- il y a 7 heures
Ce jeudi 19 février, Antoine Larigaudrie a reçu Marc Templeman, fondateur de Cashbee, Léa Lejeune, journaliste économique et cofondatrice de Plan Cash, Mickaël Landreau, trader sur compte propre et co-gérant du salon MTT, Angélique de Lencquesaing, directrice générale déléguée de iDealwine, Joachim Savigny, président de Cheval Blanc Patrimoine, et Jérôme Robin, fondateur de NousAssurons, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:11Édition spéciale, tout pour investir, consacré au salon de l'agriculture qui va ouvrir ses portes samedi.
00:17Et oui, pas de pays sans paysans, pas d'agriculture sans investisseurs.
00:22Et on va parler justement de cet aspect des choses à une époque où les statistiques, les sondages le montrent.
00:30Gaël Slimane nous en parle souvent.
00:32Les épargnants, les investisseurs cherchent à investir en cherchant du sens.
00:36En voilà du sens.
00:37Investir dans notre agriculture au sens large.
00:40Produits financiers, actions d'entreprise, solutions innovantes pour continuer à alimenter notre secteur agricole en argent frais et en faisant
00:48du rendement.
00:48On va un peu explorer toutes les pistes pour vous donner des idées claires sur le sujet.
00:52Il y a Marc Templeman de Cacheville et Léa Lejeune de PlanCache qui sont là dans quelques minutes pour déchiffrer
00:57et poser un petit peu le cadre de l'investissement dans l'agriculture, dans le terroir.
01:01On n'oubliera pas non plus de surveiller l'actualité des marchés.
01:03On sort quand même encore d'un record sur le CAC 40, même si on temporise un petit peu ce
01:08matin.
01:09On va aussi se concentrer sur une valeur proprement agricole pour rester dans la thématique tout à l'heure avec
01:14Mickaël Landreau dans les arbitrages techniques.
01:16Plein d'autres sujets qui vont nous ramener au terroir.
01:18Angélique Delinxan d'Ideal Wine sera là pour nous parler des vins bio.
01:22Ou en étant alors qu'on a quand même connu une grande désaffection de ce label, de cette méthode de
01:28production.
01:28Est-ce que le marché est en train de reprendre et comment ? C'est ce qu'elle nous dira
01:31tout à l'heure.
01:33Joachim de Savigny de Cheval Blanc Patrimoine qui viendra nous parler, lui, de l'investissement dans les forêts.
01:37Alors plein de solutions concrètes pour investir dans un aspect vraiment incontournable de notre ruralité.
01:43Un vrai placement vert, concret pour le coup.
01:45Enfin, on terminera par l'essence même peut-être de l'investissement dans l'agriculture.
01:49Comment investir via des produits financiers dans des troupeaux de vaches ?
01:53Investir dans le cheptel bovin français avec de la vraie création de valeur et du rendement.
01:59Des solutions innovantes dont nous parlera Jérôme Robin de Nous Assurons.
02:03Il sera en direct de Grenoble d'où il concocte ces solutions d'investissement concrètes.
02:07Là pour le coup, vraiment durable et en plein milieu d'un contexte un petit peu compliqué par les épidémies.
02:12Vous pouvez nous joindre par mail, nous poser toutes vos questions, direct à bfmbusiness.fr.
02:17Vous pouvez nous envoyer un SMS au 732-16, vous tapez le mot-clé Business Suite, votre question.
02:21Et puis vous pouvez me suivre directement sur X, l'ancien Twitter, ou sur LinkedIn et m'y poser vos
02:28questions.
02:28On y répondra en cours d'édition, édition spéciale Salon de l'Agriculture.
02:33Donc le reste de l'actualité du jour.
02:36Inauguration diplomatique du sommet de l'intelligence artificielle de New Delhi ce matin.
02:40Elle a été donnée par Narendra Modi, le président indien, Emmanuel Macron.
02:43Le chef de l'État qui prononçait un discours devant les patrons de la tech présents sur place.
02:48Et il en a profité pour défendre l'attractivité européenne pour le secteur face aux Américains.
02:54Image marquante de ce sommet quand même, c'est Sam Altman, le patron de chat GPT d'OpenAI,
03:01qui a refusé de prendre la main du PDG d'Enthropic.
03:04Donc voilà, le groupe vit bien.
03:06Vague de publications ce matin, et on va le voir, ça a des répercussions boursières.
03:10Zoom sur celle de Renault, quand même constructeur qui affiche une paire de 11 milliards d'euros en 2025,
03:15à cause notamment de la déprécession de sa part dans le japonais Nissan.
03:18Sans ça, Renault finit l'année dans le vert, mais avec quand même une rentabilité, une marge en baisse.
03:23Il y a toujours une question ce matin, que va faire Christine Lagarde ?
03:26C'est quand même la deuxième fois en moins d'un an qu'elle est annoncée sur le départ dans
03:29des informations de presse.
03:30La première fois, la BCE répondait que la présidente était déterminée à aller jusqu'au bout de son mandat.
03:34Mais hier, après l'article du Financial Times, la Banque Centrale répond qu'aucune décision n'a été prise.
03:39Tout ça est un petit peu plus flou.
03:41Et selon les informations de BFM Business, l'option d'une prise de la direction du forum de Davos est
03:46sur la table pour Christine Lagarde.
03:48Enfin, 1,2 millions de comptes bancaires ont été consultés par un acteur malveillant.
03:52C'est Bercy qui l'affirme, dénonçant un auteur qui a usurpé des identifiants d'un fonctionnaire ayant ce type
03:58d'accès.
03:58Des données comme les RIB, les IBAN et les identifiants fiscaux ont pu être consultés.
04:03Les titulaires de ces comptes recevront une information individuelle.
04:06Les alertants dans les prochains jours, selon Bercy.
04:09Allez, le tableau de bord des marchés.
04:23On va ouvrir le micro, ça ira mieux.
04:25Un CAC 40 qui manque de souffle ce matin.
04:28On a signé un nouveau record historique hier du côté de l'indice phare de la Bourse de Paris.
04:31Là, on perd 0,86%, on descend à 8355 points.
04:36Rien de bien grave.
04:37De toute manière, la sauce reste la même.
04:38On est alimenté en ce moment par les publications d'entreprises.
04:41Et pour l'instant, on a une majorité de nouvelles positives qui arrivent quand même à faire en sorte que
04:47les indices tiennent bien.
04:48Du côté européen, c'est unanime, on consolide, c'est normal.
04:51On sortait de quelques gains journaliers qui nécessitaient des prises de profit.
04:55Un rééquilibrage.
04:56Donc, vous voyez, l'Eurostock 50 recule de 0,78%.
04:59Une baisse un petit peu plus forte à Francfort.
05:01Monde 0,97%, du moins 0,5% pour la Bourse de Londres et moins 0,9% pour la
05:07Bourse de Milan.
05:08Si on regarde du côté des plus fortes baisses, du côté du CAC 40,
05:12on a quand même quelques mauvaises surprises en termes de publication qui pèsent un petit peu sur l'indice.
05:17Notamment celle d'Airbus, au moins 7,5% pour Airbus.
05:22186,50€.
05:23C'est surtout, c'est pas tant la qualité des résultats qui était plutôt bon,
05:26c'est vraiment les prévisions de livraison qui sont en dessous de ce qu'attendait le marché.
05:32Donc, le titre est largement vendu.
05:34Renault, je vous en parlais, baisse qui était prévisible, baisse de la rentabilité.
05:38Alors ça, ça chagrine un petit peu le marché.
05:40Du coup, comme le titre a bien résisté ces dernières semaines,
05:43moins 6,1%, on est à 31,15€.
05:46Le point noir, c'est toujours la participation dans Nissan,
05:48qui est source de soucis financiers pour Renault.
05:51Euronex perd 3,5%, malgré des bons résultats.
05:54122,10€.
05:55On a Stellantis qui est dans le siège de Renault et qui perd 3,8%.
05:58Safran, moins 2,33€.
06:00Un petit coup d'œil sur le titre à la hausse sur le CAC 40.
06:03On a quand même quelques bonnes nouvelles à arbitrer.
06:06Notamment Orange qui gagne 4% à 17,56€.
06:09On s'approche peu ou prou de plus haut historique, autour du titre Orange.
06:13Carrefour qui regagne 2,2% à 14,98€ après les résultats.
06:18Sanofi, plus 1,38€.
06:19On est à 78,79€.
06:21Et Essilor Loussotica se remet un petit peu, plus 1,1%, 238,70€.
06:26On parle beaucoup des secteurs qui sont un petit peu disruptés par l'IA.
06:30Là, en fait, Essilor Loussotica a été diablement disrupté ces deux dernières séances
06:33par toutes les spéculations autour de l'événement que prépare Apple au début du mois prochain,
06:37et qui serait sans doute l'occasion de la présentation de nouveaux objets connectés
06:41de nature à faire un petit peu d'ombre aux lunettes connectées d'Essilor Loussotica.
06:45On parle là aussi de Smart Glasses, mais aussi de pendentifs connectés.
06:49Et puis, pourquoi pas, d'AirPods qui contiendraient des caméras
06:53et qui, en fait, court-circuiteraient le besoin de lunettes.
06:56Et avec Apple qui tient à concevoir tout ça lui-même,
06:59sans faire appel à un fournisseur, comme Meta, par exemple,
07:02peut faire appel à Essilor Loussotica.
07:04Donc, le titre se reprend bien. On est à 238,50 euros.
07:08Un mot de nos matières premières.
07:10Du côté des marchés pétroliers, il y a eu un petit peu d'agitation ces derniers temps
07:15parce qu'on est quand même sur un ton qui se durcit entre États-Unis et Iran,
07:21entre Russie et Ukraine.
07:22Donc, le Brent, depuis deux jours, est en train de vraiment remonter.
07:27On est au-delà des 70 dollars désormais, à 71 au total.
07:32Tout de suite, on va déchiffrer l'actualité du jour.
07:35Et évidemment, on va se consacrer en très large partie
07:38à l'actualité du monde agricole et financier.
07:43Tout pour investir, le déchiffrage.
07:47Ah oui, avec ce salon de l'agriculture qui commence Porte de Versailles,
07:51ce sera samedi, et on a choisi de faire une édition spéciale,
07:54vraiment consacrée à vos finances et l'agriculture.
07:59C'est deux choses qui vont bien ensemble.
08:00C'est deux choses qui sont nécessaires, en plus,
08:03parce que nous, on a besoin de rendement.
08:04Les agriculteurs, ils ont besoin d'argent frais, toujours.
08:07Les entreprises, les petits exploitants, etc.
08:09Et il y a moyen de faire des affaires très intéressantes ensemble.
08:12Et on va un petit peu s'y attaquer.
08:15On est avec Léa Lejeune de PlanCash.
