- il y a 6 minutes
Retrouvez Le 18/19 de Guillaume Paul en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19, Guillaume Paul.
00:08Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans le 18-19 de BFM Business.
00:11On a encore beaucoup de choses à vous raconter ce soir dans l'actualité.
00:14D'abord le sujet des droits de douane qui revient en force.
00:17Les marchés avaient applaudi, vous savez, à la décision de la Cour suprême des Etats-Unis vendredi dernier.
00:23Oui, mais depuis Trump a contre-attaqué, du coup ça s'est moins bien passé aujourd'hui.
00:28L'idée c'est qu'on est peut-être parti pour des semaines, voire des mois d'incertitude sur ce
00:32dossier de la guerre commerciale.
00:34On verra ça dans 5 minutes avec un spécialiste du commerce international.
00:37Sinon en France, il y a encore eu deux motions de censure déposées contre le gouvernement aujourd'hui.
00:42Une par le RN, l'autre par l'EFI.
00:44Les deux concernent, vous savez, ce texte dont on a pas mal parlé il y a 15 jours, la PPE3.
00:48C'est la feuille de route énergétique de la France pour les prochaines années.
00:53On en parlera avec Xavier Barbaro, le patron de Neowen, qui est un des acteurs majeurs de la fourniture d
00:58'énergie renouvelable aujourd'hui en France.
01:00Ça sera à 18h15 et puis 18h30, on fera un petit peu de politique française.
01:03Amélie de Montchalin a quitté le gouvernement pour la Cour des comptes.
01:06On rentre vraiment dans les derniers mois de l'action avant l'élection présidentielle.
01:11Apparemment, Sébastien Lecornu veut une année 2026 utile.
01:14On en parlera avec nos invités.
01:16Voilà le programme, il est pile 18h sur BFM.
01:21Et c'est l'heure du journal présenté par Stéphanie Collot.
01:24Bonsoir Stéphanie.
01:25Bonsoir Guillaume.
01:25Donc c'est demain que les nouveaux droits de douane instaurés par Donald Trump sont censés entrer en vigueur.
01:29Oui, des droits de douane de 15% avec tous les pays qui commercent avec les Etats-Unis.
01:34Cette mesure est mise en place pour un peu moins de 5 mois.
01:37Décision prise par Donald Trump après l'invalidation des droits de douane réciproques par la Cour suprême.
01:42Mais le flou persiste et en attendant d'y voir plus clair, le Parlement européen suspend l'accord commercial avec
01:48les Etats-Unis.
01:50En tout cas, jusqu'à présent, les Etats-Unis sont les grands vainqueurs des investissements industriels dans le monde en
01:542025.
01:55Les projets sont repartis l'année dernière avec une hausse globale de 32% à hauteur de 1500 milliards d
02:02'euros selon le baromètre Trendeo.
02:04L'économie américaine a drainé à elle seule 44% de l'investissement mondial et 26% du volume des
02:11projets l'année dernière.
02:12La France s'impose comme quatrième destination mondiale des investissements industriels.
02:17Les menaces mutuelles se multiplient entre l'Iran et les Etats-Unis.
02:21Téhéran se dit prêt à répondre avec férocité en cas de frappe américaine même limitée.
02:26La semaine dernière, Donald Trump disait l'envisager en cas d'échec des négociations.
02:30Dans le même temps, le dialogue se poursuit avec Washington de nouveau pour parler indirect sans prévu ce jeudi à
02:36Genève.
02:37L'Union européenne a chiffré le coût de la reconstruction de l'Ukraine.
02:41Elle est estimée à plus de 500 milliards d'euros sur un horizon de 10 ans, soit l'équivalent de
02:46trois fois le PIB ukrainien en 2025.
02:49C'est ce qui ressort d'un rapport conjoint de Kiev, de la Banque mondiale, de l'Union européenne et
02:54des Nations unies.
02:56Enel va accélérer ses investissements dans les énergies renouvelables.
02:59L'énergéticien italien a présenté son nouveau plan stratégique.
03:03Il va investir 20 milliards d'euros d'ici 2028 sur un total de 53 milliards avec des projets éoliens
03:10et solaires à grande échelle,
03:11notamment en Europe et aux Etats-Unis.
03:13En France, Amélie de Montchalin fait ses premiers pas aujourd'hui en tant que première présidente de la Cour des
03:18comptes.
03:19Après avoir travaillé sur deux budgets, l'ancienne ministre des Comptes publics devrait contrôler les prochains.
03:24Elle a décidé de s'exclure des débats sur les finances publiques pour l'année 2025.
03:30C'est David Amiel, le ministre délégué chargé de la fonction publique qui la remplace à Bercy.
03:35D'autres nominations au sein du gouvernement sont attendues dans les prochains jours.
03:39Et puis OpenAI conclut un partenariat de taille.
03:42La maison mère de Tchadjipiti signe avec quatre grandes sociétés de conseils.
03:46Le BCG, McKinsey, Accenture et le français Capgemini, c'est pour accélérer la mise en place chez leurs clients d
03:53'agents d'intelligence artificielle.
03:5618h02 sur BFM Business, les marchés.
04:01Les marchés avec Antoine Larigauderie.
04:03Bonsoir Antoine.
04:04Bonsoir Stéphanie.
04:05Et le CAC termine en baisse ce soir ?
04:07Oui, on baisse de 0,22%, 8497 points.
04:10Et pourtant, on a battu deux fois notre record historique en cours de séance.
04:168532,95, c'est notre nouveau top absolu à battre.
04:21Moins 1,12% pour l'Euronext Tech Leaders et du côté des autres places européennes.
04:26L'Eurostox 50, moins 0,28%, moins 1% pour le DAX à Francfort et plus 0,56%.
04:31Pour l'Ibex à Madrid, les plus fortes hausses du jour.
04:34Pour Carrefour, qui gagne 3,6% à 15,87%.
04:37ArcelorMittal, plus 3,1% à 56,48€.
04:40Notez le secteur du luxe qui était bien représenté aussi.
04:43Avec Kering, qui gagne 3% à 286,50€.
04:46La plus forte hausse du SBF 120, elle est pour Eramet, qui a gagné 6,5% à 52,20€.
04:52Mais enfin, le titre a quand même connu plusieurs semaines difficiles juste avant.
04:57Thalassigne, à la plus forte baisse du CAC, moins 4,12% à 253,50€.
05:02Pernod Ricard, qui a été dégradé par Deutsche Bank, on en a beaucoup parlé,
05:06moins 3,5% à 83,81€.
05:08Notez Airbus aussi, moins 3,5%, 183,14€.
05:11La plus forte baisse du SBF 120, elle est pour Exosens.
05:14Après ses résultats, mais enfin là, on peut plus parler de prise de profit qu'autre chose.
05:18Le titre a perdu 9,6% à 55,60€.
05:22L'euro dollar, 1,18,06€, à noter que l'or monte.
05:25Et alors, vraiment fort, 5,237 dollars l'once.
05:3087 dollars pour l'once d'argent qui suit le mouvement.
05:33Le CAC 40, donc moins 0,22%, 8,497 points.
05:37Après, deux nouveaux records, les volumes d'échanges élevés à 3 milliards d'euros.
05:40– Merci beaucoup Antoine, Antoine Larigauderie.
05:42Merci Stéphanie, on vous retrouve à 19h, bien sûr, le Grand Journal, le 19h éco sur BFM Business.
05:47Bah justement, la guerre commerciale, est-ce qu'on est reparti pour des semaines,
05:50des mois d'incertitude ?
05:51On va en parler avec un spécialiste du commerce international.
05:54Et puis je vous le disais, deux motions de censure déposées aujourd'hui
05:57contre la PPE3, la feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années.
06:01On va en parler avec le patron de Neowen, Xavier Barbaro.
06:04Voilà le programme jusqu'à 18h30, à tout de suite.
06:08BFM Business et la Tribune présentent le 18-19, Guillaume Paul.
06:15Allez, 18h07 sur BFM Business, c'est une des actualités politiques du jour
06:19qui va nous ramener à l'économie, je vous le promets, à part l'économie et énergie.
06:23Vous l'avez peut-être entendu, vous avez aujourd'hui deux motions de censure
06:26qui ont été déposées à l'Assemblée contre le gouvernement,
06:28l'une du RN, l'autre de l'AFI, les deux pour protester contre la décision du gouvernement
06:33de faire passer par décret, c'était il y a une dizaine de jours.
06:36Ce texte dont on a beaucoup parlé, vous savez, c'est la fameuse PPE3,
06:39c'est la programmation pluriannuelle de l'énergie.
06:41C'est tout simplement la feuille de route énergétique pour les dix prochaines années en France.
06:46On va en parler quelques instants avec notre invité Xavier Barbaro, PDG de Neowen.
06:49Bonsoir Xavier Barbaro.
06:50Bonsoir Guillaume.
06:51Merci beaucoup d'être avec nous, l'un des principaux fournisseurs.
06:53Alors français d'électricité exclusivement renouvelable, je dis français,
06:56mais vous êtes passé sous pavillon canadien, il y a environ un an,
07:00racheté par un gestionnaire d'actifs qui s'appelle Brookfield.
07:04Et vous êtes présent aujourd'hui, alors on rappelle dans combien de pays aujourd'hui en France ?
07:0715 pays.
07:0815 pays.
07:09Et la France est notre deuxième pays, donc on reste un investisseur actif dans ce pays.
07:13Donc vous continuez de suivre de près ce qui se passe au niveau génétique du point de vue français.
07:17Ces motions de censure, comment vous les regardez ?
07:19Est-ce que d'une certaine façon vous réjouissez du fait qu'il y a un intérêt,
07:23une passion autour de ces débats pour la feuille de route énergétique de la France ?
07:26Comment vous avez réagi ce matin ?
07:28Évidemment, l'énergie est un sujet important et c'est bien que ça suscite de l'intérêt.
07:32Il y a évidemment un peu de mise en scène ou d'instrumentalisation de ce sujet
07:35qui reste quand même avant tout un sujet technique.
07:37Peut-être que le grand absent des débats dans les derniers trimestres ou même les dernières années,
07:42puisque ça fait un moment que le sujet est sur la table,
07:44c'est peut-être le fond technique ou la réalité économique derrière tel ou tel choix technologique.
07:50Vous regrettez qu'il n'y ait pas de débat finalement ?
07:53Ça fait trois ans qu'on attendait cette PPE.
07:55On a tranché par décret parce qu'il fallait que les choses avance.
07:58On parle de la période 2026-2035, mais c'est aussi ce qui provoque le courroux des extrêmes,
08:02c'est qu'il n'y aura pas de débat à l'Assemblée.
08:04Je regrette qu'il n'y ait pas un débat dépassionné.
08:06Je pense que ça mérite justement un vrai débat, ça mérite une vraie discussion,
08:09ça mérite surtout beaucoup de pédagogie.
08:11Oui, le débat est faussé parce que la pédagogie en amont n'a pas été faite,
08:14parce qu'à nouveau, comme je le disais, il y a une certaine instrumentalisation de ce sujet.
