- il y a 3 mois
Ce jeudi 30 avril, Mikael Petitjean, chef économiste de Warteloo AM et professeur à l'université de Louvain, Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, Guillaume Law-Yee, gérant OPC chez Optigestion, Julien Quistrebert, directeur général délégué de Tailor AM, Olivier Gayno, directeur des investissements de HSBC Asset Management, et Étienne Gorgeon, responsable Gestion Obligataire chez Sanso Longchamp AM, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06L'actualité des marchés financiers c'est sur BFM Business. Etienne Braque, on a beaucoup de
00:11résultats à digérer et en plus la banque centrale américaine et cette dernière réunion de Jérôme
00:16Powell. Je commence par ça parce que c'était quand même assez marquant. Jérôme Powell qui
00:19va donc rester au conseil des gouverneurs, rien que ça c'est historique. Oui c'est historique,
00:22ce n'est pas arrivé depuis plus de 60 ans aux États-Unis. Habituellement quand un président
00:27de banque centrale quitte la présidence, il quitte l'institution. Ce n'est pas le cas. Il faut
00:32voir que Jérôme Powell a un mandat de gouverneur qui court jusqu'en janvier 2028 et il a décidé de
00:37rester gouverneur jusqu'en janvier 2028. Donc ça veut dire que lors des prochaines réunions vous
00:42allez avoir un comité qui sera présidé par Kevin Warch et puis autour de la table Jérôme Powell
00:46qui va donner son avis et qui va voter pour ou contre les décisions de politique monétaire. Ce qui n
00:51'a
00:51pas du tout plu hier à Scott Besson qui sur Fox News a dit non mais ça va pas du
00:55tout, on n'est pas
00:56du tout dans les règles habituelles de la Fed. Et puis surtout derrière cela vous avez Donald Trump
01:01qui sur son réseau social a écrit en majuscule comme il sait très bien le faire que Jérôme Too Late
01:07puisque c'est ainsi qu'il le surnomme et bien en fait il reste à la Fed parce que personne
01:10ne veut de
01:10lui et parce qu'il n'a pas de boulot. Bon vous voyez l'ambiance on est quand même... Il
01:13a dit qu'il
01:14ferait profil bas Jérôme Powell. Oui il va faire profil bas certes mais à la fin il aura une voix.
01:18Son avis
01:18va compter pour rappel dans le conseil des gouverneurs vous avez 12 voix et donc dans ces 12 voix vous
01:22aurez la voix de
01:23Jérôme Powell dans les prochains comités. Kévin Walsh il dit quand même faut que la Fed parle moins, que les
01:28marchés se débrouillent un peu tout seul avec la volatilité, l'incertitude, il fera moins de comme.
01:32Il y a beaucoup de zones d'ombre. Oui c'est vrai que lorsqu'il s'est fait auditionner la
01:34semaine dernière devant la commission bancaire du Sénat où d'ailleurs sa candidature a été votée hier, ça s'est
01:38passé inaperçu, il y a tellement d'actualité en ce moment. Il a dit qu'il fallait sûrement revoir un
01:42petit peu la méthode de communication de la banque centrale américaine mais il n'a pas donné beaucoup d'indications
01:45sur la politique en suivre. En tout cas ça sera pas évident parce que en plus de devoir composer avec
01:50la voix de Jérôme Powell, il faudra également composer avec les
01:53autres membres de la Fed et typiquement hier sur les 12 voix, il y a 4 voix qui ont été
01:57contre la décision de la banque centrale américaine, non pas sur le fait qu'il ne fallait pas bouger les
02:02taux mais sur la communication dans le sens où hier la banque centrale américaine a laissé sous-entendre que si
02:07besoin elle baisserait les taux et pour certains membres de la Fed il ne faut pas s'engager à dire
02:10au marché qu'on peut baisser les taux dans un contexte où on a une inflation qui est toujours au
02:14-delà des 3% aux États-Unis et dans un contexte où le pétrole est toujours au-delà des 100
02:17$ ce matin.
02:18Du côté des valeurs, on a le CAC 40 qui ouvre à l'instant beaucoup de choses à surveiller, on
02:22va le faire au fur et à mesure, d'abord le CAC ?
02:24Le CAC, il perd un peu plus d'un pour cent, on est sous les 8000 points, ça fait un
02:26peu mal, on est quand même sur des plus bas de 3 semaines, ça fait mal dans le sens où
02:29on a quand même un écart qui se creuse entre les marchés européens et Wall Street, l'Europe enchaîne quand
02:33même là une 8ème séance consécutive dans le rouge alors que tous les jours Wall Street est en train de
02:37monter, c'est la dernière séance du mois d'avril, il y aura pas mal d'arbitrage en plus de
02:40cela, vous ferez les comptes lundi matin, vous verrez qu'on a quand même un Asda qui gagne 15-20
02:45% quasiment sur l'ensemble du mois
02:47quand l'Europe est très légèrement dans le vert et n'a pas fait grand chose ce mois-ci.
02:50Alors du côté des valeurs, du côté des banques qui ont publié ce matin, qu'est-ce que ça donne
02:54?
02:54Ça donne que c'est compliqué, BNP Paribas cède un peu plus de 4%, moins 6% pour Crédit Agricole
02:59quand Société Générale perd 4,9%.
03:01Quand vous regardez les résultats au premier trimestre, ils ne sont pas catastrophiques, loin de là.
03:05Au-delà des attentes chez Société Générale, c'est BNP Paribas, vous avez même un résultat record grâce à l
03:10'intégration de Aix-AIM, résultat net quand même qui frôle les 10% de croissance, c'est solide.
03:14Mais vous avez des banques qui sont prudentes, on ne peut pas leur reprocher d'être prudentes.
03:18Il y a un conflit au Moyen-Orient, elles ont prêté de l'argent à certaines sociétés qui malheureusement vont
03:22passer des moments compliqués parfois.
03:24Et donc forcément, il y a un coût du risque qui se reflète dans cette situation, avec notamment un coût
03:29du risque qui a nettement progressé chez BNP Paribas.
03:31Alors qu'habituellement, c'est la banque qui a un coût du risque vraiment en masterclass.
03:36Bon, là c'est un peu moins le cas, donc forcément le marché vend la nouvelle.
03:40Du côté de Crédit Agricole, on en parlera dans l'émission, vous êtes en dessous des attentes, là aussi un
03:44coût du risque qui progresse nettement.
03:46Société Générale est un petit peu une exception dans le secteur bancaire sur le coût du risque,
03:49mais les résultats sont visiblement conformes aux attentes et le marché vend la nouvelle,
03:53sachant que le titre a quand même été multiplié par 3 en l'espace de 2-3 ans.
03:56Du côté de Schneider Electric, de Capgemini ?
03:58Schneider Electric, ce matin, on a un titre, je vous le dirai dans quelques instants, moins 2,8%.
04:04Il y a beaucoup de publications ce matin, 263 euros, croissance organique.
04:08Donc encore effet de change, périmètre comparable, 11%.
04:11Grâce notamment à l'Amérique du Nord, c'est désormais plus d'un tiers des ventes avec l'intelligence artificielle.
04:16Vous avez vu hier les GAFAM, on a quand même des montants qui sont astronomiques.
04:20Infrastructure, infrastructure, ça profite à Schneider Electric.
04:22Et des acteurs qui revoient encore à la hausse leurs dépenses d'investissement.
04:26C'était le cas notamment hier de Microsoft ou encore de Alphabet, la maison mère de Google.
04:31Alphabet qui a quand même dégagé 65 milliards de profits sur les trois premiers mois de l'année,
04:35grâce notamment à certaines participations qui ont été profitables.
04:39Mais quand même, dans le cœur du métier, vous avez une croissance toujours très forte sur la division cloud
04:43qui est très lucrative, idem chez Amazon, via AWS Service.
04:49Dans ce secteur de l'intelligence artificielle et des services numériques,
04:51vous avez Capgemini ce matin qui publie une croissance largement au-delà des attentes.
04:55C'est la plus forte hausse du CAC 40, plus 2,5%.
04:57Ce titre Capgemini qui est au-delà des 105 euros.
05:00Total Energy gagne toujours plus d'1%, comme hier, à 79 euros,
05:03avec des cours du pétrole qui sont à 112 dollars ce matin sur le contrat juillet.
05:07Et puis les autres publications à suivre ce matin, Air France KLM, plus 2%.
05:11Alors le groupe revoit comme attendu la baisse des prévisions de capacité.
05:14Donc il y aura moins de sièges disponibles cette année.
05:16On l'a vu avec Transavia, ils suppriment des vols.
05:18Mais le groupe ne fait pas de profit warning, ce qui est quand même une bonne nouvelle.
05:21Il y avait pas mal d'inquiétudes sur les compagnies aériennes avec l'envolée des matières premières.
05:24Tout ça au menu de Good Morning Market.
05:25Voilà, on n'a pas parlé de la BCE, il y a encore beaucoup de choses à aborder dans cette
05:29émission de 9h à 10h.
05:31Dans un instant, Mickaël Petitjean nous attend depuis Bruxelles.
05:33Avec lui on reviendra sur la réunion de la Fed.
05:36Qu'est-ce qu'il faut retenir ? Les grands messages.
05:38Et puis donc surtout Donald Trump qui remet la pression sur Jerome Powell,
05:42alors que celui-ci va quitter la Banque Centrale Américaine sur un poste de président, mais pas de gouverneur.
05:47Les GAFAM avec Guillaume Loé de OptiGestion qui nous donnera son avis,
05:50qui a décortiqué toutes les publications des GAFAM, mais aussi de Samsung,
05:53qui a publié cette nuit des résultats époustouflants, ça sera à 9h20.
05:57Et puis à partir de 9h30, avec les équipes notamment de HSBC,
06:03mais également avec plusieurs banques, nous reviendrons sur les grandes publications du jour.
06:07Bref, on va beaucoup parler de Banque Centrale,
06:09mais aussi de résultats que ce soit en Europe, mais aussi aux Etats-Unis dans la prochaine heure.
06:12Bonne émission à lundi.
06:13Lundi, Étienne, on aura beaucoup de bourses à partir de 8h30.
06:16On va changer un peu la formule, vous serez avec moi de 8h30 jusqu'à 9h30.
06:20Moi, je vous quitterai vers 9h, c'est à peu près ça.
06:22Le planning à partir de lundi, une grosse séance pré-marché tous les jours de 8h30 à 9h.
06:27Et les experts à partir de 9h30.
06:29C'est ça, jusqu'à 10h30 sur BFM Business à lundi.
06:39C'est parti pour Good Morning Market et cette séance qui est très importante, très lourde.
06:45Beaucoup d'informations à digérer et on vous accompagne jusqu'à 10h avec dans un instant
06:48Mickaël Petitjean de Waterloo Asset Management qui nous accompagnera pour revenir sur les décisions de la Fed.
06:54Jean-Louis Cussac nous donnera son avis sur ce CAC 40 qui perd donc les 8000 points ce matin
06:57sur un plus bas du 7 avril à 7980 points, moins 1%.
07:01Et pour cause, les publications ce matin sont dans l'ensemble mal digérées.
07:04Stellantis perd plus de 7%.
07:05Crédit Agricole, BNP Paribas ou encore Société Générale perd entre 3 et 4,5%.
07:10Pourquoi ?
07:11Élément de réponse à partir de 9h30 avec Julien Kistrebert de Taylor Asset Management.
07:16Et puis les GAFA, mobilier de tout ça, ont également leur place
07:18puisque vous avez eu beaucoup de résultats hier soir mais également dans la nuit avec Samsung.
