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  • il y a 6 heures
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir. nd Soir.

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00:00On va revenir sur cette actualité toujours à l'étranger.
00:04Les mots de Donald Trump ce soir lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche.
00:09Nouvel avertissement du président américain.
00:11Vous allez voir jusqu'où je peux aller sur la question du Groenland.
00:15Il a également répondu à l'invitation d'Emmanuel Macron à un G7.
00:20Il ne compte pas y aller.
00:22Le ton a été plutôt méprisant, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:25On va tout de suite aller retrouver Antoine Delar.
00:27Vous êtes notre correspondant à Washington.
00:30Il en remet une couche sur le Groenland.
00:32Il persiste et signe.
00:33Je vais y aller.
00:34Vous allez voir ce que je suis capable de faire là-bas.
00:39Oui, exactement.
00:41Il y a une chose qui ne change pas chez Donald Trump.
00:43C'est sa volonté d'acquérir le Groenland.
00:45Il l'a encore redit tout à l'heure pendant ce point presse.
00:48Toujours avec le même argument.
00:49A savoir que c'est pour lui une question de sécurité nationale.
00:53Les Etats-Unis ont besoin du Groenland.
00:55Alors Trump, en revanche, reste assez mystérieux.
00:58Et c'est volontaire probablement d'ailleurs sur les façons dont il compte s'y prendre pour atteindre son objectif.
01:05Est-ce que c'est la voie diplomatique ?
01:06Est-ce que c'est la voie militaire ?
01:07Est-ce qu'il est prêt à utiliser la force ?
01:09Il n'a pas répondu directement à cette question tout à l'heure.
01:12Et il laisse planer le doute sur ses intentions.
01:15Il souffle un peu le chaud et le froid sur les moyens qu'il compte employer.
01:18Écoutez.
01:18Nous allons faire en sorte que l'OTAN soit très contente et que nous aussi nous soyons très contents.
01:24Mais nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité et de nationales.
01:29Vous allez voir jusqu'où je peux aller pour acquérir le Groenland.
01:34Alors les médias américains ce soir, plusieurs médias en tout cas, disent qu'à ce stade,
01:42le Pentagone n'a élaboré aucun plan concret pour lancer une invasion du Groenland.
01:49Ce qui est sûr en tout cas, c'est que Donald Trump n'a manifestement pas l'intention de discuter de ce sujet avec Emmanuel Macron.
01:54Vous l'avez évoqué tout à l'heure, il a rejeté la main tendue du président américain
01:58qu'il a invité à passer par Paris après Davos où Donald Trump se rend demain.
02:03Macron l'avait invité pour un G7 exceptionnel et un dîner de travail sur le chemin du retour jeudi.
02:09Finalement, Donald Trump dit qu'il ne se rendra pas à Paris, qu'il ne rencontrera pas Emmanuel Macron.
02:12Il a eu des mots assez méprisants pour le président français en laissant entendre que finalement,
02:16Macron n'avait aucune influence sur ce dossier.
02:19Ce qui est intéressant, c'est que si Trump s'en prend de la sorte à Emmanuel Macron,
02:23c'est parce qu'aux yeux du président américain, le président français est celui qui a un peu pris la tête de la résistance en Europe
02:29face à ces menaces contre le Groenland et en se le payant entre guillemets de cette façon.
02:34C'est aussi un message qu'il adresse au reste des Européens, une façon de les mettre au pas.
02:39Alors qu'on rappelle un peu plus que la nuit dernière, Trump a menacé la France de droit de douane à 200% sur les champagnes et sur les vins.
02:47– Merci beaucoup Antoine Ellard, notre correspondant depuis Washington en plateau.
02:53Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, bienvenue sur ce plateau.
02:57– Bonsoir.
02:57– Didier François, rebonsoir.
03:00– Samy Sfaxi est avec nous.
03:01Vous avez analysé un petit peu les différents tweets de Donald Trump.
03:06Il y est allé ces dernières heures et il n'a pas chômé.
03:10Marc Toiti a des conséquences économiques, Edwige Chevrillon, vous êtes là également, vous qui avez couvert pendant de nombreuses années le sommet Davos.
03:18Demain, Donald Trump d'ailleurs sera à Davos et on attend avec impatience ce qu'il va bien pouvoir dire à ses alliés,
03:25si on peut encore les appeler ses alliés, et Ulysse Gosset qui est toujours avec nous.