08:18Aujourd'hui, il y a des choses qui sont très positives dans la situation énergétique de la France,
08:22notamment le fait qu'on exporte, on devrait s'en réjouir.
08:24Le paradoxe, c'est que cette situation positive est retournée par certains sur le thème
08:28« Ouh là là, mais en fait on a trop d'électricité et donc il y a un problème. »
08:32Alors, si on se résume, dans cette PPE, il y a donc la relance du nucléaire,
08:36confirmation de six réacteurs supplémentaires.
08:38La décision finale sera prise cette année,
08:40huit de plus potentiellement la décision sera prise dans l'année,
08:43accélération de l'éolien en mer et quand même,
08:46alors ce qu'on appelle une évolution raisonnée du photovoltaïque et de l'éolien terrestre.
08:50Déjà, est-ce que vous êtes d'accord avec cette définition pour vous ?
08:52Vous vous dites qu'il y a un coup de frein véritablement sur le photovoltaïque et l'éolien terrestre ?
08:56Il y a un flou artistique et est-ce que c'est un coup de frein ? L'avenir le
09:01dira.
09:01Ce qui est un peu paradoxal, c'est qu'il y a des choses assez précises qui sont dites sur
09:04le nucléaire
09:06et en même temps, on nous dit « Le solaire, on verra si c'est 50, si c'est 80
09:10gigawatts
09:10et c'est quand même pas l'épaisseur du trait. »
09:13Et on fait abstraction à nouveau du fait qu'aujourd'hui, si on veut électrifier la France,
09:18ce qui est un des objectifs annoncés de cette PPE,
09:20le vrai vecteur, le vrai moyen, le vrai levier pour en arriver là, c'est le solaire.
09:24Le nucléaire, j'en pense du bien, beaucoup de gens en pensent du bien,
09:28mais on le sait très bien, il faut 15 ans, il faut 20 ans pour construire des nouveaux réacteurs.
09:31Donc si on veut répondre aujourd'hui à la demande électrique qui arrive,
09:35plutôt que de dire « Ah, mais en 2025, la demande électrique n'était pas très forte,
09:38on voit arriver des demandes de raccordement de data center »,
09:41il faut se demander quels sont les moyens dont on dispose à court terme
09:45et dans des conditions économiques efficaces pour répondre à cette demande que l'on voit arriver.
09:49Vous faites du solaire et des oléolien, on est d'accord.
09:51Néowen fait du solaire, de l'éolien terrestre et des batteries.
09:54Je pense que c'est important de le rappeler, et des batteries en France aussi.
09:57Vous semblez plus insister sur le solaire,
10:01alors que beaucoup nous ont expliqué pendant des années
10:03que le mix idéal à l'avenir pour la France,
10:05c'était le nucléaire couplé à l'éolien terrestre ou non terrestre.
10:10J'en parle d'autant plus librement que Néowen fait de l'éolien terrestre.
10:15On ne fait pas d'éolien en mer parce que c'est compliqué, c'est assez cher.
10:17L'éolien terrestre, ça marche bien.
10:19Il y a encore un potentiel aujourd'hui en France pour du repowering,
10:22ce qui en bon français veut dire qu'on peut remplacer des anciennes éoliennes
10:25par des éoliennes plus modernes.
10:27Donc on va dire qu'on peut faire plus d'éolien sans faire plus d'éoliennes
10:30puisqu'il n'y en aura pas plus en nombre d'éoliennes.
10:33Ça c'est un axe intéressant.
10:34On peut aussi trouver encore quelques sites qui se prêtent à du nouvel éolien.
10:38Mais on voit qu'il y a, à tort ou à raison,
10:40mais peu importe, la réalité est là qu'il y a une forme de ras-le-bol sur l'éolien.
10:43Donc nous, on constate chez Néon que...
10:45Très marqué à droite, notamment, on l'a vu lors des débats sur le Sénat.
10:48Oui, peut-être, mais même en faisant abstraction des couleurs politiques,
10:51on se dit qu'aujourd'hui, ce qui est bien accepté
10:53et pour lequel il y a encore un énorme potentiel de croissance, c'est le solaire,
10:56où il y a une vraie filière d'excellence française, des coûts assez bas
11:00et une rapidité d'installation qui permet d'en faire, je pense,
11:03le vrai cheval de bataille ou qui devrait permettre,
11:06ou qui aurait dû permettre d'en faire le vrai cheval de bataille de cette PPE 3.
11:10Alors, le vrai débat, vous l'avez évoqué, c'est a-t-on à ce point vraiment beaucoup besoin
11:14de beaucoup plus d'énergie ?
11:15La France, l'an dernier, a produit, pardon d'être un peu technique,
11:18quelques 544 TWh d'électricité, alors qu'elle n'en a consommé que 450.
11:24Et vous voyez le discours, effectivement, qui monte en puissance du côté de la droite,
11:27du côté de l'extrême droite, ça veut dire, voilà, le surplus provient d'une électricité,
11:31d'une énergie produite à partir de renouvelables,
11:34qui est subventionnée à des niveaux qui ne se justifient plus aujourd'hui
11:36compte tenu de la maturité de ce secteur.
11:38Alors, qu'est-ce que vous répondez à ça ?
11:39Cette énergie n'est pas subventionnée, elle a été subventionnée il y a 15 ans.
11:42Et il y a encore un reliquat de contrats subventionnés
11:45qui sont en train de s'éteindre graduellement.
11:47Depuis déjà de nombreuses années, le renouvelable,
11:49que ce soit solaire ou éolien, n'est pas subventionné.
11:51Il fait l'objet de contrats de vente à l'État,
11:53mais des contrats qui ne sont pas particulièrement subventionnés.
11:56Aujourd'hui, je vais vous donner quelques repères,
11:58le nouveau nucléaire dont on parle,
12:00et je pense qu'il y a évidemment sa place dans le mix,
12:02une des bonnes nouvelles de cette PPE,
12:04c'est qu'elle dit que le mix français doit être varié.
12:05Et on est bien évidemment d'accord.
12:07Aujourd'hui, le nouveau nucléaire coûte entre une fois et demie
12:09et deux fois plus cher que le nouvel éolien
12:11ou que le nouveau solaire.
12:13Et d'ailleurs, il ne faut pas se priver d'en faire,
12:15mais aujourd'hui, la vraie question de la subvention
12:17devrait se porter sur le nucléaire.
12:18Et je pense qu'on a raison de subventionner le nucléaire,
12:20il a sa part dans le mix,
12:21mais aujourd'hui, la seule énergie subventionnée,
12:23c'est le nucléaire, et pourquoi pas ?
12:25Je suis le premier à soutenir ce principe.
12:28En tout cas, quand on regarde la question de l'export,
12:31on a exporté à peu près 15% de l'énergie qu'on a produite,
12:34on en a gardé 85%,
12:36mais ça a rapporté à la balance du commerce extérieur
12:39plus de 5 milliards d'euros.
12:40On devrait s'en réjouir.
12:41C'est comme si on disait aujourd'hui,
12:42ah mais finalement, Airbus produit plus d'avions
12:44que ceux dont la France a besoin.
12:46Évidemment, on les exporte, et c'est très bien.
12:48De la même manière qu'il y a 15 ans...
12:50Mais est-ce qu'on vend à perte ?
12:52Pas du tout.
12:52On vend cette électricité, on la vend très bien.
12:55On la vend même plus cher que ce qu'on vendait,
12:57la même électricité, il y a 10 ou 15 ans,
13:00quand la France exportait.
13:01Entre les deux, il y a eu un creux de vague
13:02où la France exportait plus grand-chose,
13:04parfois même importé.
13:05On se remet à exporter de l'électricité,
13:07et à bon prix.
13:08Donc on peut s'en réjouir.
13:09Et c'est pour ça que ça serait paradoxal
13:11de dimensionner la capacité électrique de la France
13:15en fonction de ses seuls besoins.
13:16Si ça devient une de nos forces,
13:18si la France redevient,
13:19parce qu'elle l'a été dans le passé,
13:20le château d'eau électrique de l'Europe,
13:22et que ça devient une source de revenus
13:24pour notre pays,
13:25on ne peut que s'en féliciter.
13:26Donc il ne faut pas avoir peur des objectifs.
13:28Je vois ce que prévoit cette PP.
13:29Donc on disait quelques 450 TWh d'électricité
13:33consommées l'an dernier.
13:34La PPE anticipe à terme
13:35une consommation qui passerait de 550 à 670 TWh,
13:40avec l'apport des nouvelles capacités nucléaires
13:42et renouvelables.
13:43Et en face de ça,
13:45il y a une électrification des usages,
13:47que ce soit dans l'industrie,
13:48que ce soit dans les transports.
13:50Est-ce qu'elle sera aussi rapide que ça ?
13:51Voilà, le débat est là aujourd'hui.
13:52Alors on s'inscrit de toute façon
13:54sur des cycles assez longs,
13:55et l'énergie, ça se prépare longtemps à l'avance,
13:57que ce soit dans les réseaux de transports
13:59ou dans la production.
14:00Nous, on sait en tout cas répondre à court terme,
14:02parce que c'est un des enjeux,
14:04à une demande qu'on voit arriver,
14:06qui est réelle, qui est forte,
14:07qui est celle des data centers.
14:08Aujourd'hui, il y a énormément de demandes
14:10de connexion pour des data centers en France.
14:13S'il n'y a pas en face de ça
14:15la capacité à livrer de la nouvelle électricité,
14:18et si possible,
14:19parce que c'est souvent une demande
14:20qui est faite par les acteurs
14:22du monde de la data,
14:24de l'électricité verte,
14:25et ce qu'on appelle de l'additionnalité,
14:27donc en plus des parcs nouveaux,
14:29on va se priver
14:30de ces investissements massifs pour la France.
14:33Aujourd'hui, vous avez,
14:34rien qu'en région parisienne,
14:35par exemple 10 gigawatts,
14:37donc l'équivalent de 10 réacteurs nucléaires
14:38de demandes de connexion
14:40pour des data centers.
14:41Aujourd'hui, Néon s'est livré
14:43de l'électricité solaire,
14:44de l'électricité peu intermittente
14:46du fait des batteries qu'on s'est rajoutées
14:48pour répondre à cette demande.
14:49On voit arriver cette vague
14:51et la bonne approche,
14:53ça serait de la surfer
14:53et la mauvaise approche,
14:55ça serait de s'en écarter
14:56en se disant,
14:56oulala, non c'est un problème,
14:58c'est pas pour nous,
14:59restons comme avant.
15:00Vous parlez de l'apport
15:01des data centers,
15:02vous ne parlez pas
15:03de l'usage du véhicule électrique
15:05sur lequel on misait beaucoup
15:06il y a quelques années,
15:07peut-être un petit peu moins finalement
15:08pour forcer,
15:09accélérer l'électrification
15:10des usages en France.
15:11Il ne faut pas toujours
15:12vouloir forcer le destin,
15:14mais en même temps,
15:15il faut constater
15:16qu'il y a aujourd'hui,
15:18malgré tout,
15:19même si c'est un peu plus long
15:19que prévu,
15:20mais il y a un vrai essor
15:21de l'électrification
15:22pour les transports,
15:24y compris pour les véhicules
15:25particuliers en France.
