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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour Midi News avec ce nouvel horaire 13h-15h.
00:00:05On est ensemble, je vais vous donner le sommaire de l'émission dans un instant,
00:00:08mais d'abord l'actualité avec Félicité Kindeki. Bonjour, Félicité.
00:00:12Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:00:14C'est à 19h ce soir que l'ambassadeur américain devra s'expliquer au Quai d'Orsay
00:00:19devant le ministère des Affaires étrangères concernant son commentaire tenu à l'administration Trump
00:00:25sur la mort de l'étudiant militant de 23 ans, Quentin Deranque.
00:00:28Jean-Noël Barraud a d'ores et déjà fait savoir à Charles Kushner
00:00:31qu'il refuse toute instrumentalisation de ce drame national à des fins politiques.
00:00:36Amélie de Montchalin arrive aujourd'hui à la présidence de la Cour des comptes,
00:00:39directement depuis Bercy, moins de deux semaines après l'annonce de l'Elysée de sa nomination par David Amiel
00:00:45qui avait soulevé de nombreuses inquiétudes sur un possible conflit d'intérêts.
00:00:48Elle devient ainsi la première femme à prendre les rênes de cette institution,
00:00:52plus que bicentenaire, en charge de veiller sur les comptes publics succédant à Pierre Moscovici.
00:00:57Le Rassemblement national a déposé une motion de censure à l'Assemblée nationale
00:01:01contre le gouvernement concernant la publication de la stratégie énergétique d'ici à 2035.
00:01:07Le groupe de députés estime que le gouvernement aurait dû passer par la loi
00:01:10en vertu du Code de l'énergie et pointe un choix irrationnel des énergies intermittentes
00:01:15dictées par la Commission européenne.
00:01:18Une motion de censure initiée par la présidente du parti Marine Le Pen.
00:01:22Le dispositif MaPrimeRénov' réactivé depuis ce matin avec la promulgation vendredi du budget de l'État pour 2026.
00:01:30C'est aussi le guichet des aides à la rénovation énergétique qui rouvre pour tous les ménages.
00:01:35Pour les rénovations énergétiques globales de votre logement,
00:01:38il faudra un rendez-vous personnalisé obligatoire avant le dépôt de votre requête.
00:01:42Et puis à Langon, en Gironde, l'heure est au nettoyage.
00:01:45Le plus dur est passé dans ce département, repassé en vigilance jaune.
00:01:49Néanmoins, le moral risque d'être touché au moment du constat de retour au domicile.
00:01:54Réaménagement, réparation, il faudra tenir compte du risque de répétition du phénomène.
00:01:58Le temps sera long, a déploré le maire de la commune.
00:02:01Et puis on termine à New York avec ses 200 000 foyers privés d'électricité,
00:02:05touchés par la violente tempête de neige qui plonge 40 millions de personnes du nord-est des États-Unis
00:02:10et à l'arrêt complet, les autorités ont interdit tout déplacement dans la ville la plus peuplée des États-Unis.
00:02:15Des milliers de vols sont annulés.
00:02:1770 centimètres de neige est attendu à sortie d'un vent glacial atteignant les 80 km heure.
00:02:23Il s'agit là de la plus forte tempête de cette dernière décennie.
00:02:27C'est à vous, Ilôse.
00:02:28Merci beaucoup, Félicité.
00:02:30Voilà pour l'information au sommaire de votre émission.
00:02:33On va débuter avec le narcotrafic.
00:02:35D'abord avec ce qui s'est passé à Villeurbanne.
00:02:37Deux hommes ont été blessés par balle et retrouvés dans les parties communes d'un immeuble
00:02:41qui est connu pour être un lieu de trafic de stupéfiants.
00:02:44On ira à la rencontre des riverains qui n'en peuvent plus, qui sont inquiets.
00:02:47Vous l'imaginez.
00:02:48Et puis on va regarder aussi ce qui se passe à l'international, précisément au Mexique,
00:02:51avec le pays qui est secoué par une vague de violence
00:02:53après la mort du chef de l'un des plus gros cartels de drogue.
00:02:57El Manchow était considéré comme le dernier des grands parrains.
00:03:00La France notamment appelle ses ressortissants à rester confinée.
00:03:04On reviendra également sur les suites de la mort de Quentin à Lyon
00:03:07et plutôt les suites politiques et diplomatiques.
00:03:10On rappelle que l'ambassadeur américain en France est donc convoqué à 19h.
00:03:14Il avait dénoncé une violence politique d'extrême gauche.
00:03:16Jean-Noël Barraud a expliqué qu'il refusait, je cite,
00:03:19toute instrumentalisation de ce drame à des fins politiques.
00:03:22Peut-on parler de censure ?
00:03:23Quand la France de son côté ne se prive pas toujours de réagir
00:03:26ou de s'immiscer dans les affaires d'autres pays.
00:03:28Et puis on se demandera surtout où en est la gauche.
00:03:31Le parti socialiste critique la position de Jean-Luc Mélenchon
00:03:34qui soutient la jeune garde.
00:03:35Mais que feront-ils dans trois semaines au premier tour des municipales
00:03:38quand il s'agira de sauver leur siège ?
00:03:41Et puis une rixe a éclaté au salon de l'agriculture.
00:03:43Hier, entre des exposants et des visiteurs,
00:03:4615 personnes au total ont été interpellées.
00:03:48Un policier et un gendarme ont été légèrement blessés.
00:03:51C'est ce qu'a indiqué la préfecture de police.
00:03:53Doit-on considérer que décidément,
00:03:55chaque événement festif doit mal se terminer ?
00:03:57On en parle avec mes invités.
00:03:59Voilà pour le sommaire.
00:04:01Et pour m'accompagner pendant ces deux heures,
00:04:03Juiz Vintraud, bonjour.
00:04:04Bonjour Alain.
00:04:04Grand reporter, Arnaud Benetti, bonjour.
00:04:06Bonjour.
00:04:07Politologue, Ophélie Roque, bonjour.
00:04:08Bonjour.
00:04:08Journaliste et enseignante,
00:04:09Benjamin Cambly, bonjour.
00:04:11Bonjour.
00:04:11Porte-parole d'Alternative Police CFDT
00:04:13et Jonathan Alperi, bonjour.
00:04:14Bonjour.
00:04:15Vous êtes reporter de guerre et auteur justement
00:04:17d'un livre de photos sur le sujet,
00:04:19Drug Wars chez Gédition.
00:04:21On le voit à l'écran.
00:04:22Je vous le disais,
00:04:23on va commencer avec ce qui s'est passé
00:04:24à Villeurbanne.
00:04:25Une fusillade qui s'est déroulée.
00:04:28Justement, on rejoint sur place
00:04:29Marie-Victoire Diodonné et Godéric Bey.
00:04:31Bonjour et merci à tous les deux
00:04:32d'être avec nous.
00:04:34Marie-Victoire, vous êtes à quelques mètres
00:04:35justement de là où la fusillade a éclaté.
00:04:38Est-ce que vous pouvez nous rappeler
00:04:39d'abord ce qui s'est passé,
00:04:40chère Marie-Victoire ?
00:04:44Oui, exactement, Elodie, la fusillade
00:04:46s'est donc passée à proximité
00:04:49devant l'immeuble qui se trouve
00:04:50juste derrière nous.
00:04:52Les faits se sont donc déroulés
00:04:53ce samedi soir, un peu avant 23h.
00:04:56Les riverains vont d'abord entendre
00:04:58plusieurs détonations.
00:05:00Ils découvrent ensuite que deux individus
00:05:03ont été grièvement blessés.
00:05:05Ces individus, ils ont entre 19 et 20 ans.
00:05:08Ils ont des plaies à l'aisselle
00:05:10mais aussi au thorax.
00:05:11Ils doivent donc être hospitalisés
00:05:13en urgence avec un pronostic vital engagé.
00:05:16Alors, Elodie, évidemment,
00:05:17c'est une enquête qui a été immédiatement
00:05:20ouverte pour tenter d'éclaircir
00:05:22les circonstances de cette fusillade.
00:05:24Une fusillade qui se déroule
00:05:26au sein du quartier Grand Clément
00:05:28et au sein d'un immeuble connu
00:05:30pour abriter un point de deal.
00:05:31C'est donc la piste du règlement de compte
00:05:33qui est à ce stade privilégiée.
00:05:37Des étuis, des douilles, neuf douilles précisément
00:05:40ont été retrouvées sur les lieux de la fusillade.
00:05:43Ce sont donc les caméras,
00:05:44les images de la vidéoprotection
00:05:46qui sont en cours d'analyse.
00:05:48Et en attendant, la préfecture nous a indiqué
00:05:52que les effectifs de police
00:05:53étaient donc renforcés en général à Villeurbanne
00:05:56mais aussi précisément près de cet immeuble.
00:05:59Merci à vous, Marie-Victorpe,
00:06:01de donner merci à Godéry Gbeil
00:06:02qui nous a accompagnés justement ces riverains.
00:06:04On est aussi allés à leur rencontre
00:06:06pour savoir ce qu'ils pensent de cette situation.
00:06:08Le récit est signe à Anaïs Bauchet
00:06:10avec le tournage de Timothée Forget
00:06:12et de Pauline Trèveset.
00:06:13Regardez.
00:06:15C'est dans cette rue que s'est déroulée la fusillade.
00:06:18Samedi soir aux alentours de 23h,
00:06:20des coups de feu ont retenti
00:06:21devant un immeuble de Villeurbanne
00:06:23connu pour être un point de deal.
00:06:25Blessant grièvement deux hommes.
00:06:26Une violence qui ne surprend plus les habitants.
00:06:29C'est pas nouveau.
00:06:29Ils sont sur leur chaise, ça fait des années déjà.
00:06:31Il y a un climat de toute façon.
00:06:33Ça fait déjà bien longtemps que c'est déjà le cas.
00:06:34Deux individus auraient ouvert le feu sur les victimes
00:06:37avant de s'enfuir en trottinette.
00:06:38Ces derniers ont été hospitalisés en urgence absolue.
00:06:41Face au narcotrafic très présent à Villeurbanne,
00:06:43notamment dans le quartier de Grand Clément
00:06:45où s'est déroulée l'attaque,
00:06:46les habitants dénoncent un climat de peur omniprésent.
00:06:48Jusqu'à temps de la communauté,
00:06:50on est presque obligés de les chasser
00:06:51pour ne pas avoir un problème,
00:06:53pour ne pas qu'ils s'installent chez nous.
00:06:55Demain, si dans la rue, je vous dis
00:06:56« Allez, pousse-toi de là, laisse-moi passer »,
00:06:58il y en a un qui peut descendre et vous dire dessus.
00:07:01C'est toujours pareil.
00:07:02Quoi qu'il arrive, dès qu'on est en ville, etc.,
00:07:04les regards ne trompent pas, malheureusement.
00:07:06La division de la criminalité territoriale a été saisie.
00:07:09Contactée, la préfecture a annoncé
00:07:11qu'elle allait renforcer la présence policière
00:07:12dans Villeurbanne,
00:07:13en ciblant particulièrement le quartier prioritaire
00:07:15de Grand Clément.
00:07:17Je commence avec vous, Benjamin Camboulib.
00:07:18On entend là les riverains de Villeurbanne,
00:07:21mais on a déjà interrogé beaucoup d'habitants
00:07:23qui disent tous la même chose,
00:07:25à quel point le narcotrafic pourrit la vie de ces riverains.
00:07:27On voit aussi qu'ils ont peur,
00:07:28ils ont tous choisi,
00:07:29et on les comprend de témoigner de manière anonyme.
00:07:32Mais malheureusement, ce genre de cas,
00:07:33on l'a de plus en plus souvent.
00:07:35Oui, de plus en plus souvent,
00:07:36et on connaît le mécanisme de plus en plus de consommation.
00:07:39Donc le trafic augmente,
00:07:40et surtout la circulation et l'usage des armes
00:07:42augmentent complètement banalisé.
00:07:44L'usage des armes pour les nouvelles générations
00:07:45de narcotrafiquants,
00:07:47pour s'intimider entre eux,
00:07:48pour appliquer leur loi entre eux,
00:07:50entre trafiquants.