07:23Et ça tombe bien puisque Guillaume Loué de OptiGestion qui suit ses valeurs technologiques
07:27nous débriefera l'ensemble de ses publications.
07:30Ça sera à partir de 9h20.
07:33Mais juste avant, à 9h07, nous allons rejoindre comme promis Mickaël Petitjean.
07:37Bonjour Mickaël, merci de nous accompagner ce matin.
07:39Vous êtes chef économiste de Waterloo Asset Management et professeur à l'Université de Louvain.
07:44Dans un instant, nous allons revenir sur les GAFA, mais donc sur des croissances encore spectaculaires hier
07:49puisque l'ensemble des GAFA ont publié plus que des croissances à deux chiffres.
07:53Parfois, vous avez des croissances à plus de 20%.
07:55Juste avant, quand même, retour sur la réunion de la Fed qui était importante
07:59dans le sens où Jérôme Poil a dit qu'il n'allait pas quitter la réserve fédérale.
08:03Et puis surtout, vous avez une décision qui a été assez challengée
08:07puisque sur les 12 membres votants, 4 membres ont décidé de ne pas aller
08:11dans le sens de la communication de la Banque Centrale Américaine.
08:14Oui, c'est effectivement le point le plus marquant, c'est-à-dire qu'on a un niveau de désaccord
08:19au sein du comité qui est assez fort parce qu'on n'avait pas noté un aussi grand désaccord
08:27depuis, je pense, 1992.
08:30Donc, ça nous remonte très loin dans le temps.
08:32Et effectivement, il y a Stephen Miran, évidemment, lui qui voulait une baisse de taux immédiate.
08:38Ce n'est pas surprenant puisque c'est, j'allais dire, entre guillemets, un pion de Donald Trump
08:43et il a clairement dit qu'il voulait avoir une baisse de taux dès sa prise de fonction.
08:49Mais il y en a trois autres, trois gouverneurs régionaux, dont quand même trois personnes
08:56qui ont quand même de la bouteille, qui sont en place depuis pas mal de temps,
08:59Cleveland, Minneapolis notamment, qui, eux, ne voulaient pas qu'on indique
09:06une éventuelle baisse de taux dans l'avenir.
09:09Donc, il voulait plutôt être au quiche, comme on dit dans le jargon,
09:13et indiquer que la fête devait être très prudente dans les mois qui viennent
09:18et ne pas avoir un biais favorable à une baisse de taux.
09:22Donc, on a un niveau de désaccord qui est assez important.
09:25Maintenant, je pense qu'effectivement, les éléments sont là pour conserver une stabilité
09:33du taux d'intérêt, du taux de la Fed dans les mois qui viennent.
09:38– Aujourd'hui, comment vous arrivez à anticiper les futures décisions de la Banque Centrale
09:43américaine, sachant que les prix de l'énergie vont continuer de peser sur l'inflation aux États-Unis ?
09:48Pour rappel, cette inflation était au-delà des 3 % au mois de mars, 3,3 %,
09:51que plusieurs membres de la Fed ne sont pas à l'aise aujourd'hui avec la dynamique des prix.
09:56Et puis, Kevin Ward, malheureusement, on ne sait pas grand-chose pour l'instant.
09:59C'est vrai qu'il était devant le Sénat la semaine dernière,
10:01mais il n'a pas donné beaucoup d'indications sur la route qu'il souhaitait tenir.
10:05– Non, c'est ça, il est assez flou.
10:07Mais c'est compliqué, effectivement, pour la Réserve fédérale,
10:11dans le sens où on fait face à un choc d'offres.
10:14Les chocs d'offres sont toujours plus compliqués à gérer pour les banques centrales
10:19parce que, d'un côté, elles font grimper l'inflation,
10:23mais de l'autre, elles ont tendance aussi à détruire des capacités de production,
10:27c'est-à-dire à freiner la croissance.
10:28Et donc, d'un côté, on a une dévelité de hausse de taux d'intérêt
10:33pour lutter contre l'inflation.
10:34De l'autre côté, on a des vellités de baisse des taux d'intérêt
10:38pour essayer de ne pas fragiliser la croissance.
10:41Mais il faut quand même reconnaître que moi, je suis plutôt dans le camp
10:44des trois gouverneurs régionaux.
10:49Leur nom, c'est Kashkari, Logan et Hamak,
10:52qui, eux, sont plutôt au quiche,
10:54c'est-à-dire qu'ils pensent que le statu quo est la meilleure solution.
10:57La raison est assez simple, c'est-à-dire qu'on voit quand même
10:59une économie américaine qui est très résiliente,
11:02qui fait encore preuve de beaucoup de dynamisme.
11:06Alors oui, certes, pas équivalent à ce qu'on a observé il y a un an,
11:10un an, deux ans,
11:11mais néanmoins, on a encore des créations de jobs.
11:14Au mois dernier, c'était 178 000.
11:19Et les anticipations d'inflation, pour l'instant,
11:23j'estime qu'elles sont encore suffisamment ancrées.
11:27C'est-à-dire qu'on ne voit pas d'impact important
11:31sur les anticipations d'inflation à terme.
11:34Donc, moi, je trouve effectivement qu'il ne faut pas baisser les taux,
11:38il ne faut pas les augmenter.
11:39Et nous, on anticipe chez Waterloo Asset Management
11:42un statu quo du niveau des taux aux États-Unis
11:47jusqu'à la fin de l'année.
11:48Vous voyez, donc, je pense que c'est quelque chose
11:50qui peut être très bien digéré par le marché.
11:51Pour la première fois depuis 1948,
11:54un président de la Fed va rester au Conseil des gouverneurs.
11:58C'est historique.
11:59Par exemple, dans le cas de Janet Yellen,
12:00à l'époque, elle avait quitté la réserve fédérale, etc.
12:03Là, non, Jerome Powell sera au bord, il aura une voix.
12:06Est-ce qu'il faut revenir sur le tweet de Donald Trump
12:08qui, hier, a dit que Jerome Too Late,
12:10en fait, il restait à la Fed
12:11parce que personne ne voulait de lui
12:13et qu'il ne trouvait pas de travail ?
12:16Je pense que c'est un peu plus subtil que ça.
12:20Non, mais il y a quand même un facteur,
12:22je pense, qui est un facteur lié à ce qui se passe
12:24au niveau des tentatives de poursuites judiciaires de Donald Trump,
12:29même si ça évolue dans le bon sens pour notre ami Jerome Powell
12:32qui a fait du bon boulot, quand même, reconnaissons-le.
12:34Ça fait huit ans qu'il y a.
12:35Ce n'est pas beaucoup, en fait, huit ans, quelque part,
12:37quand on regarde l'histoire.
12:38Mais donc, je pense qu'il veut s'assurer aussi
12:39d'avoir un pied dans l'institution
12:41jusqu'à ce que tout ça s'apaise
12:44et qu'éventuellement, on passe à un autre président des États-Unis.
12:48Donc, je pense qu'il y a un calcul comme celui-là.
12:49Ça, je pense, c'est indéniable.
12:52Maintenant, voilà, Powell, ça fait huit ans.
12:53Vous savez, il y a quand même deux autres présidents de la Fed
12:57qui ont été en place pendant beaucoup plus longtemps.
13:00Alors, Trump est sans doute très content
13:01de voir Jerome Powell partir,
13:04mais on avait Grispan, il est resté 19 ans.
13:07Il y avait un autre aussi
13:08qui est quasiment resté pendant deux décennies.
13:10C'est Mac Cheney entre 1951 et 1970.
13:14Donc, voilà, moi, je trouve qu'il a fait du bon boulot.
13:18On était fort, je dirais, fort suspicieux
13:22sur sa capacité de résister aux pressions de Donald Trump
13:25parce qu'il avait été choisi sous le premier mandat de Donald Trump,
13:29mais il a fait preuve de beaucoup d'indépendance et de rigueur.
13:32Donc, moi, je lui tire mon chapeau.
13:33Dans un instant, avec Guillaume Loewy, dans quelques minutes,
13:35nous reviendrons sur la publication des GAFAM.
13:38Bon, j'imagine que vous n'avez pas pu passer à côté,
13:40Michael Petitjean,
13:40quand on voit toujours la croissance insolente
13:42de ces acteurs du numérique américain,
13:44le Nasdaq gagne 15 % depuis le début du mois.
13:47Quand vous voyez les résultats qui ont été publiés hier,
13:50vous avez envie encore d'accompagner ce mouvement ?
13:52C'est vrai que plusieurs fois sur ce plateau,
13:54vous nous avez dit,
13:54moi, je continue à surpondérer les actions américaines.
13:57C'est là-bas que la croissance se trouve.
13:58Chapeau, je vous tire mon chapeau,
13:59parce que c'est vrai que quand on regarde la croissance
14:01des actions européennes sur le mois d'avril,
14:03c'est quand même assez timide.
14:04Mais pas évident de rester dans un train
14:06qui va aussi vite là, non-stop.
14:08Oui.
14:09Non, effectivement, nous, on a resté positifs
14:12sur les actions américaines.
14:13Et franchement, quand tout était fort agité,
14:16tout n'est pas plié encore pour le conflit
14:18dans le détroit d'Hormuz, c'est clair.
14:19Mais on a été fort attentifs à l'évolution
14:22des bénéfices des entreprises américaines.
14:24Et c'est remarquable.
14:26En fait, on a des taux de croissance de bénéfices
14:30qui sont très élevés, qui dépassent 20 %
14:34quasiment pour tous les trimestres de l'année
14:36qui vont s'équilier, donc trimestres 2, 3 et 4.
14:39Donc, on a des résultats d'entreprise
14:41qui sont très bons.
14:42On a des marges nettes.
14:44Donc, quand on calcule ça, résultats nets
14:47sur chiffre d'affaires, on a des marges nettes
14:49qui sont des marges nettes records
14:52depuis plus de 20 ans, je pense.
14:54Donc, nous, on est toujours très bien positionnés
14:57dans ce domaine-là.
14:58On a effectivement, alors là, fait un très bon achat.
15:01C'était Intel parce que le cours a doublé
15:03en l'espace d'un mois.
15:04Donc là, on a été évidemment ravis.
15:08Mais on reste aussi effectivement bien orientés.
15:10Vous faites quoi aujourd'hui ?
15:11Est-ce que vous vous renvoyez un petit peu la location ?
15:12Est-ce que vous dites, bon, là, l'Europe est en retard,
15:14il faut y aller ou non ?
15:16Il faut continuer à accompagner les actions américaines.
15:19On reste quand même intéressés par l'Europe
15:21parce qu'il faut reconnaître que les valorisations
15:23ne sont pas mauvaises.
15:25Elles sont beaucoup plus attractives qu'aux États-Unis,
15:26même si, attention, sur le S&P 500,
15:29on était descendu à du 19 quand il y a eu le choc.
15:33On aurait pu descendre plus bas si les bénéfices
15:34n'avaient pas été meilleurs.
15:35Mais il y a une bonne complémentarité entre les deux.
15:39On reste axé en Europe sur des valeurs,
15:42disons, traditionnelles,
15:44on appelle ça les valeurs de rendu,
15:46les value.
15:47Aux États-Unis, plutôt des valeurs de croissance.
15:50Je pense que ce mixte-là, on ne va pas s'en séparer.
15:53C'est vrai qu'on a réalloué de nouveau un peu
15:56sur la thématique technologique et l'IA,
15:58Oracle, Intel, j'en parlais, et Adobe.
16:01Mais en Europe, on est toujours quand même axé
16:03sur des valeurs traditionnelles
16:04qu'on aime bien garder en portefeuille
16:06pour des placements de plus long terme.