15:26Et peut-être que c'est
15:27un peu plus long,
15:28mais ça existe,
15:29c'est réel,
15:30c'est mesuré,
15:30et ça fait partie justement
15:32des raisons d'investir
15:33pour nous,
15:34puisqu'on ne demande pas
15:35de subvention,
15:35on demande juste
15:36qu'on nous laisse investir
15:37dans des nouvelles capacités
15:39électriques.
15:39Aujourd'hui,
15:40je le rappelle,
15:41on importe quand même
15:4260 milliards d'euros par an
15:44de pétrole et de gaz.
15:4660 milliards d'euros,
15:47c'est le budget
15:48de l'éducation nationale,
15:49donc il est temps
15:50de substituer
15:51ces importations
15:52par de la production locale
15:54et qui peut même devenir,
15:55on l'a dit,
15:56une source elle-même
15:56d'exportation.
15:57Donc est-ce que vous dites
15:57que toutes les conditions
15:58ne sont pas réunies en France
15:59pour investir
16:01de manière significative ?
16:02En juin dernier,
16:03vous aviez eu des propos
16:04assez forts,
16:05vous aviez dit en France,
16:05on a une approche castratrice
16:08du photovoltaïque,
16:09on ne force que le développement
16:10de petits projets
16:11et on s'auto-censure
16:11sur les gros projets.
16:13Ça reste vrai,
16:14ça reste vrai
16:14sur tous les grands projets
16:15d'infrastructure,
16:16on a pour plein de bonnes raisons
16:18un principe de précaution,
16:20beaucoup de consultations,
16:22mais à la fin,
16:23ça devient dommageable
16:24puisque si on veut mettre
16:26tout le monde d'accord,
16:27en réalité,
16:27on n'y arrivera jamais.
16:28Donc parfois,
16:29il faut savoir avancer un peu
16:30et que l'État
16:32prenne ses responsabilités.
16:33L'avantage de cette PPE,
16:35c'est qu'elle donne le ton
16:36et elle dit quand même
16:37qu'il faut aller vers plus
16:38de production électrique,
16:39même si après,
16:41le chemin n'est pas très clair.
16:42Vous avez vu qu'il y a
16:43une clause de revoyure en 2027
16:44autour de cette PPE,
16:45on a l'impression qu'il s'agissait
16:47plus de sortir avec un texte
16:48avant l'élection présidentielle
16:49qu'autre chose.
16:49On nous a opposé beaucoup
16:50en 2025,
16:51parfois dans les administrations
16:52régionales,
16:53en préfecture,
16:53en disant,
16:54on ne sait pas si on doit
16:55vous donner vos permis
16:55parce qu'il n'y a pas de PPE.
16:56Au moins,
16:57au moins,
16:57et je m'en réjouis,
16:59cette PPE dit,
17:00il faut plus d'électricité,
17:02plus d'électrification.
17:03Il faudrait qu'on dise un mot
17:04du stockage aussi,
17:05parce que ça aussi,
17:06c'est un grand enjeu.
17:07D'ailleurs,
17:07quand vous voyez le communiqué
17:08du rassemblement national,
17:09c'est, voilà,
17:10on accélère sur le nucléaire
17:11mais on continue de donner
17:12sa chance aussi
17:12à des énergies intermittentes.
17:14Il faut expliquer
17:14à quel point aujourd'hui
17:15on réalise de gros progrès
17:17sur le stockage.
17:18Neowen a investi
17:19dans les dernières années
17:20plus de 3 milliards d'euros
17:21dans des batteries.
17:22On ne fait évidemment pas ça
17:24pour rire
17:24ou juste de manière incantatoire.
17:26On fait ça parce qu'il y a
17:27des cas économiques réels.
17:29Je vous le disais,
17:30Neowen est actif
17:31dans un certain nombre de pays,
17:33par exemple en Australie.
17:34Aujourd'hui, en Australie,
17:35il y a 50% d'énergie renouvelable
17:37dans la production
17:38et les coûts d'électricité
17:39ont baissé.
17:40Le renouvelable coûte moins cher
17:42que d'autres sources d'énergie
17:43et il n'est pas en train
17:44de faire tout disjoncter,
17:45de faire tout sauter
17:46parce que quand il est marié
17:47à des batteries,
17:48ce que Neowen sait faire
17:49à l'étranger,
17:50on a à la fois quelque chose
17:51qui marche,
17:53qu'on peut accélérer
17:55en termes de déploiement
17:56et qui n'est pas cher.
17:57On a l'ambition,
17:57évidemment,
17:58chez Neowen
17:59de faire ça dans le pays
18:00qui a vu la naissance
18:01de notre société.
18:02On peut reproduire ça en France,
18:04où vous faites, je crois,
18:05quasiment la moitié
18:06de votre chiffre d'affaires aujourd'hui.
18:07C'est un labo, l'Australie,
18:08mais est-ce que tout ça
18:09est potentiellement...
18:10L'Australie,
18:11quand Neowen a commencé
18:12il y a 12 ans,
18:13il y avait 80% de charbon
18:14et aujourd'hui,
18:15il y a 50% de renouvelables.
18:16Donc des changements massifs
18:18justement permis
18:19à la fois par du solaire
18:20et par des batteries
18:22et au bénéfice du consommateur,
18:23c'est possible,
18:24l'Australie l'a montré.
18:25En France,
18:26on peut faire plus de renouvelables
18:27en mettant plus de batteries,
18:29c'est exactement
18:29le savoir-faire qu'on a
18:30et c'est d'ailleurs
18:31une des absences
18:33ou un des grands manques
18:36de cette PPE,
18:37c'est de ne pas parler des batteries.
18:38On vous parle de modulation
18:39où il est assez compliqué
18:40si les centrales nucléaires
18:41doivent elles-mêmes
18:41moduler leur production
18:42mais aujourd'hui,
18:43il y a des solutions techniques
18:44pour absorber le surplus de nucléaire,
18:46pour le restituer au bon moment.
18:47Tout ça, on sait le faire.
18:49C'est un débat
18:50qui est peut-être un peu technique
18:51mais dans lequel,
18:52en tout cas, nous,
18:52on a vocation à rentrer.
18:54On veut contribuer
18:55à cette réflexion.
18:56On veut montrer
18:57que ça marche à l'étranger.
18:58On peut le faire en France
18:59et c'est ça, je pense,
19:01qui peut ensuite
19:01nous ramener non seulement
19:02à une trajectoire
19:04de décarbonation
19:05plus ambitieuse
19:05mais évidemment aussi
19:07à des prix plus bas
19:09d'électricité
19:09et à l'animation
19:11d'une filière française
19:11d'excellence qui existe.
19:12Je vous donne un exemple.
19:13Il y a des batteries Nidec.
19:15Un de nos fournisseurs
19:16produit ses batteries
19:17à Clermont-Ferrand.
19:18Enfin, on nous dit
19:19« Ah oui, mais le nucléaire,
19:20c'est une filière
19:21d'excellence française. »
19:21C'est vrai.
19:22Le renouvelable l'est aussi
19:24à travers des assembleurs
19:26de composants,
19:26à travers des intégrateurs
19:28comme Bouygues ou FH ou Vinci,
19:29à travers évidemment
19:30des clients
19:31et des développeurs
19:32de projets comme Néohen,
19:33il y a une vraie filière
19:34d'excellence française
19:35et c'est dommage
19:36de ne pas en parler.
19:38Alors en conclusion,
19:39ce sera notre dernière question
19:40parce que le temps file évidemment,
19:41mais vous l'avez évoqué,
19:42la question des prix bas.
19:43Vous savez bien
19:43qu'on va reparler évidemment
19:44d'énergie
19:45pendant toute la campagne présidentielle
19:46et que la question des prix,
19:48la question de l'évolution
19:48de la facture d'électricité
19:50va se poser.
19:51Les politiques eux-mêmes
19:52ne cachent plus le fait
19:53que même si l'on mise
19:55de plus en plus sur le nucléaire,
19:56la facture risque d'augmenter.
19:58Est-ce que la facture d'électricité
19:59est amenée irrémédiablement
20:00à augmenter dans les 10,
20:0120, 20...
20:02Elle va augmenter non pas
20:02même si on mise sur le nucléaire,
20:04elle va augmenter
20:04parce qu'on mise sur le nucléaire.
20:06Et pourquoi pas ?
20:07Il y a des bonnes raisons
20:08de faire le nucléaire
20:08mais EDF a annoncé ce matin
20:10qu'Inkley Point,
20:11son réacteur,
20:12son EPR,
20:13l'équivalent de Flamandville
20:15en Angleterre,
20:15que le coût final
20:16ramené en euros d'aujourd'hui
20:17parce qu'on peut toujours parler
20:18en livre sterling de 2015
20:20est à peu près 55 milliards d'euros
20:22pour un réacteur,
20:231,6 gigawatt.
20:25Donc on est dans des prix
20:26qui sont 5 fois,
20:2710 fois plus élevés
20:28que ceux du renouvelable
20:29à capacité équivalente
20:30et même en rajoutant des batteries.
20:32On peut se dire
20:32qu'il y aura un effet de série
20:33si on fait 6 EPR
20:34ou 14 EPR,
20:36ça sera moins cher
20:36mais ça ne sera pas non plus
20:373 ou 5 fois moins cher.
20:39Donc on a aujourd'hui
20:40un renchérissement du coût
20:41de l'électricité
20:42du fait du nucléaire
20:43et pourquoi pas ?
20:44Il y a des enjeux de souveraineté
20:45qui vont avec.
20:46Justement,
20:47il faut pondérer ça
20:48en laissant le renouvelable
20:50prendre sa place,
20:51en lui permettant
20:52de faire baisser
20:52le coût moyen de l'électricité.
20:54Le renouvelable en France
20:55aujourd'hui
20:56est la source d'énergie
20:57la moins chère
20:57et a vocation à le rester
20:58et même d'une certaine manière
21:00à creuser encore l'écart.
21:01Et c'est pour ça
21:02que la PPE,
21:03plutôt que d'avoir
21:04une trajectoire un peu timide
21:05et d'envoyer un signal
21:07peut-être un peu ambigu
21:07sur est-ce qu'on veut
21:08vraiment du renouvelable ?
21:09Au contraire,
21:09on devrait en faire une force
21:10non seulement pour notre
21:12économie domestique
21:13mais même pour nos exportations.
21:14Ça sera un des grands enjeux
21:16de la prochaine élection présidentielle.
21:18Merci beaucoup
21:19Xavier Barbaro.
21:20Merci de passer nous voir
21:21ce soir le PDG de Neywen
21:22avec nous sur BFM Business.
21:24Merci beaucoup
21:24et de passer nous voir
21:25à très vite avec grand plaisir.
21:2718h23,
21:28on va revenir à cette
21:29guerre commerciale
21:30de Donald Trump
21:31dont on parlait un peu
21:32moins depuis quelques temps
21:33mais qui refait surface
21:35depuis vous de Randi.
