00:00Bienvenue à tous, on est ensemble, on vous accompagne jusqu'à 18h au seul et unique rythme des marchés.
00:08BFM Bourse ouvre comme chaque jour avec Wall Street.
00:10Vous savez qu'en bourse, le soleil se lève toujours à l'ouest, là-bas aux Etats-Unis, c'est Wall Street qui donne le là.
00:16Et notre Dream Team, John Plassam pour Cité Gestion. Bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:20Bonjour Guillaume, bonjour Antoine.
00:22Et Antoine, oui, en fil rouge. Bonjour Antoine.
00:24Bonjour Guillaume, bonjour John.
00:25Je sens qu'on va encore une fois, Antoine, ne pas s'ennuyer aujourd'hui.
00:28Wall Street, on regardera bien sûr Amazon, la réaction à sa publication et son Everest d'investissement a lancé hier soir.
00:34Comment Amazon ouvre-t-il ? D'abord la tendance globale, Antoine.
00:37Alors du côté de Wall Street, on ouvre sur une légère hausse.
00:41Ah, il y a du vert sur les écrans, ça change un petit peu.
00:44Plus 0,4 pour le Nasdaq, 22 631 points.
00:47Le Dow Jones, plus 0,95, 49 358 et plus 0,57% pour le S&P 500, 6 838 points.
00:55La volatilité reflue un petit peu, on est tout juste à 20 points sur l'indice VIX.
00:59Le CAC 40, lui, gagne 0,15%, 8 250 points.
01:04On accuse quand même un certain retard par rapport à l'Eurostock 50 qui lui gagne 0,7%.
01:08Mais nous, on doit rouler avec Stellantis qui perd 26% à 6 euros.
01:13Et c'est compliqué, bien évidemment.
01:15On va énormément parler de cette chute de Stellantis aujourd'hui après l'annonce d'une charge gigantesque de 22 milliards de dollars.
01:21Ils étaient allés trop loin dans le 100% électrique.
01:23Ils ont fait un peu marche arrière et ça, ça se paye par une charge gigantesque dont on reparlera.
01:28C'est un vrai sujet aussi pour les produits structurés, cette chute de Stellantis,
01:31puisque Stellantis fait partie des trois valeurs les plus détenues au sein des produits structurés.
01:36On en parlera aussi avec John, vous, dans un instant bien sûr,
01:39mais aussi Frédéric Rosier qui nous accompagnera dans une poignée de secondes.
01:42Et puis, autre valeur à suivre, alors ce n'est pas moins 26, contrairement à Stellantis,
01:46mais c'est quand même moins 9, ce titre Amazon,
01:48donc que tout le monde attendait à l'ouverture après sa publication
01:52et sa montagne d'investissements gigantesques annoncées hier soir.
01:54Donc, le marché sanctionne moins 8% John en ce moment.
01:58Oui, tout à fait.
01:59On a l'impression que chaque jour, avec un nom différent, on a la même publication,
02:04c'est-à-dire des résultats qui sont assez bons,
02:07mais évidemment des investissements futurs dans l'intelligence artificielle
02:11qui sont trop élevés.
02:13On doute, on veut du retour sur investissement.
02:16Mais si je vais un petit peu plus dans les détails,
02:19si on regarde Amazon et les chiffres qui ont été publiés hier,
02:23je dirais que les résultats opérationnels sont corrects,
02:25mais il n'y a pas vraiment d'éclat.
02:28Et ça, c'est peut-être un peu différent de ce qu'on pouvait dire d'entreprises
02:31comme Microsoft ou comme Alphabet,
02:33puisqu'on a un chiffre d'affaires qui dépasse légèrement les attentes,
02:37et puis on a un bénéfice par action qui manque d'un cheveu,
02:42le consensus et l'Amérique du Nord qui déçoit.
02:45Donc, on est quand même dans une situation où effectivement,
02:48les résultats ne sont pas extraordinaires.
02:51Mais bien évidemment, qu'est-ce qui se passe ?
02:54À nouveau, on a un véritable choc qui arrive de l'investissement dans les CAPEX,
03:00une annonce de près de 200 milliards de dollars d'investissement en 2026,
03:06donc 50% de plus sur un an, ça dépasse largement le consensus,
03:12ça ravive, comme j'avais dit, les craintes sur la visibilité des retours sur investissement
03:16et les contraintes, évidemment, énergétiques.
03:19Et on a l'impression, vous savez, on commentait hier Alphabet,
03:23et on a l'impression, puisque Alphabet avait annoncé plus ou moins des investissements aussi,
03:28de plus 50% dans les CAPEX, qui était à 170 milliards,
03:32que c'est une course au plus, puisque là, on passe de 170 milliards pour Alphabet
03:38à 200 milliards pour Amazon.