16:08Merci beaucoup, Mickaël Petitjean,
16:10nous a repartagé votre analyse, vos convictions.
16:12Ce matin, je rappelle que vous êtes chef économiste,
16:14responsable également des investissements
16:15de Waterloo Asset Management
16:16et professeur à l'Université de Louvain.
16:199h16, tout de suite, on va rejoindre Jean-Louis Cussac.
16:21Le CAC 40 est sous les 8 000 points.
16:25Plus bas du 7 avril, donc de trois semaines ou presque
16:27pour le CAC 40, à 7 988 points,
16:30moins 1%, moins 0,8% pour l'Eurostox 50,
16:33à 5 770 points.
16:35Bonjour Jean-Louis Cussac,
16:36merci de nous accompagner ce matin.
16:38Je sais, il faut prendre en compte les dividendes,
16:39il y a eu beaucoup de détachements ces derniers jours,
16:41ça n'empêche que les 8 000 points
16:42ne sont pas là ce matin.
16:44Oui, bien sûr.
16:46C'est la SNJ aujourd'hui qui détache.
16:48Alors, l'impact de 11 points, c'est ce que je dis.
16:51Depuis le début de la semaine, il y a quand même 30 points.
16:5530 points, c'est vrai que ça ne fait pas la différence,
16:58évidemment, des indices.
16:59L'Europe est plombée par tout simplement la hausse du pétrole.
17:02Il y a clairement des corrélations très fortes
17:04entre les États-Unis,
17:06où ce sont vraiment l'IA, les technos,
17:10qui en fait font les indices.
17:13D'ailleurs, on est compte, là, on est à 7 160 sur le futur SP500.
17:18Il ne baisse pas, il reste proche de son plus haut historique.
17:24C'est incroyable.
17:25Dire qu'il est résilient, c'est peu.
17:26Alors que nous, on a, enfin, l'Europe a lâché,
17:30pas mal de, plus de 5 %, c'est un peu logique.
17:33On pourrait même être nettement en dessous
17:35que ça ne surprendra personne,
17:36avec un pétrole qui a accéléré hier,
17:39ce matin encore, là, ça se calme,
17:42mais il est au-dessus des niveaux d'hier.
17:44Donc c'est sûr que là,
17:46sur le niveau, l'impact de l'économie globale,
17:51ça va être compliqué.
17:53Alors là, les résultats des sociétés,
17:54qu'est-ce qu'on peut voir ?
17:56On voit qu'on sanctionne beaucoup plus facilement
18:00que l'on salue les résultats.
18:02Il y a des choses parfois qui me surprennent.
18:05J'essaye de regarder un petit peu, évidemment, tous les chiffres.
18:08Il y en a tellement compliqués,
18:09mais globalement, ce n'est pas si mal.
18:12Alors après, évidemment, il y a beaucoup de,
18:16dans les guidance, il y a beaucoup de prudence,
18:18mais c'est aussi la situation qui le veut.
18:21Alors, bon, les indices n'envoient pas de message fort.
18:25Moi, je ne fais pas grand-chose.
18:27Je travaille beaucoup sur des stratégies d'options,
18:29comme je vous l'avais dit précédemment,
18:31je garde une certaine prudence,
18:32parce que j'avais l'idée qu'on pouvait quand même revenir
18:35vers les 7 980.
18:36Là, on est sur une zone un peu limite,
18:39de basculer vers un biais baissier.
18:42On va dire que là, on est encore avec un signal d'achat technique
18:45qui n'a pas été infirmé sur le long terme.
18:48Mais on est plutôt, évidemment, dans une zone de neutralisation.
18:52Là, ce matin, moi, je proposais d'acheter vers les 7 913.
18:56Bon, on est allé même un petit peu en dessous,
18:58mais en général, j'attends l'ouverture
19:00pour commencer à travailler ce genre de niveau.
19:03Donc, on était déjà sur les 7 9 futurs mai.
19:07Et là, on est à 25.
19:09Alors, ça tient.
19:10Ça tient.
19:11Mais ça tient à pas grand-chose.
19:13Encore une fois, le manque de visibilité
19:16ne permet pas aux acteurs des gestions
19:19de prendre de grosses initiatives.
19:21Donc, si vous voulez,
19:23émergent les forces techniques de marché,
19:26les forces d'arbitrage.
19:28Et on le voit même dans les États-Unis.
19:30C'est comme ça.
19:32On voit tout d'un coup des mouvements violents
19:36sur...
19:36Parce qu'en fait, dès que ça commence à monter,
19:38il faut acheter.
19:39Et dès que ça commence à baisser,
19:40il faut vendre.
19:42Pour protéger, notamment,
19:43des positions d'options, des choses comme ça.
19:46Donc, c'est des situations...
19:47Bon, c'est pas systématique, bien sûr,
19:49mais en tout cas,
19:52on observe ces mouvements un peu perturbants.
19:56pour celui qui ne comprend pas
19:58les phénomènes de construction.
20:00Mais c'est pas évident.
20:01C'est évident que cette situation est complexe.
20:05Quelles sont les probabilités de rebondir
20:06pour le CAC 40, Jean-Louis Cussac ?
20:09C'est vrai qu'on est sur des plus bonnes...
20:10Pour aujourd'hui ?
20:11Aujourd'hui et puis dans les prochains jours.
20:13Pour rappel, il n'y a pas de cotation demain.
20:15C'est la fin du mois aujourd'hui
20:16et la fin de semaine également.
20:19Je dirais 50-50.
20:21Je ne m'avance pas trop, c'est sûr,
20:22mais sincèrement, je vois.
20:24Bon, on est quand même sur...
20:25On est allé chercher un point un peu critique, là.
20:28Donc, ça peut tenir, cette zone.
20:29Ça peut tenir.
20:31Celui qui se dit,
20:32moi, j'ai envie d'acheter des valeurs
20:34qui ont bien baissé,
20:36qui ont des bons fondamentaux,
20:38c'est possible.
20:39Mais il faut avoir des liquidités,
20:42il ne faut pas en avoir besoin.
20:44Il faut essayer de prendre du recul
20:46et se dire,
20:47qu'est-ce que j'achète ?
20:48Moi, ce que je fais aujourd'hui,
20:50c'est que je liste des idées,
20:52mais je n'en trouve pas beaucoup
20:53parce qu'en fait,
20:54les bonnes valeurs
20:57sont quand même
20:57sur des niveaux très élevés.
20:59Moi, j'avais acheté
21:00beaucoup de valeurs de rendement,
21:01GTT, Ruby,
21:02et puis 300,
21:03GTT est pas mal quand même.
21:05Et elles sont au plus haut,
21:06vous voyez ?
21:06Elles n'ont pas baissé.
21:07Engie n'a pas baissé.
21:09Engie baisse aujourd'hui,
21:10mais attention,
21:10c'est le dividende,
21:12sinon elles ne le baissent pas.
21:14Capgemini, par contre,
21:15bon, elle est à tout en bas.
21:17Est-ce que j'achète du Capgemini ?
21:19Est-ce que j'achète de l'Issilor ?
21:21Est-ce que j'achète des valeurs comme ça ?
21:24Pour l'instant,
21:25il n'y a pas de signal.
21:26Donc, si vous voulez,
21:27ça ne donne pas envie d'y aller.
21:29Vu les menaces,
21:31vu les impacts potentiels
21:32sur l'économie globale
21:34à cause du pétrole,
21:35tout le monde, je pense,
21:38se freine
21:38dans ces prises de décision
21:41et se disent qu'après tout,
21:42tout le monde se dit qu'après tout,
21:43il faut patienter un peu,
21:45il faut attendre des signaux,
21:46il faut attendre une meilleure visibilité.
21:48Il n'y a zéro visibilité.
21:49Merci.
21:50Donc, c'est pour ça
21:50que personne n'appuie sur le bouton.
21:52Nous reparlerons des publications
21:54d'entreprises à Paris
21:55dans 10 minutes
21:56avec Julien Kistrebert.
21:58Stellantis perd 10% ce matin,
22:005,98 euros sur des plus bas historiques.
22:02Les banques également sont vendues.
22:04Vous avez ce matin Crédit Agricole,
22:05Société Générale et BNP Paribas
22:06qui ont publié leurs résultats.
22:07Ces trois titres perdent
22:08entre 5,6 et 4%
22:10et puis à l'inverse,
22:11Capgemini gagne 2,4%
22:12avec une croissance des ventes supérieures
22:14aux attentes.
22:15Toutes ces publications
22:15seront abordées
22:16à partir de 9h30.
22:18Merci beaucoup Jean-Louis Clussac
22:19de nous avoir accompagné ce matin.
22:20Perceval Finance Conseil
22:21et à 9h22,
22:22nous allons revenir sur les GAFAM.
22:24Oui, parce que hier soir,
22:24vous avez les GAFAM
22:25qui ont publié leurs résultats
22:26et c'était une nouvelle fois
22:27époustouflant.
22:29Et pour débriefer
22:31ces publications d'hier soir,
22:33Guillaume Loué en plateau
22:34gérant action chez OptiGestion.
22:35Bonjour Guillaume.
22:36Bonjour Étienne.
22:37Merci d'être avec nous ce matin
22:38pour revenir sur la publication
22:40de Microsoft, d'Amazon,
22:42de Meta
22:42mais aussi de Alphabet.
22:44Samsung également a publié
22:46dans la nuit
22:46et puis ce soir après la clôture,
22:47il faudra suivre Apple.
22:48Bref, on est dans une phase
22:49de publication très intense.
22:51Bon, hier soir en après-bourse,
22:52ça s'est plutôt bien passé
22:53pour ces GAFAM
22:54à l'exception de Meta.
22:55On parlera peut-être du cas
22:56dans un instant.
22:57Mais en tout cas,
22:58l'intelligence artificielle
22:59propule son corps
22:59les profits sur des niveaux records.
23:01Oui, alors ce qu'on peut voir hier,
23:03c'est que les résultats
23:04ont été époustouflants.
23:05C'était, je ne vais pas dire attendu
23:07mais on est un peu dans la ligne.
23:13Mais ce n'est pas ça
23:14que le marché a regardé.
23:15Alors vous dites qu'effectivement,
23:17on s'est plutôt bien passé
23:18en après-bourse.
23:19Je ne suis pas tout à fait d'accord
23:20parce que quand on voit
23:21des résultats aussi exceptionnels,
23:23on s'attendait à des plus 10,
23:24des plus 15,
23:25surtout sur des niveaux
23:26de valorisation aussi faibles.
23:27Il y a des boîtes
23:28qui ont pris 30%.
23:29Amazon s'a pris 30%
23:30depuis fin mars.
23:31Oui, mais Amazon
23:32n'a toujours pas retrouvé
23:32ses plus hauts
23:33alors que les niveaux
23:35de résultats
23:36sont exceptionnels.
23:37D'ailleurs, Amazon,
23:38on fera un petit focus
23:39sur Amazon après
23:39parce qu'il y a autre chose
23:40chez Amazon
23:41qui est intéressant,
23:42c'est la pub
23:43par rapport au cloud.
23:45Donc,
23:46elles n'ont pas rassuré
23:47sur la monétisation du cloud
23:48et c'est pour ça
23:48que je pense que le marché
23:49s'attendait un peu plus.
23:50C'est la fonction de Meta,
23:51c'est celle qui a parlé
23:52de moins de monétisation
23:54d'IA.
23:56Et
23:57elles nous ont parlé
23:58de carnet de commandes.