21:36Je vous rappelle
21:36les dernières infos.
21:37Vendredi,
21:37la Cour suprême
21:38des Etats-Unis
21:39qui annonce
21:39la décision était attendue
21:41qu'une partie
21:41des droits de douane
21:42imposés par Trump
21:43sont illégaux.
21:44Les marchés
21:45en saluent la nouvelle.
21:45Seulement,
21:46qu'est-ce qui s'est passé
21:46quelques heures plus tard ?
21:47Donald Trump a annoncé
21:48qu'il dégainait
21:49un droit de douane
21:49universel à 10%
21:52et samedi,
21:53il est passé à 15%.
21:55Résultat,
21:55l'ambiance,
21:56on l'a entendu tout à l'heure,
21:57était un petit peu plus
21:57houleuse sur les marchés.
21:59On va en parler
21:59quelques minutes
21:59avec Sébastien Jean
22:00qui est avec nous en visio.
22:02Bonsoir Sébastien Jean,
22:03merci beaucoup
22:03d'être avec nous.
22:04Vous êtes professeur
22:05d'économie au CNAM
22:06et directeur associé
22:07à l'IFRI.
22:08Déjà,
22:08si on reprend le fil
22:09des dernières heures,
22:10est-ce que vous avez été surpris
22:11et par la décision
22:12de la Cour suprême
22:12des Etats-Unis
22:14et par les réactions
22:15assez rapides
22:15de Donald Trump
22:16dans la foulée ?
22:18Non,
22:19ni vraiment l'un,
22:20ni vraiment l'autre.
22:21La position,
22:22les auditions
22:22avaient ici entendre
22:23qu'une majorité de juges
22:25seraient plutôt
22:26sur cette ligne
22:27à la Cour suprême.
22:28Maintenant,
22:29la grande question,
22:31c'était de savoir
22:31que ce serait compliqué,
22:33bien sûr,
22:33d'une part,
22:33et d'autre part,
22:34si la Cour suprême
22:35prendrait position
22:36sur une question
22:37très sensible
22:38dans ce dossier,
22:39c'est celle du remboursement
22:40des droits
22:41qui ont été perçus déjà
22:42et qui désormais
22:43sont déclarés illégaux
22:45par la Cour suprême.
22:46Or,
22:46elle n'a rien dit
22:48et c'est un gros problème
22:50puisque selon les calculs,
22:52vous avez entre
22:52130 et 175 milliards
22:55de dollars
22:55de droits de douane
22:56qui ont été perçus.
22:57Donc,
22:57c'est effectivement
22:58une inconnue
22:58pour les importateurs
22:59américains.
23:00Seront-ils remboursés
23:02et si oui,
23:03à quelle échéance ?
23:04Ça,
23:04c'est un vrai sujet
23:04pour le coup.
23:06C'est un vrai sujet
23:07qui va probablement
23:08faire l'objet
23:08de bataille judiciaire
23:09pour un certain temps
23:10ensuite.
23:11Il est probable.
23:12Alors,
23:12tous les droits
23:12n'ont pas été annulés
23:14donc je pense
23:15que le montant en cause
23:16il est plus proche
23:17de 130 milliards
23:18voire peut-être
23:18même un peu en dessous.
23:20L'autre aspect
23:21qui est quand même
23:22à souligner dans ce contexte
23:23c'est que toutes les études
23:24montrent qu'in fine
23:25ce sont les consommateurs
23:27finales parfois
23:28qui sont des entreprises
23:28mais souvent des ménages
23:30qui ont payé les droits
23:31et ceux à qui
23:32ce sera remboursé
23:32ce ne sera pas eux
23:33ce sera les importateurs.
23:35Mais dans tous les cas
23:35ça va être
23:36un imbroglio judiciaire
23:37qui va nous tenir
23:39en haleine
23:40pendant un certain temps.
23:41Il y a aussi
23:42une grande question
23:43c'est ce décret
23:43qu'a pris Donald Trump
23:44donc ce week-end
23:46pour créer
23:46cette taxe universelle
23:48à 15%.
23:49Alors il a pu le faire
23:50en vertu de la section 122
23:51de ce qu'on appelle
23:52le Trade Act
23:52qui remonte à 1974
23:55qui autorise
23:56cette surtaxe temporaire.
23:57Le problème Sébastien Jean
23:58c'est que ça ne peut durer
23:59que 150 jours
24:01c'est-à-dire
24:01que l'échéance
24:01est au 24 juillet prochain.
24:04Ça peut être prolongé
24:05après si le Congrès
24:06américain le vote
24:07mais ce n'est pas sûr
24:08Trump sait que
24:09côté républicain
24:09il ne peut pas faire
24:11il ne peut pas compter
24:11sur l'ensemble des élus.
24:13Donc ça veut dire quoi
24:14qu'il cherche des alternatives
24:15en attendant pour vous ?
24:17Oui je crois
24:18que ce droit
24:19de 15-10%
24:20remonté à 15%
24:21c'est seulement
24:23une solution temporaire
24:24pour gagner du temps.
24:25Il est très clair
24:26que le Congrès
24:27ne votera pas
24:27n'acceptera pas
24:28de prolonger
24:29ce droit transversal
24:31je dis transversal
24:32est ce qui s'applique
24:33à tous les produits
24:33sauf ceux
24:34qui étaient touchés
24:35par des mesures sectorielles.
24:37Donc c'est juste
24:38une façon
24:38de patienter
24:39de gagner du temps
24:39avant de trouver
24:40d'autres outils
24:43pour reprendre
24:44ce flambeau protectionniste
24:45parce qu'il est bien clair
24:46que Donald Trump
24:47ne va pas pour autant
24:48arrêter
24:49ses guerres commerciales
24:51et son recours
24:52au droit de douane.
24:53Mais simplement
24:54la loi
24:55qu'il avait utilisée
24:56sur les pouvoirs économiques
24:57d'urgence
24:57il l'avait préférée
24:58pour une bonne raison
24:59c'est qu'elle est très simple
25:00très facile d'emploi
25:01très souple
25:02il ne va pas avoir
25:03l'équivalent sous la main
25:04il faudra des choses
25:04qui sont plus compliquées
25:05à mettre en oeuvre
25:06des enquêtes préliminaires
25:07etc.
25:07ça prend du temps
25:08Ça prend du temps
25:09Est-ce que vous êtes sûr
25:10à 100%
25:11qu'il ne profiterait pas
25:12de l'occasion
25:13pour baisser la garde
25:14sur les droits de douane
25:15parce que tout le monde
25:15l'a constaté
25:16et même Donald Trump
25:17lui-même l'a constaté
25:18ceux qui ont le plus souffert
25:19des droits de douane
25:20depuis son retour
25:21à la Maison Blanche
25:21ce sont les entreprises américaines
25:23et surtout
25:23ce sont les consommateurs américains
25:25est-ce que vous ne dites pas
25:26finalement
25:26c'est un peu mesquin
25:27mais ça serait une porte ouverte
25:29pour lui
25:29pour baisser la garde
25:30sur ses droits de douane
25:30d'autant qu'on est
25:31à quelques mois
25:31des élections de mi-mandat
25:32et que soigner le pouvoir
25:34d'achat des américains
25:35ce ne serait peut-être
25:35pas une mauvaise chose
25:36dans cette configuration
25:38Je me garde bien
25:39d'avoir des certitudes
25:40quelconques
25:41dans la mesure
25:42où je pense que
25:43l'incertitude fait partie
25:45désormais
25:46des caractéristiques
25:47structurelles
25:48de la protection
25:49commerciale américaine
25:50c'est voulu
25:50par Donald Trump
25:51Maintenant
25:51est-ce qu'il va en profiter
25:52pour baisser un peu la garde
25:54pour se mettre
25:54à un niveau plus bas
25:56c'est possible
25:57c'est même pas très sûr
25:59parce qu'il y a
26:00une sorte d'obsession
26:01avec les droits de douane
26:02chez Donald Trump
26:03Ce qui est déjà
26:04clair aussi
26:05c'est qu'en changeant
26:06d'instrument
26:07on va changer
26:07de géométrie
26:08des droits de douane
26:09parce qu'il y en a
26:11plusieurs de types
26:12différents qui sont en œuvre
26:13il y en a qui touchent
26:13des secteurs
26:14il y en a qui touchent
26:15des pays
26:15ceux qui ont été annulés
26:16ils touchent des pays
26:17de façon très inégale
26:18beaucoup plus pour la Chine
26:20que pour l'Europe
26:21par exemple
26:22et donc
26:22on va les remplacer
26:23par d'autres
26:24qui n'auront peut-être
26:24pas la même géométrie
26:25le même niveau comparatif
26:27entre secteurs
26:28et entre partenaires
26:29Et l'ironie de l'histoire
26:30c'est que ce sont surtout
26:31les importations
26:32les exportations européennes
26:33qui souffrent
26:34de cet ajustement
26:35alors que les exportations
26:36chinoises sont favorisées
26:37finalement
26:38parce qu'il s'est joué
26:38ces dernières heures
26:40Oui
26:41effectivement
26:41on voit quand on regarde
26:43que ceux qui sont
26:43probablement le plus
26:45favorisés
26:46dans l'immédiat
26:47mais on ne sait pas bien
26:47ce qui va se passer
26:48après en fait
26:49mais dans l'immédiat
26:50ce serait effectivement
26:51notamment les exportations
26:52chinoises
26:52brésiliennes également
26:54Voilà pour donc
26:55ces nouveaux tarifs douaniers
26:56ce nouveau tarif douanier
26:57universel de 15%
26:58imposé par Donald Trump
26:59qui va entrer en vigueur
27:00demain
27:0224 février
27:02qui peut durer
27:03jusqu'à 150 jours
27:04à moins d'être renouvelé
27:06par le Congrès
27:06dans la foulée
27:07par vote
27:07mais vous le disiez
27:08c'est peu probable
27:08et donc il faudra
27:10pour Donald Trump
27:10trouver une alternative
27:11ou des alternatives
27:12d'ici le 24 juillet prochain
27:14c'est dans 5 mois
27:15mais ça va arriver vite
27:15Merci beaucoup Sébastien Jean
27:17merci infiniment
27:17d'avoir été avec nous
27:18ce soir
27:19professeur d'économie
27:20au CNAM
27:20directeur associé à l'IFRI
27:21l'Institut français des relations internationales
27:24merci beaucoup
27:2518h28
27:25on marque une petite pause
27:26sur BFM Business
27:27puis on revient
27:28pour parler un petit peu
27:29de politique et d'économie en France
27:31Améline Monchalin
27:31qui a donc quitté aujourd'hui
27:32le gouvernement
27:33qui a pris ses fonctions
27:34à la Cour des Comptes
27:35un nouveau ministre des Comptes publics
27:37ça commence à sentir
27:38vraiment la dernière année
27:40du quinquennat
27:40d'Emmanuel Macron
27:41une année pour rien
27:42disent certains
27:43sauf que Sébastien Lecornu
27:44lui apparemment
27:45a encore envie de faire des choses
27:46beaucoup de choses
27:47on va en parler dans un instant
27:48jusqu'à 19h
27:49à tout de suite
27:51BFM Business et la Tribune
27:52présente
27:55le 18-19
27:57Guillaume Paul
27:58allez 18h32
27:59on va revenir en France
28:00parce qu'il s'est passé des choses
28:01ces dernières heures
28:02du côté du gouvernement
28:03bon
28:04vous savez qu'on a adopté
28:05le budget
28:06dans la douleur
28:07et puis il y a eu
28:07donc le départ aujourd'hui
28:09d'Améline Monchalin
28:11qui s'en va
28:12à la Cour des Comptes
28:13et qui est remplacée
28:15par David Amiel
28:16bon on a l'impression
28:17qu'avec ce petit mouvement
28:18qu'on amène d'autres
28:18il y a un petit mini remaniement
28:20qui est prévu
28:20pour les prochains jours
28:22qu'on entre vraiment
28:23dans la dernière année
28:24du quinquennat
28:25année qui va pas être très longue
28:26on va considérer quoi
28:27qu'il reste 6, 7, 8 mois
28:28d'action publique
28:29avant de se mettre
28:30en mode avion
28:30comme on dit
28:31pour la campagne présidentielle
28:32bon sauf que visiblement
28:33Sébastien Lecornu
28:34lui a pas l'intention
28:35de rester les bras croisés
28:36il a une feuille de route
28:37pour faire de ces quelques mois
28:38une période utile
28:38alors est-ce que 2026
28:39peut être une année utile
28:40on va en parler
28:41avec nos invités
28:42Véronique Jérôme
28:43bonsoir Véronique
28:45économiste
28:45cofondatrice d'Elections Scope
28:47Alexandre Malafaille
28:47bonsoir Alexandre
28:48bonsoir Guillaume
28:49président fondateur
28:50de l'institut Sinopia
28:51puis Hugo Babè
28:52journaliste BFM Business
28:53qui suit ses questions
28:54macroéconomiques
28:55bonsoir Hugo
28:56bienvenue
28:57on va voir dans un instant
28:58avec vous
28:58ce que Sébastien Lecornu
28:59a l'intention de faire
29:00de ces prochains mois
29:01déjà je parlais de l'arrivée
29:02d'Amélie Montchalin
29:03à la cour des comptes
29:04est-ce que vous avez compris
29:05la polémique
29:07suscitée par cet arrivée
29:08son parachutage
29:10par l'Elysée
29:10même si c'est conforme
29:12aux règles de domination
29:13le fait qu'elle vienne
29:15de Bercy
29:15ce qui aura des conflits
29:16d'intérêts
29:16son âge aussi
29:17parce qu'elle pourrait
29:18théoriquement rester
29:18jusqu'à 68 ans
29:20l'âge limite
29:21et que souvent
29:22c'est vrai qu'on a
29:22souvent recasé
29:23des anciens parlementaires
29:24ou des anciens ministres
29:25en fin de carrière
29:26du côté de la cour des comptes
29:27vous comprenez cette polémique
29:28ou pas spécialement ?
