00:00Une ouverture des marchés américains, bien sûr, en direct, avant tout à l'heure de retrouver aussi Emeric Guidé qui lui a quelque chose à vous dire sur les rachats d'actions.
00:08Demain, Total Energy va publier et pourrait annoncer, peut-être, peut-être, on verra, la fin des rachats d'actions avec un pétrole qui reste un peu plombé.
00:15On en parlera, Emeric Guidé, avec nous, alors que BP a déjà annoncé tout à l'heure la fin des rachats d'actions.
00:20On verra, bien sûr, sur Kering, en long, en large, en travers, et puis sur les assureurs qui, eux, souffrent aujourd'hui.
00:24Les assureurs, peut-être, prochaine proie de l'intelligence artificielle, un outil basé sur l'IA permet de comparer les différents assureurs entre eux
00:32et de souscrire plus facilement un nouveau contrat. Plus de mise en concurrence, donc, peut-être moins de marge à venir pour les acteurs de l'assurance.
00:39AXA et l'anterne rouge du cas, figurez-vous, moins 2,2%. On a Allianz aussi qui recule de 2,3%.
00:44Mais donc, tout de suite, notre Dream Team, ouverture de Wall Street avec John Plassard. Bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:50Bonjour cher Guillaume.
00:51Depuis Cité Gestion et, bien sûr, Antoine Mario dans le fil rouge. Re-bonjour Antoine.
00:55Re-bonjour.
00:56Bonjour John.
00:57Ce matin, c'était fort. Franchement, 11h midi, on ne s'est pas ennuyé un seul instant, en tout pour investir, à retrouver un podcast et replay, Antoine.
01:03Oui, on a beaucoup parlé du Bitcoin, encore, parce que ça, ça intéresse les auditeurs, effectivement.
01:08On a également élaboré de nombreux plans de stratégie pour le court et le long terme.
01:14Il y a un plan, c'est la stratégie du feignant.
01:16C'est plutôt pas mal, ça.
01:18On a vu ça avec Christian Fontaine du magazine Le Revenu.
01:21Comment épargner et investir avec rendement, en ne faisant rien.
01:26Tous les bons tuyaux à retrouver, évidemment, en podcast, en replay, c'était très intéressant.
01:30Oui, la paresse rentable.
01:33Voilà, c'est un peu ça, oui.
01:35Antoine, Wall Street est en train d'ouvrir en ce moment.
01:37Comment se passe l'ouverture des marchés américains ?
01:39Il est 9h31 à New York.
01:40Petite hausse pour le moment, avec du plus 0,49% au compteur pour le Dow Jones.
01:44C'est toujours les valeurs industrielles qui sont les plus travaillées en ce moment.
01:4850 382 points.
01:50Du côté du Nasdaq, on fait plus 0,06, 23 253, plus 0,14 pour le S&P 500.
01:56On a 6 974.
01:59Le CAC 40, lui, gagne 0,21%.
02:01On est à une trentaine, quarantaine de points de notre dernier record absolu.
02:05On est à 8 340, très exactement, en ce moment.
02:08Oui, on s'en approche, on est à à peine 56 points du record sur le CAC 40.
02:12On va le guetter pour vous, soyez bien fidèles à BFMbourg jusqu'à la clôture.
02:15On le met en jeu aujourd'hui, le record sur le CAC 40.
02:17Et puis à Wall Street, c'est le Dow Jones qui bat à l'instant un nouveau record,
02:20donc 50 372 dollars.
02:22Malgré, John, un chiffre qui montre une forme de gel,
02:26en tout cas de perte de confiance des consommateurs.
02:28C'est peut-être un peu excessif de le dire comme ça,
02:29mais les ventes au détail aux Etats-Unis sont largement inférieures aux anticipations.
02:34Oui, tout à fait.
02:35On attendait plus de 0,4%.
02:36Eh bien, c'est ressorti à 0%.
02:38Et puis, on rappelle que c'est les chiffres du mois de décembre
02:41et qu'au mois de novembre, les chiffres étaient aussi très solides.
02:46Alors, est-ce qu'il y a, comme vous l'avez dit,
02:48un essoufflement de la consommation en fin d'année,
02:51tout en sachant que le mois de janvier ne devrait pas être bon ?
02:53Vous vous souvenez, Guillaume, on avait parlé de très mauvaise météo aux Etats-Unis,
02:57donc potentiellement, on pourrait avoir deux mois de déception.
03:00Alors, lorsqu'on regarde un tout petit peu plus dans les détails,
03:03on voit que les replis sont marqués sur l'automobile, l'habillement,
03:07et puis le mobilier et l'électronique.
