu'on peut avoir
50:28entre la France et l'Inde
50:29mais il ne faut pas oublier
50:30qu'après
50:30in fine
50:31alors pour nous notamment
50:32c'est des chercheurs
50:33et qu'il faut absolument
50:34qu'on arrive à créer
50:35l'émulation
50:36au niveau des chercheurs
50:37pour qu'ils se rencontrent
50:40c'est-à-dire qu'il faut
50:42qu'on arrive à créer
50:43des espèces de conférences
50:45entre chercheurs indiens
50:46chercheurs français
50:46les faire venir chez nous
50:47que les nôtres aillent chez eux
50:48qu'ils se rencontrent
50:50parce que c'est ce que disait
50:51Isabelle tout à l'heure
50:51c'est que la recherche
50:52pour réussir à avoir
50:54cette émulation
50:55il faut que les gens
50:56travaillent ensemble
50:56la recherche
50:57c'est toujours très collaboratif
50:58en fait
50:59et il faut qu'on arrive
51:00absolument maintenant
51:01à créer ces espaces
51:02de discussion
51:03entre nos différents chercheurs
51:05pour réussir à accélérer
51:07à cranter ces relations
51:08et à derrière
51:09ils puissent en parler
51:10à leurs étudiants
51:11et que la mayonnaise prenne
51:13en fait
51:13on rappelle à 40 millions
51:14d'étudiants
51:15c'est ça
51:15c'est énorme
51:16mais du coup
51:16combien de chercheurs ?
51:18François ?
51:19pour l'ECE
51:20et les écoles du groupe
51:20homme d'institucation
51:21c'est plus sur les étudiants
51:23en fait
51:23comment accélérer
51:24les échanges d'étudiants
51:25et donc moi
51:26à l'ECE
51:27on a déjà trois accords
51:28avec des grandes universités indiennes
51:29qui sont signées déjà
51:31là on va en signer
51:32on en a cinq
51:32en groupe
51:33et l'idée
51:34c'est d'avoir vraiment
51:34des échanges
51:35c'est-à-dire
51:35proposer à des étudiants indiens
51:37comme je l'expliquais
51:38à l'issue de leur bachelor
51:39de venir faire un master chez nous
51:40mais proposer à nos étudiants
51:42par exemple de l'ECE
51:43d'aller en Inde
51:43aujourd'hui
51:44moi j'offre
51:45150 destinations
51:46pour nos étudiants
51:47qui peuvent partir
51:48en première année
51:49du cycle ingénieur
51:50ou ensuite
51:50l'Inde
51:51ils n'y vont pas beaucoup
51:52parce qu'ils ne connaissent pas bien
51:53l'Inde
51:54et bien moi
51:54le but de ma visite
51:55c'était aussi
51:55d'aller témoigner
51:56en tant que directeur de l'école
51:57à l'ensemble des étudiants de l'école
51:59pour leur dire
51:59aller en Inde
52:00il se passe des choses incroyables
52:01et les voyages
52:02forment la jeunesse
52:03donc aller en Inde
52:04c'est un bon pays
52:05à découvrir
52:05en plus culturellement
52:07c'est très très riche
52:09il y a des merveilles à voir
52:10et puis moi j'adore
52:11la nourriture indienne
52:12ça c'était
52:12un petit peu personnel
52:14merci
52:14encore une fois
52:16à tous les trois
52:17Isabelle Rille
52:18vice-présidente
52:18de l'IA
52:20à l'université PSL
52:21et directrice
52:22de l'IA Cluster Prairie
52:23de Paris School of AI
52:24Vincent Rabe
52:25directeur exécutif
52:26d'AI Paris
52:26c'est un centre d'excellence
52:27IA entre HEC Paris
52:29et
52:30enfin porté par HEC Paris
52:32et l'Institut Polytechnique
52:33de Paris
52:33et François Stéphane
52:34merci directeur général
52:35de l'ECE
52:36et chief officer du groupe
52:37Omnes Education
52:38voilà c'était ce regard
52:39qu'on voulait avoir
52:41à travers vous
52:41de ce qui s'est passé
52:43en Inde
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