29:29je la comprends forcément
29:31si on n'est pas uniquement
29:32issu du camp macronien
29:34de fait vous avez
29:35quelqu'un qui est
29:35au service du président
29:36de la République
29:37qui a porté
29:38sa politique
29:39ses messages
29:40ses engagements
29:41depuis des années
29:42et qui va se retrouver
29:43dans une institution
29:43qui joue un rôle
29:44essentiel
29:45alors qu'il n'est pas toujours
29:46aussi efficace
29:47qu'on le voudrait
29:47parce que la cour des comptes
29:48fait plutôt des comptes
29:49qui sont justes
29:50met plutôt en avant
29:51des analyses
29:51qui sont pertinentes
29:52fait des recommandations
29:53qui sont souvent
29:54de qualité
29:55et puis c'est pas vraiment
29:56suivi d'effet
29:56ça a plutôt un effet
29:57caisse de résonance
29:58puis après on s'arrête là
29:59donc là on met quelqu'un
30:00à la tête
30:01de cette institution
30:02qui a porté tout ça
30:04qui a fait des comptes
30:04qui a fait les comptes
30:05de la France
30:06qui a fait le budget 2026
30:07qui sont plus ou moins sincères
30:09on sait souvent
30:09quand même
30:10il y a des chiffres
30:11qui ne sont pas aussi clairs
30:11que ça
30:14on lui a demandé
30:14si les fameux 13 000 contribuables
30:17existaient ou pas
30:17elle a dit non
30:18ils n'existent pas
30:18ces 13 000 là
30:20aucun document
30:21est-ce qu'elle n'existait pas
30:23elle a dit
30:23il n'y en a pas 13 000
30:24elle a dit quelques milliers
30:24elle a démenti le chiffre
30:26le chiffre existe
30:27après le problème
30:28c'est que ces chiffres là
30:29sont mal présentés
30:30mal exposés au grand public
30:31c'est une fausse polémique
30:32mais il n'empêche
30:33qu'elle n'est pas sincère
30:34donc on peut douter
30:35oui voilà
30:35on peut douter que
30:36après il y a juste un point
30:37il y a tous ceux qui disent
30:38que ça va faire partie
30:39du système de blocage du pays
30:41c'est une analyse aussi
30:42qui se défend
30:42entre d'un côté
30:43Richard Ferrand
30:43elle à la Cour des Comptes
30:45la Banque de France
30:46qui va changer
30:46il y aura le Conseil d'Etat
30:48aussi
30:48tout ça devrait être figé
30:50par des gens
30:51qui sont proches
30:51d'Emmanuel Macron
30:52et qui vont peut-être empêcher
30:53qu'une autre gouvernance
30:55puisse agir efficacement
30:56elle ne pourra pas
30:56en tout cas
30:57dans les prochains mois
30:57se prononcer
30:58sur l'exécution
30:59du budget 2026
31:00qu'elle a en grande partie
31:02contribué à élaborer
31:04alors certains disent
31:04oui mais il y a
31:05une certaine collégialité
31:06à la Cour des Comptes
31:08qui fait que ça ne posera
31:09pas de problème
31:09Oui les magistrats
31:11regardent beaucoup
31:12elle va déjà rencontrer
31:14cette semaine
31:14le collège de déontologie
31:16de la Cour des Comptes
31:16pour voir ses différents
31:17conflits d'intérêts
31:18et ensuite elle est très attendue
31:20par les différents magistrats
31:21de la Cour des Comptes
31:21la présidente de la première chambre
31:23s'est exprimée
31:24la semaine dernière
31:24en disant
31:26elle devra dire
31:27les règles
31:28qui lui permettent
31:29de rester dans un cadre
31:30de déontologie
31:31On va l'écouter justement
31:32Karine Camby
31:33qui est aujourd'hui
31:34remplacée
31:35enfin jusqu'à aujourd'hui
31:36remplacée par intérim
31:38le président sortant
31:39de la Cour des Comptes
31:40écoutez ce qu'elle disait
31:41effectivement il y a quelques jours
31:42à ce sujet
31:44Nous avons des règles internes
31:45qui nous garantissent
31:47véritablement
31:48le maintien
31:49de cette indépendance
31:50et la future
31:52première présidente
31:53de la Cour des Comptes
31:53prendra les mesures
31:54nécessaires
31:55et elle les annoncera
31:56lorsqu'elle sera
31:58effectivement arrivée
31:59Voilà donc en gros
32:00tout va être balisé
32:00c'est ça l'idée
32:01Ces mesures
32:02il y en a déjà certaines
32:02qui sont connues
32:04les rapports
32:04ils sont discutés
32:05dans les différentes chambres
32:07et la première présidente
32:08maintenant première présidente
32:09ne participe pas
32:10à ces discussions
32:11elle présente simplement
32:12les rapports à la fin
32:13donc il y a déjà
32:14des règles qui sont connues
32:15et pour en revenir
32:16à ce rôle
32:17qu'elle a joué
32:18dans les différents budgets
32:19avant
32:19elle va sûrement
32:20être auditionnée
32:21bientôt dans une commission
32:22d'enquête de Lyot
32:24sur les grandes fortunes
32:25où elle devra
32:26à la fois jouer le rôle
32:27de ministre
32:28ancienne ministre du budget
32:30et à la fois
32:31ce rôle de première présidente
32:32donc ça va être
32:32un premier exercice
32:33assez compliqué
32:35bientôt à l'Assemblée nationale
32:36C'est un sacré numéro
32:37d'équilibriste
32:37Véronique
32:38comment vous regardez ça ?
32:39Je pense que là
32:40tout est dit
32:41on place des pions
32:42donc là c'est une
32:43première évidence
32:45elle a demandé
32:46elle-même
32:46la commission
32:46de vérification
32:49et de l'éthique
32:50etc
32:50donc elle a fait
32:51un pas
32:52un geste
32:53pour montrer
32:54qu'elle sentait bien
32:55qu'elle n'était pas
32:55complètement libre
32:57certains demandent
32:58parce qu'on revoit
32:59l'inamovibilité
33:03que ce ne soit plus
33:04inamovible
33:04ça ce serait peut-être
33:05une chose intéressante
33:07parce qu'à un horizon
33:08aussi long
33:09sauf à ce qu'elle
33:10démissionnerait d'elle-même
33:11à ce qu'elle quitte
33:11d'elle-même
33:12c'est un peu
33:13effectivement ça va ne donner
33:14que de la rigidité
33:15dans les institutions
33:16dans lesquelles les français
33:17ont peine à avoir confiance
33:19donc ça décrédibilise
33:21encore un peu plus
33:22ce pouvoir politique
33:23ça va donner l'impression
33:24aux électeurs
33:25qu'on met des pions
33:26on contrôle
33:27on verrouille
33:27on ne peut pas être
33:28jugé parti
33:28et là c'est un peu
33:29l'impression que ça peut donner
33:30pour une lecture très rapide
33:31et très vulgarisée
33:33on pourrait avoir cette impression
33:34je reviens sur ce que vous disiez
33:36ce sentiment de verrouillage
33:38véritablement des institutions
33:39on disait Banque de France
33:40Conseil d'Etat
33:40peut-être prochainement
33:41Conseil constitutionnel
33:42Cour des comptes
33:43est-ce que c'est quelque chose
33:43que l'on va traîner pour vous
33:46pendant la campagne ?