00:07:51Là, maintenant, on en est à un point
00:07:52où on a tellement d'armes en circulation
00:07:54que forcément les prix baissent,
00:07:55et vous avez le Kalashnikov pour ne pas 800 euros.
00:07:57Et les armes de poing, c'est deux fois moins cher.
00:07:58Donc tous les trafiquants en ont...
00:08:00L'accès est beaucoup plus facile.
00:08:01Bien sûr, ils sont répandus,
00:08:02et puis ils sont complètement désinhibés par rapport à ça,
00:08:05et ils érosent la concurrence comme ils peuvent.
00:08:07Et sachant que quand ils tirent,
00:08:09ils n'envoient pas des tireurs d'élite,
00:08:10ils n'envoient pas des chanteurs du monde.
00:08:11Donc ils tirent comme ils tirent,
00:08:13ça va où ça va,
00:08:14là ça se passe au pied d'un immeuble,
00:08:15et les conséquences,
00:08:16elles peuvent être évidemment dramatiques.
00:08:17Seulement, quelle est notre réponse ?
00:08:19Encore et toujours,
00:08:19on a les mêmes faits avec les mêmes réponses.
00:08:22Toujours cette réponse de surface.
00:08:23On nous dit quoi ?
00:08:23Qu'on augmente sur la voie publique
00:08:25les effectifs de police localement,
00:08:27ponctuellement,
00:08:28pour régler un problème de fond.
00:08:29Cette solution-là,
00:08:30elle n'est pas pérenne.
00:08:31Ce n'est pas possible.
00:08:31À l'effectif constant,
00:08:32vous comprendrez qu'on ne mettra pas
00:08:33des dispositifs de sécurité renforcés
00:08:35partout et tout le temps.
00:08:37On ne pourra pas mettre des forces de l'ordre
00:08:38sur le terrain derrière chaque narcotraffiquant.
00:08:39Ce n'est évidemment pas la solution.
00:08:40Mais pourquoi est-ce qu'on fait ça ?
00:08:41Parce qu'on n'a pas les moyens
00:08:41de faire autrement.
00:08:42On n'a pas les moyens de faire autrement
00:08:43parce qu'on n'a pas les sous
00:08:44pour pouvoir développer l'investigation
00:08:46dans la police nationale
00:08:47parce que ça coûte cher
00:08:48d'avoir plus d'enquêteurs.
00:08:48Donc du coup, on ne le fait pas
00:08:49et on mise que sur la voie publique.
00:08:51Et aussi parce qu'on n'est pas capable
00:08:52de sanctionner efficacement les consommateurs.
00:08:55Donc on reste bloqué sur nos amendes
00:08:56quand il faut des peines privatives de liberté,
00:08:58des sanctions graduées
00:08:59pour les consommateurs endurcis.
00:09:01Tout ça, on le dit,
00:09:01on le répète,
00:09:02mais les faits se succèdent.
00:09:03Et c'est vrai que,
00:09:04Judith Vintraub,
00:09:04on se rappelle de Bruno Rotaillot,
00:09:06alors ministre de l'Intérieur,
00:09:06qui disait on va lutter
00:09:07contre le narcotrafic
00:09:08et contre les narcotrafiquants
00:09:09à armes égales
00:09:11et toutes les forces de l'ordre
00:09:12qu'on a pu interroger
00:09:13qui avaient réagi en disant
00:09:14armes égales, non.
00:09:14D'abord, de manière factuelle,
00:09:15on n'a pas les mêmes armes.
00:09:16Nous, on a aussi un état de droit
00:09:18qu'il faut respecter
00:09:18et avec l'impression
00:09:20que l'État a toujours eu
00:09:21un train ou dix trains de retard
00:09:22dans la lutte contre la drogue.
00:09:23Oui, et surtout,
00:09:24on a l'impression
00:09:25que l'État
00:09:26ne s'attaque pas
00:09:26aux racines du mal.
00:09:27Quelles sont-elles ?
00:09:28On en parle
00:09:29à peu près tous les jours.
00:09:32Une immigration
00:09:33qui fournit
00:09:34une main-d'œuvre,
00:09:35notamment mineure,
00:09:36qui est vraiment
00:09:37de la chair à canon
00:09:38pour les dealers,
00:09:40puisqu'on sait
00:09:40que la justice des mineurs
00:09:42en fait relâche
00:09:45ceux qui font...
00:09:46Et qu'on n'est pas prêt
00:09:46de la modifier.
00:09:47Et qu'on n'est pas prêt
00:09:47de la modifier
00:09:48puisque le Conseil constitutionnel
00:09:50a complètement censuré
00:09:53l'essentiel de la loi
00:09:54du projet de loi Attal
00:09:55sur la justice des mineurs.
00:09:57Donc,
00:09:57la main-d'œuvre
00:09:58continue d'arriver
00:10:01et d'être là en nombre.
00:10:03La justice continue
00:10:05de relâcher
00:10:06les petites mains
00:10:08et de ne pas être
00:10:09à l'auteur,
00:10:10en tout cas pour une partie
00:10:11des magistrats,
00:10:12quand la police
00:10:13fait son travail
00:10:14et arrête les gens.
00:10:15Vous savez,
00:10:16ce désespoir
00:10:16des flics
00:10:17qui nous disent
00:10:18« je l'ai arrêté hier ».
00:10:19Je l'ai retrouvé
00:10:20aujourd'hui.
00:10:21Je l'ai retrouvé
00:10:21aujourd'hui
00:10:22au même endroit
00:10:22ou à 200 mètres.
00:10:23Donc,
00:10:24il n'y a aucune raison
00:10:26que ça s'améliore.
00:10:27J'ajouterais que
00:10:28ce quartier Grand Clément,
00:10:29il est très connu
00:10:30à Lyon.
00:10:31Il a fait l'objet
00:10:32de toutes les attentions
00:10:34de la mairie
00:10:35écolo
00:10:36qui a fait des travaux
00:10:37qu'il a transformés
00:10:38en éco-quartier.
00:10:40Merveilleux,
00:10:40ça a très bien marché.
00:10:41Ça sonne bien.
00:10:42Qui a prolongé le tram
00:10:44pour qu'il arrive,
00:10:45pour que le quartier
00:10:46soit moins enclavé.
00:10:47Résultat,
00:10:48la criminalité,
00:10:49la délinquance,
00:10:50mais aussi
00:10:51les incivilités
00:10:53quotidiennes.
00:10:54Je voyais
00:10:55des témoignages
00:10:56d'habitants
00:10:56du quartier
00:10:57qui disaient
00:10:57« on ne peut pas
00:10:57mettre un pied dehors,
00:10:59on se fait harceler,
00:11:01c'est épouvantable ».
00:11:03Le dit,
00:11:04ne l'en parlons pas.
00:11:04Donc,
00:11:05grosse réussite
00:11:05de la mairie
00:11:06aussi parce qu'il n'y a pas
00:11:06que l'État
00:11:07qui est en charge
00:11:08de la sécurité
00:11:09de nos concitoyens.
00:11:13Pour illustrer
00:11:13ce que vous dites,
00:11:14pour les origines
00:11:14de ces problématiques
00:11:15de narcotrafic,
00:11:16à la fois sur l'immigration
00:11:17et sur la justice des mineurs,
00:11:18ce qu'on note,
00:11:19c'est le recours
00:11:20de plus en plus fréquent
00:11:21aux mineurs isolés
00:11:21sur les points d'île.
00:11:22Vous réunissez
00:11:23les deux problématiques
00:11:24et c'est évidemment
00:11:25quelque chose d'intéressant
00:11:26pour le narcotrafiquant
00:11:27d'employer des mineurs
00:11:28parce qu'ils bénéficient
00:11:29d'excuses de minorité
00:11:30et donc c'est plus facile
00:11:31de les envoyer
00:11:32un petit peu au charbon.
00:11:33Et puis les mineurs isolés,
00:11:34il ne connaît personne.
00:11:35Il ne connaît pas la cité
00:11:36donc s'il se fait attraper,
00:11:37il ne balancera personne.
00:11:38On ne peut pas...
00:11:39Aucun suivi sur les mineurs isolés.
00:11:40Non, non, mais surtout,
00:11:41on ne peut pas les exclure,
00:11:42on ne peut pas décider
00:11:43qui se amineurs isolés
00:11:46à droit de rester sur le territoire.
00:11:47Au Féiroc, effectivement,
00:11:49ce qu'on rappelle aussi
00:11:49à chaque fois,
00:11:50c'est à quel point
00:11:51on a pu avoir
00:11:53quelque chose
00:11:54de très contradictoire
00:11:55des quartiers dans lesquels,
00:11:56c'est vrai pour celui-là,
00:11:57mais pas uniquement,
00:11:57on a mis beaucoup d'argent,
00:11:59la fameuse politique de la ville,
00:12:01on a reconstruit, etc.
00:12:03Il y a eu beaucoup,
00:12:03beaucoup d'argent
00:12:04qui est passé
00:12:05versus la réalité
00:12:06de ce que vivent finalement
00:12:07ces riverains.
00:12:08On voit que ces riverains,
00:12:09ils ont avant tout peur,
00:12:10ils veulent de la sécurité,
00:12:11ils ne veulent pas forcément
00:12:11parler de grands projets
00:12:14d'urbanisme,
00:12:15ils veulent en fait du concret
00:12:16et ça,
00:12:16ils ne l'ont pas forcément.
00:12:17Après, les grands projets
00:12:18d'urbanisme,
00:12:19je pense qu'il y en a eu
00:12:20qui ont pu fonctionner.
00:12:21Le problème,
00:12:22c'est en effet
00:12:22toutes les villes
00:12:23où l'argent a été investi,
00:12:24mais c'est-à-dire
00:12:25de manière un peu lunaire.
00:12:27C'est-à-dire que c'est très bien
00:12:28de donner de l'argent
00:12:29aux associations,
00:12:30mais le problème,
00:12:31c'est que vous ne les donnez
00:12:32pas forcément
00:12:32aux bonnes associations.
00:12:34Du coup,
00:12:34il y a des gens
00:12:35qui veulent faire
00:12:35un travail formidable
00:12:36d'encadrement scolaire
00:12:37par exemple
00:12:37et qui n'ont pas trop
00:12:38les moyens,
00:12:39tandis qu'il y a
00:12:39des autres associations
00:12:40qui semblent un petit peu
00:12:41plus futiles
00:12:42et qui, elles,
00:12:42par contre,
00:12:43ont le droit de citer
00:12:43d'une certaine manière.
00:12:44Donc ça,
00:12:44c'est un petit peu étonnant.
00:12:46Ensuite,
00:12:46sur les grands ensembles,
00:12:47je pense qu'il y a un deux faits.
00:12:49C'est-à-dire que la ville
00:12:50telle qu'elle l'est désormais,
00:12:53je pense qu'en effet,
00:12:54donner un coup de peinture
00:12:55sur les murs,
00:12:55c'est très joli,
00:12:56ce n'est pas suffisant
00:12:57en effet
00:12:58pour arrêter le trafic.
00:12:59Surtout qu'un mur
00:13:00est repeint le lendemain,
00:13:02il y a déjà un tag
00:13:03finalement pour proposer
00:13:04un nouveau point de deal
00:13:05avec les affichages
00:13:06directement des prix
00:13:08qui se mettent
00:13:09sur les murs.
00:13:10Donc oui,
00:13:10c'est d'autant plus triste
00:13:11et d'autant plus triste
00:13:12qu'en fait,
00:13:12ces établissements,
00:13:14ces deals
00:13:15sont de plus en plus près
00:13:16des écoles,
00:13:16sont de plus en plus près
00:13:18même des commissariats
00:13:19parfois.
00:13:19On voit qu'ils ont peur
00:13:20de rien.
00:13:21Je voudrais qu'on continue
00:13:22sur le narcotrafic
00:13:23mais qu'on se rende
00:13:24à l'international.
00:13:24Je vous le disais,
00:13:26a battu un baron
00:13:27de la drogue,
00:13:28El Mancho.
00:13:29Il était chef
00:13:30d'un très puissant cartel.
00:13:31On rappelle que d'ailleurs
00:13:32les Etats-Unis
00:13:33avaient offert
00:13:33une récompense
00:13:34de 15 millions de dollars.
