Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 heures
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 23 mai, Louis Létinier, directeur médical et cofondateur de Synapse Medicine, Alexis Berreby, président de Leadersanté Groupe, et Jean-Bernard Rottier, cofondateur du groupement OphtaMaine, étaient les invités dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:11Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur BFM Business dans le Check-up Santé.
00:15Ces trois cofondateurs ont décidé d'aider les professionnels de santé à mieux soigner plus
00:20rapidement, plus efficacement et plus sûrement grâce à l'intelligence artificielle. Leur
00:25société qui cartonne c'est Synapse Medicine et son cofondateur et directeur médical Louis
00:30Létigné va nous présenter MedJPT et ses 150 000 utilisateurs. Toujours trois cofondateurs
00:37qui sont persuadés que force collective et indépendance était gage de succès. C'est
00:42le cas du groupement de pharmacie Leader Santé qui veut faciliter aussi l'installation des
00:46pharmaciens et Alexis Bérébi, son cofondateur, nous dévoile sa stratégie. Et pour finir,
00:52toujours trois cofondateurs, cette fois-ci ophtalmologistes, qui ont décidé de réconcilier
00:57la médecine et les milieux ruraux, victimes de désertification médicale. C'est les groupes
01:01Ophtamen et Jean-Bernard Rottier va nous prouver que c'est faisable. Check-up Santé, c'est parti.
01:09Check-up Santé, au cœur de l'innovation santé.
01:13Louis Létigné, bonjour. Bonjour. Et bienvenue dans Check-up Santé. Vous faites partie de la race
01:17des médecins entrepreneurs. Vous êtes médecin pharmacologue, c'est ça ? Oui, tout à fait. Et vous avez
01:22cofondé en 2017 Synapse Medicine avec deux cofondateurs. C'est Clément Goer, c'est Alicia
01:29Belle-Etoile. Tout à fait. C'était bien décité. C'est ça, oui. Vous êtes une spin-off, c'est
01:34ça ? Oui, du CHU de Bordeaux et de l'université de Bordeaux.
01:36Université de Bordeaux. Donc, justement, en 2017, vous dites que l'IA peut faciliter pas mal de choses dans le
01:43monde de la santé ?
01:44Oui, c'est vraiment un besoin du terrain. En fait, nous, on était médecins hospitaliers et on s'est dit,
01:49c'est pas possible d'avoir des logiciels qui ont 20 ans de retard par rapport à ce qu'on
01:52peut voir à côté.
01:53Et en fait, moi, je passais des heures à chercher de l'information médicale un peu partout sur Internet, dans
01:57des bouquins, pour répondre à des questions de confrères sur des cas un peu compliqués.
02:00Et puis, on s'est dit, et si on développait des outils un peu intelligents qui nous permettent d'accéder
02:04à toute cette connaissance médicale en une seconde et de nous aider, d'aider nos confrères à prendre des décisions
02:09?
02:09Ça, c'est l'idée de Synapse. Et en 9 ans, on n'a jamais trop dévié de notre mission,
02:13à savoir aider les professionnels de santé avec des outils numériques pour permettre à chaque patient de bénéficier de la
02:18meilleure médecine possible.
02:19Et vous ne vouliez peut-être pas laisser les Américains prendre la place de vie en santé, non ?
02:24Oui, en fait, on a vu rapidement qu'en effet, la technologie en santé, ça allait vite, que dans d
02:28'autres pays, ça allait peut-être plus vite.
02:29Mais en France, on avait les talents, que ce soit côté ingénieur, côté université, côté chercheur, côté médecin.
02:34Par contre, en effet, il fallait oser y aller. Donc, oui, on s'est dit, on était peut-être un
02:38peu jeunes, un peu fous, fin d'internat, on a créé notre boîte et puis voilà, on s'est lancé.
02:41Bravo, bravo, franchement, et ça marche très, très bien. J'ai invité la semaine dernière l'Oxera Capital, Pierre Moussel,
02:47qui disait que les Français innovent, les Européens innovent et les Américains commercialisent.
02:52Donc, il faut que ça bouge.
02:53Il faut, non, mais bien sûr, il ne faut pas avoir peur, il faut y aller. Et puis, on est
02:56quand même soutenus. J'ai mon petit coq, d'ailleurs, tiens, j'y pense, France 2030, qui, pour le coup,
03:01joue le jeu, aide les start-up.
03:02Et puis après, c'est à nous de faire le boulot et de faire les meilleurs produits possibles.
03:05Alors, vous développez donc des dispositifs, des DM, des dispositifs médico-numériques, c'est ça, des logiciels ?
03:10C'est ça, des logiciels de classe 2B, qui sont en fait des systèmes d'aide à la prescription, à
03:14la décision médicale. Donc, en fait, ce sont des briques logicielles qu'on retrouve dans les logiciels métiers, de ville
03:18ou d'hôpital, de médecins, mais pas que, de tout pour celles de santé.
03:2330 hôpitaux et un peu plus de 25% de la médecine de ville. Voilà, donc ça, c'est sur
03:27notre activité historique.
03:29Oui. Vous leur proposez quoi exactement, donc, justement, ces logiciels intégrés ?
