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  • il y a 6 heures
Lundi 23 février, Frédéric Simottel a reçu François Stephan, directeur IA du Groupe OMNES Education et directeur général de l’ECE École d’ingénieurs, Vincent Rapp, directeur exécutif d’Hi! PARIS, Isabelle Ryl, directrice de l’IA Cluster PR[AI]RIE-PSAI (Paris School of AI), Léa Benaim, journaliste BFM Business, Romain Lucken, cofondateur et président d’Aldoria, David Del Bourgo, PDG de WhiteLab Genomics, et Valérian Giesz, cofondateur de Quandela, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00:05BFM Business et Tech&Co présente Tech&Co, la quotidienne, Frédéric Simotel.
00:00:13Bonsoir et bienvenue en Tech&Co, la quotidienne, nous sommes ensemble jusqu'à 21h avec une émission un peu spéciale
00:00:18ce soir
00:00:18puisque nous allons revenir sur ce sommet AI Impact India, voilà il avait lieu il y a quelques jours en
00:00:25Inde
00:00:25et nous allons avec nos débriefeurs inhabituels, pour une fois vous allez voir, on va parler, ils étaient là-bas,
00:00:31ils vont nous donner un peu toutes les coulisses, tout ce qui s'est passé dans cette ambiance
00:00:35et puis on aura d'autres dans la deuxième partie de l'émission, la French Tech aussi,
00:00:38trois entreprises biotech, espace et le dernier c'est du quantique, voilà, ils seront avec nous ce soir
00:00:45et nous parlerons aussi de tout ce qu'ils ont vu là-bas et surtout quel type de partenariat ils
00:00:50sont allés nouer.
00:00:50Voilà, émission spéciale Inde, on est ensemble jusqu'à 21h, réagissez sur les réseaux sociaux,
00:00:56on est ensemble pendant une heure trente déjà.
00:01:01Tech&Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:01:07De la tech un peu particulier ce soir, je vous l'ai dit, spéciale Inde, le sommet il y a
00:01:12en Inde,
00:01:12c'était il y a quelques jours, on a parlé régulation, on a parlé souveraineté,
00:01:16on a parlé évidemment innovation et le sujet central c'était l'intelligence artificielle.
00:01:21Tiens, un sommet qui s'appelait l'EI Impact India, est-ce que l'impact a été un mot fort
00:01:27au cours de ce sommet ?
00:01:29Les Français étaient en nombre, à la fois des chercheurs, à la fois des entrepreneurs,
00:01:34à la fois des patrons de grandes entreprises, des start-upers, mais aussi des patrons d'école.
00:01:37Donc on va essayer de décrypter un peu tout ce qui s'est dit là-bas pendant ces quelques jours,
00:01:42évidemment un séjour fort aussi au niveau français, puisque Emmanuel Macron était en personne là-bas
00:01:48et a rencontré Marendra Modi, le président indien.
00:01:51Voilà, on va parler de tous ces sujets, première partie plutôt sur le côté institutionnel,
00:01:56recherche, les talents, et puis on aura dans la dernière demi-heure,
00:02:00on aura trois start-upers qui étaient là-bas et qui vont nous raconter un peu leur vécu
00:02:03après ce voyage en Inde.
00:02:06Avec nous pour en parler ce soir, Isabelle Ryd. Bonsoir Isabelle.
00:02:08Bonsoir.
00:02:08Merci d'être avec nous, vice-présidente IA à l'université PSL et directrice de l'IA Cluster Prairie,
00:02:14PSAI, Paris School of AI.
00:02:17Des gros événements ces derniers jours, donc il y a eu ce voyage en Inde,
00:02:20mais auparavant il y avait les journées scientifiques, c'était ça ?
00:02:22Alors auparavant, nous avons organisé une espèce d'anniversaire du grand événement scientifique
00:02:28qui avait eu lieu l'année dernière dans le sommet français,
00:02:30avec nos amis d'IP Paris et du Cluster AI Paris qui sont à ma gauche là,
00:02:36et nous avons fait aussi une journée business avec France Digital.
00:02:41Oui, qui était à Station F.
00:02:44Avec nous également Vincent Rade. Bonsoir Vincent.
00:02:46Bonsoir.
00:02:47Justement, directeur exécutif d'AI Paris, c'est un centre de recherche interdisciplinaire,
00:02:50c'est HEC, l'Institut politique.
00:02:51C'est ça, c'est l'Institut politique de Paris et HEC qui sont mis ensemble pour traiter des sujets
00:02:56de l'IA,
00:02:57à la fois sur l'impact de l'IA sur la société, mais aussi évidemment toute la recherche en l
00:03:01'IA sur les sciences vraiment dures.
00:03:03Avec une labellisation Cluster AI, c'est ça qui est important ?
00:03:05Comme Prairie, on est labellisé à Cluster dans le cadre de France 2030.
00:03:10Voilà, et donc présent au voyage en Inde également.
00:03:12Et avec nous François Stéphane. Bonsoir François.
00:03:14Bonsoir Frédéric.
00:03:15Merci d'être avec nous directeur général de l'EC, c'est l'école centrale d'électronique, c'est ça
00:03:19?
00:03:19Tout à fait.
00:03:19Et Chief AI Officer du groupe Omnes Education, duquel dépend cette école.
00:03:24Et tu étais aussi à ce voyage en Inde, je pourrais nous raconter un peu tout ce qui s'est
00:03:30dit là-bas.
00:03:31D'ailleurs, tiens, je vais commencer avec toi François.
00:03:34Voilà, la présence, enfin pourquoi tu es jugé important d'aller là-bas ?
00:03:39J'y suis allé avec ma double casquette effectivement.
00:03:41D'abord directeur général de l'ECE qui était une école, alors comme son nom ne l'indique pas,
00:03:45en anglais on pourrait dire ECE c'est Electronics and Computer Engineering.
00:03:48On est une école du numérique, de l'ingénierie numérique et de l'IA bien évidemment.
00:03:52On intervient beaucoup sur l'IA et donc on accueille de plus en plus d'étudiants indiens
00:03:57qui viennent faire leurs études, une partie de leurs études dans nos programmes,
00:04:00pas uniquement en échange mais aussi des indiens qui choisissent par exemple
00:04:03après leur bachelor d'ingénierie en Inde de venir passer un Master of Science chez nous.
00:04:09Donc ça c'était le premier objectif, c'est pour moi de comprendre les interactions
00:04:12avec quels étudiants, quelles universités on pouvait nouer davantage de partenariats
00:04:16parce qu'il y a, je ne sais pas si tu sais Frédéric, mais l'Inde diplôme chaque année
00:04:21il y a autant d'ingénieurs que le reste du monde.
00:04:23Voilà donc c'est assez phénoménal.
00:04:24On parle beaucoup de la Chine, là voilà.
00:04:27Donc c'est des chiffres qui marquent et puis je suis allé avec mon autre casquette
00:04:30en tant que directeur IA, comme on dit en français,
00:04:32chief and officer du groupe Omnès Education qui réunit un certain nombre,
00:04:35une grosse petite quinzaine d'écoles de management, de communication et d'ingénieurs.
00:04:39Et on parlera justement parce que Vincent je crois que tu étais au Rush aussi,
00:04:44c'est les rencontres universitaires et scientifiques de haut niveau,
00:04:47qui l'année dernière c'était un peu en amont du sommet AI Action Summit à Paris.
00:04:52Là c'était un peu en même temps, on s'est dit hors micro,
00:04:56il fallait comprendre un peu le mode d'organisation,
00:04:59mais le but c'était de se rencontrer et là il y a eu pas mal de rencontres.
00:05:02Ce qui est intéressant c'est qu'à la fois pour le sommet en 2025 en France,
00:05:06mais aussi pour le sommet en Inde en 2026,
00:05:08c'est qu'on sent bien qu'il y a une part de la recherche qui est quand même assez
00:05:11fondamentale.
00:05:13Le sujet en France c'était vraiment de positionner ces journées scientifiques
00:05:16qui avaient eu lieu à IP Paris,
00:05:18qui réunissait tout l'écosystème de l'enseignement supérieur et de la recherche français,
00:05:22donc pas que IP Paris, c'était vraiment tous les acteurs étaient là
00:05:24pour vraiment montrer un peu quel était l'état de l'art.
00:05:27Et d'ailleurs on avait fait venir aussi beaucoup d'internationaux.
00:05:31En Inde, pareil, on a fait la même chose,
00:05:34alors c'était beaucoup plus France-Inde,
00:05:36mais le sujet c'est quand même de mettre la recherche un peu au cœur des débats.
00:05:41En Inde, parce que l'IP Paris c'est le regroupement HEC et l'Institut Polytechnique,
00:05:46donc voilà on est quand même dans la formation de nos élites.
00:05:49Est-ce qu'en Inde aussi, ils ont, c'est un peu,
00:05:52on sait qu'aux Etats-Unis il y a quelques grandes universités dans différents domaines,
00:05:56mais les Stanford, les MIT pour la partie tech, la partie santé,
00:06:00est-ce qu'en Inde aussi ils ont comme ça quelques 3-4 grandes universités
00:06:04qui forment vraiment les étudiants les plus doués ?
00:06:07Ils ont tout ce qu'on appelle les IIT en fait.
00:06:09C'est des instituts technologiques un peu comme l'MIT,
00:06:11mais aussi comme IP Paris ou d'autres grandes écoles.
00:06:15Ils en ont plusieurs, donc il y en a une à New Delhi,
00:06:17il y en a une à Bombay, il y en a plusieurs comme ça sur le territoire.
00:06:21Mais c'est très très sélectif, c'est vraiment très très sélectif.
00:06:24Donc c'est, tu le disais, il y a énormément d'étudiants,
00:06:27je crois que l'horizon c'est 40 millions d'étudiants en Inde,
00:06:32c'est des chiffres qui sont absolument vertigineux.
00:06:33Et le problème c'est que quand les IIT vont prendre 99,5 en termes de performance,
00:06:41on se dit que le 99,4 ça représente des millions d'étudiants
00:06:44qui sont très très bons et qui ne vont pas sur les formations.
00:06:47Donc c'est aussi pour ça que c'est très intéressant pour nous d'aller là-bas.
00:06:50Et puis on l'a dit pendant suffisamment longtemps,
00:06:53c'est vrai que depuis, ça fait 25 ans qu'on a vu cette vague d'amener,
00:06:59enfin même un peu plus, mais d'amener beaucoup d'ingénieurs,
00:07:02enfin l'Inde est devenu un gros centre de développement offshore notamment,
00:07:07mais là on a vu en quelques années, le niveau a vraiment grimpé.
00:07:10C'est plus seulement un atelier de développement numérique,
00:07:13mais ce sont des centres de recherche importants.
00:07:15Non mais complètement, et ce qui est marrant c'est qu'on voit très bien avec nos partenaires,
00:07:19c'est-à-dire qu'il y a des partenaires industriels qui vont aller en Inde
00:07:22pour chercher des talents en plus, justement de l'ordre de l'ingénieur,
00:07:26capables d'apporter de la masse et de massifier les usages, etc.
00:07:29Mais on a aussi toute une partie des acteurs qui vont chercher des vrais talents,
00:07:33parce qu'il y en a, en fait.
00:07:35Et donc vraiment l'intérêt c'est aussi de les faire venir chez nous.
00:07:38Isabelle, signature d'un partenariat entre l'IA Cluster Prairie
00:07:40et l'Indian Institute of Technology de Delhi, l'Indian Institute of Science de Bangalore,
00:07:45c'était ça aussi le but de ce voyage, c'est aller nouer des partenariats.
00:07:49Bon je pense qu'il en existe déjà, mais renforcer un peu ces liens.
00:07:53Des raisons de se déplacer, rencontrer des nouveaux partenaires
00:07:57et créer de nouveaux partenariats.
00:07:59Alors bien sûr l'université PSL a déjà des partenariats avec l'Inde depuis de longues années.
00:08:05En termes de cluster, nous n'en avions pas.
00:08:07Donc c'était l'occasion de lancer de nouvelles choses.
00:08:11Et puis pour les mêmes raisons...
00:08:12Cluster ça veut dire quoi pour ceux qui voudraient comprendre un peu l'étymologie ?
00:08:16À quoi ça correspond ?
00:08:18Dès 2018, la France s'est dotée d'une stratégie internationale en IA,
00:08:22a créé des instituts, à l'époque les instituts interdisciplinaires d'intelligence artificielle,
00:08:26il y en avait quatre.
00:08:27Et puis en 2024, 24 voilà, a relancé un appel pour créer des clusters.
00:08:33Ce sont des projets universitaires recherche, formation, innovation
00:08:37qui ont une masse critique importante en IA.
00:08:42Ça ne veut pas dire que d'autres universités en France ne font pas d'IA,
00:08:44ça veut simplement dire que peut-être qu'elles le font sur des volumes moins importants.
00:08:48Donc on a neuf clusters en France.
00:08:50Et qui peut être regroupé sur la santé, la robotique, l'IA, la mathématique ?
00:08:54Tout à fait, l'ensemble des disciplines.
00:08:55Et donc là, oui, le but ?
00:08:57Et donc là, pour nous, l'idée, c'était de pouvoir créer ce partenariat
00:09:01qu'on souhaite étendre, qui sera ouvert à qui veut nous rejoindre,
00:09:05pour travailler sur quelque chose qui était assez dans l'esprit du sommet,
00:09:09c'est-à-dire une autre voie pour l'IA, et en particulier pour travailler sur toutes les méthodes
00:09:14qui pourraient permettre de partager des données entre pays,
00:09:18mais de manière sûre, en respectant les lois, en respectant les usages.
00:09:24Ça veut dire des problèmes techniques, la préservation de la privacy ou des choses comme ça,
00:09:30mais ça veut dire aussi des travaux en amont,
00:09:31puisque si vous regardez par exemple le RGPD européen,
00:09:34donc la loi qui vous permet de protéger vos données personnelles,
00:09:39il existe un équivalent indien, mais qui n'est pas tout à fait le même.
00:09:44Et donc si vous voulez partager des données, en respectant les deux côtés,
00:09:48il faut se mettre d'accord sur le minimum de règles à respecter.
00:09:51Ils sont un peu moins, par rapport aux Américains,
00:09:54il y a un peu moins ce côté Far West, ils sont un peu plus respectueux.
00:09:59Alors on sait que l'Inde, c'est un pays continent, il y a cette grande région,
00:10:02mais est-ce que globalement, on a une ADN plus...
00:10:06On voit souvent lorsqu'on parle aux Américains de RGPD, protection des données,
00:10:11oui, certains voient bien, mais il y a beaucoup qui voient ça de façon complètement différente,
00:10:15mais est-ce qu'on est plus proche de notre compréhension, de la protection de la vie privée ?
00:10:22Il faut l'espérer, puisque c'est une voie dans laquelle on essaie de s'engager.
00:10:25Non mais comme ça, au contact, ils sont beaucoup plus réceptifs à ce genre de...
00:10:29Ce n'est pas exactement similaire, si on parle de RGPD européen,
00:10:32globalement, il est très centré sur les droits de la personne,
00:10:35et celui d'Inde est très centré sur les droits associés à la donnée.
00:10:39D'accord.
00:10:39Donc l'approche n'est pas tout à fait la même,
00:10:41même si on s'engage dans des voies de régulation et de respect d'un certain nombre de valeurs.
00:10:49François, justement, sur ce côté culturel, ADN, on se sent...
00:10:54Parce que souvent, déjà, la distance est différente.
00:10:57Le côté culturel, il y a quand même une grosse différence culturelle,
00:11:00mais est-ce que dans ce domaine technologique, dans ce domaine enseignement supérieur,
00:11:05est-ce que là, oui, il y a des choses qui nous rapprochent beaucoup plus qu'avec d'autres pays
00:11:09?
00:11:09Oui, par rapport à ce qu'on disait, je voulais juste rappeler que le patron de Microsoft est indien,
00:11:14Google, le patron de Google aussi, donc n'oublions pas qu'ils ont des talents.
00:11:18Alors oui, pour répondre à ta question...
00:11:19Le patron d'IBM aussi.
00:11:22L'Inde est un pays d'ingénieurs, et la France est un pays d'ingénieurs.
00:11:27Et donc, dès ça, on se retrouve là-dessus.
00:11:28Nous sommes des pays d'ingénieurs.
00:11:29On voit ce que l'Inde est en train de faire, effectivement.
00:11:32Donc, effectivement, ils sont beaucoup développés dans l'ingénierie numérique,
00:11:34mais dans l'ingénierie en général, ils sont en train de préparer un plan massif
00:11:38de monter en puissance dans le spatial, dans le nucléaire, dans l'armement, etc.
00:11:42Donc, il y a des similarités culturelles.
00:11:44Nous avons cet ADN.
00:11:45Après, nous sommes deux démocraties.
00:11:47Donc, nous, on est une petite démocratie.
00:11:49L'Inde est une énorme démocratie, mais je crois que ça compte beaucoup en termes de valeur.
00:11:53Ce qui est intéressant, on est aussi des pays très divers.
00:11:55Tu as dit qu'effectivement, l'Inde est un continent.
00:11:57La France est un petit continent aussi.
00:11:59La France est un pays aussi très divers, avec des régionalismes très importants, du multilinguisme.
00:12:04La francophonie, le président de la République l'a rappelé.
00:12:06La France défend la francophonie, voire d'autres langues, je dirais un peu locales, en France.
00:12:11On voit bien que l'Inde veut aussi avoir une intelligence artificielle, ou des IA,
00:12:15qui préserve la diversité linguistique, qui est une vraie menace avec les grands acteurs américains et chinois.
00:12:21Donc, je vois, moi, beaucoup de similarités, au-delà du fait que l'Inde,
00:12:24et ça, j'ai pu le sentir aussi, est un pays avec beaucoup de savoir-vivre,
00:12:27un pays qui aime la bonne cuisine, qui aime la culture, la musique,
00:12:31et qu'on retrouve beaucoup en France.
00:12:32Donc, on est des pays très divers, mais en même temps très proches sur les valeurs, je trouve.
00:12:36Et donc, ça, je trouve, c'est vraiment le ferment de bonnes collaborations.
00:12:40Et moi, je l'ai senti sur le volet universitaire, le volet académique.
00:12:43J'ai rencontré un certain nombre d'universités qui m'ont accueilli à bras ouverts,
00:12:47et j'ai senti vraiment des choses intéressantes à faire.
00:12:49Oui, puis on imagine, Vincent Rapp, que les Indiens voient aussi toutes ces technologies
00:12:54comme un moyen d'emporter la population un peu vers l'eau,
00:12:57parce que le seuil de provoter est quand même important dans certaines régions,
00:13:02même dans beaucoup de régions.
00:13:03Et que là, c'est peut-être un moyen aussi, peu à peu, d'amener la population
00:13:07à grimper de certains niveaux dans leurs conditions sociales.
00:13:11Là-dessus, complément, il y a des vrais sujets d'adoption,
00:13:14mais ça, c'est assez global, que ce soit en France ou que ce soit en Inde.