00:13:36Le cartel a réagi
00:13:37extrêmement violemment
00:13:38en bloquant notamment
00:13:38des routes
00:13:39en incendiant
00:13:39des véhicules
00:13:41dans le FIEF.
00:13:42Tout d'ailleurs
00:13:42comme dans d'autres états
00:13:43du pays,
00:13:44des hommes armés
00:13:45ont mis le feu
00:13:45à des commerces
00:13:46et se met la terreur
00:13:47parmi la population.
00:13:48D'abord les précisions
00:13:49de Corenta Alonso
00:13:50et Marine Sabourin.
00:13:53La panique s'empare
00:13:54de l'état de Ralisco.
00:13:55Les hommes armés
00:13:56du cartel Ralisco
00:13:57Nueba Génération
00:13:58mettent littéralement
00:13:59le feu à la région.
00:14:01Ils s'en prennent
00:14:02aux stations essence,
00:14:03attaquent des bus
00:14:04et des véhicules,
00:14:06bloquent les routes,
00:14:08foncent sur les centres
00:14:08commerciaux
00:14:09et pillent les banques.
00:14:12Nous vivons
00:14:13des heures critiques
00:14:14lors desquelles
00:14:15plusieurs incidents
00:14:15se sont produits
00:14:16dans différents endroits
00:14:17de l'état.
00:14:20L'objectif principal
00:14:21pendant cette journée
00:14:22a été de sauvegarder
00:14:23la vie des personnes.
00:14:26L'armée mexicaine
00:14:27a abattu hier
00:14:27le chef du cartel
00:14:29Nemezio Oseguera.
00:14:30Les Etats-Unis
00:14:31offraient 15 millions
00:14:32de dollars
00:14:33pour sa capture.
00:14:34Les habitants
00:14:35sont invités
00:14:36à la plus grande prudence.
00:14:37La présidente du Mexique
00:14:39Claudia Sheinbaum
00:14:40appelle au calme.
00:14:41L'ambassade américaine
00:14:42adresse un message
00:14:44à ses concitoyens.
00:14:45En raison des opérations
00:14:46de sécurité en cours,
00:14:48des barrages routiers
00:14:48et des activités criminelles,
00:14:50les citoyens américains
00:14:51se trouvant dans les lieux
00:14:52mentionnés doivent se mettre
00:14:53à l'abri jusqu'à nouvel ordre.
00:14:55Dans quatre mois,
00:14:56le stade de Guadalajara
00:14:57doit accueillir quatre matchs
00:14:59de la Coupe du monde
00:15:00de football.
00:15:02Jonathan Alperi,
00:15:03vous connaissez vous-même
00:15:04bien ces cartels
00:15:06et précisément aussi
00:15:07le Mexique.
00:15:08Est-ce que ce qui est
00:15:09en train de se passer
00:15:10vous étonne d'abord ?
00:15:12Non, pas du tout.
00:15:13En fait, ce qui est en train
00:15:13de s'opérer,
00:15:14c'est que depuis les 20,
00:15:1530 dernières années,
00:15:16le Mexique se transforme
00:15:17de plus en plus
00:15:18en narco-état.
00:15:19Pour vous donner
00:15:20un chiffre très concret,
00:15:21on estime qu'à peu près
00:15:2130% des travailleurs fédéraux
00:15:23sont payés directement
00:15:24ou indirectement
00:15:26par les grands groupes
00:15:26criminels cartels mexicains.
00:15:28L'Amérique,
00:15:29sous Trump,
00:15:30a évidemment menacé
00:15:31directement Claudia Chambar,
00:15:33et ça c'est très connu
00:15:34au Mexique,
00:15:35mais aussi dans
00:15:36les chancelleries
00:15:37internationales,
00:15:37c'est que Claudia Chambar
00:15:38est directement connectée
00:15:40aux grands groupes
00:15:40criminels mexicains,
00:15:42en particulier du Sinaloa
00:15:43et son prédécesseur
00:15:45aussi au Brador.
00:15:46Donc, elle est
00:15:47entre deux endroits
00:15:48très durs,
00:15:49parce qu'elle doit gérer,
00:15:50c'est une certaine alliance,
00:15:52un compromis
00:15:53avec les grands groupes
00:15:53criminels,
00:15:54et Trump derrière
00:15:55qui dit c'est fini,
00:15:56maintenant il faut
00:15:56qu'on se débarrasse de ça.
00:15:58Et d'un point de vue
00:15:59purement stratégique,
00:15:59l'Amérique ne peut pas
00:16:00se permettre d'avoir
00:16:01un grand voisin du Sud
00:16:02qui se transforme
00:16:03en narco-état totalement.
00:16:05Et je peux vous dire
00:16:06que selon mes sources,
00:16:07directement,
00:16:08c'est les Américains
00:16:08qui ont donné
00:16:09les informations
00:16:09à l'armée mexicaine.
00:16:11L'armée mexicaine a agi
00:16:12et on a vu le résultat.
00:16:13Ce qu'on voit d'ailleurs,
00:16:14je le précise,
00:16:15un certain nombre de photos
00:16:16qui sont en train de défiler
00:16:17sont justement issues
00:16:18de votre livre
00:16:19parce qu'il faut le rappeler,
00:16:21c'est à la fois
00:16:22au Mexique,
00:16:23toute cette organisation
00:16:24et l'État lui-même
00:16:25qui est gangréné,
00:16:26mais pour les populations,
00:16:27c'est aussi une vie
00:16:28de terreur
00:16:30et c'est même plus
00:16:31de l'insécurité.
00:16:32On est un cran au-dessus
00:16:32au Mexique
00:16:33avec le narcotrafic.
00:16:34Oui, il y a vraiment
00:16:35un problème stratégique
00:16:36qui est en train
00:16:36de s'opérer
00:16:37où on voit
00:16:38les grands cartels
00:16:38dont la nouvelle génération
00:16:40qui est probablement
00:16:40la plus puissante
00:16:41et la plus violente
00:16:42qui prend le contrôle
00:16:43et c'est ce qu'on pourrait
00:16:44appeler carrément
00:16:45une balkanisation du pays.
00:16:47On voit par exemple
00:16:47avec l'État du Guerrero,
00:16:49du Yalisco
00:16:49ou même au nord,
00:16:51vers Tijuana
00:16:51où ces groupes criminels
00:16:52ont pris le contrôle
00:16:53et sont en confrontation
00:16:55directe avec l'État.
00:16:57Et je pense que
00:16:57certains chiffres
00:16:59qui vont parler
00:16:59aux gens qui nous écoutent
00:17:01aujourd'hui,
00:17:01on pense qu'il y a
00:17:02à peu près 100 000 hommes
00:17:03lourdement armés
00:17:03qui sont prêts
00:17:04à guérouiller
00:17:04contre l'armée mexicaine.
00:17:06Arnaud Benetti,
00:17:06on se rappelle
00:17:07de Bruno Rotailleux
00:17:08toujours qui avait parlé
00:17:09d'une France en voie
00:17:10de mexicanisation.
00:17:12Évidemment,
00:17:12nous n'en sommes pas encore
00:17:14dans les chiffres
00:17:14que vous venez de donner.
00:17:16En revanche,
00:17:17on peut effectivement
00:17:18se dire qu'il est temps
00:17:19d'agir si on ne veut pas
00:17:20tomber dans les mêmes travers,
00:17:22notamment la corruption
00:17:23et le lien
00:17:24entre un certain nombre
00:17:24d'élites
00:17:25et les narcotrafiquants.
00:17:26Oui, vous avez raison
00:17:27de dire qu'on n'en est pas encore là.
00:17:28Même là,
00:17:29on a vraiment
00:17:30sur des scènes de guerre
00:17:31de narcoterrorisme.
00:17:32On peut peut-être
00:17:33employer aussi ce terme
00:17:34d'une certaine manière.
00:17:35Mais si vous voulez,
00:17:36oui, en effet,
00:17:36je me souviens très bien
00:17:37des propos de Bruno Rotailleux
00:17:38à l'époque.
00:17:39La difficulté,
00:17:40ça a été dit tout à l'heure
00:17:41par Judith,
00:17:41c'est qu'en fait,
00:17:42nous ne luttons pas
00:17:43armes égales.
00:17:44En fait,
00:17:45nous n'avons pas
00:17:45les mêmes règles de jeu.
00:17:46C'est comme si deux équipes
00:17:47de foot, finalement,
00:17:48s'affrontaient
00:17:49et n'avaient pas
00:17:51les mêmes règles de jeu,
00:17:52en l'occurrence.
00:17:54Alors,
00:17:55la situation dans laquelle
00:17:57on se retrouve
00:17:59est une situation
00:17:59quand même
00:18:00qui est très préoccupante.
00:18:01Parce que ce à quoi
00:18:02nous assistons maintenant
00:18:03depuis plusieurs années,
00:18:04c'est que finalement,
00:18:07le narcotrafic
00:18:08ou le trafic de drogue,
00:18:09peu importe
00:18:10comment on l'appelle,
00:18:11était quand même,
00:18:11j'allais dire,
00:18:12plutôt circonscrit
00:18:14géographiquement.
00:18:14Aujourd'hui,
00:18:15ce qu'on voit en France,
00:18:16c'est que,
00:18:16et je parle sous le contrôle
00:18:18d'un policier,
00:18:19ce qu'on voit ensemble,
00:18:20c'est que ça touche
00:18:21l'ensemble du territoire.
00:18:23Des villes moyennes,
00:18:24des petites villes,
00:18:25le nord,
00:18:25le sud,
00:18:26l'est,
00:18:26l'ouest.
00:18:28C'est-à-dire qu'on a
00:18:29une sorte de
00:18:31dissémination
00:18:31du trafic
00:18:32sur l'ensemble
00:18:33du territoire,
00:18:34comme si on n'avait pas
00:18:35été capable,
00:18:35finalement,
00:18:36de répondre
00:18:36à ce défi
00:18:38qui est lancé
00:18:41à l'autorité
00:18:42de l'État.
00:18:43Alors après,
00:18:43il y a toutes les causes
00:18:44qui ont été,
00:18:45en effet,
00:18:46expliquées,
00:18:48c'est-à-dire
00:18:48les consommateurs,
00:18:50évidemment,
00:18:51le phénomène migratoire
00:18:52qui joue aussi
00:18:54dans l'extension
00:18:55du trafic,
00:18:56la question des mineurs
00:18:58qui sont utilisés.
00:18:59Ce qui est,
00:18:59quand même,
00:19:00très intéressant de voir,
00:19:01j'allais dire presque
00:19:02sur le plan de l'analyse
00:19:03et qui est très inquiétant,
00:19:04c'est qu'en fait,
00:19:04les gens qui nous lancent
00:19:06ce défi
00:19:06ont une plasticité
00:19:08et une mobilité
00:19:09que nous n'avons pas,
00:19:10en l'occurrence.
00:19:11Ils utilisent
00:19:12tous les outils
00:19:14que la société moderne
00:19:16peut offrir
00:19:17et nous,
00:19:17nous n'avons pas,
00:19:18parfois,
00:19:19parce qu'on est limité,
00:19:21on est contraint,
00:19:22on n'arrive pas
00:19:23à endiguer le phénomène.
00:19:24Je pense que la complexité,
00:19:26et c'est le chiffre
00:19:26donné par la Cour des comptes
00:19:27de 79% de nos communes
00:19:29touchées par le trafic de drogue,
00:19:30vous disiez tout à l'heure
00:19:31qu'on ne peut pas mettre
00:19:31des forces de l'ordre
00:19:32derrière chaque dealer
00:19:34ou chaque personne
00:19:34qui participe au trafic de drogue,
00:19:36on ne peut pas non plus
00:19:37les mettre
00:19:37dans les 79% des communes
00:19:39en mettre un paru.
00:19:40C'est-à-dire qu'en fait,
00:19:41on voit très bien
00:19:41la limite de l'exercice
00:19:42que vous évoquiez
00:19:43d'ailleurs tout à l'heure.
00:19:44C'est-à-dire que c'est
00:19:44ce que vous soulignez,
00:19:45le stupéfiant,
00:19:46il s'est exporté.