33:46c'est forcément quelque chose
33:47qu'on traîne
33:48parce que ça contribue
33:49de cette espèce de message
33:51d'émission d'un doute
33:52sur l'intégrité du système
33:53et son indépendance
33:54voilà
33:54et donc cet affaiblissement démocratique
33:56il est perçu
33:57comme étant une menace
33:58on l'a vu
33:59il y a déjà eu des manifestations
34:00contre le conseil constitutionnel
34:04on a vu des gens se mobiliser
34:06parce qu'ils étaient en doute
34:07par rapport à la sincérité
34:08des décisions qui allaient être prises
34:09on voit qu'il y a vraiment
34:10quelque chose qui s'installe
34:11dans le pays
34:11même si de fait
34:12vous aviez raison de souligner ce point
34:13elle sera le primus inter pares
34:15elle sera père parmi les pères
34:17donc de fait
34:18et en effet c'est comme
34:18la cour de cassation
34:20chaque chambre est totalement souveraine
34:21dans ses décisions
34:22et donc elle ne pourra pas interférer
34:24mais ça crée une espèce
34:25oui de suspicion
34:26de climat
34:26de doute
34:27surtout dans ce contexte
34:28où la démocratie ne va pas bien
34:29à la limite
34:30ce qui est fait aujourd'hui
34:31par Emmanuel Macron
34:32on peut râler
34:33mais globalement
34:33c'est prédécession
34:34l'on fait
34:35chacun place ses pions
34:36et profite du système
34:37pour le faire
34:38mais c'est vrai
34:38que ce n'est pas opportun
34:40bon voilà en tout cas
34:41pour cette nomination
34:42d'Amélie de Montchalin
34:43qui arrive aujourd'hui
34:44à la cour des comptes
34:45on le disait Hugo
34:45ça marque un petit peu
34:46le début de cette dernière année
34:48de quinquennat
34:49alors souvent on a coutume
34:49de dire
34:50dernière année de quinquennat
34:51année pour rien
34:51année futile
34:52non
34:53Sébastien Lecornu
34:54dit je veux une année 2026 utile
34:56et il a fait passer le message
34:57qu'il avait envie
34:57de faire des choses
34:58qu'est-ce qu'il a en tête
34:59pour les prochains mois
35:00on parle vraiment
35:00de prochains mois
35:01parce qu'on dit quoi
35:01il reste quoi 6-7 mois
35:02d'action utile finalement
35:03déjà du côté de Matignon
35:05on justifie
35:06dans un contexte budgétaire
35:07contraint
35:08et dans un environnement
35:10géopolitique durci
35:12l'État veut revenir
35:13à ses fondamentaux
35:14donc on aura des textes
35:16sur la consolidation
35:17de l'outil défense
35:19on aura des textes
35:20sur la police municipale
35:21sur la justice
35:22sur la sécurisation
35:24du modèle énergétique
35:25avec la programmation
35:26pluriannuelle de l'énergie
35:27qui date pas
35:30d'il y a 2-3 mois
35:32qui date vraiment
35:33de cette semaine
35:34de la semaine dernière
35:35et on aura vraiment
35:36des textes
35:37sur
35:39des mesures
35:41vraiment
35:41alors soit
35:42des mesures consensuelles
35:43on a ce texte
35:45sur l'hydroélectricité
35:46notamment pour relancer
35:47les investissements
35:47et en finir
35:49des contraintes
35:50de la commission européenne
35:51sur les investissements
35:52en hydroélectricité
35:53où on aura des textes
35:55vraiment nécessaires
35:57sur la défense
35:57sur la justice
35:59mais assez peu
36:00de nouvelles idées
36:02même de propositions
36:03de loi
36:03ce sera vraiment
36:04surtout des textes
36:05qui seront ceux
36:06du gouvernement
36:07bon et puis il y a des choses
36:08aussi sur l'urgence agricole
36:09on nous parle effectivement
36:10de revenir sur le dossier agricole
36:11on nous parle aussi
36:12d'un nouvel acte
36:13de décentralisation
36:14on nous a dit ça comme ça
36:14mais sans aller vraiment plus loin
36:16est-ce que vous dites
36:17bon on a affaire là
36:18un gouvernement
36:19qui essaie quand même
36:19de faire des choses
36:20mais limité par le temps
36:21limité par le peu de majorité
36:23qu'il a
36:23l'absence de majorité
36:24dont il dispose
36:25c'est bien le problème
36:26c'est
36:26je vais dire directement les choses
36:28c'est trop tard
36:29il est trop tard
36:29on n'engage pas des réformes
36:31en fin de mandat
36:31on les engage en début de mandat
36:33parce qu'on est populaire
36:34généralement en début de mandat
36:35on a un soutien
36:36puisqu'on vient d'être élu
36:37on a forcément une majorité
36:38donc on a un soutien politique
36:39on est crédible
36:40on est en état de grâce
36:41on est en fin de mandat
36:42de surcroît
36:43là il n'y a pas de majorité
36:43dès le début du quinquennat
36:44de toute façon
36:45il n'y a pas de majorité
36:46de surcroît
36:46le président
36:47n'est pas populaire
36:48il a même un record
36:49de très mécontent
36:50dans le dernier sondage
36:51il était à 53%
36:53de très mécontent
36:5453% de très mécontent
36:55c'est Dieu jamais vu
36:56sous la cinquième
36:57donc ça montre quand même
36:58qu'il y a un rejet
36:59alors la situation
37:01du premier ministre
37:01est meilleure
37:02puisqu'il a 35%
37:03il est relativement sable
37:0430 ou 35%
37:04selon les instituts de sondage
37:06donc ça montre
37:07qu'il a plus ou moins
37:10engrangé
37:10de sa façon
37:12de gérer
37:13finalement le fait
37:14d'avoir un budget
37:15mais là encore
37:16est-ce qu'on doit
37:17se satisfaire d'un budget
37:18qui a été obtenu
37:18au forceps
37:19pourrait-on dire
37:20c'est un compromis
37:21c'est un compromis
37:22qui a été obtenu
37:23en faisant
37:23en donnant des gages
37:24mais on peut
37:25on peut dire oui
37:26à tout le monde
37:26mais après quand on passe
37:28aux actes
37:28c'est difficile
37:29de satisfaire tout le monde
37:30donc il est allé
37:31et il a fait un pas
37:32vers la gauche
37:33certains disent
37:33ce budget est socialiste
37:34et la gauche dit
37:36c'est pas assez
37:36et la droite dit
37:37mais finalement
37:38on a trop donné
37:39donc pour les uns
37:39c'est pas assez
37:40pour d'autres c'est trop
37:40donc au final
37:41il n'a satisfait personne
37:43il a presque mécontenté
37:44tout le monde
37:44et à terme
37:45le prochain budget
37:47qu'il aura
37:48à faire
37:49M. Amiel
37:50si j'ai bien compris
37:51sur lequel on planche déjà
37:52il faut le savoir
37:53mais visiblement
37:54on va reprendre
37:55les mêmes méthodes
37:56parce que
37:56M. Amiel est de centre-gauche
37:58donc on le dit
38:00assez bien
38:02capable de dialoguer
38:04avec les socialistes
38:05donc on va reprendre
38:06les mêmes méthodes
38:08je pense que ça va être compliqué
38:09je pense que ça va être très compliqué
38:10quand vous voyez en tout cas
38:11l'inventaire qu'a fait Hugo
38:12des principaux textes
38:13sur lesquels le cornu
38:14veut essayer d'avancer
38:15est-ce que vous dites
38:16c'est un bisallé
38:17ou alors est-ce que c'est une année
38:18qui peut
38:18je ne sais plus si la phrase
38:19était de Chirac ou de Jospin
38:21montrer que l'État
38:22peut quelque chose
38:23l'État ne peut pas tout
38:24disait Jospin à une époque
38:26est-ce qu'on peut montrer
38:26en quelques mois
38:27que l'État peut agir
38:28voilà peut encore
38:28faire avancer le cours des chevaux
38:302025 et 2026
38:31sont des années de trop
38:32des années perdues
38:33on aura perdu
38:34deux années complètes
38:36on peut faire
38:37des petites choses à la marge
38:38mais rien qui va en profondeur
38:39le budget de toute façon
38:40est un mauvais budget
38:41il n'y a rien de systémique
38:42il n'y a rien de stratégique
38:43qui est véritablement engagé
38:44sur la défense
38:45on peut en discuter
38:46ça ça bouge un petit peu
38:47parce que visiblement
38:48il y a une volonté de mobilisation
38:49mais dans les faits
38:50il faudra vraiment regarder
38:51si l'argent est libéré
38:52parce que ce n'est pas le tout
38:53de mettre sur la table
38:53il faut qu'effectivement
38:54il faut que ça suive
38:54voilà mais c'est deux années trop
38:56et puis il y a une insincérité
38:57là encore
38:57vous regardez
38:58sur les questions de la justice
39:00Gérald Darmanin
39:01portait un texte ambitieux
39:02il a pris des engagements
39:03et Sébastien Lecornu
39:04lui a demandé
39:05s'il voulait passer son texte
39:06avant l'été
39:06de l'édulcorer
39:07c'est-à-dire qu'il y a une partie
39:08des articles qui vont sauter
39:09donc ils vont se concentrer
39:10uniquement sur la question
39:11de l'audiencement
39:11mais tout ce qui concerne
39:12les peines
39:12qui est un sujet un peu risqué
39:13clac ça saute
39:14donc on se retrouve comme ça
39:15sur des dispositifs
39:16qui vont être vidés
39:17d'une partie de leur substance
39:18parce qu'il faut trouver
39:19un bout de chemin de compromis
39:20à l'Assemblée
39:21c'est facile d'être populaire
39:22quand vous ne prenez pas de risque
39:23que vous ne vous exposez pas
39:25mais en revanche
39:26là où ça va être à mon avis
39:28douloureux et difficile
39:28ça va être la séquence budgétaire
39:30je ne vois pas comment
39:32les partis politiques
39:33qui ont laissé passer le budget
39:35avec tous les coups
39:37qu'ils ont déjà pris
39:37parce que franchement
39:38les républicains
39:39on peut peut-être comprendre
39:41c'est des calculs politiques
39:41moi je ne prenais pas de position
39:42par rapport à ça
39:43mais les électeurs auront de la mémoire
39:45c'est-à-dire que s'ils relaissent
39:46à nouveau passer un budget
39:47qui est hyper défavorable
39:48aux intérêts de leurs électeurs
39:49et de la même chose
39:50de l'autre côté
39:52là pour le coup
39:52les électeurs vont se souvenir
39:53encore plus à la proximité
39:54des élections
39:55donc je pense que le budget
39:562026-2027
39:57va être une boucherie
39:58c'est pour le dire trivialement
39:59et je n'exclus pas
40:00qu'on renaît à ce moment-là
40:01un gouvernement
40:02qui saute à quelques mois
40:03de la présidentielle
40:04je ne suis pas certain
40:05de la capacité
40:07d'un gouvernement
40:08à tenir avec la pression
40:09qui va être exercée
40:10à ce moment-là
40:10parce qu'il y a quand même
40:11une cohérence
40:12par rapport à ce qu'on va
40:12soutenir ou laisser passer
40:14et puis les engagements
40:15qu'on prend avec la présidentielle
40:15c'est-à-dire quand vous voyez
40:16effectivement les renoncements
40:17qu'il a fallu faire
40:18du côté du gouvernement
40:19pour boucler 2026-2026
40:20ça commence encore plus périlleux
40:22oui Hugo ?