03:40Donc, on est dans une situation où aujourd'hui, Amazon n'est pas vraiment sanctionnée.
03:45Alors, elle est sanctionnée en bourse, mais elle n'est pas sanctionnée par ses résultats
03:49ou sur ses résultats passés, mais plus sur l'ampleur des paris sur l'intelligence artificielle,
03:56bien évidemment, dans un contexte où les investisseurs deviennent beaucoup plus sensibles
04:01à tout ce qui se passe en investissement, à ces 200 milliards de dollars.
04:07Et on se demande, évidemment, si un jour, il va y avoir un retour sur investissement.
04:15Oui, c'est la grande question.
04:16Qui arrêtera ces courses effrénées aux investissements ?
04:20Donc, comme vous le disiez, c'est à qui annoncera les plus gros montants,
04:23et donc Amazon qui vient battre tout le monde, 200 milliards annoncés,
04:26parce que chacun des sept magnifiques se dit, le gagnant prendra l'essentiel du marché.
04:31Et donc, chacun rajoute une marche à l'escalier en se demandant,
04:34est-ce que c'est le marché ? Est-ce que c'est un choc de marché qui mettra fin à tout cela ?
04:38Un peu comme le marché avait mis fin à certaines idées de Donald Trump
04:42au moment du Libération Day au mois d'avril.
04:43Est-ce que le marché, comme en avril dernier, sera celui, sera le contre-pouvoir
04:47qui poussera les GAFAM à freiner leur délire, je ne sais pas,
04:51mais en tout cas leur montant d'investissement, Antoine ?
04:52En tout cas, ce système économique, cet écosystème qui, effectivement, pose question.
04:58Tiens, en termes de pari sur l'avenir, on a eu les résultats de micro-stratégie.
05:02Je ne sais pas si ça vous intéresse.
05:03Donc, la perte au quatrième trimestre, parce qu'on parle du quatrième trimestre 2025,
05:09est passée d'un milliard à 17 milliards.
05:13La perte.
05:14La perte.
05:14La perte opérationnelle.
05:17Par action, ça fait moins 42,93 dollars.
05:21Et le titre gagne 10%.
05:23Oui, sachant que, par exemple, pour revenir à Amazon,
05:26Amazon, pendant des années, a eu un free-clash-flow négatif.
05:28L'an dernier, il était positif, mais avec seulement 140 milliards de dollars d'investissement.
05:32Là, il remonte à 200 milliards pour maintenir un free-clash-flow positif.
05:37Compte tenu de cette montagne d'investissement, ça risque d'être difficile.
05:39Est-ce qu'il faudra craindre un retour en territoire négatif du free-clash-flow pour Amazon ?
05:43C'est une des questions que pose le marché aujourd'hui.
05:45Ce titre perd 9,5%.
05:46Et si avec Amazon, John, quand on cumule les investissements promis pour cette année,
05:51on dépasse la barre des 650 milliards de dollars pour, ne serait-ce qu'investir dans les infrastructures d'il y a 650 milliards,
05:58est-ce que tout cela est raisonnable ?
06:00Oui, et 650 milliards, c'est seulement pour 4 des 7 magnifiques.
06:074 des 7 magnifiques.
06:08On est bientôt aux 1 000 milliards.
06:10Donc, c'est un niveau qu'il faut comparer aux grandes phases d'infrastructures du passé,
06:15tant par son ampleur, évidemment, que par sa concentration sur quelques acteurs.
06:20On en parle de 4.
06:20Ce qui est intéressant aujourd'hui de noter, c'est qu'on a ces groupes qui, fondamentalement,
06:26eh bien, ils investissent non pas pour optimiser à la marge,
06:31mais pour sécuriser une position dominante dans le calcul d'intelligence artificielle.
06:38C'est la clé.
06:38Convaincu, ces sociétés, que l'accès à la puissance de calcul, c'est là où ça coûte cher,
06:45à travers les data centers, etc., eh bien, sera le principal goulot d'étranglement.
06:51Alors, évidemment, on a des risques à court terme.
06:54Les capacités, on en a déjà parlé plein de fois, on en parle presque tous les jours,
06:58les capacités électriques qui sont limitées, les tensions sur les chaînes d'approvisionnement,
07:02notamment sur les puces, la main-d'œuvre qualifiée, les matériaux,
07:05les conflits autour des data centers, et puis, évidemment, les risques de surchauffe de coûts.