00:19:47Il s'est exporté
00:19:47des cités jusqu'au centre-ville,
00:19:49il s'est aussi exporté
00:19:50en termes de violence.
00:19:51C'est-à-dire qu'avant,
00:19:51c'était contenu
00:19:52entre trafiquants
00:19:53et maintenant,
00:19:54on a des victimes collatérales.
00:19:56Donc, cette violence aussi
00:19:57s'exporte.
00:19:58Pourquoi ?
00:19:59Parce qu'on a laissé
00:20:00faire la chose,
00:20:01parce qu'on a laissé
00:20:01le stupéfiant progresser,
00:20:03parce qu'avant,
00:20:03ce n'était pas prioritaire
00:20:04comme infraction.
00:20:05C'est-à-dire que vous n'aviez
00:20:06pas de victime directe
00:20:07pendant un moment.
00:20:08C'était simplement
00:20:08des gens qui devenaient
00:20:09toxicomanes.
00:20:15bien d'urgence.
00:20:16Donc, bien souvent,
00:20:16ça tape à côté
00:20:17avec des dispositifs
00:20:18de surface uniquement,
00:20:20parce qu'on n'a pas
00:20:21les moyens,
00:20:21au moment où on parle,
00:20:22de fonctionner autrement.
00:20:23Ce qu'on voit avec le Mexique,
00:20:25ce n'est pas du tout
00:20:26ce qui se passe en France.
00:20:27On n'en est pas là.
00:20:28Et heureusement.
00:20:29Mais ça nous montre
00:20:29quand même le chemin.
00:20:30Qu'est-ce qui se passe
00:20:30quand on laisse le stupéfiant
00:20:32avancer complètement ?
00:20:32Parce que oui,
00:20:33les narcotrafiquants,
00:20:34ils ont cette volonté
00:20:35de venir s'immiscer
00:20:36dans toutes les strates
00:20:37de l'État
00:20:37et de corrompre
00:20:38police, justice, politique.
00:20:40C'est vrai que,
00:20:40je dis effectivement
00:20:41pas dans les mêmes proportions,
00:20:42mais on voit bien,
00:20:43par exemple,
00:20:43en France,
00:20:43quand un point d'île
00:20:44est démantelé,
00:20:46systématiquement,
00:20:46il y a ce qu'on appelle
00:20:46maintenant communément
00:20:47des représailles.
00:20:48Il y a des bâtiments
00:20:48qui sont incendiés,
00:20:49il y a des forces de l'ordre
00:20:50qui tombent dans des guetapens.
00:20:51En fait,
00:20:51c'est la même logique
00:20:52qui est en train
00:20:52de se passer au Mexique
00:20:54avec malheureusement
00:20:54la puissance d'un narcotrafique
00:20:56qui est encore plus important
00:20:58avec effectivement
00:20:58des routes qui sont
00:20:59totalement bloquées,
00:21:00des cours qui sont
00:21:00en présentiel aujourd'hui,
00:21:01des tribunaux qui sont fermés.
00:21:02On voit aussi
00:21:03ce que ça peut donner.
00:21:04Oui,
00:21:04alors dans cette partie
00:21:06du monde
00:21:07en Amérique centrale,
00:21:09on a le contre-exemple
00:21:10du Salvador
00:21:11avec le président Bukele,
00:21:14élu en 2019,
00:21:15qui commence,
00:21:17pense-t-on,
00:21:17mais je n'ai pas de preuves,
00:21:19et puis je ne connais pas
00:21:20assez bien le pays,
00:21:21par essayer de négocier
00:21:22exactement comme
00:21:23la présidente mexicaine
00:21:24avec les cartels
00:21:25pour essayer
00:21:26de retrouver la paix,
00:21:28état de terreur,
00:21:29record du monde
00:21:30domicile
00:21:30pour le Venezuela,
00:21:312019.
00:21:322022,
00:21:35on ne sait pas
00:21:35à la suite
00:21:36de quel déclencheur,
00:21:37vraisemblablement
00:21:38une querelle
00:21:39entre gandes,
00:21:41il y a une fusillade,
00:21:43les gens sont tués
00:21:44au hasard dans la rue,
00:21:45des boulangers,
00:21:45des mères de famille
00:21:47qui passaient par là,
00:21:48plus de 80 personnes
00:21:49en un week-end
00:21:50sont tuées.
00:21:51Que fait le président Bukele ?
00:21:52Il instaure
00:21:53l'état d'urgence,
00:21:54il change,
00:21:55il met à la retraite
00:21:56d'office
00:21:57tous les juges
00:21:58qui ont plus de 60 ans
00:22:00et ou
00:22:02déjà 30 ans
00:22:03de carrière
00:22:03pour en finir
00:22:04avec cette collusion,
00:22:06cette complicité,
00:22:07cette corruption
00:22:08des magistrats.
00:22:10Il fait aussi,
00:22:11il change aussi
00:22:11le régime
00:22:12de la garde à vue
00:22:13qui l'étend
00:22:14jusqu'à 15 jours
00:22:15au lieu de 3
00:22:16sans intervention
00:22:17du juge.
00:22:17Bref,
00:22:18il prend des mesures
00:22:19juridiques
00:22:19très concrètes
00:22:20dans le cadre
00:22:21de l'état d'urgence
00:22:22qui existent toujours
00:22:23aujourd'hui.
00:22:24Et quand vous demandez
00:22:26aux salvadoriens
00:22:27s'ils veulent
00:22:28que l'état
00:22:30d'urgence
00:22:30soit levé,
00:22:31ils vous répondent
00:22:32non à 96%.
00:22:34Une grande majorité
00:22:35voire la quasi...
00:22:36Oui,
00:22:36vous voyez,
00:22:37pour en arriver
00:22:37une population
00:22:38qui vit dans la terreur.
00:22:39Quasie unanimité.
00:22:39Dernière question,
00:22:40Jonathan Alperi,
00:22:41vous qui connaissez
00:22:42aussi bien
00:22:42la situation sur place,
00:22:44comment vous imaginez
00:22:45les prochains jours,
00:22:46les prochaines semaines ?
00:22:47Là, on voit
00:22:47cette explosion de violence
00:22:48qui a lieu depuis dimanche.
00:22:49Est-ce que les choses
00:22:50peuvent s'apaiser
00:22:51et est-ce que ce ne sont pas
00:22:52finalement les narcotrafiquants
00:22:53qui d'eux-mêmes
00:22:55vont s'arrêter ?
00:22:55On a du mal à voir
00:22:56comment l'État
00:22:56peut les arrêter en réalité ?
00:22:58C'est difficile à dire
00:22:59mais on peut prendre
00:22:59l'exemple de ce qui
00:23:00s'est passé à Koliakam
00:23:01il y a deux ans,
00:23:02plus dans le nord,
00:23:03côté pacifique,
00:23:04où il y a eu des combats
00:23:05aussi très violents.
00:23:06Mais ça a duré
00:23:07que deux, trois jours,
00:23:08c'était assez rapide.
00:23:09Il y a eu beaucoup de morts,
00:23:10ils se sont pris
00:23:11à des hélicos de l'armée
00:23:12et tout ça.
00:23:13Donc il est possible
00:23:14qu'on voit un peu
00:23:14la même chose.
00:23:15Mais ce qui va se passer
00:23:16en fait,
00:23:16c'est qu'il y aura
00:23:17des tensions internes
00:23:19dans le cartel lui-même
00:23:20pour voir qui va
00:23:20prendre le dessus.
00:23:21Donc c'est surtout ça
00:23:22qui va se passer.
00:23:23Après,
00:23:24on va voir
00:23:24ce que va faire
00:23:24les États-Unis,
00:23:25qu'il y a des plans militaires
00:23:26pour envahir le nord du Mexique,
00:23:28tout le monde le sait.
00:23:28D'ailleurs,
00:23:29il s'est créé une zone
00:23:30de tampons
00:23:32pour contrôler un peu
00:23:32la frontière.
00:23:33Le problème,
00:23:33c'est qu'il y a un aimant
00:23:34de commerce qui se passe
00:23:35entre les deux pays.
00:23:36Donc on va voir
00:23:36ce qui va se passer.
00:23:37Mais avec Trump,
00:23:38généralement,
00:23:38quand il dit quelque chose,
00:23:39il le fait,
00:23:40souvent à la grande surprise
00:23:41des gens.
00:23:41Et d'ailleurs,
00:23:42il ne devrait pas être surpris.
00:23:43Oui, effectivement.
00:23:44Et on sait à quel point
00:23:45Donald Trump
00:23:46était engagé sur cette question.
00:23:52Vous partiez,
00:23:53Drug Wars,
00:23:53c'est aux éditions
00:23:54chez Gédition.
00:23:55Il y a beaucoup de photos.
00:23:56On en a diffusé
00:23:57quelques-unes
00:23:58pendant cette partie.
00:24:00Mais n'hésitez pas,
00:24:01il y a beaucoup d'autres choses
00:24:02à voir dans votre bouquin.
00:24:02Merci beaucoup
00:24:03d'avoir été avec nous.
00:24:04On marque une pause
00:24:05et on se retrouve
00:24:06avec mes invités.
00:24:07On parlera des suites
00:24:08de la mort du jeune Quentin.
00:24:09Suites diplomatiques,
00:24:11suites politiques également.
00:24:12Et puis on sera
00:24:12avec Christian Estrosi,
00:24:14le maire de Nice
00:24:14et vice-président
00:24:15du parti Horizon.
00:24:16Il n'a pas encore réagi
00:24:17à la mort de Quentin.
00:24:19Il le fera dans Midi News.
00:24:20A tout de suite.
00:24:23De retour pour la deuxième partie
00:24:25de Midi News.
00:24:26Je vous le disais,
00:24:26on va parler maintenant
00:24:27des suites politiques
00:24:28et diplomatiques
00:24:29de la mort du jeune Quentin
00:24:30à Lyon.
00:24:31Et pour en parler,
00:24:32nous sommes en ligne
00:24:32avec Christian Estrosi.
00:24:34Bonjour et merci
00:24:35d'être avec nous.
00:24:36Vous êtes maire de Nice,
00:24:36candidat à votre réélection
00:24:37et vice-président
00:24:38du parti Horizon.
00:24:40Il ne vous a pas encore
00:24:40entendu justement
00:24:41sur ce qui s'est passé
00:24:42à Lyon.
00:24:43D'abord, Christian Estrosi,
00:24:44quelle est votre première réaction ?
00:24:46Comment vous interprétez
00:24:47ce drame,
00:24:47ce qui s'est passé
00:24:48à Lyon la semaine dernière ?
00:24:50D'abord,
00:24:51dire toute mon émotion
00:24:53et dire à la famille
00:24:56de Quentin
00:24:57combien nous sommes
00:24:59près d'elle.
00:25:01C'est normal,
00:25:02un jeune qui,
00:25:04sous une telle barbarie,
00:25:06une telle violence,
00:25:08a souffert le martyr
00:25:10en cette circonstance
00:25:11et a perdu la vie.
00:25:12C'est insupportable
00:25:14dans une grande démocratie
00:25:16comme la nôtre.
00:25:17Nous voyons une montée
00:25:19de la violence politique
00:25:20depuis dix ans
00:25:21avec des agressions
00:25:23qui ont doublé.
00:25:25Ce sont des affrontements
00:25:26multipliés par cinq,
00:25:28six morts depuis 2022.
00:25:30Peut-on se permettre
00:25:31dans une grande démocratie
00:25:33comme la nôtre
00:25:34de continuer
00:25:35de cette manière ?
00:25:36Et j'allais vous dire,
00:25:37peut-on aussi se permettre
00:25:38de polémiquer ?
00:25:39Vous avez vu forcément,
00:25:39j'imagine,
00:25:40les réactions politiques.
00:25:42C'est l'ultra-gauche
00:25:44et notamment des membres
00:25:44de la Jeune Garde
00:25:45qui sont impliqués.
00:25:46Et une partie de la classe politique
00:25:47a l'air gênée aux entournures
00:25:49quand on les interroge
00:25:49sur ce qui s'est passé,
00:25:51comment Quentin est mort.
00:25:52Systématiquement,
00:25:52on le répond,
00:25:53extrême droite ou ultra-droite.