23:59Alors c'est intéressant
23:59parce qu'elles nous ont dit
24:00que les carnets de commandes
24:01étaient pleins,
24:01qu'il y avait une énorme demande
24:02de la part d'Entropie,
24:03Copenhague, etc.
24:05Et qui dit
24:06carnet de commandes plein
24:07et problème
24:08de puissance de calcul
24:09parce qu'en fait,
24:10c'est ça qu'elles demandent,
24:11dit en fait
24:12Capex supplémentaire.
24:13Et en fait,
24:13ça va à l'encontre
24:14de ce que voulait
24:14entendre quasiment le marché.
24:15Elles nous ont encore dit
24:17qu'elles allaient monter
24:18les Capex pour les quatre
24:19et
24:20on ne sait pas exactement
24:22quand va arriver
24:23la rentabilité
24:23et ça,
24:24Meta a très clairement dit
24:25on investit
24:26puis on verra plus tard
24:27la rentabilité.
24:28De toute façon,
24:30ça arrivera.
24:31Et en plus,
24:32ils sont en retard
24:32sur les investissements.
24:33En plus,
24:34elles sont en retard.
24:35En dessous des attentes.
24:36Alors quand vous investissez
24:36trop, ça ne va pas
24:37et là,
24:37Meta n'a pas investi assez.
24:39Ça a été certains analyses.
24:40Ça ne va pas non plus
24:41mais ça,
24:41c'est un peu le marché
24:42en ce moment.
24:42C'est-à-dire que
24:43quand les entreprises
24:43font trop sur l'IA,
24:45on les sanctionne
24:46et quand elles ne font pas assez,
24:48on les sanctionne.
24:48C'est l'exemple de Tencent.
24:49L'année dernière,
24:50on reprochait à Tencent
24:51de ne pas faire assez sur l'IA
24:52et puis là,
24:53quand elle nous a expliqué
24:54qu'ils mettaient beaucoup d'argent
24:55sur la table
24:56et que la rentabilité
24:57allait un petit peu diminuer
24:58dû à ses investissements,
24:59elle s'est faite sanctionner.
25:00Bon,
25:01c'est le marché actuel.
25:05On verra
25:06où ça nous mène.
25:07Nous,
25:07on est très confiants
25:08sur les GAFAM.
25:11Je pense que là
25:12où elles n'ont vraiment
25:12pas de chance,
25:13c'est qu'elles font ça
25:14dans un cycle macroéconomique
25:16qui, pour le coup,
25:18lui et moi,
25:19on calculera la facture à la fin
25:21mais à mon avis,
25:22ça va se porter
25:22en plusieurs trilliards
25:23d'investissements
25:24pour se porter
25:25par cinq ou six acteurs
25:26sur la totalité.
25:29Le Brent est au plus haut,
25:30la Fed d'hier
25:31n'a jamais été aussi divisée,
25:35les taux sont complètement instables,
25:37on ne sait pas
25:37si ça va continuer
25:38à monter sur les 10 ans,
25:39se stabiliser ou baisser.
25:40Donc,
25:40c'est vrai que pour des phases
25:41d'investissement record,
25:44ce n'est pas très bon,
25:45on aurait préféré
25:45voir des taux à zéro.
25:46Et pourtant,
25:46comme vous l'avez souligné,
25:48ces GAFAM,
25:49ces entreprises
25:50sont confiantes
25:50pour cette année.
25:51Quand vous entendez
25:52Alphabet,
25:53le titre est en hausse
25:53de 7% hier soir
25:54en après-bourse,
25:55ils vous disent
25:56tout va bien.
25:57On a une croissance délirante,
25:58sur le cloud,
25:59on arrive à monétiser
26:00aujourd'hui
26:02nos contenus
26:02avec la publicité,
26:03enfin,
26:03tous les feux sont au vert.
26:04Alors,
26:04tous les feux sont au vert
26:05chez Google,
26:07alors c'est celle qui affiche
26:07la plus grosse croissance
26:09sur le cloud,
26:10on est autour de 60%,
26:10mais c'est la plus petite.
26:12en fait,
26:14l'ordre de grandeur
26:15a été respecté,
26:15je crois que c'est 60%
26:16chez Google,
26:1740% chez Azure
26:18et 20% chez Amazon,
26:20mais si vous regardez
26:20la taille de marché,
26:22le leader c'est Amazon
26:23et la plus petite
26:24c'est Google.
26:25Là où c'est assez intéressant
26:26chez Google,
26:27c'est qu'ils nous ont parlé
26:28de puces
26:29et de vendre des puces,
26:30et alors,
26:31pas trop pour 2026,
26:33plutôt pour 2027,
26:34et ça emmène
26:35à un second point,
26:36ça va être un peu
26:36cette histoire
26:37de changement
26:37de business model
26:38chez les GAFAM,
26:39parce qu'on nous a parlé
26:40de cyclicité
26:41dans le revenu
26:41chez Google,
26:42chose qu'on n'a jamais
26:43entendu sur la pub,
26:43les ads, etc.
26:45Et c'est dû notamment
26:46à ces pubs
26:47qui vont vendre en fait,
26:49et on va avoir
26:50le même effet
26:50chez Microsoft,
26:51là on avait un beau modèle SaaS
26:52avec les licences
26:54pack office, etc.
26:56Aujourd'hui,
26:57on va passer ça
26:57sur des business models
26:59qui vont un peu changer
26:59puisque ça va être
27:00de l'allocation
27:01de capacité de puissance
27:02de calcul,
27:03et donc ça ne va plus
27:03être le beau modèle SaaS,
27:04on peut monter le prix
27:05chaque année au client
27:06qui n'a pas le choix
27:07que de garder son Excel,
27:09ou son PowerPoint.
27:10Ça, ça sera assez intéressant
27:11à suivre dans les prochaines années.
27:1465 milliards de profits
27:16pour Alphabet.
27:17Alors certes,
27:17il y a des éléments exceptionnels,
27:18ils ont pris des participations,
27:19etc.
27:19Si vous les enlevez,
27:20on frôle quand même
27:21les 40 milliards,
27:22c'est inédit.
27:23Le matin,
27:24je vous dis,
27:24quand je parle de BNP Paribas,
27:26c'est très bien,
27:27mais on est quand même
27:27dans des mondes
27:28qui sont totalement différents,
27:30c'est-à-dire qu'on est
27:30sur des croissances
27:32qui sont juste délirantes,
27:33ce sont des boîtes
27:33qui font en trois mois
27:35ce que n'arrivent même pas
27:36à faire des entreprises européennes
27:37dans l'espace de 12 mois.
27:38Ah ben, c'est...
27:39Et alors,
27:41on parle des GAFAM tout le temps,
27:43je sais que vous vouliez venir,
27:44il y en a une autre quand même
27:45qui,
27:46on était pas loin,
27:46je crois que c'est autour
27:47de 35 milliards,
27:47c'est Samsung Electronics.
27:49Et alors,
27:49c'est là où ça devient intéressant,
27:51c'est là où je vous dis,
27:51on a un peu d'incertitude
27:52chez les GAFAM,
27:54on a de la visibilité
27:55chez les providers
27:57de data centers,
27:58enfin,
27:58ceux qui fournissent
27:59l'équipement pour les data centers.
28:00Et là,
28:01c'est sur toute la chaîne.
28:02Donc,
28:03on parle de la mémoire
28:04avec Samsung Electronics,
28:06les concurrents Micron
28:07et SKNX se portent
28:09aussi très très bien.
28:11Mais on a la même chose
28:12sur l'énergie,
28:13le refroidissement.
28:15Mais est-ce que ça peut tenir ?
28:16C'est-à-dire que là,
28:17aujourd'hui,
28:18Samsung comme SKNX
28:20imposent leur prix.
28:20Il y a des pénuries
28:21de puces mémoires,
28:22donc ils disent à leurs clients
28:23c'est tel prix
28:23et puis si vous n'en voulez pas,
28:24c'est pas grave,
28:25on va trouver quelqu'un d'autre.
28:26Donc,
28:26on a des marges
28:26qui ont bondi
28:27d'une façon extraordinaire.
28:28Je crois même que Samsung
28:29a des marges maintenant
28:30au-delà de Nvidia,
28:31c'est pour dire,
28:32résultat net de plus de 30 milliards
28:33de dollars cette nuit,
28:34c'est inédit
28:35pour une société
28:35qui n'est pas américaine.
28:37Le titre a fait fois deux
28:38depuis le début de l'année
28:38mais au bout d'un moment,
28:39tout ça,
28:39ça va se normaliser.
28:40Le prix des puces
28:41va baisser, non ?
28:43Pas pour le moment.
28:44Tant que vous avez
28:45autant d'argent mis sur la table
28:46et de la demande,
28:48c'est ce qui est le cas,
28:49je pense qu'on est encore
28:50dans un cycle,
28:51enfin,
28:52on est au début de cycle
28:53d'apprentissage pour l'IA
28:54même si on dit
28:55qu'aujourd'hui,
28:55voilà,
28:56ça va monétiser
28:56mais on va avoir encore
28:57de plus en plus
28:58d'améliorations dans l'IA,
28:59de plus en plus
29:00de demandes de calcul.
29:02Donc,
29:02ça va durer
29:03et c'est très rare
29:04pour une entreprise
29:05comme Samsung Electronics
29:06de nous annoncer
29:06de la visibilité
29:07jusqu'en 2027
29:09avec des contrats
29:09qui ont été signés
29:10et c'est pour une cyclique
29:12en général,
29:13ce n'est pas vraiment le cas.
29:14Skynyx a fait la même chose
29:15la semaine dernière.
29:15On a dit,
29:16on a un boulevard devant nous,
29:17ça ne va pas s'arrêter
29:17dans les six mois à venir.
29:18Et Micron
29:20continuera à nous dire
29:21la même chose.
29:22C'est des sujets
29:23qui sont passionnants
29:24mais le temps passe très vite
29:25Guillaume Lowé.
29:26Vous faites quoi aujourd'hui ?
29:27Vous faites quoi
29:27chez OptiGestion ?
29:28Après,
29:29des performances spectaculaires,
29:31plus 90% pour Samsung,
29:33même ordre d'idée
29:33pour Skynyx,
29:35Microsoft,
29:35Amazon ont repris
29:3620-30%
29:37en ligne droite
29:37depuis la fin du mois de mars.
29:39Comment vous arbitrez
29:40aujourd'hui les portefeuilles ?
29:42Alors,
29:42chez nous,
29:42c'est des positions très longues
29:43et on les détient
29:44depuis très longtemps.
29:45Depuis le début
29:46du cycle d'investissement
29:47vers le début 2023.
29:49Pour des NVIDIA,
29:50ça fait beaucoup plus longtemps
29:51mais c'était plus
29:52sur les changements
29:53de business model.
29:54Donc,
29:54voilà.
29:55On les garde
29:56et on les accumule.
29:57on profite des trous
29:58de marché
29:59pour les racheter.
30:00Je me souviens
30:01que quand j'étais venu
30:02il y a six mois,
30:03NVIDIA était un peu
30:04mal aimé,
30:05était un peu dans le trou.
30:06On pensait qu'il y aurait
30:07besoin que Dipsy,
30:08que je changerais tout,
30:09etc.
30:09Il faut profiter
30:10de ces phases de baisse
30:12pour acheter des leaders.
30:14Les boîtes se comportent
30:15très très bien
30:15et surtout ont des bilans
30:16financiers qui sont
30:17extraordinaires.
30:18Et à choisir
30:19dans ces GAFAM.