03:10Alors, de l'autre côté, vous avez le bricolage et l'alimentaire
03:13qui continuent de tirer à la hausse.
03:16Alors, si on regarde les implications pour la croissance,
03:19parce que c'est ce qui nous intéresse,
03:20eh bien, on regarde ce qu'il y a, les ventes qui sont dites COR,
03:26qui sont utilisées pour le calcul du PIB américain,
03:30et ils ont reculé de moins 0,1%.
03:34C'est la première baisse en trois mois.
03:37Donc, c'est un signal négatif pour le premier trimestre aux Etats-Unis,
03:43qui seront en plus, je le répète encore une fois,
03:45mais impactés par le mauvais temps qu'il a fait.
03:48Et en parallèle, ça c'est peut-être plus important,
03:50on a l'optimisme des petites entreprises qui commencent à reculer.
03:54Alors, légèrement, mais commencent à reculer.
03:56Donc, ça confirme potentiellement qu'en ce début d'année,
04:00il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d'interrogations dans ces marchés,
04:03tant de la part des entreprises que de la part des consommateurs.
04:06Effectivement, donc, ces ventes au détail qui fléchissent,
04:09on les attendait en hausse, elles ressortent à peine stables.
04:11Peut-être les remboursements d'impôts soutiendront-ils la demande
04:14des remboursements d'impôts attendus dans les prochaines semaines ?
04:17On verra si ça permet de relancer un tout petit peu cette consommation.
04:20À suivre aussi, John, bien sûr, toujours la tech.
04:23Rien que la tech ? Non, quand même pas rien que la tech.
04:25On parlera aussi de Coca-Cola dans un instant.
04:26Mais quand même, depuis plusieurs semaines, on se demande
04:28si la tech attire encore la confiance, créer la confiance,
04:31suscite l'attrait de la part des investisseurs.
04:34La réponse est oui.
04:35Quand on regarde Alphabet hier soir,
04:36ils ont annoncé l'émission de 20 milliards de dollars d'obligations.
04:40La demande a été gigantesque, au point même qu'Alphabet nous annonce
04:43vouloir aussi lancer de la dette à horizon 100 ans désormais.
04:47Oui, ça me paraît absolument fou.
04:48Tous les jours, on a des chiffres qui sont plus importants.
04:50On pensait que le groupe allait lever 15 milliards de dollars,
04:56mais c'est, vous l'avez dit, 20 milliards de dollars.
04:58C'est sa plus grosse émission de l'a jamais réalisée.
05:02Et la demande, la demande des investisseurs pour 20 milliards
05:06était de 100 milliards.
05:08Donc, vous avez eu un investisseur entre guillemets sur 5
05:11qui a été servi.
05:13Donc, ça nous prouve une nouvelle fois
05:15un appétit exceptionnel des investisseurs.
05:18Et vous l'avez dit, le truc qui est le plus incroyable ici,
05:23c'est une obligation à 100 ans.
05:26Une obligation inédite qui va être proposée en Suisse et au Royaume-Uni.
05:31Et ça, c'est une rareté, pas pour tous les secteurs,
05:35mais une rareté en tout cas pour le secteur de la technologie
05:37depuis la fin des années 90.
05:40Évidemment, l'objectif clair de tout ça, c'est de…
05:46Vous savez, ils avaient annoncé un plan de 185 milliards de dollars de CAPEX
05:50pour 2026 lors de la publication des résultats.
05:53Évidemment, on est dans ce cadre-là de monter en puissance.
05:59Et il faut de l'argent pour investir dans le CAPEX.
06:02Et donc, ils lancent des obligations.
06:04Et ce qui est aussi intéressant de noter,
06:07si on revient sur cette question des 100 ans,
06:10eh bien, ça vous montre que les investisseurs
06:13valident totalement la solidité du crédit d'Alphabet
06:18et puis la conviction que l'intelligence artificielle
06:21constitue un cycle d'investissement structurel
06:25et une révolution technologique,
06:28mais aussi une révolution industrielle.
06:32Et ça, c'est très, très important
06:33parce que vous nous direz aujourd'hui,
06:35mais qu'est-ce qu'on sait sur ce qui va se passer
06:38ces 100 prochaines années ?
06:39Eh bien, apparemment, les investisseurs font confiance à Alphabet.
06:43Effectivement.
06:43Et le message d'Alphabet en annonçant cette émission de dette
06:46à horizon 100 ans, à horizon d'un siècle,
06:48c'est de dire que l'IA n'est pas une mode,
06:49mais bien un fait civilisationnel, sans doute.