00:13:17Je rebondis sur le point.
00:13:18Il y a quelque chose qui rapproche énormément quand même la France et l'Inde
00:13:21sur l'IA générative en général, c'est cette histoire d'avoir des modèles
00:13:25qui préservent la culture et qui sont représentatifs de notre patrimoine.
00:13:29Et ça, c'est quelque chose qui est particulièrement important en Inde.
00:13:32Encore plus, ils ont énormément de cultures différentes.
00:13:36C'est quelque chose de particulièrement important,
00:13:37et c'est quelque chose sur lequel on se retrouve énormément.
00:13:39Et je trouve ça assez intéressant dans le narratif par rapport au sommet
00:13:42qu'on avait en France en 2025, où on parlait vraiment beaucoup de souveraineté.
00:13:47On parlait de souveraineté à l'échelle de la France.
00:13:49On a beaucoup mis l'accent sur les infrastructures de calcul,
00:13:52pour qu'on soit souverain, etc.
00:13:53Et là, on voit qu'il y a une espèce de changement de discours autour de la souveraineté
00:13:59pour beaucoup plus axer sur des modèles représentatifs de nos valeurs
00:14:03qui intègrent exactement ce que notre patrimoine doit intégrer, doit représenter.
00:14:07Et là-dessus, on se retrouve énormément.
00:14:08Et c'est comme ça, en fait, qu'on arrivera à maximiser une utilisation,
00:14:13une adoption d'une IA dans les populations, et c'est vrai en Inde ou en France.
00:14:18Je regardais, Isabelle, quelques objectifs, des signatures des différents accords
00:14:26avec l'Indian Institute de Delhi, l'Indian Institute de Bangalore.
00:14:30Alors, c'est sur la protection des données, c'est la cyber,
00:14:33c'est prendre deux, trois axes de travail, et puis ensuite approfondir un peu tout ça,
00:14:38puis voir ensuite comment on pourra aller dans d'autres domaines.
00:14:40Après, c'est ça l'idée ?
00:14:41Oui, tout à fait.
00:14:42C'est quand vous commencez une collaboration avec n'importe quel partenaire universitaire du monde,
00:14:47vous ne pouvez pas signer un partenariat sur tout.
00:14:49Et donc l'idée, c'est de trouver des points d'accroche,
00:14:52quelques sujets pour lesquels des chercheurs de notre côté ont intérêt,
00:15:00qui sont aussi des sujets développés par des chercheurs du partenaire,
00:15:03et puis c'est comme ça qu'on peut commencer une collaboration un peu à la fois.
00:15:06Et donc là, pour le coup, cette notion de pouvoir partager des données,
00:15:12parce qu'on parle toujours aussi des fameuses masses de données
00:15:15qui sont nécessaires pour l'entraînement,
00:15:17du fait qu'elles sont globalement majoritairement de langue anglaise,
00:15:21qu'elles sont possédées par un certain nombre de grands acteurs,
00:15:25là, l'idée de pouvoir partager des données, c'est aussi,
00:15:27si on pouvait le faire de manière complètement sécurisée,
00:15:31eh bien d'avoir la possibilité d'utiliser des données
00:15:34beaucoup plus importantes en nombre,
00:15:36en utilisant celles de différents pays.
00:15:39Et donc ça, ça nécessite qu'elles soient protégées
00:15:42d'une manière extrêmement précise.
00:15:44D'où le fait qu'il faut encore développer en amont
00:15:46des travaux de recherche pour y arriver.
00:15:49Alors, quelques mots.
00:15:50Donc vous étiez là-bas tous les trois,
00:15:52est-ce qu'il y a des petites choses qui vous ont marquées dans les coulisses ?
00:15:55Alors, on sait qu'ici, depuis Paris...
00:15:56Alors, je reviendrai sur ce qu'a dit Emmanuel Macron,
00:15:59sur Sam Altman qui s'est exprimé sur la régulation,
00:16:03Emmanuel Macron pour dire,
00:16:04mais nous, en France, on a un espace...
00:16:05Enfin, il s'est présenté comme un grand représentant de l'Europe,
00:16:09en disant, venez chez nous, on a un espace sécurisé.
00:16:11On reviendra sur ça.
00:16:12Nous, il y a des petites choses qui nous ont marquées.
00:16:14C'est Dario Amodide, patron d'anthropique,
00:16:16et Sam Altman qui se retrouvent sur scène
00:16:18avec tout un tas d'autres patrons qui refusent de...
00:16:21Enfin, on les voit, ostensiblement,
00:16:23ils ne se serrent pas la main.
00:16:25Je ne sais pas si il y a des petites choses dans les coulisses,
00:16:28ou une ambiance un peu particulière, je ne sais pas, Vincent ?
00:16:30C'est vrai que l'image de Altman qui...
00:16:33On voit tout le monde qui se donne la main, sauf les deux.
00:16:35Oui, c'est un peu étonnant dans un contexte
00:16:37où on essaye d'être très inclusif
00:16:39et de réunir, je crois qu'il y a des...
00:16:41Oui, voilà, pour ceux qui nous regardent en télé,
00:16:43on voit l'image.
00:16:44Donc, c'est...
00:16:46C'est un peu bizarre comme message.
00:16:49Non, moi, ce que je trouve dommage, en fait,
00:16:50c'est...
00:16:53Donc, il y avait Rush.
00:16:55Donc, Rush, c'était les rencontres...
00:16:56Rush, c'est les rencontres universitaires scientifiques de haut niveau.
00:16:58C'est ça, de haut niveau,
00:16:59qui réunissait tout l'écosystème un peu français et indien
00:17:02pour parler de la recherche et pour avancer.
00:17:03Ce que je trouve un peu dommage,
00:17:04c'est que c'était en parallèle du sommet.
00:17:07Et c'était pas si loin.
00:17:08Mais en Inde, 8 kilomètres ou 5 kilomètres,
00:17:11c'est très, très long à faire.
00:17:13Donc, en fait, je trouve que c'était un peu décorrélé.
00:17:16C'était à New Delhi ?
00:17:17Oui, tout était à New Delhi, en fait.
00:17:18Et sur la carte, c'est pas très loin.
00:17:20Mais en réalité, c'est un peu...
00:17:21Oui, parce qu'il y a une circulation dingue.
00:17:23C'est ça.
00:17:23Et donc, du coup, je trouve un peu dommage
00:17:24qu'il y ait eu cette...
00:17:28Voilà, cette démarcation, en fait,
00:17:30entre ce qui a pu être fait avec l'ESR.
00:17:33Donc, les enseignements...
00:17:33Parce qu'à Paris, ces journées-là avaient lieu
00:17:35quelques jours avant.
00:17:36Ça avait un peu marqué le début
00:17:38de toute cette semaine,
00:17:40de ces 10 jours consacrés à l'IA à Paris.
00:17:43Donc, c'est un peu le retour que j'aurais à faire.
00:17:46Après, sur le sommet en lui-même,
00:17:49je pense que le fait qu'il s'appelle l'impact,
00:17:52ça avait du sens.
00:17:54Il y avait quand même cette dimension
00:17:55qui était très verticalisation de l'IA,
00:17:58aller adresser des secteurs spécifiques,
00:18:01notamment en termes d'ingénierie.
00:18:02Ça, ils y ont répondu.
00:18:05Des investissements massifs qui ont aussi été annoncés.
00:18:08Parce que quand on y est, ça se déroule comment ?
00:18:10Il y a des grandes keynotes d'hommes d'État
00:18:12qui disent, voilà, l'IA, ça doit représenter ça pour notre pays.
00:18:15Et un peu partout, il y a des conférences avec des experts.
00:18:18En fait, c'était bien différent de celui qu'on a fait en France.
00:18:20Celui qu'on a fait en France, c'était très fermé au Grand Palais.
00:18:24C'était au Grand Palais, oui.
00:18:25Et il y avait des side events qui étaient organisés.
00:18:26Là-bas, il y avait sur quatre jours,
00:18:29c'était une espèce de très grand vivatech de l'IA.
00:18:32Donc, il y avait plein d'entreprises,
00:18:34plein de délégations qui venaient présenter.
00:18:36Et il y avait une journée spécifiquement diplomatique
00:18:37où tous les chefs d'État et les grands patrons d'entreprises
00:18:41étaient pour ne pas se tenir la main sur scène.
00:18:44Oui.
00:18:46François ?
00:18:46Moi, ce qui m'a frappé, peut-être, c'est plusieurs choses.
00:18:49D'abord, dans toutes les rues de Delhi,
00:18:51des panneaux partout, partout, partout, partout,
00:18:53à tous les coins de rue,
00:18:54qui faisaient la promotion du sommet.
00:18:56Alors, évidemment, à chaque fois,
00:18:57avec la photo du Premier ministre maudit,
00:18:59mais à chaque fois, des messages,
00:19:01avec des messages différents, très positifs sur l'IA,
00:19:03partout dans la rue, vraiment partout.
00:19:06Deuxième chose qui m'a frappé,
00:19:08c'est effectivement le côté ouvert,
00:19:12comme tu l'as dit,
00:19:13c'est-à-dire, venez, welcome delegates,
00:19:17et venez, quoi, très ouvert.
00:19:18J'ai trouvé très ouvert par rapport, effectivement,
00:19:20au sommet de l'année dernière.
00:19:21Et puis, troisième point,
00:19:22moi, j'ai eu l'occasion d'aller, effectivement,
00:19:24sur le pavillon de la French Tech,
00:19:26qui avait été organisé par la French Tech.
00:19:28J'ai trouvé très bien fait.
00:19:29Ce qui m'a frappé, c'est la présence
00:19:30d'un certain nombre d'entreprises françaises,
00:19:31des grands groupes, des PME,
00:19:34des startups,
00:19:36avec vraiment un engagement très fort.
00:19:38Et ça m'a vraiment fait comprendre
00:19:40que le développement de la France
00:19:42et de l'année, notamment sur le volet académique,
00:19:44c'est-à-dire tant sur le volet pédagogique
00:19:45que sur le volet recherche, innovation,
00:19:47se fera aussi avec les entreprises.
00:19:49C'est avec nous, les instituts d'enseignement supérieur
00:19:52et de recherche,
00:19:53mais aussi avec les entreprises.
00:19:55Et on a, je pense, une chance phénoménale en France
00:19:57et qu'on a un certain nombre de très grands acteurs industriels
00:19:59qui sont présents en Inde depuis très longtemps.
00:20:02On a des startups qui se développent là-bas,
00:20:05des entreprises de taille intermédiaire aussi.
00:20:07Et je pense que ça, c'est vraiment un moyen
00:20:09très, très fort pour nous
00:20:10d'accélérer nos collaborations avec ce grand pays.
00:20:14Isabelle, sur le côté coulisses,
00:20:16le côté ambiance, le côté ressenti ?
00:20:19Je ne sais pas si j'ai beaucoup de choses à ajouter.
00:20:20Je pense que moi, j'ai eu l'impression
00:20:22d'une énergie incroyable dans cet endroit,
00:20:25dans ce grand parc d'exposition
00:20:27dans lequel il y avait effectivement
00:20:30plusieurs halles immenses.
00:20:31Ouverts au public.
00:20:32Paris, c'était un endroit fermé,
00:20:35c'était des professionnels et tout ça.
00:20:37Visiblement, c'était un peu plus ouvert au grand public.
00:20:39J'imagine, alors je ne sais pas comment
00:20:41ils ont validé les demandes d'inscription.
00:20:44Comme ils annonçaient, 250 000 visiteurs
00:20:46n'ont quand même pas dû être trop restrictifs.
00:20:49Et avec effectivement un endroit plus fermé,
00:20:53là où il y avait les conférences des chefs d'État.
00:20:54Mais sinon, des conférences en parallèle
00:20:57un peu partout.
00:20:59Et vraiment une foule enthousiaste dans les allées
00:21:03qui était assez extraordinaire.
00:21:04Vous parlez beaucoup de ce côté France-Inde.
00:21:07Est-ce qu'il y a beaucoup d'Asiatiques, par exemple ?
00:21:10Parce que c'est vrai que quand on va au CES,
00:21:12on est surpris par les Coréens, les Chinois,
00:21:16un peu moins de Japonais.
00:21:17Mais est-ce que là...
00:21:18Je pense qu'il y avait effectivement beaucoup d'Indiens.
00:21:23Moi, j'ai trouvé deux choses.
00:21:25Alors d'abord que la place qui était faite à la France
00:21:27était non négligeable.
00:21:29Parce qu'il y avait beaucoup de portraits
00:21:30de Moody dans les rues,
00:21:32mais il y avait aussi beaucoup de portraits
00:21:32d'Emmanuel Macron.
00:21:35Et je n'ai pas vu de portraits d'autres chefs d'État,
00:21:37sauf erreur de ma part.
00:21:40Et par ailleurs,
00:21:45sur cette...
00:21:47Sur ce côté étranger,
00:21:49les Asiatiques, ces gens-là ?
00:21:52Je ne sais pas,
00:21:53mais je pense qu'il y avait vraiment énormément
00:21:55de pays représentés.
00:21:57J'ai même eu la surprise,
00:21:58en allant dans l'un des pavillons,
00:21:59de tomber sur un pavillon
00:22:01de l'Institut cybernétique de Prague,
00:22:02qui est l'un de nos partenaires.
00:22:04Mais qui n'est pas forcément non plus
00:22:05la nation qu'on voit le plus
00:22:07sur ce genre d'événements.
00:22:08Donc il y a eu vraiment une représentation
00:22:10extrêmement diverse et variée.
00:22:12Oui.
00:22:14C'est peut-être le truc...
00:22:15Autant, je suis assez d'accord
00:22:16sur la partie start-up
00:22:19qui peuvent venir au sommet
00:22:22pour présenter un peu
00:22:23comme on peut faire à Vivatech.
00:22:24Là, il y avait plusieurs pays
00:22:26qui étaient représentés.
00:22:28Sur la partie diplôme, par contre,
00:22:30j'ai l'impression qu'il y en avait moins
00:22:31quand même que ce qu'on a pu faire
00:22:33en France l'année dernière.
00:22:34Je crois qu'il y avait moins
00:22:35de pays représentés autour de la table.
00:22:36C'est peut-être une bêtise,
00:22:37mais c'est à vérifier.
00:22:38Je crois qu'il y avait moins
00:22:38de pays d'Afrique aussi.
00:22:41Après, l'Inde est loin.
00:22:43Enfin voilà, nous, la France,
00:22:44on est un peu plus...
00:22:45Ça dépend de qui.
00:22:47Mais par rapport à cet univers africain,
00:22:49c'est pays européen.
00:22:50C'est aussi une volonté...
00:22:51Je ne dis pas que ce n'était pas
00:22:52une volonté de l'Inde
00:22:53très inclusive,
00:22:54mais c'était une volonté de la France
00:22:56d'être le plus inclusif possible
00:22:57et d'avoir le plus de pays
00:22:58autour de la table.
00:22:59Il y avait quand même en France
00:23:00un sujet de gouvernance
00:23:01qui était très fort,
00:23:02une gouvernance de l'IA
00:23:03qui était très très fort,
00:23:04que j'ai un peu moins senti
00:23:07en Inde.
00:23:08On était beaucoup plus
00:23:09sur de la collaboration,
00:23:10sur de l'impact,
00:23:12que sur vraiment
00:23:12les sujets de gouvernance
00:23:14pure et dure de l'IA.
00:23:16Moi, j'ai l'impression
00:23:16d'en parler un peu
00:23:17tout à l'heure en coulisses.
00:23:18J'ai l'impression que
00:23:19quelque chose a été lancé là.
00:23:21On a eu ce sommet
00:23:21à Paris l'année dernière.
00:23:22Oui, il faut rappeler
00:23:23que Néantramondi
00:23:23était l'année dernière
00:23:24à Paris.
00:23:25C'était un sommet franco-indien
00:23:27sponsorisé par les deux pays.
00:23:29Là, on a une espèce
00:23:30de vivatech.
00:23:30Moi, ça me rappelle
00:23:31dans ma jeunesse
00:23:32les salons Télécom,
00:23:33Télécom Europe,
00:23:33Télécom Etats-Unis,
00:23:34machin.
00:23:36On s'est déjà donné rendez-vous
00:23:38l'année prochaine en Suisse,
00:23:39si j'ai bien compris.
00:23:39J'ai l'impression que
00:23:40ça y est, la dynamique
00:23:41est lancée
00:23:42avec une ouverture.
00:23:43C'est peut-être une sorte
00:23:44de vivatech de l'IA
00:23:45quelque part
00:23:46qui est en train de se lancer.
00:23:47Moi, ce qui m'a frappé aussi,
00:23:52d'ouvrir le salon
00:23:53encore le samedi.
00:23:54C'est-à-dire, samedi 21,
00:23:55finalement, il est ouvert
00:23:56parce qu'il y avait
00:23:57tellement de demandes
00:23:58que moi, j'ai discuté
00:23:59avec des écoles,
00:24:00des universités
00:24:01qui m'ont dit
00:24:01oui, oui, on va y aller samedi
00:24:02parce que finalement,
00:24:02ils ont ouvert samedi.
00:24:03Donc, ça va bien
00:24:04dans le sens
00:24:04de cette grande ouverture
00:24:06parce que j'ai l'enjeu
00:24:07effectivement pour l'Inde,
00:24:08c'est que l'IA
00:24:09soit adoptée
00:24:11par cette population.
00:24:12Il faut se rappeler
00:24:12que l'Inde,
00:24:13elle est passée directement
00:24:14du pas de téléphone
00:24:14au téléphone mobile
00:24:18et finalement,
00:24:19l'Inde va peut-être passer
00:24:20avec un niveau
00:24:21de numérisation
00:24:22de la société
00:24:23et qui est ce qu'il est
00:24:23à tout de suite,
00:24:24ils vont faire le leapfrog,
00:24:26ils vont aller directement
00:24:27avec l'IA
00:24:28utilisé massivement
00:24:28et peut-être,
00:24:29ils vont nous dépasser
00:24:30nous la France.
00:24:30Donc, on a peut-être
00:24:31des choses à apprendre aussi
00:24:32de la manière
00:24:33dont ce pays
00:24:33va faire adopter l'IA
00:24:35par tous les citoyens.
00:24:37Alors, on va marquer
00:24:38une courte pause,
00:24:38on va revenir,
00:24:39je voudrais bien
00:24:39qu'on aborde un peu,
00:24:40il y a eu ce thème
00:24:41de la régulation,
00:24:42Sam Altman,
00:24:43voilà,
00:24:44a dit qu'il y avait
00:24:45un besoin d'urgence
00:24:46de régulation
00:24:46et quelques messages
00:24:47qui ont été passés.
00:24:48Emmanuel Macron
00:24:49défend l'Europe
00:24:49comme un espace sûr.