03:32En fait, vous prenez votre logiciel métier, pendant que vous êtes un médecin généraliste, et toute la partie prescription, dès
03:36que ça devient médical, c'est des briques synapses qui s'activent dedans.
03:38On appelle ça des widgets, c'est le terme technique. En fait, on modernise les logiciels métiers qui est un
03:42peu « vieillissants », et on leur propose des fonctionnalités pour sécuriser les prescriptions, de l'analyse d'interaction médicaleuse,
03:48de l'analyse de posologie, des fins désirables, etc.
03:50On parle de problèmes d'interopérabilité, c'est vous, justement, donc vous êtes présent dans… vous êtes standard, quoi.
03:58Oui, non, non, on est complètement intégré. En fait, quand vous êtes médecin, enfin, quand vous êtes utilisateur, vous ne
04:02vous rendez même pas compte, vraiment, que vous changez de logiciel.
04:03Vous êtes dans votre logiciel métier, et c'est intégré totalement, et dès que vous passez sur la partie prescription,
04:08en fait, c'est du synapse qui s'active, mais vous, l'interface est le même, c'est ergonomique, c
04:12'est juste plus performant sur ces sujets de sécurisation.
04:15Et combien de collaborateurs ?
04:16On est 90 aujourd'hui.
04:17Quand même. Pour une boîte qui a 9 ans.
04:21Qui a 9 ans, avec une acquisition aux Etats-Unis à 3 ans, donc on a une petite équipe américaine,
04:25mais l'essentiel est encore en France, et notamment à Bordeaux, puisqu'on est bordelais, on a d'accès à
04:29Bordeaux.
04:30Alors, le véritable tournant, quand même, c'est l'IA générative, non ?
04:33Oui, c'est un tournant.
04:34Vous développez en 2025 et vous diffusez le MedGPT.
04:38Tout à fait.
04:38Un nom génial, bravo, franchement, très, très, très malin.
04:41Oui, on s'est dit qu'il fallait à la fois un nom simple à retenir et explicite.
04:44Oui, MedGPT, c'est une IA générative médicale en santé, souveraine.
04:48Donc, en fait, l'idée, elle est simple, c'est de se dire, les soignants, ils ont de moins en
04:52moins de temps, la médecine est de plus en plus compliquée, les patients sont vieillissants, ils ont des pathologies de
04:56plus en plus chroniques.
04:58Et vous avez un outil qui s'appelle l'IA générative qui est en une seconde pour répondre à vos
05:01questions.
05:01Donc, l'adoption est là.
05:02Quelques sur les questions.
05:03Voilà, donc, l'adoption est là.
05:05Et donc, les médecins utilisent l'IA générative.
05:06Le CHU de Nancy, ils avaient regardé l'été dernier 500 000 connexions à des IA génératives en un mois
05:11de leur part de leur soignant.
05:12Déjà, c'était énorme.
05:13Ils ont refait la même étude en février, 700 000 connexions.
05:16Ils ont pris quasiment 50.
05:17Avec des données propriétaires, donc ?
05:19À l'époque, c'était surtout du chat de GPT.
05:21Donc, on s'est dit, OK, le besoin, il est là.
05:23Maintenant, il faut répondre avec une IA qui soit à la fois fiable et souveraine.
05:27Et donc, nous, c'est ce qu'on propose avec mes GPT.
05:29Fiable, c'est-à-dire que c'est une IA médicale.
05:30Elle n'est entraînée que sur des sources médicales.
05:32Validée.
05:32Ou quoi de plus que de chat de GPT ou Claude ?
05:35Qu'est-ce qui vous différencie ?
05:36Donc, ça va être ça.
05:37Ça va être, un, la qualité médicale.
05:38Donc, par exemple, quand vous posez une question, on ne va pas halluciner.
05:41Si on ne sait pas répondre, on dit qu'on ne sait pas répondre.
05:43Quand on vous donne une réponse, on donne la source.
05:45C'est une vraie source, c'est un vrai article.
05:47Vous pouvez vérifier.
05:47Les sources est validées.
05:48Exactement, les sources est validées.
05:49Et ensuite, la deuxième grande différence, c'est évidemment l'aspect souveraineté.
05:52Les données, elles restent en France, hébergées en France.
05:55Il n'y a pas de réutilisation, etc.
05:57Vous vous êtes aligné sur les référentiels français, c'est ça, non ?
06:00En fait, notre boulot, c'est d'identifier toutes les recommandations qui sont adaptées à la France.
06:03Donc, elles peuvent être françaises, HAS, ANSM, etc.
06:07Ça peut être des recommandations internationales si on estime, d'un point de vue...
06:10Donc, on travaille avec des experts de toutes les disciplines.
06:11On travaille avec des CHU, notamment, des universités, des sociétés savantes.
06:14Si on estime que cette recommandation internationale s'applique à la France, on la prend.
06:17Si on estime qu'au contraire, c'est une guidelines américaine...
06:20Un exemple tout bête, vous demandez à une IA générative américaine une question sur les vaccins.
06:23Aujourd'hui, la médecine, elle est politisée.
