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  • il y a 3 heures
Ce mardi 10 février, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur la stabilité des ventes au détail en décembre 2025 aux États-Unis, le lancement d'une obligation à 100 ans par Alphabet, le bondissement du chiffre d'affaires de TSMC en janvier 2026, la publication de Ferrari suivie de près avec un dépassement des attentes au T4, ainsi que les résultats décevants de Coca-Cola. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.

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Transcription
00:00Une ouverture des marchés américains, bien sûr, en direct, avant tout à l'heure de retrouver aussi Emeric Guidé qui lui a quelque chose à vous dire sur les rachats d'actions.
00:08Demain, Total Energy va publier et pourrait annoncer, peut-être, peut-être, on verra, la fin des rachats d'actions avec un pétrole qui reste un peu plombé.
00:15On en parlera, Emeric Guidé, avec nous, alors que BP a déjà annoncé tout à l'heure la fin des rachats d'actions.
00:20On verra, bien sûr, sur Kering, en long, en large, en travers, et puis sur les assureurs qui, eux, souffrent aujourd'hui.
00:24Les assureurs, peut-être, prochaine proie de l'intelligence artificielle, un outil basé sur l'IA permet de comparer les différents assureurs entre eux
00:32et de souscrire plus facilement un nouveau contrat. Plus de mise en concurrence, donc, peut-être moins de marge à venir pour les acteurs de l'assurance.
00:39AXA et l'anterne rouge du cas, figurez-vous, moins 2,2%. On a Allianz aussi qui recule de 2,3%.
00:44Mais donc, tout de suite, notre Dream Team, ouverture de Wall Street avec John Plassard. Bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:50Bonjour cher Guillaume.
00:51Depuis Cité Gestion et, bien sûr, Antoine Mario dans le fil rouge. Re-bonjour Antoine.
00:55Re-bonjour.
00:56Bonjour John.
00:57Ce matin, c'était fort. Franchement, 11h midi, on ne s'est pas ennuyé un seul instant, en tout pour investir, à retrouver un podcast et replay, Antoine.
01:03Oui, on a beaucoup parlé du Bitcoin, encore, parce que ça, ça intéresse les auditeurs, effectivement.
01:08On a également élaboré de nombreux plans de stratégie pour le court et le long terme.
01:14Il y a un plan, c'est la stratégie du feignant.
01:16C'est plutôt pas mal, ça.
01:18On a vu ça avec Christian Fontaine du magazine Le Revenu.
01:21Comment épargner et investir avec rendement, en ne faisant rien.
01:26Tous les bons tuyaux à retrouver, évidemment, en podcast, en replay, c'était très intéressant.
01:30Oui, la paresse rentable.
01:33Voilà, c'est un peu ça, oui.
01:35Antoine, Wall Street est en train d'ouvrir en ce moment.
01:37Comment se passe l'ouverture des marchés américains ?
01:39Il est 9h31 à New York.
01:40Petite hausse pour le moment, avec du plus 0,49% au compteur pour le Dow Jones.
01:44C'est toujours les valeurs industrielles qui sont les plus travaillées en ce moment.
01:4850 382 points.
01:50Du côté du Nasdaq, on fait plus 0,06, 23 253, plus 0,14 pour le S&P 500.
01:56On a 6 974.
01:59Le CAC 40, lui, gagne 0,21%.
02:01On est à une trentaine, quarantaine de points de notre dernier record absolu.
02:05On est à 8 340, très exactement, en ce moment.
02:08Oui, on s'en approche, on est à à peine 56 points du record sur le CAC 40.
02:12On va le guetter pour vous, soyez bien fidèles à BFMbourg jusqu'à la clôture.
02:15On le met en jeu aujourd'hui, le record sur le CAC 40.
02:17Et puis à Wall Street, c'est le Dow Jones qui bat à l'instant un nouveau record,
02:20donc 50 372 dollars.
02:22Malgré, John, un chiffre qui montre une forme de gel,
02:26en tout cas de perte de confiance des consommateurs.
02:28C'est peut-être un peu excessif de le dire comme ça,
02:29mais les ventes au détail aux Etats-Unis sont largement inférieures aux anticipations.
02:34Oui, tout à fait.
02:35On attendait plus de 0,4%.
02:36Eh bien, c'est ressorti à 0%.
02:38Et puis, on rappelle que c'est les chiffres du mois de décembre
02:41et qu'au mois de novembre, les chiffres étaient aussi très solides.
02:46Alors, est-ce qu'il y a, comme vous l'avez dit,
02:48un essoufflement de la consommation en fin d'année,
02:51tout en sachant que le mois de janvier ne devrait pas être bon ?
