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Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.

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00:00FM Business et la Tribune présente
00:02Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:07Bonsoir à tous, bienvenue dans ce 18-19.
00:12On parlera bien sûr de cette question
00:14Est-ce qu'il faut interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans ?
00:18Est-ce que c'est possible tout simplement ?
00:20Est-ce que la France peut le faire alors que c'est des régistres de la Commission Européenne ?
00:24On en parlera avec Clara Chapaz,
00:27elle est ambassadrice pour le numérique et l'intelligence artificielle, sera mon invité, à 18h30.
00:31Et puis dans un instant, c'est Thierry Hulot, le président du LEM.
00:34Vous savez, le LEM, c'est le syndicat des entreprises de médicaments.
00:37Il est aussi le patron de Merck France.
00:39On s'en souvient de cette polémique entre Donald Trump et Emmanuel Macron à cet état Davos.
00:45Qui a raison ? Est-ce que les prix du médicament ont été multipliés ou pas ?
00:49Et puis surtout, la question de fonds, est-ce qu'il n'y a pas une tentation américaine
00:52des grands laboratoires, notamment français ?
00:55On y reviendra, mais pour l'instant, place au journal, le journal de Stéphanie Collot.
01:02Il est 18h, bonsoir Stéphanie.
01:04Bonsoir Edwige.
01:05On commence évidemment par cette information importante d'Anne Kredinsky
01:08qui veut prendre le contrôle majoritaire de FNAC d'Arti.
01:12Le milliardaire, effectivement, est déjà actionnaire à hauteur de 28,5%.
01:17Une OPA amicale accueillie favorablement par le conseil d'administration.
01:22Le tchèque devrait offrir 36 euros par action, soit une prime de 19% par rapport au cours actuel.
01:28Il pourrait remettre 230 millions d'euros au pot pour mener à bien l'opération.
01:31Une opération qui permet surtout de contrer les ambitions du chinois.
01:35Le groupe cherche par ailleurs à se défaire de nature et découverte.
01:40L'ancienne acquise en 2019 plombe toujours les comptes.
01:43Et FNAC d'Arti cherche un acquéreur pour la marque qui compte 91 magasins dans 4 pays.
01:49Le titre FNAC d'Arti prend 17% ce soir.
01:53On apprend également ce soir qu'Ubisoft veut supprimer jusqu'à 200 postes de son siège en France.
01:59La direction va proposer une rupture conventionnelle collective.
02:02La semaine dernière, l'éditeur de jeux vidéo a annoncé une nouvelle grosse réorganisation
02:06impliquant notamment la fermeture de studios et l'arrêt de développement de plusieurs jeux.
02:11Après Nestlé, Lactalis et Danone, c'est au tour du groupe Vita Germine de faire un rappel de lait infantile
02:18après avoir détecté la présence dans certains lots d'une substance d'origine bactérienne.
02:23Trois lots de son lait Baby Bio Optima sont concernés, soit plus de 20 000 boîtes en France.
02:27Le titre Danone perd 2,2% ce soir.
02:31WhatsApp, qui appartient à Meta, va être soumis à des règles renforcées dans l'Union Européenne.
02:37C'est ce qu'annonce la Commission Européenne aujourd'hui.
02:40L'application intègre la liste des très grandes plateformes en ligne
02:43ayant dépassé les 45 millions d'utilisateurs mensuels dans la zone.
02:48Parallèlement, Bruxelles ouvre une enquête contre X, le réseau social d'Elon Musk,
02:52dans le cadre du Digital Service Act.
02:54en cause des vidéos pornographiques générées par son Niagrok,
02:59qui ont provoqué une polémique mondiale.
03:01Rome propose d'ajouter les gardiens de la révolution iranienne
03:04sur la liste des organisations terroristes de l'Union Européenne.
03:09Une réunion des ministres des Affaires étrangères européennes est prévue ce jeudi.
03:12De son côté, l'Iran met en garde contre une intervention américaine
03:16au moment où les États-Unis renforcent leur présence dans la région
03:19avec l'arrivée du porte-avions Lincoln.
03:22Les Émirats Arabes Unis déclarent, eux, qu'ils n'autoriseront pas d'attaque
03:25contre l'Iran depuis leur sol.
03:2818h presque 2 sur BFM Business, les marchés.
03:31C'est votre rendez-vous avec Emirates.
03:35Avec Emirates. Voyagez mieux.
03:37Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:44Bonsoir Antoine.
03:45Bonsoir Stéphanie, bonsoir Edwige.
03:46Bonsoir Antoine.
03:47Et le CAC tamine en baisse, fait marquant du jour,
03:49c'est l'or qui dépasse la barre historique des 5100 dollars.
03:52Oui, 5100 dollars au plus haut.
03:55On est retombé, mais reste, 5081.
03:57Même chose pour l'once d'argent qui était au-delà des 100 dollars.
04:00On est même au-delà des 110 en ce moment à 113.
04:03Mais effectivement, c'est plus haut historique sur l'or et l'argent.
04:07En plus, si on les regarde sur plusieurs années,
04:09ressemble à une tendance parabolique.
04:11Ça correspond aussi à un euro-dollar qui a dépassé 1,19 tout à l'heure,
04:15qui se retrouve au plus haut depuis 5 ans face à la devise américaine
04:19et qui illustre aussi ce problème dollar
04:22qui commence à se peser à l'économie américaine
04:25du fait d'avoir une devise qui se déprécie et des taux qui grimpent.
04:28Ça, ça pose des problèmes.
04:30Alors même que la Fed doit rendre sa décision de politique monétaire mercredi soir,
04:36qu'on attend énormément de résultats d'entreprises et de chiffres macroéconomiques.
04:39Il faudra être attentif aux chiffres d'LVMH demain soir, après la clôture.
04:44Ce sera la première des très grosses publications.
04:47Le CAC 40 termine en légère baisse.
04:48C'est un marché très défensif.
04:50Hormis Fnac d'Arti dont vous avez parlé,
04:52les plus fortes hausses, c'est Société Générale qui gagne 2,3% à 71,42,
04:57mais aussi des titres riches en dividendes.
04:59Total Energy plus 1,6%, 58,90, Orange plus 1,57, 15,22, Veolia plus 1,5 à 30,72.
05:07La plus forte baisse, elle est pour Essilor Lusotica qui a perdu pas loin de 4% à 256,30 euros.
05:13A noter la très forte hausse de Nexity grâce à une reprise du marché de l'immobilier
05:18à la planification de stimulus du côté du gouvernement français.
05:23Le titre a gagné 18,3% à 9,77.
05:26Le CAC donc moins 0,15% en clôture.
05:29Merci Antoine, merci Stéphanie.
05:31Stéphanie Colocco vous retrouvez bien sûr à 19h.
05:33Tout de suite, le 18-19 avec mon invité, premier invité Thierry Hulot.
05:38C'est le président du LEM, le syndicat des entreprises de médicaments
05:40et le patron de Merck en France.
05:43Toute la polémique autour du prix des médicaments.
05:46BFM Business et la Tribune présente
05:48Le 18-19 d'Edvie Chevrillon
05:53Vous êtes bien dans le 18-19.
05:58Mon premier invité c'est Thierry Hulot, il est le patron du LEM.
06:02Le LEM c'est le syndicat des entreprises de médicaments
06:04et aussi le président de Merck France.
06:07Bonsoir Thierry Hulot.
06:07Bonsoir Edwish Chevrillon.
06:09Merci d'être là.
06:10Beaucoup de questions à vous poser
06:12parce qu'il y a une polémique qui a opposé,
06:15une de plus vous me direz, entre Donald Trump
06:17dans sa diatribe anti-Europe et anti-France et anti-Macron
06:22surtout qu'il a lancé, on a envie de dire, à Davos
06:27et puis Emmanuel Macron via l'Elysée, le poste de l'Elysée
06:32qui lui a répondu c'était sur le prix des médicaments.
06:35Donald Trump a dit, regardez Emmanuel Macron
06:37il a multiplié par dix le prix des médicaments
06:39et du coup l'Elysée a répondu en disant
06:43c'est totalement faux, de toute manière
06:44les prix c'est pas Emmanuel Macron qui les fixe
06:47ils sont fixés par la sécurité sociale.
06:49Au-delà de cette polémique qui est quand même assez révélatrice
06:53parce qu'en plus on voit bien qu'il y a une tentation américaine
06:55des laboratoires européens
06:57vous allez nous expliquer
07:01quels sont les enjeux qui sont sur la table ?
07:04Il y a un enjeu
07:05et il est très simple
07:06c'est comment demain
07:08nos concitoyens, les patients français
07:10continuent d'avoir accès au progrès thérapeutique
07:13c'est le seul enjeu qui me mobilise
07:15D'accord, ok, ok
07:16mais moi je voudrais qu'on parle un peu business
07:18vous voyez ?
07:18Le problème quand on parle business
07:20c'est que le médicament
07:21est devenu ces derniers mois
07:23non seulement un enjeu géopolitique
07:25mais presque une arme de négociation
07:27et l'incident auquel vous faites allusion
07:30qui est quelque part basé sur une fake news
07:32le président de la République
07:33ne fixe pas le prix des médicaments
07:35et d'ailleurs le prix des médicaments en France
07:37n'a pas augmenté
07:39le journal officiel vint de publier
07:41un niveau record de baisse de prix
07:43pour l'année 2026
07:451,4 milliard
07:46ce qui met à mal
07:48la soutenabilité économique
07:50des entreprises qui opèrent en France
07:52et tout l'enjeu
07:53c'est comment on garantit l'accès au progrès thérapeutique
07:55en offrant en même temps
07:57un dynamisme économique aux entreprises
08:00qui leur permettent d'opérer en France
08:02ce que l'on voit aux Etats-Unis
08:04avec cette politique très agressive
08:06de renforcer leur souveraineté sanitaire
08:09qu'ils ont appelée
08:10la clause de la Most Favored Nation
08:11MFN
08:12ils en font une arme de pression économique
08:15alors ça consiste en quoi ?
