- il y a 8 mois
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Vous êtes bien dans le 18-19 avec comme premier invité Amir Ezzat-Ophigui, le président de la CPME.
00:16Bonsoir.
00:17Bonsoir Edwis Chevrillon.
00:18Merci d'être là, beaucoup de questions à vous poser.
00:21D'abord je voudrais vous faire réagir sur, tout à l'heure il y avait Jordan Bardella,
00:26le président du Rassemblement national qui présentait ses voeux et qui disait en fait qu'il y avait un lien quand même assez fort entre les entreprises,
00:35notamment les petites entreprises, les moyennes entreprises, mais aussi les ETI, puis certains patrons du CAC 40,
00:40un lien entre le Rassemblement national et ce patronat.
00:45Est-ce que vous, comment est-ce que vous avez déjà rencontré, je ne sais pas, Jordan Bardella, Marine Le Pen ?
00:50Quelle est votre position par rapport à ça ?
00:52On sait que le patronat est un peu divisé, le grand patronat.
00:54Président de la CPME, vous êtes comment ?
00:57Moi en tant que président de la CPME, je défends l'entreprise auprès de tout le monde.
01:01Je défends l'entreprise auprès de tous les partis politiques qui sont représentés à l'Assemblée nationale,
01:05donc je parle autant au RN qu'aux autres partis politiques.
01:08Pourquoi ? Parce qu'on m'a élu pour défendre l'intérêt des entreprises.
01:11Et donc si je ne parle pas avec une partie des députés de l'Assemblée nationale,
01:14si je ne parle pas avec un parti qui est aujourd'hui représenté à l'Assemblée nationale,
01:18je ne fais pas mon travail.
01:19Donc nous on défend l'entreprise partout.
01:20Ok, donc ça veut dire que vous les avez rencontrés, vous avez rencontré qui ?
01:25On avait déjà rencontré différents députés du Rassemblement national,
01:29et je n'ai pas encore eu de rendez-vous particulier avec Marine Le Pen ou Jordan Bardella,
01:32que je dois voir bientôt, mais oui c'est des personnes.
01:34Vous allez les voir bientôt ? À votre demande ou à leur demande ?
01:36Je crois que c'est à leur demande, mais je ne me rappelle même plus pour être honnête.
01:41Donc en tous les cas vous allez les rencontrer ?
01:42Oui, mais comme je rencontre tous les partis politiques.
01:45Et les filles, vous avez rencontré Jean-Luc Mélenchon, je ne sais pas, ou Éric Coquerel ?
01:49Oui, bien sûr. Honnêtement, aujourd'hui, est-ce qu'on peut, nous en tant que représentants des entreprises,
01:57dire qu'on ne veut pas rencontrer LFI, on ne veut pas rencontrer le RN ?
02:01Non, notre rôle c'est de défendre l'entreprise partout où elle doit être défendue,
02:04mais par contre avec exigence.
02:05Et pourquoi je vous dis ça ?
02:07Parce que moi j'entends en effet que le Rassemblement national défend les entreprises.
02:11Moi, qu'est-ce que j'ai rappelé au Rassemblement national, c'est que moi j'attends des preuves d'amour.
02:15Je ne suis pas un garçon facile.
02:17Et donc, lorsqu'il y a eu le projet de loi de finances en débat à l'Assemblée nationale,
02:21et qu'on avait par exemple la taxe sur Temu et Chain, taxe pour défendre l'économie française,
02:26et que le RN a voté contre cette taxe, et moi j'ai dit que c'est une trahison de toutes ces petites entreprises
02:31qui aujourd'hui peuvent disparaître à cause de tous ces colis qu'on importe de Chine
02:35qui ne respectent aucune norme européenne.
02:38Et donc ça par exemple, moi je veux bien dire que le RN défend les entreprises,
02:41mais moi j'attends des preuves concrètes.
02:42Et là, typiquement, il y a une preuve inverse.
02:43Oui, il est sûr qu'ils ont augmenté.
02:45Alors lorsqu'on recevait Jean-Philippe Tanguy, un peu le monsieur économie du RN,
02:51donc il contestait ça, mais c'est vrai qu'ils ont voté quand même des hausses d'impôts considérables.