02:53Vous vous souvenez, Guillaume, on avait parlé de très mauvaise météo aux Etats-Unis,
02:57donc potentiellement, on pourrait avoir deux mois de déception.
03:00Alors, lorsqu'on regarde un tout petit peu plus dans les détails,
03:03on voit que les replis sont marqués sur l'automobile, l'habillement,
03:07et puis le mobilier et l'électronique.
03:10Alors, de l'autre côté, vous avez le bricolage et l'alimentaire
03:13qui continuent de tirer à la hausse.
03:16Alors, si on regarde les implications pour la croissance,
03:19parce que c'est ce qui nous intéresse,
03:20eh bien, on regarde ce qu'il y a, les ventes qui sont dites COR,
03:26qui sont utilisées pour le calcul du PIB américain,
03:30et ils ont reculé de moins 0,1%.
03:34C'est la première baisse en trois mois.
03:37Donc, c'est un signal négatif pour le premier trimestre aux Etats-Unis,
03:43qui seront en plus, je le répète encore une fois,
03:45mais impactés par le mauvais temps qu'il a fait.
03:48Et en parallèle, ça c'est peut-être plus important,
03:50on a l'optimisme des petites entreprises qui commencent à reculer.
03:54Alors, légèrement, mais commencent à reculer.
03:56Donc, ça confirme potentiellement qu'en ce début d'année,
04:00il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d'interrogations dans ces marchés,
04:03tant de la part des entreprises que de la part des consommateurs.
04:06Effectivement, donc, ces ventes au détail qui fléchissent,
04:09on les attendait en hausse, elles ressortent à peine stables.
04:11Peut-être les remboursements d'impôts soutiendront-ils la demande
04:14des remboursements d'impôts attendus dans les prochaines semaines ?
04:17On verra si ça permet de relancer un tout petit peu cette consommation.
04:20À suivre aussi, John, bien sûr, toujours la tech.
04:23Rien que la tech ? Non, quand même pas rien que la tech.
04:25On parlera aussi de Coca-Cola dans un instant.
04:26Mais quand même, depuis plusieurs semaines, on se demande
04:28si la tech attire encore la confiance, créer la confiance,
04:31suscite l'attrait de la part des investisseurs.
04:34La réponse est oui.
04:35Quand on regarde Alphabet hier soir,
04:36ils ont annoncé l'émission de 20 milliards de dollars d'obligations.
04:40La demande a été gigantesque, au point même qu'Alphabet nous annonce
04:43vouloir aussi lancer de la dette à horizon 100 ans désormais.
04:47Oui, ça me paraît absolument fou.
04:48Tous les jours, on a des chiffres qui sont plus importants.
04:50On pensait que le groupe allait lever 15 milliards de dollars,
04:56mais c'est, vous l'avez dit, 20 milliards de dollars.
04:58C'est sa plus grosse émission de l'a jamais réalisée.
05:02Et la demande, la demande des investisseurs pour 20 milliards
05:06était de 100 milliards.
05:08Donc, vous avez eu un investisseur entre guillemets sur 5
05:11qui a été servi.
05:13Donc, ça nous prouve une nouvelle fois
05:15un appétit exceptionnel des investisseurs.
05:18Et vous l'avez dit, le truc qui est le plus incroyable ici,
05:23c'est une obligation à 100 ans.
05:26Une obligation inédite qui va être proposée en Suisse et au Royaume-Uni.
05:31Et ça, c'est une rareté, pas pour tous les secteurs,
05:35mais une rareté en tout cas pour le secteur de la technologie
05:37depuis la fin des années 90.
05:40Évidemment, l'objectif clair de tout ça, c'est de…
05:46Vous savez, ils avaient annoncé un plan de 185 milliards de dollars de CAPEX
05:50pour 2026 lors de la publication des résultats.
05:53Évidemment, on est dans ce cadre-là de monter en puissance.
05:59Et il faut de l'argent pour investir dans le CAPEX.
06:02Et donc, ils lancent des obligations.
06:04Et ce qui est aussi intéressant de noter,
06:07si on revient sur cette question des 100 ans,
06:10eh bien, ça vous montre que les investisseurs
06:13valident totalement la solidité du crédit d'Alphabet
06:18et puis la conviction que l'intelligence artificielle
06:21constitue un cycle d'investissement structurel
06:25et une révolution technologique,
06:28mais aussi une révolution industrielle.
06:32Et ça, c'est très, très important
06:33parce que vous nous direz aujourd'hui,
06:35mais qu'est-ce qu'on sait sur ce qui va se passer
06:38ces 100 prochaines années ?
06:39Eh bien, apparemment, les investisseurs font confiance à Alphabet.
06:43Effectivement.