00:25:55Est-ce que vous comprenez
00:25:55qu'une partie de la classe politique
00:25:57n'arrive pas à condamner
00:25:58les agissements
00:25:58quand ça vient de la gauche ?
00:26:01Moi, je ne supporte pas
00:26:03qu'on essaie
00:26:04d'instrumentaliser
00:26:05d'une manière
00:26:06ou d'une autre
00:26:07quand il y a une responsabilité
00:26:09de quel camp qu'elle vienne.
00:26:11Il faut la sanctionner.
00:26:13C'est en tout cas
00:26:15un devoir
00:26:16et une exigence
00:26:16de la part
00:26:17de chaque responsable public.
00:26:19On voit cette polarisation,
00:26:21cette brutalisation,
00:26:23ce climat de la campagne
00:26:25qui est d'une grande violence.
00:26:27Chacun doit faire
00:26:29le ménage dans ses rangs.
00:26:31Et je demande clairement
00:26:32au gouvernement
00:26:33de suspendre
00:26:34les financements
00:26:35de LFI
00:26:37tant que la lumière
00:26:38n'est pas faite
00:26:39sur les liens
00:26:40entre jeunes gardes
00:26:41et LFI.
00:26:42Plus un centime
00:26:44d'argent public
00:26:44pour LFI
00:26:45tant que la lumière
00:26:46n'est pas faite
00:26:47sur les liens.
00:26:48Moi, je parle cash,
00:26:50je dis les choses
00:26:51et j'ai toujours tenu
00:26:53un langage
00:26:54d'une extrême clarté
00:26:55à cet égard.
00:26:57Nous savons
00:26:57que de plus en plus,
00:26:59c'est une formation politique
00:27:01qui stigmatise,
00:27:03qui suscite
00:27:04des discriminations
00:27:05dans notre pays
00:27:06qui sont insupportables.
00:27:08Et donc,
00:27:09ça n'est pas
00:27:10un positionnement politique
00:27:11pour l'un
00:27:12contre l'autre,
00:27:13c'est simplement
00:27:14des comportements
00:27:15que les partis politiques
00:27:17devraient sanctionner
00:27:18eux-mêmes
00:27:18dans leur fort intérieur
00:27:20à partir du moment
00:27:21où ils ne le font pas,
00:27:22c'est qu'ils le cautionnent
00:27:23et s'ils le cautionnent,
00:27:24eh bien,
00:27:25ils méritent
00:27:25qu'on les mette
00:27:26hors d'état de nuire.
00:27:28Et pour les mettre
00:27:29hors d'état de nuire,
00:27:29vous parlez notamment
00:27:30du financement,
00:27:31mais s'il faut couper
00:27:33tout financement
00:27:33à la France insoumise,
00:27:34ça veut dire
00:27:34qu'il faut trouver
00:27:35un cadre pour le faire ?
00:27:36Est-ce que ça veut dire
00:27:36qu'il faut dissoudre
00:27:38le mouvement
00:27:38de la France insoumise ?
00:27:39Comment on peut
00:27:41concrètement mettre en place
00:27:41ce que vous dites ?
00:27:42On a entendu d'ailleurs
00:27:42des responsables politiques
00:27:44appeler à la dissolution
00:27:45de la France insoumise.
00:27:46Lorsque je vois
00:27:47les positions
00:27:49qui sont les leurs
00:27:50depuis maintenant
00:27:51près de deux ans
00:27:52où aucune action terroriste
00:27:56ou qu'elle soit dans le monde
00:27:58ne les émeut,
00:28:00ne les sensibilise,
00:28:02n'amène à un discours équilibré,
00:28:05là où la diplomatie
00:28:07doit appartenir
00:28:09à chaque formation politique
00:28:11dès lors qu'elle a vocation
00:28:12à participer
00:28:13d'une manière ou d'une autre
00:28:15à une opposition
00:28:16ou à un gouvernement.
00:28:17Oui, je dis qu'il y a
00:28:20suffisamment d'éléments
00:28:21aujourd'hui
00:28:21et il y en a eu
00:28:23ces dernières années,
00:28:24notamment dans des propos
00:28:26insupportables
00:28:27de Mme Rima Hassan
00:28:28ou de M. Mélenchon
00:28:29en matière de discrimination
00:28:31et d'incitation à la haine
00:28:34pour pouvoir à un moment
00:28:36les traduire devant
00:28:37des tribunaux.
00:28:38Il y a des gens
00:28:39qui sont traduits régulièrement
00:28:41devant des tribunaux
00:28:42pour avoir de tels comportements,
00:28:43au nom de quoi
00:28:44seraient-ils exonérés
00:28:46d'être traduits
00:28:47devant des tribunaux
00:28:48pour leurs agissements
00:28:49ou en tout cas
00:28:50pour leur silence complice,
00:28:52surtout après la mort
00:28:54d'un jeune homme
00:28:56dans de telles circonstances.
00:28:57Merci beaucoup Christian Estrosi
00:28:59pour votre réaction
00:29:00et vos propos extrêmement clairs
00:29:02pour le coup
00:29:02et votre condamnation
00:29:03de la France insoumise.
00:29:05Merci d'avoir été avec nous
00:29:06Christian Estrosi.
00:29:08On va reprendre maintenant
00:29:08le cours de nos débats
00:29:10et on va voir à quel point
00:29:11à l'international aussi
00:29:13on commence à parler
00:29:14de ce qui s'est passé à Lyon.
00:29:16La presse espagnole,
00:29:17notamment jusque-là,
00:29:18ne parlait pas tellement
00:29:18de cet événement
00:29:20mais après la marche
00:29:21de ce week-end,
00:29:22les titres se multiplient.
00:29:24On va retrouver justement
00:29:24sur place Nico Salvador.
00:29:26Bonjour et merci
00:29:27d'être avec nous.
00:29:28Justement à faire avec vous
00:29:29un petit peu le point,
00:29:30une sorte de revue de presse.
00:29:31Que dit la presse espagnole
00:29:33ce matin ?
00:29:34Eh bien la presse espagnole
00:29:36elle est complètement
00:29:36sous le choc
00:29:37de ce qui s'est passé.
00:29:39Elle a enfin compris
00:29:40la portée de la tragédie
00:29:42et la portée du drame
00:29:43comme vous l'avez dit
00:29:44depuis la marche de ce week-end.
00:29:46Par exemple,
00:29:46la télé publique espagnole
00:29:48ne ressemble pas du tout
00:29:49à celle qui est en France
00:29:50puisqu'elle a titré
00:29:51la mort de Quentin
00:29:52le crime politique
00:29:53qui peut changer la France.
00:29:54On parle carrément
00:29:55de changer le pays.
00:29:56El Mundo
00:29:57qui est un quotidien
00:29:58qu'on pourrait comparer
00:30:00au Figaro en France
00:30:00lui a fait deux articles.
00:30:02Le premier s'appelle
00:30:03Les habitants de Lyon
00:30:04descendent dans la rue
00:30:05pour rendre hommage
00:30:06à Quentin de Ranque
00:30:07en disant
00:30:08Antifa assassin.
00:30:09Et le deuxième article
00:30:11c'est un assistant parlementaire
00:30:12de la France insoumise
00:30:13fait partie des gens arrêtés
00:30:15pour la mort
00:30:16du jeune nationaliste.
00:30:18Elle débattait
00:30:19qu'il y a un site en ligne
00:30:20plutôt conservateur
00:30:21a dit
00:30:21l'affaire Quentin
00:30:22marque un tournant
00:30:23dans l'ultra-gauche.
00:30:25Même la presse régionale
00:30:26en parle.
00:30:27La presse régionale
00:30:28andalouse notamment
00:30:29dit mort de Quentin
00:30:30le crime politique
00:30:31qui peut changer la France.
00:30:33L'ABC
00:30:34qui est un journal ici
00:30:35qui est très respecté
00:30:36c'est un journal
00:30:36centenaire
00:30:37a dit
00:30:38Quentin de Ranque
00:30:39la dernière victime
00:30:39de la poudrière lyonnaise.
00:30:42Mundario
00:30:42qui a un site en ligne
00:30:43parle de la LFI
00:30:45en expliquant que désormais
00:30:46il y a un cordon sanitaire
00:30:47et encore plus intéressant ici
00:30:49c'est la Sexta
00:30:50parce que la Sexta
00:30:51c'est la chaîne de référence
00:30:52des progressistes
00:30:53la chaîne de référence de gauche
00:30:55qui a titré
00:30:56sur son site web
00:30:57émotions
00:30:58et tensions à Lyon
00:30:59après la mort
00:31:00de Quentin de Ranque
00:31:01dans une attaque
00:31:02attribuée
00:31:02à l'ultra-gauche.
00:31:03Donc on voit un petit peu
00:31:04la compassion
00:31:05qu'il y a envers Quentin
00:31:07et les détails
00:31:08qui sont très connus
00:31:08on parle d'ELEFI
00:31:09on parle de la France insoumise
00:31:11on parle d'assistants parlementaires
00:31:12l'Espagne réellement
00:31:13se passionne
00:31:14pour cette tragédie
00:31:15pour ce drame.
