- il y a 21 heures
Ce jeudi 26 mars, Olivier Sautel, chef économiste de Deloitte France, Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, Philippe de Verdalle, gérant chez Uzès Gestion, Julien Moulin, président de La Française de l’Énergie, Pierre-Olivier Beffy, chef économiste de Boussard et Gavaudan, et Mikael Petitjean, chef économiste de Waterloo AM et professeur à l'Université de Louvain, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06L'actualité des marchés financiers, ça continue sur BFM Business. Dans un instant, l'ouverture, comment ça se présente, Etienne
00:12Braque ?
00:12Petite baisse en vue pour les grands indices européens. Après une nette hausse hier, le CAC 40 a gagné 1
00:17,3%.
00:18Vous aviez une hausse de plus d'un pourcent également pour l'Eurostox ou encore le DAX à Francfort, du
00:23vert également à Wall Street.
00:24C'est vrai qu'hier, les marchés étaient résolument optimistes sur l'issue de ce conflit avec, souvenez-vous, des
00:30bateaux qui ont pu s'échapper du détroit d'Hormuz,
00:33des bateaux non hostiles aux yeux de l'Iran et puis dans le même temps, Donald Trump qui avait envoyé
00:37cette fameuse lettre de 15 points.
00:40Aujourd'hui, ça redescend un petit peu parce que ça patine du côté de ces négociations.
00:44La Maison-Blanche confirme des discussions mais ne dit pas avec qui quand du côté de l'Iran, c'est
00:50pas 15 points mais c'est 5 points
00:51et on est sur des 5 points fermes qui vont sûrement être redoutés et refusés par la Maison-Blanche.
00:57Le baril de pétrole qui s'était nettement détendu hier repart d'ores et déjà de l'avant.
01:01104 dollars pour le baril de Brent, c'est une hausse de 2,5%.
01:05Quand le WTI reprend plus de 3% à 93 dollars sur le front du gaz en Europe, vous êtes
01:10sur une hausse de plus de 2% à 54 euros le mégawatt.
01:13Pas mal de déclarations autour de la question des taux d'intérêt.
01:15On a un marché qui price 3 hausses de taux d'ici la fin de l'année, c'est peut
01:20-être un peu beaucoup.
01:20Oui, c'est peut-être un petit peu beaucoup et ces dernières heures, on a un retour en arrière.
01:24Souvenez-vous, lundi, le 10 ans français était au-delà des 3,8%.
01:27Ce matin, nous sommes à 3,7%.
01:29Ce matin, vous avez le patron de la Bundesbank, Joachim Négel, qui estime que cette hausse de taux qui est
01:36anticipée par le marché n'est qu'une option.
01:37Qu'à ce stade, rien n'est fait que la Banque centrale est data-dépendante.
01:40Ce matin, dans les échos, vous avez François Villerois de Gallo, le gouverneur de la Banque de France,
01:44qui calme également le jeu sur ses anticipations de hausse de taux.
01:48Quand hier, Christine Lagarde a dit que oui, la BCE, son mandat, c'était l'inflation, mais qu'elle se
01:53montrerait assez souple.
01:55Donc, ça explique en partie pourquoi le marché obligataire s'est détendu ces dernières heures.
01:59Et puis, c'est assez frappant également de voir que le marché qui est toujours dans l'anticipation va peut
02:04-être un peu trop vite en besogne,
02:05comme sur le marché actions, comme sur le marché obligataire.
02:08C'est vrai que parfois, même sur le pétrole, on avait des réactions très fortes.
02:11Mais quand vous interrogez les économistes, c'est ce qu'a fait notamment l'agence Reuters,
02:16ils ont interrogé 60 économistes en Europe, les deux tiers pensent qu'il n'y aura pas de hausse de
02:20taux de la part de la BCE.
02:22Donc, vous voyez, c'est compliqué de voir clair entre ce que pensent le marché, ce que pensent les économistes,
02:26et puis ce que pensent les institutions.
02:28Et c'est au milieu de tout ça, au milieu de tout ce bruit, qu'aujourd'hui, il faut se
02:30faire une idée.
02:31Et ça se comprend qu'aujourd'hui, les intervenants de marché sont un petit peu perdus.
02:34Le CAC 40 qui ouvre en baisse ?
02:36Moins 0,7%, au-delà, en deçà des 7800 points, 7 796 points pour le CAC 40.
02:42ST Microelectronics, Carrefour, Total Energy et Pernod Ricard sont les cinq seuls hausses à l'ouverture.
02:48A l'inverse, les valeurs cycliques ferment la marche.
02:50Une nouvelle fois, ArcelorMittal est balloté, moins 2,8% à 44,81 euros.
02:55À suivre aujourd'hui, Eden Red, qui perd plus de 4%, sous les 18 euros à 17,82 euros.
03:01Avec ce matin, l'autorité de la concurrence qui a annoncé l'ouverture d'une enquête sur sa filiale italienne.
03:07Il serait question d'abus de position dominante, que ce soit sur les règlements des commissions,
03:13également sur les délais de paiement.
03:14Bon, en attendant, dans le flou, le titre cède du terrain, c'est l'une des plus fortes baisses du
03:19SBF 120.
03:20Sur le front des devises, vous avez l'euro-dollar qui est repassé sous les 1,16, nous sommes à
03:241,1553.
03:25Et donc, le baril de pétrole qui repart de l'avant, et à l'inverse, l'once d'or qui
03:29cède du terrain,
03:29moins 2% pour l'once d'or, sous les 4,500 dollars.
03:32Avant de parler du sommaire de l'émission, juste un mot de ARM.
03:36Oui.
03:36Plus 17% en après-marché ?
03:38Plus 17% pour ARM qui est coté à Wall Street.
03:41Le groupe a dévoilé hier une nouvelle puce pour les centres de données, pour l'intelligence artificielle.
03:47Une puce qui a été co-développée avec Meta et qui est produite par TSMC.
03:51Le groupe est très positif pour cette puce.
03:52Il a donné des objectifs chiffrés, que ce soit sur les ventes, les marges, jusqu'à 2031.
03:57Et ça, ça plaît en ce moment aux investisseurs qui sont un petit peu perdus.
04:01Et d'ailleurs, quand vous regardez depuis le début de ce conflit, depuis le début du mois,
04:04Envia est stable à Wall Street.
04:06Idem pour Broadcom, quand à l'inverse, les Apple, les Meta, les Microsoft ont perdu 7-8%.
04:12En ce moment, le secteur des semi-conducteurs et les fabricants de puces dédiés à l'intelligence artificielle
04:17se portent très bien la visibilité.
04:19Aujourd'hui, ça se paye en bourse.
04:20Mais en tout cas, vous avez quand même une nette surperformance de ces valeurs.
04:23Au sommaire de Good Morning Market.
04:25Dans un instant, nous allons revenir avec les équipes de Loi sur les chiffres qui ont été publiés ce matin
04:29et hier par la Banque de France et l'INSEE, que ce soit sur la confiance des ménages,
04:35mais également les niveaux d'inflation et de croissance pour cette année 2026.
04:39Les valeurs qui font l'actualité en ce moment, la française de l'énergie,
04:41son patron sera d'ailleurs avec nous à 9h30.
04:44En début de semaine, ils ont dit avoir trouvé l'un des plus grands gisements d'hydrogène dans la Moselle.
04:49Le titre gagne 50% depuis le début de l'année.
04:51Pourquoi ? Réponse donc, dans une petite demi-heure à 9h20.
04:55Nous serons également avec les équipes d'usage gestion pour parler de Atem
04:58qui a scellé un contrat avec Netflix, notamment dans la compression vidéo.
05:03Et puis, il sera question également de Elena Santé qui a publié ses résultats hier.
05:07Voilà donc pour les valeurs qui font l'actu et qui seront donc abordées dans Good Morning Market 9h10h.
05:11Bonne émission, à demain.
05:13BFM Business présente
05:15Good Morning Market
05:17Etienne Brac
05:19C'est parti pour Good Morning Market et donc le CAC 40 qui cède 0,5% après un gain
05:24de 1,3% hier, 7806 points.
05:27Tous les éléments sur cette séance dans un instant avec Jean-Louis Cussac qui nous attend depuis Perceval Finance Conseil.
05:32Trigano qui a publié ses résultats perd un peu plus de 6%.
05:35Moins 6% également donc pour Eden Red qui est sous le coup d'une enquête en Italie.
05:3917,51 euros à l'inverse.
05:41Soitec qui gagne un peu plus de 5% après un relèvement de recommandations de la part de Morgan Stanley.
05:4857,64 euros pour ce titre Soitec.
05:52Focus sur les dernières statistiques en France avec Olivier Sautel, chef économiste de Deloitte France.
05:58Bonjour Olivier.
05:59Bonjour Etienne.
06:00Merci de nous accompagner ce matin et surtout de nous éclairer dans ce climat très incertain.
06:04Alors c'est vrai que ces dernières heures, différentes institutions ont fait part de leurs prévisions.
06:09C'était le cas de la BCE la semaine dernière.
06:12Et puis là vous avez notamment la Banque de France ou encore l'INSEE.
06:16Bon le message in fine c'est que pour l'instant ça tient.
06:20Il n'y a pas le mot récession encore dans les prévisions.
06:23Mais forcément avec la hausse des matières premières il faut s'attendre à un petit peu plus d'inflation.
06:27Oui tout à fait.
06:28Je pense que les économistes de la BCE et les projectionnistes ils sont je pense comme vos éditeurs, vos téléspectateurs
06:33face à des décisions de marché en pleine volatilité.
06:36Ils essaient de construire ces scénarios là.
06:38Ce qui est peut-être intéressant avant de donner l'impact en tant que tel sur ces scénarios c'est
06:41de voir ce qu'il y a comme sous-jacent.
06:43C'est de se dire voilà en scénario central un conflit qui aurait une désescalade avant la fin du premier
06:48semestre.
06:49Et donc un baril de pétrole qui serait autour de 90 euros jusqu'à juin puisqu'il descendra en 70.
06:54Mais deux grandes incertitudes.