07:12Donc, aujourd'hui, je dirais, si on prend juste ces 4,
07:15et ce chiffre que vous avez mis en avant, les 650 milliards d'investissements pour 2026,
07:22eh bien, je dirais que c'est un test majeur pour les modèles économiques de ces entreprises.
07:29Ça veut dire, très concrètement, que si on devait passer cette phase qu'on espère,
07:35eh bien, potentiellement, on pourrait avoir une réaccélération après,
07:39parce que le message aura compris qu'à un moment ou un autre,
07:43l'investissement, eh bien, donnera lieu à des retours sur investissement
07:49et des bénéfices pour les actionnaires, pour les entreprises,
07:51mais aussi pour les actionnaires, et en définitive, pour la productivité.
07:55Effectivement, passionnant.
07:57On continuera d'aborder cette question de la tech, bien sûr, tout au long de l'après-midi.
08:00Qui profite de ces gigantesques investissements ?
08:02Les vendeurs de pelles, bien évidemment, les infrastructures, les puces, tout ça,
08:05c'est des pelles, c'est des pioches.
08:06Les acteurs de l'énergie sont en hausse aujourd'hui aux États-Unis,
08:09et Nvidia gagne 3,5%.
08:11Une autre valeur qui fait mieux que les autres dans la tech, c'est Apple.
08:14Ça fait plusieurs jours que ça dure, là.
08:15Pendant que la tech a véritablement dégringolé sur une semaine,
08:18John, le titre Apple lui a pris 6%, mine de rien.
08:20C'est-à-dire que le plus mauvais sur l'IA,
08:22le plus mauvais devient le plus recherché par les investisseurs, là.
08:25Oui, tout à fait.
08:26C'est très, très intéressant ce qui est en train de se passer,
08:29parce qu'effectivement, on en a parlé depuis des mois.
08:32On se disait, mais ils sont en retard sur l'intelligence artificielle.
08:35Apple, ils vont s'adosser à des autres,
08:38alors que ce n'était pas le modèle d'Apple de s'adosser à des autres.
08:41Mais peut-être, et Antoine le signalait la semaine passée,
08:44peut-être que c'est la meilleure des solutions, en fait.
08:47Il y a moins d'investissement et on arrive,
08:50on se met dans le train ou dans le mouvement
08:53d'une intelligence artificielle qui fonctionne très bien,
08:57mais qui est moins, eh bien, capex-consuming,
09:01comme on dit aux États-Unis.
09:02On a besoin de moins mettre d'argent là-dessus
09:05et de se focaliser sur d'autres produits, entre autres.
09:09Donc, effectivement, le marché est en train de saluer
09:11ce pari pris par Apple.
09:14On quitte la tech à l'instant, on va s'intéresser aux produits de beauté
09:17et une maison française, mesdames, messieurs.
09:19Mais bel et bien coté là-bas, à New York.
09:21Coty, Coty, qui a publié ses résultats,
09:23aïe, moins 18%.
09:25John ?
09:27Alors, on parle toujours de la tech,
09:29des variations extrêmement fortes,
09:31mais évidemment, là, c'est un autre secteur, totalement.
09:35Eh bien, on a une déception, c'est le cas de le dire,
09:39sur une combinaison extrêmement néfaste pour les entreprises.
09:41Les résultats, les perspectives, on a un ralentissement de la dynamique,
09:46notamment la croissance dans les parfums et puis les cosmétiques.
09:50On a un site d'essoufflement après plusieurs trimestres
09:52qui était extrêmement porteur.
09:54Eh bien, ça inquiète les investisseurs sur la suite du cycle.
09:59Et ce qui est intéressant, toujours intéressant,
10:01lorsqu'on regarde ce type d'entreprise,
10:03eh bien, c'est les signaux donnés par les consommateurs.
10:06Et on voit qu'il y a une inflation sur les coûts.
10:08Et lorsqu'il y a une inflation sur les coûts,
10:10eh bien, sur ce type de produit, les gens, les investisseurs,
10:13les consommateurs, eh bien, investissent un peu moins
10:16ou attendent, regardent vers des produits
10:18qui sont peut-être un petit peu moins chers que Coty.
10:21Et ça se traduit par des revenus qui sont en baisse.
10:26Et ça salue aussi, il doit être assez nerveux,
10:32le nouveau CEO de Coty qui voit,
10:34je crois que c'est son premier trimestre qui comment,
10:36qui voit, eh bien, la réaction du type baisser de près de 20%.
10:40C'est chaud, Coty.
10:41Antoine ?
10:41Et une partie des activités de Coty qui sont cotées à Euronext Paris.
10:45On se souvient qu'ils avaient fait une entrée remarquée.