06:52Et ils expliquent, là, au marché,
06:53à travers cette émission obligataire,
06:54que ce sera, eux, les leaders de cette prochaine civilisation
06:56qui arrivent.
06:57Et ce qui est intéressant aussi,
06:59c'est que l'émission de dette annoncée à horizon 100 ans
07:02se fera aussi en livre sterling.
07:04En livre sterling, et pourquoi pas en franc-suisse, John ?
07:07Pourquoi, notamment, la livre sterling ?
07:08C'est surprenant.
07:09On se dit, c'est le dollar, la devise reine.
07:10C'est là qu'il y a le plus de financement et d'investisseurs.
07:13Pourquoi choisir la livre sterling ?
07:15C'est une très bonne question.
07:17Mais vous savez, le Royaume-Uni,
07:18il dispose d'une base unique de fonds de pension et d'assureurs
07:23qui sont structurellement acheteurs d'obligations très longues,
07:27c'est-à-dire entre 50 et 100 ans.
07:29Parce que ça existe, évidemment, sur le 100 ans.
07:31Les 50 ans, ça existe aussi.
07:34Ce qui est intéressant aussi de noter,
07:36c'est la diversification des investisseurs,
07:38puisque Alphabet a levé massivement en dollars.
07:41Donc, ils élargissent d'une certaine manière volontairement
07:44leur base d'acheteurs.
07:46Et puis, aussi, le coût réel potentiel est très faible,
07:51notamment un coût du capital qui devient de plus en plus bas
07:55en allant le chercher au Royaume-Uni.
07:58Et puis, évidemment, on l'a dit avant,
08:00en allant vers d'autres régions,
08:03ça prouve qu'Alphabet ouvre son horizon géographique
08:06en disant que l'intelligence artificielle,
08:10il faut aller chercher de l'argent un peu partout
08:12parce que l'appétit, il n'est pas seulement aux États-Unis,
08:14il est en Europe et bien évidemment en Asie, en Chine.
08:18Donc, ce n'est pas bête de faire ça.
08:20Wall Street qui vient donc d'ouvrir sur une note assez mitigée,
08:23mais un nouveau record pour qui ?
08:24Pour le Dow Jones, décidément, la revanche des anciens.
08:27Le Dow Jones, l'économie traditionnelle, gagne encore 0,4%.
08:30On se demande ce que la tech a encore dans le coffre.
08:33Pour ça, il faut voir comment agissent les hedge funds.
08:35Les hedge funds n'ont jamais été aussi short sur la tech.
08:38Est-ce qu'ils ont raison d'être aussi pessimistes sur la tech
08:41quand on voit quand même parallèlement
08:42les revenus annoncés par TSMC aujourd'hui, John ?
08:45Oui, alors c'est deux histoires complètement contraires
08:49puisque lorsqu'on regarde, c'est une nouvelle fois Goldman Sachs
08:53selon ses données qui disent, comme vous l'avez dit,
08:56que les hedge funds n'ont jamais été aussi short,
08:59n'ont jamais été aussi vendeurs sur la tech américaine.
09:02On a des ventes à découvert record depuis que les statistiques ont été mises en place.
09:07Un ratio de deux positions vendeuses pour une position acheteuse.
09:12Et cette vague de short vise surtout le secteur du software
09:16dont on parle depuis très longtemps.
09:19Donc là, d'un côté, on peut avoir,
09:21vous savez que lorsqu'il y a tout le monde qui est négatif,
09:23tout d'un coup, ça se retourne.
09:24Et c'est ce qu'on appelle le short squeeze
09:25où les valeurs remontent.
09:27On l'a peut-être vu hier.
09:28Et de l'autre côté, vous avez dit, TSMC, Guillaume,
09:32nous a envoyé un signal qui est complètement opposé
09:35à cette vente des hedge funds
09:39puisque le fondeur a affiché une hausse de 37% de son chiffre d'affaires en janvier
09:45au-delà de son objectif annuel.
09:48Et puis, TSMC aussi, comme tous ses compères,
09:53a annoncé aussi 56 milliards de dollars d'investissement prévu.
10:00Donc, TSMC nous montre aussi que ce cycle industriel
10:03dont je parlais avant de l'intelligence artificielle
10:05est tout bonnement et pleinement engagé.
10:09On n'en est pas du tout à la fin.
10:11Alors, il y aura des vainqueurs, il y aura des perdants.
10:12Mais aujourd'hui, on voit que le message envoyé par certains leaders,
10:17dont TSMC, il est très, très important et très fort.
10:20Ce n'est pas un phénomène de mode comme on a pu avoir avec d'autres cycles,
10:27mais c'est vraiment un phénomène à long terme.