03:29Est-ce que, Gérard Longuet, vous êtes inquiet que vous entendez encore les propos de Donald Trump ce soir qui dit
03:35« Sur le Groenland, vous allez voir de quoi je suis capable ».
03:38– C'est une perspective en effet sans limite.
03:42Révolution culturelle, une expression brutale, directe, qui n'est d'ailleurs pas toujours suivie des faits,
03:49parce que c'est un homme qui pèse son risque et qui mesure les dangers.
03:54– Il les mesure vraiment les dangers ?
03:56– Oui.
03:57– Il n'aime pas les engagements des troupes au sol.
04:01Et il a d'ailleurs, il l'a dit, il l'a fait, et il fait des opérations spectaculaires, médiatiquement parlant,
04:09mais engagées d'une façon massive, vous remarquez au Groenland, il n'est pas nécessaire d'avoir des troupes massives.
04:18C'est quand même, il y a un moment où il s'arrête.
04:21– Il y a un moment où il s'arrête.
04:23Donc vous pensez que là, il fait monter l'intention, mais qu'il n'ira pas jusqu'au bout.
04:27– Non, je n'irai pas jusque-là, parce que je ne veux pas être désavoué par quelqu'un qui est totalement imprévisible,
04:35mais le fait est qu'il ouvre beaucoup plus de chantiers qu'il n'enferme.
04:38– Didier François, là-dessus, il l'a redit Donald Trump, et également, je ne pense pas que les Européens vont résister beaucoup,
04:46nous devons avoir le Groenland. Là-dessus, il ne le lâche pas.
04:50– Oui, il a clairement annoncé son objectif, et si l'idée, effectivement, c'est de faire plier les Européens,
04:55ce n'est pas le moment de dire non. Donc, en revanche, on a bien vu qu'il avait compris
05:00quel était, disons, l'arc boutant de l'architecture de défense, entre guillemets, de résistance à ses ambitions.
05:10C'est le Danemark, avec la France, et derrière, on a eu les Allemands, etc., mais on a bien vu que c'était…
05:16– Et les Anglais.
05:17– Et les Anglais, qui étaient… Mais lorsqu'il y a eu le déploiement, oui, avec les Anglais, ça marche pas mal,
05:22mais lorsqu'il y a eu le déploiement pour l'exercice Arctic Light, qui était d'ailleurs un déploiement non pas contre les Américains,
05:31mais bien un déploiement de l'OTAN pour assurer la sécurité du Groenland que Trump dit menacé.
05:36Et donc, c'était bien, on a bien fait nos exercices d'alliés, et on a bien fait notre…
05:41Et donc, il y avait un double engagement. Ça a quand même embêté Donald Trump.
05:44Donc, aujourd'hui, on voit bien qu'il met le paquet pour écarter, il met la pression la plus forte sur la France,
05:50en traitant Emmanuel Macron comme il le traite, en refusant de venir à Paris,
05:54en espérant qu'en tapant celui qui est finalement le plus allant, le leader de la bande,
06:02les autres vont se dire « oulala, oulala, oulala ».
06:04– Alors, attendez, on va revenir sur, évidemment, son tacle à Emmanuel Macron.
06:09Il y allait assez fort aussi ce soir, mais juste avant, voilà, il le répète ce soir,
06:14« j'ai besoin du Groenland », vous le découvrirez quand on lui dit « jusqu'où irez-vous ? ».
06:18Et il s'y voit déjà, il a posté tout un tas de messages générés par l'intelligence artificielle, d'ailleurs,
06:25sur ses réseaux sociaux. Samy, vous êtes allé regarder tout ça.
06:27– Il s'est déchaîné, c'était un vrai déchaînement la nuit dernière, en fait.
06:3011 messages postés la nuit dernière, un véritable fourilège avec « oui, c'est vrai, de l'intelligence artificielle ».
06:36Et depuis, d'ailleurs, il en a remis une couche. Regardez d'abord cette photo du bureau ovale,
06:40ces deux images, celle du mois d'août à gauche, lorsqu'il réunissait les leaders européens sur la question de l'Ukraine.
06:46Eh bien, vous voyez que la carte de l'Ukraine a été remplacée, grâce à l'intelligence artificielle,
06:51par la carte des États-Unis, avec le Canada sous le drapeau américain, rien que ça,
06:56le Groenland et puis le Venezuela. Et finalement, ça ferait le plus grand pays du monde.