00:24:51Arthur Menji,
00:24:52attention à la concentration
00:24:53des pouvoirs,
00:24:54enfin voilà,
00:24:54il y a plusieurs personnalités
00:24:56qui ont profité
00:24:57pour faire pas de ces messages.
00:24:57On va marquer
00:24:58une courte pause,
00:24:59on se retrouve juste après
00:25:01avec nos invités
00:25:01pour continuer à parler
00:25:02de ce sommet indien
00:25:04avant de se retrouver
00:25:05dans un an,
00:25:05ce sera à Genève
00:25:06en effet,
00:25:06pour le prochain
00:25:07IT AI sommet.
00:25:12Tech & Co,
00:25:13la quotidienne,
00:25:14le débrief de la tech.
00:25:15Voilà,
00:25:16un débrief un peu particulier
00:25:17aujourd'hui,
00:25:17on revient sur le sommet indien,
00:25:19on a parlé un peu
00:25:20des coulisses,
00:25:21un peu de tout ce qui s'est passé
00:25:22là-bas pendant ces quelques jours,
00:25:24notamment,
00:25:25voilà,
00:25:25à la fois des villages start-up,
00:25:27on reparlera avec des start-up
00:25:28qui seront là dans un instant,
00:25:29des entreprises
00:25:30et évidemment des politiques
00:25:31qui étaient là-bas,
00:25:32des diplomates.
00:25:32Il y a eu une grande journée
00:25:34justement pour que,
00:25:35on a beaucoup voulu
00:25:36Narandamoudi
00:25:37et Emmanuel Macron
00:25:38parce que c'était un sommet,
00:25:39l'année dernière,
00:25:40on a eu le franco-indien à Paris,
00:25:41c'était un sommet
00:25:42indo-français,
00:25:43il y a beaucoup de Français
00:25:45présents là-bas
00:25:46et on en a trois
00:25:47qui étaient là-bas
00:25:48et qui viennent témoigner
00:25:49un peu de ce qu'ils ont vécu.
00:25:50Isabelle Rille,
00:25:51vice-présidente de l'université PSL,
00:25:53directrice de l'IA Cluster Prairie
00:25:56et Vincent Rabe,
00:25:57directeur exécutif d'AIParis,
00:25:58donc le centre de recherche interdisciplinaire
00:26:00en IA entre HEC et l'Institut Polytechnique
00:26:03et François Stéphan,
00:26:05directeur général de l'ECE
00:26:06et chief IA-EU du groupe
00:26:07Omnes Education.
00:26:09Un mot sur ce qui s'est dit là-bas aussi,
00:26:12on a beaucoup entendu,
00:26:13alors je crois qu'on a le son
00:26:16d'Emmanuel Macron,
00:26:17on n'a pas le son de Sam Altman,
00:26:19le monde a besoin en urgence
00:26:21de régulation en matière d'IA,
00:26:23c'est Sam Altman qui le dit,
00:26:25ça a été une des grosses discussions
00:26:26autour de la,
00:26:27il faut réguler l'IA,
00:26:29on a profité pour mettre un petit peu
00:26:31les points sur les i,
00:26:35Isabelle.
00:26:37Que ça vienne de Sam Altman
00:26:38est toujours un peu étrange.
00:26:39Le sujet de la régulation
00:26:40est important
00:26:41et c'est un sujet
00:26:42qui reste sur le devant
00:26:44de la scène de l'IA,
00:26:46sommet ou pas sommet,
00:26:47c'est quand même un sujet
00:26:48qui intéresse beaucoup de monde.
00:26:51Alors effectivement,
00:26:52quand ça vient de Sam Altman,
00:26:54c'est drôle quoi.
00:26:55Voilà.
00:26:56Et je peux toujours imaginer
00:26:59qu'il ait de bonnes raisons
00:27:00ou que son intérêt,
00:27:02c'est qu'effectivement,
00:27:03maintenant que lui est un peu d'avance
00:27:04et qu'il est en train
00:27:05de se faire attraper,
00:27:06on empêche les autres
00:27:07de se développer
00:27:08pour qu'il puisse avoir le temps
00:27:09de reprendre son souffle
00:27:10et de se relancer.
00:27:11C'est un petit peu
00:27:11ce qu'on disait l'autre soir,
00:27:12on avait débattu,
00:27:13on avait fait un débrief
00:27:14la semaine dernière,
00:27:15jeudi soir,
00:27:15on parlait justement de ça,
00:27:17de dire que ça vienne
00:27:19de Sam Altman,
00:27:19toujours un peu étrange.
00:27:20La première fois
00:27:20qu'il avait fait
00:27:21une déclaration de ce type-là,
00:27:22ça devait être en 2023,
00:27:24après un voyage en Europe
00:27:25dans lequel on lui avait expliqué
00:27:26que non, non,
00:27:27l'Europe voulait réguler.
00:27:28Et donc l'Europe,
00:27:29n'ayant pas réussi
00:27:30à convaincre l'Europe
00:27:31de ne pas réguler,
00:27:32il avait ensuite argumenté
00:27:33qu'il fallait que ce soit
00:27:34les Etats-Unis qui régulent.
00:27:36Donc bon.
00:27:38Vincent ?
00:27:39Moi, ce que je trouve intéressant,
00:27:40c'est que l'Europe là-dessus
00:27:42est quand même très précurseur.
00:27:43On est les premiers
00:27:44à avoir imposé
00:27:45ou en tout cas réfléchi
00:27:46à ce que pourrait être
00:27:47une régulation de l'IA
00:27:50en Europe,
00:27:51surtout le marché européen.
00:27:52Donc du coup,
00:27:52ça impacte nécessairement
00:27:53tous les acteurs
00:27:54qui voudraient déployer
00:27:55des solutions chez nous.
00:27:56Et donc du coup,
00:27:57on voit bien que l'importance
00:28:00de la régulation
00:28:02puisque le sujet revient.
00:28:03Donc on n'a pas un coup d'avance,
00:28:06mais presque en fait.
00:28:08Et en fait,
00:28:09après, il y a quand même
00:28:10un point qui est important
00:28:11par rapport à ça.
00:28:11Alors ça part un peu
00:28:12de la régulation.
00:28:14Le sommet a quand même
00:28:15beaucoup insisté aussi
00:28:15sur la partie fracturière.
00:28:18Alors ça joue
00:28:19au niveau de la régulation,
00:28:21mais il y a quand même
00:28:22en réalité quelque chose
00:28:24qui est en train de se passer
00:28:24un peu géopolitique
00:28:25contre les Etats-Unis,
00:28:27la Chine et le reste
00:28:29sur cette fracture
00:28:30qui est en train
00:28:30de se créer.
00:28:32Et ça, ça part aussi
00:28:32dans le sens
00:28:33de la...
00:28:34La fracture entre les blocs
00:28:35entre les blocs
00:28:37Amérique,
00:28:38Indien,
00:28:39et là du coup...
00:28:40Comme le disait Isabelle,
00:28:41ou au niveau
00:28:42des infrastructures
00:28:44de calcul.
00:28:45On sent qu'il y a aussi
00:28:45une énorme fracture
00:28:46qui est en train
00:28:46de s'opérer.
00:28:47Ou au niveau des talents,
00:28:48en fait.
00:28:49Et c'est aussi important
00:28:51et je crois que c'est Arthur
00:28:52qui a dit quelque chose...
00:28:54On va l'écouter,
00:28:54tiens, on va écouter
00:28:56Arthur Mench,
00:28:57ce qu'il dit à un moment.
00:28:59Voilà, on l'écoute
00:29:00et on revient juste après.
00:29:09Je dirais que nous sommes
00:29:11aujourd'hui dans un risque
00:29:11de faire face
00:29:12à une trop grande concentration
00:29:13de pouvoir
00:29:14de l'intelligence artificielle
00:29:15dans le monde.
00:29:16Nous ne voulons pas
00:29:16être dans un monde
00:29:17où trois ou quatre
00:29:18énormes entreprises
00:29:19possèdent réellement
00:29:20le déploiement
00:29:20et la création de l'IA
00:29:21et l'accès à l'information.
00:29:23Car en réalité,
00:29:24l'intelligence artificielle
00:29:25est la manière
00:29:26dont nous accédons
00:29:26à l'information aujourd'hui.
00:29:27Nous voulons
00:29:28et nous devons
00:29:29nous assurer
00:29:29que chaque pays,
00:29:30chaque communauté économique
00:29:31a une stratégie
00:29:32pour posséder
00:29:33une partie de cela.
00:29:34Il est important
00:29:35que personne n'obtienne
00:29:36un pouvoir excessif.
00:29:51Voilà, c'est typiquement
00:29:52ce que dit Arthur Mench.
00:29:54C'est exactement ça en fait
00:29:55et c'est pour ça
00:29:56qu'on a besoin
00:29:57de ce genre de sommet aussi.
00:29:58C'est pour remontrer aussi
00:30:00qu'il n'y a pas que
00:30:01les big tech
00:30:02qui sont présents
00:30:04quand il s'agit
00:30:04de parler d'IA,
00:30:05qu'il y a des pays,
00:30:07qu'il y a de la recherche,
00:30:08qu'il y a tout un tas
00:30:09d'acteurs qui sont
00:30:09super importants
00:30:10et qu'on a une régulation
00:30:12qui doit aussi
00:30:13nous empêcher
00:30:14d'arriver à ces monopoles
00:30:16avec des conséquences
00:30:17qui pourraient être
00:30:18totalement en effet
00:30:18ce pour la population.
00:30:19Juste un petit mot là,
00:30:20c'est juste une petite parenthèse
00:30:21parce qu'on a des photos
00:30:22qui nous sont revenues
00:30:23de l'intervention
00:30:24d'Arthur Mench
00:30:24dans une salle,
00:30:26alors elle était immense
00:30:27mais qui apparaissait vide,
00:30:29mais est-ce que la notoriété
00:30:30d'un mistral
00:30:31est importante en Inde ?
00:30:35Je pense,
00:30:36je ne vais pas dire
00:30:37au contraire,
00:30:38on a la chance
00:30:38d'avoir mistral.
00:30:39Nous on pousse,
00:30:40du coup,
00:30:41François.
00:30:42Mistral a une stratégie
00:30:42tout à fait différente
00:30:43des openers,
00:30:44mistral a une très belle stratégie
00:30:46qui donne ses fruits
00:30:47puisqu'ils ont déjà
00:30:48quasiment 500 millions
00:30:49d'euros de chiffre d'affaires,
00:30:50une stratégie entreprise.
00:30:51Ils sont peut-être
00:30:52moins connus
00:30:53du grand public
00:30:53mais sur le monde
00:30:55de l'entreprise
00:30:56ils commencent à être
00:30:56très pertinents
00:30:57et très connus,
00:30:57donc je pense que
00:30:58c'est intéressant effectivement.
00:31:00Peut-être sur le sujet
00:31:01de la régulation,
00:31:02ce n'est pas un hasard
00:31:03et ce n'est pas anecdotique
00:31:05que les deux premiers sommets
00:31:06de l'IA mondiaux
00:31:07étaient organisés
00:31:07par la France et l'Inde.
00:31:09Ce n'est pas les Etats-Unis.
00:31:10Après,
00:31:10il y avait vu l'Angleterre
00:31:12et l'Angleterre en 2023
00:31:13mais qui n'était plus
00:31:14sur la cyber,
00:31:16ce genre de choses.
00:31:16La régulation,
00:31:16la partie safety justement.
00:31:18Oui, safety,
00:31:18c'était l'IA safety.
00:31:19Mais vraiment,
00:31:19l'IA de façon plus large,
00:31:21je trouve que c'est là
00:31:22et je trouve qu'il y a
00:31:23un vrai momentum
00:31:24et quand on parle de la France,
00:31:25on parle de l'Europe
00:31:26et le président Macron
00:31:27l'a bien parlé.
00:31:28Et quand il parlait de la France,
00:31:29il parlait aussi de l'Europe.
00:31:30Et je pense qu'on a
00:31:30une vraie carte à jouer là.
00:31:32Comme Isabelle l'a dit,
00:31:33cette autre voie,
00:31:35ce n'est pas forcément
00:31:36une troisième voie.
00:31:36D'ailleurs,
00:31:37dans une table ronde
00:31:38au Roche
00:31:38à laquelle j'ai participé,
00:31:39un des attendants a dit
00:31:40mais non,
00:31:40je crois que c'est Henri Verdier
00:31:42qui était à la table ronde
00:31:43avec lui,
00:31:44qui était l'ancien ambassadeur
00:31:45effectivement du numérique
00:31:46pour la France.
00:31:47Lui qui est patron de la DINUM
00:31:47à une époque.
00:31:48Voilà,
00:31:48et qui est maintenant
00:31:49le directeur général
00:31:49de la fondation d'INRIA,
00:31:51un très bel institut de recherche
00:31:52de référence mondiale
00:31:53sur le numérique.
00:31:54Il a dit non,
00:31:55non,
00:31:55c'est la première voie.
00:31:56Donc lui,
00:31:56il pousse bien évidemment.
00:31:57Mais je pense qu'on peut être fier
00:31:59de ce qui est en train de se passer.
00:32:00Et je pense qu'il y a
00:32:01un vrai momentum
00:32:02sur lequel il faut s'appuyer,
00:32:03y compris nous-mêmes,
00:32:04autour de la table
00:32:05des instituts d'enseignement
00:32:07supérieur de recherche.
00:32:08Et je crois qu'il faut y aller,
00:32:09il faut aller assez vite
00:32:10parce que tout ça va très très vite.
00:32:11Oui.
00:32:12La Belle ?
00:32:13Justement,
00:32:13sur ce sujet de régulation,
00:32:16le fait qu'il faille
00:32:16y aller assez vite,
00:32:17le fait,
00:32:17ce que disait aussi Arthur Mench,
00:32:20on se disait,
00:32:22je ne suis pas sûre
00:32:23que les deux soient
00:32:25complètement liés.
00:32:26Les deux sont importants,
00:32:28mais ce sont quand même
00:32:29deux sujets différents.
00:32:30On pourrait très bien imaginer
00:32:31une concentration d'acteurs
00:32:32qui respectent la régulation
00:32:33ou pas.
00:32:35La concentration,
00:32:35ça a toujours été un problème.
00:32:36Ça a été un problème
00:32:37pour l'énergie,
00:32:38pour les industries minières,
00:32:39pour n'importe quel sujet.
00:32:41Là où ça devient grave,
00:32:42c'est effectivement,
00:32:43ou ça devient grave,
00:32:43ou ça devient plus grave,
00:32:45c'est comme le dit effectivement
00:32:46Arthur Mench
00:32:46dans son intervention,
00:32:48c'est que là,
00:32:49on a encore fait
00:32:49un pas de plus
00:32:51puisqu'on est vrai,
00:32:52sur quelque chose
00:32:53qui touche
00:32:54la relation à la formation,
00:32:56et même,
00:32:56moi j'irais plus loin que ça,
00:32:57à la relation interpersonnelle.
00:33:00La manière dont les enfants
00:33:02vont réagir à une consigne
00:33:04que leurs parents
00:33:04leur ont donné,
00:33:05si elle n'est pas la même
00:33:05que celle que Tchad GPT
00:33:07ou leur botte préférée
00:33:09leur a dit.
00:33:10On est vraiment
00:33:10de plus en plus
00:33:13au cœur
00:33:13de ce qui fait
00:33:14la vie de tous les jours,
00:33:15de tous les citoyens,
00:33:16et donc ça devient
00:33:17extrêmement grave
00:33:18que ça,
00:33:18ça soit concentré
00:33:19dans quelques mains
00:33:21qui en plus
00:33:23dont la stratégie
00:33:24n'est pas tout à fait
00:33:25claire pour tout le monde.
00:33:26Vous avez beaucoup parlé,
00:33:28enfin vous avez un peu parlé
00:33:29d'Emmanuel Macron,
00:33:31on va écouter ce qu'il a dit aussi,
00:33:32c'est assez intéressant,
00:33:33sur justement
00:33:33faire de l'Europe
00:33:34un espace sûr,
00:33:36voilà,
00:33:36pour attirer aussi
00:33:37sur les regards
00:33:39des Indiens
00:33:39sur l'Europe.
00:33:40On écoute Emmanuel Macron.
00:33:42L'Europe ne se concentre pas
00:33:44aveuglément
00:33:45sur la réglementation.
00:33:46L'Europe est un espace
00:33:47d'innovation
00:33:48et d'investissement,
00:33:49mais c'est aussi
00:33:49un espace sûr.
00:33:50Nous sommes déterminés
00:33:52à continuer
00:33:52de définir les règles du jeu
00:33:54et à le faire
00:33:55avec nos alliés
00:33:56tels que l'Inde.
00:33:58Voilà,
00:33:58qui ne régule pas
00:33:59aveuglément,
00:33:59c'est ce qu'il dit.
00:34:01Oui,
00:34:01c'est exactement ça,
00:34:03c'est ce qu'on disait
00:34:04tout à l'heure,
00:34:04c'est que l'Europe
00:34:05mène la danse
00:34:06sur le sujet
00:34:06de la régulation,
00:34:07on nous l'a beaucoup reproché,
00:34:09on oppose beaucoup
00:34:09innovation et régulation,
00:34:11pas forcément
00:34:12à juste titre.
00:34:12Et là,
00:34:13on sent que la France
00:34:13est en train d'essayer
00:34:14d'embarquer d'autres pays
00:34:16et à juste titre,
00:34:16encore une fois.
00:34:17Là,
00:34:17il y a une fenêtre de tir
00:34:18avec évidemment
00:34:19le contexte géopolitique,
00:34:20une administration Trump
00:34:21qu'on se sent capable de tout.
00:34:24C'est ça,
00:34:24en fait,
00:34:25on voit bien
00:34:25qu'il y a quand même
00:34:26un contexte géopolitique
00:34:27qui est quand même
00:34:27assez compliqué.
00:34:28On sent qu'il y a
00:34:29un peu une perte de contrôle
00:34:30de ce que pourraient être
00:34:31les modèles d'IA,
00:34:32donc c'est évidemment
00:34:33le moment d'accélérer
00:34:34sur la régulation
00:34:36tout en préservant
00:34:37quand même
00:34:37les capacités
00:34:37d'innovation derrière
00:34:38parce que c'est aussi
00:34:39très important
00:34:40de ne pas brider
00:34:41l'innovation
00:34:43en bout de chaîne.
00:34:44François ?
00:34:44Oui,
00:34:44je crois que la régulation,
00:34:45je crois que l'Inde l'a dit,
00:34:47doit être mesurée
00:34:48et je dirais pragmatique.
00:34:50Je prendrais l'exemple
00:34:50que ce qu'on fait
00:34:51dans un groupe
00:34:52comme Omnès Éducation
00:34:53qui est un peu
00:34:54comme une grosse université
00:34:55privée,
00:34:55mais c'est 40 000 étudiants
00:34:57de différentes disciplines.
00:34:58Nous avons lancé,
00:34:59nous avons édité
00:34:59et diffusé
00:35:01il y a quelques jours
00:35:02nos chartes IA.