08:17c'est de dire
08:17comme ils l'ont fait pour l'armement
08:20il y a quelques mois
08:20les Etats-Unis
08:22ne vont pas
08:23payer plus que les autres
08:27pour l'innovation
08:28il faut que l'Europe
08:29qui paye moins que les Etats-Unis
08:31le prix des médicaments
08:32réajuste sa politique
08:34réajuste son budget
08:35la part de sa richesse
08:37de son PIB
08:37qu'elle veut investir
08:39dans la santé
08:40dans le médicament
08:41qui est une solution thérapeutique
08:42et tout l'enjeu est là
08:45et cet enjeu s'est crispé
08:46ces derniers mois
08:47on en avait parlé
08:48début septembre
08:49en disant
08:49on voit
08:50une dynamique
08:51géopolitique du médicament
08:53se construire
08:54
08:54c'est devenu
08:55une arme de négociation
08:57et
08:58ce qui m'étonne
09:00c'est que l'Europe
09:01n'a pas réagi
09:02la France
09:03n'a pas réagi
09:04on a vécu
09:05une fois de plus
09:05un PLFSS
09:07budget de la sécurité sociale
09:08pour faire rentrer
09:10des chiffres
09:10dans des cases
09:11d'un budget annuel
09:12franco-français
09:13qui garde ses ornières
09:14et ne voit pas
09:15la géopolitique
09:16et ça donne
09:17l'attention
09:17qu'on a vue à Davos
09:18j'en appelle
09:20à une réaction européenne
09:21forte
09:22à une réaction
09:22française forte
09:23il y va
09:24de l'avenir
09:25de l'accès aux innovations
09:26au traitement
09:27et la survie
09:28de nos entreprises
09:28donc quelque part
09:30Thierry Hulot
09:31même si c'était
09:32une fake news
09:33mais quelque part
09:34vous donnez
09:36raison à Donald Trump
09:37qui un
09:38en fait une arme
09:39géopolitique
09:40et deux
09:41surtout
09:41qui dit
09:42il faut qu'en Europe
09:43vous augmentiez
09:44les prix des médicaments
09:46parce que sinon
09:47nous aux Etats-Unis
09:49on va se retrouver
09:50sans produits innovants
09:52alors
09:52question de lui donner
09:54raison
09:54le sujet n'est pas là
09:55le sujet est
09:56les Etats-Unis
09:57c'est la moitié
09:58du marché pharmaceutique
09:59mondial
10:00les prix aux Etats-Unis
10:02sont entre 3 et 4 fois
10:03plus élevés
10:04qu'en France
10:04et sont plus élevés
10:05qu'en Europe
10:06ça c'est un constat
10:08qui avait été fait
10:09depuis longtemps
10:09le président Obama
10:11avec la loi Obamacare
10:12avait déjà ouvert
10:13un peu cette porte
10:14ça avait été repris
10:15par Joe Biden
10:16sous la présidence Trump
10:18encore plus loin
10:19les Etats-Unis disent
10:20on ne va pas être les seuls
10:21à payer l'innovation
10:22au prix où on la paye
10:23il faut que l'Europe
10:24se ressaisisse
10:25alors ensuite
10:26c'est pas
10:27les Etats-Unis
10:27qui fixent
10:28la politique européenne
10:29mais j'en appelle
10:31à une réaction
10:32européenne
10:32et française
10:33forte
10:34il y a urgence
10:35sinon demain
10:36les patients français
10:38n'auront plus accès
10:39au progrès thérapeutique
10:41comme ils ont eu
10:42l'habitude
10:42d'y avoir accès
10:43depuis la seconde guerre mondiale
10:45donc en fait
10:46il y a comme
10:47un vrai enjeu
10:48géopolitique
10:50tout à fait
10:50c'est intéressant
10:51que vous disiez vous-même
10:52que c'est devenu
10:53une arme géopolitique
10:54le prix du médicament
10:56est-ce que
10:58les laboratoires
10:59européens
11:00vous vous dirigez
11:01la filiale française
11:02de Merck
11:03mais puis en plus
11:03vous êtes le patron
11:04du syndicat
11:06des labos
11:07est-ce qu'il y a
11:08une vraie tentation
11:09on le voit quand même
11:10d'aller aux Etats-Unis
11:11une tentation américaine
11:12ce n'est pas une question
11:14de tentation américaine
11:15ou de réalisme
11:16parce que vous voulez
11:17il y a un réalisme économique
11:19la moitié du marché
11:20est aux Etats-Unis
11:21la France
11:21c'est 3% du marché mondial
11:23moi je représente
11:25le syndicat
11:26de l'industrie pharmaceutique
11:27en France
11:27je me bats
11:28pour les patients français
11:29qu'on présente 3%
11:31du marché mondial
11:32très bien
11:33comment on fait
11:34pour que demain
11:35la France
11:36on va arriver sur la France
11:38mais c'est intéressant
11:38d'avoir les grands équilibres
11:40comment on fait demain
11:41pour que la France
11:42offre des conditions
11:43attractives
11:44pour que les innovations arrivent
11:45oui mais en même temps
11:46j'ai envie de dire
11:46pardonnez-moi
11:47si nous on est que 3%
11:48et que le marché américain
11:50c'est la moitié
11:50je veux dire
11:52tout le monde est capable
11:53de faire un plan
11:54et de voir qu'a priori
11:56c'est beaucoup plus intéressant
11:57d'être aux Etats-Unis
11:58que d'être en France
11:59alors l'Europe c'est un tiers
12:01et donc c'est pour ça
12:01que la solution
12:02sera probablement européenne
12:03il faut se concerter
12:05se coordonner en Europe
12:06mais il faut agir
12:07depuis 6 mois
12:09objectivement
12:10il ne s'est rien passé
12:11laissez-moi prendre
12:12un exemple
12:12absolument stupéfiant
12:14vous vous souvenez
12:15du rapport Draghi
12:16il y a 18 mois
12:17pour la défense
12:18européenne
12:19pas du médicament
12:20la défense
12:21de l'économie européenne
12:2218 mois après
12:23il y a 2 mesurettes
12:25sur 12
12:26qu'on est en train
12:26de mettre en place
12:2718 mois après
12:28donc pour le médicament
12:29il faut qu'on se revoie
12:30dans 3 ans
12:31pour qu'il soit passé
12:31quelque chose
12:32ce sera trop tard
12:33oui mais alors
12:34justement
12:35c'est ce qu'on vous reproche
12:37à vous Thierry Hulot
12:38enfin vous en tant que
12:38président du LEM
12:40et à votre syndicat
12:41c'est ce que vous rapproche
12:42une quinzaine
12:43de laboratoires
12:44et pas des moindres
12:45puisqu'il s'agit
12:45de
12:46Sadofi
12:47Ypsen
12:47Pierre Fab
12:48ou encore Ypsa
12:49qui ont quitté
12:50votre organisation
12:51parce qu'ils vous trouvent
12:52justement
12:52pas assez offensif
12:54et notamment
12:55au niveau
12:55européen
12:56je leur laisse
12:57leurs commentaires
12:59c'est important
13:00c'est pas des petits
13:02labos
13:03il y a une chose
13:04qui unit tout le monde
13:05il y a urgence à agir
13:06alors on peut discuter
13:07de la manière
13:08dont on agit
13:09mais il y a urgence
13:10à agir
13:10dans l'intérêt
13:11des patients français
13:12dans l'intérêt
13:13de nos entreprises
13:13les 260 entreprises
13:16que je représente
13:17les 88 000 collaborateurs
13:20de l'industrie pharmaceutique
13:21que je représente
13:22sont tous mobilisés
13:23pour comment demain
13:24on garantit
13:25l'accès au public
13:26c'est un peu des mots
13:28c'est un peu des phrases
13:29qu'est-ce que vous
13:29alors concrètement
13:31de quels moyens
13:32disposez-vous
13:33pour essayer
13:34d'infléchir
13:36la politique du médicament
13:37alors au niveau européen
13:38il y a plusieurs moyens
13:40d'aller discuter
13:41bien entendu
13:42avec la commission
13:42de Bruxelles
13:43avec les autorités européennes
13:45avec le gouvernement français
13:46avec nos parlementaires
13:48et de sensibiliser
13:49l'opinion
13:50au risque que l'on court
13:51à ne pas agir
13:52voilà ma mission
13:54ensuite
13:54est-ce qu'ils sont
13:55vraiment partis
13:56tous ceux que je viens
13:57de citer
13:57les labos
13:58ils sont vraiment partis
13:59ils disent qu'ils vont
14:00créer un autre syndicat
14:01peut-être
14:02on verra
14:02mais
14:03non mais oui ou non
14:04ils sont partis
14:04oui ils sont partis
14:05ils sont partis
14:06donc ils ont claqué
14:07la porte quoi
14:08ils ont décidé
14:10d'agir autrement
14:10mais ça n'empêche
14:12que le coeur du problème
14:13c'est comment demain
14:14on soigne mieux
14:15en France
14:16on continue
14:17de protéger
14:18et de guérir
14:19oui quand même
14:20quand même
14:20on va arriver
14:22forcément sur la France
14:23la France
14:23c'est un peu
14:24à l'origine
14:25de tous ces mots
14:25quand même
14:26il faut le dire
14:27comme ça
14:27vous avez publié
14:28un baromètre
14:29où vous dites
14:309 dirigeants
14:31sur 10
14:32estiment que la France
14:33n'est plus attractive
14:34pour le secteur
14:359 sur 10
14:362 tiers
14:38envisagent
14:38de ne pas y investir
14:39dans les prochaines années
14:41le constat est terrible
14:44le constat est terrible
14:45il y a une régulation
14:46financière du médicament
14:47qui vient d'être votée
14:49avec le PLFSS
14:50qui est inégalée
14:511 milliard 4 de baisse de prix
14:54ça n'a jamais été vu
14:55et maintenant
14:56on a pérennisé
14:57grâce à une nouvelle taxe
14:59sur le chiffre d'affaires
15:00de l'industrie pharmaceutique
15:01l'ancienne clause de sauvegarde
15:02on doit être à 3 milliards 2
15:033 milliards 4 de régulation
15:05ça représente à peu près
15:0610% du chiffre d'affaires
15:08donc quand on dit
15:09que le prix du médicament
15:10est cher en France
15:10c'est un des plus bas d'Europe
15:12c'est 3 à 4 fois plus bas
15:14qu'aux Etats-Unis
15:15et donc quelque part
15:16il n'y a plus des conditions
15:17pour accueillir
15:19le progrès thérapeutique
15:20les innovations en France
15:21il y a urgence à agir