00:31:16Merci beaucoup
00:31:17Nico Salvador
00:31:18d'avoir été avec nous
00:31:19on va continuer à parler
00:31:20de ce qui se passe
00:31:21justement à l'international
00:31:22et les répercussions
00:31:23vous le savez
00:31:24donc l'ambassadeur
00:31:24des Etats-Unis en France
00:31:26va être convoqué
00:31:26à 19h
00:31:27on va voir comment
00:31:28Jean-Noël Barraud
00:31:29le ministre des affaires étrangères
00:31:30l'avait justifié
00:31:31c'était hier
00:31:32il disait
00:31:33ceci
00:31:34Jean-Noël Barraud
00:31:34on va le voir dans un instant
00:31:36voilà
00:31:36nous allons convoquer
00:31:37l'ambassadeur des Etats-Unis
00:31:38en France
00:31:39puisque l'ambassade
00:31:40des Etats-Unis en France
00:31:41a fait un commentaire
00:31:42sur ce drame
00:31:43qui concerne
00:31:44la communauté nationale
00:31:46Jean-Noël Barraud
00:31:47qui estimait aussi
00:31:48voilà
00:31:48qu'il refuse
00:31:49toute instrumentalisation
00:31:50de ces drames
00:31:50à des fins politiques
00:31:52Judith
00:31:52quand on voit parfois
00:31:53à quel point
00:31:54notamment Emmanuel Macron
00:31:55a pu commenter
00:31:56l'actualité internationale
00:31:58voire s'immiscer
00:31:59dans l'actualité internationale
00:32:01on se dit
00:32:01c'est un petit peu
00:32:01fort de café
00:32:02nous on peut s'immiscer
00:32:03de partout
00:32:03mais personne ne doit rien dire
00:32:04sur ce qui se passe en France
00:32:05oui enfin
00:32:06cette convocation
00:32:09faite par Jean-Noël Barraud
00:32:10est parfaitement dérisoire
00:32:13j'imagine qu'elle doit bien faire rire
00:32:15l'ambassadeur des Etats-Unis
00:32:17en France
00:32:18qui ne doit pas trembler
00:32:19au moment où on se parle
00:32:20en plus je ne suis pas sûre
00:32:21que ce soit lui l'auteur
00:32:22de la phrase
00:32:23qui chagrine tellement
00:32:23notre ministre des Affaires
00:32:25c'est le bureau du terrorisme
00:32:27de l'antiterrorisme américain
00:32:29oui ce n'est pas lui
00:32:29qui l'a prononcé
00:32:30qui a fait une évaluation
00:32:31en fait du danger
00:32:32oui ce n'est pas du tout
00:32:33ce n'est pas un commentaire politique
00:32:34c'est un commentaire
00:32:36d'un bureau
00:32:37qui est un peu intéressé
00:32:38voyez-vous
00:32:38par la façon
00:32:39dont l'Europe en général
00:32:41et la France en particulier
00:32:43gère
00:32:44ces groupes
00:32:45violents
00:32:46donc vraiment
00:32:47je trouve ça dérisoire
00:32:48est-ce que Jean-Noël Barraud
00:32:50va convoquer
00:32:51tous les patrons
00:32:52de la presse
00:32:54espagnole
00:32:55qu'a cité
00:32:56votre correspondant
00:32:57voir le Premier ministre
00:32:58qui je le rappelle
00:32:59est socialiste
00:33:00et un socialiste
00:33:01qui flirte pas mal
00:33:02d'ailleurs
00:33:02avec les trames gauches
00:33:04donc c'est fou
00:33:05c'était très intéressant
00:33:06votre revue de presse
00:33:08les termes qui sont utilisés
00:33:09etc
00:33:09foussé entre le traitement
00:33:11par les médias français
00:33:12je pense encore ce matin
00:33:13à la chronique
00:33:16humoristique
00:33:16de Madame
00:33:17Von Necker
00:33:18qui a trouvé
00:33:19rigolo comme tout
00:33:20de faire une chanson
00:33:23à propos de
00:33:24de la manif
00:33:26en hommage
00:33:26de la marche
00:33:27pardon pas la manif
00:33:28la marche en hommage
00:33:29la marche populaire
00:33:29à Quentin
00:33:31voilà
00:33:32chez nous c'est comme ça
00:33:33en Espagne
00:33:34dirigée par
00:33:35un gouvernement socialiste
00:33:37non
00:33:38on a quand même
00:33:39le sens
00:33:40de la décence
00:33:41oui évidemment
00:33:42et vous faisiez référence
00:33:44à une chronique
00:33:44qui se veut
00:33:45humoristique
00:33:46si certains l'ont vue
00:33:47ils jugeront
00:33:48par eux-mêmes
00:33:48on va regarder aussi
00:33:49maintenant les réactions
00:33:50de la gauche
00:33:51parce que la gauche
00:33:52a parfois du mal
00:33:53à condamner
00:33:53écoutez ce que disait
00:33:54Emmanuel Grégoire
00:33:55il est candidat
00:33:56à la mairie de Paris
00:33:57il s'est exprimé hier
00:33:58devant des parisiens
00:33:59il a évoqué ce qui s'est passé
00:34:01écoutez bien les termes
00:34:01qu'il emploie
00:34:31dans mes expressions médiatiques
00:34:32j'ai rappelé
00:34:33j'ai rappelé
00:34:33j'ai rappelé Fédérico Simon
00:34:34Amarbo
00:34:34j'ai rappelé Clément Merrick
00:34:36j'ai rappelé Brahim Boivram
00:34:37dans une ville Paris
00:34:38qui est souvent le territoire
00:34:40d'affrontements
00:34:42des victimes
00:34:43de l'extrême droite
00:34:46quand bien même
00:34:47c'est un néo-nazi
00:34:47une fois de plus
00:34:48que quelqu'un
00:34:49nous apporte la preuve
00:34:50que Quentin
00:34:50était néo-nazi
00:34:51au lieu de faire
00:34:52de la diffamation
00:34:53puisque ce n'est
00:34:54ni plus ni moins
00:34:55que cela
00:34:56et immédiatement
00:34:57il condamne un peu
00:34:58mais quand même
00:34:59l'extrême droite
00:35:00il faut en parler
00:35:00c'est hallucinant
00:35:01toutes les réactions politiques
00:35:02de gauche
00:35:03ont été les mêmes
00:35:04on parle d'un fait précis
00:35:06immédiatement
00:35:07il faut aller taper
00:35:07l'extrême droite
00:35:08ou l'ultra droite
00:35:08on dit souvent
00:35:09que la France
00:35:10a la droite
00:35:10la plus bête du monde
00:35:11mais elle a aussi
00:35:11la gauche
00:35:12la plus bête du monde
00:35:13parce qu'on voit bien
00:35:13ce qui se passe
00:35:14avec l'Espagne
00:35:14je vous laisse vos propos
00:35:14non mais on voit bien
00:35:15ce qui se passe
00:35:16avec l'Espagne
00:35:16c'est à dire qu'on peut
00:35:18très bien être de gauche
00:35:19et y avoir de l'empathie
00:35:21là en fait
00:35:22normalement
00:35:22certains disent même
00:35:23que ça va avec
00:35:23quand on les écoute
00:35:24normalement
00:35:24c'est ce qu'ils aiment
00:35:25en tout cas
00:35:26c'est l'image
00:35:26qu'ils aimeraient
00:35:27voilà
00:35:28qu'ils aimeraient
00:35:29moi je ne comprends pas
00:35:30honnêtement
00:35:31qu'on puisse
00:35:32se dire de gauche
00:35:33et d'avoir une empathie
00:35:34mais qui est proche
00:35:35mais du
00:35:36enfin c'est même pas
00:35:36qui est proche
00:35:37c'est qui tombe dans le néant
00:35:38et puis avoir en effet
00:35:39des propos
00:35:40qui sont en plus
00:35:40d'une lâcheté
00:35:41parce que finalement
00:35:42c'est même pas une condamnation
00:35:43on dit des horreurs
00:35:45et puis on en enlève un peu
00:35:46puis on en remet juste après
00:35:47parce qu'en effet
00:35:49on plus ce discours
00:35:50de cette fin
00:35:51je veux dire
00:35:51il veut quand même
00:35:52être candidat à la mairie de Paris
00:35:54il veut être candidat
00:35:55à la mairie de Paris
00:35:55ils nous disent
00:35:56c'est pas bien
00:35:57tuer quelqu'un
00:35:57à coup de botte
00:35:58c'est pas bien
00:36:00bah excusez-moi
00:36:01mais c'est plus que pas bien
00:36:02quand même là on dirait
00:36:03qu'il est réprimant d'un enfant
00:36:04qui a volé un gâteau
00:36:05sans demander l'autorisation
00:36:06oui ça se fait pas
00:36:07non c'est sûr
00:36:08ça se fait pas
00:36:08c'est choquant
00:36:10après bon on voit
00:36:11qu'il a été mollement applaudi
00:36:12par une foule
00:36:12qui était assez dispersée
00:36:14donc ça laisse un peu
00:36:15de l'espoir
00:36:15pour la mairie de Paris
00:36:16pour la suite
00:36:17mais c'est terrifiant
00:36:19c'est terrifiant de voir
00:36:20qu'on n'est pas capable
00:36:23de laisser
00:36:23notamment aux familles
00:36:25le temps du deuil
00:36:26enfin mais qu'on laisse
00:36:27ces familles tranquilles
00:36:28c'est sûr qu'on ne les a pas
00:36:28laissées tranquilles
00:36:29très longtemps
00:36:29vous venez de perdre votre enfant
00:36:32on dit oui mais quand même
00:36:33bon c'est vrai que c'est un peu dommage
00:36:34mais bon il était un petit peu
00:36:36néo-nazi quand même votre gamin
00:36:37donc finalement
00:36:37il a un peu mérité
00:36:38c'est choquant
00:36:39c'est vraiment choquant
00:36:40certains ont dit aussi
00:36:41qu'il était antisémythe
00:36:42comme l'a fait Ségolène Royal
00:36:43quand je vous disais
00:36:44que la gauche était parfois
00:36:45compliquée à suivre
00:36:46on va d'abord écouter
00:36:47une première réaction
00:36:48de François Hollande
00:36:50qu'est-ce qu'il pense
00:36:51de la réaction
00:36:51notamment de Jean-Luc Mélenchon
00:36:53écoutez le début de sa réponse
00:36:56plutôt que de faire
00:36:57un monde honorable
00:36:58pour essayer
00:36:59de retrouver
00:37:00une forme
00:37:01de responsabilité
00:37:03politique
00:37:04qui lui permette
00:37:05de solliciter
00:37:07le suffrage universel
00:37:08avec quelque chance
00:37:09il se met
00:37:10dans une position
00:37:11j'ai pu dire
00:37:12de tortue
00:37:12on se carapace
00:37:14pour essayer
00:37:14de tenir bon
00:37:15et bien
00:37:15c'est une faute
00:37:16c'est une double faute
00:37:18et il la paiera
00:37:18forcément
00:37:19puisqu'il n'a pas
00:37:20il ne peut plus représenter
00:37:22pour la gauche
00:37:23quelques candidats
00:37:24qui puissent arriver
00:37:25au second tour
00:37:26il est dans une forme
00:37:27de marginalité politique
00:37:29il s'y est maintenant
00:37:30complet
00:37:30il y restera
00:37:31vous avez bien compris
00:37:33Jean-Luc Mélenchon
00:37:34doit rester dans la marginalité
00:37:35politique
00:37:36mais en revanche
00:37:37imaginez des duels
00:37:38entre le rassemblement
00:37:39national
00:37:39et la France insoumise
00:37:41qui doit être marginalisée
00:37:42que fait François Hollande
00:37:43sa réponse
00:37:45alors qu'il y a
00:37:46une menace
00:37:46d'extrême droite
00:37:47j'ai évoqué
00:37:48ce qui s'est produit
00:37:49en 2024
00:37:49c'est normal
00:37:50qu'il y ait
00:37:51un parage
00:37:52qui se fasse
00:37:53quitte à voter LFI
00:37:55voter LFI
00:37:56pour une élection
00:37:56préhensée
00:37:56ça ne sera pas possible
00:37:57puisqu'il ne sera pas
00:37:58oui mais moi je vous parle
00:37:59des législatives
00:37:59des municipales
00:38:00pour les législatives
00:38:02pour les municipales
00:38:03pour les municipales
00:38:04par exemple
00:38:04je ne vois pas
00:38:05de situation
00:38:06où la menace
00:38:07de l'extrême droite
00:38:08justifierait
00:38:08de faire
00:38:09quelque alliance
00:38:10avec LFI
00:38:11Arnaud Ménédetti
00:38:12vraiment les deux sont
00:38:12qu'on vous donne
00:38:14à écouter
00:38:14là sont espacés
00:38:16de 3-4 minutes
00:38:17dans l'interview
00:38:18donc LFI marginalisée
00:38:19mais en fait oui
00:38:19mais en fait non
00:38:20elle est où cette gauche
00:38:21qu'est-ce qu'il faut faire
00:38:22vraiment
00:38:22et est-ce que cette gauche
00:38:23arrive encore
00:38:24à avoir une parole crédible
00:38:26elle est très peu audible
00:38:27depuis le meurtre de Quentin
00:38:30mais en fait
00:38:31le problème