00:35:03Chartes IA
00:35:04pour les étudiants,
00:35:04Chartes IA
00:35:05pour les enseignants,
00:35:07très courts,
00:35:08très simples
00:35:08qu'on a fait
00:35:09et en dessous,
00:35:10il y a marqué
00:35:10ces chartes
00:35:11sont amenées à évoluer.
00:35:12Donc,
00:35:13on va être très pragmatiques
00:35:14et les faire évoluer
00:35:15dans le temps
00:35:15et on veut par exemple
00:35:16laisser l'innovation
00:35:17aux étudiants.
00:35:18Les étudiants nous apprennent
00:35:19énormément de choses
00:35:20sur l'usage de l'IA.
00:35:21Ils ne nous ont pas attendus
00:35:22pour utiliser l'IA.
00:35:23Les enseignants aussi
00:35:24et les chercheurs.
00:35:25Donc,
00:35:25c'est un petit peu
00:35:26la même chose,
00:35:27je pense,
00:35:27au niveau mondial
00:35:28sur la régulation.
00:35:29Effectivement,
00:35:29la France et l'Europe,
00:35:30ils ont fait les actes,
00:35:32etc.
00:35:32Donc,
00:35:33certains d'aucuns ont dit
00:35:34oui,
00:35:34mais c'est trop,
00:35:35on brille de l'innovation.
00:35:36Moi,
00:35:36je ne crois pas,
00:35:36je partage l'avis de Vincent.
00:35:38Si on prend l'exemple
00:35:39de la RGPD,
00:35:40la France a énormément
00:35:41contribué à la RGPD.
00:35:42On l'a décrié à l'époque.
00:35:44En fait,
00:35:44maintenant,
00:35:45c'est repris par énormément
00:35:46de pays dans le monde.
00:35:47Donc,
00:35:47je pense qu'il faut tenir
00:35:49la position,
00:35:50rester pragmatique
00:35:51et rester conscient
00:35:52qu'avec l'IA,
00:35:53ça va beaucoup plus vite.
00:35:54Pourquoi ?
00:35:55Parce qu'on est sur
00:35:55la courbe exponentielle
00:35:57de la loi de Moore.
00:35:58On n'est plus sur cette partie-là
00:35:59de la courbe.
00:36:00On est là.
00:36:01À une loi exponentielle,
00:36:01c'est comme ça.
00:36:02On est là.
00:36:03Ça va beaucoup plus vite.
00:36:04On est en train
00:36:05de monter rapidement.
00:36:06Est-ce que c'est un endroit
00:36:08où on a beaucoup parlé
00:36:09argent ?
00:36:09On sait que l'année dernière,
00:36:10il y avait eu beaucoup
00:36:11d'annonces,
00:36:12de signatures,
00:36:13de milliards
00:36:14pour créer des data centers.
00:36:15En France notamment,
00:36:16parce qu'on était à Paris.
00:36:17Mais Vincent,
00:36:18est-ce que
00:36:18on a entendu beaucoup de...
00:36:21Dans les allées,
00:36:22on en parlait ?
00:36:23Oui,
00:36:24ça en parle.
00:36:25Il y a eu énormément
00:36:26d'investissements
00:36:27qui ont été annoncés,
00:36:28que ce soit de la part
00:36:28de Google,
00:36:29Amazon,
00:36:30Microsoft,
00:36:30en Inde.
00:36:31En France,
00:36:32le chiffre,
00:36:32c'était cent et quelques milliards.
00:36:33Oui,
00:36:33c'est cent et quelques milliards.
00:36:34Je crois que ça l'a largement dépassé.
00:36:37Donc,
00:36:38ils ont...
00:36:38Mais c'est aussi le jeu
00:36:39de faire un sommet
00:36:41dans un pays...
00:36:42Oui,
00:36:42c'est ça.
00:36:42C'est comme les grandes rencontres
00:36:43internationales.
00:36:44C'est pour ce qu'il y a des contrats.
00:36:44Il y a des activités de capitaux aussi.
00:36:46Et ça,
00:36:47Emmanuel Macron l'a très bien représenté.
00:36:48Il l'a très bien redit.
00:36:49Il y a un sujet
00:36:50qui est absolument fondamental
00:36:51quand il s'agit d'IA.
00:36:52C'est le capital.
00:36:54Pas que.
00:36:55La recherche en est un autre
00:36:56absolument important.
00:36:57L'éducation,
00:36:57la formation aussi.
00:36:58Mais le capital,
00:36:59c'est aussi important.
00:37:00Et c'est un moment aussi
00:37:00de récupérer des capitaux.
00:37:03Isabelle,
00:37:03quand on signe justement
00:37:04avec d'autres instituts,
00:37:05le but aussi,
00:37:06c'est d'attirer peut-être
00:37:07davantage de fonds,
00:37:08de recherches
00:37:09pour attirer encore
00:37:09les meilleurs chercheurs
00:37:10et davantage de chercheurs ?
00:37:11Là,
00:37:12dans notre cas précis,
00:37:13il ne s'agissait pas de fonds,
00:37:14mais bien d'attirer
00:37:15des chercheurs
00:37:16et des étudiants.
00:37:17D'accord.
00:37:17Ici ?
00:37:18Oui,
00:37:19tout à fait.
00:37:19Après,
00:37:20ça peut donner deux sens.
00:37:22On a développé,
00:37:23au sein de PSL,
00:37:24en particulier de la Paris School of AI,
00:37:26des formations
00:37:26à vocation internationale
00:37:29qui,
00:37:29comme on le sait
00:37:30le président Macron,
00:37:32sont entièrement enseignés
00:37:33en anglais,
00:37:34de manière à pouvoir capter ça.
00:37:35Et ils nous voient justement
00:37:36comme une destination.
00:37:37Il y a quelques étudiants indiens,
00:37:39évidemment,
00:37:39on en voit dans les diversités,
00:37:40mais souvent,
00:37:41ils vont regarder l'Angleterre,
00:37:44traditionnellement,
00:37:44l'un des Angleterres,
00:37:45et puis les Etats-Unis.
00:37:46Il y a encore un souvenir
00:37:49de formation française,
00:37:51d'une difficulté
00:37:52de vivre en France
00:37:52quand on ne parle pas français.
00:37:54Donc ça,
00:37:54il faut qu'on gomme
00:37:55cette histoire.
00:37:57Toute la politique
00:37:58qui a eu lieu
00:37:58sur les universités françaises
00:37:59depuis 15 ans
00:38:00font qu'elles sont maintenant
00:38:01visibles dans les classements
00:38:02internationaux.
00:38:03On peut dire
00:38:04ce qu'on veut des classements
00:38:05en termes de recherche,
00:38:06les étudiants internationaux
00:38:08regardent.
00:38:08Oui, ils savent.
00:38:10Parce que c'est le moyen.
00:38:12Quand vous êtes un étudiant indien,
00:38:14comparez une étude,
00:38:15une université allemande,
00:38:18française,
00:38:19et puis des Etats-Unis,
00:38:20vous n'avez pas de moyens
00:38:20de le faire
00:38:21par d'autres biais.
00:38:25Donc ça,
00:38:25c'est très important.
00:38:26C'est très important pour nous
00:38:27d'augmenter le nombre
00:38:28d'étudiants internationaux
00:38:29qui viennent en France.
00:38:31Et c'est très important pour nous
00:38:32de retenir ces étudiants.
00:38:34Le taux de rétention
00:38:35des étudiants en France
00:38:37est très mauvais.
00:38:39C'est-à-dire que
00:38:39dans les étudiants internationaux
00:38:41qui vont faire
00:38:41leurs études aux Etats-Unis,
00:38:44je suis très mauvaise
00:38:45en chiffres,
00:38:45mais ça doit être
00:38:45de l'ordre de 75%
00:38:47qui s'établissent
00:38:48aux Etats-Unis.
00:38:49Et nous,
00:38:49pourquoi on a du mal
00:38:50à les retenir ?
00:38:51Parce que la vie est chère ?
00:38:53Parce que...
00:38:53Je ne suis pas sûre
00:38:54que la vie soit plus chère
00:38:55que les Etats-Unis.
00:38:56C'est généralement moins élevés.
00:38:58Et puis...
00:38:58Mais c'est les perspectives
00:38:59qu'on leur donne derrière.
00:39:00Il y a tout ce qu'on donne derrière.
00:39:01Il y a ce fait
00:39:01d'être bienvenus,
00:39:03d'avoir tout.
00:39:03On a créé l'écosystème,
00:39:05on a démarré,
00:39:06maintenant il faut y aller,
00:39:07il faut réussir
00:39:08à retenir ces étudiants.
00:39:09On est dans une phase
00:39:10où en France,
00:39:11on a quand même
00:39:12une démographie en baisse,
00:39:14on a une certaine désaffection
00:39:16des jeunes pour les sciences.
00:39:18On forme de très bons jeunes
00:39:20étrangers dans nos universités,
00:39:21dans nos écoles,
00:39:22il faut leur donner l'envie
00:39:23de rester chez nous.
00:39:24Et ça fait partie
00:39:25de ce qu'il faut mettre en place,
00:39:26pas seulement pour la recherche,
00:39:28mais pour ensuite
00:39:29travailler dans les startups,
00:39:30les grands groupes français, etc.
00:39:32C'est un des points importants,
00:39:34Vincent, j'imagine,
00:39:35aussi pour l'Aï Paris.
00:39:36Oui, c'est ça.
00:39:38Sur le sujet de la rétention,
00:39:40il y a deux façons
00:39:41de voir les choses.
00:39:42Il y a des étudiants français
00:39:42qu'on doit retenir.
00:39:44Après, moi,
00:39:46je pense que le fait
00:39:47qu'ils partent,
00:39:47ce n'est pas grave.
00:39:48L'important,
00:39:48c'est de les faire revenir.
00:39:49Encore une fois,
00:39:49l'exemple de Mistral
00:39:50est, je pense, très bien.
00:39:51C'est-à-dire que c'est
00:39:52des ingénieurs,
00:39:53des gens qui sont formés
00:39:54en France, dans nos écoles,
00:39:55qui partent,
00:39:56qui vont se faire une expérience,
00:39:58notamment aux Etats-Unis,
00:39:58qui vont apprendre
00:39:59un pragmatisme quand même
00:40:00qui est assez important
00:40:01et qui vont revenir chez nous
00:40:03pour entreprendre
00:40:03et créer des licornes.
00:40:04Je pense que le schéma,
00:40:05il est parfait
00:40:05et ça, il faut l'encourager.
00:40:08Par contre,
00:40:08ce qu'il faut qu'on arrive à faire,
00:40:09c'est de la rétention
00:40:10de talents étrangers.
00:40:11C'est-à-dire qu'ils donnent,
00:40:12on l'a dit tout à l'heure,
00:40:13qu'ils donnent un patron de Microsoft,
00:40:14qu'ils donnent un patron de Google,
00:40:15qu'ils donnent d'autres patrons.
00:40:16Et là, c'est vrai
00:40:18qu'on a du travail
00:40:19pour faire venir
00:40:20plus d'étudiants étrangers.
00:40:22Isabelle l'a dit,
00:40:23mais la base,
00:40:24c'est d'enseigner en anglais.
00:40:25Et ça, c'est quelque chose
00:40:26qui n'est pas récent,
00:40:28mais voilà.
00:40:30Maintenant, on s'y mène.
00:40:31Nous, typiquement,
00:40:31nos masters sont enseignés
00:40:33en anglais
00:40:34depuis quelques années maintenant.
00:40:35Mais on a encore cette image
00:40:36où l'étudiant se dit
00:40:38je vais devoir apprendre le français
00:40:39pour aller là-bas.
00:40:40Et après,
00:40:41il y a tout l'accueil aussi.
00:40:42C'est-à-dire qu'on faut
00:40:42qu'on soit capable
00:40:43d'accueillir tous ces étudiants,
00:40:44de les loger,
00:40:45de faire en sorte qu'il puisse...
00:40:47Un métro qui arrive
00:40:47peu à peu à Orsay.
00:40:49Oui, c'est ça.
00:40:50Là, c'est pour bientôt.
00:40:52Par exemple.
00:40:52C'est vrai qu'on voit
00:40:54ce site qui est bien.
00:40:55Quand on passe en voiture
00:40:56à côté,
00:40:57on voit le métro.
00:40:58C'est quand l'ouverture ?
00:40:59C'est la fin de l'année ?
00:41:00Oui, 18.
00:41:01Ça fait quelques années
00:41:02qu'on a été...
00:41:04François,
00:41:05sur ces enjeux des talents.
00:41:06Ce qui m'a frappé aussi,
00:41:06c'est que le président
00:41:07de la République française
00:41:08est intervenu au Rush.
00:41:10Il n'a pas fait un discours,
00:41:11il est intervenu
00:41:12à une table ronde.
00:41:12C'était vraiment intéressant.
00:41:13Qui était animé
00:41:14par Clara Chappaz.
00:41:16Il a vendu
00:41:18la destination France.
00:41:19Il a dit deux choses.
00:41:21Il a dit,
00:41:22un, nous sommes,
00:41:23nous représentons,
00:41:24nous avons des institutions
00:41:25d'enseignement et de recherche
00:41:28multidisciplinaires
00:41:28de classe mondiale.
00:41:29Et il a appuyé
00:41:30sur le mot multidisciplinaire.
00:41:31Parce que la multidisciplinarité,
00:41:33et puis on a bien l'exemple ici
00:41:34avec les deux clusters,
00:41:36elle est clé pour l'IA.
00:41:37Parce que l'IA,
00:41:38ce n'est pas un sujet technologique.
00:41:39C'est un sujet multidisciplinaire.
00:41:40Oui, derrière,
00:41:40c'est la santé, l'industrie.
00:41:41Et puis il a dit,
00:41:42maintenant,
00:41:43comme Vincent l'a dit,
00:41:45maintenant,
00:41:45beaucoup d'écoles,
00:41:46d'universités
00:41:47ont des formations
00:41:47100% d'anglais.
00:41:48Ce qui est le cas
00:41:49à l'ECE
00:41:50et à d'autres écoles,
00:41:51bien évidemment.
00:41:51Et il a dit aussi,
00:41:53ça c'est important,
00:41:54qu'on est moins cher
00:41:55que nos concurrents internationaux.
00:41:57On est moins cher
00:41:58qu'aller faire un master
00:41:59en Angleterre,
00:42:00aux Etats-Unis
00:42:01ou même en Inde.
00:42:01On est moins cher
00:42:02parce qu'on est plus efficace,
00:42:04parce qu'une partie,
00:42:05c'est le public,
00:42:06etc.
00:42:07Et on est moins cher,
00:42:07mais on est aussi bien,
00:42:09voire mieux,
00:42:09dans certains domaines.
00:42:10Et donc,
00:42:11il a rappelé l'objectif
00:42:12qu'il a fixé
00:42:12en accord avec le Premier ministre Modi,
00:42:16tripler,
00:42:17tripler,
00:42:17d'ici 2030,
00:42:18le nombre d'étudiants indiens
00:42:19accueillis par des universités
00:42:21et des grandes écoles françaises.
00:42:22Passer de 10 000 aujourd'hui
00:42:24à 30 000,
00:42:25l'Allemagne aujourd'hui
00:42:26en accueille 70 000.
00:42:28Par contre,
00:42:28comme le dit Vincent,
00:42:29c'est...
00:42:30Je voudrais modérer un peu
00:42:31parce que je ne suis pas
00:42:32tout à fait d'accord avec vous.
00:42:35On est moins cher
00:42:36sur le coût de la formation
00:42:37parce qu'effectivement,
00:42:38il y en a une partie
00:42:38qui est prise en charge
00:42:39par l'État, etc.
00:42:40Par contre,
00:42:42en particulier si on prend Paris,
00:42:43la vie à Paris n'est pas facile
00:42:45et chère.
00:42:46Et en fait,
00:42:47il y a quand même quelque chose
00:42:48qui se fait très bien
00:42:48dans la plupart
00:42:49des universités américaines,
00:42:50c'est une sorte de package
00:42:51tout compris.
00:42:52C'est-à-dire que le prix
00:42:53qui est annoncé
00:42:53est très élevé,
00:42:55mais en fait,
00:42:55ce sont de grands campus
00:42:57dans lesquels
00:42:58il y a des logements étudiants,
00:43:00des moyens pour la...
00:43:05Enfin, c'est pas une cantine,
00:43:06mais il y a le...
00:43:06Oui, pour le...
00:43:07Oui, pour tous les besoins
00:43:09du quotidien, oui.
00:43:09C'est beaucoup plus rassurant
00:43:11pour des parents
00:43:12qui doivent,
00:43:12en particulier des jeunes étudiants,
00:43:14envoyer un étudiant
00:43:15à l'autre bout du monde.
00:43:17De savoir qu'il va être pris
00:43:19dans une espèce de cocon.
00:43:20Y compris avec des liens
00:43:21avec les entreprises
00:43:21qui sont très présentes
00:43:22et qui, du coup,
00:43:23peuvent les faire travailler
00:43:24pour gagner un peu...
00:43:25Et puis, il y a beaucoup de petits...
00:43:26Il y a beaucoup sur les campus américains
00:43:28de petits jobs étudiants, etc.
00:43:29Donc, ça aussi,
00:43:30on développe.
00:43:30On en a développé beaucoup.
00:43:31J'imagine que vous en avez aussi.
00:43:32Mais tout ça,
00:43:33on commence à se mettre
00:43:34aux standards internationaux.
00:43:35Et donc,
00:43:36si vous imaginez aujourd'hui
00:43:37avoir un enfant de 18 ans
00:43:38envoyé, je ne sais pas,
00:43:39en Inde,
00:43:40c'est beaucoup plus facile
00:43:41si vous avez
00:43:42une situation peut-être
00:43:42plus importante à payer
00:43:43Il est logé,
00:43:44il est pratiquement nourri,
00:43:45il peut trouver un petit job.
00:43:46Depuis la France,
00:43:47trouver un appartement,
00:43:49ce n'est pas du tout
00:43:50la même chose.
00:43:51Oui, c'est ce que...
00:43:51Je reviens sur ce que disait Vincent,
00:43:52sur la partie accueil.
00:43:54Ce n'est pas juste
00:43:55avoir trouvé...
00:43:56construire des chambres,
00:43:57mais il faut avoir
00:43:58tout ce contexte.
00:44:00C'est unique.
00:44:00C'est l'objectif
00:44:01de créer des campus aussi
00:44:02tels qu'IP Paris le fait,
00:44:04tout centraliser
00:44:05et de mettre les écoles
00:44:06un peu au centre
00:44:07d'une future ville
00:44:08au niveau du plateau.
00:44:10Il y a quand même un sujet
00:44:10sur les formations gratuites ou pas.
00:44:12Enfin, gratuites,
00:44:12pas chères.
00:44:14C'est qu'il y a
00:44:14un double effet à ça.