15:23il faudra porter ce débat
15:24auprès du Parlement
15:25auprès du gouvernement
15:26dans les mois qui viennent
15:27et bien entendu
15:28que ce soit un sujet clé
15:29de la prochaine présidentielle
15:30Vous venez régulièrement
15:32sur ce plateau
15:33Thierry Hulot
15:34vos prédécesseurs aussi
15:36ça fait longtemps
15:38que vous tirez
15:38cette sonnette d'alarme
15:40en plus
15:41vous ce que vous mettez
15:42en cause
15:43c'est des procédures allongées
15:44une fiscalité lourde
15:46et instable
15:46et les prix
15:47les plus bas
15:48d'Europe
15:49ok
15:49on regarde
15:51ce qui s'est passé
15:51dans le cadre
15:52de l'adoption
15:52du PLFSS
15:53du plan de financement
15:54de la sécurité sociale
15:55c'est encore
15:56plus impressionnant
15:58c'est-à-dire que
15:58le budget d'assurance maladie
16:00c'est 256 milliards
16:02dont 9%
16:03la part du médicament
16:04il y a 6 milliards
16:06pardonnez-moi
16:07tous ces chiffres
16:076 milliards d'économies
16:09qui sont prévues
16:09d'économies
16:11la moitié sont assurées
16:12sur le prix du médicament
16:14donc vous faites
16:153 milliards sur 6 quoi
16:16le drame
16:17et je pèse mes mots
16:18c'est qu'on voit
16:18le médicament
16:19comme un coût
16:20et pas comme un investissement
16:21quand vous êtes malade
16:23et que dans votre parcours
16:24de soins
16:25le médicament
16:26contribue à vous guérir
16:27vous avez une meilleure
16:28qualité de vie
16:28vous pouvez profiter
16:29de vos proches
16:30vous pouvez retourner
16:31au travail
16:31vous re-rentrez
16:32comme agent économique
16:34créateur de richesses
16:35le médicament
16:36est un investissement
16:37il fait partie de la solution
16:38et pas du problème
16:39c'est ce que l'on a
16:40complètement
16:41oublié
16:42dans un PLFSS
16:44qui regarde une fenêtre
16:45la maladie apparaît
16:46le 1er janvier
16:47disparaît le 31 décembre
16:48non
16:49qui ne regarde pas
16:50dans la durée
16:50qui n'investit pas assez
16:52dans les systèmes
16:53de prévention
16:53quand on s'était rencontré
16:55au mois de septembre
16:56j'en avais appelé
16:56à des états généraux
16:57du médicament
16:58sans réponse
16:59des pouvoirs publics
17:01nous allons les lancer
17:02nous
17:02de manière à avoir
17:03des propositions
17:04extrêmement concrètes
17:06à amener
17:06auprès du parlement
17:07et du gouvernement
17:08est-ce que c'est vrai
17:09que vous
17:10les labos privés
17:12vous n'avez pas tellement
17:13accès au ministère
17:14de la santé
17:14si on a accès
17:17on est au dialogue
17:18on est au dialogue
17:19avec le gouvernement
17:21avec le ministre
17:22son cabinet
17:23et l'administration
17:23je souhaiterais
17:25que ce dialogue
17:26notamment
17:28en vue du prochain
17:29PLFSS
17:30ait lieu plus tôt
17:32qu'il y ait plus
17:33de concertation
17:34plutôt que d'avoir
17:35tous les ans
17:36cette crise
17:36sur septembre
17:37octobre
17:37qui n'amène à rien
17:39il y a beaucoup de choses
17:40qu'on pourrait construire
17:41ensemble
17:42et dans le parcours
17:43de soins
17:44aller chercher
17:45aussi via le médicament
17:46des efficaces
17:46j'ai envie de dire
17:47que de ce point de vue là
17:48le président américain
17:49vous facilite la tâche
17:50parce qu'il a mis
17:51sur la table
17:52le fait que le médicament
17:54a été devenu
17:54une arme de dissuasion massive
17:56entre guillemets
17:56dans le sens où
17:57c'est vrai que
17:58c'est d'autant plus vrai
17:59que là
18:00il y a des progrès
18:01il y a des innovations
18:02qui sont très importants
18:05très significatives
18:06dans le cancer
18:07mais aussi dans d'autres maladies
18:08et or
18:09il y a 40%
18:10des médicaments innovants
18:11qui sont approuvés
18:13en Europe
18:13et qui ne sont pas
18:14en France
18:15comment vous expliquez
18:16cette bizarre
18:18bizarreté
18:19plusieurs raisons
18:22parce que
18:23le fait d'avoir accès
18:24au marché européen
18:26ne garantit pas
18:26la prise en charge
18:27par la solidarité nationale
18:29en France
18:29cela est réévalué
18:31par la Haute Autorité
18:32de Santé
18:32ensuite a lieu
18:33toute la négociation
18:34de prix
18:35qui
18:35je le répète
18:37encore une fois
18:37parmi les prix
18:38les plus bas d'Europe
18:39et qui freine à l'accès
18:41il y a une définition
18:42de l'innovation
18:43par la Haute Autorité
18:44de Santé
18:44qui a un certain prisme
18:45et là
18:46ce que l'on dit
18:48il faut remettre
18:49à plat totalement
18:49en France
18:50le financement
18:51et la régulation
18:52du médicament
18:53d'autant plus
18:54que c'est devenu
18:54une arme géopolitique
18:55il y a des grandes innovations
18:57dans les médicaments
18:58en ce moment
18:58mais il y a des innovations
19:01qui arrivent tous les ans
19:02dans des maladies rares
19:03là on a le sentiment
19:03on a le sentiment
19:04notamment sur le cancer
19:06on est en train
19:06de franchir des étapes
19:07en fin de la lutte
19:09contre cette maladie
19:11tout à fait
19:11la recherche
19:12ne s'arrête pas
19:13il y a encore
19:14malheureusement
19:14énormément de maladies
19:16où il n'y a pas
19:16de solution thérapeutique
19:17appropriée
19:18et donc il faut s'assurer
19:19que quand ces solutions
19:20vont arriver
19:21elles seront disponibles
19:22pour les patients français
19:23le combat
19:24il est là
19:24le combat
19:25il ne sera pas dans 15 ans
19:26de se dire
19:27ah ben tiens
19:28telle pathologie
19:29on peut aller soigner
19:30aux Etats-Unis
19:31en Suisse
19:31ou je ne sais pas où
19:32mais pas chez nous
19:33dans le pays
19:34de la sécurité sociale
19:35ce serait dramatique
19:36les grandes recherches
19:39actuellement
19:39je fais un petit détour
19:41Thierry Hulot
19:42les grandes recherches
19:43actuellement
19:43je parlais du cancer
19:44c'est quoi
19:45c'est sur la maladie
19:45d'Alzheimer
19:46c'est sur l'anti-obésité
19:47on voit le succès
19:49notamment aux Etats-Unis
19:50de tous ces médicaments
19:52type Wegovy
19:53et d'autres
19:54ou le Zampik
19:55c'est là-dessus
19:56que se fixe
19:59la recherche
19:59alors il y a
20:00toujours énormément
20:01de recherches
20:02sur le cancer
20:03parce que malheureusement
20:04tous les types
20:05de cancer
20:05ne sont pas encore
20:07traités et guéris
20:07il y a ensuite
20:09beaucoup de recherches
20:10sur des maladies
20:11qu'on peut appeler
20:12silencieuses
20:13le diabète
20:14l'hypertension
20:15des maladies
20:17neurodégénératives
20:18et puis
20:18toute une série
20:19de maladies orphelines
20:20il y a aussi
20:21beaucoup de recherches
20:22maintenant
20:23pour lutter
20:24contre l'antibioresistance
20:25et n'oublions pas
20:26c'est quoi l'antibioresistance
20:27c'est la résistance
20:28aux antibiotiques
20:29ah d'accord
20:29ok
20:30et n'oublions pas
20:32toute la recherche
20:32sur mieux qu'être malade
20:35c'est prévenir la maladie
20:36toute la vaccination
20:37et tout le potentiel
20:39qu'offrent les vaccins
20:40pour justement
20:41échapper à la maladie
20:42qu'est-ce qu'il
20:43là est-ce que vous avez
20:45le senti
20:46je ne sais pas
20:46notamment depuis
20:47cette polémique
20:48entre Donald Trump
20:49et même si c'était
20:50la semaine dernière
20:51entre Donald Trump
20:52et le président Macron
20:54est-ce que je ne sais pas
20:54est-ce qu'on vous a consulté
20:56est-ce que vous avez
20:57été appelé
20:58est-ce que vous avez
20:59été sollicité
21:00je pense que ça
21:03ça a mis le débat
21:05sur la place publique
21:05oui la preuve
21:06vous êtes là
21:07on ne peut plus l'ignorer
21:08et donc
21:09profitons-en
21:10pour discuter
21:11pour dialoguer
21:12pour construire
21:12et pour se dire
21:14il est urgent
21:15de mettre en place
21:16une solution européenne
21:17et une solution française
21:18ça fait des mois
21:19qu'on attend
21:19et bien allons-y
21:20est-ce qu'il n'y a pas
21:21un moyen quand même
21:22de vous réconcilier
21:23avec tous ceux
21:23qui ont claqué la porte
21:25parce qu'on est toujours
21:26plus fort quand on est nombreux
21:27notamment quand vous représentez
21:29les grands labos français
21:30oui bien sûr
21:32je regrette ces quelques départs
21:34mais à la fin
21:34ce qui nous unira
21:35c'est de servir
21:36les patients français
21:37oui ok ok
21:38enfin bon
21:39ça c'est un peu
21:39pardonnez-moi
21:40c'est un peu
21:41des éléments de langage
21:42vous voyez ce que je veux dire
21:43c'est qu'il faut en même temps
21:44il y a un moment
21:45il faut une
21:47non
21:47c'est pas un élément de langage
21:48de vocation
21:49je suis pharmacien
21:50un pharmacien le matin
21:51il se lève pour aider
21:52ses concitoyens à aller mieux
21:54rien ne me fera dévier de ça
21:55oui mais là
21:57il y a un enjeu
21:58encore une fois
21:58il y a un enjeu quand même
21:59sur l'industrie du médicament
22:01oui
22:01l'enjeu
22:02l'enjeu
22:03l'enjeu
22:04chacun le dit avec ses mots
22:05agit avec sa façon
22:06c'est quoi
22:07c'est de garantir
22:08que les innovations
22:09arrivent dans ce pays
22:10que l'on favorise
22:12une production européenne