07:02Alors, autre message qui forcément nous interpelle, ça, c'était pas cette nuit,
07:06c'était il y a quelques heures sur son réseau social, True Social, il a reposté,
07:10c'est pas lui qui l'a écrit, mais il a reposté un message.
07:13Alors, ça, c'est le SMS, le message privé que le chef de l'État, Emmanuel Macron, lui a envoyé.
07:20Regardez, c'est un message qu'il a révélé alors que c'était un SMS privé,
07:23de la part du président Macron au président Trump.
07:25« Mon ami, nous sommes totalement alignés sur la Syrie.
07:28Nous pouvons faire de grandes choses sur l'Iran.
07:31Je ne comprends pas ce que vous faites concernant le Groenland. »
07:34Ça, c'était un message qu'il a posté cette nuit.
07:36Vous verrez un peu plus tard l'autre message qu'il a posté sur True Social.
07:40Mais bien sûr, ça ne s'arrête pas là.
07:42Il y a ce drapeau qu'il a planté carrément sur le sol du Groenland,
07:49généré encore une fois par l'intelligence artificielle.
07:52Alors, on va le voir dans un instant.
07:54Voilà, tout simplement avec J.D. Vence.
07:57Il plante le drapeau américain.
07:58Et Racubio, absolument, il plante le drapeau américain.
08:02Propagande totale.
08:04Et alors, je rends à César ce qui est à ça.
08:06Julie, tout à l'heure, vous m'avez montré en tout cas une vidéo
08:09qui a été postée sur les réseaux sociaux par une internaute
08:12puisque qui dit propagande dit contre-propagande.
08:15Propagande.
08:16Voilà ce qu'a postée en tout cas cette internaute également.
08:20Les ours polaires qui s'en prennent.
08:22Ça, c'est la suite.
08:23C'est la suite de la première séquence.
08:26Une qui est plus violente où on voit un autre qui est bon.
08:28À cette heure-ci, peut-être que les enfants ne sont pas encore au lit.
08:32Mais bon, voilà.
08:32En tout cas, on a le droit à un florilège de ce genre de choses.
08:36Et puis, bien sûr, tout cela peut prêter à sourire.
08:39Mais en tout cas, quand on regarde les sondages,
08:41on voit bien que la situation est quand même très fracturée aux États-Unis.
08:4675% des Américains quand même sont opposés aux volontés expansionnistes de Donald Trump.
08:51Oui, mais vous avez vu, il a dit, moi, je vais les convaincre, les Américains.
08:54Ça ne lui fait pas peur, finalement.
08:56Oui, alors, très important ce que vous dites
08:58parce qu'en fait, aujourd'hui, c'était le premier anniversaire de Donald Trump.
09:01Non pas de son âge, mais de son deuxième mandat.
09:05Et donc, l'objectif de la conférence de presse,
09:06c'était de dire qu'il avait tout réussi et qu'il était formidable.
09:09Et il a sorti un catalogue de mesures,
09:11toutes meilleures les unes que les autres.
09:13Il a quand même dit, on l'entendra,
09:14mis parenthèses, il a dit,
09:16je suis sûre que Dieu est très fier de moi et de mon travail.
09:19Ça allait jusque-là, quand même, aujourd'hui.
09:20Absolument. Et ça, c'est effectivement l'anniversaire du président Trump.
09:24Deuxième mandat, première année.
09:26Sur le reste, ce qui me frappe quand même,
09:28c'est que sur le Groenland, il dit,
09:29on va avoir de nombreuses discussions à Davos.
09:32Et vous verrez, les Groenlandais seront très contents.
09:35On va trouver un accord.
09:36Ce n'est pas un ton belliqueux.
09:38Certes, il y a toujours cette volonté de contrôler,
09:40de s'emparer du Groenland, au moins sur le plan économique.
09:42Mais ce n'est pas une déclaration de guerre.
09:44Il veut parler. Première chose.
09:46Et deuxième chose, il dit, à propos de l'alliance atlantique,
09:49que tout le monde, effectivement, considère qu'elle pourrait disparaître
09:52si, effectivement, il y avait un envahissement du Groenland.
09:56Il dit, mais personne d'autre que moi n'a fait plus pour l'OTAN,
10:00qui était en état de mort cérébrale.
10:02Ça, c'était Emmanuel Macron qui le disait.
10:03Mais qu'est-ce qu'il veut dire par là ?
10:04Eh bien, parce que finalement, Trump a obligé les Européens
10:08à augmenter leur budget de la défense jusqu'à 5%.