02:56Pour les entreprises, j'entends.
02:57Évidemment, il y a eu énormément d'impôts qui ont été votés par le RN dans le projet de loi de finances.
03:04Donc moi, j'attends que tous les partis qui disent qu'ils défendent l'entreprise,
03:07et qu'ils défendent les PME, qu'ils défendent l'économie en France, mettent en cohérence leurs propos et les actes.
03:13Parce que c'est trop facile de dire ça, et derrière de voter des milliards d'euros d'impôts en plus.
03:16Mais en même temps, ils voudraient la baisse de l'impôt de production, notamment sur la CVAE.
03:25Oui, alors je ne vous dis pas qu'ils votent pas aussi des baisses d'impôts.
03:32Moi, ce que j'attends, j'ai la même exigence envers le RN, envers tous les partis politiques,
03:38c'est de dire, je veux des preuves concrètes, que vous défendez l'économie française,
03:42que vous défendez les entreprises en France, que vous défendez l'emploi en France.
03:45Quand vous augmentez les impôts, vous êtes contre l'économie française
03:50parce que vous privilégiez les entreprises étrangères.
03:52Donc moi, tout parti politique qui vote des hausses d'impôts sur les entreprises françaises,
03:56je considère qu'il ne défend pas l'économie française.
03:57Est-ce qu'il y a beaucoup de patrons de la CPME qui vous disent
03:59« ça suffit maintenant, je pars à Milan, je pars à Tombouctou ? »
04:03Il y a bien évidemment aujourd'hui des chefs d'entreprise qui sont...
04:06Mais vous en avez chez vous ?
04:07Enfin vous, d'abord, je vous pose la question à vous,
04:08vous êtes un chef d'entreprise, est-ce que vous vous posez la question ?
04:11Non, je ne me pose pas la question parce que moi, je suis engagé pour que mon pays réussisse.
04:16Et je serai toujours ici pour que mon pays réussisse.
04:18Mais bien évidemment qu'aujourd'hui, moi, j'entends des chefs d'entreprise,
04:21et je déplore qu'ils me disent qu'ils en ont marre.
04:23Ils en ont marre que, dans un débat budgétaire aujourd'hui,
04:26où la dépense publique française qui est...
04:29La première dépense publique au niveau européen, on dépense le plus en Europe,
04:34c'est la France qui dépense le plus.
04:35Et pendant tout le débat budgétaire, on n'a jamais parlé d'économie de la dépense publique.
04:39Par contre, on n'a parlé que de nouveaux impôts.
04:41Donc oui, les chefs d'entreprise aujourd'hui sont ulcérés.
04:42Et bien évidemment que certains disent que...
04:44Vous êtes ulcérés.
04:45Bien évidemment.
04:46Non, non, mais je pourrais être sûr de bien avoir compris.
04:48Oui, parce que ce débat budgétaire a été centré sur quel nouvel impôt il fallait créer.
04:54Mais dans le pays qui a le niveau de taxation et de prélève obligatoire le plus important de l'Union Européenne,
04:58à un moment donné, il faut quand même parler de baisse de la dépense publique.
05:01Oui.
05:01Alors justement, là, pendant que nous parlons, peut-être qu'elle est terminée,
05:05il y a une réunion à Bercy avec Amélie de Montchalin sur la question du budget,
05:10de savoir qu'est-ce qui est négociable, pas négociable.
05:13Donc il n'y a pas le RN ni LFI,
05:14mais donc tous ceux qui sont prêts à essayer de trouver un compromis.
05:17Vous êtes dans quel état d'esprit ?
05:20C'est-à-dire, est-ce que vous vous dites,
05:21mais attendez, maintenant, ça suffit.
05:23D'abord, si c'est pour avoir ce budget qu'on appelait Frankenstein,
05:27il n'en est pas question.
05:28Est-ce que si c'est pour avoir une censure, un faux compromis, des ordonnances,
05:33nous, on en a ras-le-bol, on veut que ça avance.
05:36Vous êtes quoi ? Qu'est-ce que vous redoutez ?