40:22Oui pour rebondir
40:23je discutais hier
40:24avec un député LR
40:26du groupe de Laurent Wauquiez
40:27sur la nomination
40:28de David Damiel
40:29et il me dit
40:30je vous le lis
40:30il sait quelles sont
40:31nos lignes rouges
40:32après on pourra moins accepter
40:34de mesures socialistes
40:34que dans ce budget
40:36il ne faut pas oublier
40:37qu'il y a la présidentielle
40:38et pour revenir
40:39sur ce que vous disiez
40:40Guillaume tout à l'heure
40:407-8 mois
40:42en fait il n'y en a que 3
40:44parce qu'il y a déjà
40:46les municipales là
40:48qui font que 3 semaines
40:50en moins à l'Assemblée nationale
40:52pour discuter
40:52des textes parlementaires
40:53et il ne faut pas oublier
40:54qu'à partir de octobre
40:56septembre octobre
40:57il y a les sénatoriales
40:58il y a les élections
41:00des sénateurs
41:01de la moitié du Sénat
41:02et donc comme en France
41:04il y a une Assemblée nationale
41:06et un Sénat
41:06les textes vont être bloqués
41:08à l'Assemblée nationale
41:09sans pouvoir passer au Sénat
41:11donc ça réduit
41:11encore plus
41:13le temps
41:14et le champ
41:14des possibilités
41:16ce qui peut expliquer
41:17cette demande
41:17faite au mythiste
41:19Gérald Darmanin
41:20donc il reste 3 mois
41:21voilà
41:21autant pour moi
41:22j'ai été optimiste
41:23j'ai voulu croire
41:24en l'action publique
41:25au-delà de l'éthnée
41:26il reste 3 mois
41:27en tout et pour tout
41:28finalement
41:28mais de toute façon
41:28la contrainte budgétaire
41:29va se heurter
41:30à la contrainte électorale
41:31elle-même
41:32se heurter à la contrainte
41:33environnementale
41:33donc toutes ces contraintes
41:34elles ne font pas bon ménage
41:35il est impossible
41:36de tout concilier
41:37et là les choses
41:38sont quand même mal engagées
41:39et tous les renoncements
41:41ne sont pas que des coups
41:42c'est des coups d'opportunité
41:44les efforts
41:45que l'on ne fait pas aujourd'hui
41:46ce sont des efforts
41:47beaucoup plus forts
41:49qu'il faudra faire demain
41:49et qu'on va laisser en héritage
41:51à nos enfants
41:51donc là sur le plan
41:52la transmission intergénérationnelle
41:54des efforts
41:54elle est quand même
41:55assez conséquente
41:56alors en attendant
41:57la transmission intergénérationnelle
41:58il y a effectivement
41:58non mais je veux qu'on parle
41:59effectivement
41:59commençons à parler
42:00de ce budget 2027
42:01allons-y
42:02voilà
42:03qui va être encore
42:04plus difficile à boucler
42:06s'agissant d'un pays
42:07la France
42:08qui va être deux fois
42:08trois fois plus scrutée
42:10que les années précédentes
42:11parce qu'on sera en période électorale
42:12là c'est l'année
42:13de tous les dangers
42:13là c'est
42:14vous vous dites
42:14c'est peut-être le moment
42:15peut-être l'automne prochain
42:17de l'instant
42:18l'istreuse en référence
42:19à ce réconnu
42:19la Grande-Bretagne
42:20il y a deux trois ans
42:20finalement
42:21le danger décuplé
42:22là finalement
42:23certains disaient même
42:24qu'il fallait revoir
42:25les règles
42:26de ce budget
42:27pour essayer
42:29d'arriver
42:29à négocier
42:30avec chacun
42:31il y a une proposition
42:32notamment
42:33qui est en train de courir
42:33à l'Assemblée nationale
42:34qui est le fait
42:35d'étudier le budget
42:36dans son intégralité
42:37là pour l'instant
42:37on étudie d'abord
42:38la partie recette
42:39puis la partie dépense
42:41là il faudrait voir
42:42le budget
42:43dans son intégralité
42:44donc il y a
42:45plusieurs propositions
42:46qui émergent
42:46mais tout ça
42:46dans une volonté
42:47d'essayer de passer
42:48à un budget
42:49et de ne pas être
42:50Sébastien Lecornu
42:50disait cette phrase
42:51il n'y a pas très longtemps
42:52je ne veux pas être
42:53un premier ministre
42:54qui s'occupe
42:55des affaires courantes
42:57là pour l'instant
42:57le budget
42:58ça semble mal parti
42:59pour être autre chose
43:00qu'une redite
43:01du budget 2026
43:02attendez après
43:03on est à quelques mois
43:03on sera à quelques mois
43:04d'élection présidentielle
43:05à l'automne prochain
43:06qui aura envie
43:06de serrer les vices
43:08il y aura un certain consensus
43:09pour ne pas serrer les vices
43:10pour laisser la dépense filer
43:12on est d'accord
43:12oui mais si vous faites ça
43:14si vous êtes plutôt
43:15issu du camp libéral
43:17du monde des entreprises
43:19et que vous avez
43:19un électorat plutôt de droite
43:21cette politique
43:22qui consiste à dire
43:22on laisse filer
43:23et puis on ne fait rien
43:25elle ne va pas être appréciée
43:26ça ne va pas poser
43:27de problème aux républicains
43:27dont vous parliez tout à l'heure
43:28non mais ça laisse forcément
43:31des traces
43:31là encore il y a un problème
43:32de cohérence
43:33c'est à dire que vous voulez quoi
43:34alors si c'est
43:34si le message politique
43:35de l'ensemble des formations
43:36c'est de dire écoutez
43:37on ne peut plus rien faire
43:37on a quelques mois
43:38de la présidentielle
43:38on est d'accord pour rien faire
43:40et on passe un budget
43:41qui est simplement
43:42une espèce de reconduction
43:43de l'existant
43:43et si c'est le message dominant
43:44en disant sinon
43:45c'est effectivement le chaos
43:47remise en cause du gouvernement
43:48avec un risque de
43:49voilà
43:50vous savez bien
43:50que ça va se passer comme ça
43:51oui mais vous imaginez
43:52alors le truc
43:53qui serait vraiment
43:54catastrophique
43:54parce que derrière
43:54il y a une arme
43:56imaginons qu'il y ait
43:57un blocage
43:57et que finalement
43:58il y ait une motion de censure
43:59qui passe
44:03dans ce chaudron politique
44:05de l'Assemblée
44:05et imaginons que le président
44:06décide de dissoudre l'Assemblée
44:08à quelques mois
44:09de la présidentielle
44:09et techniquement
44:10il peut
44:10jusqu'au dernier jour
44:12de son mandat
44:12il peut dissoudre
44:13donc là vous imaginez
44:14il dissoudre
44:15et une fois qu'on a
44:15une nouvelle Assemblée
44:16elle est repartie
44:17pour un an
44:18avant de pouvoir
44:18être à nouveau changée
44:19quel que soit
44:19le changement de président
44:20qui à votre avis
44:20va prendre la responsabilité
44:21de faire tomber
44:22le gouvernement
44:22à quelques mois
44:23quel parti politique
44:24prendrait la responsabilité
44:25de faire tomber
44:25le gouvernement
44:25à quelques semaines
44:26de l'élection présidentielle
44:27certains peuvent être joueurs
44:27mais je vous dis
44:28le problème c'est la cohérence politique
44:30de se présenter
44:31vis-à-vis de ses électeurs
44:32en ayant à nouveau soutenu
44:33ou laissé passer
44:34quelque chose
44:34qui est défavorable
44:35aux intérêts de son camp
44:36ou aux intérêts du pays
44:37selon comment on se positionne
44:37Hugo
44:38tout le monde sait
44:38que de toute manière
44:39une fois qu'il y aura
44:40l'élection présidentielle
44:41il y aura des élections
44:41législatives derrière
44:42pourquoi déclencher
44:44une potentielle dissolution
44:47en février-mars
44:48pour derrière
44:49en avoir une deuxième
44:51en juin
44:51il y a un point
44:53qui est assez intéressant
44:54dans les différents
44:55programmes politiques
44:56qui arrivent
44:57pour 2027
44:59c'est que beaucoup
44:59de partis politiques
45:00parlent déjà
45:01de référendum
45:01voire de salve
45:02de référendum
45:04juste après
45:04l'élection présidentielle
45:06parce que finalement
45:07ils se disent
45:07pourquoi ça ne fonctionne
45:09pas maintenant
45:10et ça fonctionnerait plus tard
45:11pourquoi pas
45:12en appeler au peuple
45:12certains
45:14plusieurs partis politiques
45:16le disent en ce moment
45:17c'est coûteux
45:18ça prend du temps
45:19enfin les référendums
45:20enfin les référendums
45:20ça prend du temps
45:21c'est coûteux
45:22on ne peut pas le faire
45:23sur toutes les questions
45:23on n'est pas la Suisse
45:24ça semble quand même
45:25assez compliqué
45:26Macron nous promettait
45:27quand même
45:27lors de ces voeux
45:28du 31 décembre 2024
45:30si je ne m'abuse
45:31de faire appel
45:32aux français
45:33ce qui n'a pas été le cas
45:34le grand débat
45:34la concertation
45:35mais je pense aussi
45:37que les électeurs
45:38sont un peu frileux
45:40parce qu'il y a eu
45:41des grands débats
45:41il n'y a pas eu les réponses
45:42il n'y a pas eu les résultats
45:43on n'a rien appliqué
45:44on a consulté
45:45là encore
45:45il ne suffit pas de consulter
45:46on va vous demander
45:47que voulez-vous
45:48et puis après
45:48on n'en fait qu'à sa tête
45:49donc c'est un peu compliqué
45:51je pense que de toute façon
45:53moi je ne crois pas
45:54à une dissolution
45:55de dernière minute
45:55parce qu'à priori
45:57personne n'y a intérêt
45:59de façon aussi rapprochée
46:00je pense aussi
46:01que tout le monde
46:01est un peu mouillé
46:02dans l'histoire
46:02parce que finalement
46:03normalement
46:04le sortant assume son bilan
46:05mais là
46:05dans le gouvernement
46:06il y a eu
46:07des issues de LR
46:09le budget est fait
46:10à destination
46:11et sous la dictée
46:12des socialistes
46:13donc tout le monde
46:14va être un peu pris
46:15pour responsable
46:16ça va être compliqué
46:18après il reste
46:19les extrêmes
46:19qui risquent
46:20que d'utiliser
46:21cette situation
46:22alors là
46:23on est là aussi
46:24on est à l'abri
46:25de rien du tout
46:25qui sont les grands gagnants
46:26en ce moment
46:27de cette situation
46:28oui mais qui vont devoir
46:29sortir du bois
46:30sur des sujets
46:30hautement sensibles
46:31à l'occasion
46:32de la campagne présidentielle
46:33effectivement
46:34là ça sera un moment
46:35de vérité
46:35sur certains sujets
46:36mais on a les municipales
46:37aussi qui vont arriver
46:38qui seront peut-être
46:38un défoudoir
46:39enfin alors
46:39un défoudoir
46:40ça dépend
46:40parce que le maire
46:41a une proximité
46:42avec le maire
46:43donc on ne va pas
46:44on peut parfois hésiter
46:45à taper sur son maire
46:47parce qu'on n'est pas content
46:48du président
46:49mais il peut y avoir
46:50quand même des conséquences
46:51la chance de Macron
46:53c'est qu'il n'y a que
46:5360 et quelques maires
46:56qui ont une proximité
46:57avec le centre
46:59donc il n'y aura pas
47:00trop d'effet
47:01game changer
47:02de la popularité
47:03du président
47:03sur le vote
47:05lors des municipales
47:07mais il y aura peut-être
47:08un mouvement
47:09là encore
47:09à cette occasion
47:10c'est davantage
47:11sur les alliances
47:12peut-être que ça va être
47:13intéressant
47:13dans un second tour
47:14ou par exemple
47:15dans le contexte politique
47:16qu'on connaît
47:16si on se rend compte
47:18qu'il y a
47:1950-60 alliances
47:21entre les républicains
47:22et le rassemblement national
47:23derrière quand va arriver
47:24le budget
47:25et que les républicains
47:28à l'assemblée nationale
47:29vont être consultés
47:30comme un parti
47:31du socle commun
47:32pour construire ce budget
47:33et qu'il y aura eu
47:34ces alliances
47:34avec le rassemblement national
47:35est-ce que les équilibres
47:36vont être les mêmes ?