06:57Est-ce que le conflit durera mais surtout est-ce qu'il y aura plus de destruction d'infrastructures énergétiques,
07:02plus de disruption et dans ce cas-là des scénarios plus défavorables avec des prix qui resteraient plus élevés plus
07:06longtemps.
07:07Donc ça commence à se traduire.
07:09Dans ce scénario alors qu'on peut en tout cas où il y aurait une désescalade rapide, il y aurait
07:13un impact croissance et inflation comme vous le disiez.
07:16Au niveau de la zone euro c'est autour d'un peu plus de 0,5 point d'inflation en
07:21plus.
07:22Donc on pourrait tangenter jusqu'à les 3%.
07:25Au niveau français également 0,4 point d'inflation en plus mais on serait plutôt autour des 2%.
07:30Et puis en termes de croissance ce qui est intéressant c'est que ce qu'annonce la Banque de France
07:34ce matin c'est une révision relativement modeste en disant on était autour de 1% de croissance on serait
07:39à 0,9%.
07:39Et c'est un peu plus, l'effet est plus prononcé au niveau zone euro.
07:43Grâce notamment à un acquis de croissance, c'est-à-dire que vous avez une croissance embarquée quand vous débutez
07:47votre année et donc in fine en fait la croissance va vraiment ralentir dans la deuxième partie de l'année
07:52proche de 0 pour le second semestre.
07:54Exactement en fait la différence notamment entre la France et l'Europe je pense qu'elle a deux grandes raisons.
08:00La première c'est celle que vous donnez, c'est-à-dire qu'on avait fait une bonne deuxième moitié
08:042025 plus un premier trimestre où on avait encore de la croissance.
08:08Et donc il y avait déjà cet acquis de croissance et donc finalement le ralentissement de deuxième partie de l
08:13'année fera qu'on pourrait se situer autour de 0,9% alors que je pense qu'on aurait pu
08:19espérer au vu du premier trimestre dépasser les 1 point.
08:22Ça c'est la première raison donc la dynamique un peu, l'économie française arrivait plus ou moins lancée en
08:27tout cas un peu mieux que la zone euro.
08:30La deuxième raison importante c'est si on compare France et zone euro c'est qu'on est moins impacté
08:34quand même, moins touché par le choc inflationniste parce que moins dépendant du gaz et donc on est sans doute
08:39un peu moins touché que le reste de l'euro.
08:41On parle beaucoup c'est vrai des prix des carburants mais encore ce matin dans les échos François Villeroy de
08:46Gallo rapporte qu'au final les prix des carburants dans la consommation globale des ménages c'est une partie infime.
08:52Alors certes pour certains ménages c'est plus que d'autres mais on parle de moins de 5%, 4%
08:57donc c'est vrai qu'il peut y avoir un effet assez important sur une partie de l'inflation mais
09:01au global pour l'instant il n'y a pas de dérapage.
09:04Tout à fait et c'est pour ça qu'en fait les scénarios de dérapage de l'inflation parce que
09:10ça peut aller jusqu'au-delà de 3% dans les scénarios les plus défavorables, ces scénarios là c'est
09:13si l'inflation se propage et on sait que l'inflation elle ne va pas toucher que le carburant.
09:18On a des secteurs évidemment on pense au transport mais aussi comme la chimie, certaines entreprises ont jusqu'à 10
09:22% de leur chiffre d'affaires qui sont des frais d'hydrocarbures donc le risque c'est est-ce que
09:26ça se propage d'abord à ces biens-là et ensuite est-ce que ça se propage dans les salaires
09:30comme on l'a vu en 2022, ce que les économistes appellent les effets de second tour.
09:34Et on voit bien que c'est exactement ça dans les différences de scénarios d'inflation c'est de dire
09:38est-ce qu'on en reste à un choc énergétique contenu je dirais ou est-ce qu'on a cette
09:42propagation au reste de l'économie.
09:43Voilà donc les produits pétroliers dont l'essence pèse seulement pour 4% dans le panier de consommation moyen des
09:48français, l'énergie au sens global 9% si vous prenez en compte les prix de l'électricité.
09:54Si vous regardez les données de ce début d'année mais également du quatrième trimestre, dans quelles conditions sont rentrées
10:00les entreprises dans aujourd'hui cette guerre en Iran ?
10:04Que ce soit au niveau de leur bilan, leur endettement, quel aujourd'hui constat vous pouvez faire là-dessus Olivier
10:10Sautel ?
10:10Tout à fait, l'idée c'est de se dire quelle est leur capacité de résilience face à ce nouveau
10:14choc.
10:15Lorsqu'on observe effectivement en fin d'année dernière on avait un taux de marge global des entreprises autour de
10:2031-32% qui était plus ou moins stable,
10:23un tout petit peu en retrait par rapport à l'année d'avant mais relativement stable.
10:28des conditions de financement qui s'étaient plutôt améliorées, c'est-à-dire les entreprises empruntaient plutôt moins chères et
10:33des emprunts bancaires en légère hausse mais qui signifiaient plutôt qu'il y allait de pair avec une certaine reprise
10:39de l'investissement.
10:40Donc finalement la statistique qui reste quand même assez forte dans un sens un peu inquiétant c'est qu'on
10:47a des niveaux de défaillance d'entreprise qui restent relativement élevés
10:51mais ça, ça touche beaucoup beaucoup les micro-entreprises et donc je dirais qu'on avait des secteurs fragilisés, ceux
10:57qui n'avaient pas profité du rebond,
10:58typiquement le retail, typiquement l'industrie agroalimentaire et sur le reste pour l'instant un choc qui serait limité entre
11:05guillemets à quelques mois et effectivement gérable par la plupart des secteurs.
11:09Ce matin l'INSEE a publié le climat des affaires, il ressort à 97 points en mars, le consensus était
11:14à 96-97 points, c'est le même point qu'en février.
11:16A voir comment la situation évolue dans les prochaines semaines, tout dépendra bien sûr des conditions de financement, le débat
11:22est ouvert sur des hausses de taux ou non de la BCE
11:25et puis le moral des ménages, des consommateurs également, ça c'est important, ça c'est des éléments à suivre
11:31parce que c'est vrai que face à une incertitude persistante
11:33il y a peut-être des chances de voir le taux d'épargne progresser, la consommation baisser et là pour
11:38fermer la boucle avec ce qu'on disait en préambule, ça aurait forcément un impact sur la croissance française.
11:42Oui tout à fait, alors on espère qu'il n'augmentera pas l'auto d'épargne, mais en tout cas
11:46est-ce qu'il baissera, puisqu'il est encore à un niveau élevé,
11:49on attendait une augmentation de la consommation, là on voit d'ailleurs, c'est intéressant parce que l'INSEE est
11:54un peu plus pessimiste que la Banque de France
11:56en disant que le pouvoir d'achat des ménages pourrait reculer cette année, la Banque de France prétend qu'il
11:59sera stable,
12:00mais on voit qu'il y aura une tension quand même sur le pouvoir d'achat parce que la croissance
12:03des salaires est limitée
12:04et qu'il y a quand même davantage d'inflation. Et donc effectivement, cet effet pouvoir d'achat, cet effet
12:08d'incertitude,
12:09est-ce que ça amputera l'augmentation de la consommation qui était censée soutenir la croissance ?
12:13Ça reste pour moi un des vrais points de risque ou de faiblesse en termes d'estimation.
12:193,7% ce matin pour le 10 ans français. Votre scénario, vous, sur la baisse des taux, hausse des
12:25taux de la BCE,
12:26c'est vrai qu'on est passé d'un scénario en début d'année de baisse des taux à un
12:29scénario de hausse de taux.
12:30Et maintenant, quand vous regardez le baromètre Reuters, ils estiment que les deux tiers des économistes en France
12:36pensent que ce sera un statu quo.
12:38Sur la BCE sur cette année, et en tout cas avec les estimations qui sont parues hier,
12:43effectivement, on s'inscrit aussi dans cette tendance. Pourquoi ? Parce qu'on aura une croissance qui restera faible,
12:48en dessous d'un point, et une inflation, si on ne va pas vers les scénarios les plus défavorables,
12:52qui ne dépassera pas les 2,5. Donc du coup, ce serait quand même assez étonnant.
12:56Et on voit bien que dans la communication de la Banque de France, c'est-à-dire grosse attention portée
13:00aux effets de propagation, aux effets de second tour, donc plutôt aux scénarios les plus défavorables.
13:04Effectivement, nous, on n'est pas sur ce scénario d'hausse de taux, en tout cas d'ici la fin
13:07de l'année.
13:08Merci beaucoup Olivier Sotel de nous avoir accompagné ce matin, chef économiste de Deux Lois de France,
13:11pour dresser un premier bilan et des premières perspectives sur la situation française.
13:179h13, tout de suite, on jette un coup d'œil à la séance en cours.
13:19– Après une hausse de plus d'un pourcent hier, le CAC 40, c'est 0,5%, 7803 points,
13:27moins 0,9% pour l'Eurostox 50, avec les prix du pétrole qui repartent de l'avant.
13:32103 dollars pour le baril de Bren, ça profite notamment à Total Energy.
13:36Bonjour Jean-Louis Cussac, merci de nous accompagner ce matin depuis Perceval Finance Conseil.
13:41– Bon, toujours encore et toujours, oui, de la confusion à la Bourse de Paris.
13:45C'est vrai qu'on passe de hausses assez importantes à des baisses sans nouvelles flagrantes ce matin en ce
13:51qui concerne l'Iran.
13:52– Oui, il est clair que les investisseurs attendent des clarifications et il n'y en a pas vraiment.
14:04Ils doutent des propos de Donald Trump, c'est évident.
14:07En même temps, ils conservent quand même l'envie d'acheter, on peut dire,
14:12on a envie d'aller à la chasse aux bonnes affaires avec beaucoup de méfiance.
14:16Bon, les tendances sur le plan technique sont baissières, il n'y a pas de discussion.
14:21Mais les objectifs ont été atteints, c'est-à-dire qu'en fait, on avait autour de 6 520 sur
14:25le marché américain,
14:28S&P 500, on l'a légèrement dépassé.