06:43Et le message d'Alphabet en annonçant cette émission de dette
06:46à horizon 100 ans, à horizon d'un siècle,
06:48c'est de dire que l'IA n'est pas une mode,
06:49mais bien un fait civilisationnel, sans doute.
06:52Et ils expliquent, là, au marché,
06:53à travers cette émission obligataire,
06:54que ce sera, eux, les leaders de cette prochaine civilisation
06:56qui arrivent.
06:57Et ce qui est intéressant aussi,
06:59c'est que l'émission de dette annoncée à horizon 100 ans
07:02se fera aussi en livre sterling.
07:04En livre sterling, et pourquoi pas en franc-suisse, John ?
07:07Pourquoi, notamment, la livre sterling ?
07:08C'est surprenant.
07:09On se dit, c'est le dollar, la devise reine.
07:10C'est là qu'il y a le plus de financement et d'investisseurs.
07:13Pourquoi choisir la livre sterling ?
07:15C'est une très bonne question.
07:17Mais vous savez, le Royaume-Uni,
07:18il dispose d'une base unique de fonds de pension et d'assureurs
07:23qui sont structurellement acheteurs d'obligations très longues,
07:27c'est-à-dire entre 50 et 100 ans.
07:29Parce que ça existe, évidemment, sur le 100 ans.
07:31Les 50 ans, ça existe aussi.
07:34Ce qui est intéressant aussi de noter,
07:36c'est la diversification des investisseurs,
07:38puisque Alphabet a levé massivement en dollars.
07:41Donc, ils élargissent d'une certaine manière volontairement
07:44leur base d'acheteurs.
07:46Et puis, aussi, le coût réel potentiel est très faible,
07:51notamment un coût du capital qui devient de plus en plus bas
07:55en allant le chercher au Royaume-Uni.
07:58Et puis, évidemment, on l'a dit avant,
08:00en allant vers d'autres régions,
08:03ça prouve qu'Alphabet ouvre son horizon géographique
08:06en disant que l'intelligence artificielle,
08:10il faut aller chercher de l'argent un peu partout
08:12parce que l'appétit, il n'est pas seulement aux États-Unis,
08:14il est en Europe et bien évidemment en Asie, en Chine.
08:18Donc, ce n'est pas bête de faire ça.
08:20Wall Street qui vient donc d'ouvrir sur une note assez mitigée,
08:23mais un nouveau record pour qui ?
08:24Pour le Dow Jones, décidément, la revanche des anciens.
08:27Le Dow Jones, l'économie traditionnelle, gagne encore 0,4%.
08:30On se demande ce que la tech a encore dans le coffre.
08:33Pour ça, il faut voir comment agissent les hedge funds.
08:35Les hedge funds n'ont jamais été aussi short sur la tech.
08:38Est-ce qu'ils ont raison d'être aussi pessimistes sur la tech
08:41quand on voit quand même parallèlement
08:42les revenus annoncés par TSMC aujourd'hui, John ?
08:45Oui, alors c'est deux histoires complètement contraires
08:49puisque lorsqu'on regarde, c'est une nouvelle fois Goldman Sachs
08:53selon ses données qui disent, comme vous l'avez dit,
08:56que les hedge funds n'ont jamais été aussi short,
08:59n'ont jamais été aussi vendeurs sur la tech américaine.
09:02On a des ventes à découvert record depuis que les statistiques ont été mises en place.
09:07Un ratio de deux positions vendeuses pour une position acheteuse.
09:12Et cette vague de short vise surtout le secteur du software
09:16dont on parle depuis très longtemps.
09:19Donc là, d'un côté, on peut avoir,
09:21vous savez que lorsqu'il y a tout le monde qui est négatif,
09:23tout d'un coup, ça se retourne.
09:24Et c'est ce qu'on appelle le short squeeze
09:25où les valeurs remontent.
09:27On l'a peut-être vu hier.
09:28Et de l'autre côté, vous avez dit, TSMC, Guillaume,
09:32nous a envoyé un signal qui est complètement opposé
09:35à cette vente des hedge funds
09:39puisque le fondeur a affiché une hausse de 37% de son chiffre d'affaires en janvier
09:45au-delà de son objectif annuel.
09:48Et puis, TSMC aussi, comme tous ses compères,
09:53a annoncé aussi 56 milliards de dollars d'investissement prévu.
10:00Donc, TSMC nous montre aussi que ce cycle industriel
10:03dont je parlais avant de l'intelligence artificielle
10:05est tout bonnement et pleinement engagé.
10:09On n'en est pas du tout à la fin.
10:11Alors, il y aura des vainqueurs, il y aura des perdants.
10:12Mais aujourd'hui, on voit que le message envoyé par certains leaders,
10:17dont TSMC, il est très, très important et très fort.