08:18Bonjour.
08:18Bonjour.
08:19Et Marc Templeman de CashBee.
08:21Bonjour.
08:21Merci d'être avec nous en direct.
08:23On peut peut-être commencer avec...
08:25Voilà, on va planter le décor avec quelques métaphores agricoles
08:29qui n'ont jamais été étrangères de la bourse.
08:33Récolter des gains boursiers,
08:35c'est récolter de manière générale.
08:37Et donc, du coup, on a quelques expressions
08:41qui reviennent souvent sur le marché,
08:42qui viennent du monde agricole.
08:44Quels sont vos préférés, Marc ?
08:46Alors, il y en a plusieurs,
08:47et on pourrait en parler pendant deux heures,
08:48mais ce qu'on ne va pas faire,
08:49il y a évidemment le bull market,
08:51le marché taureau,
08:52le taureau étant un animal qui, quand il attaque,
08:54lève la tête,
08:55signifie un marché haussier,
08:58à contrario du marché bériche.
09:00Il y a le comportement motonnier des investisseurs,
09:03qu'on peut reprocher ou pas,
09:05mais qui veut bien dire ce qu'il veut dire,
09:06c'est-à-dire des gens qui suivent ce que d'autres font.
09:09Il y a l'investisseur un peu poulet,
09:11le terme anglais étant chicken,
09:12qui a peur de tout,
09:13et qui reste sur son livret A,
09:15et qui voit les trains passer.
09:15Je ne le connaissais pas celui-ci, il est amusant.
09:18On en a reparlé un petit peu avec Donald Trump,
09:20avec le taco,
09:21le Trump or West Chicken's Heart.
09:22Et puis, le dernier animal de la cour,
09:24il y a le deal cochon,
09:26enfin l'investissement cochon,
09:27qui veut tout simplement dire
09:28une transaction qui n'est pas bonne pour l'investisseur.
09:31Chez nous, on dit une carotte,
09:32mais voilà, on reste dans la thématique.
09:35On reste dans le thème.
09:36Ce que je retiens surtout,
09:37c'est que l'agriculture a ça en commun avec la finance,
09:39qu'on sème,
09:40afin de pouvoir récolter dans un temps futur,
09:42en faisant face à des risques
09:44qui peuvent être des vents contraires,
09:45la tempête parfaite, le gel.
09:48Et donc, ces termes se retrouvent,
09:49et ce qui m'amuse le plus là-dedans,
09:51c'est que ça démontre très bien
09:52le lien historique qu'il y a entre l'agriculture et la finance.
09:55En fait, c'est l'agriculture,
09:56et les besoins qu'a eu l'agriculture,
09:59qui a à l'agriculture toujours
10:01de se couvrir contre un certain nombre de risques,
10:03qui a fait énormément d'innovations en finance.
10:06Et donc, on reproche souvent à l'agriculture
10:08peut-être d'être un secteur un peu plan-plan et ancien,
10:10alors qu'au contraire,
10:11il a énormément de liens,
10:12notamment historiques avec la finance,
10:14et ils ont conduit à énormément d'innovations en finance.
10:17On les remercie beaucoup.
10:18Bien sûr, et on voit qu'il y en a encore énormément.
10:21De manière très concrète,
10:22c'est vrai qu'il y a énormément d'opérateurs
10:24qui se sont créés ces dernières années
10:27via les applis,
10:28via la finance numérique,
10:30pour continuer à alimenter en argent frais
10:32le secteur agricole.
10:34Et on voit que ça intéresse
10:35de plus en plus d'investisseurs.
10:37Et je le disais en sommaire,
10:39avec Gaël Slimane,
10:40qui vient de temps en temps,
10:40et tous les baromètres qu'on peut consulter
10:42du côté des épargnants.
10:43Les épargnants, ils cherchent du sens à leur épargne.
10:45Il y avait l'ISR,
10:47il y avait le VER,
10:48il y avait le SG.
10:51C'est des choses finalement très floues,
10:53qui sont parties, qui sont revenues.
10:55Au milieu de tout ça,
10:56l'investissement dans l'agriculture,
10:58c'est ce qu'il y a de plus durable, finalement.
11:01Oui, c'est ce qu'il y a de plus durable,
11:03mais ça dépend des formats qu'on choisit.
11:04Parce qu'il y en a aussi qui sont très risqués.
11:06En fait, ça dépend de ce qu'on veut défendre.
11:09Je pense que la chose la plus simple
11:11pour quelqu'un qui serait vraiment
11:13dans une logique de rendement pur,
11:15ce serait de choisir les fameux ETF.
11:17Ce qu'on voit un peu partout,
11:20qui permettent de faire du DCA très facilement,
11:23qu'on peut rajouter sur un PEA
11:24ou sur un compte-titre.
11:26Les ETF agricoles,
11:28il y en a de plus en plus.
11:29Il y en a qui sont sur l'innovation,
11:30sur les nouvelles technologies,
11:32que ce soit Amundi, Vanguard,
11:34ils ont tous leurs ETF agricoles.
11:36Par contre, il ne faut pas s'y détromper.
11:38C'est-à-dire que, comme vous disiez tout à l'heure,
11:40tous ces ETF-là ne sont pas ISR.
11:42Ce n'est pas parce qu'on est agricole
11:43qu'on est investissement socialement responsable
11:46et ESG.
11:47Donc, il va falloir regarder
11:48parce qu'il y en a,
11:49ça va être investir dans l'innovation agricole.
11:51Donc, dans les machines
11:53qui permettent de désherber,
11:54dans l'agriculture urbaine.
11:56Il y en a, ça va être investir
11:58dans les grandes exploitations agricoles,
12:00françaises, européennes, américaines.
12:02Et donc, permettre d'imaginer
12:04de nouveaux concepts.
12:05Il y en a même qui fâchent beaucoup les écolos
12:08parce que ce n'est pas du tout
12:09la vision de l'agriculture qu'ils défendent.
12:11Évidemment, parce que quand on se met
12:14du point de vue d'un investisseur financier,
12:18investir dans l'agriculture,
12:19ça peut être, par exemple,
12:20investir dans Bayer.
12:21Voilà.
12:23Mais là, l'ISR, elle dit, ben non.
12:25Donc voilà, si on investit
12:26dans un EDF agricole,
12:27il va falloir qu'on fasse attention
12:28aux mêmes choses qu'on fait attention
12:29pour les ETF habituellement.
12:32Donc, c'est-à-dire,
12:32quelle est la société qui le produit,
12:34depuis combien de temps l'ESF existe,
12:35est-ce qu'il est remis à jour
12:37en fonction des entreprises à l'intérieur.
12:39Et puis, si on est intéressé,
12:43comme pas mal de nos abonnés
12:44par l'investissement responsable,
12:45vérifier si c'est bien ISR et ESG.
12:48Il faut savoir que depuis
12:49les changements de la législation ISR en Europe,
12:52pas mal de fonds ont eu tendance
12:53à mettre de côté cette étiquette
12:54et à se dire,
12:55on continue à exister
12:56et à valoriser le rendement
12:58plutôt que conserver l'étiquette
12:59coûte que coûte.
13:00Donc, il y a un peu moins de washing.
13:01Donc, ça rend le label
13:02un petit peu plus fiable
13:03en fonction de ce qu'on veut.
13:05Et après, il y a deux autres méthodes
13:06pour investir dans l'agriculture.
13:07Donc, la première qui peut intéresser
13:09à la fois les personnes
13:10assez riches et assez aisées
13:12et le grand public,
13:13c'est d'investir dans les terres agricoles.
13:15Moi, je trouve pas mal cette solution.
13:17Parce qu'on sait très bien
13:19qu'en France et en Europe,
13:20il y a tout un système
13:21où il faut que les terres restent en friche
13:23et puis qu'elles soient repartagées
13:24et réexploitées,
13:25que n'importe qui ne peut pas acheter des terres.
13:28Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
13:29Alors, si on a beaucoup d'argent,
13:30on va sur les sites de staffers.
13:32Donc, c'est vraiment
13:32les organismes départementaux
13:34qui permettent de savoir
13:35quelles sont les terres
13:36qui sont à vendre
13:36et toutes les conditions à respecter.
13:38Et ça, ça peut être pas mal
13:39pour des personnes
13:40qui sont très imposées,
13:41notamment à l'ISF,
13:42parce qu'en fait,
13:43il n'y a quasiment pas d'imposition,
13:45parce qu'on considère
13:46que ça fait partie
13:46de la force de la France
13:47d'avoir ces terres agricoles.
13:49Et maintenant,
13:49ça, c'est aussi possible
13:50pour le grand public
13:51à travers une plateforme
13:53qui s'appelle Hectaria,
13:54qui permet d'acheter
13:55des petits bouts
13:56de terres agricoles.
13:57Et je précise,
13:58parce que c'est quand même
13:58quelque chose
13:59qui intéresse ici,
14:00on est à peu près
14:01à 1 à 3 %
14:02de rendement annuel.
14:02Donc, ce n'est pas finalement
14:04ce rendement
14:04qui est le plus visé.
14:05On appelle ça
14:06des fermages, d'ailleurs.
14:07Oui, tout à fait.
14:08Ce qui est visé,
14:08c'est vraiment la revente
14:10et la plus-value à la fin.
14:11Donc, on a un petit pourcentage
14:12au fur et à mesure
14:13et une revente
14:14et une plus-value à la fin.
14:15Et enfin,
14:16il existe une dernière méthode
14:17pour investir
14:18dans l'agriculture
14:20qui est d'investir
14:21dans des exploitations agricoles,
14:22notamment pour permettre
14:23à des urbains
14:24ou des personnes
14:25qui héritent de famines
14:26de l'exploitation agricole.
14:28Et là-dessus,
14:28il y a des plateformes
14:29qui sont créées.
14:30Voilà, de réinvestir
14:30dans des outils.
14:31Donc là, ça va s'appeler
14:33mimosa ou ferme en vie.
14:34Et c'est ça,
14:35la partie la plus risquée.
14:36C'est-à-dire,
14:36c'est la plus belle
14:37sur le papier.
14:38On peut même investir
14:40dans l'agriculture bio
14:41ou régénérative.
14:42Mais par contre,
14:43on mise tout
14:43dans une exploitation agricole
14:45et c'est comme si on faisait
14:45du crowd equity,
14:46du private equity.
14:47C'est ce que j'allais vous dire.
14:48On devient business angel.
14:49On fait une forme
14:50de venture capital.
14:52Exactement.
14:52Donc, on a une possibilité
14:53de rendement
14:53qui est entre 4 et 7 %.
14:55Par contre,
14:55le risque de perte,
14:56il est énorme.
14:57Et il faut le savoir
14:58parce que nous,
14:58on a des abonnés
14:59qui ont été déçus.
15:01Il faut savoir
15:01qu'on investit aussi
15:02dans un très beau projet
15:03parce que c'est une vision
15:04de l'économie qu'on défend.
15:06Mais ce n'est pas
15:07la moins risquée.
15:07C'est du capital patient
15:09et ce n'est pas dénué
15:09de risque.
15:10Malgré tout,
15:11Mark Templeman,
15:12c'est vrai que
15:13que ce soit du côté
15:15des exploitants,
15:17que ce soit du côté
15:17des gens qui encadrent
15:18les marchés agricoles,
15:20on a toujours fait preuve
15:21d'innovation,
15:21justement,
15:22en termes de produits financiers
15:23pour chercher
15:24de l'argent frais,
15:25pour financer
15:26l'entièreté
15:27des filières agricoles.
15:29Et justement,
15:30ça doit nous interpeller
15:31de voir que
15:32les solutions les plus innovantes,
15:33en ce moment,
15:34numériques,
15:35les applis et tout,
15:35permettent justement
15:36de réinvestir ce secteur
15:37qui était autrefois
15:38plutôt un truc de pro,
15:40c'est le bureau
15:41au fond à droite
15:42chez Euronex
15:42qui s'occupe du grain.
15:43Vous voyez ce que je veux dire ?
15:44Là, ça recommence
15:46à concerner tout le monde.
15:47Alors oui,
15:48ça se démocratise,
15:49il y a des outils pour ça.
15:51Nous qui sommes
15:51un acteur du digital,
15:52on ne peut que l'encourager.
15:53En revanche,
15:54j'aimerais revenir
15:54sur ce qu'il y a dit
15:55parce qu'il ne faut pas
15:56ignorer les risques.
15:57Et je pense que
15:58quand on compare
15:59le risque d'investissement
16:00dans une ferme
16:01ou dans des terres agricoles
16:02et qu'on dit
16:03que c'est du type
16:03private equity,
16:05oui, c'est exactement ça.
16:06Donc, il y a un risque
16:06de perte en capital,
16:07il y a une liquidité
16:09qui est faible,
16:10c'est-à-dire que
16:10vous investissez dans une ferme,
16:12vous voulez revendre la ferme,
16:13la ferme,
16:14elle trouve preneur ou pas.
16:15Et donc,
16:16il faut vraiment considérer ça
16:17comme des investissements
16:17à très long terme.
16:18Par ailleurs,
16:18je mettrai en contraste
16:19le rendement visé
16:21par ce type d'investissement
16:22à haut risque
16:22qui est de l'ordre
16:23de 4 à 7 %,
16:24je ne le contrôlie absolument pas,
16:25alors que dans le private equity,
16:26on le fait pour des raisons
16:28purement financières,
16:29on vise plutôt
16:29du 10, 15,
16:30voire du 20 %
16:31au regard des risques
16:32qu'on prend.
16:33Mais il y a des risques
16:33induits aussi spécifiques,
16:35évidemment.
16:36On parle de, tiens,
16:37le salon de l'agriculture
16:38qui s'ouvre,
16:39il n'y aura pas de vache.
16:40Vous ne verrez pas de vache.
16:41Pourquoi ?
16:41Parce qu'on a quand même
16:42une épidémie en ce moment
16:43en France qui fait que
16:44il y a tous les aléas.
16:45Il y a le risque écologique,
16:47il y a les aléas climatiques,
16:48c'est ça.
16:49Donc, il faut le rajouter aussi.
16:50Exactement.
16:51Et donc, je pense que
16:52ces placements font du sens
16:54si on veut diversifier
16:56son portefeuille.
16:56Ils font du sens
16:57lorsqu'on veut donner du sens
16:59à l'épargne qu'on place,
17:00ce qui n'est pas le cas
17:01de tout le monde.
17:02On peut être purement financier.
17:03Et évidemment,
17:04je prends le cas à part
17:05pour les très grands fortunés
17:06qui ont des avantages fiscaux
17:08effectivement pour placer
17:09une partie de leur portefeuille
17:10dans des forêts ou autres.
17:13Mais donc,
17:13que ça se démocratise
17:14encore une fois,
17:14c'est très bien.
17:15Mais je pense qu'il faut
17:15vraiment souligner
17:17que cette innovation
17:18il faut aussi
17:19qu'elle soit accompagnée
17:19d'éducation financière
17:21comme toujours
17:22pour bien être conscient
17:23des risques qu'on prend
17:24qui vont au-delà
17:25même de souvent
17:26des risques financiers
17:27parce que comme vous le soulignez,
17:28dans le domaine spécifique,
17:29il y a même des risques
17:30climatologiques.
17:31Vous achetez une forêt,
17:32elle est touchée par une maladie.
17:34Et qui sont,
17:34en tout cas aujourd'hui,
17:35quasiment aucun modèle
17:36qui arrive vraiment
17:37à les prétire.
17:37Donc, on ne peut pas
17:38les enlever.
17:39On est dedans.
17:41Il y a quand même
17:41quelque chose
17:42qui est extrêmement intéressant,
17:43c'est que là aussi,
17:45investir financièrement
17:46dans l'agriculture,
17:47dans les exploitations,
17:48dans les instruments financiers,
17:50etc.
17:52Je ne sais pas,
17:53j'achète une action
17:54ArcelorMittal.
17:55Mon premier truc,
17:56ce n'est pas
17:56d'avoir envie
17:58d'aller voir un fourneau.
17:59Quand on investit
17:59dans l'agriculture,
18:00on a envie de voir l'actif.
18:01On a envie de connaître
18:02l'exploitant.
18:03On a envie de connaître
18:03la filière.
18:04Donc, là aussi,
18:05il est question d'éducation
18:06dans les deux sens.
18:07Et c'est un fil conducteur
18:09extrêmement important
18:11dans l'ADN même
18:12de cet investissement
18:13dans les produits agricoles.
18:14Alors, pour le coup,
18:15les plateformes
18:16sur lesquelles
18:17je parlais tout à l'heure
18:18permettent vraiment
18:19de regarder
18:20où va être le terrain,
18:21quel va être
18:21l'exploitant agricole,
18:23qu'est-ce qu'il veut produire.
18:25Il y a énormément de photos,
18:27il y a une histoire
18:27qui est racontée.
18:28En fait,
18:28c'est pour ça que je compare ça
18:29au crowd equity,
18:30c'est parce qu'en plus,
18:31il y a une histoire
18:31qui est racontée.
18:32Donc, c'est très intéressant
18:36pour la culture.
18:37Je ne sais pas
18:38s'il y a des possibilités
18:39de visiter carrément
18:40les exploitations.
18:42Ce serait pas mal comme idée.
18:44Mais il n'empêche
18:44qu'il faut garder
18:45cette idée en tête.
18:46C'est qu'on le sait très bien,
18:48raconter des belles histoires,
18:49c'est important
18:50et ça donne envie d'investir.
18:51Mais ça n'enlève
18:52ni les risques,
18:53ni les probabilités d'échec,
18:56ni tout le passif
18:57qu'il peut y avoir
18:58sur des secteurs comme ça.
18:59Et puis toute la dureté
19:00et le côté hasard.
19:02Et pour le coup,
19:03on est très très loin
19:04de l'image,
19:04si on regarde
19:05ce genre de plateforme,
19:06très très loin
19:06de l'image des agriculteurs
19:07qui ont fait
19:08des manifestations
19:09bloquant les autoroutes
19:10avec leurs tracteurs,
19:12c'est vraiment pour le coup
19:13très très différent.
19:15Après,
19:15on est sur des histoires différentes
19:17mais des problématiques
19:18qui se rejoignent
19:19à un moment donné.
19:20Bien sûr.
19:21Marc Templeman,
19:22c'est peut-être ça aussi
19:23la leçon
19:23de cette innovation
19:25en termes d'agriculture,
19:26c'est que sans pour autant
19:27prendre des risques inconsidérés,
19:28et on le redit,
19:29c'est dans une optique
19:30de diversification bien entendu.
19:32Donc quand on parle
19:34de tout ça,
19:35on peut aussi
19:36axer des gestions thématiques,
19:38des stratégies actions,
19:39des stratégies
19:40de produits financiers
19:41autour de l'agriculture
19:43sans prendre forcément
19:44trop trop de risques.
19:45Je ne sais pas,
19:46je pensais bêtement
19:47prendre un petit paquet
19:48d'actions
19:50du côté de John Deere
19:51aux Etats-Unis
19:52qui est le leader mondial
19:54du tracteur
19:55vert et jaune.
19:56Enfin,
19:56les responsables
19:57de Massé Ferguson
19:58vont peut-être
19:58m'assassiner
19:59parce que c'est les rouges,
20:00il y a deux camps
20:00dans l'agriculture.
20:01Il y a les verts et jaunes
20:02et il y a les rouges.
20:03Maintenant,
20:04ça peut être aussi
20:05une manière
20:05de s'exposer
20:08à ces problématiques
20:09via une optique
20:10purement action,
20:11on va dire.
20:12100% d'accord
20:12et on retombe
20:13dans le camp
20:14des ETF
20:14qui sont disponibles
20:16et effectivement,
20:18je ne pense pas
20:18que bon nombre
20:19de ces ETF
20:19soient véritablement
20:20ISR
20:20à juste titre
20:21parce que John Deere
20:22fabrique des tracteurs
20:23compliqué de rendre
20:24cette activité
20:25purement verte.
20:26On a déjà parlé
20:27de ceux qui produisent
20:28des engrais,
20:28même chose,
20:29mais donc d'un point de vue
20:30parfaitement financier,
20:31on peut prendre
20:32le secteur agricole
20:32comme étant un secteur
20:33dans lequel on peut mettre
20:34quelques billes
20:35à une part de son portefeuille.
20:37Je soulignerai néanmoins
20:38que dans ce secteur,
20:39il faut accepter
20:40la volatilité.
20:41Je m'explique.
20:43Lorsque la guerre
20:44éclate en Ukraine,
20:45ce type de placement
20:46va très très bien
20:49faire l'affaire
20:49de l'investisseur
20:50parce qu'on perçoit
20:51tout de suite un risque
20:52sur la production
20:53de blé de cette année,
20:54l'Ukraine étant un grand pays
20:55producteur de blé.
20:55Ukraine égale blé,
20:56ça a toujours été ça.
20:57Et donc,
20:57je pense que les investisseurs
20:59détenteurs de ce type d'ETF
21:00cette année-là
21:01ont dû regarder
21:02des performances
21:03de type de 20-25%.
21:05L'année suivante,
21:06ils ont pu accuser le coût
21:08parce que lorsqu'il y a
21:09une surproduction agricole,
21:10typiquement,
21:11ce genre d'ETF
21:12va avoir sa performance baissée
21:13parce que les prix agricoles
21:14baissent.
21:15Et donc,
21:16je soulignerai tout simplement
21:18non pas que ce soit
21:19une mauvaise classe d'actifs,
21:20je pense que c'est
21:21une bonne classe d'actifs,
21:22mais qu'il faut en accepter
21:23la volatilité.
21:24Bien sûr.
21:24Et puis,
21:25il y a d'autres trucs,
21:26il y a vaguement
21:26deux ou trois aspects
21:28réglementaires,
21:28la PAC,
21:29le Mercosur,
21:30ça on va en parler,
21:32c'est finalement
21:33on rejoint les problématiques
21:34géopolitiques du moment,
21:35on ne parle pas de défense,
21:36on ne parle pas de se faire la guerre,
21:37mais au milieu
21:38des problématiques commerciales...
21:39C'est éliminément géopolitique.
21:41On est en plein dedans.
21:41Et toute la question
21:42de l'autosuffisance agricole,
21:43de la balance excédentaire,
21:44c'est aussi cette question
21:45de qu'est-ce qu'on va devenir
21:47si les conflits internationaux
21:48se poursuivent ?
21:50Bien sûr.
21:50Enfin, si.
21:51Bref.
21:52Combien de temps ?
21:53Bref.
21:54En tout cas,
21:55très intéressant.
21:56Merci infiniment,
21:57Marc Templeman,
21:57Cashby,
21:58Léa Lejeune de Plancage
21:59pour cet éclairage
22:00sur l'ensemble des solutions
22:02pour vous permettre
22:02de vous exposer
22:03au monde agricole
22:04dans une optique
22:05de diversification,
22:06peut-être de quête de sens aussi
22:08et de rendement,
22:09bien entendu.
22:09Merci infiniment,
22:10on passe aux arbitrages.
22:17On rejoint Mickaël Landreau.
22:19Bonjour.
22:20Bonjour.
22:21Alors, on va parler du CAC 40.
22:23C'est vrai qu'on temporise
22:24là un petit peu
22:24après avoir atteint
22:25un nouveau plus haut historique hier.
22:27On ne perd pas de vue
22:28quand même les marchés financiers.
22:30On sort un tout petit peu
22:31de la sphère agricole,
22:32du moins pour un petit instant.
22:34Mais le CAC 40,
22:35bon, est toujours proche
22:36de ses records.
22:36On temporise un petit peu
22:37à la faveur notamment
22:38de quelques déceptions
22:39en matière de résultats.
22:42On a un petit peu l'impression
22:44que voilà,
22:44on est sur une douce euphorie.
22:46On monte, on monte, on monte.
22:47Vous, vous nous dites
22:48quand même prudence.
22:52Oui, exactement.
22:53Je vais venir après en fait Antoine.
22:54Je vais faire un petit avertissement
22:55par rapport à ça.
22:57Si on reprend l'analyse du CAC,
22:58du coup, rappelez-vous
22:59les points que j'avais donnés
23:00le mois dernier Antoine,
23:00ce sont toujours les mêmes.
23:01Ça n'a pas changé.
23:02J'avais donné la zone d'achat
23:03des 8000 points.
23:04On a touché 8000 ou 1 point
23:06et on est remonté
23:07pour aller chercher la zone
23:08des 8360 points.
23:09J'avais dit également
23:10que je tenterais un short
23:11sur cette zone-là
23:12pour faire un double top.
23:14Je l'ai tenté.
23:15J'ai eu mon tech profil 1
23:16sur la zone des 8 280 points
23:18et je me suis fait sortir
23:20avec l'énorme gap,
23:21vous souvenez-vous,
23:21de 1,4% je crois,
23:23en ATH sur le CAC.
23:25Et ensuite,
23:25j'avais retenté un long
23:26sur 8 360 points
23:27et je me suis fait encore sortir
23:29parce que le CAC a été cherché
23:308 270 points.
23:32Donc un CAC un petit peu pénible
23:33à trader.
23:34Mais au final, Antoine,
23:35c'est une erreur de méthode
23:36parce que je le rabâche souvent
23:37sur BFM,
23:38une cassure se valide
23:40en clôture de bougie.
23:41Et au final,
23:42à aucun moment,
23:43nous avions cassé
23:44cette fameuse zone
23:44des 8 360 points.
23:46En tout cas,
23:46en clôture de bougie.
23:48Ces choses faites hier soir,
23:49donc cette fois,
23:50elle est quand même validée.
23:51Et du coup,
23:52j'attendais encore
23:52ce fameux pullback
23:53sur la zone
23:54des 8 360 points
23:55et on vient de l'avoir
23:56là à l'instant.
23:57On a touché
23:57les 8 350 à peu près.
24:00J'ai donc pris un achat.
24:02Stop si on devait casser
24:03cette zone
24:04en clôture de bougie,
24:05cette fois,
24:06pour ne pas faire
24:06la même erreur
24:07et viser un retour
24:08sur les plus hauts
24:09à 8 430
24:10et ensuite les 8 570 points.
24:13Mais comme vous avez dit
24:14très justement,
24:14Antoine,
24:15je suis un peu,
24:16on va dire,
24:17perplexe.
24:17J'entends partout
24:18parler de marché haussier
24:20et c'est une notion
24:21qui me gêne un peu
24:22aujourd'hui
24:22parce que peut-on parler
24:24de marché haussier
24:25lorsque vous avez
24:268 résultats sur 10
24:27qui sont vendus ?
24:28Peut-on parler
24:28de marché haussier
24:29lorsque vous avez
24:30du téléperformance
24:30qui a des plus bas
24:31historiques ?
24:32Peut-on parler
24:32de marché haussier
24:33quand vous avez
24:34du ADN,
24:36du RAMET aujourd'hui,
24:37du Dassault Systèmes
24:38qui font des moins
24:3920% en séance ?
24:40Peut-on parler
24:41de marché haussier
24:43avec toute cette euphorie
24:45un peu ambiante ?
24:46Moi,
24:46j'ai quelques doutes.
24:48Si vous voulez,
24:48moi je trade depuis 2001
24:49et en fait,
24:51j'ai connu une phase
24:53où lorsqu'on vous disait
24:54marché haussier,
24:54c'était l'ensemble
24:55des valeurs qui montaient.
24:56Aujourd'hui,
24:56vous regardez
24:57du side trade,
24:58du vision,
24:58du Capgemini,
25:00du Essilor
25:01qui a perdu 100 euros
25:02depuis ses plus hauts
25:02quand même
25:03et qui aligne
25:047, 8, 9 séances de baisse.
25:06Je suis quand même
25:07vraiment perfect
25:07par rapport à ça.
25:08Donc au final,
25:10méfiance,
25:10méfiance parce que
25:11je pense que c'est
25:12un petit peu l'arbre
25:12qui cache la forêt
25:14et du coup,
25:15je pense que tôt ou tard,
25:16on va payer cela
25:18parce que c'est une hausse
25:19qui se fait sur quelques valeurs,
25:20notamment avec la pondération
25:22dans les indices.
25:23Donc soyez prudents
25:24et choisissez bien vos valeurs.
25:26Oui,
25:26on va rester sur ce message
25:28de prudence.
25:28C'est vrai qu'on a tendance
25:29à ne pas l'entendre
25:30assez souvent,
25:31mais on a un petit consensus
25:33autour du marché haussier
25:34qui est peut-être
25:35un petit peu complaisant,
25:36on va dire.
25:37Mickaël,
25:37on parle valeurs
25:39qui permettent
25:39de s'exposer
25:40au monde agricole.
25:41Il y en a une en France
25:41qu'on peut regarder
25:42qui est intéressante
25:43qui s'appelle Winfarm.
25:45Winfarm,
25:45c'est une société
25:47qui propose des palettes
25:47de services
25:48aux agriculteurs
25:49et donc là,
25:50on est en plein
25:51dans la problématique.
25:53Oui,
25:53c'est mon action préférée
25:55du secteur en fait.
25:57Alors,
25:57évidemment,
25:58encore une action
25:58qui a connu un peu
25:59un parcours chaotique
26:00parce qu'elle a été
26:00introduite sur 35 euros
26:02quand même Antoine
26:03et elle a rapidement
26:04atteint les 4,50 euros.
26:06La faute à quoi ?
26:07Une rentabilité en berne,
26:08une dette excessive
26:09et puis tout ça
26:10à cause de quoi ?
26:11À cause de l'explosion
26:12des matières premières.
26:13Mais depuis quelque temps,
26:15on constate quand même
26:15du mieux.
26:16Si on regarde graphiquement,
26:17déjà on constate
26:18qu'elle est stabilisée
26:19entre 4 et 4,50 euros,
26:21ce qu'on pourrait appeler
26:21une phase 1 de Weinstein,
26:23la phase planchée,
26:24la phase qui précède la hausse,
26:25mais il y a surtout du mieux
26:26au niveau du fondamental.
26:27C'est-à-dire que déjà,
26:30ça fait le neuvième trimestre
26:32au niveau du chiffre d'affaires
26:33qui monte,
26:34si je ne dis pas de bêtises,
26:35ou le treizième,
26:36j'ai un trou de mémoire,
26:37mais du coup,
26:38on voit quand même
26:38une évolution
26:39et en 2025,
26:40enfin en 2026,
26:41il n'est plus marqué.
26:42Et en plus,
26:43si on regarde également
26:44le résultat net,
26:45si on compare le 2025
26:46en termes de semestre
26:47et le 2024,
26:49on était à moins 2,7 millions
26:50sur le premier semestre 2024
26:51et là,
26:52on est à moins 0,7
26:53sur le premier semestre 2025.
26:55Donc,
26:55on constate quand même
26:56une maîtrise de coûts
26:56et puis avec la baisse
26:58des matières premières,
26:59quand même,
26:59je pense que Winfarm
27:00peut sortir son épingle du jeu.
27:02En fait,
27:03le juge de paix,
27:03Antoine,
27:04ce sera les résultats
27:04qui seront le 30 mars.
27:06On ira du coup
27:07les résultats du deuxième semestre 2025
27:09pour voir enfin
27:10si Winfarm arrive à dégager
27:12un résultat net intéressant
27:14et puis se transformer
27:16du coup en recouvrie.
27:17Donc,
27:17une action à suivre
27:18dans le secteur.
27:19On suivra,
27:20on commentera justement
27:21la publication des résultats
27:24sans doute avec Eric Lewin,
27:25notre spécialiste
27:26des small et mid-caps
27:27et pour donner
27:29une petite idée,
27:30c'est vrai que le titre
27:31Winfarm
27:32se comporte pas trop mal.
27:33Sur un an,
27:34il gagne 16,3%
27:35mais alors attention,
27:37sur 3 et 5 ans,
27:38on perd plus de 80%.
27:39Donc,
27:39c'est vrai qu'on est
27:40dans l'ordre d'idée
27:40de l'investissement typique
27:42dans l'agriculture.
27:44C'est du capital patient
27:45et c'est vrai
27:45que c'est des sociétés
27:46qui sont soumises
27:49à des aléas
27:49qui leur échappent
27:50un petit peu
27:51et puis qui sont toujours
27:51prêtes à se transformer
27:52et à apporter du dynamisme.
27:54Merci infiniment,
27:55Mickaël Landreau.
27:56Petite pause pub
27:57dans TPI
27:58et puis on reprend
27:59notre spécial salon
28:00de l'agriculture.
28:01On va parler,
28:02on va parler vin
28:03avec le bio notamment
28:06qui reprend un petit peu
28:07de hauteur.
28:07On en parle avec Angélique
28:08de l'incendie d'Ideal Wine.
28:09A tout de suite dans TPI.
28:11Tout pour investir
28:13la boîte à outils.
28:15Boîte à outils spéciale
28:16édition spéciale
28:17bien sûr consacrée
28:18à l'agriculture
28:19alors que s'ouvre
28:20le salon de l'agriculture
28:22samedi.
28:22Pas de pays
28:23sans paysans,
28:24pas d'agriculture
28:25sans viticulture.
28:27Et on va parler vin
28:27avec Angélique
28:28de l'incendie d'Ideal Wine.
28:29Bonjour.
28:30Bonjour Antoine,
28:30bonjour à tous.
28:31Peut-être justement
28:32comme on est vraiment
28:33dans une présentation globale
28:35des différents secteurs
28:35d'activité agricole
28:36dans lesquels on peut investir
28:37aussi bien dans le produit fini
28:39que dans l'outil de production
28:40bien sûr.
28:42Peut-être donner une idée
28:43avec deux, trois chiffres
28:45de ce que représente
28:45la viticulture en France
28:46au sein du monde agricole
28:48et au sein de la sphère
28:49économique générale.
28:51Oui, c'est l'occasion
28:53effectivement de faire
28:54un peu de patriotisme
28:55économique.
28:55Mais oui, il n'y a pas de mal.
28:56Parce que la viticulture,
28:57viticulture, vous savez que c'est
28:58le premier secteur agricole
29:01en termes de valeur,
29:0292 milliards d'euros
29:05de chiffre d'affaires annuel.
29:08Et ça représente tout de même
29:10440 000 emplois en France
29:12et 6,4 milliards de recettes fiscales.
29:16Donc, c'est important
29:18effectivement de cultiver
29:20la modération
29:21dans la consommation, bien sûr.
29:23Mais c'est aussi important
29:24de défendre ce secteur
29:25qui couvre, je le rappelle,
29:27750 000 hectares de vignes
29:29sur 90 départements.
29:30Donc, la France est vraiment
29:31un pays de 20.
29:34Donc, ça, c'est important.
29:35Et puis, c'est un secteur
29:36très dynamique
29:37puisque à l'export,
29:39c'est le troisième contributeur
29:41à l'excédent de la balance
29:43commerciale,
29:43après l'aéronautique
29:45et les cosmétiques.
29:47Donc, c'est vraiment
29:48un secteur stratégique.
29:49Oui, pas oublié.
29:50Ils font le paysage,
29:51ils font aussi l'économie,
29:52ces viticulteurs,
29:54leur savoir-faire
29:55et évidemment,
29:56toute leur dynamique commerciale.
29:57Bon, au milieu de tout ça,
29:58il y a un sujet
29:59qui nous a préoccupés
30:00ces dernières années.
30:01C'est notamment celui
30:02de la conversion au bio.
30:04Dans le sens où
30:05il y a eu des incitations
30:06et énormément de viticulteurs,
30:09d'agriculteurs,
30:09de manière générale,
30:10qui s'y sont mis.
30:11Alors, via des subventions,
30:12puis ensuite,
30:12via des circuits commerciaux,
30:14un cahier des charges
30:15très spécifique, etc.
30:16On a vu une sorte
30:18de désaffection
30:18ces dernières années.
30:19Ça ne rapporte plus.
30:21La demande baisse.
30:22Le marché est trop important,
30:24finalement.
30:25Donc, ça ne crée plus de valeur.
30:27Ensuite,
30:28s'organise ces derniers mois
30:29une phase
30:30où on a l'impression
30:30que le marché repart
30:31sur des bases plus saines.
30:33Vous, au sein
30:34de l'activité viticole,
30:36comment vous sentez,
30:37justement,
30:37les dynamiques du bio
30:39dans les exploitations ?
30:41Alors, le bio,
30:43effectivement,
30:44est d'abord un bon élève
30:45dans le secteur agricole
30:47puisque la part
30:47des surfaces en bio
30:49représente 21% du total,
30:52ce qui est un pourcentage
30:53très significatif,
30:55même par rapport
30:55à d'autres types de cultures.
30:57On a eu une décennie,
30:592010-2020,
31:00qui a connu
31:01une forte progression
31:02en fait dans la conversion.
31:03Pour certains vignobles
31:04comme dans la Gironde,
31:06par exemple,
31:07les surfaces ont doublé
31:08dans cette période-là.
31:11C'est vrai qu'à aujourd'hui,
31:13depuis 2020,
31:14on a une phase
31:16de stabilisation,
31:18on a une très forte
31:19diminution des nouvelles
31:20surfaces
31:22qui démarrent
31:23leur conversion.
31:24Moins 43%
31:25en 2024
31:26faisaient suite
31:27à une année 2023
31:28où, vous savez,
31:29les chiffres avaient baissé
31:30d'un tiers.
31:30Donc, on a effectivement
31:32un mouvement
31:32qui se stabilise
31:35et qui est même
31:36en diminution
31:37pour ce qui est
31:37des nouvelles conversions.
31:38Ce qui fait que
31:38la part,
31:40la surface
31:41qui elle-même
31:41est en cours de conversion
31:42en 2024,
31:43elle a baissé
31:44de 4%.
31:46Pour autant,
31:47ça reste un secteur
31:47très important.
31:49Les surfaces en bio
31:50les plus importantes,
31:51vous les trouvez
31:52plutôt dans le sud
31:53de la France.
31:54Donc, l'Occitanie
31:55qui est la région
31:56la plus importante.
31:58Ça a aussi été
32:00un enjeu
32:01de la montée en gamme
32:02justement
32:02de ces régions.
32:03Absolument,
32:04ça va de pair
32:04avec des pratiques
32:06qui sont plus respectueuses
32:08et une attention
32:09qui est plus forte
32:10qui est portée
32:10à la vigne.
32:12Et tout ça
32:12pousse vers une amélioration
32:15de la qualité.
32:16Donc, effectivement,
32:1730% du vignoble
32:18d'Occitanie
32:18qui est en bio environ,
32:21un quart de la Gironde,
32:22c'est le département
32:23le plus bio.
32:25Vous avez des endroits,
32:27la Loire est très bio
32:28de son origine,
32:29en Auvergne
32:30jusqu'au Muscadet.
32:31vous avez à peu près
32:3230% du vignoble
32:33qui est en bio.
32:34C'est des parts significatives.
32:35Oui, très significatives
32:36et même dans des petits vignobles
32:38comme le plus petit
32:39comme l'Alsace
32:40ou le Jura,
32:41le Beaujolais,
32:43ce sont des vignobles
32:44qui sont extrêmement
32:45en avance
32:46en matière de bio.
32:48Alors,
32:48le rapport
32:49entre le viticulteur
32:51qui veut faire du bio
32:51et le consommateur,
32:53il est assez ambivalent
32:54finalement
32:54parce que,
32:55bon,
32:55pour beaucoup,
32:56c'est vrai
32:57et on le parlait
32:57sur les vins notamment,
32:58peut-être des Cévennes
32:59du Sud,
33:00etc.,
33:01que ça avait été
33:02un gage
33:02de monter en gamme
33:03et de monter en qualité.
33:05Malgré tout,
33:05on a l'impression
33:06que le consommateur
33:07de vin,
33:09le bio,
33:10ça lui passe un peu
33:11au-dessus de la tête.
33:12Malgré tout,
33:13il a quand même besoin
33:14de 2-3 assurances.
33:15Moi,
33:15je me souviens
33:16quand ça avait commencé,
33:17on ne mettait pas
33:17le logo bio
33:18sur les étiquettes.
33:21Certains exploitants
33:22en Bourgogne
33:22disaient
33:23« Ouais,
33:23mais celle-là,
33:23on les vend moins. »
33:25Donc,
33:25ils mettaient un autre truc.
33:26Alors,
33:26c'était une petite coccinelle
33:27à l'époque,
33:28ça aurait dû changer.
33:29Mais il y a différents labels
33:30qui se sont montés
33:32dans le sens où,
33:33oui,
33:33le bio,
33:33c'est synonyme de qualité,
33:35mais finalement,
33:36sur certains marchés
33:37de vin,
33:39ce n'est pas forcément
33:39un gage
33:40de meilleure vente,
33:40de meilleure marge
33:41ou de meilleure dynamique.
33:42Disons que la consommation
33:44de vin bio
33:45a tout de même augmenté
33:46encore.
33:46En 2024,
33:47elle a augmenté
33:48de 7%.
33:49donc,
33:50il y a une vraie appétence
33:52pour les produits bio.
33:54Après,
33:54il y a des circuits
33:55de distribution
33:55dans lesquels
33:56ils sont plus difficiles
33:57à vendre.
33:58La grande distribution
33:58a plus de mal
34:00que des circuits
34:01de cavistes
34:03plus pointus.
34:04Donc,
34:05en fait...
34:06C'est un peu contre-intuitif
34:07parce qu'on pourrait
34:07croire le contraire,
34:08justement,
34:09que le bio se vendrait
34:10peut-être un peu mieux
34:11en grande surface.
34:12En fait,
34:13il y a une question
34:14de prix après.
34:15L'acceptation
34:16d'un prix plus élevé,
34:19elle est sans doute...
34:20Il y a un sujet
34:20de pouvoir d'achat
34:23qui est vraiment
34:25problématique.
34:26Ah ben ça,
34:26oui.
34:27Ce qu'il faut savoir,
34:28c'est que le bio,
34:29il y a eu quand même...
34:30Il y a deux raisons
34:32qui ont limité,
34:33en fait,
34:33ces dernières années,
34:34ce mouvement
34:35et qui l'ont vraiment freiné.
34:36D'une part,
34:37des conditions climatiques
34:38qui ont été très compliquées.
34:39Vous avez parlé
34:40de la Bourgogne
34:41qui a,
34:42depuis 2021 à 2024,
34:44vous avez eu
34:44une succession
34:45de millésimes
34:45extrêmement difficiles
34:47avec de la grêle,
34:48des épisodes
34:49qui ont parfois
34:50ruiné des récoltes.
34:53Donc,
34:54quand vous êtes en bio,
34:55c'est encore plus complexe.
34:56Vous avez encore moins
34:57le droit à l'erreur.
34:58Et puis,
35:00il y a des conditions
35:01effectivement économiques.
35:03Produire en bio,
35:03ça coûte beaucoup plus cher.
35:04C'est beaucoup plus
35:05de main-d'oeuvre.
35:06C'est des passages
35:06dans les vignes
35:07avec des produits de contact.
35:09Il faut repasser
35:09dès qu'il pleut.
35:10Tout ça est extrêmement
35:11coûteux à produire.
35:13Donc,
35:13c'est un frein
35:14quand les sujets
35:15de pouvoir d'achat
35:16reviennent sur la table
35:17de façon importante
35:19et particulièrement
35:20dans le bas
35:21des prix,
35:22ce qui est vendu
35:23en grande surface
35:24principalement.
35:25Les dernières questions,
35:26il nous reste une minute
35:27et là,
35:27on parle d'investissement
35:28concret dans un produit
35:29du terroir.
35:30Quand on achète
35:31sur le marché secondaire,
35:32par exemple,
35:32aux enchères,
35:33etc.,
35:33est-ce que le bio
35:34est un critère important
35:35dans le succès des ventes
35:37ou sur l'attrait du public ?
35:39Le bio est très important
35:41dans les ventes aux enchères
35:42parce que je vous ai parlé
35:43dans la part
35:44des surfaces viticoles.
35:46Dans les ventes aux enchères,
35:47le bio représente,
35:49les domaines certifiés
35:50en bio et en biodynamie
35:51représentent 30% des volumes
35:52et même 36% de la valeur.
35:54Donc,
35:54il y a un effet prix
35:55qui est important.
35:56Puis,
35:56vous avez également
35:56des vins nature
35:57qui, eux,
35:58représentent un peu plus
35:59de 8%,
36:00ce qui est une proportion
36:01très significative
36:02par rapport à la production
36:03elle-même.
36:04Oui,
36:04d'autant que c'est quelque chose
36:05d'assez nouveau.
36:06Donc,
36:07oui,
36:08ces vins se valorisent
36:09même si vous avez aussi
36:11énormément de domaines
36:12qui,
36:13vous avez parlé
36:13d'autres labels,
36:14mais vous avez des domaines
36:15qui travaillent
36:15l'obtention du label
36:17de haute valeur environnementale,
36:19voire des domaines
36:20qui ne revendiquent rien
36:21pour pouvoir garder
36:22leur liberté aussi
36:23en cas de difficulté climatique.
36:26Donc,
36:27après,
36:28c'est l'appétence
36:29des consommateurs.
36:30Les Américains,
36:31ils sont très sensibles,
36:32les Asiatiques,
36:33moins.
36:34L'Europe,
36:36est assez friande
36:37de labels
36:38et de certifications.
36:40Bon,
36:40mais voilà,
36:40l'investissement concret
36:41dans le terroir.
36:42Les vins,
36:43consommés avec modération,
36:44évidemment.
36:45Angélique Delincen,
36:46Ideal Wine,
36:46merci infiniment
36:47d'avoir participé
36:48à cette édition spéciale.
36:50On va passer aux forêts.
36:51Ben oui,
36:52l'investissement dans le terroir,
36:53ça passe par là aussi.
36:54Tout de suite.
36:58Tout pour investir.
36:59Le placement à suivre.
37:01Je suis Hakim Sabini
37:02qui est avec nous en direct.
37:04Bonjour.
37:04La dernière fois,
37:05on s'était vus
37:05pour parler de complètement
37:06autre chose.
37:07Vous nous aviez dit,
37:08ben là,
37:09je vais mettre mes bottes,
37:10je vais mettre mon gilet fluo
37:11et je file dans une forêt.
37:13J'en ai besoin
37:14parce que,
37:15voilà,
37:16l'investissement dans la forêt,
37:17c'est quelque chose
37:18dont on parle régulièrement
37:19dans l'émission
37:20et dont on parle
37:20depuis quelques années.
37:22Donc,
37:23pleinement sa place
37:24au sein de cette édition spéciale
37:26Salon de l'Agriculture.
37:27Investir dans nos terroirs,
37:29ça passe aussi par là.
37:30On a vu,
37:31avec des invités différents aussi,
37:33que ça pouvait être
37:35la source
37:35de produits financiers
37:37de rendement
37:37avec différentes solutions.
37:40Vous,
37:41quel regard vous avez
37:41un petit peu
37:42sur ces investissements forestiers ?
37:44Alors déjà,
37:45c'est le regard que j'ai moi
37:46et le regard qu'ont nos clients
37:47parce que c'est important.
37:49D'ailleurs,
37:49je crois que c'est
37:50la semaine dernière
37:50ou la semaine d'avant
37:51quand je suis venu,
37:52on est allé en forêt
37:52juste après
37:53et on a acquis
37:55cette forêt
37:55pour un de mes clients.
37:57Donc,
37:57un sujet super intéressant
37:58et on se rend compte
37:59qu'en allant dans la forêt,
38:01les investisseurs
38:02se rendent compte
38:02de tout le sens
38:03que ça donne
38:03à du patrimoine.
38:04On vient de parler de vin.
38:07Les avantages
38:07qu'il y a à investir
38:08en forêt
38:09fonctionnent également
38:10dans les vignes
38:10et dans les terres agricoles.
38:13Pourquoi est-ce
38:13que c'est important ?
38:14Parce que,
38:14un,
38:15il y a un côté
38:16très incitatif
38:17qui a été mis
38:17par le législateur
38:18pour investir
38:19dans les forêts,
38:20les terres agricoles
38:21et les vignes
38:21pour permettre
38:22de préserver
38:23cet environnement.
38:25Et notamment
38:26dans les forêts,
38:27j'ai appris moi-même
38:27plein de petites choses
38:28super intéressantes.
38:29On y était
38:30avec un de nos partenaires
38:31qui nous expliquait
38:32que les forêts
38:33dans lesquelles
38:33on investissait
38:34au travers
38:35de groupements forestiers,
38:36outre les avantages fiscaux,
38:38ça permet
38:38qu'il n'y ait
38:39pas de problèmes,
38:42notamment
38:43de santé des arbres,
38:44de champignons.
38:45quand il y a un incendie,
38:47ça peut être pris
38:47en charge rapidement
38:48parce que les forêts
38:49sont surveillées,
38:49elles sont entretenues.
38:50Il y avait notamment
38:51de gros,
38:52gros incidents
38:53à Bordeaux,
38:54dans la région d'Aquitaine,
38:55du fait que les camions
38:56de pompiers
38:57ne pouvaient pas passer
38:58dans les chemins
38:59réservés,
39:00etc.
39:00à l'époque.
39:00Ça reste un vrai enjeu,
39:01ça.
39:02Exactement.
39:02Donc,
39:03il y a tout un côté aussi
39:04qui donne du sens
39:04au patrimoine.
39:05Après,
39:06il y a le côté rendement,
39:07bien sûr,
39:07mais il y a aussi
39:08le côté fiscal
39:10puisque c'est surtout
39:11un actif
39:11qui est favorisé
39:12pour transmettre
39:13du patrimoine
39:14puisqu'il a un espèce
39:15de pacte du trait intégré.
39:16On a 75% d'abattement
39:18quand on transmet
39:19à ses enfants
39:21des forêts.
39:22C'est fou,
39:22ça.
39:23Oui,
39:23effectivement.
39:24C'est beaucoup.
39:24Ça fait beaucoup
39:24parce que sur un investissement,
39:27par exemple,
39:27on transmet un appartement
39:28d'un million d'euros
39:28à des enfants
39:29où on est déjà taxé
39:30à 30%,
39:30on aurait 300 000 euros
39:31de droits.
39:32Si on était sur une forêt,
39:34on n'aurait plus que 75 000.
39:35Donc,
39:35l'économie de 225 000
39:37sur la même poche
39:37d'un million d'euros
39:38de transmis,
39:39ça fait beaucoup d'argent
39:40et c'est un produit
39:42qui est aujourd'hui
39:42assez liquide
39:43parce qu'il est très prisé
39:45des investisseurs
39:45et qui a un petit rendement
39:47sur les cinq dernières années.
39:48Les forêts dans lesquelles
39:49on investit,
39:50on se aura valorisé
39:50de 5% par an.
39:52Donc,
39:52c'est quand même
39:52plutôt pas mal.
39:53Après,
39:53il ne faut pas attendre
39:55de rendement fort
39:55de la coupe,
39:56de la chasse,
39:56etc.
39:58Ce n'est pas du priority
40:00quitte.
40:01Non,
40:01mais on est sur
40:02du rendement sûr
40:03et puis on est sur
40:03un produit,
40:04encore une fois,
40:05ça peut paraître bête,
40:05ça peut paraître
40:06marketing,
40:07wording,
40:07mais on a de plus en plus
40:09d'investisseurs
40:09qui ont besoin
40:10de voir véritablement
40:11sur quoi ils investissent
40:12et c'est vrai
40:13que quand on achète
40:15une action
40:16ArcelorMittal,
40:16on n'a peut-être pas
40:17l'idée tout de suite
40:18d'aller voir un haut fourneau
40:19mais investir dans une forêt,
40:20on le voit,
40:22on le sent
40:22et puis on en prend soin
40:24aussi bien financièrement
40:25que physiquement.
40:26Bien sûr,
40:26c'est tangible,
40:27c'est résilient,
40:28ça protège de l'inflation,
40:30c'est la nature,
40:30c'est quelque chose
40:32qui est vraiment
40:33très apprécié.
40:34Une fois par an
40:35avec un de nos partenaires
40:36aussi,
40:36on fait une visite
40:37en forêt
40:38dans laquelle
40:38on va pique-niquer,
40:39on invite des clients
40:39ou des personnes
40:40qui n'ont pas encore investi,
40:41on emmène aussi
40:42nos collaborateurs,
40:43c'est le point aussi
40:44pour nous
40:45de faire une formation
40:46pour qu'ils sachent
40:50conseiller justement
40:51ce dans quoi
40:52on investit.
40:54Il y a un avantage
40:55fiscal à l'entrée,
40:56il y a aussi
40:57un avantage de transmission
40:58comme on l'a dit,
40:59c'est exonéré
41:00d'impôts sur la fortune immobilière,
41:02ça fait la polémique
41:03en ce moment.
41:04C'est une précision importante ça,
41:05oui.
41:05Exactement.
41:06Donc en fait,
41:07c'est un actif
41:07qui est préservé
41:08et qu'il faut préserver,
41:10c'est une classe d'actifs
41:11qui est préservée
41:12et pour le préserver,
41:13on a préservé
41:15l'investisseur
41:16qui investit
41:16dans les forêts
41:17et c'est super intéressant.
41:19Et vraiment,
41:20il y a un côté,
41:21non,
41:21c'est pas des magots
41:22de dire que les personnes
41:24aiment bien,
41:24elles ne sont pas forcées,
41:25elles ont le choix
41:25aujourd'hui d'investir,
41:26elles ont le choix
41:27de ne pas y investir
41:27surtout.
41:28et ils pourraient préserver,
41:30favoriser du private equity,
41:32des actions cotées,
41:33de l'immobilier,
41:34je ne sais pas,
41:34mais non,
41:35mais quand on leur présente
41:36des forêts,
41:36généralement,
41:37il y a toujours une poche
41:38du patrimoine,
41:39quand c'est bien présenté,
41:41qui est fléchée vers la forêt.
41:44Et ça,
41:44c'est super intéressant.
41:45Ah oui,
41:45mais carrément.
41:47Qu'est-ce que je veux dire ?
41:48C'est vrai que sur le track record
41:50de ces dernières années,
41:51on pourrait se dire,
41:52quand on voit l'actualité,
41:53quand on s'intéresse un petit peu
41:54à ce qui se passe
41:56du côté de nos terroirs,
41:57de nos paysages,
41:58bon,
41:58il y a un truc qui s'appelle
41:58le changement climatique,
42:01il y a les arbres
42:01qui prennent de plus en plus
42:03de maladies,
42:04des choses et des parasites
42:06qui viennent d'autres territoires
42:08et qui se retrouvent sur le nôtre.
42:10Est-ce que c'est quelque chose
42:11qui a refroidi,
42:12d'une manière ou d'une autre,
42:13l'investissement dans la forêt,
42:14dans ces dynamiques actuelles ?
42:16Ou est-ce que c'est quelque chose
42:17qui est pris en compte ?
42:18Je ne sais pas,
42:18j'ai mon vieux regard de boursier,
42:20mais est-ce qu'on peut acheter
42:21une forêt edgée du dragon jaune ?
42:23Je ne sais pas,
42:23je dis n'importe quoi,
42:24mais vous voyez ce que je veux dire ?
42:25Oui, bien sûr.
42:26Et en fait,
42:26c'est une objection
42:27qui est souvent répétée
42:30par ceux qui investissent,
42:32qui se demandent,
42:33justement,
42:34les maladies, etc.
42:36Notamment dans la forêt
42:37qu'on est allé voir
42:38la semaine dernière,
42:39c'était une forêt
42:40qui était à Cognères,
42:40donc dans le 78,
42:42dans lequel il y a les marais
42:43des Yvelines,
42:44il fallait aussi préserver
42:45les marais,
42:46puisque la forêt,
42:47c'était aussi préserver
42:48cette partie des marais
42:48qui est essentielle
42:49au biotope local,
42:50et il y avait la présence
42:52des marais
42:53qui donnaient les champignons
42:54aux arbres,
42:54et le fait qu'il y ait
42:55une forêt qui soit surveillée,
42:57qui soit entretenue,
42:59on pouvait couper les arbres
43:00quand il le fallait,
43:01mais il y avait vraiment
43:02une volonté de préserver
43:03la forêt,
43:04et il y a des chênes
43:05qui sont centenaires
43:06dans cette forêt,
43:06c'est un bois de qualité
43:08qui est également rentable
43:10et qui permet de faire
43:12un artisanat
43:13ou du mobilier durable,
43:15alors qu'on investit
43:17plus dans les forêts
43:17on va dire du nord,
43:19qui sont supérieures
43:20au massif central,
43:21que celles du bois
43:22qui est moins qualitatif
43:23dans le sud,
43:24qui a tendance à brûler,
43:25etc.,
43:25des forêts d'arbres
43:27un petit peu moins,
43:28il n'y a pas de chênes,
43:29de bouleaux et d'êtres,
43:30ils sont plus du côté du nord,
43:31et c'est pareil pour les vignes,
43:33les vignes aujourd'hui,
43:34on voit aussi
43:34qu'il y a des opportunités,
43:35parce qu'il y a dans l'Anjou,
43:36on a même dans la Bretagne,
43:39on commence à faire du vin,
43:40le Bordelais souffre un petit peu,
43:41et toute la partie Bourgogne
43:43et la partie Champagne
43:43elle est quand même
43:44hyper préservée,
43:45et donc il y a pas mal
43:46de groupements viticoles
43:48qui sont en Champagne,
43:51et qui donnent aussi
43:52du sens aux clients
43:53qui aiment bien aussi
43:53acheter une caisse de Champagne
43:55qui vient de la parcelle
43:56dans laquelle ils ont co-investi,
43:58parce que là
43:58c'est des co-investissements,
43:59c'est des montants
43:59qui sont souvent considérables,
44:01donc que ce soit co-investir
44:02à partir de 1000 euros,
44:03il faut acheter toute la forêt
44:04quand on a les moyens
44:05pour la transmettre,
44:06c'est un petit peu plus compliqué
44:08généralement,
44:08puis après il faut engager
44:09des frais pour l'entretenir,
44:13la soigner, etc.
44:14En tout cas c'est super passionnant
44:15et à chaque fois qu'on y va,
44:17moi je reviens,
44:17on revient requinquer aussi
44:18et nos...
44:19C'est ça qui est important aussi,
44:21et on parle,
44:22c'est vrai qu'on psychote beaucoup,
44:23à juste raison,
44:24sur le réchauffement climatique
44:26et sur les bouleversements climatiques,
44:29là vous êtes en train
44:30de nous expliquer
44:30de purée,
44:32on fait du vin en Bretagne,
44:34c'est quelque chose
44:34qu'on peut aussi accompagner,
44:37très bon whisky aussi,
44:38consommé avec modération,
44:39bien entendu,
44:41mais oui,
44:42il y a des changements climatiques,
44:43bon ben,
44:44il faut s'y faire,
44:44on peut y investir
44:46et on peut l'accompagner.
44:47C'est cohérent,
44:48c'est...
44:49En tout cas,
44:50ça protège de l'inflation,
44:51ça peut être transmis
44:52dans de bonnes conditions,
44:53c'est exonéré d'impôts
44:54sur la fortune,
44:55ça permet d'avoir
44:56un levier fiscal à l'entrée
44:57de 18%,
44:58un peu comme le private equity
45:00sur certaines classes d'actifs
45:02avec les FCPI,
45:04et c'est très peu fluctuant.
45:06La réalité des faits,
45:08c'est que c'est un investissement
45:09qui est vraiment très sous-coté,
45:10moi je pense que c'est un investissement
45:11qui est sous-coté,
45:12qu'on doit regarder à nouveau
45:13et avoir dans une poche,
45:14encore une fois,
45:15de diversification,
45:16comme on le fait toujours,
45:17un petit investissement en forêt
45:18ou en gros,
45:19si on veut transmettre son patrimoine,
45:20c'est un sujet qui est canon
45:22et que moi j'aime beaucoup en tout cas.
45:23Nous aussi,
45:24merci d'être venu en parler,
45:26Joachim Savigny,
45:27chevel blanc patrimoine
45:28pour investir dans les forêts.
45:30Là, on est au cœur de la ruralité,
45:32c'est du concret,
45:32effectivement,
45:33c'est une opportunité.
45:3530 petites secondes de pub
45:36et on va parler sans doute
45:37de l'essence même
45:38de cette émission,
45:39vous l'attendiez,
45:40l'investissement dans les vaches.
45:41Oui, on va se rendre à Grenoble,
45:43il y a quelqu'un
45:44qui nous attend là-bas,
45:45qui est très attentif,
45:47c'est vrai que c'est un secteur
45:48qui a énormément souffert
45:49ces derniers mois
45:49du fait des épidémies,
45:51mais voilà,
45:52il y a des produits financiers
45:53à la clé aussi
45:54et qui peuvent faire également
45:56l'objet de diversification.
45:57A tout de suite.
45:58On est à retrouver à la demande
45:59en podcast sur l'appli
46:00BFM Business
46:00et sur les plateformes de streaming.
46:05Ok, on peut y aller,
46:06oui,
46:06pas tous en même temps,
46:07j'allais dire.
46:08Nous sommes avec
46:09Jérôme Robin
46:10de Nous Assurons,
46:11bonjour.
46:13Bonjour Antoine.
46:14Allez, vous êtes en direct
46:15de Grenoble,
46:16si ma mémoire est bonne.
46:17Eh oui.
46:18On va parler du truc
46:21qui est au centre de la pièce,
46:23qui en même temps n'y sera pas
46:25à ce salon de l'agriculture,
46:26il n'y aura pas de vaches.
46:27Eh oui,
46:27on sort quand même
46:28de semaines et de mois
46:29d'épidémies gravissimes
46:30qui ont provoqué
46:32de fortes tensions
46:33dans le monde agricole
46:33et on peut le comprendre
46:34parce qu'il y a des cheptels
46:35qui ont dû être décimés
46:36par précaution.
46:38Malgré tout,
46:38on va vous parler
46:39de l'investissement
46:40le plus concret
46:41qui soit investir
46:42dans des vaches.
46:43Il n'y en aura pas
46:44au salon de l'agriculture,
46:45mais il peut y avoir
46:45dans votre portefeuille
46:46et c'est une histoire
46:47d'innovation,
46:49de rentabilité
46:49et d'investissement concret
46:51dans la ruralité.
46:54Oui,
46:55c'est utile surtout
46:57pour les agriculteurs
46:59de retrouver des capacités
47:01à avoir un cheptel renouvelé.
47:05Et donc,
47:07vous,
47:07votre solution,
47:08elle s'appelle
47:08My Marguerite.
47:10Marguerite,
47:11c'est un prénom
47:11qu'on donne souvent aux vaches.
47:12C'est très mignon,
47:13mais voilà,
47:15dans un monde
47:16où on a des épargnants
47:17qui cherchent
47:18et on le dit
47:18à longueur de journée
47:19à chercher du sens
47:20dans leur épargne,
47:21là,
47:21on est vraiment
47:22au contact même
47:23du monde agricole
47:24qui a besoin
47:25d'argent frais,
47:26toujours,
47:27et d'investisseurs
47:28qui ont besoin
47:29de rendement
47:30et de supports
47:31de rendement
47:31qui les intéressent,
47:33qui peuvent vivre
47:34en temps réel,
47:34finalement.
47:36Alors oui,
47:36là,
47:37c'est vraiment
47:37le meilleur
47:38des deux mondes,
47:39en fait,
47:39puisqu'on donne vraiment
47:41du sens
47:41à son épargne
47:43en choisissant
47:45d'investir
47:46dans une,
47:47dix ou cent vaches.
47:49On va pouvoir
47:52savoir
47:52où sont
47:54positionnées
47:54les vaches
47:55dans lesquelles
47:55on a investi,
47:57aller rencontrer
47:58peut-être
47:58l'agriculteur
47:59qui les aura,
48:01qui va en prendre soin
48:02et qui va
48:03les exploiter.
48:05Ça a vraiment
48:06un sens premier
48:07dans l'investissement
48:09comme jamais
48:10on le trouve
48:11ou on le trouve
48:11rarement
48:12dans l'ESG.
48:14Joachim parlait
48:14des forêts,
48:15ça a du sens,
48:16on peut aller aussi
48:17se promener
48:18dans les forêts,
48:18mais là,
48:20aider les exploitants
48:21agricoles
48:21dans cette période,
48:22c'est vraiment important
48:23et c'est aussi rentable.
48:26Oui,
48:26alors expliquez-nous
48:27comment ça se passe
48:28concrètement ?
48:29Parce qu'on parle
48:30beaucoup de produits financiers
48:31dans cette émission,
48:32de type ETF,
48:33de part de fonds,
48:34etc.
48:34Est-ce qu'on achète
48:35une part de troupeaux
48:36de vaches
48:37comme on achète
48:37une part de fonds
48:39indexés sur
48:40je ne sais quel actif
48:41ou est-ce que c'est
48:42une sorte de contrat
48:44de long terme ?
48:45Comment ça se présente ?
48:46Alors,
48:47c'est une unité de compte,
48:49c'est une tête,
48:49c'est une vache.
48:50D'accord.
48:51Donc,
48:51globalement,
48:52c'est un investissement
48:53autour de 2300 euros
48:54par bovin
48:56et ensuite,
48:57vous calibrez
48:57en fonction
48:58de vos capacités
49:00d'investissement
49:01que vous pouvez faire
49:01en sachant
49:02que vous pouvez en acheter
49:03régulièrement
49:04et vous constituer
49:05comme ça
49:06une épargne
49:07parce que c'est une épargne
49:08puisque globalement,
49:09vous allez en tirer
49:10un rendement
49:11entre 3 et 3,5%
49:13par an.
49:15Il n'y a pas de fiscalité
49:17sur les plus-values
49:18de revente
49:19de cheptel
49:20après 5 ans
49:22et globalement,
49:23c'est un placement
49:24qui s'envisage
49:24sur une durée
49:25plutôt longue,
49:26plutôt 10 ans
49:27puisqu'il y a également
49:28un amortissement
49:30qui se fait
49:30sur la vache.
49:32Alors,
49:32ça intéresse
49:33le particulier
49:34mais ça intéresse
49:36aussi
49:36ces fameuses
49:37holdings familiales
49:39qui sont un peu
49:39décriées
49:40comme des
49:44supercapitalistes.
49:45En l'occurrence,
49:46investir dans les vaches
49:47pour les holdings
49:48familiales,
49:49ça a beaucoup de sens
49:49puisque l'amortissement
49:51est déductible.
49:52Oui,
49:53complètement.
49:54C'est du patrimoine
49:55qui vit,
49:56qui est utile.
49:58Au-delà de ça,
49:59est-ce qu'on a une idée
50:00de comment progressent
50:02les valorisations
50:03j'allais dire
50:04des cheptels
50:05mais les prix,
50:07parce que c'est aussi
50:08une articulation
50:09de l'investissement.
50:10Qu'est-ce que les prix
50:11ont donné
50:12ces dernières années ?
50:13Je suppose que là,
50:14ces derniers mois,
50:14c'est quand même
50:15très très compliqué
50:15avec toutes les histoires
50:17d'épidémie.
50:18Maintenant,
50:19sur le long terme,
50:20la prise de valeur,
50:21on a parlé de rendement
50:22mais la prise de valeur
50:23du bétail,
50:24ça a donné quoi ?
50:26C'est autour de 30%
50:28sur 10 ans
50:30mais là,
50:30on est dans une période
50:31de tension
50:32donc vous savez,
50:34c'est un marché
50:34d'offres et de demandes,
50:36moins il y a
50:36de vaches disponibles,
50:37plus il y a une tension
50:38sur les prix.
50:39Donc ceux qui ont déjà investi,
50:42eux,
50:42ils sont plutôt
50:43dans une position
50:43où globalement,
50:45il risque d'y avoir
50:45un renchérissement
50:46des vaches.
50:47Donc là,
50:49aujourd'hui,
50:50on sait qu'on a
50:50des agriculteurs
50:51qui ont besoin
50:53et qui ont de l'espace
50:54pour accueillir des vaches.
50:55Donc dans le réseau
50:56nous assurons,
50:57il y a 200 courtiers
50:58partout en France.
50:59Vous en avez forcément
51:00un à côté de chez vous
51:01qui pourra vous renseigner
51:03sur ce produit.
51:05qui va servir
51:06à l'agriculteur
51:06qui peut-être
51:07est à 50 kilomètres
51:09à côté de chez vous.
51:10Et vous envoyez souvent
51:12des souscripteurs
51:13qui viennent directement
51:15voir les vaches,
51:16se renseigner
51:16sur comment ça se passe,
51:19quel est leur travail
51:20et un peu partager
51:23l'expérience
51:23des agriculteurs ?
51:25En fait,
51:26souvent,
51:26il y a un peu
51:26de timidité,
51:27c'est-à-dire
51:28il y a vraiment
51:29une volonté
51:29de la part des clients
51:30de soutenir,
51:31mais c'est plutôt
51:32quelque chose
51:33de personnel.
51:38Et cette demande-là,
51:39elle arrive plutôt
51:41deux ans après
51:42ou un an et demi
51:44après avoir investi,
51:45où là,
51:45il y a cette curiosité.
51:46Et particulièrement
51:47quand les gens
51:49ont des enfants,
51:50ils sont fiers
51:52de dire
51:52on a investi
51:53dans une vache
51:54et ils vont faire
51:55voir ça aux enfants.
51:56Et les agriculteurs,
51:57eux,
51:57ils sont dans l'humain
51:59et recevoir
52:00des gens
52:01qui les aident,
52:02c'est toujours agréable.
52:03C'est une expérience
52:04humaine vraiment géniale
52:06quand on peut être
52:07au contact
52:07de l'investissement
52:09et de pouvoir
52:09partager ce lien.
52:11Dernière question,
52:13tout ça aussi,
52:14c'est le fruit
52:14non seulement
52:15de quelque chose
52:16de très traditionnel
52:16qui est le monde agricole,
52:17mais aussi
52:18de l'innovation financière
52:19via le numérique,
52:21via les plateformes.
52:22on arrive à faire
52:22des miracles en ce moment.
52:25Oui,
52:26parce que
52:26vous savez
52:27où sont
52:28vos investissements,
52:29vos cheptels.
52:30Ils sont protégés
52:31parce qu'ils sont
52:32également assurés
52:33puisque nous assurons.
52:36Et l'idée,
52:37c'est vraiment
52:38d'avoir
52:38à la fois
52:39une rentabilité
52:41aujourd'hui
52:41qui n'est pas loin
52:42du double du livret A,
52:44un investissement
52:45qui a du sens
52:46et quelque chose
52:47de concret.
52:48Ça ne disparaît pas
52:49du jour au lendemain,
52:50ce ne sont pas des bitcoins.
52:51Oui,
52:52voilà,
52:52exactement.
52:54Quoique,
52:55il faut jurer de rien,
52:56mais côté crypto,
52:57ça c'est vrai
52:57qu'on se pose
52:59beaucoup de questions.
53:00Mais là,
53:00n'était pas la question
53:01et nous,
53:02on a bien aimé
53:03parler des vaches
53:03et de l'investissement
53:04dans le cheptel bovin.
53:05Jérôme Robin
53:06de nous assurant.
53:08Merci d'avoir été
53:09avec nous
53:09pour participer
53:11vous aussi
53:11à cette émission spéciale
53:12très intéressante
53:13sur l'investissement
53:14dans l'agriculture
53:15alors que s'ouvre
53:16samedi
53:16le salon de l'agriculture,
53:19porte de Versailles.
53:19donc pas forcément
53:20de vaches au salon
53:22pour cause
53:22de problèmes d'épidémie.
53:24Mais pour votre portefeuille,
53:25ça peut être aussi
53:26une solution de diversification.
53:28Avant de nous quitter,
53:28je voulais juste
53:29faire un petit point
53:30sur les rubriques
53:31qui vous avez
53:31le plus intéressé
53:33sur les 7 jours
53:34écoulés,
53:35sur le replay
53:36et le podcast
53:37de Tout pour investir.
53:39en première position
53:42le journal
53:42des small et mid-cap.
53:44Le dernier
53:44avec notre ami
53:46Éric Léouine
53:46de Bourse Direct.
53:47On avait parlé
53:48de médias en technologie
53:49mais toujours
53:50les small et mid-cap
53:51sont au centre
53:51de vos attentions.
53:52Ça, c'est vraiment
53:53une constante.
53:54Ensuite,
53:55en numéro 2,
53:56l'or et les bijoux
53:57aux enchères
53:58pour enrichir
53:59votre coffre-fort.
54:00On était avec
54:00Frédéric Laper,
54:01président d'Inter-Enchères.
54:02C'était absolument passionnant.
54:04Vous pouvez le réécouter
54:05lui aussi
54:05avec un regard
54:06très global
54:07sur ce marché
54:09toujours plus dynamique.
54:11Ensuite,
54:11du pratique aux pratiques,
54:12en numéro 3,
54:13on avait la donation partage.
54:15C'était Marie Damourette
54:16de Neuflize-OBC
54:18qui nous faisait
54:19un point technique
54:20très complet
54:20sur cette technique
54:21qu'il faut absolument
54:23avoir en tête
54:24quand on veut
54:24faire évoluer
54:26son patrimoine
54:26de génération en génération.
54:27Enfin,
54:28le précédent
54:29record absolu
54:30du CAC 40
54:31vous avait intéressé.
54:32On avait
54:33les arbitrages
54:34d'Andrea Thuenic
54:35en quatrième position
54:36des replays
54:37et des podcasts
54:37et toutes ces chroniques,
54:39c'était celle
54:39de jeudi dernier.
54:41Donc,
54:41restez bien à l'écoute
54:42de TPI,
54:43réécoutez nos podcasts,
54:45réécoutez nos replays,
54:46cette édition spéciale
54:47Monde Agricole
54:48que j'ai eu beaucoup
54:49de plaisir à présenter
54:50parce que j'ai appris
54:51plein de choses.
54:52Demain,
54:53c'est la Masterclass
54:54avec Christopher Dembic.
54:55Tout de suite,
54:56Marie-Cœur de Roi,
54:57les expériment.
55:00Tout pour investir
55:02sur BFM Business.
55:03Sous-titrage Société Radio-Canada
55:04Sous-titrage Société Radio-Canada
55:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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