00:38:32c'est que la gauche
00:38:33n'arrive pas à sortir
00:38:34il y a une sorte
00:38:35de réflexe pavlovien
00:38:36à gauche
00:38:37c'est quasiment religieux
00:38:39c'est à dire
00:38:40qu'en effet
00:38:41dès que l'on la met
00:38:43face à ses responsabilités
00:38:45finalement elle choisit
00:38:46toujours l'extrême gauche
00:38:47d'une certaine manière
00:38:48l'alliance avec l'extrême gauche
00:38:49alors c'est une tradition
00:38:51politique historique
00:38:52à gauche
00:38:52où on n'a jamais
00:38:54trié les soutiens
00:38:55en l'occurrence
00:38:56mais c'est peut-être
00:38:57pour la première fois
00:38:58qu'on voit le curseur
00:38:59de la diabolisation
00:39:00se déplacer
00:39:01suite à cette affaire
00:39:02c'est à dire que
00:39:03en effet
00:39:03la question se pose
00:39:04publiquement
00:39:05médiatiquement
00:39:06politiquement
00:39:08des alliances
00:39:08entre la gauche
00:39:09réformiste
00:39:10et cette gauche
00:39:11radicale
00:39:12qui aujourd'hui
00:39:12est forte
00:39:13politiquement
00:39:13parce que
00:39:13ce qui change
00:39:14la situation
00:39:15c'est que
00:39:15non seulement
00:39:16cette gauche radicale
00:39:16est de plus en plus radicale
00:39:18mais en plus
00:39:19elle est
00:39:20forcée de le constater
00:39:21malgré ce que dit
00:39:22François Hollande
00:39:23qui se dit certain
00:39:24que Jean-Luc Mélenchon
00:39:25ne sera pas au second tour
00:39:26c'est que
00:39:27François Hollande
00:39:28est un très bon commentateur
00:39:29et un très bon
00:39:30observateur politique
00:39:30mais il n'en a strictement
00:39:31aucune certitude
00:39:32à l'heure où nous parlons
00:39:33mais Bernard Cazeneuve
00:39:33disait la même chose
00:39:34impression que c'est
00:39:34leur moyen de s'en sortir
00:39:36on n'aura pas décidé
00:39:36il ne sera pas là
00:39:37mais derrière la stratégie
00:39:38de Hollande
00:39:38c'est finalement déjà
00:39:40de mettre en scène
00:39:40le duel à gauche
00:39:41entre Hollande
00:39:42la ligne réformiste
00:39:43et la ligne infréquentable
00:39:45pour aller très vite
00:39:46Mélenchon
00:39:47et il pense que
00:39:47de ce point de vue là
00:39:48il est mieux placé
00:39:49pour pouvoir finalement
00:39:50faire la nique
00:39:51à Jean-Luc Mélenchon
00:39:52et être le candidat
00:39:52de la gauche
00:39:53mais quand même
00:39:54il y a un vrai problème
00:39:55qui est un problème moral
00:39:56qui se pose d'abord
00:39:57et ensuite moi je pense
00:39:58qu'il prend un risque
00:39:59cette fois-ci
00:39:59parce que quand on regarde
00:40:00quand même l'évolution
00:40:01de l'opinion publique
00:40:02sur cette question
00:40:03pour l'instant en tout cas
00:40:04parce qu'il peut se passer
00:40:05encore beaucoup de choses
00:40:05d'ici un an
00:40:06et même d'ici trois semaines
00:40:08le tour des élections municipales
00:40:09c'est que l'opinion publique
00:40:11ne valide pas l'idée
00:40:12que le PS soit
00:40:13ou reste l'allié
00:40:15de LFI
00:40:16donc là-dessus
00:40:17il y a quand même
00:40:17un coup politique
00:40:20vraisemblablement
00:40:20qui pourrait se poser à eux
00:40:21si jamais
00:40:22ils décidaient
00:40:23de faire alliance
00:40:24y compris pour les municipales
00:40:25dans un certain
00:40:26nombre de circonstances
00:40:27Un dernier mot
00:40:28avant la pause
00:40:28rapidement
00:40:29Juliette s'il vous plaît
00:40:29Oui, historiquement
00:40:30Arnaud
00:40:33rappelle une vérité absolue
00:40:35c'est-à-dire que
00:40:35quand elle est menacée
00:40:38de perdre
00:40:39la gauche s'unit
00:40:40avec toutes ses tendances
00:40:42et regardez aujourd'hui
00:40:43ce que disent
00:40:44d'une part
00:40:45le secrétaire général du PS
00:40:46M. Jouvet
00:40:47il dit
00:40:48on ne s'unira pas
00:40:49sauf dans de très rares cas
00:40:51sauf si besoin finalement
00:40:52si
00:40:53entendez bien
00:40:54si
00:40:54avec des gens
00:40:55de la France insoumise
00:40:56qui condamneront
00:40:57le recours à la violence
00:40:58et la brutalité
00:41:00qui diront
00:41:00c'est pas bien
00:41:02comme a dit
00:41:03M. Emmanuel Grégoire
00:41:05et puis
00:41:05surtout à Lyon
00:41:06Lyon
00:41:07qui devrait être
00:41:08le lieu par excellence
00:41:09où personne
00:41:10ne s'allie à gauche
00:41:11avec la France insoumise
00:41:12le maire sortant
00:41:14écologiste Grégory Doucet
00:41:16qui brigue le renouvellement
00:41:17de son mandat
00:41:19a refusé
00:41:20je le cite mot à mot
00:41:21d'entrer dans la mécanique
00:41:23de l'escalade
00:41:25en stigmatisant
00:41:27la France insoumise
00:41:28autrement dit
00:41:29au deuxième tour
00:41:30on verra bien
00:41:30oui justement
00:41:31on voit cette rhétorique
00:41:32qui évolue
00:41:33Bernard Cazeneuve
00:41:33disait la même chose
00:41:34que François Hollande
00:41:34il n'y aura pas
00:41:35de Jean-Luc Mélenchon
00:41:36au deuxième tour
00:41:36donc inutile de nous demander
00:41:38ce qu'on fera
00:41:39la technique est un peu facile
00:41:40on va marquer une nouvelle pause
00:41:42dans ce Midi News
00:41:43et on reviendra
00:41:43sur ce qui s'est passé
00:41:44au salon de l'agriculture
00:41:45je vous disais
00:41:46c'est une rixe
00:41:46qui a éclaté
00:41:47hier soir
00:41:4815 personnes
00:41:49ont été interpellées
00:41:50deux membres des forces
00:41:51de l'ordre ont été blessées
00:41:52légèrement
00:41:53on en parle juste après la pause
00:41:55restez avec nous
00:41:59de retour pour la deuxième heure
00:42:01de Midi News
00:42:02on va reprendre le cours
00:42:03de nos débats
00:42:03dans un instant
00:42:04mais d'abord
00:42:04comme tous les jours
00:42:05à 14h
00:42:06c'est l'éphémérite
00:42:06d'Alessandra Martinez
00:42:13Chers amis, bonjour
00:42:15nous souhaitons aujourd'hui
00:42:16une très joyeuse fête
00:42:18à tous les polycarpes
00:42:19qui ne sont pas très nombreux
00:42:20puisque depuis un siècle
00:42:22seuls trois polycarpes
00:42:24sont nés en France
00:42:25c'était la même année
00:42:26en 1945
00:42:27pourtant leur Saint Patron
00:42:29est une figure immense
00:42:31de l'aventure chrétienne
00:42:32il est le dernier témoin
00:42:34de l'ère apostolique
00:42:35c'est-à-dire qu'il est le dernier
00:42:37de ceux qui ont directement
00:42:39connu des apôtres de Jésus
00:42:41Saint Polycarpe
00:42:42est un élève
00:42:43de l'apôtre Saint Jean
00:42:44l'évangéliste
00:42:45celui qui a été présent
00:42:46au mont du Golgotha
00:42:48quand le Christ
00:42:49a été crucifié
00:42:50on sait aussi
00:42:51qu'il est le premier évêque
00:42:53de la ville de Smyrne
00:42:54dans l'actuelle Turquie
00:42:55plus connu
00:42:56sous le nom d'Izmir
00:42:58Polycarpe est brûlé vif
00:43:00vers 167
00:43:01la France lui doit beaucoup
00:43:03puisque c'est lui
00:43:04qui a formé
00:43:05Saint-Irénée
00:43:06qui a évangélisé
00:43:07la région de Lyon
00:43:08dont il a été
00:43:09le premier évêque
00:43:10et voici pour finir
00:43:12un extrait
00:43:13d'une lettre
00:43:13adressée par
00:43:14Saint Ignace
00:43:15d'Antioche
00:43:16à Saint Polycarpe
00:43:17que le baptême
00:43:19demeure comme
00:43:20votre bouclier
00:43:21la foi
00:43:22comme votre casque
00:43:23la charité
00:43:24comme votre lance
00:43:26c'est tout
00:43:27pour aujourd'hui
00:43:28à demain
00:43:29chers amis
00:43:29ciao
00:43:33voilà pour l'effet mérite
00:43:34maintenant place au journal
00:43:36avec Félicité
00:43:37Kine de Kire
00:43:37bonjour Félicité
00:43:38bonjour Elodie
00:43:39bonjour à tous
00:43:40la ministre de l'agriculture
00:43:42Annie Gennevar
00:43:43en visite au salon
00:43:44de l'agriculture
00:43:45à Portes de Versailles
00:43:46à Paris
00:43:47dévoilera cet après-midi
00:43:4815h30
00:43:49un plan d'action
00:43:50pour les agricultrices
00:43:51en attendant
00:43:52elle a appelé
00:43:53à relancer
00:43:54la productivité
00:43:55et la compétitivité
00:43:56pilier du grand réveil alimentaire
00:43:58lancé en décembre
00:43:59au nom de la souveraineté
00:44:00on l'écoute
00:44:02je veux que ce texte
00:44:03aille au bout
00:44:04avant 2027
00:44:05je vous mentirais
00:44:06si je disais
00:44:07que nous pouvons mener
00:44:08la révolution
00:44:08copertitienne
00:44:09que l'agriculture
00:44:11demande depuis 40 ans
00:44:12alors qu'il ne reste
00:44:13que quelques semaines
00:44:15utiles au Parlement
00:44:16la Chine
00:44:17a augmenté
00:44:18de 40%
00:44:19le financement
00:44:20de sa politique agricole
00:44:21par habitant
00:44:22depuis 2014
00:44:23les Etats-Unis
00:44:25de 86%
00:44:27la Russie
00:44:28de 15%
00:44:29à ce rythme
00:44:30maintenir
00:44:31notre compétitivité
00:44:32face à le concurrent
00:44:33ne sera plus possible
00:44:35par le sursaut
00:44:36mais par le miracle
00:44:38mettre fin
00:44:39à la gratuité
00:44:40des secours
00:44:40en montagne
00:44:41c'est la préconisation
00:44:42de la Cour des Comptes
00:44:44dans un rapport
00:44:44présenté mercredi
00:44:46au Sénat
00:44:46un sujet déjà
00:44:47plusieurs fois
00:44:48abordé par le passé
00:44:50car aujourd'hui
00:44:50seul le sauvetage
00:44:51réalisé
00:44:52sur les domaines
00:44:53qui hables par les services
00:44:54des pistes
00:44:54est payant
00:44:55les explications
00:44:56tout de suite
00:44:56partent en Grédi-Riotel
00:44:59dans la base
00:45:00de secours de Modane
00:45:01en plein cœur
00:45:02des Alpes
00:45:02les CRS s'activent
00:45:04on part sur une chute
00:45:05d'une personne
00:45:06hors-piste
00:45:07qui serait blessée
00:45:08au secteur
00:45:11de la hanche
00:45:11hanche fémure
00:45:12à bord de leur hélicoptère
00:45:13ils décollent
00:45:14pour une opération
00:45:15de secours
00:45:16sur place
00:45:17la victime
00:45:18est prise en charge
00:45:19gratuitement
00:45:19mais cela coûte cher
00:45:20à l'Etat
00:45:21depuis 2012
00:45:22le nombre de secours
00:45:24a quasi doublé
00:45:25et le coût moyen
00:45:26de l'intervention
00:45:27a bondi
00:45:27passant de 8600 euros
00:45:29à l'époque
00:45:29à presque 11 000 euros
00:45:31en 2024
00:45:32pour faire face
00:45:33la Cour des Comptes
00:45:34préconise de mettre
00:45:35fin à la gratuité
00:45:36Jean-Louis Verdier
00:45:37guide de Haute-Montagne
00:45:39et ancien adjoint
00:45:40à la sécurité
00:45:40à la mairie de Chamonix
00:45:42y est lui opposé
00:45:43en Suisse
00:45:43les secours sont payants
00:45:44c'est complètement payant
00:45:46c'est compliqué
00:45:47si vous n'êtes pas assuré
00:45:48c'est très compliqué
00:45:49pour se faire secourir
00:45:50on peut résoudre le problème
00:45:51sans avoir à faire payer
00:45:52les secours
00:45:53par faire de l'information
00:45:54et de la prévention
00:45:56les collectivités
00:45:57ont une vraie responsabilité
00:45:58par rapport à la pratique
00:45:59qui se fait
00:46:00sur leur territoire
00:46:01c'est ce qu'on fait
00:46:02à Chamonix