06:25Vous allez avoir des réponses de la FDA qui, en fait, viennent de Trump et Kennedy,
06:28qui vont vous dire, ben non, on ne vaccine plus les enfants contre la méningite.
06:30Ça, ce n'est pas possible.
06:31Et donc, nous, M.G.P.T., il ne fera pas ça.
06:32M.G.P.T. va répondre avec des réponses, des sources qui sont adaptées à la France.
06:36Et il citera aussi les vaccins américains, s'ils existent ?
06:38Bien sûr.
06:38Par contre, il se basera sur les recommandations de la Société française de Santé publique France
06:42ou des sociétés françaises ou des sociétés qui ont un point de vue qui est adapté à notre pratique.
06:48Alors, M.G.P.T., c'est pour les professionnels de santé ?
06:51Oui, uniquement.
06:52C'est une IA médicale réservée.
06:54C'est quand même fermé.
06:54Oui, alors, donc, c'est gratuit, mais il faut s'inscrire.
06:56C'est gratuit, oui.
06:57Voilà.
06:57L'inscription, elle permet de s'assurer qu'on n'a que des professionnels de santé.
06:59Donc, c'est tout professionnel de santé, mais que des professionnels de santé.
07:01Pour les patients, il y a un besoin, on est d'accord.
07:03Mais il ne faut pas y répondre de la même manière.
07:04Un outil qui permet d'avoir de l'aide au diagnostic et de l'aide à la prise en charge
07:08thérapeutique,
07:09ce n'est pas fait pour les patients.
07:10Donc, ça, il y a d'autres acteurs qui s'adressent aux patients et tant mieux.
07:12Ils vont sur le chat GPT.
07:14Hélas, hélas.
07:15Hélas, oui, mais il y a des acteurs qui se positionnent là-dessus.
07:17Et je pense qu'on peut imaginer des outils qui aident à identifier les situations à risque,
07:20à réassurer, à orienter.
07:21C'est possible.
07:22Nous, M.G.P.T., c'est un outil professionnel.
07:24Donc, votre business model, ce n'est pas tellement le chat GPT, c'est plutôt vos logiciels.
07:28C'est ça.
07:28En fait, nous, on a un logiciel qui est classique.
07:31On fait du B2B avec nos produits existants dont on parlait au début.
07:33Et M.G.P.T., lui, il est là.
07:35Une magnifique vitrine, quand même.
07:35C'est ça, j'ai une magnifique vitrine.
07:37Il est utile.
07:38Il nous permet de nous faire connaître, de proposer nos autres produits.
07:40Il n'y a pas de présence américaine, de concurrent américain ?
07:44Alors, il y a un gros acteur américain qui s'appelle Open Evidence,
07:47qui a été fait par Harvard et la Mayo Clinic.
07:49Donc, il est un peu comme nous, une IA médicale américaine, avec des guidelines américaines.
07:53Par contre, il y a un mois, ils ont annoncé leur retrait de l'Europe
07:55à cause de toutes les réglementations.
07:57En effet, en Europe, il y a un cadre légal, et tant mieux, j'ai envie de dire.
07:59Mais pour les sociétés américaines, ils préfèrent se développer dans des pays moins régulés.
08:03Nous, c'est une opportunité.
08:04Et puis, ça montre l'importance du sujet.
08:06En effet, il y a l'IAACT, il y a le Règlement européen des dispositifs médicaux,
08:10il y a le RGPD.
08:11Nous, on est conformes à toutes ces réglementations.
08:13Ce qui n'est pas forcément le cas d'Open IHFGPT, au passage.
08:16Et donc, c'est aussi un choix des soignants et des établissements de santé
08:19de travailler avec un acteur qui respecte toutes ces réglementations.
08:21Il y a une époque où tout va trop vite.
08:23Vous n'avez pas peur d'être dépassé ?
08:26Alors, l'intérêt aujourd'hui, c'est que ce qui fait la première valeur,
08:30c'est la base de connaissances médicales.
08:32Les LLM, maintenant, ils marchent tous très bien,
08:33ils ne cessent pas de progresser.
08:35Donc, on n'a pas besoin d'avoir le plus gros modèle du monde
08:37pour être capable de répondre à une question médicale.
08:39Par contre, la valeur de ce qu'on fait, nous,
08:40avec nos experts en interne et nos partenariats,
08:42ça, ça a beaucoup de valeur.
08:43Et là-dessus, on est largement aussi bons que les autres.
08:45D'ailleurs, on vient de communiquer ce matin,
08:46on a comparé nos performances sur différents benchmarks,
08:49aux IA génératives et notamment aux plus gros modèles.
08:51et on est meilleur qu'eux parce qu'en effet, on hallucine moins
08:54et on répond avec du contexte médical
08:58et des sources adaptées à la pratique française.
09:00C'est vrai que vous étiez présent à Sant'Expo.
09:03Vite pour finir, votre développement européen ?
09:05Oui, alors l'objectif, il est clair,
09:07de devenir l'open evidence européen.
09:09Donc, en gros, la référence d'IA générative médicale en Europe.
09:11Donc, 2026, leader sur la France, c'est déjà le cas.