10:48Le titre est cher pas non plus,
10:50à une baisse de 11,6%.
10:53Il perd quand même 63% sur un an.
10:55Ça fait un peu mal.
10:56Aux Etats-Unis, quelle heure est-il à New York ?
10:58Là, 9h41, 15h41.
11:00Ici, on est en hausse, figurez-vous.
11:02Le S&P 500, malgré Amazon qui chute, le S&P gagne 1%.
11:05Le Nasdaq gagne 0,8%.
11:07Nasdaq porté par les vendeurs de pelles.
11:08Tous ces investissements dans les infrastructures,
11:10ça fait monter, par exemple, Nvidia qui gagne 3%.
11:13Et parallèlement, Antoine nous en parle beaucoup depuis quelques jours,
11:16et à juste titre, le Bitcoin souffre énormément.
11:18Il a signé, là, cette semaine, le Bitcoin, sa pire performance.
11:21C'est domadaire depuis 2022.
11:23À l'époque, c'était l'effondrement de l'écosystème Terra Luna.
11:25Le Bitcoin qui a touché les 60 000 dollars,
11:28qui a perdu 50% désormais depuis ses plus hauts.
11:30C'est un vrai crack, John.
11:31Est-ce que c'est grave ou pas encore ?
11:34Enfin, oui, c'est grave.
11:34Moins 50%, c'est quand même grave.
11:37Alors, écoutez, oui, c'est grave.
11:38Mais vous savez, le Bitcoin, si on regarde son cycle,
11:42eh bien, en 2021, entre 2021 et 2022,
11:46on est passé de 31 dollars à 15 dollars, je crois,
11:50ou à 14 dollars.
11:51Donc, on avait une baisse assez importante.
11:55Mais si on regarde aujourd'hui ces 60 000 dollars,
11:58ils sont très importants.
11:58Pas parce que c'est un niveau technique,
12:00déjà un, parce qu'ils ont perdu 50 % par rapport au plus haut d'octobre dernier,
12:06et surtout parce qu'ils ont effacé l'intégralité des gains enregistrés
12:12après l'élection de Donald Trump.
12:15Vous vous souvenez que Trump, un de ses messages de campagne,
12:19était de dire, eh bien, je suis, d'une certaine manière,
12:23celui qui va libérer le Bitcoin, qui va être un pro-Bitcoin.
12:29Et effectivement, même s'il est toujours dans ce discours-là,
12:33eh bien, le Bitcoin a effacé tous les gars.
12:36Alors, évidemment, lorsque le Bitcoin monte, on ne se pose pas de questions.
12:40Mais quand il baisse, on se dit, est-ce que c'est la fin du Bitcoin ?
12:44Alors, évidemment, le marché aujourd'hui, il ne remet pas du tout en question
12:47l'existence du Bitcoin, mais il traverse, je dirais,
12:51une phase classique de correction cyclique.
12:54Et cette décorrélation qu'on avait avec le Nasdaq,
12:57vous vous souvenez, on parlait de valeur refuge du Bitcoin à un moment,
13:01et c'était l'ordre numérique.
13:04Eh bien, aujourd'hui, cette décorrélation est revenue dans une certaine corrélation,
13:08comme on a eu avec les valeurs du software qui ont baissé ces derniers temps,
13:13eh bien, le Bitcoin suit le même mouvement.
13:16Est-ce que c'est la fin du Bitcoin ?
13:18Eh bien, je répète, non, je ne pense pas du tout que ce soit la fin du Bitcoin.
13:22Il y a une chose à surveiller pour le rebond immédiat,
13:25c'est évidemment le flux, les flux institutionnels,
13:29notamment sur les sorties, les entrées d'ETF sur les Bitcoins aux Etats-Unis et en Europe.
13:34C'est ce qu'il faut faire.
13:35À trouver les produits cryptos, bien sûr, nouvel épisode,
13:36là, en ce vendredi, les produits cryptos, tout frais et en ligne
13:39sur l'application BFM Business en podcast et replay
13:41avec Owen Simonin et Stanislas Barthélémy.
13:44Vous restez avec nous, John, parce qu'on va maintenant parler
13:46de cette valeur qui fait souffrir tant l'actionnaire français aujourd'hui
13:49et même l'univers des produits structurés au sens large, moins 26%.
13:52Il y a un gros musée des horreurs, bien rempli en ce moment,
13:55sur les marchés financiers et il y a une pièce entière dédiée à Stellantis.
13:58Moins 26% ce titre Stellantis à l'instant,
14:01pire séance de l'histoire du groupe.
14:02Le titre Stellantis est un plus bas depuis mai 2020.
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