00:44:16C'est qu'effectivement,
00:44:17le fait qu'on ait
00:44:18des formations
00:44:19qui soient peu chères
00:44:20est aussi parfois
00:44:22interprété comme un signal
00:44:22un peu négatif à l'étranger.
00:44:24En se disant
00:44:24ah non, mais ça c'est pas cher
00:44:25donc du coup c'est pas terrible.
00:44:26Et donc du coup,
00:44:27on a aussi nous
00:44:28un narratif à créer
00:44:29et revendre un peu l'histoire
00:44:31en leur montrant.
00:44:31Et là, les classements
00:44:32nous aident beaucoup.
00:44:33Et c'est exactement la blague
00:44:34qu'a fait le président Macron
00:44:35en disant
00:44:36c'est pas parce qu'on n'est pas cher
00:44:37qu'on est moins bien.
00:44:38Et ce qui est intéressant,
00:44:39c'est qu'il y a effectivement
00:44:41des grands campus
00:44:42comme il y a sur le plateau
00:44:43de Saclay
00:44:44qui est vraiment
00:44:45de classe mondiale.
00:44:46On voit bien ce qui se passe
00:44:47aussi dans tous les endroits.
00:44:48Il y a aussi des écoles
00:44:49comme celle du groupe
00:44:50Omnès Éducation
00:44:51qui sont en centre-ville.
00:44:53Donc nous,
00:44:53on a aujourd'hui
00:44:54beaucoup par exemple
00:44:54beaucoup d'étudiants indiens
00:44:56qui viennent à Paris.
00:44:57On va ouvrir maintenant
00:44:57des formations anglophones
00:44:59à Lyon, à Bordeaux
00:45:00puis à terme à Marseille
00:45:01et à Rennes.
00:45:02Et moi, j'ai vérifié
00:45:03avec des interlocuteurs
00:45:04universitaires indiens
00:45:05que les villes
00:45:06par exemple de Bordeaux
00:45:08et de Lyon
00:45:09sont très attractifs aussi.
00:45:10Donc là,
00:45:11le coût de la vie
00:45:11est moins cher
00:45:12et nous,
00:45:12ce qu'on fait aussi,
00:45:13c'est comme vous,
00:45:14c'est-à-dire
00:45:14on leur prépare des packages,
00:45:16on les accueille,
00:45:16on leur apprend le français,
00:45:18ce qu'on appelle le FLE,
00:45:19français comme langue étrangère,
00:45:21où quand même
00:45:21ils puissent acheter
00:45:22leurs baguettes
00:45:23et prendre leur café
00:45:24sur la terrasse
00:45:24qui fait partie
00:45:25de l'art de vivre français
00:45:26pour que demain aussi
00:45:27ils puissent rester en France
00:45:28pour travailler
00:45:29dans des entreprises françaises.
00:45:30Donc c'est effectivement
00:45:30tout un package
00:45:31et je crois que vraiment
00:45:32la France est bien dotée
00:45:34de ce point de vue-là,
00:45:34d'autant que les Etats-Unis
00:45:35ont fermé leurs portes
00:45:36aux étudiants internationaux,
00:45:37le Canada leur ont boité le pas,
00:45:39l'Australie aussi,
00:45:40le Royaume-Uni aussi.
00:45:41Donc là,
00:45:41il y a une fenêtre de tir
00:45:42dans ce domaine.
00:45:43c'est vraiment pour développer ça
00:45:45et comme Isabelle l'a dit,
00:45:46la démographie française
00:45:47est ce qu'elle est,
00:45:48le nombre de jeunes
00:45:50est en train de baisser en France
00:45:51et donc je pense que le salut
00:45:52pour la viabilité
00:45:54de nos instituts,
00:45:55elle vient aussi
00:45:55par le recrutement
00:45:56d'étudiants internationaux.
00:45:57Ils ont des spécialités,
00:46:00les Indiens,
00:46:02évidemment,
00:46:02il y a tous les niveaux,
00:46:03tous les secteurs,
00:46:04mais est-ce que,
00:46:05voilà,
00:46:06mathématiques,
00:46:07santé,
00:46:08est-ce qu'il y a des domaines
00:46:09de prédilection
00:46:10de la part des étudiants ?
00:46:12Oui, enfin,
00:46:12sur ce 40 millions,
00:46:13ils sont partout en fait.
00:46:13Oui, c'est ça,
00:46:14c'est exactement la réponse.
00:46:15J'ai ma réponse dans ma question.
00:46:17Très nombreux,
00:46:17ils sont très nombreux
00:46:18et ils sont très bons,
00:46:19ça fait partie des meilleurs concours,
00:46:21des concours les plus difficiles.
00:46:22Avec beaucoup de parité ?
00:46:25Alors moi,
00:46:26je peux témoigner,
00:46:26j'ai discuté avec des interlocuteurs,
00:46:28dans les métiers d'ingénierie,
00:46:29c'est la parité en Inde
00:46:30parce que les femmes travaillent
00:46:32et donc ça,
00:46:32c'est très surprenant
00:46:33par rapport à nous
00:46:34qui avons un mâle fou
00:46:35aujourd'hui dans les écoles d'ingénieurs.
00:46:35On se voit au Maroc aussi,
00:46:36la moyenne des écoles d'ingénieurs,
00:46:38c'est à peu près 25%
00:46:39d'étudiants féminines,
00:46:40ce qui est totalement insuffisant.
00:46:41Et bien en Inde,
00:46:42dans les métiers d'ingénieurs...
00:46:43Là, c'est la fourchette haute,
00:46:4525%.
00:46:45Enfin, c'est la moyenne
00:46:45de toutes les écoles d'ingénieurs.
00:46:46Alix, à mon avis...
00:46:48Je donne la moyenne.
00:46:49Nous, à l'SEE,
00:46:50on est à cette moyenne-là,
00:46:50on est contents.
00:46:52Mais je dirais qu'en Inde,
00:46:54c'est la parité
00:46:54parce que les métiers d'ingénieurs,
00:46:56ce sont les métiers porteurs
00:46:57qui permettent aux femmes
00:46:58de travailler
00:46:58et de monter le niveau de vie
00:47:00de ce pays.
00:47:01Et donc, effectivement,
00:47:01c'est tout à fait intéressant
00:47:03d'avoir cet échange.
00:47:04Et je partage ce que Vincent a dit.
00:47:06Ils sont bons partout.
00:47:07Nous, on est déjà
00:47:08plusieurs dizaines
00:47:09d'étudiants indiens.
00:47:10On n'a commencé vraiment
00:47:10que depuis deux ans.
00:47:11Et je demande à mes équipes,
00:47:13ma responsable pédagogique,
00:47:14ils sont très bons.
00:47:15Moi, j'ai recruté
00:47:16un enseignant-chercheur
00:47:17qui a fait sa thèse
00:47:17à Paris-Saclay,
00:47:19qui est indien.
00:47:20Donc ça, c'est intéressant aussi
00:47:22parce qu'en recrutant
00:47:23des enseignants-chercheurs indiens,
00:47:24Mais il y en faudrait,
00:47:25il en faudrait plus.
00:47:26Mais je vais en recruter plein
00:47:27avec tous les échanges
00:47:28que j'ai eus.
00:47:28Je vais en recruter plein d'autres.
00:47:29Et ça, c'est une façon aussi
00:47:30d'attirer les Indiens
00:47:31parce que quand ils vont
00:47:32se retrouver chez nous,
00:47:33moi, j'ai déjà des étudiants
00:47:35brillants indiens
00:47:36qui commencent à faire
00:47:36des travaux de recherche
00:47:37avec cet enseignant-chercheur indien.
00:47:39Imagine, pour un institut
00:47:41Prairie, oui,
00:47:41c'est bon au niveau
00:47:43des recherches.
00:47:44De toute façon,
00:47:45la recherche, c'est mondial.
00:47:46Et donc, ça n'est pas...
00:47:48Il n'y a pas de frontière
00:47:51dans tous les laboratoires
00:47:53de l'université,
00:47:55pas que dans Prairie.
00:47:56Il y a toutes les nationalités.
00:47:57Je voyais l'autre jour,
00:47:58j'étais à l'ENS,
00:47:58là, sur la sémantique,
00:47:59c'était une Roumaine,
00:48:01c'était une Italienne.
00:48:03On parlait tout à l'heure
00:48:04de garder nos étudiants
00:48:05et que Vincent disait
00:48:08que ce n'est pas très grave
00:48:08qu'ils aillent faire un tour
00:48:09à l'étranger s'ils reviennent.
00:48:10Moi, j'ai même envie de dire
00:48:11que ce n'est pas très grave
00:48:11qu'ils même s'en aillent
00:48:13si le solde global est positif.
00:48:15Le problème, c'est que là,
00:48:16on est passé en solde négatif.
00:48:18Normalement,
00:48:18dans le mouvement international,
00:48:21il y a une partie des Français
00:48:21qui partent
00:48:22et qui ne reviendront jamais,
00:48:23mais tant qu'ils sont compensés
00:48:24par des Indiens,
00:48:26des Allemands,
00:48:26des Anglais,
00:48:27peu importe.
00:48:28Il faut absolument
00:48:29avoir ce mix
00:48:30parce que quand on est
00:48:31au plus haut niveau
00:48:32de la recherche,
00:48:33on ne peut pas rester
00:48:35dans sa bulle.
00:48:37Il faut absolument,
00:48:38pour créer
00:48:38de l'émulation,
00:48:41d'innovation, etc.
00:48:41Il y a un mercato
00:48:42aussi chez les chercheurs.
00:48:45Mais c'est très important
00:48:46qu'ils aillent un peu partout
00:48:47pour se former
00:48:48à toutes les écoles de pensée.
00:48:51Dernier sujet
00:48:52que je voulais aborder,
00:48:52c'est le,
00:48:53je le disais tout à l'heure,
00:48:54ça s'appelle
00:48:54l'EI Impact India.
00:48:57Est-ce qu'on a ressenti
00:48:59ce côté fort
00:49:00sur l'impact environnemental,
00:49:03la frugalité, etc.
00:49:04Est-ce que ça,
00:49:05c'était un sujet marquant,
00:49:06François ?
00:49:07Moi, je ne l'ai pas ressenti
00:49:07sous le côté impact négatif,
00:49:09plutôt sous le côté
00:49:10impact positif.
00:49:11C'est-à-dire,
00:49:11quel impact l'IA
00:49:12peut avoir
00:49:13sur le développement
00:49:14de l'Inde,
00:49:15en particulier,
00:49:16et la sortie
00:49:17de la pauvreté
00:49:18de ce pays ?
00:49:18Je discutais
00:49:19avec un de mes collègues
00:49:21qui me disaient
00:49:22qu'il était allé en Inde
00:49:22il y a plusieurs années
00:49:23et qu'il avait vu,
00:49:24lui, progressivement,
00:49:25la sortie de pauvreté
00:49:26de beaucoup de personnes.
00:49:27Donc, on voit bien
00:49:27que l'Inde est en train
00:49:28d'émerger,
00:49:297 ou 8 % de croissance
00:49:31par an, je crois,
00:49:31quelque chose comme ça.
00:49:32Et l'IA va avoir
00:49:33un impact phénoménal
00:49:35en termes d'aide
00:49:38aux populations
00:49:38de sortir de la pauvreté.
00:49:40Comme,
00:49:40maintenant,
00:49:41vous avez les petits pouces-pouces,
00:49:42les petites voiturettes
00:49:43qui vous emmènent,
00:49:44maintenant,
00:49:44vous payez avec votre smartphone,
00:49:45clac, clac,
00:49:46comme ça.
00:49:46Il y a 10 ans,
00:49:47ce n'était pas le cas.
00:49:48Et ça,
00:49:48l'IA va permettre aussi
00:49:49vraiment d'apporter
00:49:51des gains très importants,
00:49:52de gains de richesse
00:49:53pour ce grand pays.
00:49:54Vincent,
00:49:55sur ce côté impact ?
00:49:56Je pense que c'est...
00:49:57Moi, je n'ai pas trop vu
00:49:58un impact environnemental.
00:49:59J'ai plus vu un impact
00:50:00dans les verticales
00:50:01à adresser.
00:50:03Donc, l'IA
00:50:04pour les sciences,
00:50:04en fait,
00:50:05sur la partie ingénierie.
00:50:06Ils ont beaucoup parlé
00:50:07de la protection de l'enfance
00:50:08aussi,
00:50:08ce genre de choses.
00:50:08Oui, tout à fait.
00:50:10Mais c'est vraiment
00:50:10sur l'impact de l'IA,
00:50:12en fait,
00:50:12sur la société
00:50:14et sur le travail
00:50:15plus que sur l'impact environnemental.
00:50:17Et du coup,
00:50:17oui,
00:50:18c'était très verticalisé.
00:50:19Mais parce que l'IA
00:50:20se verticalise énormément,
00:50:21en fait.
00:50:21De toute façon,
00:50:23on va devoir
00:50:24avoir une approche
00:50:25qui est très
00:50:26domaine spécifique
00:50:27de l'IA.
00:50:28Et l'Inde
00:50:29l'avait très,
00:50:29très bien compris.
00:50:30Et c'est aussi pour ça
00:50:31que ça s'appelait
00:50:31l'Impact Summit.
00:50:32Oui.
00:50:33Isabelle,
00:50:33sur ce côté impact environnemental ?
00:50:35Je viens d'ajouter.
00:50:36J'ai trouvé aussi
00:50:36que ce n'était pas
00:50:37impact au sens
00:50:38impact environnemental.
00:50:39Eh bien,
00:50:40impact sur tous les domaines
00:50:41et en particulier
00:50:42la santé était très,
00:50:43très bien représentée.
00:50:45Dernier petit tour,
00:50:46la suite pour vous
00:50:47avec les relations
00:50:48nouées là-bas,
00:50:49c'est quoi Isabelle ?
00:50:50Donc,
00:50:51voilà un rappel
00:50:51de signatures importantes
00:50:53avec ces instituts
00:50:54de recherche
00:50:55de l'Udélie.
00:50:57On a rencontré
00:50:57les partenaires,
00:50:58c'était chouette,
00:50:59maintenant il faut travailler.
00:51:00Donc maintenant,
00:51:01il va falloir concrétiser
00:51:02tout ça
00:51:02pour qu'il y ait vraiment
00:51:04de vraies collaborations
00:51:05one-to-one
00:51:06entre des chercheurs,
00:51:06probablement des échanges,
00:51:08probablement des étudiants
00:51:08co-encadrés
00:51:10pour que maintenant
00:51:11ça se mette en place.
00:51:11Donc là,
00:51:11il y a quelques dossiers
00:51:12sur...
00:51:15qui naissent
00:51:16de ces partenariats.
00:51:18Vincent ?
00:51:18En fait,
00:51:20on peut avoir
00:51:21une approche
00:51:21qui est très top-down,
00:51:23c'est-à-dire qu'on peut avoir
00:51:24des MOU,
00:51:24des partenariats
00:51:25et on en a,
00:51:26il y en a plein
00:51:26qui ont été signés
00:51:27et c'est très très bien
00:51:27parce que du coup,
00:51:28ça crante un peu
00:51:28les relations
00:51:29qu'on peut avoir
00:51:29entre la France et l'Inde.
00:51:31Mais il ne faut pas oublier
00:51:31qu'après,
00:51:32in fine,
00:51:32pour nous notamment,
00:51:33c'est des chercheurs
00:51:34et qu'il faut absolument
00:51:35qu'on arrive à créer
00:51:36l'émulation
00:51:37au niveau des chercheurs
00:51:39pour qu'ils se rencontrent
00:51:39et c'est là où en fait
00:51:40il y a tout à faire.
00:51:42C'est-à-dire qu'il faut
00:51:43qu'on arrive
00:51:44à créer des espèces
00:51:45de conférences
00:51:46entre chercheurs indiens
00:51:47et chercheurs français,
00:51:48les faire venir chez nous,
00:51:48que les nôtres aillent chez eux,
00:51:50qu'ils se rencontrent
00:51:51parce que c'est ce que
00:51:52disait Isabelle tout à l'heure,
00:51:53c'est que la recherche,
00:51:54pour réussir
00:51:54à avoir cette émulation,
00:51:56il faut que les gens
00:51:57travaillent ensemble.
00:51:58La recherche,
00:51:58c'est toujours très collaboratif
00:51:59en fait.
00:52:00Et il faut qu'on arrive
00:52:02absolument maintenant
00:52:02à créer ces espaces
00:52:03de discussion
00:52:05entre nos différents chercheurs
00:52:06pour réussir à accélérer,
00:52:08à cranter ces relations
00:52:09et à derrière,
00:52:10ils puissent en parler
00:52:11à leurs étudiants
00:52:12et que la mayonnaise prenne en fait.
00:52:14On rappelle à 40 millions
00:52:15d'étudiants.
00:52:16C'est ça, c'est énorme.
00:52:17Mais du coup,
00:52:17combien de chercheurs ?
00:52:19François ?
00:52:20Pour l'ECE
00:52:21et les écoles du groupe
00:52:22Omnistification,
00:52:22c'est plus sur les étudiants
00:52:24en fait,
00:52:24comment accélérer
00:52:25les échanges d'étudiants.
00:52:27Et donc moi,
00:52:27à l'ECE,
00:52:28on a déjà trois accords
00:52:29avec des grandes universités indiennes
00:52:30qui sont signées déjà.
00:52:32Là, on va en signer,
00:52:33on en a cinq en groupe
00:52:34et l'idée,
00:52:35c'est d'avoir vraiment
00:52:35des échanges,
00:52:36c'est-à-dire proposer
00:52:37à des étudiants indiens,
00:52:38comme je l'expliquais,
00:52:39à l'issue de leur bachelor
00:52:40de venir faire un master chez nous,
00:52:42mais proposer à nos étudiants,
00:52:43par exemple de l'ECE,
00:52:44d'aller en Inde.
00:52:45Aujourd'hui,
00:52:46moi j'offre 150 destinations
00:52:47pour nos étudiants
00:52:49qui peuvent partir
00:52:49en première année
00:52:50du cycle ingénieur
00:52:51ou ensuite.
00:52:52L'Inde,
00:52:52ils n'y vont pas beaucoup
00:52:53parce qu'ils ne connaissent pas bien l'Inde.
00:52:55Moi, le but de ma visite,
00:52:56c'était aussi d'aller témoigner
00:52:57en tant que directeur de l'école
00:52:58à l'ensemble des étudiants de l'école
00:53:00pour leur dire
00:53:00« Allez en Inde,
00:53:01il se passe des choses incroyables
00:53:03et les voyages forment la jeunesse ».
00:53:04Donc, aller en Inde,
00:53:05c'est un bon pays à découvrir.
00:53:07En plus, culturellement,
00:53:08c'est très riche,
00:53:10il y a des merveilles à voir.
00:53:11Et puis moi,
00:53:12j'adore la nourriture indienne,
00:53:13ça c'était mon petit peu personnel.