09:14On consolide et rapidement s'étendre au marché européen,
09:18sans doute en faisant des partenariats.
09:19On n'a pas vocation à tout faire tout seul.
09:21Merci beaucoup, merci beaucoup.
09:22Bravo pour ce que vous faites.
09:24Je vais laisser à mon cabinet.
09:26Bien sûr, essayez-le.
09:27En plus, c'est gratuit.
09:28Merci beaucoup.
09:29On va à présent accueillir Alexis Béréby,
09:32patron de Leader Santé.
09:35Check-up Santé sur BFM Business.
09:39Alexis Béréby, bonjour.
09:41Bonjour.
09:41Bienvenue dans Check-up Santé.
09:42Merci.
09:43Vous êtes pharmacien à Aubert-Villiers ?
09:45En exercice.
09:46Pharmacie qui marche bien ?
09:47Ça va.
09:47Parce que c'est vrai que ce n'est pas toujours le cas en France.
09:50Il y a une pharmacie qui ferme chaque jour en France.
09:53Il y a une pharmacie qui ferme tous les jours,
09:55parce qu'elles n'ont pas su se réinventer,
09:58parce qu'elles n'ont pas la taille critique,
09:59parce qu'il y a aussi des problèmes parfois dans les zones rurales.
10:02Mais celles qui ont adopté l'enseigne,
10:04celles qui sont dans une vision d'enseigne,
10:06comme celle des pharmacies de leur santé.
10:08C'est 530 pharmaciens que je salue d'ailleurs au passage
10:11et qui portent cette enseigne,
10:13ont su se réinventer,
10:13parce qu'elles ont su adopter une philosophie,
10:16une dynamique pour les mettre...
10:19Le Covid a bien reboosté un petit peu la profession, non ?
10:23Le Covid a remontré l'importance quand même du pharmacien pour les patients.
10:30Le Covid a remis le pharmacien au centre du maillage santé.
10:35Le Covid a permis de réinventer la fonction de pharmacien.
10:38On n'est plus uniquement un délivreur de boîtes.
10:39On est maintenant un pharmacien hub de santé
10:42qui donne une dimension sociétale.
10:45Et des nouvelles mesures,
10:46comme le code de déontologie qui vient de sortir depuis le 5 mars 1926,
10:49va remettre de plus en plus le pharmacien au centre de la société.
10:53Et par exemple, pourra alerter le procureur de la République
10:56s'il y a des violences conjugales.
10:59Donc on remettra vraiment ce rôle...
11:03On pourra plus communiquer ?
11:04Effectivement, les groupements pourront communiquer sur les bilans de prévention.
11:09C'est votre émission, Check-up Santé.
11:10Vous êtes éligible d'ailleurs, je pense, à ces bilans de prévention.
11:14Et le pharmacien, le groupement Lider Santé,
11:17pourra communiquer sur ces nouvelles missions.
11:19Donc ça renforce le rôle de l'enseigne,
11:21ça renforce le rôle du groupement.
11:22Donc Lider Santé, c'est un groupement sur l'enseigne ?
11:24C'est un groupement et une enseigne.
11:25Le groupement, c'est comment acheter mieux.
11:27Et l'enseigne, c'est comment mieux vendre,
11:29comment mieux embarquer ses patients.
11:31Et voilà, avec une nouvelle enseigne qui est sortie tout récemment,
11:35un nouveau concept d'agencement
11:36qui permet de mettre en musique toutes ces nouvelles missions
11:39avec Lider Santé Clinique
11:40et surtout permettre d'installer les jeunes.
11:42Et on a été les premiers en France
11:44à pouvoir créer un dispositif d'aide à l'installation
11:47qui s'appelle le booster d'apport.
11:48On va en reparler.
11:49Et en presque 20 ans d'existence,
11:512027 c'est 20 ans,
11:53combien de pharmacies ?
11:55530 pharmacies à l'enseigne Lider Santé
11:56et 1400 pharmacies dans l'ensemble du groupe.
11:58Ah oui, ça fait quand même...
11:59Vous n'êtes pas donc fermé à d'autres réseaux, c'est ça, non ?
12:03Effectivement, on peut tendre la main
12:04à des fondateurs de groupements indépendants en région,
12:08par exemple, qui ont envie de mutualiser leurs moyens,
12:12leurs idées pour aller plus loin
12:14et qui parfois peuvent passer par la passerelle de l'enseigne
12:17pour aller plus loin
12:18et proposer à leurs pharmaciens indépendants
12:20d'avoir une dynamique plus forte.
12:22Ce n'est pas paradoxal d'être le collectif et l'indépendance ?
12:25Non ?
12:26On peut être indépendant tout en étant...
12:27Tout à fait compatible
12:28parce que c'est justement la force de l'indépendance
12:30pour aller plus loin que d'être dans un collectif
12:33et c'est justement le meilleur des deux mondes
12:35pour pouvoir aller plus loin dans son métier.
12:37Oui, vous dites que la pharmacie doit s'adapter maintenant
12:40avec les nouvelles technologies et le monde qui arrive.
12:42Vous faites comment chez Lider Santé ?