10:20Ce n'est pas un phénomène de mode comme on a pu avoir avec d'autres cycles,
10:27mais c'est vraiment un phénomène à long terme.
10:29Antoine.
10:30John, vous parliez des bannis.
10:33Il y en avait un qui était banni depuis un certain temps.
10:35D'ailleurs, le titre perd toujours à peu près 25% sur un an.
10:38Mais il se redresse, il pulse fort.
10:40Cet après-midi, c'est Ferrari qui gagne quasiment 7%.
10:43Là, en ce moment, on pourrait mettre en parallèle avec Kering chez nous,
10:46qui a signé des résultats quand même prometteurs
10:49et qui en profite également du côté de la bourse.
10:51Comment ça se passe pour Ferrari ?
10:54Ça se passe extrêmement bien.
10:56Alors, on voit quand même.
10:58On a vu un petit trou d'air sur Ferrari,
11:01mais on voit quand même que Ferrari reste un actif de rareté.
11:06Donc, qu'est-ce que ça veut dire ?
11:07C'est que lorsqu'on parle de rareté,
11:08on peut maintenir des marges extrêmement importantes.
11:11On n'est pas obligé de baisser les prix.
11:13Là, si on regarde l'application des résultats,
11:16ils sont supérieurs aux attentes.
11:17On a un chiffre d'affaires de 1,8 milliard d'euros,
11:20un habit de 700 millions d'euros.
11:22On a surtout un marché qui salue les nouvelles prévisions 2026
11:28qui sont jugées rassurantes,
11:30tant sur la croissance que sur les marges.
11:34On est en pleine transition de gamme.
11:35Il faut le rappeler.
11:37Et ce fameux pouvoir de fixation des prix,
11:40le pricing power,
11:41qui existe toujours pour Ferrari,
11:44mais pas pour tout le monde.
11:45Et donc, aujourd'hui,
11:46le titre salue bien évidemment les chiffres,
11:49mais surtout les prévisions pour 2026.
11:51On reparlera de Ferrari tout à l'heure à 16h
11:53avec les experts de Kepler-Chevreux,
11:55mais c'est vrai que c'est la publication de cet après-midi.
11:56Ferrari qui publie toujours juste avant l'ouverture de Wall Street
11:58parce que c'est coté aussi là-bas aux Etats-Unis.
12:00Ce titre Ferrari, sur sa cotation principale à Milan,
12:04gagne 7% en ce moment.
12:05John, on va terminer ensemble USA Today
12:07avec une autre publication qu'il ne fallait pas rater,
12:10que Wall Street arbitre.
12:11C'est Coca-Cola.
12:11Le titre perd 1% en ce moment.
12:13– Ultra intéressant le message de Coca-Cola
12:18qui change du message de Pepsi.
12:21Je remets juste,
12:22on parlait de ce que nous disait Pepsi
12:23lors des publications des résultats la semaine passée.
12:26La semaine passée,
12:27il nous disait, écoutez,
12:28les Américains dépensent moins,
12:31peut-être un peu moins d'argent,
12:32mais dépensent moins.
12:32Donc nous, qu'est-ce qu'on a fait ?
12:33On a baissé nos marges,
12:36on a baissé nos prix,
12:37mais on va tout compenser par les volumes.
12:39Eh bien ici, Coca,
12:40le message est un peu différent
12:42parce qu'ils ont légèrement augmenté leur prix.
12:45Donc il y a une déception sur les volumes.
12:48Et la semaine passée,
12:50Pepsi était salué par plus 5%.
12:53Et là, vous l'avez dit,
12:55le titre est en baisse.
12:57Alors on a des résultats qui sont solides,
13:00mais sans réelle surprise.
13:03Et puis on voit qu'on a des volumes
13:05qui sont extrêmement modérés
13:07en termes de progression,
13:09à peine une hausse de 1%
13:11qui sont portés par les États-Unis,
13:13comme toujours le Japon et le Brésil.
13:15Mais on est dans deux situations différentes
13:18et on va de plus en plus parler.
13:22Guillaume, rappelez-vous de ce nom,
13:24du volumeflation.
13:26Qu'est-ce que ça veut dire ?
13:27Ça veut dire que pour compenser
13:29des marges qui baissent,
13:31eh bien on va devoir travailler
13:33sur le volumeflation.
13:35Vous allez voir,
13:36on va en parler tout au long de 2026.
13:39Merci beaucoup, John.
13:40Avec nous, John Plassard,
13:41depuis Cité et Gestion,
13:42ça correspond à la shrinkflation.
13:44Ça continue, ce phénomène.
13:45Merci beaucoup, John.
13:46Donc Wall Street,
13:47un petit peu mitigé à l'ouverture.
13:48Sous-titrage Société Radio-Canada
13:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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