47:37je ne suis pas sûr
47:38ce n'est peut-être pas
47:38des alliances
47:39mais des triangulaires
47:40des quadrangulaires
47:40des quinquangulaires
47:41ça va voir mieux
47:42Alexandre
47:43ce qui va être quand même
47:44très très intéressant
47:45c'est la percussion
47:45parce que ça va se passer
47:46à peu près au même temps
47:48des propositions
47:48pour la présidentielle
47:49et des réalités budgétaires
47:51qu'il va falloir laisser passer
47:52histoire de dire
47:53qu'on ne fait pas tout sauter
47:54donc il y a quand même
47:55quelques sujets
47:55qui vont être majeurs
47:56une fois qu'on aura
47:57des états majeurs politiques
47:58constitués autour des candidats
48:00qui est à gauche
48:01qui est au centre
48:01qui est à droite
48:02bon le RN on sait à peu près
48:03et l'extrême gauche
48:04on sait à peu près aussi
48:05mais le reste est encore
48:06un petit peu flou
48:06mais on voit bien
48:07que des candidats
48:08sont en train de se préparer
48:09donc comment on va régler
48:10la question des retraites
48:11comment on va régler
48:12la question des déficits
48:14où est-ce qu'on va régler
48:15le curseur
48:16en matière de prélèvement
48:17est-ce qu'on va augmenter
48:19tout ça va être sur la table
48:20et ça va être une espèce
48:21de débat
48:22qui va passer
48:23par une obligation
48:23de clarification
48:24des engagements
48:25et des propositions
48:25parce que les marges de manœuvre
48:26sont ce qu'elles sont
48:27c'est-à-dire quand même
48:28égal à pas grand-chose
48:28cette année on est quoi
48:29sur 70 milliards d'euros
48:31de frais financiers
48:32de frais financiers
48:33simplement de charge de la dette
48:34donc ça c'est quand même
48:36assez colossal
48:37dans un budget
48:37avec déjà un budget
48:38qui reste structurellement déficitaire
48:40on nous annonce 5%
48:41cette année
48:41ça sera sans doute
48:42pas moins que 5%
48:43avec un niveau de croissance
48:44qui est quand même
48:45assez emberne
48:46on est au ministre des comptes publics
48:47de tenir le 5% cette année
48:49personne n'y croit
48:50personne n'y croit
48:51bien sûr
48:51je pense que là pour le coup
48:52l'épreuve de vérité
48:53va venir avec les chiffres
48:54et les engagements
48:55qui vont sortir de cette présidentielle
48:56qui vont malheureusement
48:57être très teintés
48:57par ce qui a déjà été annoncé
48:59par les uns et par les autres
48:59je vois pas comment
49:00le parti socialiste
49:01se sort de la taxe Zuckman
49:02ils vont revenir
49:03avec une volonté de fiscalité
49:05sur ce qu'ils appellent
49:06les plus riches
49:06et la droite va effectivement
49:08revenir à la charge
49:08avec sa réforme des retraites
49:09donc on va polariser le débat
49:11de manière absolument extrême
49:12ce qui va pas simplifier
49:13le choix pour les faits
49:14les gros marqueurs
49:15et la phrase de Karine Gombi
49:17qu'on a entendue tout à l'heure
49:18qui disait la semaine dernière
49:19si on suit la même trajectoire
49:22que ces deux précédentes années
49:24le déficit qui passe
49:25sous la barre des 3%
49:26on l'aura pas en 2029
49:27mais en 2032
49:28ah oui mais ça
49:29je crois que même Bruxelles
49:29en a fait son deuil
49:30depuis le temps
49:31pour le coup
49:31non il y a la façon
49:32dont Bruxelles nous regarde
49:33la façon dont les marchés
49:34en disant un mot nous regardent
49:35mais aussi la façon
49:36dont nos partenaires nous regardent
49:37il reste 3 minutes
49:38mais qu'on dise un petit mot
49:38quand même
49:39nos voisins allemands
49:40notamment qui regardent
49:41avec beaucoup d'introspection
49:42ce qui se passe
49:43qui vont être effectivement
49:44très attentifs
49:45au déroulement de la campagne
49:46et surtout à l'identité
49:48de la personne
49:48qui va succéder à Emmanuel Macron
49:50Merz
49:50une fois le ou la prochaine
49:52présidente de la République
49:53élue sera encore là
49:54pour deux ans
49:56selon qu'il est avec
49:57un candidat en face de lui
49:58un président issu
49:59de la droite républicaine
50:00du centre
50:00ou du Rassemblement National
50:01c'est pas vraiment la même
50:02pour le coup
50:04de toute façon
50:04c'est un vrai problème
50:05pour les Français
50:05et ça peut déterminer
50:06beaucoup de choses
50:07si vous avez un président
50:09RN ou un président
50:10moi je pense pas
50:11qu'il puisse y avoir
50:11un président de droite
50:12en l'état actuel
50:12à part le RN
50:14je sais pas qui peut
50:14arriver à sortir
50:15son épingle du jeu
50:16pour arriver au deuxième tour
50:17et pouvoir sur des territoires
50:19qui sont voisins
50:20sur un certain nombre de sujets
50:20battre le RN
50:22mais tout est possible encore
50:23on est jamais à l'abri
50:24d'une bonne surprise
50:24enfin je mets une bonne surprise
50:25je mets des guillemets
50:26parce que je prends pas position
50:27mais en tout cas
50:28on est jamais à l'abri
50:28mais celui qui se prépare
50:30on l'avait déjà évoqué ici
50:31c'est François Hollande
50:32il est à mon avis
50:33le candidat
50:34vous savez
50:35on est comme dans un peloton de vélo
50:37pour l'instant il est derrière
50:37il est à l'abri
50:38il est protégé
50:39par ses outsiders
50:40et puis à un moment donné
50:41il va sortir
50:42et là il sera le seul
50:43à être à peu près crédible
50:44pour aller affronter un RN
50:45au deuxième tour
50:46il envoie des messages
50:47c'est clair
50:50il sera plus à même
50:54de discuter d'expérience
50:55avec un chancelier
50:56ou avec Mme Meloni
50:59s'il discute avec elle
51:00même s'il l'aime pas beaucoup
51:01j'imagine
51:01que pourrait ne l'être
51:03effectivement un chancelier allemand
51:04avec un candidat du RN
51:06qui serait élu
51:06les discussions seront
51:07sans doute un peu plus compliquées
51:08c'est l'éventuelle impulsion
51:09de l'Europe
51:09qui peut évoluer
51:11selon l'identité
51:12de celui ou celle
51:13qui sera élu en mai prochain
51:14on parlait du poids
51:15de la guerre en Ukraine
51:16en 2022
51:17sur l'élection présidentielle
51:18mais là c'est tout
51:19le contexte international
51:20qui va jouer
51:21sur l'élection présidentielle
51:22en 2027
51:23pas que la guerre en Ukraine
51:24mais la relation
51:25avec les Etats-Unis
51:26la relation commerciale
51:28avec la Chine
51:29quel est le poids
51:30des nouveaux partenariats
51:32avec l'Amérique latine
51:32on a parlé du Mercosur
51:34ces derniers temps
51:34d'autres alliances
51:36commerciales à venir
51:37avec l'Inde
51:38avec l'Australie
51:39comment
51:39toutes ces questions
51:42internationales
51:42vont rentrer en compte
51:43d'un mot justement
51:44pour rebondir
51:45sur la dimension internationale
51:46il y reste une minute
51:46donc il faut me répondre
51:47en 5 secondes
51:48celui ou celle
51:48qui sera élu président
51:49de la République
51:50en mai prochain
51:51sera celle ou celui
51:52qui aura le plus réussi
51:53à quoi ?
51:55à convaincre les Français
51:56à convaincre les Français
51:57à déterminer
51:58qu'il est le mieux placé
52:00pour parler à Poutine
52:01Xi Jinping
52:01et Trump
52:02ou quoi d'autre ?
52:03Est-ce que l'international...
52:04Non, non
52:04à proposer aux Français
52:06quelque chose
52:06auquel il croit
52:07et sans doute une alternance
52:08parce que c'est ce qui
52:09aujourd'hui
52:10qui laisse penser
52:10qu'il peut fonctionner
52:11Mais il n'y a pas
52:12que l'expérience
52:13là où tu te disais
52:14qu'il n'est clair
52:15que le passé
52:16on l'a dans le dos
52:16l'expérience
52:17Donc voilà
52:19Julie Laotze
52:21Les deux certainement
52:24Mais ce qu'il faut
52:25il faut de l'expérience
52:26faire de l'action
52:27il faut des axes
52:28il faut des axes
52:28des engagements
52:29et pour l'instant
52:30les sortants
52:30peuvent prouver
52:31ce qu'ils ont fait
52:32donc ils ont un bilan
52:32il n'est pas bon
52:33et les prétendants
52:34peuvent faire un programme
52:35auquel on peut croire
52:36s'il est fait dans le bon sens
52:38mais après on les verra
52:39au pied du mur
52:40c'est au pied du mur
52:40qu'on voit le maçon
52:41Absolument
52:41on aura cité Confucius
52:43et c'est de l'expression
52:43pour terminer
52:44voilà c'est terminé
52:45pour ce soir
52:4618h57
52:46merci à tous
52:47d'être venus
52:48il reste donc 3 mois
52:48d'action publique
52:49j'avais anticipé 6-7
52:50voyez le temps file
52:52les campagnes sont ainsi faites
52:53qu'il reste 3-4 mois
52:54d'action publique
52:55à tout casser
52:55merci beaucoup
52:56Véronique Jérôme
52:57Électionscope
52:58Alexandre Malafaille
52:58Sinopia
52:59Hugo Babet
52:59pour BFM Business
53:00merci infiniment
53:0118h57
53:02dans un instant
53:0219h
53:03Stéphanie Collot
53:04le 19h
53:05Bonne soirée
53:06sur BFM Business
53:08le 18-19
53:10sur BFM Business
53:11Sous-titrage Société Radio-Canada
53:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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