05:38Quel est le mal le moins pire, à votre avis ?
05:42Il faut un budget.
05:44Pourquoi il faut un budget ?
05:45Il faut un budget.
05:46Coûte que coûte ?
05:47Jamais coûte que coûte.
05:48Ah mais si, ça peut...
05:49Jamais coûte que coûte.
05:51Mais il faut un budget.
05:52Pourquoi ?
05:52Parce qu'aujourd'hui, premièrement, les entreprises ne savent pas
05:55quel va être leur niveau de taxation en 2026,
05:59ce qui fait que pas de budget aujourd'hui,
06:01ça veut dire les investissements qui sont bloqués,
06:04les recrutements qui sont bloqués.
06:06Et ça, moi, je veux vraiment que ça soit entendu aujourd'hui.
06:08C'est que les entreprises ont mis leur recrutement en pause,
06:11ont mis leurs investissements en pause
06:12parce qu'on redoute d'avoir des hauts impôts
06:14qui feront qu'on sera mis en danger économiquement
06:16si on lance des investissements.
06:18Donc premièrement, c'est les investissements qui sont bloqués.
06:21Deuxièmement, il y a des sujets comme par exemple la prime rénov',
06:23comme tous les investissements qui doivent être faits dans la défense
06:25qui sont bloqués parce que les budgets sont bloqués.
06:27Donc on a besoin d'avoir un budget
06:28parce qu'un budget, c'est la vision qui est donnée au monde économique,
06:32c'est la vision pour la nation.
06:33Donc c'est important d'avoir un budget,
06:34mais pas un budget coûte que coûte, bien évidemment.
06:35Bah si, parce qu'il y a un budget qui va...
06:37Ça va être un budget de compromis,
06:39donc il y aura des taxes sur les hauts revenus,
06:41des taxes sur les holdings,
06:42il y aura des taxes...
06:43Vous voyez, il y a une succession de taxes,
06:45notamment avec comme cible les entreprises.
06:47Mais on est bien conscients qu'à la fin,
06:49malheureusement,
06:50puisqu'on est à ce niveau-là de débat aujourd'hui,
06:52il y aura des taxes en plus.
06:53Mais on ne va pas dire que plus qu'il y a une taxe en plus,
06:56il faut qu'il y ait une censure.
06:57On est quand même des entrepreneurs qui sont responsables.
06:59Par contre, si on a un budget qui est que des taxes en plus,
07:02que de l'impôt en plus,
07:03et qui met en danger l'économie,
07:05là, vous inquiétez pas, je serai là pour dire que
07:06mieux vaut encore une censure
07:08qu'avoir un budget qui va sacrifier l'économie française.
07:11Oui, alors, Amir Etzatouvegui,
07:13pendant que nous nous parlons,
07:14enfin, bientôt,
07:16le président du MEDEF, Patrick Martin,
07:18va présenter ses voeux.
07:19Vous, je crois que vous les présentez dans 10 jours.
07:23Lui, il est beaucoup plus offensif.
07:24Enfin, lui, il est absolument...
07:26Il est vent debout,
07:27il énonce les responsabilités des politiques, etc.
07:29Est-ce que vous trouvez qu'il va trop loin ?
07:31Mais moi, je suis aussi en train de vous dire
07:32que nos politiques, aujourd'hui,
07:34doivent absolument trouver un budget.
07:36Et oui, il y a des responsabilités,
07:37donc je ne dis pas qu'il va trop loin, non.
07:40Je pense qu'aujourd'hui,
07:41il faut que tous les entrepreneurs,
07:42tous les représentants patronaux
07:43prennent la parole et soient offensifs.
07:46Donc non, non, il ne va pas trop loin.
07:47Et moi, je pense qu'on est alignés
07:49sur la plupart de nos prises de position.
07:51Vous allez ce soir au vœu du MEDEF ?
07:54Malheureusement, je ne peux pas y aller.
07:56Vous savez, en plus, je suis avec vous.
07:57C'est à 18h15, donc c'est tout de suite.
07:59Il vous a invité ?
08:00Oui, bien sûr.