22:13et française
22:13que l'on s'assure
22:15que les patients
22:17aient accès leur traitement
22:17pardonnez-moi
22:18je recommence
22:18Thierry Lowe
22:19il faudrait quoi
22:20il faudrait une augmentation
22:21ce que vous demandez
22:22c'est quoi
22:22c'est une augmentation
22:23des prix du médicament
22:25parce que vous disiez
22:26on est déjà en train
22:27de préparer le PLFSS
22:28l'année prochaine
22:30je pense que ça va être sportif
22:31parce que ça sera
22:32un PLFSS
22:33à la veille
22:34des élections présidentielles
22:35donc ça va être compliqué
22:36mais est-ce que c'est ça
22:37que vous demandez
22:39c'est une hausse
22:40des prix du médicament
22:40qu'est-ce que vous demandez
22:42vous demandez
22:42un raccourcissement
22:43des procédures
22:44déjà que l'on arrête
22:45de baisser les prix
22:48encore plus tous les ans
22:491,4 milliard de baisse de prix
22:50on n'est pas discuté
22:51de hausse de prix là
22:52déjà d'arrêter les baisses
22:54ce serait déjà énorme
22:55ensuite qu'on arrête
22:56la surtaxation
22:57de cette industrie
22:58on paye des impôts
23:00comme n'importe quelle entreprise
23:02et en plus
23:02on a 6 taxes sectoriels
23:04dont une nouvelle
23:05qui vient de tomber
23:06a un taux record
23:08donc
23:09c'est complètement incohérent
23:10face à ce qui se passe
23:11dans le monde
23:12donc il faut se mettre
23:13autour de la table
23:14et se dire
23:15il faut revoir
23:16le financement
23:16et la régulation
23:17du médicament
23:17la part
23:18de la richesse nationale
23:20qu'on veut investir
23:21pour se protéger
23:23pour éviter la maladie
23:24pour guérir
23:25vous êtes
23:26président du LEM
23:27Thierry Hulot
23:28ok
23:28mais vous êtes aussi
23:29président de Merck France
23:30est-ce que votre maison mère
23:31vous dit
23:31attendez là
23:32ça commence à suffire
23:33est-ce que vous faites partie
23:35des 9 dirigeants sur 10
23:37qui disent que la France
23:38n'est plus suffisamment
23:39compétitif
23:40et qu'on ne va plus
23:41investir en France
23:41alors ce que je dis
23:43et vous citiez
23:44votre maison mère
23:45comme ça
23:45ça vous décharge
23:46ma maison mère
23:48observe le baromètre
23:50de l'attractivité
23:50de la France
23:51que publie le LEM
23:52et dit
23:53ça ne va pas
23:54et ce n'est pas soutenable
23:56oui
23:57bah oui
23:57il est difficile
23:59pour vous de répondre
24:00battons-nous
24:02engageons-nous
24:03on peut faire bouger
24:04les lignes
24:05regardez
24:06il y a encore
24:06quelques mois
24:07en arrière
24:07le mauvais élève
24:09que l'on citait
24:10était
24:11le Royaume-Uni
24:12
24:13certaines grandes
24:14entreprises pharmaceutiques
24:15anglaises disaient
24:15on va peut-être
24:16délocaliser notre siège social
24:17ils avaient annulé
24:18des investissements
24:19ils avaient arrêté
24:20de lancer des essais cliniques
24:22au Royaume-Uni
24:22et les innovations
24:24y arrivaient
24:24quasiment aussi mal
24:26qu'en France
24:26le gouvernement
24:28du Royaume-Uni
24:29a réagi
24:30à développer
24:31un budget spécial
24:33pour que les nouvelles
24:34innovations
24:34soient mieux valorisées
24:35en réfléchissant
24:37à comment faire cela
24:38sans déséquilibrer
24:40leur compte
24:40donc il y a des solutions
24:42elles sont possibles
24:42ça ça pourrait marcher
24:43en France
24:43si on se met autour
24:45de la table
24:46et qu'on commence
24:46à y travailler
24:47oui ça marchera
24:48et allons chercher
24:50des efficiences
24:50dans les parcours
24:52de soins
24:52nous avons proposé
24:54il y a déjà
24:5518 mois
24:56tout un parcours
24:56d'efficience
24:57dans l'économie
24:58du médicament
24:59qui avait été
24:59à l'époque
25:00pieusement ignoré
25:01donc mettons-nous
25:03autour de la table
25:03et réfléchissons
25:04à dire
25:05demain
25:06comment on garantit
25:07que nos concitoyens
25:08auront accès
25:09au progrès thérapeutique
25:10que nos entreprises
25:11auront un dynamisme économique
25:13qui leur permettra
25:14d'avancer
25:14sans mettre à mal
25:15les comptes
25:16de la nation
25:16oui alors
25:17il y a quand même
25:18en fait il y a deux problèmes
25:19parce que
25:20un c'est vrai
25:21qu'il y a des médicaments
25:21qu'on ne trouve pas
25:22les médicaments
25:24qui sont très innovants
25:25qu'on ne trouve pas en France
25:26mais il y a aussi
25:27du coup
25:27on voit bien
25:29je l'ai encore
25:29testé tout à l'heure
25:31pour moi-même
25:32il y a des médicaments
25:33qu'on ne trouve plus
25:34qui sont en rupture de stock
25:35ça devient un phénomène
25:37quand même
25:37très inquiétant
25:38à mon avis
25:40il y a une centaine
25:41de témoignages
25:42dans l'heure
25:42alors
25:43sur ce qu'on appelle
25:44les pénuries de médicaments
25:46le paroxysme
25:48a été il y a 18 mois
25:49en arrière
25:49où ça avait été
25:51largement rapporté
25:52on s'était d'ailleurs
25:52rencontré à ce moment-là
25:54et où le ministre
25:55de la santé de l'époque
25:56avait mis toutes les parties
25:57prenantes autour de la table
25:59en disant
25:59mettons en place
26:00un plan d'action commun
26:01c'est ce qu'on a fait
26:02et même si le ministre
26:04a changé
26:04on a gardé ce plan
26:05d'action
26:06et petit à petit
26:07la situation s'améliore
26:09je ne dis pas
26:09que le problème est réglé
26:10et que c'est pleinement
26:11satisfaisant
26:12l'agence
26:13l'ANSM
26:14a publié en décembre
26:15que notamment
26:16sur les psychotropes
26:17la situation
26:18était tendue
26:19mais moins critique
26:20donc
26:21on l'avait dit
26:22dès le début
26:22ce sera une politique
26:23des petits pas
26:24il ne faut rien lâcher
26:25et on peut y arriver
26:26mais c'est un très bon exemple
26:28en mettant tout le monde
26:29autour de la table
26:30en se disant
26:30voilà le problème
26:31travaillons ensemble
26:32pour le résoudre
26:33petit à petit
26:34on y arrive
26:35il ne faut rien lâcher
26:37alors on voit
26:37qu'il y a la tentation américaine
26:38on en a parlé largement
26:39mais il y a aussi
26:40ce qui se passe
26:41autour d'Abivac
26:42je ne sais pas si vous connaissez
26:43c'est une pépite française
26:45qui est dirigée
26:46par Marc de Garidel
26:47qui était avant
26:47l'ancien patron
26:48qui est spécialisée
26:49qui est spécialisée
26:49dans les maladies chroniques
26:50inflammatoires
26:51et notamment
26:52contre l'inflammation
26:53de l'intestin
26:54c'est une véritable révolution
26:56qu'ils sont en train
26:56de nous trouver
26:57et cette pépite française
26:59il y a un laboratoire américain
27:02qui est en train
27:03qui a mis 15 milliards
27:05sur la table
27:05ça vous inspire quoi ?
27:08ça veut dire que
27:09décidément
27:10les américains
27:10sont vraiment à l'offensive
27:11et que nous
27:12on ne fait que
27:13d'observer ?
27:14déjà deux choses
27:16il faut se réjouir
27:17qu'en recherche
27:18en innovation
27:19il y ait toujours
27:19ce génie français
27:20et que des pépites français
27:21soient attractives
27:23et soient repérées
27:24à l'échelle internationale
27:25ensuite
27:26c'est la loi des marchés
27:28et
27:28c'est la loi des marchés
27:30donc pour vous
27:33si ça passe
27:33même si ça passe
27:34sous contrôle américain
27:35c'est la loi des marchés
27:37je ne commente pas
27:39sur des stratégies
27:39d'entreprise
27:40dans mon rôle
27:41merci beaucoup
27:42merci Thierry Lowe
27:43d'avoir été avec nous
27:44donc on a bien compris
27:45qu'il y a beaucoup de choses
27:46à négocier
27:47mais à condition
27:47que vous disiez
27:48vous avez repris cette expression
27:49il faut qu'on se mette
27:50autour de la table
27:51à condition que
27:52de l'autre côté de la table
27:53il y a des gens
27:53il y a quand même
27:54des personnalités
27:55à qui vous pourrez vous adresser
27:56c'est un peu toute la difficulté
27:57on l'a compris
27:58merci beaucoup
27:59dans un instant
28:01c'est Clara Japaz
28:02la ambassadrice
28:03pour le numérique
28:04et l'IA
28:04ancienne ministre du numérique
28:06on parlera bien sûr
28:07de cette question
28:07des réseaux sociaux
28:08à tout de suite
28:09BFM Business
28:11et la tribune
28:12présente
28:12le 18-19
28:16d'Edwige Chevrion
28:17c'est la question
28:21du jour
28:22faut-il interdire
28:23les réseaux sociaux
28:24au moins de 15 ans
28:26on va parler
28:26avec celle qui était ministre
28:27qui est aujourd'hui
28:28ambassadrice
28:28pour le numérique
28:29et l'intelligence artificielle
28:31bonsoir Clara Japaz
28:32bonsoir Edwige Chevrion
28:33merci d'être avec nous
28:34vous sortez justement
28:35de l'Assemblée nationale
28:36où on a discuté
28:38cette loi
28:38qui ferait de la France
28:40le deuxième pays au monde
28:41interdire les réseaux sociaux
28:42il y a encore
28:43beaucoup
28:43beaucoup
28:44de doutes
28:45au moins 15 ans
28:47j'ai dit quoi ?
28:47interdire tout court
28:48ah non
28:49déjà que c'est impossible
28:51au moins de 15 ans
28:52on va avoir ça
28:52mais alors pour tout le monde
28:53c'est sûr que c'est pas possible
28:54où est-ce qu'on en est ?
28:56vous savez où ça est en cours ?