30:19Il faudra suivre
30:20Apple ce soir
30:21mais quelle est pour vous
30:23la valeur qui a
30:23le plus d'attrait
30:24par rapport à ses cours
30:25aussi son retard.
30:26Je pense que
30:27la plus malmenée
30:28c'est Microsoft
30:29avec ses histoires
30:30de procès,
30:31effectivement c'est un acteur
30:32complètement intégré
30:33où on avait Copilot
30:34qui était intégré
30:35directement dans
30:36nos outils informatiques.
30:37C'est la plus mal aimée.
30:39Je pense que c'est elle
30:40qu'il faut acheter
30:40en ce moment.
30:41Amazon aussi.
30:44Après,
30:45je ne dis pas
30:45qu'il faut délaisser
30:46Google et Amazon,
30:47enfin Google
30:48et Meta
30:49loin de là.
30:50C'est vrai que Meta
30:51c'est un peu plus flou.
30:52Alors il y a un peu plus
30:52de risque
30:53mais Meta
30:54t'es au plus bas
30:55par rapport aux autres.
30:56Merci beaucoup
30:57Guillaume Loé
30:58d'avoir réagi à chaud
30:59à la publication
30:59de ces GAFA
31:00mais donc ces grandes majors
31:01qui ont publié
31:02leurs résultats hier soir.
31:03Il faudra bien sûr
31:03suivre leur réaction
31:04en bourse
31:04à l'ouverture de Wall Street.
31:06Ça sera bien sûr
31:06sur BFM Business
31:07et dans BFM Bourse
31:08à partir de 15h30.
31:09Très courte pause,
31:10on se retrouve dans un instant
31:11on va encore parler
31:12des publications.
31:12Oui je sais
31:13mais il y a tellement
31:14de publications
31:14d'entreprises aujourd'hui
31:15arbitrées
31:16entre les banques à Paris.
31:18Vous avez Stellantis
31:19qui perd 8%
31:19Cabini qui prend 3%.
31:21Pourquoi ?
31:22Élément de réponse
31:22dans un instant
31:23avec Julien Kistrebert
31:24qui nous attend
31:25depuis Taylor Asset Management
31:26et puis ensuite
31:27c'est Olivier Guénaud
31:28de HSBC Asset Management
31:29qui nous rejoindra
31:30avec Étienne Gorjon.
31:31Nous reviendrons bien sûr
31:32sur la Fed
31:33avec la réunion
31:34qui s'est tenue hier.
31:35Nous parlerons bien sûr
31:36des impacts
31:37pour les marchés
31:37et puis les GAFAM
31:39comment aujourd'hui
31:40ils arbitrent
31:40c'est la leur
31:41dans leur portefeuille.
31:42Vous saurez tout
31:42jusqu'à 10h.
31:43A tout de suite.
31:46BFM Business présente
31:49Good Morning Market
31:51Étienne Braque
31:52C'est parti pour
31:52Good Morning Market
31:53et donc le CAC et Ronde
31:54qui perd un peu plus
31:54d'un pour cent
31:55pour cette dernière séance
31:56du mois
31:57et de la semaine
31:58puisque demain
31:58il n'y aura pas de cotation
31:59à l'occasion du 1er mai
32:017881 points
32:01pour le CAC et Ronde
32:02moins 0,6%
32:03pour l'Eurostoxx 50
32:04sous les 7880 points
32:06Capgemini gagne plus de 3%
32:07c'est l'une des rares publications
32:09dans le vert ce matin
32:10avec ArcelorMittal
32:11dans le CAC et Ronde
32:12puisque ça ne se passe pas
32:13très bien pour les banques
32:14nous en reparlerons
32:14dans un instant
32:14et puis surtout pour Stellantis
32:16qui perd un peu plus de 8%
32:18à suivre ce matin
32:19Air France
32:20qui gagne un peu plus de 2%
32:228,93€
32:23et puis du côté du SBF 120
32:25vous avez également
32:26Technique Emergy
32:27qui perd un peu plus de 8%
32:28après la publication
32:29de ses résultats
32:30le titre est sous les 37€
32:31on va débriefer justement
32:32tout de suite
32:33ces publications d'entreprise
32:34avec Julien Kistrobert
32:37Julien Kistrobert
32:38qui nous attend depuis
32:39Taylor Asset Management
32:40directeur général délégué
32:41bonjour Julien
32:42merci également
32:43de réagir à chaud
32:44à ces nombreuses publications
32:45qui ont été dévoilées
32:47entre 6h et 8h
32:49commençons peut-être
32:50par le secteur bancaire
32:52avec aujourd'hui
32:53des banques
32:53que ce soit Crédit Agricole
32:54Société Générale
32:55et BNP
32:56qui ont dévoilé
32:56leurs résultats ce matin
32:57trois valeurs
32:59qui perdent 4%
32:59c'est un peu le tarif du jour
33:00comment vous expliquez cela
33:02sachant que les résultats
33:02sont records
33:03de bonnes factures
33:04en apparence ?
33:06Oui les résultats
33:07sont très corrects
33:08c'est vrai qu'il y a un contexte
33:09mondial
33:10qui est un petit peu compliqué
33:11puisque
33:12on le sait
33:13les situations
33:14des inhérences durcies
33:15les banques
33:16sont des valeurs cycliques
33:17donc c'est assez naturel
33:18qu'il y ait un peu de pression
33:20sur ce segment
33:20mais si on revient
33:21plus précisément
33:22aux publications
33:23elles sont bonnes
33:25avec quand même
33:26des petits bémols
33:27côté cité générale
33:28c'est vrai que la maîtrise
33:28des coûts
33:29a été plutôt bonne
33:30les provisions aussi
33:32sont plutôt relativement basses
33:33mais on n'a pas de
33:34on dirait qu'au niveau
33:35de la top line
33:36donc la croissance des revenus
33:37c'est un petit peu faible
33:39de ce côté là
33:39on a la banque de détails
33:41qui se comporte bien
33:42mais la banque d'investissement
33:43qui est un peu plus difficile
33:44mis à part la partie action
33:45voilà donc un petit peu
33:47de prudence là-dessus
33:48et puis un marché
33:49qui va attendre aussi
33:50le 21 septembre
33:52le capital market
33:52de la société
33:53qui va indiquer
33:54ses nouveaux objectifs
33:55long terme
33:55la bonne nouvelle
33:56c'est que le retour
33:57sur capitaux employés
33:58sur les fonds propres
34:01sont plutôt au-dessus
34:03des attentes
34:03et ce très nettement
34:05côté BNP
34:06c'est un peu différent
34:07on a une top line
34:08qui est plutôt bonne
34:09tout est en ligne
34:10on a pas mal
34:11d'exceptionnels quand même
34:12puisqu'on a une réévaluation
34:13à peu près de 379 millions
34:15sur la participation
34:17dans All Found
34:18et une provision
34:19sur UK Motors
34:20donc un peu
34:20d'éléments exceptionnels
34:22voilà
34:22mais je pense qu'aujourd'hui
34:23ce qui est essentiel
34:24tout simplement
34:25c'est le fait
34:26qu'on attend plus
34:28peut-être
34:28des relèvements
34:29et puis des ambitions
34:30un peu plus fortes
34:31même si les résultats
34:32sont solides aujourd'hui
34:33donc nous on serait
34:34plutôt à renforcer
34:35en tout cas
34:35sur ces niveaux là
34:36Thierry Laborde
34:37le directeur général
34:37adjoint de BNP Paribas
34:39sera l'invité ce soir
34:40d'Edwige Chevrillon
34:41à partir de 18h
34:42pour revenir
34:43sur cette publication
34:44qui est donc vendue
34:45moins 3,9% pour BNP
34:47à 86,95 euros
34:48suivi de Société Générale
34:50qui perd 4% à 68 euros
34:52quand Crédit Agricole
34:53cède 5,7% à 16,25 euros
34:55il y a un titre
34:56qui fait pire
34:58si on peut dire ainsi
34:59c'est Stellantis
35:00le titre a lâché
35:01jusqu'à 9%
35:02dans les premières minutes
35:02de cotation
35:03moins 7,5
35:04on est sur des plus bas
35:05historiques
35:05on est même descendu
35:06sous les 6 euros
35:07tout à l'heure Julien
35:08oui ça reste compliqué
35:10un temps Stellantis
35:11bien sûr
35:12le secteur automobile
35:13est complexe
35:14la consommation discrétionnaire
35:16la concurrence
35:17évidemment chinoise
35:18et puis là
35:19on pensait au début
35:21en voyant les premiers chiffres
35:22avoir une bonne surprise
35:23et puis on s'est rendu compte
35:24qu'il y avait là aussi
35:25de l'exceptionnel
35:26ils avaient réintégré
35:28400 millions
35:31suite au droit de douane
35:32qu'ils pensaient récupérer
35:33par l'administration américaine
35:34une fois qu'on retraite
35:36évidemment que cet élément là
35:37la publication
35:38n'a plus du tout
35:39on n'aperçoit plus du tout
35:40les mêmes chiffres
35:41côté activité
35:43ça reste compliqué
35:44on a des stocks
35:46qui ont fortement
35:47augmenté
35:48au niveau de la compagnie
35:48plus 27%
35:49sur le trimestre
35:50de fait
35:51une génération
35:52de trésorerie
35:53qui est relativement faible
35:54aussi
35:54si on regarde
35:56les lignes métiers
35:56les lignes géographiques
35:58tout ça
35:59est un petit peu compliqué
36:00on n'a pas
36:00de vrai redressement
36:02donc c'est vrai
36:02qu'en première lecture
36:03on retrouve un résultat
36:05net positif
36:05mais tout le reste
36:06évidemment
36:07est peu engageant
36:08et reste extrêmement compliqué
36:10pour la société
36:11et vous restez à l'écart
36:12aujourd'hui sur ce titre
36:13Stellantis
36:14c'est compliqué
36:14pour ce secteur
36:15automotique
36:16c'est trop tôt en tout cas
36:17pour se repositionner
36:18comme je vous disais
36:19il y a l'environnement
36:21évidemment extérieur
36:22et puis il y a
36:23la concurrence
36:24comme on sait
36:25qui est extrêmement forte
36:25aussi sur cette industrie
36:27au-delà de ça
36:28voilà
36:28donc tout ça fait qu'on préfère
36:30rester à l'écart
36:30du segment
36:316 euros et 13 centimes
36:33pour ce titre
36:33Stellantis
36:34et puis alors
36:35il y a une publication
36:35qui était attendue
36:36au tournant
36:36au vu du contexte
36:37de l'envolée
36:38des prix du pétrole
36:39et donc du kérosène
36:39c'est Air France
36:40mais bon
36:41il n'y a pas vraiment
36:41eu de mauvaise surprise
36:42ce matin
36:42le groupe ne revoit pas
36:43à la baisse
36:44ses prévisions
36:45ce qui fait que
36:45le titre monte ce matin