12:44Alors nous, on a une dimension très forte en termes digitales.
12:49Donc tous nos pharmaciens sont équipés d'une application Lider Santé
12:51qui leur permet de recevoir de la téléprescription,
12:54qui leur permet de pouvoir délivrer les ordonnances,
12:57les préparer.
12:58On a aussi des systèmes de cartes de fidélité
13:00pour fidéliser nos patients.
13:02On a des systèmes de gestion des réseaux sociaux également.
13:05On a des systèmes de gestion de création de commandes groupées.
13:09Donc c'est tout un écosystème digital
13:11qui les permet d'être dans une modernité
13:12et surtout leur faire gagner du temps
13:14pour faciliter leur vie au quotidien
13:16afin qu'ils puissent être auprès de leurs patients
13:19de façon optimale et facilitée.
13:22Et donc vous en parliez dès 2016.
13:25Vous lancez le booster d'apport.
13:27Ça a été la révolution.
13:30Lider Santé, c'est le terrain.
13:31Et donc l'innovation est l'audace.
13:33Et en 2016, on a pu lancer le booster d'apport.
13:36Alors c'est quoi ?
13:37C'est compléter l'apport des jeunes pharmaciens.
13:39Moi, je commençais avec 40 000 euros d'apport.
13:41Et quand j'étais jeune, mon père m'a dit
13:42« Écoute, je te ferai un booster d'apport.
13:44Donc tu mettras autant de côté que je t'aiderai. »
13:46Et on a voulu faire la même chose avec tous les pharmaciens.
13:48Et du coup, on a...
13:49Ce ne sont pas des prix bancaires, quoi.
13:50C'est près du groupement.
13:51C'est le groupement qui va prêter.
13:53On a accompagné 150 pharmaciens
13:55pour compléter leur apport
13:56afin qu'ils aient 100% du capital
13:58et ainsi préserver leur indépendance et le maillage.
14:01Et dans les cinq prochaines années,
14:02on est en train de travailler avec nos banques
14:05pour monter en puissance
14:06et accompagner 200 pharmaciens.
14:08Ça représente 200 000 euros de tickets moyens.
14:11Donc c'est des montants importants
14:13mais qui nous permet d'être indépendants,
14:14le groupement,
14:15et de rendre aussi indépendants nos pharmaciens.
14:17D'accord.
14:18Et derrière, ça a même inspiré toute la profession,
14:20y compris la caisse de retraite
14:22auxquelles je cotise.
14:23Donc c'est plutôt une fierté
14:24et surtout un écho à ma propre histoire personnelle.
14:28Vous êtes présent dans toute la France ?
14:29On est un maillage national, effectivement,
14:31partout en France, jusqu'en Corse.
14:33D'accord.
14:33En 2024, vous avez créé l'Oncle Farm.
14:36C'est toujours la même chose.
14:37C'est la continuité un peu de...
14:38C'est la continuité d'installation ?
14:40Exactement.
14:41C'est la continuité, être souverain.
14:42Et c'est un programme d'installation
14:44de façon plus large.
14:45Comment identifier les pharmacies sources ?
14:47Comment identifier le projet ?
14:49Comment le former avant l'installation ?
14:51Comment le coacher ?
14:52Comment le mettre en dynamique ?
14:54C'est vraiment un programme plus large
14:56où le pharmacien est accompagné.
14:57On le prend par la main
14:59afin qu'il puisse réaliser son rêve d'installation.
15:02Alors que parfois,
15:03il pense qu'il n'a pas des moyens.
15:04Il pense qu'il n'a pas assez suffisamment de moyens
15:07et suffisamment de réseaux et de contacts
15:09pour pouvoir aller au bout de son rêve.
15:12Nous, on est là pour qu'il puisse aller au bout de ses rêves.
15:14Et ça se traduit par de nouvelles pharmacies,
15:16de nouvelles installations, évidemment ?
15:17Nouvelles installations, en moyenne,
15:1825 à 30 pharmaciens bénéficiant du booster d'apport
15:22tous les ans,
15:22et d'autres qui nous rejoignent
15:23en dehors du booster d'apport
15:25parce qu'ils veulent se remettre en question
15:26et aller plus loin dans leur démarche d'exploitation.
15:29Alors, ces derniers mois,
15:30vous lancez une nouvelle entité visuelle ?
15:34Effectivement, nouveau code d'ense.
15:35Quel est le but de l'enseigne ?
15:37C'est-à-dire une espèce de renouveau, de renaissance ?
15:39Effectivement, la vie d'un pharmacien,
15:43la vie d'un commerçant,
15:43ce sera inventé tous les 5 ans.
15:45Peu de pharmaciens changent leur enseigne tous les 5 ans.
15:47Nous, c'est le cas
15:48parce qu'on se doit de respecter nos patients
15:50et de respecter aussi nos collaborateurs.
15:52Et donc, effectivement, nouvelle enseigne,
15:54le nouveau concept d'agencement
15:55qui va donner plus la place aux patients.
15:59Comment je vais être dans un flux subi de patients
16:03vers un flux choisi ?