28:57les débats sont en cours
28:58aujourd'hui
29:00c'est un jour
29:00très important
29:01pour ce combat
29:02que porte le président
29:03de la République
29:04depuis maintenant
29:05un certain temps
29:06qui ne sort pas de nulle part
29:08le président de la République
29:10a eu un certain nombre
29:11d'échanges avec nos concitoyens
29:12partout en France
29:13et avait nommé
29:14un groupe d'experts
29:16scientifiques
29:16je pense à Amine Beniamina
29:18et à Servane Mouton
29:19qui ont été dirigés
29:20ce groupe
29:21pour nous faire
29:22des recommandations
29:23sur un sujet
29:24qu'on voit tous
29:24dans notre quotidien
29:25en tout cas tous les parents
29:26qui nous écoutent
29:27l'impact des écrans
29:29sur les enfants
29:29et dans ces recommandations
29:31il y avait une mesure
29:31très forte
29:32interdire les réseaux sociaux
29:33au moins de 15 ans
29:34alors la question
29:35sur le principe
29:36après on va rentrer
29:37dans le détail
29:37est-ce qu'en fait
29:38c'est plus
29:39une prévention
29:41qu'une interdiction
29:43parce que l'interdiction
29:45au moins de 15 ans
29:45on voit bien
29:46ça va être très compliqué
29:47on va voir
29:48surtout que la Commission européenne
29:50dit attendez
29:52ça dépend de nous
29:53mais on voit bien
29:54que dans les modalités
29:55ça va être très compliqué
29:56de l'appliquer
29:57non c'est pas une question
29:58c'est pas seulement
29:59une loi de principe
30:00c'est une loi qui a vocation
30:01à dire aux GAFAM
30:03aux entreprises chinoises
30:04qui aujourd'hui
30:05se font de l'argent
30:06puisque quand on télécharge
30:08une application
30:08d'un réseau social
30:10qui n'a plus grand chose
30:11de social
30:12on ne le paye pas
30:13cette application
30:14mais nous sommes le produit
30:15nos enfants sont le produit
30:17et ces plateformes
30:18elles captent l'attention
30:19elles captent
30:20les vulnérabilités
30:21de nos enfants
30:22pour monnayer
30:23finalement
30:24leur vulnérabilité
30:25et c'est ce
30:26à quoi on dit non
30:27on siffle la fin de la récré
30:28à ces grandes entreprises
30:29pour que nos jeunes
30:30puissent eux
30:30profiter de la récré
30:31dans la vraie vie
30:32et c'est une loi
30:33absolument importante
30:35parce que
30:35qu'est-ce qui se passe ?
30:37Peut-être d'ailleurs
30:37les gens qui nous écoutent
30:39ce soir subiront
30:40ce type de comportement
30:41dans leur famille
30:42c'est devenu
30:43un sujet
30:43de désaccord majeur
30:45c'est devenu
30:46un sujet
30:46d'anxiété
30:47l'anxiété
30:47c'est le premier produit
30:48dérivé des plateformes
30:49parce que
30:50ce soir
30:51peut-être
30:52vos enfants
30:52quand ils s'enfermeront
30:53avec leur téléphone
30:54dans leur chambre
30:55ils vont avoir accès
30:56à des contenus
30:58du type
30:59des contenus pour adultes
31:00de la déroute
31:02de cyberharcèlement
31:03des contenus violents
31:04parfois des tutoriels
31:05pour se scarifier
31:06pour apprendre
31:07à faire un nœud coulant
31:08et c'est exactement
31:09ce qui va se passer
31:10quand ils vont fermer
31:10leur porte de leur chambre
31:11on va les laisser
31:12avoir accès
31:14à ce type de contenu
31:14et ça
31:15on est d'accord
31:15la seule chose
31:16c'est que d'abord
31:17il est sans doute
31:17un peu trop tard
31:18donc il faut essayer
31:20de trouver les modalités
31:21qui vont permettre
31:21en tous les cas
31:22c'est pour ça
31:23je veux dire
31:23de les prévenir
31:24de faire de l'éducation
31:25et de réfréner
31:26juste sur les modalités
31:28de la loi
31:28parce que le président
31:29de la république
31:30a dit samedi
31:31qu'il y aurait une procédure
31:31accélérée
31:33pour que ça rentre en vigueur
31:34ça serait quand
31:35cette loi
31:35au 1er septembre
31:36à la rentrée
31:372026
31:38à la rentrée scolaire
31:382026
31:39le président de la république
31:40a dit qu'il souhaitait
31:41qu'on aille vite
31:42que ça soit effectif
31:44et on va parler
31:44de comment c'est effectif
31:45à la rentrée scolaire
31:462026
31:47et c'est pour ça que
31:48moi en tant que diplomate
31:50aujourd'hui
31:50du numérique
31:51je n'ai qu'une seule envie
31:53c'est de voir
31:54que ce vote
31:55qui est en cours
31:56à l'Assemblée nationale
31:57en ce moment
31:57que les débats
31:58qui sont au Parlement
31:59en ce moment
31:59aillent au bout
32:00et que cette loi
32:01soit votée
32:01pour qu'on puisse
32:02non seulement aller vite
32:03en France
32:04mais aussi
32:05porter une voix forte
32:06à l'international
32:07parce que c'est pas seulement
32:08un sujet français
32:08vous l'avez dit
32:09en Australie
32:10la loi a été
32:12déjà appliqué
32:12à la rentrée
32:13le Royaume-Uni
32:14vient d'en parler
32:14nous avions construit
32:15une coalition de pays
32:16avec le Danemark
32:17avec l'Espagne
32:18avec la Grèce
32:19c'est un sujet
32:20absolument mondial
32:21et je souhaite
32:22que demain
32:23je puisse aller voir
32:24tous les représentants
32:24de ces pays
32:25et d'autres pays encore
32:26et leur dire
32:27nous on l'a fait
32:27oui
32:28quand on voit
32:29l'expérience australienne
32:30on voit bien
32:30que déjà
32:31parce que les enfants
32:33les ados
32:34ils connaissent ça
32:36par cœur
32:36ils sont capables
32:37de détourner
32:37toute interdiction
32:38c'est-à-dire
32:38d'avoir recours
32:39à des VPN
32:40on voit bien
32:40que c'est très facile
32:43de contourner
32:44une interdiction
32:45bien sûr
32:46je veux dire
32:46comme toute règle
32:48il y a des tentatives
32:49de contournement
32:49c'est pas parce qu'il y a
32:50un code de la route
32:51qu'il n'y a pas
32:52de personnes
32:53qui commettent
32:53des infractions
32:54ça c'est sûr
32:55c'est pas une surprise
32:56mais ce que je peux vous dire
32:57c'est qu'on l'a fait
32:58la question de la protection
33:00des mineurs en ligne
33:00avec de la vérification d'âge
33:02pour les sites pornographiques
33:04il y a à peu près
33:05un an de cela
33:06oui c'est-à-dire
33:06Marlène Schappat
33:07quand elle était ministre
33:08du reste elle était
33:09mon invitée l'a dit
33:10elle-même a reconnu
33:11que c'est difficile
33:12à mettre en place
33:14la France l'a mis en place
33:15et aujourd'hui
33:16la France a dit quoi
33:17a dit
33:17il n'est plus possible
33:18qu'un jeune
33:19que deux jeunes sur trois
33:21des 12 ans
33:22accèdent à du contenu
33:23pornographique régulièrement
33:24en cliquant sur un bouton
33:25et donc a mis en place
33:26des vérifications d'âge
33:28solides
33:29et le résultat
33:30c'est qu'un an plus tard
33:31il y a un enfant sur deux
33:32qui n'accède plus
33:33à ce contenu
33:34alors est-ce que c'est parfait ?
33:35Non
33:36est-ce que ça peut encore
33:36s'améliorer ?
33:37Oui
33:37mais moi ce que je veux
33:38pour mon pays
33:39c'est de pouvoir dire
33:40et pour le monde entier
33:41et porter cette parole
33:42à l'international
33:43c'est de pouvoir dire
33:43que si on pousse tous
33:45dans le même sens
33:45si on met en place
33:46ce type de règles
33:48très claires
33:48qui sont les mêmes
33:49pour toutes les familles
33:50alors l'État agit
33:52et l'État peut
33:53protéger les enfants en ligne
33:54Alors d'abord
33:56quels sont
33:57les réseaux sociaux
33:58qui vont être interdits ?
34:01Alors c'est en cours
34:01de débat au Parlement
34:02donc on verra
34:04comment est-ce que
34:05les débats évoluent
34:06mais la philosophie
34:08du texte
34:09c'est de dire
34:10que la France
34:11est un État souverain
34:12et que
34:13quand les plateformes
34:14ne prennent pas
34:15leur responsabilité
34:16de protéger les plus jeunes
34:17parce qu'aujourd'hui
34:18dans les conditions
34:19d'utilisation des plateformes
34:20en réalité
34:21elles ne devraient pas
34:22accepter d'enfants
34:23de moins de 13 ans
34:24pour autant
34:25l'âge moyen
34:26de création d'un compte
34:27c'est 8 ans
34:27donc quand elles ne prennent
34:28pas leur responsabilité
34:29alors on agit
34:31parce que sinon
34:31qu'est-ce qui se passe ?
34:32Qu'est-ce qui se passe ?
34:33Eh bien
34:33toutes les personnes
34:34tous les enfants
34:35qui se connectent
34:36sur TikTok
34:36sur Snapchat
34:37sur Instagram
34:39sur tous ces réseaux sociaux
34:40en fait
34:42ils le font
34:42au détriment
34:43de leur santé
34:43et encore une fois
34:45si on ne met pas
34:46en place de règles
34:47ça vient faire reposer
34:48le problème
34:49sur les familles
34:50qui eux nous disent
34:51on n'en peut plus
34:52d'avoir une bataille
34:53avec nos enfants
34:54où ils disent
34:54mais moi Arthur
34:55à l'école
34:56il a TikTok
34:57ou Instagram
34:58ça ce n'est plus possible
34:59Oui
34:59sur le constat
35:01je pense que tout le monde
35:01est d'accord avec vous
35:02ce qu'il y a c'est qu'après
35:03il y a pas mal de réactions
35:04il y a évidemment
35:05la France Insoumise
35:06avec Manon Aubry
35:07qui dit que
35:08c'est pas du tout
35:09à l'état
35:10de faire ça
35:11que ça ne servira à rien
35:12il y a des associations
35:13de parents d'élèves
35:14je ne sais pas si vous avez vu
35:15qui disent
35:16en fait
35:16est-ce que c'est vraiment
35:17est-ce que c'est vraiment
35:19à l'état
35:20d'interdire
35:21est-ce que c'est pas
35:22plutôt
35:22en fait
35:23c'est aux parents
35:25c'est aux parents
35:26d'interdire
35:26c'est aux professeurs
35:27Oui
35:27bah non
35:28c'est pas aux parents
35:29d'interdire
35:29pourquoi ?