36:46le titre gagne
36:47un peu plus de 2%
36:48Air France KLM
36:49oui on a eu
36:50plutôt des bonnes surprises
36:51étonnamment
36:52donc sur l'activité
36:54tout d'abord
36:55on a une dynamique
36:56qui reste relativement bonne
36:57ils sont d'ailleurs
36:58assez optimistes
36:59sur le prochain trimestre
37:00Transavia
37:01qui progresse bien
37:02plus 8%
37:03et puis la très bonne surprise
37:05c'est que
37:05entre une mêle
37:06et perte
37:07sont moins importantes
37:08qu'attendues
37:09notamment liés
37:10au prix du kérosène
37:11la stratégie de couverture
37:13du groupe
37:13a bien fonctionné
37:15donc on ne voit pas
37:16le plein impact
37:17voilà
37:17bon maintenant
37:18encore une fois
37:19il faut rester extrêmement prudent
37:20puisque le prix du kérosène
37:21a plus que doublé
37:22ils ne voient pas
37:24l'impact
37:24aujourd'hui
37:24sur leur coût
37:25il faudrait évidemment
37:27que la situation
37:27sur le détroit d'Hormuz
37:29se détente assez rapidement
37:30pour que les investisseurs
37:31aient envie
37:32de se repositionner
37:33sur le titre
37:33voilà
37:33mais je dirais que
37:34globalement
37:35oui
37:36le transport aérien
37:37l'activité
37:38est toujours là
37:38toujours présente
37:39mais ce sujet
37:41de kérosène
37:42est évidemment
37:42plein au-dessus
37:43du secteur
37:44et en tout cas
37:46préjuge
37:46si cela perdure
37:47des trimestres
37:48un peu plus compliqués
37:49et puis
37:49sur le segment
37:50de l'intelligence artificielle
37:51deux publications
37:52intéressantes ce matin
37:53d'un côté
37:53Capgemini
37:54croissance organique
37:55donc hors effet de change
37:56à périmètre constant
37:57de plus de 10%
37:58c'est quand même
37:59assez rare
37:59pour être souligné
38:00et puis de l'autre côté
38:01Schneider Electric
38:02qui est là aussi
38:03porté par l'IA
38:04par les data centers
38:05là aussi croissance
38:06à deux chiffres
38:07mais d'un côté
38:07Cap prend trois
38:08et puis de l'autre côté
38:09Schneider perd deux
38:11bon le parcours récent
38:12des deux titres
38:12était assez différent
38:13puisque Schneider
38:15avec l'émergence de l'IA
38:17enfin pardon
38:17Capgemini
38:18avec l'émergence de l'IA
38:19avait beaucoup souffert
38:20comme tout le secteur
38:22des SS2I
38:23dirait d'une manière générale
38:24voilà Schneider
38:26bon a été plutôt
38:27un titre bien acheté
38:28bien détenu
38:29donc en niveau de valorisation
38:30on a des situations
38:31un petit peu différentes
38:32pour focaliser peut-être
38:34rapidement sur Capgemini
38:35effectivement
38:36plus 7%
38:37plus 11 à taux de change
38:38constant
38:39donc c'est plutôt
38:39solide
38:40carnet de commande
38:42carnet de commande
38:42ils indiquent que la partie
38:43IA agent
38:44et générative
38:45représente 11%
38:46du carnet de commande
38:47aujourd'hui
38:48et puis des dynamiques
38:49assez solides
38:51sur les îles britanniques
38:53et puis
38:54l'Asie pacifique
38:55bon on a
38:56on a par contre
38:57des petits points
38:58quand même
38:58de prudence
39:00sur la marge
39:01pas d'amélioration
39:02attendue
39:02sur le reste de l'année
39:04en tout cas
39:05ce stade
39:06c'est le discours
39:06de la direction
39:07et puis
39:08un carnet de commande
39:09qui croit
39:10mais seulement de 6%
39:11donc voilà
39:11des petits bémols
39:13mais c'est vrai
39:13que sur ces niveaux là
39:14c'est que ça reste
39:15une publication rassurante
39:17et là aussi
39:17on va attendre
39:18la réunion investisseur
39:19du 27 mai
39:20pour avoir les objectifs
39:21un petit peu
39:22à long terme du groupe
39:23et toujours
39:23c'est le sujet de l'IA
39:24qui pèse
39:25sur ce segment de marché
39:27comme sur les softwares
39:28d'ailleurs
39:28d'une manière générale
39:29pour revenir sur Schneider
39:30écoutez
39:31c'est une publication solide
39:32il n'y a rien à dire
39:33c'est plutôt bien orienté
39:36ils ont dit même
39:36qu'il y a une petite
39:37reprise
39:37sur le résidentiel
39:39en Europe
39:40donc ça c'est
39:40plutôt une bonne nouvelle
39:42et puis sur la partie
39:43automation
39:45donc si la partie industrielle
39:46a été un petit peu faible
39:48sur la partie
39:48sur les process
39:50à venir
39:50en tout cas
39:51les perspectives
39:52semblent s'améliorer
39:53voilà
39:54donc une bonne publication
39:55mais un titre
39:56qui effectivement
39:56est bien valorisé
39:57aujourd'hui
39:57donc un petit peu
39:58de prise de profit
39:59mais rien de dramatique
40:01moins 2,3%
40:02pour ce titre
40:03Schneider Electric
40:03à 265 euros
40:04quand à l'inverse
40:05Capgemini gagne plus de 3%
40:07106 euros
40:08et 30 centimes
40:08Capgemini qui publie
40:09au-delà des attentes
40:11comme c'était le cas
40:11pour Soprasteria
40:12qui avait gagné 17%
40:13hier à l'occasion
40:14de la publication
40:15de son chiffre d'affaires
40:16merci beaucoup
40:16Julien Kistreber
40:17nous aura accompagné
40:18ce matin
40:18directeur général délégué
40:20de Taylor Asset Management
40:21pour nous partager
40:21vos convictions
40:22et surtout
40:23votre expertise
40:24en cette journée
40:25chargée de publication
40:26d'entreprise
40:279h42
40:28tout de suite
40:28c'est l'heure
40:28du face à face
40:31avec en plateau
40:32ce matin
40:32Olivier Guénaud
40:33directeur des investissements
40:34de HSBC Asset Management
40:36bonjour Olivier
40:36bonjour
40:37merci de nous accompagner
40:38en compagnie
40:38de Étienne Gorjon
40:39responsable de la gestion
40:40obligataire
40:41chez Sanso Longchamp
40:42Asset Management
40:42bonjour Étienne
40:43merci à tous les deux
40:44de nous accompagner
40:45bon beaucoup de publications
40:46d'entreprises
40:46comme on le voit
40:47depuis le début
40:47de cette émission
40:48et puis également
40:49les banquiers centraux
40:49qui sont au rendez-vous
40:50tout à l'heure
40:51la BCE
40:51hier soir
40:52la Fed
40:54avec des banquiers centraux
40:55qui doivent faire face
40:56à un conflit géopolitique
40:57comme les entreprises
40:58pas évident
40:58et puis surtout
40:59une remontée des prix
41:01alors il faut parler
41:01d'inflation
41:02pour l'instant
41:03c'est un choc de prix
41:04mais en tout cas
41:04c'est un numéro
41:05d'équilibriste pas simple
41:06qu'est-ce que vous retenez
41:06vous de cette réunion
41:07de la Fed
41:08Olivier Guénaud
41:09tout ce qui
41:11c'est effectivement
41:12toute la question
41:12de savoir si
41:13cette envolée des prix
41:15sera durable ou pas
41:16et comment la Fed
41:18notamment
41:18va y réagir
41:20ce que je retiens
41:21c'est que l'orientation
41:22reste quand même
41:23à la baisse
41:25d'après les déclarations
41:26des membres de la Fed
41:27et que ça nous conforte
41:28effectivement
41:29plutôt dans un scénario
41:31je dirais
41:32d'inflation passagère
41:34bien que évidemment
41:36tout soit ouvert
41:37en attendant
41:38hier on l'a vu
41:39les membres
41:40de la Fed
41:41les membres votants
41:41se sont montrés
41:42prudents
41:43au point même
41:43Étienne Gorjean
41:44que sur les 12 membres
41:45vous avez 4 membres
41:47qui n'ont pas suivi
41:48non pas la décision
41:49c'était pas une histoire
41:50de remonter
41:51ou baisser les taux
41:52en dehors de Stéphane Miran
41:53mais sur le ton
41:54qui a été donné
41:55on a des membres
41:55de la Fed
41:56qui veulent pas
41:57trop s'emballer
41:58sur
41:58oui on va baisser les taux
42:00ils sont quand même
42:00très prudents aujourd'hui
42:01et 4 votes contre
42:03sur 12
42:04c'était pas arrivé
42:05depuis plus de 30 ans
42:06depuis 1992
42:06c'était pas arrivé
42:07depuis 1992
42:08moi je trouve que c'est
42:09une série fantastique
42:11c'est Powell
42:11contre l'administration
42:13Trump
42:14et hier on avait
42:15une bataille
42:16qui était extrêmement
42:17intéressante
42:17donc on a eu 4 personnes
42:19qui n'ont pas suivi
42:20le consensus
42:21effectivement
42:21c'était pas arrivé
42:22depuis un certain temps
42:23moi je pense que ça va être
42:24plus la règle
42:26que l'exception
42:26c'est à dire que
42:27la réserve fédérale
42:28va probablement évoluer
42:30à un moment ou un autre
42:30plus comme la banque
42:31d'Angleterre
42:32où les dissensions
42:34sont monnaie courante
42:36c'est leur fonctionnement
42:37alors que la réserve fédérale
42:38c'est plutôt le consensus
42:39mais une fois que j'ai dit ça
42:40il s'est quand même passé
42:41quelque chose
42:42encore une fois
42:42dans cette série
42:44il s'est passé quelque chose
42:45assez incroyable
42:45c'est que
42:46Jay Powell dit
42:47je reste au board
42:50et ça
42:50ça n'a pas été trop publicisé
42:51mais ça a quand même
42:52pas mal d'implications
42:53la première
42:53c'est que normalement
42:54s'il reste au board
42:55puisqu'on ne peut pas avoir
42:56plus de 7 membres au board
42:57ça veut dire que
42:58Miran sort
43:00si Miran sort
43:01alors on a 4 personnes
43:03qui sont plutôt
43:05dans le camp indépendance
43:06de la réserve fédérale
43:07farouchement attachées
43:08à l'indépendance
43:09et en infériorité
43:103 pro-Trump
43:12donc avec le nouveau gouverneur
43:14Kevin Warsh
43:15ce qui veut dire
43:16que le board
43:18ne pourra pas changer