10:12En France, on est autour de 2 et on va y aller à 3, 3,5, puis 5
10:16avec les dépenses dites de sécurité.
10:19Et donc, Trump considère que lui, en fait, il a revivifié l'alliance
10:22avec des budgets militaires conséquents.
10:25Et il considère que ce n'est pas lui qui trahit l'alliance,
10:28mais au contraire, qui la soutient.
10:29Donc, si vous voulez, c'est un discours qui ne change pas sur le fond.
10:32C'est-à-dire qu'il veut toujours, effectivement,
10:34s'emparer des richesses du Groenland pour le bienfait de l'Amérique.
10:37Mais, un, il est prêt à discuter à Davos.
10:40Et deux, il considère que l'alliance existe encore,
10:43ce qui est très important pour les alliés européens.
10:46Il y a un seul chef d'État qui, ce soir, en prend pour son grade,
10:49c'est Emmanuel Macron, puisqu'il a refusé tout net
10:51son invitation à dîner à Paris jeudi soir.
10:54Justement, on va l'écouter, Donald Trump, là-dessus.
10:57Et de le rencontrer pour un G7 improvisé à Davos.
11:00On écoute Emmanuel Macron.
11:02Donald Trump, par exemple.
11:02Est-ce que vous pourriez venir à Paris pour le G7 ?
11:06Non, je ne ferais pas ça.
11:08Non.
11:12Parce que, vous savez, Emmanuel n'y sera pas, il ne sera plus.
11:19C'est un ami à moi, vous savez, c'est quelqu'un de bien.
11:23Mais, il n'est plus là pour très longtemps.
11:30Je veux avoir des réunions avec des gens qui sont vraiment impliqués.
11:35Il faut expliquer le contexte, donc, ce que vous évoquiez, Ulysse Gosset.
11:38Donald Trump a publié un SMS privé de la part d'Emmanuel Macron
11:42qui lui proposait justement ça, qui lui disait
11:45« Viens en sommet du G7 à Paris,
11:48où les Russes, d'ailleurs, seront également invités. »
11:51Ça, c'est assez inédit.
11:53Il a publié ça sur les réseaux sociaux, Donald Trump.
11:55Et voici sa réponse ce soir.
11:58Sur le ton employé par le président américain
12:00envers le président de la République française, quand même.
12:02D'abord, il a vu les secrets de leur conversation,
12:05puisque les chefs d'État se parlent, s'écrivent, etc.
12:08Et là, en publiant le message d'invitation intitulé « Cher ami, Macron parlant à Trump »,
12:15il le rend public sur son réseau social.
12:18C'est une trahison du secret.
12:20Ce n'est pas la première fois que les chefs d'État le font.
12:21Oui, parce qu'il y en a eu d'autres.
12:23Dans une série, justement, un reportage sur Emmanuel Macron,
12:26on voit Emmanuel Macron qui parle à Donald Trump avec le haut-parleur,
12:29et il est filmé.
12:30Voilà, tout à fait.
12:30Donc, ce n'est pas la première fois, mais le signal est donc très clair.
12:33C'est de la réelle politique.
12:35Là, c'est entre alliés.
12:36C'est ça que la différence.
12:37Oui, oui, mais le message était très clair et humiliant.
12:41Le message d'Emmanuel Macron, en fait, il disait non à son invitation,
12:45et il l'a confirmé aujourd'hui.
12:46Ça veut dire qu'entre Trump et son ami Emmanuel,
12:49le courant ne passe plus aussi facilement qu'avant,
12:52même s'il reste un ami.
12:53Mais surtout, ce qui est important, c'est que Trump n'a pas l'intention
12:56de négocier avec le G7.
12:59Or, le G7, il faut le rappeler,
13:01c'est le grand événement international pour la France,
13:04en juin prochain,
13:05et pour Emmanuel Macron, c'est le dernier.
13:07Oui, mais il déteste ça, lui.
13:09Trump décès.
13:10C'est tout ce qu'il déteste.
13:11G7, G20...
13:11Tout à fait, tout à fait.
13:12Ce qui est clair que pour le moment, ça...
13:13En fait, il y a une finale de ce qu'il viendra au G7.
13:16C'est la grande question.
13:18La grande question, c'est ça.