35:30parce que c'est
35:30profondément inégalitaire
35:32vous savez aujourd'hui
35:33les enfants qui passent
35:34le plus de temps
35:35sur leurs écrans
35:36c'est les enfants
35:37de milieu les plus défavorisés
35:38deux fois plus de temps
35:39que les enfants
35:40de famille favorisés
35:42et ça
35:42c'est pas possible
35:43de se dire
35:44qu'on va laisser
35:45aux parents
35:46débordés
35:47épuisés
35:47qui nous alertent
35:48qui nous demandent
35:48de la protection
35:49qui nous demandent
35:50de l'action publique
35:51de leur dire
35:52débrouillez-vous
35:52avec ces plateformes
35:53qui sont créées
35:55pour être addictives
35:56c'est le modèle
35:57des plateformes
35:57puisque en nous enfermant
35:59dans leurs algorithmes
36:00c'est comme ça
36:00qu'elles font
36:01de l'argent
36:02et donc
36:02quand les plateformes
36:04n'agissent pas
36:04nous on ne fait pas reposer
36:05la pression sur les parents
36:07on dit
36:07l'état prend ses responsabilités
36:09et c'est la même règle
36:10pour tous
36:10Est-ce qu'il faut interdire
36:11comme en Australie
36:12WhatsApp, LinkedIn
36:13jusqu'où il faut-il s'arrêter ?
36:16Aujourd'hui
36:16ce qui est en cours
36:18de discussion au Parlement
36:20ce qui est en cours
36:23de discussion au Parlement
36:23et la voix que je porte
36:25en tant que diplomate
36:25dans le monde entier
36:26sur la question
36:27de la protection
36:27des mineurs en ligne
36:28c'est de dire que
36:29les réseaux sociaux
36:30c'est-à-dire les plateformes
36:31où il y a de l'interaction
36:32entre les membres
36:33où il y a ces algorithmes
36:35parce que c'est pas seulement
36:36le contenu le problème
36:36le problème
36:37c'est aussi le mécanisme
36:38c'est aussi
36:39et d'ailleurs
36:39c'est pas seulement
36:40une histoire de santé mentale
36:41c'est aussi
36:42ces petites vidéos
36:43courtes
36:43qu'on a à longueur de journée
36:44qui nous empêchent
36:46de nous concentrer
36:46enfin tous les gens
36:47qui nous écoutent
36:48je pense ont déjà
36:49vécu l'expérience
36:50qu'on n'est peu plus
36:51mettre notre portable
36:52à côté
36:52et qu'on est sans cesse
36:54en train de scroller
36:55parce qu'on a pris
36:56cette habitude
36:57de regarder des petits
36:58formats courts
36:58donc toutes les plateformes
36:59qui ont ce type de phénomène
37:01sont concernées
37:01le...
37:03le...
37:04ouais donc
37:04mais vous savez
37:05c'est pas...
37:05Whatsapp LinkedIn
37:06donc ça rentre là-dedans
37:07plus ou moins
37:08une partie de Whatsapp
37:09Whatsapp c'est une messagerie privée
37:11entre deux individus
37:12mais en même temps
37:12il y a des chats
37:13donc tout ce qui rentre
37:16dans les fonctionnalités sociales
37:18dont j'ai parlé
37:19c'est ce qu'on essaye
37:20d'encadrer
37:20parce que c'est ce qui a
37:21le plus d'impact
37:22sur le développement
37:23sur la santé mentale
37:24mais pas bien sûr
37:25les messageries privées
37:26on reviendra sur le problème
37:27enfin il y a un petit hic
37:29quand même
37:29avec la commission européenne
37:31qui dit
37:32bah notamment
37:34c'est pas à vous
37:35de vérifier
37:36c'est pas à la France
37:36de vérifier l'âge
37:38mais c'est plutôt
37:40c'est plutôt du ressort
37:42de la commission européenne
37:42mais je voudrais quand même
37:43revenir sur
37:44est-ce qu'on peut
37:46justement bloquer
37:47ces grandes plateformes
37:48qui tirent quand même
37:49une grande partie
37:50de leurs revenus
37:51la moitié
37:51quasi la moitié
37:52de leurs revenus
37:53grâce au marché européen
37:55vous revenez de Davos
37:56avec la Rochapaz
37:58moi j'ai fait tout un débat
38:00là-dessus
38:00notamment avec Gilles Babinec
38:01que vous connaissez bien
38:02la difficulté
38:03c'est qu'on ne peut plus
38:04en Europe
38:05on est devenu
38:06alors c'est un peu caricatural
38:08mais une colonie numérique
38:09quand même
38:09des Etats-Unis
38:10des GAFAM
38:11Amazon
38:11les entreprises
38:12les entreprises
38:13qui nous écoutent
38:13le savent bien
38:14on ne peut plus s'en passer
38:15les particuliers non plus
38:16on est tous prisonniers
38:18quand même
38:19de ces GAFAM
38:20donc il faut plutôt
38:21négocier avec eux
38:22qu'interdire
38:23vous avez dit quelque chose
38:25de très juste
38:25Edwige Chevrillon
38:26vous avez dit que
38:27pour ces entreprises
38:28l'Europe
38:29c'est 40 parfois
38:3050% des revenus
38:31et je peux vous garantir
38:33que tous les chefs d'entreprise
38:34ils sont nombreux
38:34qui écoutent BFM Business
38:35ce soir
38:36quand ils ont à risque
38:3750% de leurs revenus
38:39je pense qu'ils se disent
38:41qu'il faut mieux
38:42que ça marche
38:42et qu'ils ne se disent pas
38:44bon finalement
38:45on s'en fiche un peu
38:46qu'ils mettent les règles
38:47qu'on veut
38:47ce marché ne nous intéresse pas
38:48et donc c'est ça
38:49notre force
38:49et ce que la France
38:51est venue dire à Davos
38:52autour du président
38:53Emmanuel Macron
38:54avec toutes nos entreprises
38:55d'intelligence artificielle
38:56c'est qu'on n'est pas
38:58on pèse quoi
38:58on n'est pas
38:59on n'est pas
39:00le terrain de jeu
39:01d'un côté
39:02des modèles chinois
39:04et de l'autre
39:05des modèles américains
39:06on est en France
39:07en Europe
39:09vous avez Microsoft
39:13vous avez Google
39:13vous avez Chopana
39:15vous avez Chagipiti
39:17Open Air
39:18mais vous voyez
39:19ce que je veux dire
39:20je vois bien sûr
39:21ce que vous voulez dire
39:21il vous suffit
39:23et d'ailleurs
39:24on parlait de réseaux sociaux
39:25qu'est-ce qu'ils ont en commun
39:26tous ces réseaux sociaux
39:27TikTok
39:28Instagram
39:29Snapchat
39:30Facebook
39:30vous ne pourrez pas échapper
39:32qu'il n'y a pas un européen
39:33et c'est bien ça l'enjeu
39:34c'est que maintenant
39:36on est dans une position
39:36où on se dit
39:37est-ce qu'on reproduit
39:39les erreurs du passé
39:40et donc on laisse le train passer
39:41ou est-ce qu'on se dit
39:43notamment en intelligence artificielle
39:44on a tous les ingrédients
39:46et la voix de la France
39:48celle que je porte
39:48à l'international
39:49c'est une voix forte
39:50une voix qui assume
39:51vous avez une voix qui porte
39:52mais enfin c'est relatif
39:53pardonnez-moi
39:53mais non je suis désolée
39:54c'est une voix qui est entendue
39:56puisque à Davos
39:57nous avions Arthur Mensch
39:59Yann Lequin
40:00tous ces entrepreneurs
40:01qui ont choisi
40:02de faire dans notre pays
40:03pourquoi
40:04parce qu'on a accès
40:05aux meilleurs talents
40:06parce qu'on a accès
40:07à l'énergie
40:07stable et décarbonée
40:09vous avez déjà
40:09d'ailleurs peut-être vu
40:10que la France
40:11est le premier pays du monde
40:13en termes d'investissement
40:14étranger
40:15parce qu'on a cette énergie
40:17bas carbone
40:17qui permet du coup
40:19de créer des data centers
40:20le premier pays du monde
40:21cette année
40:21et que tous ces atouts-là
40:23bien sûr
40:24ils ne suffisent pas
40:25il faut investir plus
40:26il faut soutenir davantage
40:27nos talents
40:28il faut surtout
40:28utiliser nos propres solutions
40:30et c'est ce que le président
40:32appelle de ses voeux
40:33depuis 2017
40:34quand il parle
40:35d'autonomie stratégique
40:36européenne
40:37oui c'est sûr
40:37qu'il faut le porter
40:38ça à son crédit
40:39il a été un des premiers
40:40alertés là-dessus
40:41c'est de se dire
40:42c'est qu'on n'a pas
40:42vraiment les moyens
40:43de riposter
40:44il a dit qu'il faut
40:45investir au niveau
40:46européen
40:47mais que pour l'instant
40:48on ne le fait pas
40:49oui mais c'est de se dire
40:50que la prise de conscience
40:51elle est là
40:51et aujourd'hui
40:52on a deux choix
40:53soit on est défaitiste
40:54et on accepte
40:55de se résigner
40:56et puis on connaît
40:57la suite
40:57la suite c'est que
40:59vous vous réveillez
41:00le matin probablement
41:01avec votre téléphone portable
41:02qui n'est pas européen
41:04il n'y a rien d'européen
41:05dans votre portable
41:06exactement
41:07vous êtes en train
41:08de prendre votre transport
41:08pour aller au travail
41:09a priori vous passez
41:10un peu de temps
41:11sur un réseau social
41:12qui n'est pas européen
41:12vous arrivez au travail
41:13vous êtes sur une messagerie
41:15qui probablement
41:16n'est pas européenne
41:16et vous payez
41:17votre petit déjeuner
41:19avec visa
41:19ou par son carte
41:21qui sont européens
41:22et le soir
41:22vous allez
41:23après une journée de travail
41:24vous divertir
41:25regarder un film
41:26sur Netflix
41:27qui n'est pas européen
41:27alors on a deux choix
41:29est-ce qu'on continue
41:31dans cette voie
41:31et on reproduit ça
41:32sur l'intelligence artificielle
41:34notamment
41:34ou est-ce qu'on se dit
41:35on a tous les atouts
41:36on va faire différemment
41:37on va construire
41:38et on va investir davantage
41:39on va passer à l'échelle
41:40et mon job
41:42mon travail aujourd'hui
41:43c'est de fédérer
41:44de trouver des alliés
41:46parce qu'on va bien sûr
41:47pas faire ça tout seul
41:48on va faire ça
41:49en s'alliant
41:50notamment avec des pays
