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  • il y a 3 heures
Jeudi 29 janvier 2026, retrouvez Gérard Bekerman (Président, Afer) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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Transcription
00:00Quelle stratégie en matière d'assurance vie en 2026, mais surtout une autre question, faut-il défendre l'assurance vie ?
00:10Voilà deux sujets qui vont nous animer à présent dans cette première partie d'émission.
00:14Nous avons le plaisir d'accueillir Gérard Beckerman. Bonjour Gérard Beckerman.
00:16Bonjour.
00:17Merci d'être avec nous, vous êtes président de l'affaire.
00:19Alors on va évoquer d'abord les performances des contrats de l'affaire en 2025,
00:24avant d'aller sur un combat que vous avez mené face aux députés en matière de fiscalité de l'assurance vie en 2025 également.
00:35Un mot peut-être sur les contrats de l'affaire cette année.
00:39Vous affichez un taux de 2,65% sur le taux affaires multisupport et un contrat affaires génération qui lui affiche 4,05%.
00:46Le contrat affaires génération, on en avait parlé d'ailleurs ensemble il y a quelques mois.
00:52On est plutôt sur des bonnes années, si je comprends bien, un retour des bonnes années en matière d'assurance vie et de fonds euros, Gérard Beckerman ?
00:59Sur une très bonne année.
01:02Ça ne suffit pas à une bonne année.
01:03On renoue avec ce qui a toujours été la vie de l'affaire.
01:09On était la plupart du temps sur le podium et parfois même le numéro 1 et 4,05% sur le contrat affaires génération.
01:18Affaires génération, c'est un pari sur la fidélité.
01:22C'est beau d'être fidèle dans la vie, ce n'est pas toujours facile, mais on fait tout ce qu'on peut.
01:28Et si on reste pendant 8 ans à l'affaire, sachant que la durée moyenne de détention du contrat, c'est quand même 21 ans, donc ce n'est pas un énorme effort.
01:36Eh bien, le taux, il est boosté, comme on dit.
01:39Et 4,05%, c'est une très, très belle performance.
01:43Sachant que c'est un contrat plus récent qui a été lancé récemment.
01:46Oui, mais il a déjà fait ses preuves. On a collecté plus d'un milliard d'euros et 33 000 Français ont adhéré à ce contrat, souvent des jeunes, d'ailleurs beaucoup plus jeunes que le contrat du multisupport, qui continuent de performer.
02:03Ce n'est pas l'un contre l'autre, c'est l'un avec l'autre. C'est un duo.
02:08Et les épargnants peuvent être intéressés par les deux.
02:10L'intérêt d'Affaires Génération, c'est que la rémunération, on part de zéro.
02:17Et comme on part de zéro, on peut acheter du papier qui est très bien rémunéré.
02:20Regardez les emprunts américains, c'est à, je ne sais pas, 4,20, 4,30.
02:25Donc, il y a de quoi faire.
02:26Et même les OAT françaises.
02:28Donc, on a acquis ce papier.
02:30Il n'y a pas eu d'effet de dilution parce qu'on partait de zéro.
02:33Et donc, on a pu redistribuer la quasi-intégralité des bénéfices aux épargnants qui ont souscrit.
02:40Alors, justement, sur ce sujet, il y a eu une décision qui a été prise à l'Affaires cette année.
02:44C'est aussi de garder une participation aux bénéfices.
02:49La PBB, oui.
02:50La PBB.
02:51Ce n'est pas quelque chose que vous faites d'habitude au sein de l'Affaires ?
02:53Est-ce que ça veut dire que dans le contexte actuel, c'est pas mal quand même d'anticiper un petit peu
02:58ou d'avoir un peu de côté pour voir venir ?
03:00La pyramide des âges, elle nous interdit de mettre un peu trop de côté.
03:07Vous savez, on a 460 centenaires.
03:10Je ne vais pas dire à cette adhérente qui habite Vierzon, qui a 101 ans,
03:15chère adhérente, revenez dans 6 ans, nous allons vous donner votre dû.
03:20Bien sûr.
03:20Et donc, on fait très attention.
03:22On avait comme philosophie la redistribution à 100% des bénéfices que nous réalisions.
03:29Et la PBB, la provision pour participation aux bénéfices, c'était un plus.
03:35Ce n'était pas, je dirais, l'âme de l'affaire.
03:38C'était un plus dans un souci de précaution pour l'avenir.