08:03Il y a un autre bras de fer
08:04qui est en train de se profiler,
08:06mais cette fois-ci,
08:06vous êtes vraiment tous à l'unisson.
08:09Syndicats patronaux,
08:10syndicats de salariés,
08:12c'est sur l'assurance chômage.
08:14Il y a eu une réunion jeudi dernier
08:15qui a été assez bouleuse.
08:17Et notamment, vous avez tous signé une lettre
08:19que vous avez envoyée
08:20à votre ministère de tutelle
08:22en disant, attendez,
08:23il faut que vous retiriez
08:24la lettre de cadrage
08:25sur la réforme de l'assurance chômage.
08:28Il faut qu'on ne mette pas en place
08:30cette réforme de l'assurance chômage.
08:32Est-ce que vous avez eu un retour ?
08:33Je crois que vous l'avez envoyé vendredi,
08:35nous sommes lundi.
08:36Est-ce que vous avez eu un retour ?
08:37Non, on n'a pas encore eu de retour,
08:38mais le vrai sujet n'est pas là.
08:41Ah, c'est quand même un petit sujet.
08:43Non, non, le vrai sujet,
08:44est-ce qu'on est capable aujourd'hui,
08:48sur le sujet des ruptures conventionnelles,
08:49de se dire que c'est un mécanisme
08:53qu'on doit sauver,
08:54qu'on doit préserver,
08:55et les ruptures conventionnelles,
08:56on ne veut pas les annuler,
08:58on ne veut pas les sacrifier.
08:59Par contre, il y a des abus
08:59sur les ruptures conventionnelles.
09:01Je vais vous donner deux chiffres.
09:02Le premier, ça coûte 10 milliards d'euros par an
09:04aux finances publiques.
09:06Le deuxième, c'est que France Travail
09:09a fait un travail de contrôle
09:10sur les ruptures conventionnelles
09:11en Ile-de-France.
09:1230% des ruptures conventionnelles,
09:14aujourd'hui, sont abusives.
09:15Ça veut dire que c'est des salariés
09:16qui ne recherchent pas d'emploi.
09:17Et ça, ça met en danger le système.
09:20Oui, mais ça arrange tout le monde.
09:21Ça arrange les entreprises aussi.
09:22Notamment les PME.
09:23Parce que quand il y a quelqu'un
09:24qui n'a pas envie de bosser
09:25et qui veut une rupture conventionnelle,
09:27les mythes, vous lui donnez.
09:28Vous avez raison.
09:28On arrive aujourd'hui au chantage
09:29à la rupture conventionnelle.
09:31Ça veut dire que le salarié,
09:33les salariés qui sont minoritaires,
09:34mais qui veulent abuser du système,
09:36viennent demander une rupture conventionnelle
09:37et si l'on peut refuser,
09:38c'est mettre un arrêt maladie.
09:39Nous, c'est ça qu'on veut corriger
09:41comme modèle.
09:42Et tout le sujet de cette négociation,
09:43et sur lequel le patronat
09:44est entièrement aligné,
09:45c'est de dire que
09:47les ruptures conventionnelles aujourd'hui,
09:48c'est un mécanisme qu'il faut sauver,
09:49mais qu'il faut corriger.
09:51Et on ne peut plus accepter
09:51tous les abus du système.
09:53Parce que les abus du système,
09:54c'est qui les paye derrière ?
09:55C'est les entreprises,
09:55mais les salariés aussi,
09:56qui doivent compenser
09:57ceux qui abusent le système.
09:59Parce que derrière,
10:00c'est ceux qui sont encore dans l'entreprise,
10:01qui doivent, derrière,
10:03travailler parfois beaucoup plus
10:04parce que certains sont mis en arrêt de travail
10:06parce qu'ils n'ont pas eu
10:06leur rupture conventionnelle.
10:08Donc, ce système-là,
10:09nous, on demande aux 5-4 salariés
10:10d'être conscients
10:11que si on ne le corrige pas,
10:12ça met en cause
10:13la solidarité dans le système.
10:15Mais alors, justement,
10:16quand on corrige comment ?
10:17Parce qu'un des points de désaccord
10:18avec le gouvernement,
10:19c'est que le gouvernement dit
10:21« Mais attends,
10:21il faut faire 400 millions d'économies. »
10:23Vous vous dites
10:23« Il faut un milliard d'économies
10:24sur les ruptures conventionnelles. »
10:26Où est-ce que vous trouvez la différence ?
10:29Nous, on dit que sur un mécanisme
10:30qui coûte 10 milliards par an,
10:33pour nous,
10:33il paraît évident, simple,
10:36qu'on peut aller chercher jusqu'à un milliard.
10:37Je vous l'ai dit,
10:37il y a 30% en Ile-de-France
10:40de ruptures conventionnelles
10:41qui sont abusives.
10:42Aujourd'hui,
10:43aller chercher 1 milliard
10:44sur 10 milliards,
10:45ça nous paraît possible.
10:47Donc,
10:48l'ensemble du patronat
10:49dit que c'est un sujet
10:51qui est majeur
10:51et que si on ne corrige pas ça,
10:53c'est même
10:54le fondement même
10:55de la rupture conventionnelle
10:56qui sera mis en cause.
10:58Et donc, oui,
10:59on veut sauver le système
10:59et pour le sauver,
11:00il faut être capable
11:00d'en corriger les abus.
11:02Oui.
11:03Où est-ce que vous trouvez
11:03la différence
11:04entre 400 millions
11:05et 1 milliard ?
11:06C'est quoi ?
11:07C'est justement
11:07en allant plus loin,
11:09en supprimant,
11:09en interdisant
11:1030% des ruptures conventionnelles
11:12qui sont abusives,
11:13selon vous ?
11:13Non, mais déjà,
11:14si on fait beaucoup plus
11:14de contrôle
11:15sur les ruptures conventionnelles.
11:16Oui.
11:17Et si on s'assure
11:17qu'après chaque rupture conventionnelle,
11:19il y a vraiment
11:19une recherche d'emploi.
11:20Je vous donne un autre chiffre.
11:21Vous savez que les personnes
11:22qui sont en rupture conventionnelle
11:22restent plus longtemps au chômage
11:23que les personnes
11:24qui sont licenciées.
11:25Ça questionne quand même.
11:27C'est-à-dire qu'il y a
11:27beaucoup de personnes
11:28qui se mettent parfois
11:28en rupture conventionnelle
11:29pour aller jusqu'au bout
11:30des 18 mois d'anonymisation.
11:33Donc, ça veut quand même dire
11:33qu'il y a un fusil de contrôle
11:34sur la rupture conventionnelle.
11:36D'accord.
11:37Oui.
11:38Mais c'est un outil
11:39que les entreprises
11:40ont beaucoup utilisé.
11:42Vous êtes d'accord avec moi ?
11:43Mais je ne vous dis pas
11:43qu'il faut remettre en cause
11:44d'outils.
11:44Mais il faut encourager les abus.
11:45Sur les contrats courts,
11:46où est-ce qu'en sont
11:47les négociations justement ?
11:48Où sont les points d'achoppement ?
11:50Elles n'ont pas encore commencé.
11:51Ça n'a pas encore commencé ?
11:52Ça a commencé quand ?
11:53Elles ont commencé là,
11:53en janvier.
11:54Et quand est-ce qu'on doit
11:55trouver un accord ?
11:56Justement,
11:58ça doit être finalisé
11:59fin février ?
12:00Oui.
12:00Vous avez la date exacte ?
12:03Je crois le 25 ou le 26.
12:05Et vous pensez
12:06qu'il y aura un accord ?
12:06J'espère.
12:07Si nous,
12:08on n'est pas capable
12:08d'être au niveau
12:09des responsabilités
12:10qu'on nous donne,
12:11si on n'est pas capable
12:12de gérer paritairement
12:13des sujets qui nous concernent,
12:15nous,
12:15syndicats salariés
12:16et syndicats patronaux,
12:17comment on peut faire
12:17la leçon aux politiques ?
12:20Donc oui, j'espère.
12:20Et on n'a pas le choix.
12:21Il faut qu'on trouve un accord.
12:22Oui.
12:22C'est un truc important.
12:26L'autre point qui était...
12:28Je ne sais pas si j'ai vu
12:30des déclarations,
12:31c'était Serge Papin,
12:32il y a quelque temps,
12:33qui disait,
12:34le ministre maintenant
12:35du Commerce
12:36et des PME,
12:37et qui disait
12:38pour stimuler,
12:39booster le pouvoir d'achat,
12:41il faut libérer,
12:42pouvoir libérer
12:43de manière plus facile
12:44l'épargne salariale.
12:46Vous savez,
12:46qui répond évidemment
12:47à certaines normes,
12:47de durée, etc.
12:48Est-ce que vous êtes favorable
12:49ou pas ?
12:50Oui, d'ailleurs,
12:51on a été la seule organisation patronale
12:52qui a annoncé être favorable.
12:54Nous, ce qu'on dit,
12:55c'est très simple.
12:55En effet, mais pourquoi ?
12:57En tout cas, nous,
12:57ce qu'on dit,
12:58c'est très simple.
12:59C'est que tout s'y redonne
13:00du pouvoir d'achat aux salariés
13:02et que l'entreprise,
13:05ça ne coûte pas en plus
13:06à l'entreprise,
13:07nous, on est favorable.
13:08Aujourd'hui,
13:09on n'a pas un problème d'épargne,
13:10on a un problème de consommation.
13:11L'épargne française
13:12n'a jamais été aussi élevée
13:13et la consommation
13:14n'a jamais été aussi basse.
13:15Et donc, nous,
13:15ce qu'on dit,
13:16c'est que si on peut débloquer
13:17une partie de l'épargne
13:17pour que les Français
13:19consomment plus,
13:20ben oui, on est favorable.
13:21Ah oui, mais à ce moment-là,
13:22vous parliez tout à l'heure
13:23de Chine et Tému,
13:24qu'est-ce qu'ils vont faire ?
13:24Les Français,
13:25ils vont acheter du Chine et du Tému.
13:26En parallèle,
13:27nous, ce qu'on dit,
13:27c'est qu'il faut que la France
13:29agisse pour que ces plateformes
13:30créent des produits
13:32qui ne respectent pas
13:32les normes européennes,
13:33qui mettent en danger
13:34les Français,
13:35parce que c'est des produits
13:35qui sont souvent...
13:36Oui, mais c'est les Français
13:45et là, c'est le rôle
13:45des pouvoirs publics
13:47de s'assurer qu'il n'y a pas
13:48de produits dangereux
13:49qui ne respectent pas
13:50les normes européennes,
13:51qui rentrent dans nos frontières.
13:53Et ça, nous,
13:54l'appel qu'on fait
13:55à l'Union européenne
13:56et à la France,
13:57c'est qu'il faut protéger
13:57l'économie,
13:58il faut protéger les entreprises
13:59qui respectent les règles
14:00face à des entreprises
14:01en Chine qui ne respectent
14:02aucune norme,
14:03aucune règle
14:04et qui mettent en danger
14:04les consommateurs français.
14:06Amiretza Tofighi,
14:08vous êtes, je disais,
14:09président de la CPME.
14:09Est-ce que vous êtes
14:10pour signer le Mercosur ?
14:13Parce que ça concerne
14:14aussi beaucoup
14:15de PMF françaises.
14:17Vous savez,
14:18de quoi on est en train
14:19de parler quand on parle
14:19de TMI de Chine ?
14:20On parle de la concurrence
14:21déloyale.
14:22On parle de tout ce qui,
14:23à un moment donné,
14:24met les entreprises françaises
14:25dans une forme
14:26de concurrence déloyale
14:27avec des entreprises étrangères
14:28qui ne respectent pas
14:29les mêmes normes.
14:29Moi, je me refuse.
14:31Moi, je refuse
14:31qu'on sacrifie des secteurs
14:33pour d'autres secteurs.
14:34Je refuse qu'on mette
14:35une concurrence déloyale
14:36pour certaines filières
14:39pour que d'autres
14:40puissent en bénéficier.
14:41Donc moi, ce que je dis,
14:42c'est,
14:43si on veut,
14:44comme l'accord de Mercosur
14:45qui est dans la logique
14:46de dire qu'on crée
14:48un espace économique
14:48plus large
14:49qui est une bonne chose
14:50pour qu'on puisse avoir
14:51un espace économique plus large
14:52et donc moins d'axoanières,
14:54oui,
14:54mais pas
14:55si on sacrifie
14:56une partie
14:56d'une filière alimentaire
14:58en les mettant
14:58en concurrence.
14:59Donc c'est oui ou non ?
15:01C'est de dire que
15:01tant qu'il y a
15:02des concurrences déloyales,
15:03on ne peut pas accepter
15:04un accord qui crée
15:04la concurrence déloyale.
15:05Ok, d'accord.
15:06Non, non, mais c'était...
15:07On ne peut pas accepter
15:07un accord qui crée
15:08de la concurrence déloyale,
15:09on ne peut pas accepter
15:10un accord qui impose
15:13à nos agriculteurs
15:14d'avoir des normes
15:16qui ne sont pas respectées
15:17par les producteurs étrangers
15:18et sur lesquelles
15:18il n'y a pas de contrôle derrière.
15:20Toute dernière question,
15:20très rapidement,
15:21est-ce que le nombre
15:23de défaillances d'entreprises,
15:24on voit,
15:24c'est un pic record,
15:25soit à 69 000,
15:26enfin presque 70 000,
15:28est-ce que vous pensez
15:29que ce début d'année
15:30va être très difficile
15:31pour les PME ou pas ?
15:32Ou qu'elles résistent
15:33au contraire ?
15:35Il va être très difficile
15:35pour les PME,
15:36mais il va aussi être très difficile
15:37pour les salariés,
15:37je vais vous expliquer
15:38pourquoi très rapidement.
15:39Pour les PME,
15:40vous savez,
15:41il n'y a pas que le chiffre
15:41de 70 000 qui est inquiétant,
15:43parce que ça peut être
15:43des toutes petites entreprises,
15:44mais on a de plus en plus
15:45de belles PME,
15:47de plus de 50 salariés,
15:47de plus de 100 salariés
15:48qui sont en train
15:48d'être en défaillance
15:50et de fermer.
15:52Ça, c'est un signal alertant.
15:54Donc oui,
15:55on a un signal alertant.
15:56Le deuxième point,
15:57c'est qu'aujourd'hui,
15:59ce qui concerne les salaires,
16:00les négociations de salaires,
16:01les NAO,
16:01il y a un vrai sujet
16:03parce que le gouvernement
16:04veut encore une fois
16:05augmenter le coût du travail
16:06en revenant sur
16:07les allégements de charges.
16:08Moi, j'alerte les Français.
16:10Si le gouvernement
16:10revient sur les allégements
16:11de charges,
16:12c'est de l'argent des salariés
16:13qui va être pris derrière.
16:13Pourquoi ?
16:14Parce que si,
16:15comme c'est le projet
16:15du gouvernement...
16:16Donc pas d'augmentation
16:16de salaire s'il y a une baisse
16:18des allégements de charges ?
16:19Si le gouvernement
16:20baisse de 1,5 milliard
16:22les allégements de charges,
16:23c'est 1,5 milliard
16:24que les entreprises
16:25vont devoir prendre
16:26sur les augmentations
16:27de salaires.
16:28Et ça, il faut le dire aujourd'hui.
16:29Il n'y a pas de magie.
16:30Lorsque le coût du travail
16:31augmente,
16:31c'est les salaires
16:31qui augmentent moins.
16:33Et donc moi,
16:33j'alerte vraiment
16:33sur ce point-là.
16:34Les NAO vont être difficiles
16:35si le gouvernement
16:36va au bout de son projet
16:36de revenir sur les allégements
16:38de charges.
16:38À la fin, malheureusement,
16:40c'est les salariés
16:40qui vont payer.
16:42Le message est envoyé
16:43en tous les cas.
16:44Merci beaucoup
16:45d'avoir été avec nous.
16:46Merci Amiriza Tofighi,
16:48donc le président
16:49de la CPME.
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