10:29Antoine.
10:30John, vous parliez des bannis.
10:33Il y en avait un qui était banni depuis un certain temps.
10:35D'ailleurs, le titre perd toujours à peu près 25% sur un an.
10:38Mais il se redresse, il pulse fort.
10:40Cet après-midi, c'est Ferrari qui gagne quasiment 7%.
10:43Là, en ce moment, on pourrait mettre en parallèle avec Kering chez nous,
10:46qui a signé des résultats quand même prometteurs
10:49et qui en profite également du côté de la bourse.
10:51Comment ça se passe pour Ferrari ?
10:54Ça se passe extrêmement bien.
10:56Alors, on voit quand même.
10:58On a vu un petit trou d'air sur Ferrari,
11:01mais on voit quand même que Ferrari reste un actif de rareté.
11:06Donc, qu'est-ce que ça veut dire ?
11:07C'est que lorsqu'on parle de rareté,
11:08on peut maintenir des marges extrêmement importantes.
11:11On n'est pas obligé de baisser les prix.
11:13Là, si on regarde l'application des résultats,
11:16ils sont supérieurs aux attentes.
11:17On a un chiffre d'affaires de 1,8 milliard d'euros,
11:20un habit de 700 millions d'euros.
11:22On a surtout un marché qui salue les nouvelles prévisions 2026
11:28qui sont jugées rassurantes,
11:30tant sur la croissance que sur les marges.
11:34On est en pleine transition de gamme.
11:35Il faut le rappeler.
11:37Et ce fameux pouvoir de fixation des prix,
11:40le pricing power,
11:41qui existe toujours pour Ferrari,
11:44mais pas pour tout le monde.
11:45Et donc, aujourd'hui,
11:46le titre salue bien évidemment les chiffres,
11:49mais surtout les prévisions pour 2026.
11:51On reparlera de Ferrari tout à l'heure à 16h
11:53avec les experts de Kepler-Chevreux,
11:55mais c'est vrai que c'est la publication de cet après-midi.
11:56Ferrari qui publie toujours juste avant l'ouverture de Wall Street
11:58parce que c'est coté aussi là-bas aux Etats-Unis.
12:00Ce titre Ferrari, sur sa cotation principale à Milan,
12:04gagne 7% en ce moment.
12:05John, on va terminer ensemble USA Today
12:07avec une autre publication qu'il ne fallait pas rater,
12:10que Wall Street arbitre.
12:11C'est Coca-Cola.
12:11Le titre perd 1% en ce moment.
12:13– Ultra intéressant le message de Coca-Cola
12:18qui change du message de Pepsi.
12:21Je remets juste,
12:22on parlait de ce que nous disait Pepsi
12:23lors des publications des résultats la semaine passée.
12:26La semaine passée,
12:27il nous disait, écoutez,
12:28les Américains dépensent moins,
12:31peut-être un peu moins d'argent,
12:32mais dépensent moins.
12:32Donc nous, qu'est-ce qu'on a fait ?
12:33On a baissé nos marges,
12:36on a baissé nos prix,
12:37mais on va tout compenser par les volumes.
12:39Eh bien ici, Coca,
12:40le message est un peu différent
12:42parce qu'ils ont légèrement augmenté leur prix.
12:45Donc il y a une déception sur les volumes.
12:48Et la semaine passée,
12:50Pepsi était salué par plus 5%.
12:53Et là, vous l'avez dit,
12:55le titre est en baisse.
12:57Alors on a des résultats qui sont solides,
13:00mais sans réelle surprise.
13:03Et puis on voit qu'on a des volumes
13:05qui sont extrêmement modérés
13:07en termes de progression,
13:09à peine une hausse de 1%
13:11qui sont portés par les États-Unis,
13:13comme toujours le Japon et le Brésil.
13:15Mais on est dans deux situations différentes
13:18et on va de plus en plus parler.
13:22Guillaume, rappelez-vous de ce nom,
13:24du volumeflation.
13:26Qu'est-ce que ça veut dire ?
13:27Ça veut dire que pour compenser
13:29des marges qui baissent,
13:31eh bien on va devoir travailler
13:33sur le volumeflation.
13:35Vous allez voir,
13:36on va en parler tout au long de 2026.
13:39Merci beaucoup, John.
13:40Avec nous, John Plassard,
13:41depuis Cité et Gestion,
13:42ça correspond à la shrinkflation.
13:44Ça continue, ce phénomène.
13:45Merci beaucoup, John.
13:46Donc Wall Street,
13:47un petit peu mitigé à l'ouverture.
13:48Sous-titrage Société Radio-Canada
13:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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