14:30Et puis, c'était 7 520 sur le CAC 40, c'est pareil, donc le niveau a été atteint.
14:37Enfin, ça peut tenir, ça peut tenir.
14:39On a des volatilités implicites qui sont très, très, très, très volatiles également.
14:44C'est-à-dire qu'en fait, on passe de 20 à 25 dès que ça stresse.
14:49Donc, les investisseurs, globalement, sont dans une phase d'attente de cette clarification,
14:54avec donc sans illusion, mais beaucoup de prudence.
14:57Donc, il n'y a pas de complaisance sur les marchés.
15:01Sur les actions, on voit qu'il y a des achats sur des points bas,
15:04avec toujours l'idée que c'est peut-être le bon prix,
15:08mais il n'y a pas de signal technique, de signal technique.
15:10En fait, on a des niveaux de prix où on se dit, quand même, c'est bas, on peut peut
15:16-être acheter.
15:17Le nombre de valeurs qui ont baissé de 25%, parmi même le groupe A, les plus belles valeurs,
15:23il y en a énormément.
15:24Alors, évidemment, plus ça baisse, plus on se dit, oh là là, il y a peut-être quand même derrière
15:28des problèmes plus importants.
15:31Je pense, par exemple, à Seb, à Isilor, qui a beaucoup baissé aussi, Veralia.
15:37Veralia, il y a eu des ramassages, quand même, ces derniers jours. On l'a vu.
15:42Donc, bon, globalement, c'est une crise un peu particulière,
15:46parce que le principal moteur d'Airbon, c'est Trump quand il parle, ou le pétrole.
15:52Le pétrole, il y a des très, très, très gros arbitrages sur ces marchés,
15:59arbitrages sur des valeurs, sur des secteurs, mais sur surtout indices et puis pétrole.
16:06Donc, ça continue.
16:07Là, pour ce matin, moi, j'étais dans l'idée, pourquoi pas, de vendre jusqu'à 7 890.
16:13C'était la zone de résistance.
16:16Alors, après, tout dépend de ce qu'on fait entre, en gros, 8 heures,
16:20quand les marchés, quand le futur CAC 40, il ouvre.
16:23Et puis, 9h30, bon, là, on tient autour des 7 8.
16:28Donc, on peut peut-être vendre un petit peu plus rapidement,
16:32peut-être vers 7 830, qui serait le premier niveau.
16:36Le problème, c'est qu'il faut que ça offre aussi un potentiel de repli, quand même,
16:40pour faire quelque chose dans la journée.
16:42Mais, en gros, vous voyez, entre 7 830 et 7 890, c'est la zone de vente pour,
16:47en tout cas, ce matin.
16:49Donc, il y a une grosse activité sur les options.
16:51Moi, la plupart de mes trades, en ce moment, c'est des stratégies d'options.
16:56Vendre des options avec des volatilités implicites très élevées,
17:01c'est toujours très intéressant.
17:03Sauf qu'il ne faut pas en faire beaucoup,
17:05parce qu'évidemment, ça peut partir vite dans une direction.
17:09Là, ces derniers temps, on a fait plutôt du surplace,
17:11donc c'était très rémunérateur.
17:13N'empêche qu'il faut vraiment être prudent.
17:15Il ne faut pas faire d'effet de levier important, surtout pas.
17:17Et quand je dis même un effet de levier supérieur à 2,
17:20c'est déjà dangereux, parce que si ça part violemment,
17:24il faut être réactif.
17:26Donc, ce n'est pas à mettre entre toutes les mains.
17:29Alors, je vends des poutes sur des points bas,
17:31je vends des calls sur des points hauts.
17:33Puis, quand le marché rebaisse, je rachète les calls.
17:35Puis, je revends des poutes.
17:37Alors, les calls, on peut les spreader,
17:39parce que, si vous voulez, on achète une voile implicite
17:41qui diminue plus le marché monte.
17:44En revanche, on ne peut pas vraiment couvrir les ventes de poutes,
17:47parce qu'acheter un put un peu plus loin de la monnaie coûte très cher,
17:51parce que, si vous voulez, le smile de vol,
17:52il augmente d'une manière significative.
17:54Et donc, on paye ces options en dehors de la monnaie trop cher.
18:00Donc, on se contente de le vendre.
18:02On contrôle un petit peu sa position avec du futur.
18:05Et puis, surtout, on n'en fait pas beaucoup.
18:07Et ça suffit pour faire des choses vraiment intéressantes.
18:11Vous voyez, il y a une très grosse, très, très grosse activité
18:14autour des options.
18:16Tout ce que vous voyez sur les volumes,
18:18la plupart du temps, c'est vraiment ça.
18:20De l'arbitrage, des gestions indicielles, etc.
18:26Et puis, ponctuellement, il y a des achats sur des valeurs ou des ventes.
18:30Eden Red, vous l'avez cité, qui baissent des petits problèmes.
18:33Soitech, qui a plutôt été ramassé ces derniers jours.
18:35Eramet, qui est reparti.
18:37Vous voyez, Eramet, c'est une valeur.
18:38Quand elle est revenue sur une zone comme ça, autour de 49,
18:42c'était une zone d'achat.
18:45Je surveille, j'ai fait de l'Imeris un petit peu aussi.
18:48Ici-là, pour l'instant, j'attends au moins que l'amorce quelque chose,
18:51mais elle ne fait rien du tout.
18:53Elle ne veut pas y aller.
18:53J'ai acheté un petit peu d'élior, par exemple.
18:56Mais voilà, ce sont des touches à l'achat.
18:58Je pense que ce que moi, je ressens, c'est ce qui est ressenti un peu par tout le monde.
19:03C'est-à-dire que la porte à une amélioration n'est pas fermée.
19:07Donc, voilà, sur le plan technique, on sait qu'à un moment donné,
19:12il y aura peut-être un signal.
19:13Et là, on pourra y aller d'une manière plus franche.
19:15Mais pour l'instant, ce n'est pas le cas.
19:17C'est cette phase, je répète, une phase d'attente plutôt positive,
19:21tout en sachant qu'évidemment, ça peut déraper avec des frappes encore de missiles.
19:29Cette nuit, il y en a eu d'autres.
19:30Donc, ils peuvent peut-être à un moment donné atteindre leur cible
19:33ou faire des ravages un peu plus importants, notamment sur Israël.
19:37Donc là, il y a vraiment un danger.
19:40Mais quand même, voilà, le moral, je trouve, il n'est pas comme dans la crise précédente
19:48avec la Covid ou en 2008.
19:51Vous voyez, ça n'a rien à voir.
19:52C'est vraiment une crise liée au pétrole, à cette inflation importée,
19:56au risque de stagflation.
19:58Mais en sachant qu'on peut prendre des mesures.
20:01Vous voyez, on peut contrôler aussi un dérapage de l'économie.
20:04Sauf si vraiment, ça dure.
20:06Mais les investisseurs gardent l'espoir qu'on arrive à gérer cette situation
20:13et surtout à ce que ça ne dure pas.
20:16Voilà, c'est ce qui, pour moi, émerge aujourd'hui.
20:19L'espoir reste encore assez présent sur le marché.
20:22Merci beaucoup, Jean-Louis Cussac,
20:24trader pour Compte Propre chez Perceval Finance Conseil.
20:267 797 points pour le CAC 40, une baisse de 0,6%.
20:30L'indice qui abandonne pour l'instant 9,1% sur l'ensemble du mois.
20:34Vous avez cité à l'instant Eden Red.
20:36Le titre accélère à la baisse, moins 8,5% désormais à 16,98 euros.
20:40Le groupe informe ce matin qu'il ne peut pas commenter l'enquête en cours en Italie
20:44et qu'il se met à la disposition de l'autorité de la concurrence
20:48avec donc aujourd'hui un éventuel abus de position dominante.
20:52Du côté de l'Italie, le titre est de loin la plus forte baisse du SBF 120.
20:58Dans 10 minutes, nous serons avec Julien Moulin,
21:00le président de la Française de l'énergie,
21:02pour revenir sur cette découverte très importante d'hydrogène dans la Moselle.
21:06Et tout de suite, on va continuer de parler de cet univers
21:09des petites et moyennes valeurs avec Philippe de Verdal.
21:11Bonjour Philippe.
21:13Bonjour, Etienne.
21:13Merci d'être avec nous ce matin.
21:15Vous êtes gérant chez USES Gestion,
21:17focus sur 3 et small et mid-cap avec OB,
21:21LNA Santé et ATEM.
21:23Commençons par la nouvelle la plus fraîche.
21:25LNA Santé qui a publié hier ses résultats annuels.
21:28Nous sommes dans le segment de la dépendance des EHPAD.
21:31Le groupe avait publié en début d'année son chiffre d'affaires
21:34et hier il a publié un résultat net en hausse de plus de 10% à 24 millions d'euros.
21:38On est vraiment dans le secteur des small caps.
21:40C'est 260 millions de capitalisation boursière.
21:42Oui, c'est le secteur des small caps.
21:44Alors rappelons brièvement, LNA, c'est 10 500 lits,
21:4910 000 collaborateurs, 89 établissements.
21:53Et donc un chiffre d'affaires qu'on connaissait,
21:55au total de 913 millions d'euros qui étaient en progression de plus de 10%.
22:00Mais le vrai chiffre d'affaires, c'est le chiffre d'affaires hors immobilier.
22:04Donc c'est un chiffre d'affaires de 870,5 millions d'euros.
22:07Alors en progression de 10%, dont 7,6% de croissance organique
22:14et puis évidemment un peu d'acquisition et de renforcement de lits et d'EHPAD.
22:20Donc c'est un bon chiffre d'affaires, tout si on compare à la concurrence,
22:24qui c'est plutôt des clarianes, on est à 2,6%,
22:27donc on est vraiment sur un bon chiffre d'affaires.
22:30Là où on est, alors LNA, c'est vraiment le bon élève de la classe.
