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  • il y a 9 heures
Ce vendredi 23 janvier, les résultats de l'entreprise Argan, une foncière spécialisée dans les entrepôts de logistique, ont été abordés par Aymar de Germay, Secrétaire Général d'Argan, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Comme chaque vendredi à 9h30, c'est un dirigeant d'entreprise qui nous accompagne.
00:04Ce matin, c'est Émar de Germay qui est avec nous, secrétaire général d'Argan et membre du directoire.
00:09Bonjour Émar de Germay.
00:10Bonjour.
00:11Merci d'être avec nous ce matin.
00:13Si vous êtes là ce matin, c'est pour revenir sur les résultats d'Argan qui ont été publiés hier soir.
00:18Alors Argan, c'est une foncière qui est spécialisée dans les entrepôts de logistique.
00:24Vous êtes coté à la Bourse de Paris.
00:26Aujourd'hui, Argan, c'est un peu plus d'1,5 milliard de capitalisation boursière.
00:31Hier soir, vous avez annoncé des revenus locatifs en hausse de plus de 7 %, un résultat net en hausse de plus de 13 %.
00:36Un patrimoine qui est à 4 milliards d'euros en hausse de 4 %.
00:40Comment aujourd'hui ce secteur de la logistique évolue ?
00:44Sachant que quand on parle de logistique, ça peut autant être des entrepôts, je ne sais pas, d'un distributeur, d'une chaîne de supermarché,
00:50comme être un entrepôt du e-commerce.
00:52Aujourd'hui, on l'a bien vu depuis le Covid, on est sur des éléments très clés, très critiques.
00:58Oui, c'est un élément, la logistique est un élément clé dans la croissance et le développement des entreprises.
01:02Et donc, il y a eu une organisation, une réorganisation de la chaîne logistique,
01:08avec un maillage géographique qui a été revu par la plupart des grandes entreprises.
01:12Et nous, nous sommes là pour les accompagner dans ce développement, dans cette croissance,
01:16en mettant à leur disposition des entrepôts les plus premium possibles, les plus efficaces énergétiquement et d'un point de vue des émissions carbone.
01:24Donc, nos locataires sont des grandes entreprises françaises ainsi que des logisticiens
01:28qui nous font confiance pour mettre à disposition ces outils essentiels pour eux.
01:33Et contrairement à Idélogistique, d'ailleurs, qui était sur ce plateau dans cette émission en septembre,
01:37vous, vous êtes une foncière, c'est-à-dire que vous n'êtes pas là, en fait, pour gérer la supply chain,
01:41vous êtes une foncière cotée, donc il y a des entreprises qui viennent vous voir,
01:44qui ont envie d'ouvrir un entrepôt, et donc avec eux, vous allez trouver la meilleure solution,
01:50le meilleur site et trouver, au final, l'entrepôt qui leur correspond.
01:54Alors, c'est exactement ça, à une différence près, c'est que nous construisons l'entrepôt pour eux.
01:57En fait, on a en face de nous un client qui exprime un besoin, nous trouvons pour lui l'emplacement idéal.
02:02Ensuite, nous mettons d'accord avec lui sur l'entrepôt et la configuration de l'entrepôt qui convient à son activité.
02:10Nous construisons, et puis ensuite, nous lui mettons à disposition, dans le cadre d'un bail,
02:15d'une durée initiale, normalement de 9 à 12 ans.
02:17Et puis ensuite, nous assurons, évidemment, pendant toute la durée du bail, la gestion locative.
02:21La gestion locative, des loyers, j'imagine, qui sont indexés sur l'inflation.
02:26Sur l'ILAT, qui est un index spécifique, effectivement, qui prend en compte l'inflation, notamment.
02:30Ça, ça a été un gros moteur de croissance ces dernières années.
02:34Aujourd'hui, l'inflation se stabilise.
02:35Comment se portent les loyers dans ce secteur de la logistique ?
02:39Effectivement, on a bénéficié de quelques années de fortes indexations.
02:43Pour vous donner des chiffres précis, sur 2025, l'indexation moyenne chez Ergan, c'est de plus 3,45%.
02:50Ça sera 0,6% en 2026.
02:54Alors, comment on fait pour augmenter notre revenu locatif ?
02:57Le revenu locatif de 2025 a augmenté, vous l'avez évoqué, de 7%.
03:04Et nous annonçons une hausse des revenus locatifs de 4% en 2026.
03:08Comment fait-on ?
03:09Puisque l'indexation est extrêmement faible.
03:11Tout simplement en développant et en ouvrant de nouvelles surfaces, en louant de nouvelles surfaces.
03:15Donc, l'effet de la mise à disposition de ce patrimoine nouveau permet de favoriser la croissance de nos revenus locatifs.
03:21Ce qui explique en partie notamment cette croissance du résultat net de 13%, parce qu'au final, vous louez différemment, en quelque sorte.
03:28Oui, alors on a bénéficié aussi en 2025 d'un coût de la dette assez bas, qui explique ce décalage, au-delà même de la maîtrise de nos frais généraux,
03:38ce décalage entre la progression des revenus locatifs de plus 7% et la progression du résultat net récurrent de 13%.
03:45La dette, en effet, c'est un sujet, ça pesait sur l'ensemble des foncières, avec la remontée des taux il y a quelques années.
03:51C'est ce qui explique que votre cours de bourse a un petit peu corrigé.
03:53Néanmoins, quand je regarde depuis 2007 et la première séance, on a toujours un parcours qui fait x4 hors dividendes,
03:59sachant bien sûr que les dividendes sont importants dans ce segment des foncières cotés.
04:03Comment aujourd'hui vous regardez l'OAT française, un petit peu le coût du financement,
04:07sachant que là, vous allez devoir vous refinancer dans les années à venir,
04:11à des coûts qui sont forcément supérieurs aux emprunts que vous avez pu octroyer il y a 4-5 ans,
04:15quand les taux étaient à zéro ?
04:17En fait, si on a une certitude, elle est là, effectivement, on ne se refinancera pas au même coût.
04:21Pour vous donner des chiffres précis, évidemment, on a un refinancement à hauteur de 500 millions à opérer cette année.
04:27C'était une obligation souscrite à un taux de 1%.
04:31Donc, effectivement, on va avoir un coût beaucoup plus élevé.
04:34Nous, on vise un taux de l'ordre de 3,5 et on intègre évidemment dans nos projections 26
04:40cette évolution du coût du crédit, comme toutes les autres foncières.
04:44Et l'un des moyens de se désendetter, c'est les cessions d'actifs.
04:47Cessions d'actifs, en septembre, vous avez abandonné partiellement des cessions d'entrepôt logistique
04:54en condition de marché défavorable.
04:57C'est-à-dire que vous n'avez pas réussi à les vendre au prix que vous voulez ?
04:58Est-ce qu'aujourd'hui, le marché s'améliore un petit peu ?
05:01Alors, surtout, il y avait une hypothèque qui a été levée avec la non-refacturation de la taxe foncière à nos locataires,
05:07qui a été un élément assez déterminant dans l'hésitation de l'investisseur qui était prêt à acquérir ce portefeuille.
05:14On est tombé au mauvais moment où ce texte législatif, le projet de loi de simplification de la vie économique,
05:19a intégré cet article qui n'était pas prévu au départ.
05:21Et donc, ça a brouillé, effectivement, nos négociations qui étaient en phase finale.
05:26Et plutôt, effectivement, de revoir à la baisse le prix, on a préféré retirer le portefeuille du marché.
05:32Alors, comment on se désendette ?
05:33Pas seulement en réalisant des cessions, aussi parce que nous, nous avons une partie importante de notre dette qui est amortissable.
05:39Donc, chaque année, on rembourse de l'ordre de 90 à 100 millions d'euros.
05:43Ce qui fait que, naturellement, si on n'emprunte pas, on se désendette.
05:46Et ce qui est exactement le résultat de cette stratégie de désendettement qui aboutit à un ratio LTV de 41% à fin 25.
05:53Est-ce que maintenant que le budget va passer, on l'espère, on verra ce que ça donne aujourd'hui,
05:59vous voyez un petit peu plus de visibilité pour cette année, notamment sur le cadre fiscal ?
06:04Oui, on est comme toutes les entreprises, on attend une stabilité du cadre fiscal.
06:08Et donc, le feuilleton du budget a été, de ce point de vue-là, assez pénible.
06:11Donc, on espère qu'on va rentrer dans une zone un peu plus stable.
06:16Et donc, le moteur de la consommation, notamment, qui est un moteur important pour nos clients,
06:21va redémarrer à un niveau supérieur à ce qu'il est aujourd'hui,
06:25même si, encore une fois, la consommation en France n'est pas déprimée.
06:28Elle n'est pas déprimée ? Ça, vous le voyez aujourd'hui, au niveau de vos clients ?
06:32On a des activités logistiques qui restent soutenues ?
06:35Oui, alors nous, on a la chance d'avoir dans notre portefeuille à peu près de 40% de nos entrepôts dédiés à la consommation alimentaire.
06:40Et cette consommation-là, elle est relativement stable.
06:43Ce qui fait que, de notre point de vue, et du point de vue de nos clients,
06:46on est sur un environnement qui, certes, est quand même assez morose, mais pas déprimé.
06:52Pas déprimé. Parce que, parfois, on entend des filières de la distribution qui disent
06:56que le consommateur, il fait attention dans ses choix, etc.
06:59Pour vous, ça n'a pas d'impact en direct ?
07:01Écoutez, avec la baisse de l'inflation, on voit, a priori, le pouvoir d'achat qui en passe de remonter.
07:07Donc, on peut espérer qu'en 26, on aura un regain de consommation.
07:10Merci beaucoup, Émar de Germain, de nous avoir accompagné ce matin.
07:14Vous êtes secrétaire générale de Argan.
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