00:53:15Merci encore une fois
00:53:17à tous les trois.
00:53:18Isabelle Rille,
00:53:19vice-présidente de l'IA
00:53:21à l'université PSL
00:53:22et directrice de l'IA Cluster Prairie
00:53:24de Paris School of AI.
00:53:26Vincent Rabe,
00:53:26directeur ex-dictive d'AI Paris,
00:53:28c'est un centre d'excellence
00:53:29entre HEC Paris
00:53:30et porté par HEC Paris
00:53:33et l'Institut Polytechnique de Paris.
00:53:35Et François Stéphan,
00:53:35merci,
00:53:36directeur général de l'ECE
00:53:37et chief officer du groupe
00:53:38Omnes Education.
00:53:39Voilà, c'était ce regard
00:53:40qu'on voulait avoir
00:53:42à travers vous
00:53:42de ce qui s'est passé en Inde.
00:53:44Tech & Co,
00:53:45la quotidienne Tech Flash.
00:53:47Voilà, émission spéciale
00:53:49Inde aujourd'hui,
00:53:49mais il ne faut pas manquer
00:53:50l'actualité tech
00:53:51qui était encore très riche
00:53:52et nous allons la découvrir
00:53:53avec Léa Benahim.
00:53:54Bonsoir Léa.
00:53:55Bonsoir Fred
00:53:55et bonsoir à tous.
00:53:57Et à la une,
00:53:57c'est un coup de tonnerre
00:53:58chez Xbox.
00:54:00Phil Spencer,
00:54:00le patron emblématique
00:54:02de la branche jeux vidéo
00:54:04de Microsoft,
00:54:04a annoncé son départ
00:54:06à la retraite
00:54:07après 40 ans
00:54:08de bons et loyaux services.
00:54:10Et il n'est pas le seul
00:54:11à quitter le navire.
00:54:12Son bras droit,
00:54:13Sarah Bond,
00:54:13qui était pressenti
00:54:15pour lui succéder,
00:54:16quitte elle aussi
00:54:16ses fonctions
00:54:17pour les remplacer
00:54:19le groupe
00:54:19mise sur un profil
00:54:21inattendu
00:54:21et pas du tout gaming.
00:54:23Il s'agit d'Acha Sharma
00:54:25qui était jusqu'ici
00:54:26à la tête
00:54:27de la division
00:54:28IA de Microsoft.
00:54:30Et puis cela fait
00:54:31des mois
00:54:32qu'on vous parle
00:54:33du mystérieux appareil
00:54:34boosté à l'IA
00:54:35de Sam Atman
00:54:36et de Johnny Hive.
00:54:37On en sait finalement
00:54:38un peu plus aujourd'hui.
00:54:40Il s'agirait donc
00:54:41d'une enceinte connectée
00:54:43équipée d'une caméra
00:54:44et d'un système
00:54:45de reconnaissance faciale.
00:54:47Un produit
00:54:48qui rappelle
00:54:48le HomePod d'Apple
00:54:50sur lequel Johnny Hive
00:54:51avait travaillé
00:54:52mais avec une dose
00:54:53d'IA en plus.
00:54:54La sortie est prévue
00:54:55pour l'année prochaine
00:54:56pour un prix
00:54:57entre 200 et 300 dollars.
00:54:59Et puis c'est Honor
00:55:00qui prévoit
00:55:01de se lancer
00:55:01dans les robots humanoïdes.
00:55:03Et oui,
00:55:03c'est en tout cas
00:55:03ce que laisse présager
00:55:05une vidéo postée
00:55:06par le fabricant chinois
00:55:07de smartphones
00:55:08sur ses réseaux.
00:55:09On y voit
00:55:10le Magic V6,
00:55:11le nouveau smartphone
00:55:12pliable de la marque
00:55:13ainsi que le très attendu
00:55:14Robophone
00:55:15mais surtout
00:55:16un robot humanoïde.
00:55:18Des annonces
00:55:19qui sont prévues
00:55:19la semaine prochaine
00:55:20à l'occasion du MWC.
00:55:22Et selon plusieurs
00:55:23médias américains,
00:55:24il s'agirait
00:55:25d'un robot domestique
00:55:27à destination
00:55:27donc des particuliers.
00:55:29Dans l'actualité
00:55:30du spatial
00:55:31nouveau revers
00:55:32pour la mission Artemis
00:55:34qui est une fois
00:55:35de plus reportée.
00:55:36La fusée va faire
00:55:37un retour au stand
00:55:38en raison d'un problème
00:55:39technique.
00:55:40Elle ne pourra donc pas
00:55:41être lancée début mars
00:55:43comme prévu
00:55:43mais au plus tôt
00:55:44en avril.
00:55:45Un coup dur
00:55:46pour cette mission capitale
00:55:48qui doit envoyer
00:55:48quatre astronautes
00:55:49pour un survol
00:55:50de la Lune.
00:55:51Une première
00:55:52depuis plus de 50 ans.
00:55:54Et enfin en France,
00:55:55à quelques jours
00:55:56de la 51e cérémonie
00:55:58des Césars,
00:55:594000 artistes
00:56:00dénoncent
00:56:00le pillage
00:56:02des outils d'IA.
00:56:03Un cri d'alerte
00:56:04publié dans les colonnes
00:56:05du Parisien ce dimanche
00:56:07parmi les signataires
00:56:08Gérard Juniot,
00:56:09Franck Dubosc
00:56:10ou encore Léa Drucker.
00:56:11La tribune appelle
00:56:12à la création
00:56:13d'un cadre juridique
00:56:15pour, je cite,
00:56:16que l'IA puisse
00:56:18coexister
00:56:18avec le travail
00:56:19des artistes
00:56:20et le respect
00:56:20des droits d'auteur
00:56:21et des droits voisins.
00:56:23Et pour finir,
00:56:24je vous donne rendez-vous
00:56:25sur la chaîne YouTube
00:56:26de BFM Tech
00:56:27pour un nouvel épisode
00:56:28de De quoi je me maile
00:56:29votre rendez-vous
00:56:30tech du week-end.
00:56:31Et au programme
00:56:32cette semaine,
00:56:33l'incroyable histoire
00:56:35du logiciel français
00:56:36VLC
00:56:37racontée par
00:56:38l'un de ses créateurs,
00:56:39Jean-Baptiste Kampf.
00:56:40On écoute un extrait.
00:56:42Par exemple,
00:56:43sur une année de VLC,
00:56:44on aurait pu faire
00:56:4510-15 millions d'euros
00:56:46et donc,
00:56:47on nous propose,
00:56:47pas une fois
00:56:48ni deux fois,
00:56:49mais au moins
00:56:49trois ou quatre fois,
00:56:51donc une fois par
00:56:52un des gars femmes
00:56:52qui nous propose
00:56:53franchement,
00:56:54des chiffres.
00:56:55Un des gars femmes ?
00:56:55Bien sûr.
00:56:56Google ?
00:56:57Google voulait racheter VLC ?
00:56:59Non, il nous proposait
00:56:59un deal où
00:57:00à chaque fois que tu installais VLC,
00:57:01tu installais Chrome,
00:57:02c'était comme ça.
00:57:03C'est comme ça
00:57:03qu'ils ont installé Chrome.
00:57:05Ok, d'accord.
00:57:05En utilisant ça.
00:57:06Oui, parce qu'ils avaient
00:57:07besoin d'avoir
00:57:07des nouveaux utilisateurs.
00:57:09Et ils payaient cher
00:57:10pour ça, en fait.
00:57:11Un euro l'installe.
00:57:13Un euro l'installe.
00:57:14C'était absolument...
00:57:15Et donc, évidemment,
00:57:15tout le monde a tenu.
00:57:16Et en fait, moi,
00:57:16j'étais contre
00:57:17parce que je prouvais
00:57:18que c'était une violation
00:57:19de l'esprit VLC,
00:57:21que, évidemment,
00:57:21ce qui allait se passer,
00:57:22c'est que comme c'est
00:57:22un logiciel open source,
00:57:23quelqu'un d'autre
00:57:24allait faire un VLC2,
00:57:25VLC+,
00:57:25et allait récupérer
00:57:27une partie de la base
00:57:27en cette année.
00:57:28Ça allait tuer le truc.
00:57:28Et je trouvais que c'était
00:57:29une violation de l'esprit
00:57:31des, je ne sais pas,
00:57:31des 50 gars et filles,
00:57:33d'ailleurs,
00:57:34qui avaient bossé
00:57:35sur le projet avant moi.
00:57:36Et en fait,
00:57:37c'est peut-être mon éducation
00:57:38qui est par mes parents
00:57:40de catholiques de gauche,
00:57:42mais moralement,
00:57:43ça n'allait pas.
00:57:44Et moi, ce qui est important,
00:57:44c'est que le soir,
00:57:45je me couche,
00:57:45je sois fier de moi.
00:57:47Voilà, Jean-Baptiste Kempe
00:57:48à découvrir
00:57:48dans De quoi je me mêle
00:57:49qui raconte l'histoire de VLC.
00:57:51Puis vous,
00:57:51vous pouvez retrouver souvent,
00:57:52ici, Jean-Baptiste Kempe,
00:57:54parmi nos débriefeurs
00:57:55de ce Tech & Co.
00:57:57Allez, tout de suite,
00:57:57on va repartir en Inde.
00:57:58Nous y étions avec
00:57:59des chercheurs,
00:58:00des patrons d'école.
00:58:02Et bien là,
00:58:02nous sommes avec des start-upers
00:58:03qui étaient là-bas
00:58:04et qui nous ont raconté
00:58:05leur carnet de voyage.
00:58:06C'est tout de suite.
00:58:09Tech & Co,
00:58:10la quotidienne,
00:58:11les invités.
00:58:14Voilà,
00:58:14start-up de retour d'Inde
00:58:16avec nous ce soir,
00:58:18Romain Luquen.
00:58:18Bonsoir, Romain.
00:58:19Bonsoir, Frédéric.
00:58:20Bienvenue,
00:58:20confondateur et président d'Aldoria.
00:58:22On est dans le
00:58:22Space Situational Awareness,
00:58:24je veux dire en français.
00:58:25On surveille,
00:58:26c'est une trentaine de télescopes
00:58:28à travers plusieurs continents
00:58:29qui surveillent l'espace
00:58:31pour voir les débris,
00:58:32les déchets
00:58:33et voir comment il faut.
00:58:35Parce qu'il y en a beaucoup,
00:58:36il y en a combien à peu près
00:58:36des déchets ?
00:58:37Un million de débris
00:58:38qui peuvent détruire un satellite.
00:58:40Voilà,
00:58:40donc autant avoir
00:58:41de bons outils pour tout ça.
00:58:43Et on reparlera dans un instant
00:58:44justement de l'espace
00:58:46parce que les Indiens
00:58:46sont aussi très avancés
00:58:47dans le monde spatial.
00:58:49David Delbourgo,
00:58:50bonsoir.
00:58:50Bonsoir, Frédéric.
00:58:51Merci d'être avec nous,
00:58:52PDG de WhiteLive Genomics.
00:58:53Là, on est fondé en 2019,
00:58:55on est dans tout ce qui est
00:58:56thérapie génomique,
00:58:57biotech.
00:58:58Et là aussi,
00:58:59les Indiens sont très friands
00:59:01de ces technologies,
00:59:02ils sont très en avance,
00:59:02on en reparlera.
00:59:03Et Valérian Giez,
00:59:05co-fondateur de Candela.
00:59:06Bonsoir.
00:59:07Bonsoir.
00:59:07Valéria.
00:59:08Et là,
00:59:08on est dans l'une de nos pépites
00:59:10françaises du quantique,
00:59:12évidemment.
00:59:12Et là aussi,
00:59:13je pensais que l'un
00:59:14était moins avancé que ça,
00:59:15mais ils se sont bien avancés
00:59:16aussi dans le...
00:59:17Oui, ils ont une stratégie...
00:59:19En tout cas,
00:59:20ils ont une stratégie,
00:59:20il faut qu'ils s'y mettent.
00:59:21Oui.
00:59:22Donc, ils sont très intéressés.
00:59:23Alors tiens,
00:59:24première question à vous trois.
00:59:27Votre présence,
00:59:28c'était le but...
00:59:30Là, tout à l'heure,
00:59:31nos intervenants qui étaient
00:59:32allés,
00:59:32il existe une sorte de vivatech.
00:59:33Bon, il y a la partie
00:59:35diplomatique, institutionnelle,
00:59:36les chefs d'État et tout ça.
00:59:37Mais sinon,
00:59:37ça ressemblait beaucoup
00:59:38à vivatech.
00:59:39C'est-à-dire,
00:59:39il y a le village des start-up
00:59:40et on y était,
00:59:41on rencontrait des investisseurs,
00:59:43des partenaires.
00:59:44Valérian, justement,
00:59:46cette présence
00:59:47de Candela en Inde.
00:59:50Il n'y a pas de bureau
00:59:51aujourd'hui de Candela ?
00:59:52Il n'y a pas de bureau.
00:59:53C'était notre première fois,
00:59:54notre première visite
00:59:56sur le territoire indien
00:59:57et ça a été très profitable.
00:59:59Ça nous a vraiment permis
01:00:00de nous faire connaître
01:00:01auprès de l'écosystème indien,
01:00:04de rencontrer finalement
01:00:05pas mal d'acteurs
01:00:06dans toutes les régions
01:00:08parce qu'en fait,
01:00:08finalement,
01:00:08il y a beaucoup d'États différents.
01:00:09C'est un continent.
01:00:10Il y a sept grandes régions,
01:00:12je crois,
01:00:12d'un État continent.
01:00:13Et puis alors,
01:00:14on était à New Delhi
01:00:15mais alors tout l'écosystème
01:00:16de Bangalore était là.
01:00:17On a pu échanger
01:00:19avec chacun d'entre eux
01:00:20et on s'est rendu compte
01:00:21qu'il y avait beaucoup
01:00:22de choses à faire en Inde.
01:00:2340 millions d'étudiants
01:00:24on nous disait tout à l'heure.
01:00:2540 millions d'étudiants.
01:00:26Donc c'est quand même
01:00:27quelque chose.
01:00:28Et on reviendra justement
01:00:29sur le quantique et l'Inde.
01:00:32David,
01:00:33donc là aussi,
01:00:34beaucoup de partenariats
01:00:36à signer avec des...
01:00:37Ils en sont où
01:00:39au niveau biotech ?
01:00:40C'était aussi la première fois
01:00:42pour moi
01:00:43et pour White Lab
01:00:44pour découvrir
01:00:45le marché en Inde.
01:00:47C'est un marché
01:00:47qui est en pleine expansion.
01:00:48Il se développe énormément.
01:00:50D'abord,
01:00:50ce qu'il faut savoir,
01:00:51c'est qu'il y a énormément
01:00:52d'Indiens
01:00:53qui ont étudié
01:00:54aux États-Unis
01:00:55dans l'écosystème
01:00:56bostonien
01:00:56qui est donc
01:00:57l'écosystème biotech
01:00:58qui aussi reviennent
01:01:00en Inde
01:01:01pour travailler
01:01:02dans leur pays d'origine
01:01:03et donc il y a
01:01:04un dynamisme incroyable
01:01:06à Bangalore,
01:01:07Valérian le mentionnait
01:01:08tout à l'heure,
01:01:09avec des grosses sociétés
01:01:11que l'on ne connaît pas forcément
01:01:13qui sont des grosses sociétés
01:01:14pharmaceutiques
01:01:15et biotechnologiques
01:01:16qu'on a pu découvrir.
01:01:17Donc découverte
01:01:18de l'écosystème,
01:01:20très fort dynamisme
01:01:21et une forte envie
01:01:24autour de l'intelligence artificielle
01:01:26également à travers
01:01:27ce sommet de l'IA.
01:01:29Une culture différente
01:01:31évidemment,
01:01:31mais est-ce que
01:01:32la culture ingénieure
01:01:33elle ressemble un peu
01:01:34à notre culture française ?
01:01:36Elle est extrêmement forte,
01:01:37une culture très technologique,
01:01:39très scientifique.
01:01:40J'ai pu parler
01:01:41avec des scientifiques
01:01:42de pointe,
01:01:43dans des hôpitaux,
01:01:44dans des centres de recherche.
01:01:46C'est facile
01:01:47de se connecter
01:01:48justement culturellement.
01:01:50Déjà,
01:01:51tout le monde parle anglais,
01:01:52on a vraiment un accès
01:01:53qui permet
01:01:54de discuter
01:01:55très concrètement
01:01:56et puis il y a
01:01:57une envie
01:01:57de faire du business
01:01:58en Inde
01:01:59qui est très forte.
01:02:00Donc on parle
01:02:00très concrètement
01:02:01et donc pour nous
01:02:02c'était un voyage
01:02:03à succès.
01:02:05Romain,
01:02:06Luquen,
01:02:06Aldoria,
01:02:07vous avez d'ailleurs
01:02:08annoncé un partenaire
01:02:09stratégique
01:02:09avec une société
01:02:11qui s'appelle
01:02:12AXIDiSkate,
01:02:13cette technologie
01:02:14LTD Limited
01:02:16et c'est un acte
01:02:17comme beaucoup
01:02:18quand on va
01:02:19dans ces pays-là,
01:02:20on connaît Tata,
01:02:21on connaît Tata,
01:02:22on connaît
01:02:23quelques gros groupes
01:02:24et puis là,
01:02:24on découvre
01:02:25quelques géants aussi
01:02:26et ça fait partie
01:02:27des grands acteurs
01:02:27de l'aéronautique
01:02:28en Inde.
01:02:29Oui, tout à fait.
01:02:30AXIDiSkate,
01:02:30c'est un acteur majeur
01:02:31dans la défense
01:02:32et l'aérospatiale
01:02:33en Inde.
01:02:34C'est une société
01:02:35qui fait à peu près
01:02:354000 personnes,
01:02:36qui travaille
01:02:36avec MBDA
01:02:38par exemple
01:02:39en France
01:02:40et on a signé
01:02:41un contrat important
01:02:42avec eux cette semaine.
01:02:43On avait annoncé
01:02:44le partenariat
01:02:45à l'occasion
01:02:46du Bourget
01:02:46au mois de juin
01:02:47et là,
01:02:48on a pu concrétiser
01:02:50une première commande,
01:02:51donc la commande
01:02:51d'une station
01:02:52avec un contrat
01:02:53de maintenance
01:02:54et d'exploitation
01:02:55et un cadre
01:02:56de coopération
01:02:57sur le partage
01:02:57de la donnée.
01:02:58Oui, parce que c'est ça,
01:02:59c'est important.
01:02:59On en a parlé
01:02:59juste avant,
01:03:00on était plus sur
01:03:01les données personnelles,
01:03:02mais j'imagine
01:03:03que ça,
01:03:03c'est des éléments importants
01:03:04parce que c'est bien
01:03:05de s'échanger
01:03:06des algorithmes,
01:03:07de parler technologie,
01:03:08mais il y a quand même
01:03:09un moment
01:03:09où il faut partager
01:03:10un peu plus,
01:03:10notamment sur la data.