43:20les 5 autres membres
43:21des fêtes régionales
43:22ce qui veut dire
43:23que l'indépendance
43:23de la réserve fédérale
43:24grâce au fait
43:25que M. Paul reste
43:27est probablement préservée
43:29pour un certain temps
43:30et ça c'est relativement intéressant
43:32et c'est d'autant plus intéressant
43:34que
43:35j'ai envie de dire
43:36ce courage politique
43:37qu'a eu M. Paul hier
43:38est probablement symétrique
43:39à la douleur exprimée
43:41par le président américain
43:42dans ses différents tweets
43:45en expliquant que
43:46M. Paul
43:47M. Paul veut rester à la fête
43:48parce qu'il ne trouve pas
43:49d'emploi ailleurs
43:49personne ne veut de lui
43:50Exactement
43:51donc bon
43:52c'est dans la mesure
43:54qu'on connaît
43:55chez le président américain
43:58ça montre bien
43:59à quel point
44:00cette bataille
44:01a été gagnée
44:01par Powell
44:02et probablement
44:03ceux qui sont farouchement
44:04attachés
44:05à l'indépendance
44:06de la réserve fédérale
44:08moi le deuxième point
44:09que je comprends
44:10c'est que
44:10dans cette configuration
44:13le risque
44:15que le billet
44:16passe plutôt
44:17au quiche
44:18n'est pas nul
44:19parce que simplement
44:20les cinq gouverneurs
44:21des banques régionales
44:23n'aiment pas l'inflation
44:24il y a un vrai sujet
44:25d'inflation aux Etats-Unis
44:26ça va être un job
44:27très compliqué
44:28pour Kevin Warsh
44:29puisqu'il a été élu
44:30quelque part
44:31il a été choisi
44:32pour faire baisser les taux
44:34et que
44:35l'inflation est quand même
44:38au-dessus de 3
44:39et depuis un certain temps
44:40et qu'il va se retrouver
44:41à gérer une réserve fédérale
44:43qui est probablement
44:44beaucoup moins accommodante
44:45qu'il aurait pu espérer
44:46Mais hier
44:47il n'y a pas eu
44:47de grande réaction
44:48sur les marchés
44:49alors le marché actions
44:50attendait les GAFAM
44:51on en a parlé précédemment
44:53sur la partie obligataire
44:55les rendements
44:55ont un petit peu progressé
44:57mais bon
44:58en ce moment
44:58ce n'est pas un sujet
44:59la Fed
44:59Si je pense que
45:00c'est le pétrole
45:02et puis ce contrat futur
45:04qui arrive à échéance
45:05sur le mois de juin
45:06je pense qu'
45:07et une grande partie
45:08des mouvements
45:09avaient été fait auparavant
45:10il y a quand même
45:10des mouvements
45:11assez intéressants
45:11c'est-à-dire que
45:12pour l'instant
45:12les anticipations
45:13d'inflation à long terme
45:14restent ancrées
45:15les 5 ans dans 5 ans
45:16que ce soit aux Etats-Unis
45:17et en Europe
45:17restent ancrées
45:18cependant à un an
45:19ça commence quand même
45:20à déraper
45:21on a la banque centrale
45:22cet après-midi
45:23c'est peut-être un sujet
45:23que vous voulez aborder
45:26il va y avoir quand même
45:27des discussions
45:27assez intéressantes
45:29à gérer
45:29pour l'instant
45:30ça reste à peu près
45:32normé
45:33mais on est vraiment
45:34dans les hauts de range
45:35qu'on avait vus
45:35il y a un mois
45:37et donc on est plutôt
45:38dans une situation
45:38où en général
45:40le président
45:41tweet
45:42pour l'apaisement
45:43on verra
45:44on verra comment ça se passe
45:45et puis
45:45comment l'arrivée de Kevin Ward
45:47va se dérouler du côté
45:49de la banque centrale
45:50américaine
45:50Olivier Guénaud
45:51vous suivez les marchés
45:52tous les jours
45:53d'heure en heure
45:53c'est vrai qu'en ce moment
45:55la fête
45:55c'est pas vraiment
45:56un sujet
45:57c'était à l'agenda de la semaine
45:58mais c'était pas le rendez-vous
45:59le plus attendu
46:00non mais
46:02effectivement
46:02c'était pas le rendez-vous
46:03le plus attendu
46:04en tout cas pour ses résultats
46:05mais ce qui est important
46:06c'est comme on l'a dit
46:08c'est la courbe
46:10ce qui va se passer
46:11quelles sont les attentes
46:12qui sont sur la Fed
46:13prochainement
46:13savoir s'ils vont baisser
46:14les taux ou pas
46:15ce que je note quand même
46:16aux Etats-Unis
46:16c'est qu'il y a une espèce
46:17d'alcalmie des salaires
46:18et qu'il y a tout de même
46:20une petite crainte
46:21sur la croissance
46:22que ce soit d'ailleurs
46:23aux Etats-Unis
46:24ou dans la zone euro
46:26les marchés américains
46:28continuent d'être
46:28sur des niveaux records
46:30ils ignorent ces sujets-là
46:33je voulais rebondir
46:34sur ce que disait Olivier
46:35moi je pense que c'est trop
46:37c'est juste parce qu'on est
46:38dans un face à face
46:39et c'est toujours intéressant
46:40d'échanger
46:41mais je trouve que c'est trop
46:42dangereux pour des banques centrales
46:44à ce niveau d'inflation
46:45de prendre le risque
46:47de ne pas prendre un billet au quiche
46:48parce que quand on est
46:49au-dessus de 3
46:51en fait on est dans cette phase
46:52où les comportements
46:55des intervenants
46:57consommateurs etc
46:58deviennent moins linéaires
47:00donc plus compliqués
47:01à anticiper
47:01c'est-à-dire que quand on est
47:02à 2,5 comme c'est le cas
47:03en Europe
47:04on peut prendre un tout petit peu
47:05de temps
47:05mais quand on dépasse les 3
47:06comme c'est le cas aux Etats-Unis
47:07sur l'inflation
47:08sur l'inflation
47:08vous vous retrouvez dans une zone
47:09où en réalité
47:10je pense que la réserve fédérale
47:12aurait intérêt
47:13à avoir un ton
47:14beaucoup plus au quiche
47:15moi mon sentiment
47:17c'est que
47:18je ne serais pas surpris
47:19que la réserve fédérale
47:20change de ton
47:20dans les prochaines semaines
47:21dans les prochains mois
47:22parce que le sujet principal
47:23en ce moment
47:24aux Etats-Unis
47:24ils n'appellent pas ça
47:25l'inflation
47:25c'est un gros mot en ce moment
47:26ils appellent ça
47:27le pouvoir d'achat
47:28le pouvoir d'achat
47:29c'est vraiment le sujet central
47:30d'autant plus que
47:31le prix à la pompe
47:32est deux fois supérieur
47:34par rapport au moment
47:35où Trump
47:36est arrivé au pouvoir
47:37autre symbole
47:39si vous regardez
47:40Polymarket
47:40pour ce que ça vaut
47:42mais si vous regardez
47:43Polymarket
47:44ce qui était totalement
47:44impensable
47:45il y a encore quelques semaines
47:46le Sénat
47:47pourrait être perdu
47:48au moment des mid-termes
47:49par les républicains
47:50ce qui paraissait
47:51totalement improbable
47:52pour la configuration
47:55simplement pour le fait
47:56que
47:56c'est surtout
47:58des Etats-démocrates
47:59qui doivent
48:00où il y a un renouvellement
48:02Autant de sujets
48:03à avoir en tête
48:04mais décidément
48:05comme je le disais précédemment
48:06Olivier Guénaud
48:07actuellement
48:07ce n'est pas le sujet
48:08pour les marchés
48:09Non effectivement
48:11les marchés d'action
48:12aujourd'hui
48:13continuent à bien progresser
48:14les bénéfices des sociétés
48:16sont plutôt bons
48:17on l'a vu en moyenne
48:18et on est effectivement
48:20pour l'instant
48:22sur un phénomène
48:23où les marchés
48:26n'ont pas baissé
48:27malgré tous les événements
48:29géopolitiques
48:29et en fait
48:31les valorisations
48:31des marchés
48:32sont même plutôt
48:33améliorées
48:34et on voit aujourd'hui
48:35des valorisations
48:36qui sont bien plus favorables
48:37qu'il y a un ou deux mois
48:39Parce que
48:40vous avez des profits
48:41qui ont été revus
48:43à la hausse
48:43de la part du consensus
48:44ce qui fait que
48:45la cherté
48:46entre guillemets
48:47du marché
48:47a baissé
48:48ou en tout cas
48:48elle a été neutralisée
48:49avec la hausse des indices
48:50elle a même
48:51plus que neutralisée
48:54les valorisations
48:55de marché
48:55en termes
48:56de prix sur bénéfice
48:58sont beaucoup plus bas
48:59que ce qu'ils étaient
48:59en janvier
49:00ou en février
49:01Grâce notamment
49:02au secteur technologique
49:03on l'a vu dire
49:03avec les GAFAM
49:04mais aussi
49:04avec le secteur énergétique
49:06forcément ce baril
49:07à 100 dollars
49:07comment vous
49:08aujourd'hui
49:09chez HSBCAM
49:10vous arrivez
49:11à juguler
49:12tous ces éléments
49:13parce que c'est vrai
49:13que c'est pas évident
49:14d'autant plus
49:14que le mois d'avril
49:15a été quand même
49:16un mois très dynamique
49:17pour le marché américain
49:18Absolument
49:19La façon dont on regarde
49:21les événements
49:22c'est plutôt
49:24d'essayer
49:25de ne pas avoir
49:25de biais directionnel
49:26extrêmement fort
49:28sur un secteur
49:28ou un autre
49:29mais plutôt
49:30dans chaque marché
49:31ou dans chaque secteur
49:32aller essayer
49:32de trouver les sociétés
49:34là où elles sont
49:35un peu plus décotées
49:36par exemple
49:37sur l'intelligence artificielle
49:38tout ce qui est
49:39fabrication
49:40de semi-conducteurs
49:41malgré la hausse récente
49:43des marchés
49:44coréens et taïwanais
49:44on trouve encore
49:45beaucoup de valeurs là-bas
49:46beaucoup plus intéressantes
49:47et c'est plus là
49:49dans le domaine
49:50de l'intelligence artificielle
49:51qu'on voit de la valeur
49:51plutôt qu'ailleurs
49:52Et est-ce que depuis
49:53le début de ce conflit
49:54il y a des secteurs
49:55que vous avez abandonnés
49:57ou réduits ?
49:57Comment vous avez traversé
49:59un petit peu cette période ?