16:05Effectivement, notre but,
16:06c'est de différencier des patients qui ont une ordonnance,
16:09des patients qui viennent pour récupérer un bon de promis
16:12ou pour faire une nouvelle mission,
16:14un test ou une vaccination.
16:15Donc là, on est sur une nouvelle philosophie de pharmacie,
16:18une philosophie d'exploitation.
16:19et c'est vraiment le sens de notre dynamique.
16:23Finalement, c'est être en dynamique parma-dente.
16:25C'est aussi ça, notre métier de pharmacien.
16:28Ce n'est pas difficile en ce moment
16:29de lutter contre ces carcans un peu financiers,
16:31ces problèmes de rémunération ?
16:33Alors, effectivement,
16:34il y a eu des projets de mesures
16:36qui ont été abrogés finalement
16:39par le successeur de M. Bérou, M. Lecornu.
16:42Il y a des sujets,
16:43mais on va devoir s'opposer
16:44à toutes les forces vives de la profession
16:46pour aller plus loin,
16:48pour être mieux rémunérés
16:49sur les nouvelles missions,
16:50pour être mieux rémunérés
16:51sur les produits chers
16:52qui sont des produits complexes, innovants.
16:53Sur les marges, c'est ça ?
16:54Sur les marges de ces produits ?
16:56Sur ces produits-là,
16:56c'est des produits innovants,
16:58c'est des produits qui nécessitent une expertise,
16:59mais le pharmacien ne touche rien
17:01ou quasiment rien.
17:02Donc je pense qu'il y a un sujet
17:03à ce niveau-là,
17:05mais la pharmacie,
17:06il y a encore des belles réussites
17:07et des jeunes qui continuent
17:09à vouloir s'installer.
17:10C'est le but,
17:10c'est que le maillage soit préservé
17:12et l'indépendance soit son pu arrivée.
17:15qui avait un petit peu baissé
17:16à un moment donné,
17:16l'attractivité des étudiants en pharmacie.
17:18Oui, c'est vrai.
17:19Et là, il y a un retour.
17:20Il y a un retour vers les filières officinales
17:22et on est plutôt fiers
17:23et Leader Santé, à ce titre,
17:25intervient dans toutes les facs de France
17:27pour donner goût
17:28à la profession
17:28de ce beau métier
17:30qui est le métier d'officine.
17:31On en est ravis.
17:32Merci beaucoup.
17:32Merci beaucoup, Alexis Béréby.
17:34Vous revenez quand vous voulez
17:35dans l'émission.
17:36On va finir
17:38avec Jean-Bernard Rottier
17:40qui est le patron
17:41de Ophthamen.
17:47Jean-Bernard Rottier, bonjour.
17:48Bonjour.
17:49Bienvenue dans Check-up Santé.
17:50Merci.
17:50Vous êtes ophtalmologiste
17:52dans la Sarthe.
17:53Oui.
17:54Et vous aussi,
17:55vous êtes trois cofondateurs
17:56de Ophthamen
17:58que vous dirigez.
18:00C'est vrai qu'on a
18:00beaucoup parlé
18:01de difficultés
18:02de trouver
18:04un ophtalmologiste en France.
18:05Ça s'est quand même
18:05un peu amélioré, non ?
18:07Alors, en moyenne nationale,
18:08mais pas dans toutes les régions.
18:10Comme vous le savez,
18:10dans les régions rurales,
18:11les accès à l'ophtalmologiste
18:13sont très difficiles.
18:14Oui.
18:14Et nous, c'est le constat
18:15qu'on avait fait
18:15dans les années 2018-2019.
18:18On comprenait
18:19qu'on n'arrivait pas
18:20à faire face
18:20aux besoins de la population.
18:22Les ophtalmos
18:22qui s'étaient installés
18:23dans une zone très rurale
18:24étaient en train de partir.
18:26Donc, on s'est dit
18:26qu'il faut qu'on change
18:27de philosophie.
18:28Oui.
18:28Il faut qu'on arrête
18:29d'être dans une forteresse
18:31où les patients
18:31viennent pour voir l'ophtalmo.
18:33Parce qu'il n'y a toujours
18:34pas de velléité
18:34pour des ophtalmologistes
18:36de s'installer
18:36dans ces déserts médicaux.
18:37On peut le comprendre.
18:39La vérité,
18:39c'est que la jeune génération,
18:40ce n'est pas une critique,
18:41c'est comme ça.
18:42Elle s'installe
18:43plutôt littéral atlantique,
18:45plutôt le sud,
18:46plutôt grande ville.
18:46Bien sûr.
18:47Voilà, pour des raisons
18:48sociologiques, etc.
18:49Donc, vous décidez
18:50de créer des centres
18:51un peu particuliers
18:53sans ophtalmologiste.
18:54Oui, c'est ça.
18:55C'est un peu autotique.
18:56Comme ça, c'est un peu autotique.
18:57En fait, on s'est dit,
18:59on avait l'habitude
18:59de travailler
18:59avec les orthoptistes
19:00depuis longtemps.
19:01On s'est dit,
19:02l'idée,
19:03ça serait peut-être
19:03d'implanter un centre
19:05avec un orthoptiste
19:06et une secrétaire
19:07à distance du centre principal.