00:46:02on a ce qu'on appelle
00:46:03la chamoniarde
00:46:04et à la chamoniarde
00:46:05on fait de la prévention
00:46:06de l'information
00:46:07de la formation
00:46:08pour des gens
00:46:09qui le souhaitent
00:46:10la Cour des Comptes
00:46:11propose également
00:46:12d'unifier les secours
00:46:13en montagne
00:46:13aujourd'hui répartis
00:46:14entre policiers
00:46:15gendarmes et pompiers
00:46:16un plan ambitieux
00:46:18qui selon l'institution
00:46:19permettrait de réaliser
00:46:21environ 10 millions
00:46:22d'euros d'économie
00:46:23le président finlandais
00:46:25est arrivé ce matin
00:46:27à l'Elysée
00:46:28selon lui
00:46:28l'offensive russe
00:46:30est un échec stratégique
00:46:31militaire et économique
00:46:33Emmanuel Macron
00:46:34soutenu par la Finlande
00:46:35a appelé l'Union Européenne
00:46:37à continuer
00:46:38à accroître
00:46:38la pression
00:46:39sur la Russie
00:46:39écoutez le président
00:46:40de la République
00:46:42nous restons déterminés
00:46:44à mettre en oeuvre
00:46:45le prêt de 90 milliards
00:46:46d'euros
00:46:46de l'Union Européenne
00:46:47à l'Ukraine
00:46:4860 milliards d'euros
00:46:50seront dédiés
00:46:50à financer
00:46:50les livraisons
00:46:51de matériel militaire
00:46:52et le renforcement
00:46:53de nos bases
00:46:54industrielles
00:46:55et de défense
00:46:55avec la préférence
00:46:57aux industries
00:46:58ukrainiennes
00:46:59et européennes
00:46:59ensuite
00:47:00nous continuerons
00:47:01d'augmenter
00:47:02la pression
00:47:02sur la Russie
00:47:03nous devons avancer
00:47:04sur le 20ème paquet
00:47:05de sanctions
00:47:06de l'Union Européenne
00:47:06et les discussions
00:47:07se tiendront
00:47:08dans les prochains jours
00:47:09nous devons travailler
00:47:10à une interdiction totale
00:47:12des services maritimes
00:47:13pour les exportations
00:47:14de pétrole russe
00:47:15intensifier nos efforts
00:47:16communs
00:47:17contre ce qu'on appelle
00:47:18la flotte fantôme russe
00:47:20et avec le plus haut niveau
00:47:22de coordination possible
00:47:24et puis à la une
00:47:25de l'actualité internationale
00:47:27ce trouble au Mexique
00:47:29les Américains
00:47:30sont appelés
00:47:31à rester à l'abri
00:47:32après la mort
00:47:33de l'un des barons
00:47:33de la drogue
00:47:34les plus recherchés
00:47:35par le Mexique
00:47:36et les Etats-Unis
00:47:36tués hier par l'armée
00:47:38lors d'une opération
00:47:39militaire réalisée
00:47:40avec le soutien
00:47:40des Américains
00:47:41le pays est soulevé
00:47:42par une vague de violence
00:47:43de nombreux vols
00:47:44en provenance
00:47:45des Etats-Unis
00:47:45ont été annulés
00:47:47les autorités
00:47:47tentent à présent
00:47:48d'éviter toute escalade
00:47:49et aggravation
00:47:50de la situation
00:47:52c'était l'essentiel
00:47:53de l'information
00:47:54c'est à vous Elodie
00:47:54merci beaucoup
00:47:55félicité
00:47:56tout de suite
00:47:56on passe à la chronique éco
00:48:02votre programme
00:48:03vous est présenté
00:48:04par les portes blindées
00:48:05Picard Serrure
00:48:06c'est la Deville Florio
00:48:09bonjour
00:48:09bonjour
00:48:10on va parler avec vous
00:48:11de ma prime rénov'
00:48:12avec une bonne nouvelle
00:48:13aujourd'hui pour les propriétaires
00:48:15le guichet a rouvert
00:48:16à midi pile
00:48:17on rappelle que c'est
00:48:17un dispositif d'aide
00:48:19à la rénovation énergétique
00:48:20et oui
00:48:20et je viens juste
00:48:21de regarder à l'instant
00:48:22le site fonctionne bien
00:48:24parce que ça n'a pas
00:48:24toujours été le cas
00:48:25dans le passé
00:48:26donc c'est
00:48:26maprimerenov.gouv.fr
00:48:29donc ça y est
00:48:30c'est le retour
00:48:30après plusieurs semaines
00:48:31de suspension
00:48:32les dépôts de dossiers
00:48:33reprennent enfin
00:48:34le dispositif repart
00:48:36donc cette année
00:48:36avec une enveloppe
00:48:37de 3,6 milliards d'euros
00:48:40pour financer
00:48:41vos travaux
00:48:41de rénovation énergétique
00:48:43l'objectif du gouvernement
00:48:44il est très clair
00:48:45c'est financer
00:48:46120 rénovations
00:48:47d'ampleur
00:48:48et 150 000 rénovations
00:48:50par geste
00:48:50il faut savoir
00:48:51qu'il y a 83 000 dossiers
00:48:53en attente actuellement
00:48:55qui datent de l'année dernière
00:48:56de 2025
00:48:57donc ils vont passer
00:48:58en priorité cette année
00:48:59et on rappelle
00:49:00qu'il y a 3 parcours
00:49:01possibles justement
00:49:02pour bénéficier de cette aide
00:49:03oui alors il y a un parcours
00:49:04rénovation par geste
00:49:06donc là vous l'avez compris
00:49:07vous remplacez simplement
00:49:08votre chaudière
00:49:09vous installez
00:49:10une pompe à chaleur
00:49:11ensuite
00:49:12cette aide permet
00:49:13de financer
00:49:14une rénovation
00:49:15d'ampleur
00:49:16donc là c'est un bouquet
00:49:17de travaux
00:49:18attention il faut gagner
00:49:19deux classes énergétiques
00:49:21au minimum
00:49:22avec ce bouquet de travaux
00:49:22et enfin
00:49:23une rénovation
00:49:24en copropriété
00:49:25donc là c'est pour la rénovation
00:49:26des parties communes
00:49:27et il y a plusieurs nouveautés
00:49:28je crois cette année
00:49:29oui alors la grande nouveauté
00:49:32c'est le rendez-vous
00:49:34préalable
00:49:34avec un conseiller
00:49:35France Rénov'
00:49:36qui devient obligatoire
00:49:38avant même
00:49:39de déposer son dossier
00:49:41donc avant d'aller
00:49:41sur ma prime Rénov'
00:49:42il faut aller sur France Rénov'
00:49:43pour prendre ce rendez-vous
00:49:45alors j'ai interrogé
00:49:46ce matin
00:49:46le porte-parole
00:49:47de l'ANA
00:49:48l'agence nationale
00:49:50de l'habitat
00:49:50qui porte cette aide
00:49:51qui m'a assuré
00:49:52que c'est pas
00:49:53une formalité de plus
00:49:54c'est vraiment
00:49:55pour permettre aux français
00:49:56de faire les bons choix
00:49:57pour éviter les arnaques
00:49:59il y en a eu beaucoup
00:49:59il y a eu beaucoup de tentatives
00:50:00d'arnaques l'année dernière
00:50:01et pour orienter
00:50:02vers les artisans RGE
00:50:04reconnus garants
00:50:05de leur environnement
00:50:05je rappelle que c'est obligatoire
00:50:06pour avoir l'aide
00:50:08il y a 614 points
00:50:10espace conseil France Rénov'
00:50:12donc en France
00:50:12avec 2800 conseillers
00:50:14qui sont là
00:50:14qui s'adaptent en visio
00:50:15en rendez-vous
00:50:16en présentiel
00:50:18pour vous donner rendez-vous
00:50:19donc pour valider votre dossier
00:50:21et ensuite
00:50:22nouvelle chose
00:50:23pour cette année
00:50:24depuis le 1er janvier
00:50:25c'est l'exclusion
00:50:27donc vous n'avez plus d'aide
00:50:28pour l'isolation des murs
00:50:29que ce soit par l'intérieur
00:50:30ou par l'extérieur
00:50:32hélas
00:50:32et pour les chaudières biomasse
00:50:34on va parler maintenant
00:50:34un peu de sous
00:50:35au niveau des aides
00:50:36concrètement
00:50:37qu'est-ce que ça donne ?
00:50:38parce que c'est quand même ça
00:50:38le nerf de la guerre
00:50:39c'est ce que les gens veulent savoir
00:50:40en vous écoutant
00:50:41les aides sont calculées
00:50:42en fonction des revenus
00:50:43des ménages
00:50:44donc pour une rénovation
00:50:46d'ampleur
00:50:46s'il y a un gain
00:50:47de 3 classes ou plus
00:50:49sur le DPE
00:50:49le diagnostic de performance énergétique
00:50:51l'aide peut aller
00:50:52jusqu'à 32 000 euros
00:50:53donc pour les ménages
00:50:54très modestes
00:50:55l'aide peut aller jusqu'à
00:50:5724 000 euros
00:50:57pour les revenus modestes
00:50:5918 000 euros
00:51:00pour les revenus intermédiaires
00:51:02et 4 000 euros
00:51:03pour les revenus supérieurs
00:51:04on le note
00:51:05c'est pas grand chose
00:51:06pour les revenus supérieurs
00:51:07c'est un peu
00:51:07les grands oubliés
00:51:09concernant les rénovations
00:51:11par geste
00:51:11l'aide se calcule
00:51:12en fonction du geste
00:51:13et du niveau de revenu
00:51:15et là attention
00:51:16les revenus supérieurs
00:51:17ils n'ont droit à rien
00:51:18et quand les travaux
00:51:20sont terminés
00:51:20est-ce qu'on est certain
00:51:21premièrement de gagner
00:51:22en efficacité
00:51:23est-ce qu'on est certain
00:51:23aussi de faire des économies ?
00:51:25alors c'est quand même
00:51:25le but
00:51:26j'espère
00:51:27voilà
00:51:27mais bon
00:51:27c'est vrai que ça dépend
00:51:28des travaux réalisés
00:51:29ça dépend aussi
00:51:29du logement
00:51:30de la façon
00:51:30dont on utilise
00:51:32le logement
00:51:32dont on chauffe
00:51:33mais oui
00:51:33une rénovation
00:51:34bien conçue
00:51:35évidemment
00:51:36elle améliore
00:51:36la performance énergétique
00:51:38concrètement
00:51:38on peut gagner
00:51:39une ou plusieurs classes
00:51:40sur le DPE
00:51:40donc c'est des lettres
00:51:41le diagnostic
00:51:42de performance énergétique
00:51:43et qui dit meilleure performance
00:51:45dit évidemment
00:51:46en général
00:51:47économie sur la facture
00:51:49je prends juste rapidement
00:51:49l'exemple
00:51:50de l'installation
00:51:51d'une pompe à chaleur
00:51:52parce que ce matin
00:51:52un artisan m'a expliqué
00:51:53que quand on installe
00:51:54une pompe à chaleur
00:51:55dans une passoire thermique
00:51:56donc un logement
00:51:57qui est mal noté énergétiquement
00:51:58F ou G
00:51:59et bien ça permet
00:52:01de gagner une lettre
00:52:02au minimum
00:52:03et concernant les économies
00:52:04alors encore une fois
00:52:05il n'y a rien de précis
00:52:06mais selon les études
00:52:08l'installation
00:52:08d'une pompe à chaleur
00:52:09toujours permet en moyenne
00:52:10de diviser par 3
00:52:12la consommation énergétique
00:52:13et par 2
00:52:13la facture
00:52:14donc c'est non négligeable
00:52:16merci beaucoup Bérénice
00:52:17pour toutes ces explications
00:52:18c'était la chronique éco
00:52:23Votre programme
00:52:24vous a été présenté
00:52:25par les portes blindées
00:52:26Picard Serrure
00:52:29On reprend le cours
00:52:31de nos débats
00:52:32je vous le disais
00:52:32c'est donc une rixe
00:52:33qui a éclaté
00:52:34au salon de l'agriculture
00:52:36hier
00:52:36entre des exposants
00:52:38et des visiteurs
00:52:39au total 15 personnes
00:52:40ont été interpellées
00:52:41un policier
00:52:42un gendarme
00:52:42ont été légèrement blessés
00:52:44ce sont les chiffres
00:52:44communiqués par la préfecture
00:52:45de police
00:52:46c'est une bagarre
00:52:47qui serait partie
00:52:47d'un crachat
00:52:48sur un stand
00:52:48de nougat
00:52:49d'abord justement
00:52:50on va regarder
00:52:50cette séquence
00:52:51avant de la commenter
00:52:52avec mes invités
00:52:53regarder ce qui s'est passé
00:52:54c'était hier soir
00:53:02C'est une bagarre
00:53:37Sous-titrage MFP.
00:53:41...
00:54:17...
00:54:18...
00:54:20...
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