22:35Globalement, en 10 ans, l'entreprise a doublé de taille
22:38et donc on n'est pas surpris par ces résultats.
22:41Mais on a une croissance du résultat d'exploitation qui est de 10%,
22:45exactement parallèle à la croissance du chiffre d'affaires
22:49et une croissance du résultat net de 10%,
22:51exactement parallèle à celle du chiffre d'affaires.
22:54Donc ça, c'est un peu l'élément déceptif ou négatif de cette publication.
22:59Pas de bonne surprise d'amélioration de la marge.
23:02Avec des marges qui sont toujours très faibles,
23:04puisque c'est un groupe qui fait 900 millions de chiffre d'affaires,
23:07vous avez un résultat net de 24 millions,
23:10avec, pour LNA, comme pour l'ensemble du secteur,
23:12de la dette, beaucoup de frais de fonctionnement,
23:15c'est vrai que c'est un secteur qui a été boudé par la bourse quand même.
23:18Alors, le secteur a été boudé à cause de ce qu'on en a dit,
23:21et donc il y a eu une, évidemment, et il y a toujours une bouderie de la bourse.
23:27Alors, LNA a un taux d'occupation qui est de 93% de ses EHPAD,
23:31parce qu'il y a un très bon taux d'occupation.
23:32En moyenne, en France, on est plutôt vers 90.
23:35Clariane, c'est 91.
23:37Émeisse, c'est 87.
23:38Alors, pourquoi ce taux d'occupation est un peu faible ?
23:41Et d'ailleurs, le taux d'occupation 2025 de LNA
23:45baisse de près de 1% par rapport au taux d'occupation en 2024.
23:49C'est pour une raison démographique.
23:51On entre dans les EHPAD vers 86 ans.
23:53Et donc, qu'est-ce qui se passait il y a 86 ans ?
23:55C'était le début de la guerre.
23:57Donc, on est dans la période où, globalement, il y avait,
24:03en 1940, 550 000 naissances,
24:06alors que 5 ans avant, il y en avait plutôt 650 000.
24:09La bonne nouvelle, ou en tout cas,
24:11ce qui est quand même un facteur qui va être transformant
24:14dans quelques années,
24:16c'est qu'on va arriver bientôt dans le baby-boom.
24:18Et le baby-boom, c'est plus de 850 000 naissances.
24:22Donc, on aura 300 000 personnes par an, en plus,
24:28en âge très âgée.
24:31Donc ça, ça sera un changement majeur dans les années qui viennent.
24:34Et ça vous rend optimiste sur ce secteur, ou plutôt prudent ?
24:37D'abord, à moyen terme, c'est certain.
24:40C'est même un vrai problème.
24:42Il y a 615 000 lits en EHPAD en France.
24:47Il y aura 300 000 personnes âgées en plus.
24:50Ça va être un vrai sujet.
24:52Alors, 2026, LNA nous annonce quand même une croissance organique
24:56de plus de 5 %, c'est un beau chiffre.
24:58Et ils annoncent aussi l'acquisition de 6 établissements
25:02en PACA et Rhone-Alpes.
25:04Donc, on va avoir une croissance encore en 2026 de LNA
25:08de l'ordre de plus de 10 %.
25:10Et si on regarde le multiple, on a un multiple très bas.
25:13Vous l'avez rappelé, une capitalisation de 260 millions d'euros.
25:15Et on aura un résultat l'année prochaine
25:17qui sera supérieur à 26 millions d'euros.
25:1925,40 € ce matin pour ce titre.
25:21Elena Santé qui a donc publié ses résultats annuels hier soir.
25:25Un autre titre aujourd'hui qui fait l'actualité,
25:28encore et toujours, c'est Atem.
25:30On est quand même sur une hausse spectaculaire.
25:32Atem gagne plus de 40 % depuis le début de l'année,
25:3750 % en l'espace d'un mois,
25:39puisque en dehors des résultats financiers,
25:41ils ont surtout loué un partenariat stratégique avec Netflix.
25:44Et ça, c'est quand même un game changer pour ce groupe.
25:46Exactement. Ils ont annoncé d'abord des très bons résultats.
25:49On y reviendra.
25:51Un partenariat, c'est vrai, Etienne, avec Netflix et avec YouTube.
25:56Et puis, la confirmation de leur objectif 2025.
25:59Donc, c'est trois game changers.
26:01Alors, on peut revenir sur le partenariat.
26:02Qu'est-ce que fait Atem ?
26:04Ça fait de la compression de vidéos.
26:05C'est un secteur assez concurrentiel.
26:07Mais ça prouve que leurs produits et leur capacité de compression de vidéos est très bon,
26:14puisqu'ils ont ce partenariat pour la vidéo live avec Netflix et YouTube.
26:19Donc, ça nous dit que c'est vraiment une pépite.
26:24Alors, Netflix, Atem, c'est une toute petite boîte.
26:27Une boîte, ça capitalise 115 millions d'euros, 120 millions d'euros pour moins de 100 millions d'euros de
26:34chiffre d'affaires.
26:34Mais c'est une boîte très internationale.
26:37Plus de 1000 clients.
26:38Les clients, c'est ceux qui diffusent.
26:41C'est les télés, les boîtes de streaming et puis les grands opérateurs.
26:46Partout dans le monde, ils sont très implantés aux États-Unis.
26:49Et alors, ils ont fait un résultat 2025 qui était quand même très bon.
26:52L'année dernière, 2024, ça avait été un peu flageolant.
26:55Et là, ils ont quand même multiplié leur EBITDA.
26:58Ils sont passés de 1 à 9.
27:00Et ils visent 22 en 2027.
27:02Exactement.
27:02Ils visent 22 en 2027 en nous disant qu'on aura à peu près une trajectoire droite d'ici 2027.
27:07Donc, on a eu 9 en 2025.
27:10On pourrait avoir 15 en 2026.
27:1222 en 2027.
27:14Ce qui est crédible à cause de ce partenariat et de ce qu'il nous démontre.
27:17Et donc, si vous faites 22 en 2027 et il n'y a pas tellement de dettes,
27:21vous êtes encore sur des ratios de valeur d'entreprise EBITDA qui sont assez faibles.
27:27Ça explique la hausse très forte du cours de bourse dont on ne peut pas exclure qu'elle continue.
27:32Le titre a gagné plus de 150% en l'espace d'un an.
27:35Nous sommes à peine à 10 euros ce matin, 9,96 euros.
27:38Mais on n'est pas sur des plus hauts historiques, loin de là.
27:40On revient sur des niveaux de 2023 puisque le titre avait connu un très beau parcours
27:45sur les années 2017-2022.
27:48Et puis ensuite, il y a eu un petit plongeon.
27:50Comment on peut expliquer que ce titre a perdu de sa superbe en bourse ?
27:54C'est une très belle histoire de croissance.
27:57C'est un titre qui faisait un peu plus de 25 millions d'euros il y a 10 ans
28:00et qui a multiplié par 4.
28:03Et l'année dernière, en 2024, ils ont eu pour la première fois un petit ralentissement de la croissance
28:09parce qu'aux Etats-Unis, ils ont moins bien vendu et les résultats ont été moins bons.
28:13C'est ce qui a été assez sanctionné fortement.
28:16Un dernier mot de OBE.
28:18OBE, on est dans les services aux entreprises numériques.
28:22Là aussi, on a eu des parcours chahutés avec les questions sur les softwares,
28:27sur l'intelligence artificielle, la place de ces sociétés comme OBE.
28:31OBE, vous êtes optimiste sur cette société ?
28:33Moi, je suis optimiste à cause du discours d'OBE.
28:36Les résultats 2025 sont très bons et des perspectives 2026
28:41que OBE vient de donner et qui sont très bonnes.
28:44Donc, résultats 2025, ils ont été en partie boostés par une très belle acquisition qu'OBE a fait,
28:50qui est Solutec.
28:51Donc, OBE avait beaucoup de trésorerie.
28:52Elle a utilisé une partie de cette trésorerie pour acheter une entreprise très complémentaire
28:57avec une marge beaucoup plus faible qu'elle.
28:59OBE, c'est 9,1 de marge en 2025.
29:02Et Solutec, quand ils en ont fait l'acquisition, avait 3% de marge.
29:06Et OBE nous a dit, je vais réussir à échéance 2027
29:11à monter la marge de Solutec à peu près à mes marges.
29:15Donc, ça, c'est assez relatif.
29:16Et on a eu déjà une première étape en 2025.
29:19On aura la continuation en 2026.
29:21Et ce qui est intéressant, c'est qu'OBE nous dit,
29:25là, tous les voyants sont au taux vert.
29:26Alors, OBE travaille beaucoup pour la banque et la finance.
29:30C'est 40% du chiffre d'affaires.
29:32Et les prises de commandes sont très bonnes.
29:35Et elle est même très bonne sur les deux premiers mois de l'année.
29:38Et il y a même des augmentations de prix.
29:41Donc, plus de 3% en moyenne.
29:43Donc, tous les voyants sont au taux vert.
29:45Et donc, on aura l'année prochaine, avec Solutec,
29:48qui sera intégré sur toute l'année,
29:51alors qu'il n'était que sur 6 mois cette année,
29:53une vraie croissance du chiffre d'affaires,
29:55donc de l'ordre de 680 millions d'euros,
29:59avec une augmentation, enfin, une stabilité de la marge,
30:02mais qui n'est pas mauvaise.
30:03Donc, on voit le discours d'OBE, c'est de nous dire,
30:07les entreprises ont besoin de moi pour leur digitalisation
30:10et pour intégrer de l'intelligence artificielle.
30:13Voilà donc pour ce titre OBE.
30:15Maintenant, reste à convaincre les investisseurs.
30:17Ce n'est pas facile.
30:17Ce titre perd plus de 25% depuis le début de l'année.
30:2141 euros, 520 millions d'euros de capitalisation boursière.
30:25Merci beaucoup.
30:26Philippe de Verdal nous a accompagnés ce matin.
30:28Gérant chez UZES Gessuant.
30:30Très courte pause.
30:30On se retrouve dans un instant.