41:51comme l'Inde
41:51c'est pour ça que l'Inde
41:53était avec nous
41:54en coprésidence
41:55du sommet pour l'action
41:56sur l'IA
41:56l'année dernière
41:57et que dans quelques semaines
41:58nous allons en Inde
42:00pour pouvoir dire
42:01ensemble
42:02parce qu'on n'est pas les seuls
42:04en tenaille
42:04en cisaille
42:05entre d'un côté
42:06les Etats-Unis et la Chine
42:07mais ensemble
42:07si on réunit nos forces
42:08on peut proposer des alternatives
42:10et c'est ce que je m'attache
42:11à construire
42:11est-ce que
42:12est-ce que
42:12au niveau européen
42:14vous avez des alliés
42:14parce que
42:15l'homme fort
42:16le pays fort
42:18aujourd'hui
42:18enfin aujourd'hui
42:19parce qu'il redevient
42:20au premier plan
42:21c'est évidemment l'Allemagne
42:22parce qu'elle a une marge
42:23de manœuvre financière
42:24énorme
42:25et elle compte bien investir
42:26est-ce que vous pouvez
42:27vous appuyer
42:27sur l'Allemagne
42:28sur les Danois
42:30quels sont les pays
42:31sur lesquels
42:31on peut s'appuyer
42:33nous français
42:33pour essayer de faire
42:34une contre-offre
42:35oui mais je pense que
42:36l'Allemagne
42:36vous avez cité l'Allemagne
42:37il y a quelques semaines
42:39on a organisé
42:40la France
42:41avec l'Allemagne
42:42président Macron
42:44et le chancelier Merz
42:45un sommet sur la souveraineté
42:46numérique européenne
42:47alors
42:48est-ce que c'était
42:49naturel
42:50pour les Allemands
42:51de parler de souveraineté numérique
42:52probablement pas
42:54l'année dernière quand on travaillait
42:55à cette question
42:56on partait pas de la même histoire
42:57de la même culture
42:58surtout c'est qu'on est assez rivaux
43:00quand il s'agit d'investissements
43:01étrangers
43:02dont vous parliez tout à l'heure
43:03c'était peut-être pas en tout cas
43:04tout en haut de leur agenda
43:06mais la prise de conscience
43:07elle est là
43:07parce qu'aujourd'hui
43:09on n'a pas le choix
43:10pour être fort
43:10il faut qu'on soit plus puissant
43:12en Europe
43:12et ça vaut aussi
43:13sur le numérique
43:14et c'est la voie qu'on porte
43:15et donc bien sûr
43:16on travaille avec l'Allemagne
43:17la preuve en est
43:18ce sommet
43:19et le rapprochement
43:20de nos entreprises
43:21SAP avait annoncé
43:22avec Mistral
43:23faire un partenariat
43:24c'est la logique
43:25qu'on essaye d'engager
43:26travailler ensemble
43:27c'est la logique
43:28qu'on engagera encore une fois
43:29avec l'Inde
43:29dans quelques semaines
43:30mais pour revenir à l'Europe
43:32bien sûr
43:32on a travaillé
43:33avec le Danemark
43:34avec l'Espagne
43:35avec la Grèce
43:36qui nous suivent
43:36sur la question
43:37des réseaux sociaux
43:38parce que c'est
43:39en fait
43:40peu la même question
43:41une question de souveraineté
43:42est-ce qu'on laisse
43:43nos cerveaux
43:44les cerveaux de nos enfants
43:45être complètement dépendants
43:47des algorithmes
43:47qui sont conçus ailleurs
43:48ou est-ce qu'on décide
43:50de fixer les règles du jeu
43:51et de construire
43:52nos propres entreprises
43:52On reviendra sur la modalité
43:53justement
43:54de cette interdiction
43:55et puis elle est compatible
43:56avec
43:57les modalités européennes
44:00juste d'abord
44:00un ressenti
44:01puisque vous étiez
44:02à Davos
44:03au-delà du président Macron
44:05est-ce que
44:06comment vous avez trouvé
44:08justement
44:08ces GAFAM
44:10un peu
44:11au cœur
44:13justement
44:13de la force de Davos
44:14un peu régnant
44:16en maître
44:16du monde
44:17est-ce que quelque part
44:18ça vous a un peu heurté ?
44:19Non, moi j'ai vu
44:20à Davos
44:21une délégation
44:22d'entreprises françaises
44:23qui était reconnue
44:24non mais j'y étais
44:25je peux vous dire
44:26j'étais 25 fois à Davos
44:28donc je vois bien
44:28qui était reconnue
44:29qui était écoutée
44:30qui était sur tous les panels
44:31et qui proposait quelque chose
44:33qui parle
44:35à tous les...
44:35C'est pas le patron d'NVIDIA
44:36c'est pas le patron de...
44:37Vous voyez je veux dire
44:38c'est pas du tout le minoré
44:39c'est juste
44:39un principe de réalité
44:41il y en a qui sont partis avant
44:42ou sont investis
44:42des dizaines
44:44et des centaines
44:44de milliards de dollars
44:45Est-ce qu'il faut investir davantage ?
44:47Ça on est bien d'accord
44:48mais à Davos
44:49vous savez
44:49j'ai échangé avec
44:50beaucoup de représentants
44:51de pays
44:51qui aujourd'hui
44:52encore une fois
44:53se sentent pris
44:54en cisaille
44:55entre les modèles américains
44:57d'une part
44:57et les modèles chinois
44:58d'autre part
44:58C'est ça qui vous a frappé à Davos
44:59ils viennent nous voir
45:00pour nous dire
45:01nous voulons des alternatives
45:02nous voulons construire
45:03avec vous
45:04des ministres africains
45:05des ministres asiatiques
45:06des ministres de pays
45:08du monde entier
45:08parce que nous ne voulons pas
45:10être dépendants
45:11et je crois que c'est ça
45:12la prise de conscience
45:13aussi de Davos
45:14c'est que la question
45:14de la souveraineté numérique
45:16qui se bâtit en collectif
45:17pas à pas
45:18en assemblant le meilleur
45:19de nos entreprises
45:20dans tous les pays partenaires
45:21et elle est fondamentale
45:23aujourd'hui
45:23pour ne pas reproduire
45:24la dépendance
45:25dans laquelle on s'est mise
45:25Oui
45:26espérons
45:27je reviens sur la loi
45:30c'est pas une question d'espérance
45:31non mais parce que
45:31je vois déjà un peu plus
45:32de bouteilles que vous
45:33pardonnez-moi
45:33c'est davantage
45:34il faut bien avoir
45:35des avantages de mon âge
45:36et que c'est vrai
45:37que j'entends ce discours-là
45:38depuis longtemps
45:38mais parce que c'est compliqué
45:40c'est compliqué
45:40on n'a pas du tout
45:42la puissance financière
45:43des américains
45:44mais qu'est-ce qui se passe
45:45quand on a autant d'argent
45:47c'est juste qu'aujourd'hui
45:48elle n'est pas investie
45:49dans l'innovation
45:49l'épargne européenne
45:50est là
45:51non elle est investie
45:51aux Etats-Unis
45:51exactement
45:52vous savez je pense
45:53qu'on nous aurait dit
45:54la même chose sur la défense
45:55quand le président Macron
45:57en 2017
45:57fait son discours
45:58fondateur de la Sorbonne
45:59il parle d'autonomie stratégique
46:01de l'importance
46:02d'avoir une défense européenne
46:03je pense que beaucoup disaient
46:04ce n'est pas possible
46:05en ayant un cap clair
46:07une vision politique
46:08ferme
46:09en ayant aussi
46:10il faut le dire
46:11une prise de conscience
46:12de ce qui se passe aujourd'hui
46:13de la nécessité
46:14d'être beaucoup plus souverain
46:15et bien moi je crois
46:16à une accélération
46:17en tout cas c'est la voix
46:18que je porte partout
46:19à l'international
46:19parce qu'elle est nécessaire
46:21pour garantir la force
46:22de notre pays
46:23si on revient
46:24sur cette loi
46:24qui est en discussion
46:25qui n'est toujours pas adoptée
46:27donc procédure accélérée
46:29c'est à dire
46:29c'est discuté
46:30adopté a priori
46:31aujourd'hui
46:33demain au Sénat
46:34c'est ça
46:34et après
46:35on ne préempe pas
46:36je ne peux pas préempter
46:37l'issue des débats
46:38aujourd'hui
46:39le président de la république
46:41la ministre du numérique
46:41Anne Le Hénan
46:42ont dit
46:42nous voulons pouvoir être
46:44en mesure
46:44nous pouvons être
46:48en mesure
46:48de faire appliquer
46:51cette loi
46:51en septembre
46:53pour 2026
46:53et le gouvernement
46:55est très à la tâche
46:56sur cette question
46:56et du coup
46:58je pense qu'il faut
46:59absolument saluer
47:01leur travail
47:01comme il faut saluer
47:02le travail
47:02de toutes les associations
47:03qui ont porté ce sujet
47:05depuis des années
47:05de tous les jeunes
47:07qui se sont engagés
47:08de toutes les familles
47:09qui ont témoigné
47:10parfois d'histoires
47:11extrêmement douloureuses
47:12pour pouvoir se dire
47:14qu'on avance
47:15et cette loi là
47:16on veut l'apporter
47:16la ministre du numérique
47:18elle a disparu
47:19elle existe encore ?
47:20la ministre du numérique
47:21fait un travail formidable
47:22sur cette question
47:22parce qu'on la voit nulle part
47:24elle maîtrise le dossier
47:25comme personne
47:26et je ne vous laisserai pas
47:27dire ça
47:27je pense que
47:28le travail qui est fait
47:29aujourd'hui
47:29c'est un travail
47:30extrêmement important
47:31qui est un travail
47:31comme vous l'avez dit
47:32très pointilleux
47:33parce qu'il faut
47:34que ça puisse être
47:34applicable avec le droit européen
47:36et que tout le monde
47:37pousse dans ce sens là
47:38alors elle doit être
47:38dans ces dossiers
47:39si on revient sur la
47:40justement sur les modalités
47:42de cette interdiction
47:43est-ce que c'est
47:45vraiment applicable
47:46parce que si on en croit
47:47la commission européenne
47:48c'est toujours
47:49en fait c'est toujours non
47:50car le fait d'imposer
47:52une limite d'âge
47:53c'est une compétence
47:54de l'union européenne
47:57donc comment vous voyez
47:59comment peut-on résoudre
48:01cette équation ?