19:09Qui lui a envie
19:10d'aller dans un désert médicaux,
19:11quand même.
19:12Oui, oui, bien sûr.
19:13Bien sûr.
19:13Mais on en trouve.
19:14Bien sûr.
19:15On en trouve.
19:17Et donc,
19:17on a fait notre premier centre
19:19en juillet 2019.
19:21Et puis, finalement,
19:22le succès est venu.
19:23C'est-à-dire que les patients
19:24de cette région-là
19:25sont venus consulter.
19:27Et comment ça se passe,
19:28c'est qu'ils ont des examens.
19:29Vous savez que l'ophtalmologie,
19:30maintenant,
19:31c'est devenu assez technique
19:32ou technologique.
19:34C'est-à-dire qu'il y a
19:34des examens qui succèdent
19:36et l'ensemble des examens
19:37fait un dossier médical.
19:38Et c'est d'ailleurs
19:38souvent précédé
19:39par un optométrice.
19:41Oui ?
19:41Un orthoptiste.
19:42Un orthoptiste, pardon.
19:43Un orthoptiste, oui.
19:43Voilà.
19:44Mais ça, c'est déjà
19:45au-dessus.
19:46Enfin, ancien.
19:47Ça, c'est dans les années
19:492004-2005
19:49qu'on a introduit
19:50l'orthoptiste
19:51dans la consultation
19:51d'ophtalmologie.
19:52Donc là,
19:52il est dans vos centres ?
19:53Là, il est.
19:54Dans vos centres ?
19:55Oui, oui.
19:56Non, mais il était déjà
19:57dans nos centres.
19:57Mais ce qui change beaucoup,
19:59c'est qu'il est tout seul.
20:00C'est ça qui change toujours.
20:02Donc, en fait,
20:02les patients sont reçus
20:03par l'orthoptiste
20:04qui fait l'ensemble
20:05des examens nécessaires
20:06et le dossier est analysé
20:07par le médecin référent.
20:09Plus tard, le soir, par exemple.
20:10Par exemple.
20:11À moins qu'il y ait une urgence.
20:12Bien sûr.
20:14À suite de cette analyse,
20:16en fait,
20:16on va sélectionner des patients.
20:17Il y a à peu près
20:1880% de patients
20:19qui n'ont pas du tout
20:21besoin de voir l'ophtalmo.
20:22C'est-à-dire qu'ils viennent
20:23pour une baisse de vision.
20:25C'est des lunettes
20:25qui sont à changer.
20:26OK.
20:27On a tous les examens.
20:29On a la photo du fondant.
20:29Il y en a tout.
20:30On peut faire la prescription.
20:32Et puis, il y a environ
20:3320% des patients
20:34qui auront à avoir besoin
20:35d'examens complémentaires.
20:36Et à ce moment-là,
20:37on va les reconvoquer
20:38et l'ophtalmo
20:39va se déplacer sur le centre.
20:41D'accord.
20:41Ça va éviter à ces patients
20:42de venir dans le centre principal.
20:44Bien sûr.
20:44Ce qui veut dire que
20:46de quelques jours par mois
20:47ou une fois par mois,
20:48vous allez, vous,
20:49dans ces désirs médicaux ?
20:49Plus que ça.
20:50Une fois par semaine.
20:51Ah, une fois par semaine.
20:52D'accord.
20:52Ah oui.
20:52Ah oui, il faut vraiment...
20:54Ah oui, parce que
20:54si vous sélectionnez...
20:56L'ophtalmo héroïque.
20:57Pardon, oui.
20:57Les ophtalmologistes héroïques.
20:58Oui, oui, oui.
20:59Héroïque.
21:00Surtout quand vous devez
21:01faire 70 kilomètres
21:02maintenant pour aller
21:03à Donjon-le-Rotrou
21:04parce que du moins
21:05Donjon-le-Rotrou, oui.
21:06Parce que vous êtes plutôt
21:07dans la Sarthe.
21:08On s'est étendu
21:09au tas de la Sarthe,
21:10c'est-à-dire la Sud-Sarthe.
21:11Bien sûr.
21:12Maintenant dans l'Orne
21:13et puis après
21:13Donjon-le-Rotrou, oui,
21:14tout à fait.
21:15D'accord.
21:15Et donc, c'est vrai
21:16que vous arrivez finalement
21:17à dépister parfois
21:18même des problèmes
21:19assez graves, non ?
21:20En fait, le problème
21:21en ophtalmologie,
21:22c'est que,
21:23comme dans toute la médecine,
21:24il faut dépister tôt.
21:25Et pour dépister tôt,
21:26il faut donner
21:27des rendez-vous tôt.
21:28Voilà.
21:29Donc à partir du moment
21:30où vous avez un point
21:31d'accueil du patient,
21:33le patient, lui, il vient,
21:34il a une baisse de vision,
21:35il ne sait pas du tout
21:36à quoi aller du la plupart du temps.
21:37On va dire 80%,
21:38c'est un truc très simple.
21:40Mais parfois,
21:40on a des mélanomes oculaires
21:42par exemple.
