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  • il y a 2 minutes
Ce jeudi 19 février, Sandra Gandoin a reçu Clemente di Napoli, CEO de la société ELTI, et Joachim de Belgique, cofondateur d'Innesto Partners, dans l'émission BFM Entreprise, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01BFM Business présente
00:07BFM Entreprises, transmission, les règles. Sandra Gondoin.
00:13Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau numéro de BFM Entreprises.
00:18Vous le savez, tous les jours à midi 30 sur BFM Business, on plonge au cœur des entreprises,
00:23de leur vie, leur croissance, leur transmission.
00:24Le lundi, on parle leadership, le mardi des outils RH, le mercredi de croissance et le jeudi de transmission.
00:30C'est le cas aujourd'hui.
00:32On va vous aider à trouver l'entreprise de vos rêves à travers deux témoignages.
00:37Celui de Joachim de Belgique, cofondateur d'Inesto Partners.
00:42Bonjour Joachim, merci d'être sur ce plateau avec moi.
00:45Bonjour Sandra.
00:46Et à distance également, nous sommes avec Clemente Di Napoli, CEO de la société Elty.
00:51Bonjour Clemente.
00:52Bonjour Sandra.
00:53Vous nous écrivez à cette adresse bfmentreprise.bfmbusiness.fr.
00:58On va tout de suite vous partager cette expérience de transmission d'entreprise.
01:04C'est parti.
01:06Le témoignage.
01:07Allez, on va s'intéresser à cette entreprise Elty.
01:11Vous êtes le patron d'Elty, Clemente.
01:13Qu'est-ce que c'est Elty ?
01:15Alors, Elty est une société qui a été constituée dans les années, fin des années 90,
01:21avec la privatisation d'un marché, c'était le marché de la certification des installations
01:27des ascenseurs.
01:30Donc, jusqu'à cette date, les ascenseurs étaient certifiés par les autorités publiques en
01:35Italie.
01:36Et à 99, cette certification a été transférée au privé parce que le public ne pouvait pas
01:43l'effectuer, il n'avait pas les compétences et les ingénieurs pour le faire.
01:49Donc, aujourd'hui, Elty est leader italien dans le marché des certifications techniques.
01:56Et pour certification technique, on entend les certifications des ascenseurs, des installations
02:00électriques, de l'eau, de la qualité de l'eau, du photovoltaïque, des portails automatiques
02:10et tout ce qui est un peu rattaché à l'immobilier.
02:14Donc, on certifie la conformité.
02:17C'est une activité effectivement très large.
02:20J'ai envie de vous demander, quelle est votre histoire à vous avec Elty ?
02:24Vous y êtes venu comment ?
02:26Alors, moi, je travaille avec mon associé Carlo Luigi Fontana Giussi depuis 2015.
02:32On fait des investissements et en 2023, on connaissait un peu le marché du service aux copropriétés.
02:46C'était un marché particulièrement intéressant, particulièrement en croissance.
02:50Et donc, nous avons choisi de nous intéresser à ce secteur.
02:53On a cherché des entreprises qui avaient un marché stable, qui étaient en croissance
02:59et qui avaient une grande diversité dans la clientèle.
03:02Ce qui est notre cas parce que nous avons plus de 220 000 contrats.
03:08Vous, Clément T, vous faisiez quoi avant ?
03:11Alors, j'ai commencé à travailler en France en 2006 dans un cabinet avocat chez Georges Kiegeman.
03:19J'ai travaillé avec lui jusqu'en 2014.
03:22Je m'occupais principalement de droit pénal des affaires et droit des affaires.
03:27En 2015, j'ai fondé Visconti Capital avec mon associé, comme je le disais avant.
03:34Et au principe, on faisait du conseil aux petites entreprises.
03:38Mon associé vient de McKinsey et de Bain & Company.
03:42C'était du conseil stratégique.
03:45Et ensemble, l'objectif, c'était de donner du conseil un peu dans tous les secteurs.
03:51Et puis, on a trouvé des entreprises qui étaient intéressantes même pour investir.
03:57Et c'est dans cette condition-là qu'on a fait deux investissements, un en Italie et un en France
04:02en 2017.
04:02Et puis, en 2023, nous avons racheté LTI également, après avoir vendu les autres participations.
04:09C'est là que Joachim de Belgique entre finalement dans cette aventure-là.
04:15Joachim, vous avez fondé Inesto en 2021.
04:19Expliquez-nous ce que fait concrètement Inesto.
04:22Oui.
04:23Alors, Inesto investit dans ce qui s'appelle des search funds.
04:27Alors, c'est un terrible nom pour ce que c'est.
04:30Les personnes qui sont arrivées avec ce concept sont, selon moi, des génies,
04:37mais clairement pas des marketeurs parce qu'ils utilisent un jargon pour compliquer quelque chose qui en soit assez simple.
04:45Donc, en soi, nous, on investit dans des entrepreneurs repreneurs
04:49pour leur permettre de se dédier à temps plein, à chercher une PME, à l'identifier, à la racheter et
04:58puis à la gérer.
04:58Et on parle en général de PME qui ont des problèmes de succession, justement.
05:02Oui, c'est ça, parce qu'en préparant cette émission, j'ai vu ce chiffre incroyable,
05:07qu'il y avait énormément, évidemment, de PME en Europe.
05:10L'Europe, on va le rappeler, c'est votre terrain de jeu.
05:13Vous faites ça sur le continent.
05:15Et que 80% de ces entreprises n'avaient pas d'idée de comment l'entreprise allait être reprise par
05:22la suite.
05:23Les patrons de PME vieillissent.
05:25C'est là que vous intervenez, effectivement.
05:27Sur quel pays vous intervenez, Joachim ?
05:30Donc, on intervient à travers toute l'Europe, que ce soit de la péninsule ibérique jusqu'à la Pologne,
05:39des pays scandinaves jusqu'en Italie, justement.
05:44Donc, à travers l'Europe et même de façon opportunistique en Amérique du Nord.
05:49Et comme vous l'avez justement dit, en Europe, la vaste majorité,
05:54donc 80% des PME n'ont pas de plan de succession.
05:57Et à travers l'Europe, on compte plus ou moins 30 millions de PME.
06:03Alors, vous l'avez dit, vous accompagnez les entrepreneurs, repreneurs.
06:09Déjà, comment eux, vous les identifiez ?
06:12Comment vous entrez en contact avec eux ?
06:14On va évidemment raconter l'histoire avec Elty.
06:16Mais de façon générale, comment vous les trouvez ?
06:18C'est eux qui viennent vers vous ?
06:20C'est une excellente question.
06:23Alors, je dirais qu'on fait un peu toutes les choses classiques de marketing
06:28qu'on va parler comme aujourd'hui, mais aussi dans des universités.
06:34Donc, on a été présenté à Harvard, MIT aux États-Unis,
06:37mais aussi ici en France à HEC, INSEAD, etc.
06:43Mais je dirais la vraie source des searchers, c'est de bouche à oreille.
06:48Parce qu'il faut savoir qu'un entrepreneur qui se lance dans ce parcours
06:51va chercher pour une PME pendant plus ou moins deux ans.
06:56Après, il va passer quatre à sept ans à gérer la PME
07:00jusqu'à ce qu'il trouve une sortie pour nous, les investisseurs.
07:02Mais ça ne veut pas dire que lui sort à ce moment-là.
07:06Lui va rester pendant les années à venir dans la PME.
07:09Donc, c'est vraiment une décision de vie,
07:11pas simplement un choix du prochain pas dans une carrière.
07:18Et donc, comme on parle de personnes assez intelligentes,
07:22ils vont faire leurs devoirs.
07:24Ils vont parler avec plusieurs personnes qui l'ont fait avant eux.
07:28Et donc, d'abord pour décider si c'est vraiment ce qu'ils veulent faire de leur vie.
07:32Et si c'est le cas, à un moment, la question viendra
07:35qui sont les bons investisseurs qui vous ramènent de la valeur ajoutée, etc.
07:40Et à ce moment-là, notre non a tendance à revenir.
07:42Et donc, de bouche à oreille, je dirais.
07:45Clémenté, comment ça s'est passé, vous, votre parcours, justement,
07:48dans cette réflexion pour reprendre une entreprise ?
07:52Comment ça s'est passé ? Ça a pris combien de temps pour finalement arriver à cette rencontre avec Inesto
07:57?
07:58Alors, nous, on a eu beaucoup de chance.
08:01Ça a été assez rapide pour trouver la société.
08:05C'est-à-dire qu'on a mis quelques mois.
08:08Puis la négociation a duré presque un an.
08:11Et Inesto, effectivement, fait partie d'un groupe d'investisseurs institutionnels dans le monde de Search Fund.
08:20Et comme Joachim disait très bien, le monde de Search Fund a une particularité très intéressante.
08:27C'est un monde ouvert.
08:28C'est-à-dire que tout le monde est disponible à parler avec tout le monde.
08:31Les investisseurs déclarent d'être investisseurs dans ce secteur.
08:35Ils sont très ouverts à connaître les futurs entrepreneurs.
08:42Les personnes qui cherchent et qui veulent devenir entrepreneurs à travers la reprise d'une société
08:45qui a des problèmes de succession généralement.
08:49Et c'est dans ce cadre qu'on a parlé avec beaucoup d'autres chercheurs,
08:54pas italiens parce qu'à l'époque, il y en avait quelques-uns en Italie,
08:58mais surtout à Espagnol parce que le marché espagnol, c'est le premier marché européen.
09:05Et donc, on nous a présenté différents investisseurs parmi lesquels Inesto, absolument.
09:11Ce qui est intéressant, c'est que vous faites vraiment ce lien entre ces entrepreneurs qui veulent reprendre.
09:17Mais il faut aussi identifier les entreprises qui vont être reprises, elles aussi.
09:22C'est une sorte comme ça de mise en relation, de plateforme.
09:25Les entreprises de leur côté, comment on les identifie aussi ?
09:30Oui.
09:31Alors ça, c'est principalement le travail de nos entrepreneurs repreneurs que nous, on appelle des searchers.
09:37Et donc, c'est pour ça qu'on investit dans une phase de recherche
09:41pour qu'ils aient le temps de se dédier justement à ça.
09:46Donc, ils ont une période de jusqu'à deux ans pour contacter des milliers de PME
09:53pour trouver la PME et justement créer ce match.
09:57Donc, ils vont vraiment chercher l'aiguille dans une botte de foin
10:00qui est la PME qui se trouve justement dans une phase de transition sans plan de succession.
10:07Et c'est là où ils arrivent.
10:09Et c'est un peu le match entre un fils prodige qui reprend et qui pérennise la PME.
10:17Clémenté, est-ce qu'on a une idée au départ du type d'entreprise qu'on recherche,
10:22du secteur dans lequel on veut aller,
10:23où finalement tout cela se fait en avançant pas à pas
10:27et en discutant justement avec Iniesto ?
10:31Disons que chaque chercheur a un peu des secteurs de prédilection
10:35en fonction de son expérience passée et de ses intérêts.
10:40Après, généralement, les chercheurs ne sont pas du tout obligés
10:46à chercher dans un secteur spécifique.
10:49Ils sont assez opportunistes parce que trouver la pépite, ce n'est pas aussi facile.
10:54Il faut qu'elle réponde à plusieurs critères.
10:58et donc, il faut élargir la recherche.
11:04C'est pour ça qu'on a deux ans pour le faire.
11:06Généralement, on part des secteurs de prédilection.
11:09Donc, c'est en fonction de l'expérience.
11:12Du marché, on va chercher des marchés qui sont en croissance.
11:16L'objectif des search funds, c'est de trouver des sociétés
11:19qui ont un business model assez facile,
11:23géré par des personnes qui ont un peu d'expérience
11:26et qui ont des grandes ambitions.
11:27Et donc, utiliser aussi la croissance du marché
11:31qui, généralement, est un des éléments de recherche
11:34et qui permet donc d'avoir des résultats au-dessus,
11:38normalement, au-dessus du niveau des private equity
11:41qui ont des résultats financiers inférieurs en moyenne.
11:46Le but du chercheur, comme disait Joachim, par contre,
11:49c'est celui de rester longtemps.
11:51Généralement, c'est être un proponeur.
11:54Donc, de trouver la société avec laquelle on s'identifie bien
11:58et on se voit, pendant les prochaines dix ou vingt années,
12:02à travailler dedans.
12:04Joachim, j'imagine quand même que les dossiers
12:06ont leur particularité propre chacun.
12:10Vous mettez en relation des gens qui veulent reprendre,
12:12les entreprises, est-ce que vous rencontrez des problèmes
12:16et quel type de problème vous résolvez, finalement,
12:19au final, le plus souvent ?
12:22Donc, je dirais le plus grand problème
12:25est le problème de la succession
12:28qui est donc au cœur de cet achat.
12:35Comme on le disait là tout à l'heure,
12:37il y a 30 millions de PME en Europe,
12:394 en France, 4 millions en France,
12:42et 80% d'entre eux n'ont pas de plan de succession.
12:46Et donc, nous, via ce concept des search funds,
12:49on adresse cette problématique
12:51que les anglo-saxons appellent le silver tsunami,
12:56les baby boomers qui partent à la retraite.
12:58Et donc, via le modèle des search funds,
13:00on adresse cette problématique-là.
13:04Ceci dit, en effet, on essaye de chercher
13:06des PME les plus stables possibles,
13:09mais il s'agit de PME.
13:11Et donc, comme vous pouvez bien vous l'imaginer,
13:14en effet, il y a toujours des problèmes
13:15auxquels on doit faire face,
13:18auxquels les investisseurs font face,
13:20mais surtout les entrepreneurs-repreneurs font face.
13:23Et sur ce plan-là, c'est très varié.
13:25Ça dépend vraiment de PME à PME.
13:29Oui, ça dépend des critères dont parlait justement Clemente.
13:32Clemente, comment ça s'est passé,
13:33cette succession concrètement, cette reprise ?
13:36Est-ce que c'était une entreprise familiale ou pas du tout ?
13:39Comment vous vous êtes intégré à cette structure ?
13:42Comment vous avez intégré la culture d'entreprise ?
13:46Alors, LT est une entreprise fondée par Alberto Silvestre en 97
13:52et gérée jusqu'à aujourd'hui par lui.
13:55Une entreprise petite, elle faisait 10 millions de chiffres d'affaires
13:58lorsqu'on est rentré, elle avait 15 employés.
14:03Et il y avait une identité forte de l'entrepreneur.
14:06C'était une entreprise assez, on va dire, plate.
14:09C'est-à-dire que l'entrepreneur faisait tout.
14:12Et en dessous, il y avait des employés
14:14qui n'avaient pas de grande autonomie,
14:16mais qui étaient vraiment convoités par l'entrepreneur.
14:22Nous, on a eu une énorme chance.
14:25L'entrepreneur n'a pas de succession,
14:28donc il n'a pas des enfants très jeunes
14:30mais qui ne sont pas du tout intéressés à ce business.
14:34Et on a eu beaucoup de chance
14:36parce qu'on a eu beaucoup de feeling avec lui dès le début.
14:39Et il nous a permis de rentrer dans la société
14:42six mois avant la reprise officielle.
14:45Donc, on a pu nous faire connaître par tous les employés.
14:49On a pu commencer à travailler avec eux.
14:51On a pu comprendre quels étaient les leviers de croissance
14:55et comment la société fonctionnait.
14:57Ce qui a été essentiel parce qu'en réalité,
15:00le day one, le premier jour de la reprise,
15:03pour nous, c'était déjà le septième mois.
15:06Donc, on est revenu le matin suivant
15:10sans une énorme différence par rapport aux jours précédents.
15:14On était bien évidemment, à ce moment-là,
15:16j'étais le PDG,
15:18mais la veille, je ne l'étais pas.
15:20Donc, il y avait une nouveauté.
15:22C'était moi qui signais tout.
15:23C'était moi qui prenais toutes les visions en direct.
15:27Mais pour les employés,
15:28ça n'a pas été un énorme changement
15:30parce qu'ils me connaissaient,
15:31ils nous connaissaient avec mon associé.
15:33Et donc, ça a été assez facile.
15:36L'entrepreneur est resté avec nous.
15:38Aujourd'hui, il est directeur commercial
15:41qui était la partie du business
15:43qui l'intéressait le plus
15:44et sur lequel il est vraiment doué.
15:48Là, ça démontre d'une sorte d'accompagnement
15:52et d'intelligence dans cette transmission
15:55qui fait qu'effectivement,
15:57ça vous a facilité le travail et cette reprise.
16:00J'imagine que ce n'est pas forcément le cas à chaque fois,
16:03Joachim, parce que j'ai entendu déjà dans cette émission
16:05en cas de reprise que parfois,
16:08celui qui vendait le cédant
16:10lâchait les rênes d'un coup
16:12et ne voulait pas savoir ce qui allait se passer derrière.
16:15C'est aussi un cas de figure.
16:16Tout à fait.
16:18Tout à fait.
16:19Et c'est pour ça que, je dirais,
16:21on fait attention pendant la phase de due diligence
16:24pour vraiment creuser et identifier
16:27le plus de ces potentiels risques,
16:30y compris ce qu'on appelle le key man risk,
16:34qui est tout le savoir qui est cristallisé
16:36dans certaines personnes.