13:20Là, Davos, c'est un événement où Trump va certainement faire
13:23un bilan fantastique de sa première année au pouvoir,
13:26pour son deuxième mandat,
13:27avec tous les hommes d'affaires américains
13:28qui seront réunis autour de lui,
13:30et puis des hommes d'affaires du monde entier.
13:32Mais la question, c'est,
13:33est-ce que Trump viendra au G7 déviant ?
13:35On peut se la poser.
13:36Ce qui est inquiétant, c'est qu'on le voit aujourd'hui,
13:39il y a une vraie inquiétude qui s'installe,
13:41pas seulement sur le Groenland,
13:42parce que moi, je pense effectivement
13:43qu'il y aura certainement un accord,
13:44mais surtout sur les droits de douane
13:45qui sont en train d'augmenter.
13:46On voit les marchés boursiers
13:47qui sont en train de s'effondrer,
13:48que ce soit en France,
13:48mais également aux Etats-Unis.
13:49Donc, il y a quand même une vraie inquiétude.
13:51Et parallèlement,
13:51le dollar qui repart à la baisse.
13:53Donc là, également, c'est inquiétant.
13:54Donc, on a ce discours,
13:55c'est Donald Trump,
13:56qui inquiète, on va dire, le monde.
13:58Mais justement,
13:59comme on l'avait vu à l'époque
14:00des droits de douane sur la Chine,
14:02quand ça va trop loin,
14:03après, il se calme,
14:04il revient en arrière.
14:05Parce qu'il faut repréciser,
14:06il y a une nouvelle salve
14:07qu'il a annoncée, Donald Trump,
14:09qui s'ajoute donc aux droits de douane
14:12de 10%.
14:13Ce sont les 200% sur les vins et les champagnes.
14:16Il y avait 15% qui vont depuis l'été dernier.
14:20la plus 10% et peut-être plus 40%
14:22au mois de juin.
14:23Et là, maintenant, effectivement,
14:23il y a sur les vins spiritueux,
14:25l'action LVMH, d'ailleurs,
14:27qui s'est complètement effondrée
14:28encore aujourd'hui.
14:28Donc voilà.
14:29Ça a déjà des conséquences.
14:30Peut-être qu'on peut écouter
14:31ce que dit Emmanuel Macron à ce sujet.
14:34Le ton est très ferme,
14:35le ton du président de la République.
14:36Voilà, je préfère le respect à la brutalité.
14:55Message direct à Donald Trump,
14:58Ulysse Gosset.
14:59Est-ce qu'on peut encore parler d'allier ?
15:01La question lui a été posée à Emmanuel Macron
15:03et la réponse n'est pas très claire.
15:05Alors, sur le plan militaire,
15:06encore une fois,
15:07Donald Trump met en avant
15:08ce qu'il a fait pour la survie de l'OTAN,
15:10premièrement.
15:11Mais effectivement,
15:12si Trump s'attaque au Groenland,
15:13l'alliance n'existe plus.
15:16Sur le plan commercial,
15:17il a redit aujourd'hui à la Maison-Blanche
15:18qu'il soutenait sa politique de droit de douane.
15:21Or, elle est contestée aux États-Unis même
15:23par la Cour suprême,
15:24qui doit rendre un verdict
15:26qui devait d'ailleurs avoir lieu aujourd'hui,
15:29qui n'est pas venu.
15:30Mais cette incertitude, justement,
15:31laisse planer un doute,
15:32alors que Trump attendait un soutien ferme
15:35des juges suprêmes américains.
15:37Donc, on voit que c'est un problème.
15:38Mais lui considère que c'est une bonne façon
15:40de faire du business
15:41et il affirme que ça rapporte
15:43des milliards de dollars à l'économie américaine,
15:45que l'inflation s'est finie,
15:46que Joe Biden,
15:48c'était le responsable
15:49de tous les malheurs de l'Amérique
15:50sur le plan économique
15:51et que grâce à lui,
15:52le pays va mieux.
15:53Oui, enfin, le problème,
15:54c'est qu'on voit que les Américains
15:55ne sont pas convaincus.
15:56Et en tous les cas,
15:56même, il l'a reconnu
15:58dans sa conférence de presse
15:59lorsqu'il a dit
15:59« Je vais réussir à convaincre.
16:01Les Américains ne me croient pas. »
16:03Mais il est vrai que
16:04l'économie américaine,
16:05moi, je vous le dis,
16:05se porte beaucoup mieux
16:06qu'avec Joe Biden,
16:07que sous Joe Biden.