01:03:12Oui, tout à fait.
01:03:13Donc,
01:03:14la volonté
01:03:15des Indiens,
01:03:16c'est d'avoir
01:03:16une infrastructure
01:03:17souveraine
01:03:17en matière
01:03:18de l'espace,
01:03:19comme toutes les grandes
01:03:20puissances spatiales
01:03:20aujourd'hui,
01:03:22mais effectivement,
01:03:23il y a la volonté
01:03:23de faire partie
01:03:24d'un réseau
01:03:25d'États
01:03:27et de partenaires
01:03:27qui sont compatibles
01:03:29avec l'Inde
01:03:30et donc nous,
01:03:30en apportant
01:03:31cette première station,
01:03:32on apporte aussi
01:03:32la capacité
01:03:33de mobiliser
01:03:34tout un réseau
01:03:34dans lequel on a investi
01:03:35au fil des années.
01:03:37Justement,
01:03:37sur ce sujet
01:03:38de l'espace,
01:03:39alors évidemment,
01:03:39on sait que
01:03:40les États-Unis,
01:03:41les Chinois,
01:03:42on entend aussi
01:03:43les Saoudiens,
01:03:43les Japonais,
01:03:44alors les Français,
01:03:45évidemment,
01:03:45par des partenariats,
01:03:47mais aussi par,
01:03:48ben oui,
01:03:49on a Ariane Espace,
01:03:50on a quelques
01:03:51beaux projets
01:03:52dans ce domaine.
01:03:53Les Indiens,
01:03:53ils en sont où aujourd'hui ?
01:03:54Parce qu'on entend
01:03:55parler d'eux,
01:03:55mais est-ce que ça y est,
01:03:56ils sont très avancés ?
01:03:57Est-ce qu'une fusée indienne
01:03:59est proche ?
01:04:00On en est où aujourd'hui ?
01:04:02Alors aujourd'hui,
01:04:03l'Inde a un programme
01:04:04spatial tout à fait développé
01:04:06avec deux versions
01:04:08de fusées
01:04:08qui volent,
01:04:09qui volent bien.
01:04:10Alors il y a eu
01:04:10quelques échecs,
01:04:11deux échecs récemment,
01:04:12mais globalement,
01:04:14il y a une technologie
01:04:15qui fonctionne,
01:04:15d'ailleurs avec un moteur fusée
01:04:17qui est issu
01:04:17de technologies françaises,
01:04:18qui était le moteur
01:04:20d'Ariane 4.
01:04:22Et aujourd'hui,
01:04:23l'Inde a une très forte ambition
01:04:25dans le spatial,
01:04:26ils ont envoyé
01:04:26une sonde sur la Lune
01:04:28il y a deux ans environ,
01:04:30avec un budget
01:04:30qui semble
01:04:32complètement invraisemblable
01:04:34vu du monde occidental,
01:04:35mais ils ne sont pas revenus
01:04:37et c'est tout à fait remarquable.
01:04:39Sur le, Valérian,
01:04:40sur le quantique,
01:04:42il y a encore beaucoup
01:04:43à faire en Inde,
01:04:46ils en sont où là,
01:04:47concrètement ?
01:04:48Alors les Indiens
01:04:48ont annoncé une stratégie,
01:04:50ce qu'ils appellent
01:04:50leur mission nationale
01:04:52en 2023,
01:04:54qui commence à se mettre
01:04:55en route,
01:04:55puisqu'ils ont annoncé
01:04:56des achats
01:04:57d'ordinateurs quantiques,
01:04:59de différentes technologies.
01:05:01Et en fait,
01:05:02ce qu'il faut savoir,
01:05:03c'est qu'on connaît très bien
01:05:04la population indienne
01:05:05comme étant des très bons
01:05:05ingénieurs en logiciel,
01:05:07on a souvent tendance
01:05:09à dire qu'on va
01:05:09faire programmer en Inde.
01:05:11Là, sur le quantique,
01:05:12ils le veulent aussi
01:05:13se positionner sur le matériel,
01:05:14c'est-à-dire que l'Inde
01:05:16veut se positionner
01:05:17comme un fournisseur
01:05:18qui va développer
01:05:19ses propres technologies
01:05:20matérielles,
01:05:21et donc du coup,
01:05:21on a pu rencontrer
01:05:23les différents centres
01:05:23de recherche
01:05:24qui vont se positionner
01:05:25sur la technologie photonique,
01:05:27puisque c'est celle
01:05:28qu'a choisie également Candela
01:05:29pour développer
01:05:30ses ordinateurs quantiques.
01:05:31Et donc,
01:05:31qu'on a aujourd'hui
01:05:33des accords
01:05:34en cours de signature
01:05:34grâce à cette visite
01:05:37pour construire ensemble
01:05:39des solutions quantiques
01:05:40à partir de...
01:05:42Et ils ont cet écosystème
01:05:43qui se continue,
01:05:43parce que le nôtre
01:05:44commence à être assez riche,
01:05:46Candela en fait partie,
01:05:47évidemment,
01:05:48on a comme ça
01:05:484-5 entreprises
01:05:49qui sont plutôt bien,
01:05:50on a des cantonations,
01:05:52enfin voilà,
01:05:52on a des fonds
01:05:53qui sont en train de monter,
01:05:54on a des gros industriels
01:05:55qui poussent aussi,
01:05:57des Thalès,
01:05:58des Atos,
01:05:59dans différents domaines,
01:06:01l'assimilation,
01:06:01etc.
01:06:02Mais là-bas aussi,
01:06:04on est un peu en avance
01:06:05par rapport à eux ?
01:06:06Oui, oui,
01:06:07je peux dire honnêtement
01:06:08qu'on est en avance
01:06:09par rapport à eux
01:06:10et eux d'ailleurs
01:06:10sont...
01:06:11Ils font le constat
01:06:12que leur mission
01:06:13a un peu patiné au départ
01:06:15et il y a une vraie
01:06:16pression ministérielle
01:06:19pour accélérer,
01:06:20rattraper le retard
01:06:20et donc cette visite
01:06:22a aussi fait l'objet
01:06:23de pas mal de discussions
01:06:24pour pouvoir aller plus vite
01:06:27sur ce sujet.
01:06:29Mais le but,
01:06:29c'est ça,
01:06:30c'est de s'inspirer
01:06:31de ce que l'on peut faire
01:06:32chez nous,
01:06:32mais c'est,
01:06:33si je comprends bien,
01:06:34c'est avoir rapidement
01:06:34leur solution à la fois
01:06:36IA,
01:06:36quantique,
01:06:37enfin avoir leurs propres outils
01:06:39mais matériels aussi,
01:06:40c'est important.
01:06:40En fait,
01:06:41c'était aussi un peu
01:06:41ce que disait le président Macron
01:06:43lors de la visite,
01:06:44c'est qu'on a
01:06:44ces valeurs communes
01:06:45qui consistent à,
01:06:46finalement,
01:06:47être un peu souverains
01:06:48sur un certain nombre
01:06:49de technologies
01:06:50l'Inde veut être souverain
01:06:51sur des technologies
01:06:52d'intelligence artificielle
01:06:53et ils veulent être souverains
01:06:55aussi sur des technologies
01:06:57quantiques
01:06:57et donc il y a
01:06:58un axe de collaboration
01:06:59qui est possible,
01:07:00je pense,
01:07:01entre la France,
01:07:02l'Europe et l'Inde
01:07:03dès lors que ça peut se faire
01:07:05en pleine conscience
01:07:06de ces enjeux.
01:07:07Et pareil,
01:07:08même question
01:07:10pour White Lab Genomics,
01:07:12David,
01:07:16c'est dans un secteur
01:07:18très précis
01:07:19de la biothèque
01:07:20sur la médecine génomique,
01:07:22les thérapies innovantes
01:07:23et là aussi,
01:07:24ils en sont où
01:07:24les Indiens ?
01:07:26Alors,
01:07:26c'est ce qu'on a constaté
01:07:27avec une surprise
01:07:30très positive,
01:07:31ils avancent
01:07:32de plus en plus vite
01:07:33sur les thérapies innovantes,
01:07:34ils ont déjà
01:07:34un écosystème très riche
01:07:36sur les petites molécules
01:07:38qui sont la biochimie classique
01:07:39pour les traitements,
01:07:41très développée,
01:07:42un réseau d'hôpitaux
01:07:44également très développé,
01:07:46on a pu visiter
01:07:48le All Indian Medical Science Institute
01:07:51à New Delhi,
01:07:52d'ailleurs où le président Macron
01:07:54a inauguré
01:07:55un partenariat franco-indien,
01:07:57donc l'écosystème est présent
01:07:58et se tourne
01:07:59vers les technologies innovantes,
01:08:00on a même pu discuter
01:08:02avec des entreprises
01:08:03qui ont développé
01:08:05des thérapies innovantes,
01:08:06des thérapies cellulaires
01:08:07dans les traitements
01:08:08contre le cancer.
01:08:10Et là,
01:08:10on est dans du Made in India ?
01:08:12Du Made in India.
01:08:13On n'est pas dans des gens
01:08:14qui sont à la haute étranger ?
01:08:16Non, non,
01:08:16là on est vraiment
01:08:17dans du Made in India
01:08:18avec des essais cliniques
01:08:19en Inde
01:08:19et avec des coûts de structure
01:08:23défiant toute concurrence
01:08:24par rapport à ce dont
01:08:25on a l'habitude en Europe.
01:08:27Donc,
01:08:28un vrai potentiel
01:08:29et encore une fois,
01:08:30l'aspect technologique
01:08:32qui vient se mélanger
01:08:33au développement
01:08:34de nouvelles molécules biologiques
01:08:37et il y a un très fort dynamisme
01:08:39autour de ça.
01:08:40On a senti,
01:08:41ceux qui vous ont précédé
01:08:42sur ce plateau-là,
01:08:43à l'instant,
01:08:44l'Institut Prairie,
01:08:46du Lab à I-Paris,
01:08:48donc à HEC,
01:08:48un petit peu technique,
01:08:50d'un groupe privé,
01:08:51c'est le CE,
01:08:52le groupe OVNES,
01:08:53donc d'éducation,
01:08:55disait que,
01:08:56voilà,
01:08:57il y avait un lien
01:08:57qui était en train
01:08:58de se nouer un peu fort
01:08:59entre la France et l'Inde,
01:09:00vous l'avez ressenti,
01:09:01Emmanuel Macron parle
01:09:02d'une troisième voix,
01:09:02alors je crois que
01:09:03quelqu'un qui a présenté
01:09:04et dit,
01:09:04pourquoi,
01:09:04non,
01:09:05c'est,
01:09:05je ne sais plus,
01:09:06le nom Henri Verdier,
01:09:07qui est une des figures
01:09:09du numérique en France,
01:09:10qui a dit,
01:09:11pourquoi une troisième voix ?
01:09:12Non,
01:09:12on est la première voix,
01:09:13mais enfin,
01:09:13tout ça pour dire,
01:09:15on sent,
01:09:15Romain,
01:09:16qu'il peut y avoir
01:09:17une alliance plus forte
01:09:19entre la France et l'Inde,
01:09:21alors là,
01:09:21dans votre cas,
01:09:22dans le domaine spatial ?
01:09:23Oui,
01:09:23tout à fait,
01:09:24effectivement,
01:09:24une volonté d'être
01:09:25ni américain,
01:09:26ni chinois,
01:09:27et donc,
01:09:27on se retrouve en ça
01:09:29quand on va en Inde,
01:09:30c'est clair,
01:09:31et je pense que
01:09:32le partenariat franco-indien
01:09:33a beaucoup de force
01:09:34aujourd'hui
01:09:35de par ses intérêts convergents,
01:09:37et dans le spatial en particulier,
01:09:40et dans la surveillance de l'espace,
01:09:41donc l'Inde a lancé un programme
01:09:42via son agence spatiale
01:09:43il y a quatre ans à peu près.
01:09:45C'est incroyable,
01:09:45je le disais,
01:09:46je crois plus précisément,
01:09:47c'est 25 télescopes
01:09:48sur cinq continents
01:09:49qui surveillent sans cesse
01:09:52tout autre espace
01:09:53et qui repèrent chaque débris,
01:09:55ça va être le plus petit,
01:09:56c'est combien ?
01:09:56Alors nous,
01:09:56on détecte des objets
01:09:57jusqu'à 6 cm aujourd'hui,
01:09:59on est en train d'assembler
01:10:00un prototype
01:10:00et de le tester
01:10:01qui descendrait jusqu'à 3 cm.
01:10:04Il paraît que ça va être déclassifié
01:10:05par les Etats-Unis,
01:10:06on va voir ce qu'ils nous diront,
01:10:07on va voir ce qu'ils nous diront.
01:10:09Non, c'était pas plaisant.
01:10:11Donc voilà,
01:10:12les Indiens,
01:10:12ils ont identifié ce sujet,
01:10:13mais aujourd'hui,
01:10:14ils ont un besoin opérationnel
01:10:16qui est urgent,
01:10:17ils ont effectivement
01:10:18des gros enjeux avec la Chine,
01:10:19des gros enjeux avec le Pakistan,
01:10:20on a vu l'opération
01:10:21qui me dort l'année dernière
01:10:23et donc maintenant,
01:10:24c'est plus seulement
01:10:24un besoin de l'agence spatiale,
01:10:26c'est un besoin des forces armées
01:10:29et donc là,
01:10:31c'est pour ça
01:10:31qu'il y a des industriels
01:10:32de défense qui se disent
01:10:33qu'il faut investir
01:10:35avant les commandes publiques,
01:10:36ce qui est remarquable,
01:10:38pour pouvoir développer
01:10:40une capacité indienne
01:10:41dans un réseau de partenaires
01:10:43qui sont validés
01:10:44au plus haut niveau.
01:10:45C'était très important
01:10:46de faire partie
01:10:47de cette délégation officielle.
01:10:50Vous sentez qu'il va y avoir,
01:10:52j'imagine,
01:10:53dans votre domaine,
01:10:54mais dans d'autres domaines aussi,
01:10:56cette bataille
01:10:57entre ces deux superpuissances,
01:10:59la Chine d'un côté,
01:11:01l'un d'eux,
01:11:02la Chine qui va être confrontée
01:11:03aussi à une baisse démographique,
01:11:05même si on reste
01:11:06dans des populations
01:11:07de plusieurs centaines
01:11:07de millions d'habitants,
01:11:08mais là aussi,
01:11:09il va falloir pallier...
01:11:11Oui, tout à fait,
01:11:12le président Trump
01:11:13a changé la politique
01:11:15des États-Unis
01:11:16en matière de données
01:11:17de surveillance de l'espace
01:11:18en rendant possible
01:11:20la commercialisation,
01:11:21voire la restriction d'accès
01:11:23aux données
01:11:23qui sont aujourd'hui publiées
01:11:25à la plupart des partenaires.
01:11:26L'Inde en bénéficie,
01:11:28mais elle se sent
01:11:28aujourd'hui vulnérable
01:11:29et c'est vrai
01:11:30que ces données
01:11:30de surveillance de l'espace,
01:11:31ça pourrait être
01:11:32un levier stratégique
01:11:33aujourd'hui
01:11:33entre grandes puissances.
01:11:34J'imagine pareil
01:11:35dans l'univers du quantique,
01:11:37puisque l'univers du quantique,
01:11:39ça va dans plusieurs domaines,
01:11:40il y a l'observation,
01:11:42le chiffrement,
01:11:43la cybersécurité,
01:11:45donc là aussi,
01:11:46de gros enjeux,
01:11:47un peu ce qu'il rappelle
01:11:48ce dont vient de parler Romain.
01:11:49C'est un immense enjeu,
01:11:50puisque demain,
01:11:51toutes nos technologies
01:11:53de numérique
01:11:53vont devoir s'appuyer
01:11:55sur le quantique
01:11:55et donc l'Inde
01:11:56en est bien conscient.
01:11:58C'est plein de chercheurs
01:11:59qui ont été étudiés
01:12:01au Royaume-Uni,
01:12:02en Europe,
01:12:02aux États-Unis,
01:12:03qui reviennent
01:12:04en Inde
01:12:05et donc ils sont
01:12:06très bien éduqués,
01:12:07ils sont très bien informés
01:12:08sur la nécessité
01:12:09d'avancer vite
01:12:10sur le quantique
01:12:11et effectivement,
01:12:13l'Europe comme l'Inde
01:12:14doivent créer leur voie
01:12:15qui ne sera pas
01:12:16celle des États-Unis,
01:12:17qui ne sera pas
01:12:17celle de la Chine.
01:12:18On voit qu'il y a
01:12:19une très grosse compétition
01:12:20comme dans l'intelligence artificielle.
01:12:21Donc ça peut être allié avec nous ?
01:12:22C'est plutôt bien.
01:12:23Ça peut être allié avec nous,
01:12:24de toute façon,
01:12:24je pense qu'on a bien compris
01:12:25que les choses
01:12:26allaient se faire
01:12:26dans le respect
01:12:27de l'un et de l'autre,
01:12:28avec des valeurs culturelles,
01:12:29des valeurs technologiques communes,
01:12:31mais après,
01:12:31ça va dire qu'il va falloir
01:12:33que chacun accepte
01:12:34son niveau d'indépendance
01:12:37et les Français l'ont bien compris,
01:12:39les Indiens l'ont bien compris.
01:12:40Je pense qu'on arrive maintenant
01:12:42dans une...
01:12:42On sent qu'il y a un respect
01:12:42un peu plus mutuel
01:12:43que...
01:12:44Oui, c'est une prise de conscience.
01:12:45Je ne vais pas dire
01:12:45que c'est les méchants américains,
01:12:46mais les Américains,
01:12:47c'est un peu business first.
01:12:49Là aussi,
01:12:50tout le monde veut faire business first,
01:12:51mais il peut y avoir
01:12:53un rapport plus respectueux
01:12:55entre les Français et l'Inde.
01:12:56Il y a une prise de conscience
01:12:57sur le respect
01:12:58de la position en face,
01:12:59de dire,
01:13:00on va travailler ensemble,
01:13:01vous aurez votre souveraineté,
01:13:04on aura la nôtre
01:13:04et tout ira bien comme ça.
01:13:07Et au niveau des investisseurs,
01:13:08il y a beaucoup d'investisseurs,
01:13:09parce que je m'admène,
01:13:10ça vous intéresse aussi,
01:13:11quand on est là,
01:13:11de nouer des partenariats,
01:13:13de voir des investisseurs indiens,
01:13:15parce que là-bas aussi,
01:13:15il y a des grosses fortunes,
01:13:17enfin,
01:13:17il y a des gros holding familiaux,
01:13:18il y a des très grandes entreprises.
01:13:20C'est les plus grandes fortunes d'Asie,
01:13:22en fait,
01:13:22les Indiens,
01:13:23qui ont gardé 1%
01:13:24les plus riches d'Inde,
01:13:26c'est des fortunes monumentales.