30:31Nous serons avec le patron de la Française de l'énergie.
30:34C'est l'une des fusées en bourse depuis le début de l'année.
30:36Le titre gagne plus de 40%.
30:38Et rien que sur ces dernières semaines,
30:40on a un parcours impressionnant.
30:41Plus 30% en l'espace d'un mois.
30:43Et pour cause, le groupe a trouvé de l'hydrogène dans la Moselle.
30:47Probablement l'un des plus grands gisements au monde.
30:49Élément de réponse dans un instant.
30:50Et puis dans une deuxième minute,
30:52c'est Pierre-Olivier Beffy,
30:53le chef économiste de Boussard et Gavodan,
30:55qui sera avec nous.
30:55Accompagné de Mickaël Petitjean,
30:57qui nous attend depuis la Belgique,
30:58le chef économiste de Waterloo Asset Management,
31:01pour revenir sur la très forte volatilité
31:02des marchés actions en ce moment.
31:04Mais des marchés qui sont quand même résolument optimistes
31:06sur l'issue de ce conflit.
31:08Éclairage dans la deuxième partie de l'émission.
31:09A tout de suite.
31:12BFM Business présente
31:14Good Morning Market.
31:16Étienne Braque.
31:17Deuxième partie de Good Morning Market.
31:19Dans un instant, nous parlerons de la française de l'énergie
31:21avec Julien Moulin, son président.
31:22Juste avant, un petit détour par la séance en cours.
31:24Et le CAC 40 qui cède 0,6%
31:26après avoir gagné 1,3% hier.
31:287 797 points.
31:30Et pour cause, les prix de l'énergie repartent de l'avant ce matin.
31:33Plus 2% pour le pétrole, au-delà des 103 dollars.
31:35Plus 2% également pour les cours du gaz en Europe.
31:38Avec un TTF qui repart au-delà des 55 euros.
31:41Du côté des valeurs, Total Energy forcément en profite.
31:44C'est l'une des plus fortes hausses ce matin.
31:45Proche de son record historique à 78 euros.
31:47A l'inverse, les valeurs cycliques ferment la marche.
31:50A commencer par ArcelorMittal qui cède 2,8%.
31:569h33, Julien Moulin est donc ce matin en plateau avec nous.
31:58Le président de la Française de l'énergie.
32:00Bonjour Julien Moulin.
32:02Merci d'être avec nous en plateau.
32:03La Française de l'énergie, c'est une small cap qui est cotée à Paris.
32:07C'est 230 millions de capitalisation boursière.
32:10Un titre qui explose depuis le début de l'année.
32:12Grâce notamment à vos résultats.
32:14On en parlera dans un instant.
32:15Mais grâce également à votre métier.
32:17Qui intéresse aujourd'hui alors qu'on est sur une hausse très importante
32:21des prix de l'énergie, que ce soit sur les cours du gaz
32:24mais également les cours du pétrole.
32:26Votre métier, c'est notamment d'aller capter dans des anciennes mines
32:30le grisou et ça, aujourd'hui, ça porte votre croissance.
32:34Tout à fait, c'est un pilier historique que nous avons développé depuis 2017
32:38qui est le captage d'un gaz fatal, le fameux grisou,
32:40dans les anciennes galeries minières dans le nord de la France et en Belgique
32:43pour éviter son rejet à l'atmosphère et le valoriser en circuit court.
32:47Avec aujourd'hui également une activité dans le solaire, le photovoltaïque
32:50et puis dans l'hydrogène.
32:52L'énergie, aujourd'hui, c'est un métier qui est très vaste, très grand,
32:56qui est occupé par des très grands acteurs.
32:58Comment vous pouvez trouver votre place au niveau français ?
33:01Parce que c'est vrai que la France, ce n'est quand même pas aujourd'hui
33:03un métier très important.
33:06L'énergie fossile, il n'y en a pas, ou presque, en tout cas, elle n'est pas exploitée.
33:09Comment vous pouvez trouver votre place dans tout cela ?
33:12Alors la France, on est parti de la France et aujourd'hui,
33:14on a des ambitions qui sont bien plus larges que la France
33:16puisqu'on est déjà en production dans cinq pays à travers l'Europe.
33:19Donc on est présent en France, en Belgique, au Luxembourg, en Norvège et en Bosnie.
33:23Donc on a des développements internationaux.
33:25Et notre positionnement, c'est un positionnement multi-énergie,
33:28bas carbone, production locale pour une utilisation locale.
33:31Et ce modèle est encore plus pertinent aujourd'hui
33:33avec les contraintes géopolitiques que l'on connaît.
33:35L'Union européenne a confirmé l'accélération de la fin des quotas gratuits
33:39pour les crédits carbone d'ici à 2034.
33:43Ça, les quotas carbone, c'est un élément essentiel pour vous.
33:46Ça vous aide à vous développer et puis surtout à aller conquérir des industriels
33:50au plus près de ces fameuses mines.
33:53Alors pas vraiment.
33:54Vous allez être étonné.
33:55On ne bénéficie absolument pas des quotas carbone.
33:58On ne traite pas du tout sur ce marché.
34:01Mais vous en bénéficiez ?
34:02On en bénéficie par une obligation d'achat
34:05comme tous les autres producteurs d'énergie renouvelable ou de récupération.
34:08Par contre, ce dont on bénéficie, c'est l'encouragement réglementaire
34:13à ce que les industries se décarbonnent
34:15et donc utilisent des solutions d'énergie bas carbone
34:18comme celles que nous les proposons.
34:20Avec notamment l'hydrogène, l'hydrogène blanc.
34:23En début de semaine, vous avez annoncé avoir découvert en Lorraine
34:26l'un des plus grands gisements mondiaux d'hydrogène naturel.
34:29Alors il faut aller très profond.
34:31C'est à plus de 3600 mètres de profondeur.
34:34Comment aujourd'hui vous avez trouvé ce forage ?
34:36Quel est le potentiel ?
34:37Alors la découverte a été réalisée en réalité en 2023
34:40lors d'un premier forage à 1300 mètres de profondeur
34:43que nous avons réalisé dans le cadre d'un programme de recherche
34:46avec le support de la région.
34:48Et ensuite, ce forage profond que nous avons réalisé
34:50est le premier forage mondial à cette profondeur dédié à l'hydrogène.
34:55Et l'objectif de ce forage, c'est un programme de recherche,
34:57l'objectif de ce forum est de caractériser la ressource,
35:00valider la présence importante de cette molécule
35:03qui n'était pas comprise par les scientifiques et par les opérateurs
35:08et avancer sur les différentes étapes pour nous amener vers un développement industriel.
35:13Un développement qui est prévu pour 2027, 2028, c'est un peu l'ordre de grandeur ?
35:17Non, 2027 est une grande étape, c'est l'étape de ce qu'on appelle la certification.
35:22Donc il y a des jalons techniques et scientifiques à valider d'ici là,
35:25mais probablement que les développements industriels,
35:27si toutes les analyses confirment ce qu'on a vu jusqu'à présent,
35:31c'est plutôt sur la fin de cette décennie.
35:34Fin de décennie, oui.
35:35Donc on est vraiment sur du temps long,
35:37avec des débouchés qui seraient dans l'industrie, dans le transport.
35:41Comment aujourd'hui, vous pouvez trouver un petit peu des clients
35:44pour ce fameux hydrogène vert ?
35:47Alors là, en l'occurrence, c'est l'hydrogène naturel,
35:49donc c'est l'hydrogène blanc.
35:51Et aujourd'hui, l'hydrogène, le marché de l'hydrogène,
35:53c'est un marché à 100 milliards, Étienne.
35:54Donc c'est un marché qui est déjà extrêmement important.
35:57Et donc notre objectif, c'est simplement d'être concurrentiel
35:59avec l'hydrogène qui est utilisé et produit aujourd'hui,
36:03qui est un hydrogène fossile.
36:04Or, le hydrogène que nous avons mis en avant en Lorraine
36:07est un hydrogène décarboné, une énergie primaire,
36:10contrairement à l'hydrogène vert,
36:11qui est un hydrogène qui vient de la production par électrolyse,
36:15utilisant de l'électricité renouvelable.
36:16Mardi, vous avez publié vos résultats semestriels.
36:19Vous êtes sur un exercice décalé,
36:21avec une croissance du chiffre d'affaires importante,
36:25un résultat net qui est également en baisse néanmoins,
36:30avec à court terme des besoins de financement très importants,
36:34que ce soit pour ce métier dans l'hydrogène,
36:37mais également dans le photovoltaïque.
36:39Comment vous regardez aujourd'hui la hausse depuis le début du mois
36:43des prix du gaz en Europe,
36:45qui ont quasiment doublé en l'espace d'un an ?
36:48Alors le pétrole, ce n'est pas votre métier,
36:49mais forcément j'imagine que vous regardez ce qui se passe
36:51sur ce métier pétrolier,
36:53puisque ça va faire basculer peut-être
36:55certains industriels sur d'autres technologies.
36:58Tout à fait.
36:59Donc si on revient sur les semestriels,
37:00si ça vous convient, Etienne,
37:02les trois points importants,
37:03c'est la résilience du modèle d'affaires,
37:06malgré la volatilité que vous exprimez sur les énergies,
37:09et c'est une réalité.
37:10Donc ça, on a un chiffre d'affaires qui est en hausse de 16%,
37:12c'est très important.
37:13La deuxième chose, c'est l'augmentation de la structure de coût,
37:16pour nous donner les moyens de réaliser
37:18ce programme d'investissement ambitieux que nous avons,
37:20puisque nous allons investir 200 millions
37:22sur les deux prochaines années en Norvège et en France.
37:25Et la troisième chose,
37:26c'est justement cet investissement massif qui a commencé,
37:29puisque nous avons investi 28 millions d'euros
37:31sur le premier semestre,
37:33alors hausse très forte,
37:34sur les énergies que vous avez mentionnées,
37:37l'hydrogène et le gaz renouvelable vert.
37:41Alors, l'impact des prix.
37:43Les prix sont bien entendu très volatiles.
37:46Notre activité est contractée des ventes de gaz
37:49ou d'électricité,
37:50d'ailleurs c'est principalement de l'électricité,
37:52sur des contrats relativement long terme,
37:542 ans, 3 ans, 5 ans, 7 ans, 20 ans.
37:57Donc l'impact à très court terme sur notre activité est extrêmement limité,
38:00et c'est tout l'intérêt du business model que nous avons développé.
38:03Vous ne dépendez pas des prix spot ?
38:04On ne dépend pas du prix spot.
38:06Mais néanmoins, si les prix continuent d'augmenter,
38:09vous allez devoir revoir vos conditions financières avec vos clients ?
38:12Alors, oui, il y a toujours une petite marge de notre portefeuille
38:17qui est exposée directement au prix de l'électricité et du gaz en Europe.
38:21Ça, c'est une certitude.
38:23Mais néanmoins, le gros du portefeuille est contracté sur des durées long terme
38:27ou dans des obligations d'achat avec l'État français.
38:29Et quand vous voyez un mégawatt-heure aujourd'hui à 55 euros,
38:33vous êtes à l'aise avec ce prix ?
38:35Quels sont vos scénarios ?
38:36Alors, c'est vrai qu'en plus, les prix du gaz, ils sont particulièrement volatiles,
38:39bien plus que les prix du pétrole, par exemple.
38:41Oui, complètement.
38:41Surtout en Europe, puisque aux États-Unis, ça bouge très très peu.
38:44Mais malheureusement, en Europe, comme on est complètement dépendant d'importation,
38:48on est forcément beaucoup plus impacté par la volatilité des prix.
38:5155 euros, c'est très élevé, bien entendu.
38:55Simplement, on n'est pas des traders, donc ça montre encore une fois
38:58que notre modèle est bien plus pertinent que celui d'un trader
39:01qui va être exposé à cette forte volatilité.
39:03Ce fameux hydrogène blanc, aujourd'hui, vous l'avez découvert en Lorraine.
39:07Est-ce que vous pouvez aller dans d'autres régions en France, dans le monde,
39:10pour utiliser votre technologie, votre savoir ailleurs ?
39:14Tout à fait.
39:15On a développé des technologies, comme vous le mentionnez.
39:17On a breveté certains outils, des sondes, avec l'Université de Lorraine,
39:20avec le SolExpert.
39:21On développe un outil spécifique pour séparer le gaz et l'eau avec Saint-Gobain.
39:26Et l'objectif est effectivement de déployer ces outils
39:29et le savoir-faire que nous avons accumulé sur d'autres régions en Europe,
39:33mais également de l'autre côté de l'Atlantique,
39:34puisque nous avons déjà commencé à travailler aux États-Unis sur ces sujets.
39:38Merci beaucoup, Julien Moulin nous a raccompagné ce matin.
39:40Vous êtes le président de la Française de l'énergie.
39:42Merci de nous avoir accompagné en plateau,
39:44afin de revenir à chaud sur vos résultats semestriels qui ont été publiés mardi,
39:48ainsi que les annonces du début de la semaine concernant l'hydrogène blanc du côté de la Moselle.
39:539h41, tout de suite, c'est l'heure du face-à-face.
39:57Deux acteurs de marché, avec en plateau Pierre-Olivier et Béfi,
40:00le chef économiste de Boussard et Gavodan.
40:02Bonjour Pierre-Olivier.
40:03Bonjour.
40:03Merci de nous accompagner ce matin et à distance depuis Bruxelles.
40:07Mickaël Petitjean, le chef économiste de Waterloo Asset Management.
40:10Bonjour Mickaël.
40:11Merci également d'être là ce matin dans Good Morning Market.
40:16Alors les prix de l'énergie repartent très légèrement de l'avant,
40:19plus 2% pour le baril de Brent.
40:21Pierre-Olivier Béfi, on a une très forte volatilité depuis le début du mois,
40:26que ce soit sur les matières premières,
40:27mais également sur le marché obligataire, sur les indices actions.
40:30Les marchés sont un petit peu perdus, il y a beaucoup de bruit,
40:33c'est vrai, par rapport à cette guerre en Iran.
40:37Néanmoins, le point central depuis le début,
40:38c'est que le marché est convaincu que cette guerre ne va pas s'éterniser.
40:42Oui, après, je pense que ce n'est pas le vrai sujet, paradoxalement, la guerre.
40:46Le vrai sujet s'hormouze.
40:48Donc on peut avoir une situation où le détroit est bloqué
40:54et ça s'arrête à côté,
40:55et ça ne sera pas forcément politique pour les marchés.
40:57À contrario, on peut avoir une guerre ou des tensions qui persistent,
41:00mais tant que le détroit est ouvert, ça détendra les marchés.
41:04Donc je pense que c'est vraiment, Hormouze, le point important.
41:07Après, le deuxième point, c'est qu'il ne faut pas oublier,
41:10c'est Benjamin Graham qui disait ça,
41:11mais qu'à court terme, le marché reste une machine à voter.
41:15À long terme, c'est les fondamentaux qui vont l'emporter.
41:18Aujourd'hui, je pense que c'est très compliqué.
41:21On peut aller sur Polymarket, etc.
41:22Mais enfin bon, c'est très compliqué d'avoir un avis.
41:25Il y a beaucoup de postures, on ne sait pas exactement ce qui se trame dessous.
41:28Donc ça engendre énormément de latinité.
41:30Moi, je pense qu'il faut prendre du recul
41:31et réfléchir un peu plus à ce que va être l'économie
41:34et ce que vont être les marchés à moyen terme.
41:36Avec des répercussions qui seront importantes, sûrement.
41:39Alors bon, c'est compliqué de faire des prévisions à 6-12 mois,
41:42puisque bien sûr, tout dépend de la durée de ce conflit,
41:45des répercussions,
41:46de quelle façon sont touchées les installations pétrolières,
41:48puisque c'est vrai que typiquement au Qatar,
41:50des installations gazières ont été touchées.
41:51Donc même si la guerre arrive rapidement à sa fin,
41:55il y aura quand même des répercussions sur le moyen et le long terme.
41:58Oui, parce que typiquement, par exemple, sur le prix du pétrole,
42:01même si on a une détente,
42:02on voit mal les prix du pétrole revenir au niveau très bas
42:06qu'ils avaient juste avant cette guerre.
42:09On a encore des contraintes de production.
42:11On sait qu'il y a aussi des capacités de production qui ont été détruites.
42:16Ça va mettre du temps aussi à redémarrer.
42:19Donc voilà, je pense que le marché aujourd'hui,
42:21il price grosso modo un pétrole à 80 dollars à la fin de l'année,
42:2675 dollars l'année prochaine.
42:27Donc on voit quand même que c'est un reflux qui est quand même très lent.
42:31Dans ce cadre-là, on aura au moins, par exemple,
42:333,5% d'inflation en zone euro aux États-Unis,
42:39dans les pays développés.
42:40Donc ça met une thématique où on se dit,
42:42voilà, ça va être dur de revenir à la situation d'avant
42:44où les banques centrales étaient dans une situation
42:47où elles pouvaient baisser les taux.
42:48Peut-être qu'elles ne les montreront pas autant
42:50que ce qui est pricé aujourd'hui,
42:51parce qu'on est aussi un peu dans l'émotion.
42:53Mais ça veut dire que ce marché va être plus fragile.
42:56Donc là aussi, un marché actions qui remonte,
42:58est-ce qu'il faut vraiment continuer à l'acheter ?
43:02C'est un peu compliqué.
43:02En début d'année, vous voyez, le consensus est sur 7200-7600,
43:06compte tenu du choc qu'on a eu en termes de dégradation
43:09du rapport inflation-croissance,
43:11du resserrement des conditions financières
43:13qu'on observe via la hausse des taux.
43:16Et le fait aussi qu'on a eu beaucoup de stimulus budgétaire
43:19qui a été front-loadé en début d'année.
43:21On est dans une situation où ça va être compliqué,
43:24je pense, aujourd'hui, d'aller au-dessus de 7000.
43:26Bon, ça veut dire que si on rebondit sur le S&P,
43:28par exemple, ça veut dire que si on rebondit de 4-5%,
43:30il n'y a plus grand-chose à aller chercher.
43:31Donc ça veut dire que c'est un marché quand même
43:33qui est beaucoup plus fragile structurellement
43:34sur toute l'année maintenant.
43:35Avec une baisse de l'ordre de 9%
43:38depuis le début du mois pour le CAC 40,
43:40quand du côté de Wall Street,
43:42les indices américains résistent bien mieux.
43:44Mickaël Petitjean, le S&P 500
43:46ou encore le Nasdaq ont perdu de l'ordre de 4 à 5%
43:50depuis la fin du mois de mars.
43:53Avec, là aussi, du côté des États-Unis,
43:56un regard qui est optimiste sur l'issue de cette guerre.
43:59Pour l'instant, tous les feux sont au vert
44:01du côté des États-Unis,
44:03dans le sens où les prix du gaz ne se sont pas envolés,
44:07ils sont quasiment stables sur les trois dernières semaines,
44:11et puis dans le sens où la consommation
44:13est toujours très forte dans le pays.
44:15Oui, en fait, c'est assez remarquable
44:18la performance des États-Unis, je trouve,
44:19parce qu'on a un indice du Nasdaq
44:21qui est en baisse de 3%,
44:22S&P moins 4, Dow Jones moins 5.
44:26On a des taux à 10 ans
44:27qui, fondamentalement, sont aussi assez stables.
44:30On est à 4,37, quelque chose comme ça.
44:33Ce ne sont pas des niveaux qui sont extrêmement élevés.
44:35On a été plus haut durant l'été 2025.
44:39Donc, la performance de l'économie américaine
44:42est encore une fois assez remarquable.
44:44Maintenant, évidemment,
44:44on est dans un scénario plutôt optimiste
44:48de résolution de cette crise
44:50dans un laps de temps raisonnable.
44:53Nous, on estime qu'on peut encore
44:56se débrouiller et gérer cette crise
44:58si elle dure encore un mois.
45:00Après, ça deviendra un peu plus inquiétant
45:02dans les répercussions que ça peut avoir
45:03dans la boucle inflation,
45:06croissance et valorisation des actions.
45:08Donc, ça, il faudra quand même être vigilant.
45:09Mais ça reste quand même notre scénario de base,
45:11un scénario, je dirais, de retour à une forme de normalité.
45:15Vous savez, nous, on aime bien rassurer
45:18quand même nos partenaires et investisseurs
45:20chez Waterloo Asset Management.
45:22Il faut quand même imaginer ce genre de choc
45:24dans les années 70.
45:26Je ne sais pas où on aurait été.
45:27Déjà en 73, on aurait multiplié
45:30le prix du pétrole par 3.
45:31Puis encore, 3 ans après, par 3,
45:34si bien qu'on avait un dollar
45:35qui avait été multiplié par 10
45:37en l'espace de 7-8 ans.
45:39Et ici, on a une augmentation de 50 %
45:42on va dire du pétrole
45:44suite en fait à effectivement
45:46des tensions sur les étroits d'Ormousse
45:48qui représentent en fait 10 %
45:49de la consommation mondiale de pétrole.
45:51Maintenant, il faut garder un peu de sang-froid.
45:53Et je pense que dans ces circonstances-ci,
45:55il faut plutôt aller chercher
45:55des opportunités d'achat
45:56plutôt qu'essayer de vendre
45:58de manière un peu indiscriminée.
45:59Et c'est vrai qu'on a commencé
46:00à regarder éventuellement
46:02des poches de sous-évaluation
46:05dans le marché actuellement.
46:06Mais alors, où ?
46:07Parce qu'autant en Europe,
46:08je peux comprendre cette théorie
46:09du buy the deep
46:10avec certains indices
46:11qui ont perdu plus de 10 %,
46:12des valeurs qui ont perdu 15-20 %.
46:14Autant aux États-Unis,
46:15le marché tient très bien.
46:17Exactement.
46:18Nous, on n'est pas intéressés
46:19pour l'instant par le marché américain.
46:21Parce qu'effectivement,
46:22en plus avec le dollar
46:23qui joue vraiment super bien
46:24son rôle d'amortisseur,
46:28en euros, en fait,
46:29les investisseurs perdent assez peu.
46:31Je veux dire, c'est quasiment flat.
46:34Par contre, vous voyez,
46:35il y a des marchés
46:36qui sont un peu plus volatiles,
46:37effectivement,
46:37un peu plus spéculatifs
46:38comme la Corée du Sud
46:39où là, on a eu des mouvements
46:41assez brusques
46:43et on estime qu'à terme,
46:44c'est un marché
46:45qui pourrait nous intéresser.
46:47S'il y a un signe de rebond,
46:49le COSPI avait enregistré
46:50une baisse de 13 %
46:51en un seul jour.
46:52C'était sa plus forte baisse historique.
46:54Ce sont des marchés comme ça
46:55qui nous intéressent,
46:56un peu plus spéculatifs,
46:58mais avec des potentiels
47:00de rebonds significatifs
47:01en termes de croissance,
47:02même si, effectivement,
47:03la Corée du Sud
47:04et le Japon
47:05sont deux pays
47:07assez exposés
47:07à leur dépendance
47:09au pétrole
47:09du détroit d'Ormous
47:10parce qu'il faut savoir
47:12que 90 % du pétrole
47:14du Japon
47:15provient du Moyen-Orient
47:16et on est à 70 %
47:18du côté
47:19de la Corée du Sud.
47:21Donc, c'est clair
47:21que la réaction des marchés
47:22n'est pas non plus irrationnelle.
47:24Moi, je n'aime pas parler
47:24d'irrationalité,
47:25mais si le scénario
47:28d'une forme de normalisation
47:31effectivement
47:31se met en place,
47:33ce sont des marchés
47:34comme ceux-là
47:34qui nous intéressent.
47:35Pierre-Olivier Beffy,
47:36le marché obligataire
47:37en Europe
47:39a très largement anticipé
47:41des hausses de taux
47:41de la part de la BCE
47:43avec une remontée fulgurante
47:44que ce soit des taux courts
47:45mais également des taux longs.
47:47Encore ce matin,
47:47le Bund est à 3 %,
47:49le 10 ans français
47:50est à 3,7 %
47:51d'une hausse
47:52également de 40,
47:5350 points de base
47:54sur les taux courts,
47:55avec néanmoins
47:57des économistes
47:58qui sont beaucoup plus prudents
47:59sur ce scénario
48:00de hausse de taux
48:01de la BCE.
48:02Typiquement, hier,
48:03Reuters a interrogé
48:04une soixantaine d'économistes.
48:05Il ressort que les deux tiers
48:06des économistes interrogés
48:07par Reuters
48:08pensent que les taux
48:09de la BCE
48:09vont rester à 2 %.
48:10Comment expliquer
48:11cette telle divergence
48:12ou peut-être ce fantasme
48:14du marché obligataire
48:15que les taux vont remonter ?
48:16Je crois que le premier réflexe,
48:18c'est un biais cognitif
48:19assez naturel,
48:20c'est de se dire
48:21qu'une fois que tout cela
48:23sera fini,
48:23on pourra revenir
48:24sur les mêmes thèmes
48:25d'avant le choc.
48:28Et je pense que ça,
48:29c'est une erreur.
48:29Je pense qu'il y a
48:30des plaques tectoniques
48:31qui ont bougé.
48:34Sur les taux,
48:35vous voyez,
48:35avant le choc pétrolier,
48:38on avait une situation,
48:40on se disait
48:40de toute façon,
48:41la prochaine action,
48:43ce sera de baisser les taux.
48:44On ne savait pas quand,
48:45pour la Fed.
48:47On disait,
48:47bon, la BCE,
48:48elle ne va pas faire grand-chose,
48:49mais si elle a un biais,
48:51elle va plutôt baisser les taux.
48:52Je pense que là,
48:53on est rentré
48:54dans le schéma inverse
48:55avec une inflation
48:55qui sera au minimum,
48:56encore une fois,
48:57de 3,5 cette année.
48:58Et encore une fois,
48:59il y a des seuils.
49:00Si on est plutôt
49:00à 100 dollars cette année,
49:01on sera plutôt
49:02au-dessus de 4 en inflation.
49:04Si on est à 120,
49:04on est plutôt autour de 5.
49:06Donc bon,
49:07je n'ai aucune idée
49:08où sera le pétrole,
49:10mais c'est changement de régime.
49:11Par exemple,
49:12est-ce que vous pensez
49:12que la BCE peut vraiment
49:13remonter ses taux ?
49:14Moi, franchement,
49:15à court terme,
49:16je ne pense rien.
49:17Pour tout vous dire,
49:18j'ai énormément réduit
49:19mon exposition.
49:22Je pense qu'aujourd'hui,
49:23il y a des experts,
49:24on devient tous experts politiques,
49:26du pétrole,
49:26de la géopolitique,
49:27il y en a qui sont
49:28dans la tête de Trump.
49:29Moi, franchement,
49:30je pense que là-dessus,
49:31c'est très compliqué
49:31de faire de l'argent.
49:32Le conseil que je donne,
49:33c'est plutôt de se dire
49:35réfléchissons à moyen terme,
49:36reposition-nous
49:37sur des thématiques
49:38qui peuvent être
49:39assez importantes.
49:40Vous voyez, par exemple,
49:41sur les changements structurels,
49:42on parlait beaucoup
49:42de la surperformance
49:43des émergents de l'Europe
49:45sur les États-Unis.
49:46Ça, c'est sans doute
49:47un peu cassé.
49:48Les États-Unis,
49:48c'est un exportateur d'énergie.
49:50Même si le conflit
49:51est résolu,
49:53on va quand même avoir
49:54un prix du pétrole
49:55ou un prix du gaz
49:56en moyenne plus élevé
49:57dans les 12 mois qui viennent.
49:59Ça veut dire
50:00que c'est un peu compliqué
50:01de surperformer
50:01une économie exportatrice
50:02de pétrole,
50:03alors que nous,
50:03on est un portateur d'inflation.
50:05Ça veut dire
50:05qu'avec des banques centrales
50:06qui sont peut-être
50:09plus amenées
50:10à réagir.
50:11L'autre point
50:12qu'il faut de bascule,
50:13je pense,
50:13qui est très important
50:14sur cette histoire de taux,
50:15c'est qu'il faut bien
50:17imaginer qu'en Europe,
50:18on partait avec
50:19des prisions de croissance
50:20au-dessus de 1%
50:21pour cette année.
50:22Bon,
50:23si vous êtes avec
50:24une hausse de 30%
50:25du baril,
50:26vous allez vous retrouver
50:27à 0,5% de croissance,
50:280,6%.
50:29On est encore en croissance.
50:30C'est pour ça que le marché
50:31se dit,
50:32aujourd'hui,
50:32le risque,
50:33ce n'est pas la croissance,
50:34c'est l'inflation.
50:34Il est monomaniaque.
50:36Tout ça va sans doute
50:37se repricer dans le temps.
50:38Si on a, par exemple,
50:39une résolution très rapide
50:40du conflit,
50:41peut-être qu'on perdra
50:42une ou deux hausses
50:44de taux de la BCE,
50:46par exemple.
50:46Mais ça va être dur
50:47de les dépricer complètement
50:48dans un environnement
50:49où l'inflation est structurellement
50:50plus élevée cette année.
50:51Et donc,
50:51vous faites quoi aujourd'hui
50:52chez Boussard et Gavodan
50:53dans vos fonds ?
50:54Comment vous arrivez
50:55à arbitrer un petit peu
50:56tout ce bruit ?
50:57Je pense que déjà,
50:58il faut éviter
51:00les expositions directes
51:01aux marches d'action
51:02dans le sens où
51:04il faut plutôt
51:04faire des trades relatifs.
51:06Moi, je pense que
51:06dans les grands thèmes...
51:07Donc, ça veut dire quoi
51:08concrètement ?
51:09Concrètement,
51:09ça veut dire, par exemple,
51:10se dire aujourd'hui,
51:12comme après le Covid,
51:13on a eu un choc
51:14où les gens se sont dit
51:15« Oh là là,
51:16il faut avoir de la souveraineté
51:17sur les médicaments,
51:18sur la défense, etc. »
51:20Je pense que le thème
51:21de la défense,
51:21ça reste un très bon thème.
51:22Il va falloir reproduire
51:23beaucoup de missiles
51:23avec tout ce qui a été envoyé
51:26en Iran.
51:27Et puis, globalement,
51:28tous ces pays aussi
51:30du Moyen-Orient
51:31vont devoir se réarmer
51:32beaucoup plus fortement
51:33pour prévoir l'avenir.
51:34Le deuxième thème,
51:35c'est sans doute aussi
51:36la souveraineté un peu énergétique.
51:37Donc, revenir aussi
51:38sur les thématiques
51:41du solaire,
51:43peut-être de l'uranium,
51:44même si l'uranium
51:46a été, par exemple,
51:47a subi un peu plus.
51:49Et puis,
51:49la troisième jambe,
51:50je pense,
51:50qui est importante
51:51et à mon avis,
51:52qui sera
51:53le second effet
51:54de l'inflation.
51:55Moi, je pense quand même
51:56qu'on va avoir
51:57une inflation
51:58des matières premières,
51:59notamment agricoles.
51:59on sait que, par exemple,
52:00le blé,
52:00le maïs,
52:01ce sont des matières
52:03premières agricoles
52:03extrêmement sensibles
52:04aux fertilisants.
52:0530% des fertilisants
52:06viennent du Moyen-Orient.
52:07Ça va être compliqué
52:08d'avoir des productions
52:10aussi importantes
52:11pour la fin de l'année.
52:13Donc, on peut avoir
52:13des thématiques comme ça
52:14qu'on peut commencer
52:16à travailler,
52:16je dirais,
52:17un peu plus structurellement.
52:18Le mot de la fin,
52:19Mickaël Petitjean,
52:20vous êtes chef économiste
52:21de Waterloo Asset Management,
52:22en charge également
52:23de l'allocation
52:23des portefeuilles,
52:25notamment sur les fonds mixtes.
52:26Est-ce que la donne
52:27n'a pas changé
52:28pour le fonds mixte,
52:29le fameux 60-40,
52:31avec la partie obligataire,
52:32dans le sens où
52:32la remontée des taux
52:34a eu un impact
52:35non négligeable
52:36sur les obligations passées ?
52:38Oui, c'est clair.
52:39Surtout en Europe.
52:40On voit quand même
52:41des tensions, en fait,
52:41plus manifestes
52:42sur les taux de la dette
52:44en Europe.
52:46Et d'ailleurs,
52:47on est quasiment
52:48au même niveau maintenant
52:49pour la France et l'Italie.
52:51Donc, on voit quand même
52:52des tensions
52:52sur les taux en Europe
52:54plus importants,
52:54je trouve,
52:55qu'aux États-Unis.
52:57Maintenant,
52:58vous savez,
52:59moi, je trouve
52:59que la poche action
53:00reste incontournable.
53:02Le 60-40,
53:03moi, je ne l'enterrerai pas
53:04nécessairement.
53:04C'est vrai que la poche
53:06obligataire va être mise
53:07un peu plus sous pression
53:07si, effectivement,
53:09il y a une inflation
53:10qui commence à imprégner
53:13les circuits économiques.
53:15Maintenant,
53:15j'aime bien rappeler
53:16quand même
53:17que les anticipations
53:18d'analyse financière,
53:19parce que l'économie,
53:20ce n'est pas la bourse,
53:21c'est-à-dire que
53:22sur la bourse,
53:23vous avez des entreprises cotées
53:25qui s'adaptent
53:25extrêmement rapidement.
53:27Vous savez,
53:28les anticipations
53:28des analyses
53:30aux États-Unis
53:31restent très bonnes.
53:32Elles se sont même améliorées
53:33sur les derniers mois.
53:34Ça ne veut pas dire
53:34qu'il n'y aura pas
53:35de retournement.
53:36Mais c'est une explication,
53:37d'ailleurs,
53:37qui est derrière
53:40la bonne performance
53:41des marchés américains.
53:43Donc, moi,
53:44je préfère me baser
53:45sur les anticipations
53:46du marché
53:47et regarder
53:48ce qu'elles sont
53:48les anticipations
53:49de bénéfices
53:50que de faire
53:50des projections
53:51effectivement
53:51sur l'inflation
53:54et les taux,
53:55surtout comme...
53:56Et sur le crédit privé,
53:57vous êtes inquiet
53:58ou pas sur cette classe
53:58d'actifs ?
54:00On voit Apollo
54:00qui a dû à nouveau
54:01brider les retraits.
54:02Les obligations ?
54:03Le crédit privé,
54:04les fonds de crédit privé
54:05aux États-Unis.
54:06En fait,
54:07je vais vous dire,
54:08c'est ce qu'on a regardé
54:08de plus.
54:09On a regardé
54:09beaucoup plus
54:10l'évolution
54:11des crédits privés
54:11que finalement
54:13les étroits d'Ormousse
54:14parce qu'effectivement,
54:15on n'a pas tout donné
54:16sous la main.
54:16Il y a tellement
54:17d'incertitudes
54:17sur le conflit
54:19en Iran
54:19qu'on a plutôt regardé
54:21l'évolution
54:22des crédits privés.
54:23Et là, effectivement,
54:24c'est quand même impressionnant
54:25parce que tous
54:25les grands acteurs
54:26Apollo, Blackstone,
54:28KKR,
54:28ils ont baissé
54:29d'environ 35 à 40 %
54:30dans leur cours
54:31de bourse.
54:32Donc, clairement,
54:32il y a des inquiétudes
54:33à ce niveau-là.
54:34Maintenant,
54:34quand on a regardé
54:35de près l'exposition
54:36surtout du secteur
54:37bancaire traditionnel
54:38parce que c'est ça
54:38qu'il faut quand même
54:39regarder de près,
54:40c'est ça qui fait basculer
54:41une économie dans la récession.
54:42Ce sont des difficultés
54:45dans le secteur
54:45bancaire traditionnel.
54:46L'exposition
54:47est quand même limitée.
54:48C'est un demi-trion
54:50de dollars
54:51avec surtout,
54:52si vous voulez,
54:53des cautionnements
54:55beaucoup plus solides.
54:56C'est-à-dire qu'il y a
54:57des garanties
54:58derrière ces créances-là
54:59qui ont été offertes
54:59qui sont beaucoup plus solides
55:00que ce qu'on a pu observer
55:01dans d'autres marchés,
55:02notamment,
55:03en 2007-2008.
55:04Donc, la comparaison
55:04n'est absolument pas raison
55:05de notre point de vue.
55:06On n'est absolument pas
55:07dans une configuration
55:08de 2007-2008.
55:09Mais néanmoins,
55:09c'est quand même
55:10un secteur à surveiller de près
55:12parce que les décotes
55:13sont quand même
55:13très impressionnantes.
55:14Merci à tous les deux
55:15de nous accompagner.
55:16Mickaël Petitjean
55:17depuis Bruxelles,
55:18le chef économiste
55:18de Waterloo Asset Management,
55:20professeur à l'Université
55:21de Louvain
55:21et en plateau,
55:22Pierre-Olivier Béfi,
55:23le chef économiste
55:23de Boussard et Gavodan.
55:25Dans un instant,
55:26il sera 10h.
55:26Vous retrouvez les experts
55:27avec Raphaël Legendre,
55:33pense, Raphaël.
55:34Oui, pas que catastrophique,
55:36mais enfin,
55:36ce n'est pas Jojo non plus,
55:37cher Etienne.
55:38Mais on va d'abord
55:38commencer par la Cour des Comptes
55:40avant l'INSEE,
55:41la Cour des Comptes
55:42qui a publié hier
55:43son rapport annuel
55:44et qui apporte
55:46une cinquantaine
55:47de solutions
55:47à la crise des gilets jaunes,
55:49à la crise agricole,
55:51aux émeutes urbaines.
55:52Il faut réorganiser
55:54notre territoire.
55:56L'objectif,
55:57c'est rapporter
55:58le PIB par tête
55:59de la Franche-Comté
56:01vers celui
56:02de l'Île-de-France.
56:03On va en discuter
56:04avec mes experts ce matin.
56:06On va aussi revenir
56:07sur les prévisions
56:08et de l'INSEE
56:09et de la Banque de France,
56:10notamment sur l'inflation.
56:11La Banque de France
56:12qui nous dit ce matin
56:13que l'inflation
56:14ne devrait pas dépasser 1,7%.
56:15Est-ce qu'on ne joue pas
56:17à se faire peur finalement
56:18avec cette crise énergétique ?
56:21Et puis crise énergétique,
56:22toujours,
56:23c'est qui va payer la facture ?
56:24La grande question,
56:26cher Etienne,
56:27on va essayer
56:27de répondre ensemble.
56:28Est-ce que c'est l'État ?
56:29Est-ce que c'est les ménages ?
56:29Est-ce que ce sont
56:30les entreprises ?
56:32Qui a les moyens
56:32de payer cette facture ?
56:34Et puis on reviendra
56:35sur l'ouverture
56:36de la réunion de l'OMC
56:37qui convie aujourd'hui
56:38à Yaoundé
56:39ses 166 membres.
56:42Une rencontre vitale
56:44pour l'OMC.
56:45L'OMC joue-t-elle sa survie ?
56:47Ce sera le dernier thème
56:48des experts ce matin.
56:50Voilà le programme
56:50des experts 10h-11h.
56:5111h tout pour investir
56:52avec Antoine Larigauderie.
56:53Et puis la séance américaine,
56:55vous la suez cet après-midi
56:56dans BFM Bourse
56:56avec Guillaume Sommerer
56:57à partir de 15h30.
56:58Une très bonne journée.
57:00Good Morning Market
57:02sur BFM Business.
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