21:42Bien sûr.
21:44Du fait de cette organisation-là,
21:46le patient est identifié
21:48immédiatement
21:49comme ayant un problème,
21:50adressé dans le centre principal
21:52et puis éventuellement
21:53réadressé dans des centres
21:54secondaires hyper spécialisés.
21:56D'accord.
21:56Et c'est le...
21:59Qui est rémunéré ?
22:01Qui est rémunéré ?
22:02C'est l'orthoptiste, c'est ça ?
22:03Oui, alors...
22:04C'est lui qui est rémunéré ?
22:05Dans ses centres ?
22:06Le système est rémunéré.
22:08Bien sûr.
22:08Donc nous,
22:09ces centres,
22:10on les appelle DPA
22:10ou des postes avancés
22:11d'ophtalmologie.
22:13Évidemment que le patient
22:14qui rentre dans le centre
22:15a un forfait à payer.
22:19Donc en fait,
22:20ce forfait,
22:21il est en deux parties.
22:22Une partie,
22:23c'est une cotation
22:23de l'orthoptiste.
22:24Bien sûr.
22:25Qui va être faite
22:25en tiers payant.
22:26Et une autre partie,
22:27c'est l'analyse
22:28de dossier médical,
22:29le forfait d'analyse médicale.
22:31Ce forfait n'entre pas
22:32dans le forfait
22:34de telle expertise.
22:35Parce que le forfait
22:36de telle expertise,
22:37il est conçu
22:37pour un avis exceptionnel
22:39de temps en temps, etc.
22:40Alors que là,
22:41c'est des avis
22:41qui se succèdent
22:42toute la journée.
22:42Il y a 40 patients
22:44qui viennent dans le centre.
22:45Donc on ne peut pas
22:46utiliser la cotation Sécu.
22:47Donc on utilise
22:48une cotation
22:49qu'on appelle
22:50hors d'homenclature
22:51qui est fixée
22:51à 23 euros.
22:53Et que vous disent
22:54les ARS,
22:55les agences régionales
22:56de santé ?
22:57Alors bien sûr.
22:58Imagine qu'elles vous bénissent
22:59pour ça, non ?
22:59Oui, peut-être jusque-là,
23:01mais en tout cas,
23:02on nous voit
23:03avec assez de bienveillance.
23:04On a deux ARS tutelles,
23:06on va dire.
23:06On a l'ARS
23:07du Pays de la Loire
23:08et l'ARS Centre Val-de-Loire
23:10qui sont forcément favorables.
23:12On a aussi la CEPAM,
23:13notre CEPAM de Sarthe,
23:14qui nous voit
23:15avec beaucoup de bienveillance
23:16parce qu'on accepte
23:17beaucoup de demandes
23:18forcément.
23:19Il faut vous rendre compte
23:20que sur une année,
23:22on va avoir à peu près
23:2375 000 patients
23:25dans les centres périphériques.
23:27Énorme.
23:27C'est énorme, oui.
23:28Et un ensemble
23:29de patients vus
23:30par la groupe Ophtalmen
23:32de 134 000 patients en an.
23:35D'accord.
23:35Vous êtes combien
23:36d'ophtalmo ?
23:37Alors maintenant, 7.
23:38Donc vous voyez,
23:39ça fait une moyenne
23:39à peu près, on va dire,
23:4118 000 patients gérés.
23:43Alors vous voyez,
23:43c'est la conscience.
23:44Ce n'est pas vu,
23:45vous n'avez plus besoin
23:45de voir l'ophtalmo,
23:46mais c'est géré par l'ophtalmo.
23:48Mais on pourrait finalement
23:49le développer
23:50dans d'autres spécialités ?
23:51Ah bah oui, certainement.
23:52De toute façon,
23:53on a été un peu pionnier
23:54avec le travail
23:54avec les orthoptistes,
23:55oui, on peut le développer
23:56dans d'autres spécialités.
23:57Et vous pensez le développer
23:59dans d'autres régions
24:00que la CERTE, que la Loire ?
24:01Alors, le centre Ophtalmen,
24:02il est arrivé quand même
24:03à un certain niveau.
24:04Comme je disais,
24:05134 000 patients en an,
24:0745 collaborateurs,
24:08enfin voilà,
24:08tout ça pour une petite
24:09structure libérale en fait.
24:10Bien sûr.
24:11On n'est pas adossé
24:11à des fonds de pension,
24:12on n'est pas centre de santé,
24:13c'est tout propre
24:14au niveau libéral.
24:17L'idée, c'est de le dupliquer.
24:19Bien sûr.
24:19De faire dupliquer,
24:20puis de l'implanter
24:20dans les régions
24:21qui sont en pénurie.
24:22Voilà.
24:23Donc, ça c'est le projet futur.
24:25Et bien bravo,
24:26vraiment bravo
24:26pour ce que vous faites.
24:27Merci beaucoup.
24:28Voilà, c'est la fin
24:29de cette émission.
24:29On se retrouve
24:30la semaine prochaine.
24:33Check-up santé
24:34sur BFM Business.
24:35Sous-titrage Société Radio-Canada
24:38Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations