- il y a 8 heures
Ce jeudi 10 février, Antoine Larigaudrie a reçu Marc Templeman, fondateur de Cashbee, et Léa Lejeune, journaliste économique et cofondatrice de Plan Cash, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:30Et on va un petit peu s'y attaquer.
00:33On est avec Léa Lejeune de Plancage.
00:36Bonjour.
00:37Et Marc Templeman de Cachby.
00:39Bonjour.
00:39Merci d'être avec nous en direct.
00:41On peut peut-être commencer avec...
00:43On va planter le décor avec quelques métaphores agricoles
00:47qui n'ont jamais été étrangères de la bourse.
00:51Récolter des gains boursiers, c'est récolter de manière générale.
00:55Et donc, du coup, on a quelques expressions
00:59qui reviennent souvent sur le marché,
01:00qui viennent du monde agricole.
01:02Quels sont vos préférés, Marc ?
01:04Il y en a plusieurs, et on pourrait en parler pendant deux heures,
01:06mais ce qu'on ne va pas faire.
01:07Il y a évidemment le bull market, le marché taureau.
01:10Le taureau étant un animal qui, quand il attaque, lève la tête.
01:13Ça signifie un marché haussier, à contrario du marché bearish.
01:18Il y a le comportement motonnier des investisseurs,
01:21qu'on peut reprocher ou pas,
01:23mais qui veut bien dire ce qu'il veut dire,
01:24c'est-à-dire des gens qui suivent ce que d'autres font.
01:27Il y a l'investisseur, un peu poulet,
01:29le terme anglais étant chicken,
01:30qui a peur de tout et qui reste sur son livret A
01:32et qui voit les trains passer.
01:33Je ne le connaissais pas celui-ci, il est amusant.
01:36On en a reparlé un petit peu avec Donald Trump,
01:38avec le taco, le Trump or his chickens out.
01:40Et puis, le dernier animal de la cour,
01:42il y a le deal cochon,
01:44enfin l'investissement cochon,
01:45qui veut tout simplement dire une transaction
01:47qui n'est pas bonne pour l'investisseur.
01:49Chez nous, on dit une carotte,
01:50mais voilà, on reste dans la thématique.
01:53On reste dans le thème.
01:53Ce que je retiens surtout,
01:55c'est que l'agriculture a ça en commun avec la finance,
01:57qu'on sème afin de pouvoir récolter dans un temps futur
02:00en faisant face à des risques
02:02qui peuvent être des vents contraires,
02:03la tempête parfaite, le gel.
02:06Et donc, ces termes se retrouvent.
02:07Et ce qui m'amuse le plus là-dedans,
02:09c'est que ça démontre très bien
02:10le lien historique qu'il y a entre l'agriculture et la finance.
02:13En fait, c'est l'agriculture
02:14et les besoins qu'a eu l'agriculture
02:17et qu'a l'agriculture toujours
02:19de se couvrir contre un certain nombre de risques
02:21qui a fait énormément d'innovations en finance.
02:24Et donc, on reproche souvent à l'agriculture
02:26peut-être d'être un secteur un peu plan-plan et ancien,
02:28alors qu'au contraire,
02:29il a énormément de liens,
02:30notamment historiques avec la finance
02:31et ils ont conduit à énormément d'innovations en finance.
02:35On les remercie beaucoup.
02:36Bien sûr.
02:37Et on voit qu'il y en a encore énormément.
02:38De manière très concrète,
02:40c'est vrai qu'il y a énormément d'opérateurs
02:42qui se sont créés ces dernières années
02:45via les applis,
02:46via la finance numérique
02:48pour continuer à alimenter en argent frais
02:50le secteur agricole.
02:52Et on voit que ça intéresse
02:53de plus en plus d'investisseurs.
02:55Et je le disais en sommaire
02:57avec Gaël Slimane qui vient de temps en temps
02:58et tous les baromètres qu'on peut consulter
03:00du côté des épargnants.
03:01Les épargnants, ils cherchent du sens à leur épargne.
03:03Il y avait l'ISR,
03:05il y avait le VER,
03:06il y avait le ESG.
03:09C'est des choses finalement très floues
03:10qui sont parties,
03:12qui sont revenues.
03:13Au milieu de tout ça,
03:14l'investissement dans l'agriculture,
03:16c'est ce qu'il y a de plus durable finalement.
03:19Oui, c'est ce qu'il y a de plus durable,
03:21mais ça dépend des formats qu'on choisit.
03:22Parce qu'il y en a aussi qui sont très risqués.
03:24En fait, ça dépend de ce qu'on veut défendre.
03:27Je pense que la chose la plus simple
03:29pour quelqu'un qui serait vraiment
03:31dans une logique de rendement pur,
03:33ce serait de choisir les fameux ETF.
03:35Ceux qu'on voit un peu partout,
03:38qui permettent de faire du DCA très facilement,
03:41qu'on peut rajouter sur un PEA
03:42ou sur un compte-titre,
03:44les ETF agricoles,
03:46il y en a de plus en plus.
03:47Il y en a qui sont sur l'innovation,
03:48sur les nouvelles technologies,
03:50que ce soit Amundi, Vanguard,
03:52ils ont tous leurs ETF agricoles.
03:54Par contre, il ne faut pas s'y détromper.
03:56C'est-à-dire, comme vous disiez tout à l'heure,
03:58tous ces ETF-là ne sont pas ISR.
04:00Ce n'est pas parce qu'on est agricole
04:01qu'on est investissement socialement responsable
04:04et ESG.
04:05Donc, il va falloir regarder,
04:06parce qu'il y en a,
04:07ça va être investir dans l'innovation agricole,
04:09dans les machines qui permettent de désherber,
04:12dans l'agriculture urbaine.
04:14Il y en a, ça va être investir
04:16dans les grandes exploitations agricoles françaises,
04:19européennes, américaines,
04:20et donc permettre d'imaginer de nouveaux concepts.
04:23Il y en a même qui fâchent beaucoup les écolos,
04:26parce que ce n'est pas du tout la vision
04:28de l'agriculture qu'ils défendent.
04:29Évidemment, parce que quand on se met
04:32du point de vue d'un investisseur financier,
04:35investir dans l'agriculture,
04:37ça peut être, par exemple, investir dans Bayer.
04:39Voilà.
04:41Mais là, l'ISR, elle dit, ben non.
04:43Donc voilà, si on investit dans un EDF agricole,
04:45il va falloir qu'on fasse attention
04:46aux mêmes choses qu'on fait attention
04:47pour les ETF habituellement.
04:50Donc, c'est-à-dire,
04:50quelle est la société qui le produit,
04:52depuis combien de temps l'ESF existe,
04:53est-ce qu'il est remis à jour
04:55en fonction des entreprises à l'intérieur.
04:58Et puis, si on est intéressé,
05:01comme pas mal de nos abonnés,
05:02par l'investissement responsable,
05:03vérifier si c'est bien ISR et ESG.
05:06Il faut savoir que depuis les changements
05:08de la législation ISR en Europe,
05:10pas mal de fonds ont eu tendance
05:11à mettre de côté cette étiquette
05:12et à se dire, on continue à exister
05:14et à valoriser le rendement
05:16plutôt que de conserver l'étiquette coûte que coûte.
05:18Donc, il y a un peu moins de washing.
05:20Donc, ça rend le label un petit peu plus fiable
05:21en fonction de ce qu'on veut.
05:23Et après, il y a deux autres méthodes
05:24pour investir dans l'agriculture.
05:26Donc, la première qui peut intéresser
05:27à la fois les personnes assez riches
05:29et assez aisées et le grand public,
05:31c'est d'investir dans les terres agricoles.
05:33Moi, je la trouve pas mal, cette solution.
05:35Parce qu'on sait très bien
05:37qu'en France et en Europe,
05:38il y a tout un système
05:39où il faut que les terres restent en friche
05:41et puis qu'elles soient repartagées
05:42et réexploitées,
05:43que n'importe qui ne peut pas acheter des terres.
05:46Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
05:47Alors, si on a beaucoup d'argent,
05:48on va sur les sites de staffers.
05:50Donc, c'est vraiment les organismes départementaux
05:52qui permettent de savoir
05:53quelles sont les terres qui sont à vendre
05:54et toutes les conditions à respecter.
05:57Et ça, ça peut être pas mal
05:57pour des personnes qui sont très imposées,
05:59notamment à l'ISF,
06:00parce qu'en fait,
06:00il n'y a quasiment pas d'imposition,
06:03parce qu'on considère
06:04que ça fait partie
06:04de la force de la France
06:05d'avoir ces terres agricoles.
06:07C'est ça.
06:07Et maintenant, ça, c'est aussi possible
06:08pour le grand public
06:09à travers une plateforme
06:11qui s'appelle Hectaria,
06:12qui permet d'acheter
06:13des petits bouts de terres agricoles.
06:15Et je précise,
06:16parce que c'est quand même
06:16quelque chose qui intéresse ici,
06:18on est à peu près à 1 à 3 %
06:20de rendement annuel.
06:21Donc, c'est pas finalement
06:22ce rendement qui est le plus visé.
06:23On appelle ça des fermages, d'ailleurs.
06:25Oui, tout à fait.
06:26Ce qui est visé,
06:26c'est vraiment la revente
06:28et la plus-value à la fin.
06:29Donc, on a un petit pourcentage
06:30au fur et à mesure
06:31et une revente
06:32et une plus-value à la fin.
06:33Et enfin, il existe
06:34une dernière méthode
06:35pour investir dans l'agriculture,
06:38qui est d'investir
06:39dans des exploitations agricoles,
06:40notamment pour permettre
06:41à des urbains
06:42ou des personnes
06:43qui héritent de familles
06:44de l'exploitation agricole.
06:45Et là-dessus,
06:46il y a des plateformes
06:47qui sont créées.
06:48Voilà, de réinvestir
06:48dans des outils.
06:49Donc là, ça va s'appeler
06:51Mimosa ou Ferme en Vie.
06:53C'est la plus risquée.
06:54C'est-à-dire que c'est la plus belle
06:55sur le papier.
06:56On peut même investir
06:57dans l'agriculture bio
06:59ou régénérative.
07:00Mais par contre,
07:01on mise tout
07:01dans une exploitation agricole
07:03et c'est comme si on faisait
07:03du crowd equity,
07:04du private equity.
07:05C'est ce que j'allais vous dire.
07:06On devient business angel.
07:07On devient business angel.
07:08On fait une forme
07:08de venture capital.
07:10Exactement.
07:10Donc, on a une possibilité
07:11de rendement
07:11qui est entre 4 et 7 %.
07:13Par contre, le risque de perte,
07:14il est énorme.
07:15Et il faut le savoir
07:16parce que nous,
07:16on a des abonnés
07:17qui ont été déçus.
07:19Il faut savoir
07:19qu'on investit aussi
07:20dans un très beau projet
07:21parce que c'est une vision
07:22de l'économie qu'on défend.
07:24Mais ce n'est pas
07:25la moins risquée.
07:25C'est du capital patient
07:27et ce n'est pas dénué
07:27de risque.
07:28Malgré tout,
07:29Mark Templeman,
07:30c'est vrai que
07:31que ce soit du côté
07:33des exploitants,
07:34que ce soit du côté
07:35des gens qui encadrent
07:36les marchés agricoles,
07:37on a toujours fait preuve
07:39d'innovation justement
07:40en termes de produits financiers
07:41pour chercher
07:42de l'argent frais,
07:43pour financer
07:44l'entièreté
07:45des filières agricoles.
07:47Et justement,
07:48ça doit nous interpeller
07:49de voir que
07:50les solutions les plus innovantes
07:51en ce moment,
07:52numériques,
07:53les applis et tout,
07:53permettent justement
07:54de réinvestir ce secteur
07:55qui était autrefois
07:56plutôt un truc de pro,
07:58c'est le bureau au fond
07:59à droite chez Euronex
08:00qui s'occupe du grain.
08:01Vous voyez ce que je veux dire ?
08:02Là,
08:03ça recommence
08:04à concerner tout le monde.
08:05Alors oui,
08:06ça se démocratise,
08:07il y a des outils pour ça.
08:09Nous qui sommes
08:09un acteur du digital,
08:10on ne peut que l'encourager.
08:11En revanche,
08:12j'aimerais revenir
08:12sur ce qu'il vient d'être
08:13parce qu'il ne faut pas
08:14ignorer les risques.
08:15Je pense que
08:18dans une ferme
08:19ou dans des terres agricoles
08:20et qu'on dit
08:21que c'est du type
08:21private equity,
08:23oui,
08:23c'est exactement ça.
08:24Donc,
08:24il y a un risque
08:24de perte en capital,
08:25il y a une liquidité
08:27qui est faible,
08:28c'est-à-dire que
08:28vous investissez dans une ferme,
08:30vous voulez revendre la ferme,
08:31la ferme,
08:32elle trouve preneur ou pas.
08:33Et donc,
08:34il faut vraiment considérer ça
08:35comme des investissements
08:35à très long terme.
08:36Par ailleurs,
08:36je mettrai en contraste
08:37le rendement visé
08:39par ce type d'investissement
08:40à haut risque
08:40qui est de l'ordre
08:41de 4 à 7 %,
08:42je ne le contrône absolument pas,
08:43alors que dans le private equity,
08:44on le fait pour des raisons
08:46purement financières,
08:47on vise plutôt
08:47du 10, 15,
08:48voire du 20 %
08:49au regard des risques
08:50qu'on prend.
08:51Mais il y a des risques
08:51induits aussi spécifiques,
08:53évidemment.
08:54On parle de,
08:55tiens,
08:55le salon de l'agriculture
08:56qui s'ouvre,
08:57il n'y aura pas de vache.
08:58Vous ne verrez pas de vache.
08:59Pourquoi ?
08:59Parce qu'on a quand même
09:00une épidémie en ce moment
09:01en France
09:01qui fait que
09:02il y a tous les années...
09:03Il y a le risque écolosique,
09:05il y a les aléas climatiques,
09:06c'est ça ?
09:07Donc,
09:07il faut le rajouter aussi.
09:08Exactement.
09:13Si on veut diversifier
09:14son portefeuille,
09:15ils font du sens
09:15lorsqu'on veut donner du sens
09:17à l'épargne qu'on place,
09:18ce qui n'est pas le cas
09:19de tout le monde,
09:19on peut être purement financier.
09:21Et évidemment,
09:22je prends le cas à part
09:23pour les très grands fortunés
09:24qui ont des avantages fiscaux
09:26effectivement
09:26pour placer une partie
09:27de leur portefeuille
09:29dans des forêts
09:29ou autres.
09:31Mais donc,
09:31que ça se démocratise
09:32encore une fois,
09:32c'est très bien,
09:33mais je pense qu'il faut
09:33vraiment souligner
09:35que cette innovation,
09:36il faut aussi
09:37qu'elle soit accompagnée
09:37d'éducation financière
09:39comme toujours
09:40pour bien être conscient
09:41des risques qu'on prend.
09:43qui vont au-delà
09:43même souvent
09:44des risques financiers
09:45parce que,
09:45comme vous le soulignez,
09:46dans le domaine spécifique,
09:47il y a même
09:47des risques climatologiques.
09:49Vous achetez une forêt,
09:50elle est touchée
09:50par une maladie.
09:52Et qui sont,
09:52en tout cas aujourd'hui,
09:53quasiment aucun modèle
09:54qui arrive vraiment
09:55à les prétire.
09:55Donc,
09:56on ne peut pas les enlever.
09:57On est dedans.
09:59Il y a quand même
09:59quelque chose
10:00qui est extrêmement intéressant,
10:01c'est que,
10:02là aussi,
10:03investir financièrement
10:04dans l'agriculture,
10:05dans les exploitations,
10:06dans les instruments financiers,
10:08etc.
10:10Je ne sais pas,
10:11j'achète une action
10:12ArcelorMittal.
10:13Mon premier truc,
10:14ce n'est pas
10:14d'avoir envie
10:15d'aller voir un fourneau.
10:17Quand on investit
10:17dans l'agriculture,
10:18on a envie de voir l'actif.
10:19On a envie de connaître
10:20l'exploitant.
10:21On a envie de connaître
10:21la filière.
10:22Donc,
10:23là aussi,
10:23il est question d'éducation
10:24dans les deux sens
10:25et c'est un fil conducteur
10:27extrêmement important
10:29dans l'ADN même
10:30de cet investissement
10:31dans les produits agricoles.
10:32Pour le coup,
10:33les plateformes
10:34sur lesquelles
10:35je parlais tout à l'heure
10:36permettent vraiment
10:37de regarder
10:38où va être le terrain,
10:39quel va être
10:39l'exploitant agricole,
10:40qu'est-ce qu'il veut produire.
10:43Il y a énormément de photos.
10:45Il y a une histoire
10:45qui est racontée.
10:46En fait,
10:46c'est pour ça
10:47que je compare ça
10:47au crowd equity.
10:48C'est parce qu'en plus,
10:49il y a une histoire
10:49qui est racontée.
10:50Donc,
10:51c'est très intéressant
10:53pour la culture.
10:55Je ne sais pas
10:56s'il y a des possibilités
10:57de visiter carrément
10:58les exploitations.
10:58Je pense que si,
10:59ils seront ravis.
11:00Ce serait pas mal comme idée.
11:02Mais il n'empêche
11:02qu'il faut garder
11:03cette idée en tête.
11:04C'est qu'on le sait très bien,
11:06raconter des belles histoires,
11:07c'est important
11:08et ça donne envie d'investir.
11:09Mais ça n'enlève
11:10ni les risques,
11:11ni les probabilités d'échec,
11:14ni tout le passif
11:15qu'il peut y avoir
11:16sur des secteurs comme ça.
11:17Puis toute la dureté
11:18et le côté hasard.
11:20Et pour le coup,
11:21on est très très loin
11:22de l'image,
11:22si on regarde
11:23ce genre de plateforme,
11:24très très loin
11:24de l'image des agriculteurs
11:25qui ont fait
11:26des manifestations
11:27bloquant les autoroutes
11:28avec leurs tracteurs.
11:30C'est vraiment pour le coup
11:31très très différent.
11:33Après,
11:33on est sur des histoires différentes
11:35mais des problématiques
11:36qui se rejoignent
11:37à un moment donné.
11:38Bien sûr.
11:38Marc Templeman,
11:40c'est peut-être ça aussi
11:41la leçon
11:41de cette innovation
11:43en termes d'agriculture,
11:44c'est que sans pour autant
11:45prendre des risques inconsidérés,
11:46et on le redit,
11:47c'est dans une optique
11:48de diversification,
11:49bien entendu.
11:51Quand on parle de tout ça,
11:53on peut aussi
11:54axer des gestions thématiques,
11:56des stratégies actions,
11:57des stratégies
11:58de produits financiers
11:59autour de l'agriculture
12:01sans prendre forcément
12:02trop trop de risques.
12:02je ne sais pas,
12:04je pensais bêtement
12:05prendre un petit paquet
12:06d'actions
12:08du côté de chez John Deere
12:09aux Etats-Unis
12:10qui est le leader mondial
12:12du tracteur
12:13vert et jaune,
12:14enfin,
12:14les responsables
12:15de Massé Ferguson
12:16vont peut-être
12:16m'assassiner
12:17parce que c'est les rouges,
12:18il y a deux camps
12:18dans l'agriculture.
12:19Il y a les verts et jaunes
12:20et il y a les rouges.
12:21Maintenant,
12:22ça peut être aussi
12:23une manière
12:24de s'exposer
12:26à ces problématiques
12:27via une optique
12:28purement action,
12:29on va dire.
12:30100% d'accord
12:30et on retombe
12:31dans le camp
12:32des ETF
12:32qui sont disponibles
12:34et effectivement,
12:36je ne pense pas
12:36que bon nombre
12:37de ces ETF
12:37soient véritablement
12:38ISR à juste titre
12:39parce que John Deere
12:40fabrique des tracteurs,
12:41compliqué de rendre
12:42cette activité
12:43purement verte.
12:44On a déjà parlé
12:45de ceux qui produisent
12:46des engrais,
12:46même chose,
12:47mais donc d'un point de vue
12:48parfaitement financier,
12:49on peut prendre
12:50le secteur agricole
12:50comme étant un secteur
12:51dans lequel on peut mettre
12:52quelques billes,
12:53une part de son portefeuille.
12:55Je soulignerai néanmoins
12:56que dans ce secteur,
12:57il faut accepter
12:58la volatilité.
12:59Je m'explique.
13:01Lorsque la guerre
13:02éclate en Ukraine,
13:03ce type de placement
13:04va très très bien
13:06faire l'affaire
13:07de l'investisseur
13:08parce qu'on perçoit
13:09tout de suite
13:09un risque
13:10sur la production
13:11de blé de cette année,
13:12l'Ukraine étant
13:12un grand pays
13:13produiteur de blé.
13:13Ukraine égale blé,
13:14ça a toujours été ça.
13:15Et donc,
13:15je pense que les investisseurs
13:17détenteurs de ce type d'ETF
13:18cette année-là
13:19ont dû regarder
13:20des performances
13:21de type de 20-25%.
13:23L'année suivante,
13:24ils n'ont plus accusé le coup
13:26parce que lorsqu'il y a
13:27une surproduction agricole,
13:28typiquement,
13:29ce genre d'ETF
13:30va avoir sa performance
13:31baisser parce que
13:32les prix agricoles baissent.
13:33Et donc,
13:35je soulignerais tout simplement
13:36non pas que ce soit
13:37une mauvaise classe d'actifs,
13:38je pense que c'est
13:39une bonne classe d'actifs,
13:40mais qu'il faut en accepter
13:41la volatilité.
13:42Bien sûr.
13:42Et puis,
13:43il y a d'autres trucs,
13:44il y a vaguement
13:44deux ou trois aspects
13:46réglementaires,
13:46la PAC,
13:47le Mercosur,
13:48ça on va en parler.
13:51Finalement,
13:51on rejoint les problématiques
13:52géopolitiques du moment.
13:53On ne parle pas de défense,
13:54on ne parle pas
13:54de se faire la guerre,
13:55mais au milieu des problématiques
13:57commerciales...
13:57C'est éliminément géopolitique.
13:59Et toute la question
14:00de l'autosuffisance agricole,
14:01de la balance excédentaire,
14:02c'est aussi cette question
14:03de qu'est-ce qu'on va devenir
14:05si les conflits internationaux
14:06se poursuivent ?
14:08Bien sûr.
14:10Combien de temps ?
14:11Bref.
14:12En tout cas,
14:13très intéressant.
14:14Merci infiniment,
14:15Marc Templeman,
14:15Cachby,
14:16Léa Lejeune de Plancage
14:17pour cet éclairage
14:18sur l'ensemble
14:19des solutions
14:20pour vous permettre
14:20de vous exposer
14:21au monde agricole
14:22dans une optique
14:23de diversification,
14:24peut-être de cas de sens aussi
14:26et de rendement,
14:26bien entendu.
14:27Merci infiniment.
14:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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