16:37Et donc, on essaie d'identifier ça en amont
16:41pour planifier une phase de transition.
16:43Et alors, on essaie de faire en sorte
16:45que le cédant soit aligné sur ce plan-là,
16:52que ce soit via un système de earn-out,
16:57un crédit vendeur.
16:58Donc, il y a plusieurs mécanismes
17:00pour essayer de l'aligner.
17:02Mais en effet, il y a des situations
17:04où le cédant lâche tout à fait,
17:06ou d'autres, par contre,
17:07où il tient les rênes nettement trop proches.
17:10Et donc là, il faut pouvoir, en effet,
17:13passer la main
17:15et pouvoir se séparer de lui.
17:17Mais idéalement, c'est une situation
17:19comme avec Clément
17:20et qui se passe bien
17:21et où il y a une phase
17:22de transmission naturelle.
17:24C'est un scénario, effectivement,
17:25un petit peu plus idéal.
17:26Vous avez, vous, concrètement finalisé
17:28combien d'opérations jusqu'ici ?
17:30Alors, on a investi dans neuf PME
17:34et on a investi dans plus de 30
17:37entrepreneurs-repreneurs.
17:39Et donc, LTI est une des sociétés,
17:42mais on détient aussi une participation en France.
17:45Et on a investi à ce jour
17:46dans six duo ou solo
17:49entrepreneurs-repreneurs en France.
17:52Vous êtes, ça fait neuf opérations
17:54en combien de temps ?
17:56Donc, on a commencé en 2021.
17:58Oui.
18:00Et notre première opération
18:02était en mars 2022.
18:04C'était d'ailleurs la première société
18:06dans laquelle on a investi.
18:07On est sortis de cette position-là
18:10et puis on a continué
18:12à partir de ce moment-là.
18:14Ça fait à peu près deux opérations
18:15par an environ.
18:17Vous resterez à ce rythme-là
18:19où le but, c'est évidemment
18:20d'accélérer un petit peu
18:21dans les années qui viennent ?
18:22Le but est d'accélérer.
18:25Donc, on a parlé pas mal
18:28du nombre de sociétés,
18:29je dirais, sur le marché.
18:30On a moins parlé
18:32du nombre d'entrepreneurs-repreneurs.
18:35Donc, c'est une classe d'actifs
18:36qui est en croissance exponentielle.
18:38Mon associé, Philippe et lui,
18:41avaient mené la première transaction
18:44avec le premier searcher français.
18:47Et on parle de 2019.
18:50Donc, c'est très récent,
18:52mais c'est en croissance exponentielle
18:54qu'on a commencé.
18:56On parlait,
18:57il y avait certains entrepreneurs-repreneurs
18:59à travers la France,
19:00l'Allemagne, l'Italie, etc.
19:02Aujourd'hui,
19:03on en a plusieurs par jour
19:04qui nous contactent.
19:05Donc, c'est vraiment en croissance.
19:07Et donc, on compte faire plus,
19:08investir dans plus d'entrepreneurs
19:10et plus de PME.
19:11Vous parliez tout à l'heure
19:12des écoles.
19:13Vous alliez en parler beaucoup,
19:14aux écoles HEC notamment,
19:15mais ce sont des profils
19:17plutôt jeunes.
19:18Là, avec les MNT, par exemple,
19:19on est sur un profil
19:22plutôt carrière un peu plus senior,
19:24c'est-à-dire des gens
19:24avec de l'expérience.
19:26Ça aussi,
19:27c'est des profils très intéressants.
19:29Je ne dirais pas la reconversion,
19:30mais en tout cas,
19:31quelque chose qui se fait
19:32en milieu de carrière.
19:33Tout à fait.
19:34Donc, notre profil classique
19:38est un entrepreneur
19:40qui a dans la trentaine,
19:43donc qui a déjà
19:45plusieurs années d'expérience professionnelle
19:48et qui veut entreprendre,
19:50mais qui n'a pas nécessairement
19:51les moyens pour.
19:53Et donc, je dirais que,
19:55ça, c'est une des choses
19:55qui me plaît aussi beaucoup
19:56à mon travail,
19:57c'est qu'on démocratise
20:01justement pour les gens
20:02qui ont envie d'entreprendre.
20:03On leur permet de se lancer
20:05et de chercher cette PME.
20:08Vous faites un peu tomber
20:09les barrières,
20:10peut-être aussi les barrières
20:10psychologiques,
20:11parce que ce n'est pas facile
20:12de se dire
20:13je vais reprendre une entreprise,
20:14mais quand on est accompagné,
20:16on sait que ça marche
20:17beaucoup mieux.
20:18Clémenté,
20:19elle en est où aujourd'hui
20:20l'entreprise ?
20:21Vous disiez que vous l'aviez reprise,
20:22elle avait 15 employés,
20:2310 millions de chiffres d'affaires.
20:25Elle en est où aujourd'hui ?
20:27Et l'objectif, c'est quoi ?
20:28Vous la gardez combien de temps,
20:30celle-là ?
20:30Vous savez déjà ?
20:32Alors,
20:33LTI a bien évolué
20:34sur un an et demi.
20:35Nous, on est rentrés
20:35en août 2024,
20:38donc c'est assez récent.
20:40Mais en un an et demi,
20:42aujourd'hui,
20:42nous avons près de 17 millions
20:44et demi de chiffre d'affaires
20:45et un EBITDA
20:47qui a doublé
20:49par rapport à l'entrée.
20:50Nous avons presque 50 employés
20:53et nous sommes dans une phase
20:55très particulière
20:56parce que nous sommes en train
20:57de faire du build-up.
20:59Donc,
20:59nous sommes en train
21:01de racheter des concurrents,
21:02des sociétés
21:03qui font plus ou moins
21:04la même chose qu'ELTI.
21:05quelques-unes
21:08touchent des marchés
21:10adjacents.
21:12Mais d'ici la fin de l'année,
21:14on est en train
21:15de terminer
21:16cinq négociations
21:18d'ici la fin du mois de mars
21:21et acquisitions, pardon.
21:22Et d'ici la fin de l'année,
21:23on devrait en racheter
21:24encore quatre ou cinq.
21:26Donc, le but,
21:26c'est de rejoindre
21:28les 40 millions
21:29de chiffres d'affaires
21:30d'ici la fin de l'année.
21:31Oui.
21:31Donc là,
21:32vous avez choisi
21:32la bonne entreprise,
21:33le bon secteur.
21:34On a l'impression
21:34que ça matche bien
21:35effectivement
21:36dans ces circonstances-là.
21:38Quel secteur vous visez ?
21:40Est-ce que vous vous empêchez
21:41ou est-ce que vous avez
21:42quand même cadré,
21:43Joachim,
21:44les secteurs
21:45sur lesquels vous partez
21:46pour les entreprises ?
21:48Oui.
21:48Alors,
21:49comme le disait Clément
21:50tout à l'heure,
21:51c'est très varié.
21:52Donc,
21:53on détient une société
21:54qui est dans la distribution
21:55avec valeur ajoutée
21:56de drones
21:57et une société
21:58dans l'agroalimentaire
21:59en Pologne.
21:59Donc,
22:00c'est très varié.
22:01Mais,
22:01on cherche les critères
22:03à travers toutes ces sociétés
22:05qui sont,
22:05que ce soit dans une industrie
22:08qui est en croissance,
22:09pas de la croissance folle,
22:10mais pour ne pas
22:10qu'on doive se battre
22:11pour des parts de marché.
22:13Comme disait Kennedy,
22:15la marée qui monte
22:16lève tous les navires.
22:18Pour aussi,
22:19que ce soit une industrie
22:20qui est fragmentée
22:22et qui n'est pas dominée
22:24par un grand joueur,
22:25qui n'est pas cyclical.
22:27et puis après,
22:28au niveau de la société
22:28elle-même,
22:29on cherche des sociétés
22:30qui ont des revenus
22:31récurrentes,
22:32idéalement contractuels,
22:33qui ont des belles marges
22:34d'Ebida,
22:35donc je dirais au-dessus
22:35de 10%,
22:36idéalement au-dessus
22:36de 20%,
22:37pas de concentration
22:38client,
22:39pas de concentration
22:39fournisseur,
22:41qui est une forme
22:42de middle management
22:46et qui soit aussi facile
22:48à comprendre
22:49pour qu'un entrepreneur,
22:51repreneur qui est dans
22:52la trentaine
22:52ou quarantaine
22:54puisse le reprendre.
22:55Voilà,
22:56il nous reste trois minutes,
22:57on va passer tout de suite
22:58au conseil de l'expert.
23:00Le conseil de l'expert,
23:03c'est quoi que vous donneriez,
23:06Joachim,
23:07comme conseil aux patrons
23:08qui sont en recherche
23:10d'une PME aujourd'hui ?
23:12Qu'est-ce que vous leur diriez ?
23:14Je leur dirais de nous contacter
23:16et qu'on a beaucoup
23:19d'entrepreneurs,
23:20repreneurs
23:20qui sont prêts
23:22à reprendre des PME
23:25et pérenniser
23:26ce qu'ils ont construit
23:27pendant ces dernières décennies,
23:30si pas plus.
23:30Donc, surtout qu'ils n'hésitent pas
23:32à nous contacter.
23:34Contacter Inisto Partners,
23:35voilà, ça c'est noté.
23:36Clémenté, de votre côté,
23:37quels conseils vous donneriez,
23:39les choses à faire
23:40et peut-être les choses
23:41à ne pas faire aussi ?
23:43Alors, un des conseils
23:45très importants,
23:46c'est de choisir
23:47l'entrepreneur
23:48auquel on reprend
23:49l'entreprise.
23:50Le matching
23:51avec l'entrepreneur
23:52est essentiel.
23:54C'est la solidité
23:55de la société,
23:56c'est l'accompagnement futur
23:57et c'est l'alignement.
23:59Donc, ça,
24:00c'est absolument
24:00la chose la plus importante
24:02et ne pas avoir,
24:04ne pas être pressé
24:05à choisir
24:06la bonne entreprise.
24:07On a deux ans de temps
24:08dans le cas d'un searcher
24:09ou plus de temps
24:10si on est
24:12self-funded,
24:14mais choisir
24:15la bonne entreprise
24:16et le bon entrepreneur,
24:18surtout le bon vendeur,
24:19est essentiel
24:20pour la réussite.
24:21Ce n'est pas la première fois
24:22que j'entends ça
24:23dans cette émission transmission.
24:24Vous êtes d'accord,
24:25Joachim,
24:25ce côté,
24:25un petit côté
24:26coup de foot professionnel,
24:28c'est-à-dire,
24:28il faut quand même,
24:29dès le départ,
24:30avoir les mêmes valeurs.
24:32Tout à fait.
24:33Tout à fait.
24:34Et si le sentiment
24:35n'est pas là,
24:36il vaut mieux
24:37passer à la prochaine
24:39PME.
24:40Et je dirais aussi,
24:42un conseil,
24:42puisque vous m'avez demandé
24:43pour un conseil
24:43pour les patrons
24:44de PME,
24:45je dirais,
24:46un conseil
24:47pour les entrepreneurs,
24:49repreneurs,
24:51vraiment prendre le temps
24:52de laisser mûrir
24:53cette décision,
24:54parce que selon moi,
24:56c'est un parcours
24:57exceptionnel.
24:58Vraiment,
24:59ça permet,
25:00j'ai vu des entrepreneurs,
25:02repreneurs grandir,
25:03mûrir,
25:04s'épanouir
25:05d'une façon incroyable,
25:06mais ce n'est pas fait
25:07pour tout le monde.
25:08Et donc,
25:08de vraiment laisser
25:10mûrir cette décision,
25:11c'est une décision
25:12pour la vie,
25:13et d'être sûr
25:14que ce soit vraiment
25:16le choix de vie
25:16pour soi-même,
25:19parce que ce n'est en tout cas
25:20pas fait pour tout le monde.
25:22C'est un parcours aussi
25:22très très difficile,
25:24et on se prend beaucoup
25:25de claques dans la figure.
25:26D'où la nécessité
25:26de cet accompagnement,
25:27effectivement,
25:28vous l'avez dit.
25:29Merci messieurs,
25:30merci à tous les deux
25:31de nous avoir raconté
25:32votre expérience,
25:34Joachim de Belgique,
25:35cofondateur d'Inesto Partners,
25:38pardon,
25:38et Clémenté Di Napoli,
25:40CEO de la société LTI.
25:42Merci à tous les deux
25:43d'être venus dans cette émission.
25:44BFM Entreprises,
25:45vous le savez,
25:45c'est tous les jours
25:46sur BFM Business
25:47à midi 30.
25:49Je vous souhaite
25:49une très belle journée.
25:52BFM Entreprises,
25:54transmission les règles
25:55sur BFM Business.
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