03:43On gère autrement, mais nous avons quand même, et c'est ça qui est extraordinaire cette année,
03:48c'est que non seulement le taux du multisupport de 65, le taux d'affaires génération 4,05,
03:55le taux du PR1 3,50, ne nous a pas interdit de doter la PBB pour les années à venir.
04:05C'est-à-dire qu'on a tondu la laine, mais on a gardé le mouton vivant.
04:10D'accord. Et ça permet donc du coup d'adresser toutes les générations, si je comprends bien,
04:16dans cette stratégie.
04:18Un mot, Gérard Beckerman, du projet de loi de finances 2026,
04:22avec une question très simple, faut-il défendre l'assurance vie cette année et les années à venir ?
04:28On l'a déjà défendu.
04:31Les amendements qui étaient présentés étaient, pour tout dire, assez funestes.
04:36Funestes. Assez funestes. Et on n'a pas beaucoup aimé l'alliance contre nature entre le Modem et LFI.
04:46Là, vous parlez d'un amendement qui proposait d'aligner la fiscalité de l'assurance vie.
04:50Non, d'intégrer aux héritages l'assurance vie. C'est pas bon, c'est pas bien.
04:5622 millions de Français détiennent un contrat d'assurance vie.
05:00Cette épargne, elle appartient aux épargnants, elle n'appartient pas aux députés.
05:04Et donc, nous demandions à ces élus de la nation un peu de civilité, de dignité, de reconnaissance.
05:11Et le pire, ça a été ce projet d'IFI, impôt sur la fortune, improductive.
05:20Ça veut dire quoi, improductive ?
05:21Quand on sait que l'assurance vie, elle finance 600 milliards pour les PME et pour les entreprises,
05:27et qu'à côté de ces 600 milliards, il y a encore 620 milliards pour les obligations d'État.
05:32Donc, ce qui était improductif, c'était cet amendement.
05:36C'est cet amendement qui était improductif.
05:39Et donc, nous disons que l'assurance vie, elle n'est pas une niche.
05:43Elle est un service public.
05:46Les routes, les hôpitaux, l'éducation, la justice, la santé.
05:51Et il faut financer tout cela.
05:52Et financer, taxer l'assurance vie, cela serait revenu à taxer tout ce à quoi elle sert.
06:02Ça n'est pas dans la dernière version du projet de loi de finances de 2026.
06:06Heureusement.
06:07Est-ce que, quand même, il faut rester en veille sur ce sujet, parce qu'il y aurait un risque que le sujet revienne sur la table ?
06:14C'est une tentation.
06:16Elle est physiologique, je dirais.
06:18Certains des pays ont une tentation physiologique, comme la consommation.
06:23Ils veulent s'attaquer à l'épargne.
06:25Qu'ils pensent à autre chose.
06:27Ce n'est pas à eux.
06:29C'est à nous.
06:29Dernière question sur ce sujet improductif.
06:33Quand on est professionnel de l'assurance vie, qu'on suit ses clients depuis de nombreuses années,
06:38et qu'on voit qu'on considère un fonds en euros, par exemple, comme une fortune improductive,
06:42quelle est la réaction des épargnants, ou même d'un professionnel comme vous, Gérard Beckerman ?
06:48Naturel.
06:49De quoi se mêle-t-il ?
06:51C'est nous qui avons renoncé à la consommation.
06:54Ce sont 23 millions, je viens de vous le dire, de Français et 30 millions de bénéficiaires
07:00qui ont fait une sorte de sacrifice.
07:03On ne taxe pas un sacrifice.
07:06On le salue, on le bénit, on le reconnaît, on l'admet et on le chérit.
07:11Il faut chérir l'épargne parce qu'elle est un sacrifice, un renoncement à une satisfaction présente.
07:17Pourquoi on en a besoin ?
07:18Pour les vieux jours.
07:19Et c'est pour ça qu'on a créé Affaire Génération.
07:21Parce qu'Affaire Génération, il s'adresse à vous, aux jeunes.
07:24Qui ont besoin de compléter leur retraite car on ne peut plus faire suffisamment confiance au régime traditionnel
07:31comme le régime qui a été mis en place par les ordonnances de 1945.
07:35Il faut le compléter par un effort personnel.
07:39Et l'effort, il n'a pas besoin d'être taxé, il a besoin d'être libéré.
07:43Merci Gérard Beckerman de nous avoir accompagné dans Smart Patrimoine.
07:47Je rappelle que vous êtes le président de l'Affaire.
07:48Merci beaucoup.
07:49Merci.
07:49Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Enjeu Patrimoine.
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