01:13:29Moi,
01:13:29je ne les ai pas encore très vues,
01:13:31je ne les ai pas beaucoup vues
01:13:32sur la tech.
01:13:33Ils sont d'abord énormément
01:13:34sur Real Estate,
01:13:35parce que ça construit énormément en Inde,
01:13:37mais effectivement,
01:13:39il suffirait qu'ils se mettent
01:13:41à investir massivement
01:13:42dans la technologie,
01:13:43c'est tout de suite
01:13:45des fortunes énormes.
01:13:47David,
01:13:48bonjour justement,
01:13:49sur ces liens
01:13:51entre la France et l'Inde,
01:13:53y compris dans ce domaine
01:13:54de la biotech.
01:13:56Oui,
01:13:57dans ce domaine,
01:13:57on parlait de souveraineté
01:13:58lorsqu'on développe des médicaments,
01:14:01c'est important,
01:14:01on l'a vu pendant le Covid,
01:14:02on a besoin d'avoir
01:14:04un niveau de souveraineté
01:14:06qui est important
01:14:07pour développer
01:14:08nos propres vaccins,
01:14:09pour développer
01:14:09nos propres thérapies.
01:14:10Et donc,
01:14:11c'est aussi un des sujets
01:14:12de la France,
01:14:13de l'Europe
01:14:14et de l'Inde.
01:14:15Et donc,
01:14:15faire ces partenariats,
01:14:17ça veut aussi dire
01:14:17progresser plus vite ensemble,
01:14:19avancer plus vite ensemble,
01:14:20garder un niveau de souveraineté
01:14:21dans la sophistication
01:14:23des thérapies.
01:14:24Et d'ailleurs,
01:14:25l'Inde avait développé
01:14:26son propre vaccin
01:14:27contre le Covid
01:14:28en 2020.
01:14:29Donc,
01:14:30il y a vraiment
01:14:31ces enjeux-là
01:14:32et ce déplacement
01:14:34en Inde,
01:14:35et d'ailleurs,
01:14:35je tiens à remercier
01:14:35la French Tech
01:14:36qui nous a permis
01:14:37et Business France
01:14:39qui nous a accompagnés
01:14:40pour pouvoir découvrir
01:14:41tout l'écosystème
01:14:42technologique de Bangalore
01:14:43et hospitalier
01:14:44également de New Delhi.
01:14:45Oui,
01:14:45parce que vous vous êtes passé
01:14:46quelques jours
01:14:46à Bangalore
01:14:47qui est un peu
01:14:48la Silicon Valley indienne.
01:14:49Exactement,
01:14:50la Silicon Valley
01:14:50avant d'aller à New Delhi
01:14:51au sommet.
01:14:51Et ensuite New Delhi
01:14:52au sommet de l'IA.
01:14:53Donc,
01:14:54la French Tech
01:14:55et Business France
01:14:55qui nous ont accompagnés.
01:14:57sur les enjeux
01:14:58de souveraineté,
01:14:59deux partenariats.
01:15:00C'était un sommet
01:15:02pour moi
01:15:02très concret,
01:15:04très appliqué
01:15:05à différentes industries.
01:15:07On le voit bien
01:15:07ce soir.
01:15:08Donc,
01:15:09avec un grand succès
01:15:10et des partenariats
01:15:11à venir.
01:15:12Ce qu'il faut,
01:15:12c'est ça.
01:15:13La suite,
01:15:14c'est réussir
01:15:15à créer ce pont
01:15:15entre la France et l'Inde.
01:15:17On sait que dans le cantique,
01:15:18il y a la téléportation
01:15:19cantique.
01:15:20Voilà,
01:15:21parce qu'il y a quand même
01:15:22la distance.
01:15:23Il faut quand même,
01:15:23elle existe.
01:15:24et même si un jour,
01:15:26on en revient
01:15:26à des vols supersoniques,
01:15:28ça reste une distance
01:15:30importante.
01:15:30Mais il faut réussir
01:15:31à vraiment créer ce pont.
01:15:32C'est une distance
01:15:33qui va nous permettre
01:15:33de travailler
01:15:34en toute sécurité
01:15:34et en confiance finalement
01:15:36puisque,
01:15:36en fait,
01:15:37je pense qu'entre l'Europe
01:15:38et l'Inde,
01:15:38ça va passer en piété.
01:15:39Il y a des sphères
01:15:40d'influence
01:15:40qui sont totalement différentes.
01:15:41Et donc,
01:15:42je pense qu'il y a là
01:15:43un axe de collaboration
01:15:44qui est en train
01:15:45de se construire.
01:15:45On l'a vu
01:15:46avec les derniers accords
01:15:47entre l'Union européenne
01:15:48et l'Inde.
01:15:49Et puis là,
01:15:50la livraison,
01:15:50enfin,
01:15:51la signature des contrats
01:15:52sur les Rafales
01:15:53nous montre aussi
01:15:53qu'il y a une confiance,
01:15:55il y a une collaboration
01:15:56qui est en train
01:15:56de se construire
01:15:57parce que de toute façon,
01:15:58on est sur deux grandes
01:15:59puissances économiques
01:16:00qui sont finalement
01:16:01obligées de s'allier
01:16:04et qui vont chercher
01:16:05une collaboration
01:16:06constructive entre elles.
01:16:07Et là,
01:16:08on sent qu'il y a
01:16:08cette fenêtre de tir,
01:16:10façon de parler évidemment
01:16:11dans le domaine spatial,
01:16:13mais Romain,
01:16:15on essaie d'avoir
01:16:16cette nouvelle voie.
01:16:18et vous l'avez bien senti
01:16:19en étant là-bas,
01:16:21par rapport,
01:16:22c'est vrai qu'on entend
01:16:23un peu moins les Russes
01:16:24dans le domaine spatial
01:16:25en ce moment,
01:16:26mais Chine-moi très présent,
01:16:28les Américains évidemment.
01:16:29Oui,
01:16:30c'est vraiment une nouvelle voie
01:16:31et effectivement,
01:16:31il y a une voie commerciale
01:16:32qui fait concurrence
01:16:33à la route de la soie
01:16:34qui est en train
01:16:35d'être montée
01:16:35entre la France et l'Inde
01:16:36qui passe par le Moyen-Orient
01:16:38et donc,
01:16:40c'est effectivement
01:16:41pas seulement des cargos,
01:16:43c'est aussi
01:16:44des biens technologiques,
01:16:45des services
01:16:47et dans le spatial,
01:16:49évidemment,
01:16:49on est sur un sujet souverain
01:16:50donc quand ça s'aligne
01:16:51au niveau politique,
01:16:52ça permet de faire
01:16:53du business en confiance
01:16:54et c'est extrêmement important.
01:16:55Il y a des choses
01:16:56qui vous ont marquées, Romain,
01:16:57dans ce qui s'est dit là-bas
01:16:58parce qu'il y avait quand même
01:16:59pas mal de patrons.
01:17:00on sait que Sam Altman,
01:17:01il a tout d'un coup
01:17:02fait une sortie,
01:17:03on a besoin urgent
01:17:04de régulation.
01:17:05On a entendu,
01:17:06évidemment,
01:17:07des gens un peu plus impliqués,
01:17:08des Sunder Pichet,
01:17:09patron de Google
01:17:09puisque je ne sais pas
01:17:10s'il est né en Inde
01:17:11mais en tout cas,
01:17:11d'origine indienne.
01:17:13Satya Nédala,
01:17:14lui est né en Inde
01:17:16qui se sont montrés
01:17:19un certain intérêt
01:17:20évidemment
01:17:20pour le pays
01:17:22avec lequel
01:17:22ils ont un lien
01:17:24plus qu'un simple lien business.
01:17:26Oui,
01:17:26ce qui m'a marqué,
01:17:27c'est vraiment
01:17:28la profondeur
01:17:29de ce partenariat stratégique
01:17:31et la confiance
01:17:33qui est en train
01:17:33de se nouer
01:17:33dans le domaine
01:17:34de la défense,
01:17:35dans le domaine de l'IA,
01:17:37dans le domaine
01:17:37des infrastructures
01:17:38d'énergie.
01:17:39Oui,
01:17:40c'est vrai,
01:17:40on n'a pas parlé
01:17:40d'énergie.
01:17:41C'est des actes
01:17:42qui sont tellement
01:17:42centraux
01:17:43pour des sociétés
01:17:44et on a l'impression
01:17:46que là,
01:17:46on se positionne
01:17:48pour dix ans
01:17:48de coopération
01:17:51avec l'Inde
01:17:51dans tous ces secteurs-là
01:17:53et ça va être
01:17:54extrêmement important
01:17:55dans le domaine spatial
01:17:56et nous,
01:17:57avec ce partenaire
01:17:57Axis Cadès,
01:17:58on se projette
01:17:58sur vraiment
01:17:59le long terme
01:18:00et eux aussi
01:18:01et on en est ravis
01:18:02avec des bons temps
01:18:03qui se comptent
01:18:04en 17 millions d'euros.
01:18:05Oui,
01:18:06Valérian,
01:18:06j'ai un point de vigilance
01:18:08parce que vous le dites
01:18:08vous-même,
01:18:09il y a beaucoup
01:18:10de CEOs indiens
01:18:11en Silicon Valley
01:18:12et en fait,
01:18:12les plus grands talents
01:18:13de la Silicon Valley
01:18:14sont quand même,
01:18:15c'est la plus grosse diaspora.
01:18:17C'est ce qu'on disait
01:18:17tout à l'heure,
01:18:18on a beaucoup de mal
01:18:19à attirer des indiens,
01:18:20enfin des étudiants indiens
01:18:21ou des chercheurs indiens
01:18:22vers l'Europe.
01:18:23Mais donc,
01:18:24une deuxième conséquence
01:18:25c'est que finalement,
01:18:25il y a beaucoup de business
01:18:26qui se fait entre la Silicon Valley
01:18:27et l'Inde
01:18:28et les Indiens
01:18:29qui sont en Silicon Valley
01:18:31investissent massivement
01:18:32dans les startups indiennes
01:18:33ce qui créerait
01:18:34des connexions fortes
01:18:34au niveau technologique.
01:18:36Donc là,
01:18:38il se fait de par les racines
01:18:40chacun
01:18:41et donc effectivement,
01:18:43il faut rester vigilant
01:18:44sur ce point
01:18:44malgré ce qu'on a dit
01:18:45sur cette envie
01:18:47de travailler
01:18:48entre l'Inde
01:18:49et l'Union Européenne.
01:18:49Il ne faut pas oublier
01:18:50qu'il y a des personnes
01:18:51derrière
01:18:51et les personnes sont
01:18:53en Californie
01:18:54et en Inde
01:18:55et il y a Voyage
01:18:56à ce moment-là.
01:18:57Donc il faut
01:18:58rester lucide
01:18:59sur cette connexion.
01:19:00Mais c'est ce qu'on disait
01:19:01tout à l'heure
01:19:01avec justement
01:19:02iParis
01:19:03qui disait
01:19:04notre souci
01:19:04c'est leur montrer
01:19:05que nous aussi
01:19:06on a beau être français
01:19:06on fait de l'enseignement
01:19:07en anglais
01:19:08de très bonne qualité.
01:19:10Il faut qu'on leur montre
01:19:10aussi le package
01:19:12lorsqu'on veut faire
01:19:14ses études
01:19:14souvent
01:19:15dans certains
01:19:16anglo-saxons
01:19:17on a tout le package
01:19:17on a la chambre d'étudiants
01:19:19on a le petit boulot
01:19:20on a le sport à côté.
01:19:21Nous parfois
01:19:22c'est arrivé à Paris
01:19:23c'est un peu plus
01:19:24sportif
01:19:25donc il y a ça aussi
01:19:26à mettre en place
01:19:27pour attirer
01:19:27ces étudiants indiens.
01:19:28David
01:19:29sur ce pont
01:19:30moi je trouve
01:19:31qu'il est
01:19:32ce pont
01:19:32moi j'ai été sollicité
01:19:34par beaucoup de personnes
01:19:35justement
01:19:35qui cherchent
01:19:37potentiellement
01:19:37un emploi
01:19:38pour rejoindre
01:19:39White Lab
01:19:39ou faire un stage
01:19:40après leurs études
01:19:41dans des domaines
01:19:42spécialisés
01:19:43en Inde
01:19:43donc il y a aussi
01:19:45une envie
01:19:45c'est ce qui m'a marqué
01:19:46il y a une envie
01:19:47très très forte
01:19:48de participer
01:19:49à la révolution
01:19:50technologique
01:19:51de l'intelligence artificielle
01:19:52dans ce qui nous concerne
01:19:54dans le domaine
01:19:54de la biologie
01:19:54et je l'ai vraiment ressenti
01:19:57donc il y a
01:19:58cette passion
01:19:59et cette envie
01:19:59d'avancer
01:20:00également
01:20:01de venir en Europe
01:20:02pour étudier
01:20:04enfin à ce côté
01:20:05autre voie
01:20:05je ne vais pas dire
01:20:06troisième voie
01:20:06mais autre voie
01:20:07aussi de dire
01:20:07tiens
01:20:08l'Europe
01:20:08je n'y avais pas
01:20:09forcément pensé
01:20:09parce que justement
01:20:10j'ai des cousins
01:20:11qui sont aux Etats-Unis
01:20:11donc je pense plutôt
01:20:13à ce pays-là
01:20:13le lien un peu historique
01:20:14même avec le Royaume-Uni
01:20:16entre l'Inde
01:20:17et le Royaume-Uni
01:20:17c'est vrai
01:20:18mais je trouve
01:20:19que ça change
01:20:21notamment par rapport
01:20:22aux Etats-Unis
01:20:22ou peut-être que maintenant
01:20:23la France et l'Europe
01:20:24deviennent aussi
01:20:25des endroits
01:20:26très attractifs
01:20:27avec beaucoup
01:20:28d'initiatives
01:20:29autour de ça
01:20:30d'amener des scientifiques
01:20:31du monde entier
01:20:32en France
01:20:32et nous on a
01:20:33beaucoup de demandes
01:20:33qui viennent de l'étranger
01:20:34donc je l'ai également
01:20:35ressenti en Inde
01:20:37et maintenant
01:20:38de plus en plus
01:20:38les sociétés
01:20:39de la French Tech
01:20:40sont des sociétés
01:20:40avec des marchés
01:20:41internationaux
01:20:42donc ce n'est pas
01:20:43des sociétés
01:20:43que françaises
01:20:44qui accueillent
01:20:45des personnes
01:20:45du monde entier
01:20:46Valérian
01:20:47et puis Romain
01:20:48moi juste pour dire
01:20:49on voit que les Indiens
01:20:51forment énormément
01:20:51d'ingénieurs
01:20:52mais attention
01:20:55enfin c'est du côté
01:20:56des employeurs
01:20:57parce qu'il y a
01:20:57beaucoup plus
01:20:58de gens
01:20:59sur le marché
01:20:59du travail
01:21:00c'est très difficile
01:21:01d'avoir des chiffres
01:21:01concrets
01:21:02mais le taux de chômage
01:21:03des jeunes
01:21:03est énorme
01:21:04en Inde
01:21:04et donc ceux qui sortent
01:21:06surtout avec l'IA
01:21:06le développement
01:21:07tout ça
01:21:07surtout avec l'IA
01:21:08donc il y a un très gros enjeu
01:21:09et finalement
01:21:10les talents
01:21:10aujourd'hui
01:21:11les ingénieurs
01:21:12sont en recherche
01:21:13de job
01:21:14donc c'est pour ça
01:21:14qu'il y a aussi
01:21:15des opportunités
01:21:16pour les entreprises
01:21:17du monde entier
01:21:18pour aller accéder
01:21:20à ces talents
01:21:20c'est des gens motivés
01:21:22plutôt bien formés
01:21:23plutôt bien formés
01:21:24et qui demandent
01:21:26qui demandent vraiment
01:21:27à accéder
01:21:28à des fonctions
01:21:28voilà
01:21:29donc c'est des opportunités
01:21:31mais c'est aussi
01:21:31un enjeu
01:21:32pour l'Inde
01:21:33c'est d'avoir finalement
01:21:34donné du travail
01:21:34à tous ces gens là
01:21:36l'Inde se voit
01:21:37historiquement
01:21:38comme la porte
01:21:39du sud global
01:21:40ou le leader
01:21:40du sud global
01:21:41et nous
01:21:43français européens
01:21:44on ne va pas faire partie
01:21:45du sud global
01:21:46donc il va falloir
01:21:46trouver un autre discours
01:21:47et l'enjeu
01:21:48ça va être de les détacher
01:21:49de la Russie
01:21:49la Russie fait toujours
01:21:50du business en Inde
01:21:51et il faut qu'on arrive
01:21:52à trouver un mode
01:21:53de coopération
01:21:53qui soit un peu différent
01:21:55un peu privilégié
01:21:56avec l'Inde
01:21:57et ça prend le bon chemin
01:21:59je pense
01:21:59bon et bien messieurs
01:22:00merci d'être venus
01:22:01nous parler de tout ça
01:22:02c'était vraiment passionnant
01:22:03vraiment
01:22:04on espère qu'il y aura
01:22:05encore d'autres voyages
01:22:06comme celui-ci
01:22:06c'est vrai que l'année dernière
01:22:07c'était le sommet franco-indien
01:22:08cette année
01:22:10c'est plutôt
01:22:11indien
01:22:11indo-français
01:22:13l'année prochaine
01:22:13l'Ei Summit
01:22:14sera à Genève
01:22:15on verra
01:22:17s'il y a beaucoup d'Indiens
01:22:18justement à venir
01:22:19si on réussit
01:22:19à continuer
01:22:20à nouer ce lien
01:22:20merci à tous les trois
01:22:21en tout cas
01:22:22Romain Luquen
01:22:23cofondateur
01:22:23président d'Aldoria
01:22:24avec une belle signature
01:22:26avec Axis Scadet
01:22:27c'est ça
01:22:28pour la surveillance
01:22:29de l'espace
01:22:31avec les débris
01:22:32très nombreux
01:22:33David Elbourgeau
01:22:34PDG de White Lab Genomics
01:22:35donc sur les thérapies
01:22:37génomiques
01:22:37et de toutes les innovations
01:22:39en biotech
01:22:40et Valéria Angiez
01:22:41on suit bien entendu
01:22:42votre actualité
01:22:42sur le quantique
01:22:44là il y a beaucoup de choses
01:22:44aussi qui se passent
01:22:45merci en tout cas
01:22:46à tous les trois
01:22:46nous on se retrouve demain
01:22:48on reprendra un débrief
01:22:50plus normal
01:22:50mais on parlera certainement
01:22:52un peu de ce qui s'est dit
01:22:53en Inde avec nos débriefeurs
01:22:54excellente soirée
01:22:55sur BFM Business
01:22:58Tech & Co
01:22:59la quotidienne
01:23:00sur BFM Business
01:23:014
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