48:02dans le travail
48:03qui a été le nôtre
48:04et le travail qui reste
48:05le mien aujourd'hui
48:05qui est celui de dire
48:07et c'est pour ça
48:08d'ailleurs que c'est important
48:09d'avoir de la diplomatie
48:10dans le numérique
48:10parce que le numérique
48:12vous l'aurez bien compris
48:13c'est pas comme un espace physique
48:15où on peut décider des règles
48:17au niveau national
48:18c'est un espace global
48:19et donc on a décidé
48:21en Europe
48:22de se mettre ensemble
48:23de s'allier
48:24pour définir les règles
48:25qu'on impose
48:26aux grandes plateformes
48:26c'est le fameux DSA
48:28le Digital Therapist
48:30et donc il y a eu
48:31tout un travail
48:32depuis des années
48:33et je salue d'ailleurs
48:33le travail de tous
48:34les parlementaires
48:35sur cette question là
48:36Catherine Morin-Dessay
48:37Laurent Marc-Angeli
48:38qui avait porté une loi
48:39sur le même sujet
48:40toutes les personnes
48:42qui ont été très à la tâche
48:43pour faire avancer ce dossier
48:44et Laure Miller
48:44bien sûr aujourd'hui
48:45qui porte le projet de loi
48:47qui est étudié
48:47au moment où on se parle
48:48à l'Assemblée nationale
48:49tous du coup
48:51ont fait un travail
48:51pour se dire
48:52quelle est la bonne articulation
48:53avec le droit européen
48:55il y aura encore
48:55peut-être du travail supplémentaire
48:57à faire
48:57c'est pour ça que le processus
48:59est en cours
48:59qu'il n'est pas terminé
49:00mais ce que je peux vous dire
49:01c'est que la France
49:02a mis énormément de poids
49:05énormément de poids
49:06pour que dans le cadre
49:07du droit européen
49:08on puisse imposer
49:09la vérification
49:10de l'âge en plateforme
49:10je peux vous le dire
49:11parce que j'ai poussé
49:12ce dossier moi-même
49:13lorsque j'étais au gouvernement
49:14le président de la République
49:15a organisé
49:16toute une coalition de pays
49:17avec le Danemark
49:18avec la Grèce
49:19avec l'Espagne
49:21on en parlait tout à l'heure
49:21pour dire
49:22dans ce qu'on appelle
49:23les lignes directrices
49:24mais on ne va pas rentrer
49:24dans trop de techniques
49:25que le texte européen
49:27puisse permettre
49:28de vérifier l'âge des utilisateurs
49:29et donc le texte européen
49:30d'un côté
49:31la loi française de l'autre
49:32qui dit
49:33quel est l'âge minimum
49:34ça nous permet
49:35d'avoir une loi
49:35qui fait une chose
49:37toute simple
49:37qui protège nos enfants
49:39de toutes les dérives
49:40que l'on peut voir
49:41sur les réseaux sociaux
49:42et je crois que c'est ça
49:42aujourd'hui
49:43qui doit nous rassembler
49:43concrètement
49:44puisque vous êtes vraiment
49:45une grande connaisseuse
49:46Clara Chapaz
49:47concrètement
49:48comment pourrait-on faire
49:49ce contrôle
49:50c'est par une reconnaissance faciale
49:53c'est par quoi
49:53parce que
49:53quand on s'inscrit
49:54on vous demande votre âge
49:55vous pouvez mettre n'importe quoi
49:57et concrètement
49:59ça se passerait comment
50:00exactement
50:00pourquoi aujourd'hui
50:02il y a des enfants
50:02des 8 ans
50:04sur les réseaux sociaux
50:04quand bien même
50:05dans les conditions
50:06générales d'utilisation
50:07c'est 13 ans
50:09parce qu'on a tous
50:10été des enfants
50:10et quand on a un menu déroulant
50:12pour mettre sa date de naissance
50:14on peut être tenté
50:15surtout si
50:16tous les camarades de classe
50:17sont sur les réseaux
50:18de changer sa date de naissance
50:20pour pouvoir y accéder
50:21et donc
50:21c'est ça aussi
50:22ce pourquoi
50:23on s'est battu
50:24au niveau européen
50:25et ce qu'on pousse
50:26avec la France
50:28dans le monde entier
50:29c'est de dire
50:29il faut qu'on sorte
50:31de ce monde-là
50:32du déclaratif
50:33parce que ça fait reposer
50:34la pression sur les enfants
50:35et qu'on impose
50:36de la vérification d'âge
50:38c'est-à-dire
50:38techniquement
50:39pour ceux
50:40d'entre vous
50:42qui nous écoutez
50:42peut-être l'ont déjà vu
50:43sur les sites pornographiques
50:45c'est très simple
50:46c'est juste
50:46la reconnaissance
50:48de trait du visage
50:49pour estimer l'âge
50:50avec de l'intelligence artificielle
50:51du partage
50:52de données
50:53de pièces d'identité
50:54mais sans
50:55aucun partage
50:57de données
50:57c'est ce qu'on appelle
50:59un tiers de confiance
51:00qui vient encadrer tout ça
51:01et qui vient dire
51:02quelque chose de très simple
51:03est-ce que la personne
51:05qui essaye de se connecter
51:06a plus de 15 ans
51:07ou moins de 15 ans
51:07plus de 15 ans
51:08elle envoie un signal
51:10à l'application
51:11pour dire
51:11c'est bon
51:12moins de 15 ans
51:13elle envoie un signal
51:14pour dire
51:15c'est pas bon
51:15c'est les méthodes
51:16qui sont mises en place
51:17aujourd'hui
51:17et ça marche
51:18encore une fois
51:19un enfant sur deux
51:20aujourd'hui
51:21de moins
51:22sur les sites pornographiques
51:23par rapport à il y a 6 mois
51:24et c'est ça
51:24je pense qu'il doit
51:25vraiment nous donner
51:26envie d'avancer
51:27c'est que c'est possible
51:28mais c'est bien sûr
51:30un combat international
51:32pour que
51:32on puisse avoir
51:33les mêmes règles partout
51:34oui l'interdiction
51:35des applications
51:37pornographiques
51:39ça a duré 4 jours
51:40après
51:40elles ont été rétablies
51:42pas du tout
51:42en fait
51:44on n'a jamais interdit
51:45les applications pornographiques
51:46on leur a dit
51:46quelque chose de très simple
51:47on leur a dit
51:48soit vous vérifiez
51:48l'âge des utilisateurs
51:49soit vous n'avez rien à faire
51:51chez nous
51:52d'abord il y a la case
51:53amende d'ailleurs
51:53ils ont décidé de partir
51:55et c'est une bonne chose
51:56parce que
51:56ceux qui ne veulent pas
51:57respecter nos règles
51:58n'ont rien à faire chez nous
51:59et toutes les plateformes
52:01c'est ça être
52:01un état souverain
52:02être membre de l'union européenne
52:04qui a des lois
52:05des règles
52:05des sanctions
52:06toutes les plateformes
52:07soit elles respectent nos règles
52:08soit elles ont à payer des amendes
52:10c'est ce qui est arrivé à X
52:12il n'y a pas si longtemps que ça
52:13on nous disait
52:13c'est pas possible
52:14120 millions d'euros d'amende
52:16parce qu'ils ne respectent pas
52:17leurs obligations de transparence
52:19c'est la voix de la France
52:20c'est la voix de l'Europe
52:21qu'on porte dans le monde entier
52:22de dire
52:23notre marché
52:24450 millions de citoyens
52:26nos règles
52:27soit on les respecte
52:28soit on a des amendes
52:29c'est tout l'enjeu
52:30de la bataille qu'on a
52:31avec Trump
52:32qui lui dit
52:32c'est simple
52:33si vous taxez
52:34si vous taxez
52:35l'internet
52:36et si vous continuez à réguler
52:37vous vous prenez
52:3815%
52:3920%
52:40200%
52:41de droits de douane supplémentaires
52:42oui mais vous savez
52:43je pense qu'il faut en revenir
52:44au bon sens
52:44dont on parlait tout à l'heure
52:45quand on est une entreprise
52:47et qu'on a 40%
52:49de son revenu
52:4940% de son revenu
52:51dans une région du monde
52:52on n'a aucun intérêt
52:54à ce qu'on ne puisse plus opérer
52:56dans cette région du monde
52:57et c'est pour ça
52:59qu'on a engagé
53:00tout cet effort
53:02pour se dire
53:03voilà le chemin
53:04vers lequel on veut aller
53:05et les entreprises
53:06auront du temps
53:07pour se mettre en forme
53:08mais encore
53:09encore une fois
53:09regardons ce qui s'est passé
53:10en Australie
53:11regardons ce qui s'est passé
53:12avec les sites pornographiques
53:13c'est possible
53:13et moi je ne souhaite
53:14qu'une seule chose
53:15c'est que ça soit voté
53:16pour que demain
53:16quand je vais dans le monde entier
53:17dire la protection des mineurs en ligne
53:19on est extrêmement servitude
53:20il nous reste 30 secondes
53:21on ait la capacité de le faire
53:23est-ce que vous avez
53:24barré
53:25est-ce que vous avez barré
53:26je ne sais pas moi
53:27Facebook
53:28est-ce que vous avez barré
53:29Groc
53:29est-ce que vous avez barré
53:30TikTok sur votre téléphone portable
53:32alors j'ai un peu plus de 15 ans
53:34je sais que je fais jeune
53:35mais
53:35non non non
53:36je compte encore
53:37sur le principe
53:38je compte encore utiliser
53:40ces réseaux sociaux
53:40quel est le pire
53:42pour vous
53:43de ces réseaux sociaux ?
53:44vous savez moi
53:45je ne pense pas
53:45qu'il y a de pire
53:46de réseaux sociaux
53:47je viens du numérique
53:48j'ai travaillé 10 ans
53:49c'est pour ça
53:50je ne suis pas technophobe
53:52je ne suis pas anti-réseaux sociaux
53:54par contre
53:54je pense que
53:55la voie de la France
53:56c'est de dire
53:57on ne confond pas
53:58innovation et abandon
53:59et ce qu'on fait
53:59avec les jeunes aujourd'hui
54:00c'est de l'abandon
54:01et donc
54:01j'espère encore une fois
54:03que cette loi sera votée
54:04qu'on pourra aller de l'avant
54:05le président de la République
54:05s'est engagé sur cette question
54:07et c'est une question
54:07fondamentale pour nos familles
54:09merci Clara Chapaz
54:10d'avoir été avec nous
54:10donc désormais
54:11ambassadrice
54:12pour le numérique
54:13et l'intelligence artificielle
54:14merci beaucoup
54:15voilà c'est la fin
54:17de ce 18-19
54:17tout de suite
54:18vous retrouvez
54:19Stéphanie Coulot
54:20pour son journal de l'écho
54:22bonne soirée
54:23le 18-19
54:26d'Edwige Chevrillon
54:26sur BFM Business
54:281
54:293
54:292
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