50:00Sachant que
50:01comme ça a été dit précédemment
50:03Wall Street
50:03a retrouvé ces niveaux
50:05d'avant-conflits
50:05mais ce n'est pas encore
50:06le cas de l'Europe
50:07Absolument
50:07Alors les secteurs cycliques
50:09qu'on avait déjà commencé
50:11à un petit peu délaisser
50:12en début d'année
50:13ont été de plus en plus
50:15je dirais
50:16sous-pondérés
50:17parce qu'il y a
50:18une vraie question
50:20sur la valorisation
50:22de ce secteur cyclique
50:23qui s'est envolé
50:24en 2025
50:26et face à
50:27je pense
50:28quelque chose
50:29qui est de l'ordre
50:30d'un possible
50:31ralentissement économique
50:32en tout cas
50:33c'est ce que prévoient
50:33les marchés
50:34dans la zone euro
50:35il nous semblait
50:36que les cycliques
50:36effectivement c'est quelque chose
50:37qu'on a plutôt
50:38tendance à sous-pondérer
50:39en ce moment
50:39Et ça se voit très clairement
50:41sur l'Eurostox 50
50:42c'est quand même assez frappant
50:43de voir que depuis
50:45le 15 avril
50:46on n'a eu qu'une seule séance
50:48dans le vert
50:49Étienne Gorjon
50:50l'Europe
50:51aujourd'hui
50:52baisse de jour en jour
50:53j'exagère en disant ça
50:54mais bon
50:54on est quand même
50:55sous les 8000 points
50:56sur le CAC 40
50:57l'Eurostox
50:58baisse depuis une dizaine de jours
50:59à chaque séance
51:00ou presque
51:01alors que dans le même temps
51:02Wall Street
51:03achète de jour en jour
51:04les GAFAM
51:05C'est cette phrase de Talleyrand
51:07quand je me regarde
51:07je me désole
51:08quand je me compare
51:09je me console
51:09malheureusement
51:10quand on se compare en Europe
51:11on se désole également
51:12c'est ça qui est un peu triste
51:13parce qu'on n'a pas de GAFAM
51:15quand on voit
51:15les bénéfices records
51:17qui sont capables
51:18de sortir sur 3 mois
51:19ceux de Google
51:20enfin d'Alphabet
51:21c'est spectaculaire
51:2365 milliards
51:24il y a des effets exceptionnels
51:25mais bon quand même
51:26oui il y a des effets exceptionnels
51:27mais même Samsung
51:29bref
51:29il y a un certain nombre
51:30de sociétés
51:31qui sortent des choses
51:32et ça on n'a pas
51:32on n'a pas en Europe
51:34donc c'est
51:35c'est troublant
51:37je ne sais pas trop
51:39quoi dire d'autre
51:40à part le fait
51:40que c'est troublant
51:41mais il n'y a pas
51:41que les semi-conducteurs
51:42dans la vie
51:42dans vos maisons respectives
51:43vous ne pouvez pas
51:44mettre tout l'argent
51:45de vos clients
51:45dans le secteur
51:46des semi-conducteurs
51:47est-ce que vous trouvez
51:47alors vous êtes
51:48sur la partie obligataire
51:49mais vous gérez également
51:50des portefeuilles actions
51:51chez Samson Longchon
51:53Asset Management
51:53Etienne Gorgon
51:54il n'y a pas des secteurs
51:54où là vous dites
51:55ça a trop baissé
51:56depuis la guerre
51:56où là il y a des opportunités
51:58le marché va un peu loin
51:59bien sûr
52:00quand on aime
52:01les boîtes de qualité
52:02il y a toujours
52:03des opportunités
52:04à les saisir
52:04sur les bancaires
52:07en particulier
52:08il y a des choses
52:10intelligentes à faire
52:11mais c'est vrai
52:11qu'on n'a pas
52:13ces blockbusters
52:14donc il faut
52:14il y a des choses
52:15on peut faire
52:16plein de choses
52:17et on peut faire
52:18des très très belles performances
52:19nous on a
52:19notre fonds action
52:21qui est à plus 7
52:22depuis le début de l'année
52:22on fait des très très belles choses
52:23il y a vraiment
52:24du stock pick
52:25à aller chercher
52:27simplement
52:28on observe
52:28qu'on n'a pas
52:29ces blockbusters
52:31tout bêtement
52:32et on est dans un marché
52:33qui est très
52:34même tome aussi
52:35en plus Olivier Guénaud
52:36c'est vrai qu'il y a 2-3 ans
52:37on aurait parlé du luxe
52:38quasiment tous les jours
52:39sur ce plateau
52:39aujourd'hui le luxe
52:40plus personne en veut
52:41l'automobile
52:42plus personne en veut
52:43enfin il y a plein de secteurs
52:44phares comme ça
52:44en Europe
52:45qui sont totalement délaissés
52:46oui alors c'est des secteurs
52:48qui sont peut-être
52:48un peu moins glamour
52:49mais qui sont quand même
52:51très intéressants
52:52et je vous rejoins
52:54il y a des secteurs
52:55de value
52:56et des secteurs
52:57de qualité défensive
52:58alors la distribution
53:00alors c'est pas aussi glamour
53:01que les GAFAM
53:01mais effectivement
53:03ça permet de réaliser
53:04des très belles performances
53:05sur les fonds actions
53:06de la zone euro
53:07et puis sur la partie
53:08obligataire
53:09on a des rendements courts
53:10qui progressent
53:11avec les anticipations
53:12de hausse de taux
53:13de la part de la BCE
53:14alors ça s'est un petit peu
53:15calmé
53:15Etienne Gorjon
53:16mais ça n'empêche
53:17qu'on peut trouver
53:18aujourd'hui sur du 2 ans
53:20des rendements
53:20qui frôlent les 3%
53:21sur certains souverains
53:22ça vous intéresse
53:23ça vous j'imagine ?
53:24Le souverain nous intéresse
53:27nous réintéresse
53:28c'est vrai que la France
53:30par exemple
53:31a 10 ans
53:31qui se rapproche
53:32des 4%
53:32ça commence à redevenir
53:34extrêmement intéressant
53:35sur la partie très courte
53:36de la courbe
53:37c'est là où on a probablement
53:38un peu plus de visibilité
53:39nous on pense que
53:41une fois que la visibilité
53:42reviendra
53:43avec la réouverture probable
53:44à un moment ou à un autre
53:45on ne sait pas quand
53:46mais à un moment ou à un autre
53:47du détroit d'Ormouz
53:47les courbes devraient
53:49continuer à se quantifier
53:50donc le 2 ans performé
53:51par rapport à la partie
53:53c'est un peu plus longue
53:54de la courbe
53:54donc il y aura des choses
53:55à faire
53:55il y a déjà des choses
53:56à faire
53:56ce qu'on trouve intéressant
53:58si vous voulez
53:59pour un fonds
54:00qui mélange du crédit
54:02et des taux
54:02vous êtes à 2 ans
54:04sur des rendements
54:04de 4,5
54:07avec des portefeuilles robustes
54:09et ça c'est vrai
54:10Et vous mettez quoi dedans
54:11pour trouver ce type
54:11de rendement ?
54:12C'est du crédit
54:13on mélange nous
54:14ce qu'on appelle
54:14dans le jargon
54:15le crossover
54:15donc ce sont des entreprises
54:18où on mélange
54:19qualité investissement
54:20de type orange
54:22par exemple
54:22avec des sociétés
54:23dites plus
54:24au rendement
54:25comme Terreos
54:26ou Eramet
54:28donc on mélange
54:29en pondération moyenne
54:30ça fait des portefeuilles
54:31investissement
54:31donc de qualité robuste
54:33et on arrive à générer
54:34des rendements
54:35qui sont désormais
54:36extrêmement attractifs
54:37moi j'avais l'habitude
54:38de dire
54:38il y a 2-3 mois
54:39enfin en début d'année
54:40mon dieu
54:40qu'est-ce qu'on va offrir
54:41à nos clients
54:42qui ont un besoin
54:42récurrent de rendement
54:43et on le ressent
54:44vraiment à chaque fois
54:44ce besoin récurrent de rendement
54:46qu'est-ce qu'on va leur offrir ?
54:47Bon ben là
54:47on revient avec
54:49des opportunités
54:50à saisir
54:51Olivier Guénaud
54:52c'est vrai que si le marché
54:52action sur certains indices
54:54a retrouvé ses niveaux
54:55d'avant-conflit
54:56c'est pas le cas
54:56du marché obligataire
54:57vous trouvez aussi
54:58qu'il y a des opportunités
54:59vous les trouvez où
54:59vous chez HSBCAM ?
55:01Oui tout à fait
55:02nous on les trouve
55:02sur la partie moyenne
55:04de la courbe
55:05plutôt sur les qualités
55:06sur les qualités
55:07de rendement
55:08un peu plus hautes
55:08car encore une fois
55:09on est
55:10je dirais
55:11on est un peu prudent
55:11sur les obligations
55:13au rendement
55:14notamment les plus dégradées
55:16donc on va plutôt
55:17effectivement trouver ça
55:18sur la partie moyenne
55:19de la courbe
55:20crédit
55:21de bonne qualité
55:22sur lesquels
55:23on a des taux de portage
55:24intéressants
55:24je ne pense pas
55:25qu'il faille s'attendre
55:26à des gains
55:27en capital
55:28qui soient extraordinaires
55:29mais ces taux de portage
55:31sont effectivement intéressants
55:32comme on a décrit
55:33Donc c'est dans une logique
55:34d'aller jusqu'à la fin
55:36de cette obligation
55:37Aujourd'hui
55:38ce marché obligataire
55:39a repris des couleurs
55:41en tout cas
55:41les rendements ont progressé
55:43parce que le marché
55:44se dit qu'avec l'inflation
55:45la BCE va devoir
55:46remonter ses taux
55:47Est-ce que vous pensez
55:48que la BCE
55:48va remonter ses taux
55:49cette année
55:50chez Sanson Lançon
55:50et à cette maladie
55:51de Christiane Gorjon ?
55:52Alors moi je pense
55:53qu'elle n'a aucune
55:54bonne décision
55:55elle ne peut prendre
55:56aucune bonne décision
55:57ça c'est la première chose
55:58c'est-à-dire qu'elle est
55:58dans une situation compliquée
56:00La bonne nouvelle
56:01c'est qu'on a eu
56:01le chiffre d'inflation
56:03harmonisé hier
56:05elle a un tout petit peu
56:07de temps devant elle
56:08et donc elle a deux options
56:10Soit elle regarde
56:11l'inflation s'installer
56:13et elle va devoir réagir
56:14de manière un peu plus forte
56:15soit elle décide
56:16d'y aller par palier
56:18et probablement
56:19comme le marché l'anticipe
56:20on commence déjà
56:23en juillet
56:24jusqu'à partir de fin juillet
56:26avec deux hausses de taux
56:26et à la fin de l'année
56:27avec quatre hausses de taux
56:28moi je ne pense pas
56:29qu'il y en aura autant
56:30mais je pense qu'elle a
56:31Vous en voyez combien là
56:32en 2026 ?
56:33Moi mon sentiment
56:34c'est qu'elle a plutôt
56:35intérêt à y aller
56:36à remonter les taux
56:37progressivement
56:37effectivement
56:38une à deux hausses de taux
56:39en tout cas d'ici la fin de l'année
56:41ça ne me choque pas
56:41quatre ça me paraît beaucoup
56:42quatre ça serait
56:44un choc sur la croissance
56:45quitte à revenir en arrière
56:47je pense qu'elle a intérêt
56:48à faire du stop and go
56:49plutôt que se retrouver
56:50dans une situation
56:50à la 2022
56:51où elle va courir
56:52derrière l'inflation
56:54avec des réactions
56:54de marché là
56:55qui pour le coup
56:56si ce scénario se concrétise
56:58ça va bouger sur les marchés
56:59vous partagez aujourd'hui
57:00ce calendrier
57:01chez HSBCM
57:02Olivier Guénaud ?
57:03Alors il est pour nous
57:04absolument impossible
57:06de savoir
57:07quel est le nombre
57:09de hausses de taux
57:09que va faire la BCE
57:10éventuellement cette année
57:11ça va dépendre totalement
57:13de la durée
57:13de la durée du conflit
57:15actuel
57:16mais ce qu'il faut garder
57:17en tête
57:17c'est que si la BCE
57:18ne monte qu'une fois
57:21les taux
57:21ce sera un signal
57:22extrêmement positif
57:24et extrêmement dovish
57:24sur les marchés
57:25puisqu'en fait
57:26comme on l'a dit
57:26la BCE
57:27aujourd'hui les marchés
57:29estiment que la BCE
57:29a monté de trois à quatre fois
57:31donc entre guillemets
57:32si la BCE n'augmente
57:33ses taux qu'une fois
57:35et revient éventuellement
57:36en arrière
57:36ce sera effectivement
57:38un signal assez positif
57:39par rapport aux attentes de marché
57:40et on aura bien sûr
57:41l'occasion de reparler
57:42de tous ces sujets
57:43dans les prochaines semaines
57:44merci beaucoup Olivier Guénaud
57:45directeur des investissements
57:47de HSBC Asset Management
57:48et Étienne Gorgion
57:49responsable de la gestion
57:50obligataire de
57:51Sansolanchant AM
57:52le CAC 47
57:53donc un peu plus d'un pour cent
57:54avec donc une avalanche
57:55de publications ce matin
57:56que vous pourrez bien sûr
57:57suivre dans BFM Bourse
57:58à partir de 15h30
57:59d'ici là vous retrouvez
58:00dans quelques secondes
58:01Ludovic de Sauté
58:02pour les experts
58:02pas de cotation demain
58:04donc pas de Good Morning Market
58:05vous retrouvez l'émission
58:06à partir de lundi
58:07mais non pas à 9h
58:08désormais ça sera
58:098h30, 9h30
58:10et à partir de 9h30
58:11les experts
58:11nouvelle formule
58:12donc à partir de ce lundi
58:16Good Morning Market
58:18sur BFM Business
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