16:08Mais il a reconnu
16:09que les Américains
16:10ne le savaient pas.
16:10Ils ne sont pas du tout convaincus
16:12par la politique menée
16:14par Donald Trump.
16:15Et ça, c'est un point
16:16quand même très important
16:17parce qu'on le voit
16:17sur le Greenland,
16:18on en parlait hier soir,
16:19il n'a pas non plus
16:20le soutien de l'opinion américaine.
16:22Il y a un problème
16:23sur les succès
16:24et notamment la question
16:25du pouvoir d'achat
16:25qui était au cœur
16:26de la campagne présidentielle
16:27de Donald Trump.
16:28Là, on voit bien
16:29qu'il n'a pas encore
16:30le support,
16:30mais même pas du tout
16:31le support des Américains.
16:32Sur l'immigration,
16:33il fait 50-50.
16:35Oui, mais sur le pouvoir d'achat,
16:37il a réussi économique.
16:38Et il y a quand même
16:39un problème,
16:40c'est que Marc-Lautier
16:41le disait,
16:42mais j'interprète ça
16:43d'une autre manière,
16:44c'est que le dollar
16:45est faible
16:46et on voit
16:47qu'il commence
16:47à avoir des pressions
16:49sur les marchés.
16:50Donc, souvenez-vous,
16:51la fois où il a dû reculer
16:53Donald Trump,
16:54c'est la fois où, en fait,
16:55les marchés
16:56ont été très menaçants
16:57et on lui a dit
16:58attention,
16:59si tu continues comme ça,
17:00ça va être la catastrophe
17:01pour l'économie américaine.
17:01Donc, c'est seulement
17:02s'il réalise
17:03qu'il y a des conséquences
17:04sur l'économie américaine
17:05qui se peut le retenir.
17:06Il a des marchés financiers
17:07qui sont quand même
17:08très, on va dire,
17:10très tendus
17:10sur l'agressivité
17:13de Donald Trump
17:13et les résultats
17:14que ça donne.
17:15Donc, de ce point de vue-là,
17:16je pense qu'il ne faut pas
17:17non plus
17:18lui dresser
17:19des couronnes
17:20de lauriers
17:21avant l'heure.
17:21C'est surtout business
17:22qui le prennent toujours.
17:23C'est-à-dire que Trump,
17:24effectivement,
17:24avant tout,
17:25c'est l'activité économique
17:28qui est là.
17:28Par contre,
17:29il y a quand même
17:29des résultats
17:30sur le déficit extérieur américain
17:32qui se réduit,
17:32l'exportation chinoise
17:33vers les États-Unis
17:34qui ont baissé 30%.
17:35Oui, mais pour les Américains,
17:35ce n'est pas de ça qu'ils comptent.
17:36C'est leur souvoir d'achat.
17:38Mais le pouvoir d'achat,
17:39également,
17:39l'inflation est un petit peu baissée.
17:40Ah ben si.
17:41Ce qui veut dire que,
17:41globalement,
17:43ce n'est pas encore,
17:44évidemment,
17:44l'euphorie qu'il avait annoncée,
17:45mais néanmoins,
17:46il prend des risques.
17:47Mais néanmoins,
17:47ça commence à fonctionner.
17:48Par contre,
17:49ceux qui paillent aujourd'hui,
17:52malheureusement,
17:52ce sont les Européens
17:53où là,
17:54les exportations chinoises
17:54vers l'Europe
17:55ont augmenté de 15% malheureusement.
17:57Donc là,
17:58ça commence à faire cher.
17:58Gérard Longuet,
17:59je voulais vous entendre
18:00quand même sur les mots
18:01de Donald Trump
18:02à l'égard d'Emmanuel Macron
18:03qui dit
18:03son invitation
18:05à participer au G7
18:06n'a que peu d'importance
18:07puisqu'il ne compte plus,
18:09Emmanuel Macron.
18:09Il y a NG Chormuz
18:10qui dit que les pays,
18:12les puissances
18:13n'ont pas d'amis,
18:14elles ont des intérêts.
18:16Et l'erreur,
18:17il n'est pas le seul,
18:19il n'est pas le premier,
18:20il ne sera sans doute
18:20pas le dernier,
18:21commise par notre président
18:22de la République
18:23en matière de relations
18:24internationales,
18:25c'est que vous ne pouvez pas,
18:27sauf si vous avez fait la guerre
18:28avec les gens
18:28pendant une circonstance
18:30exceptionnelle,
18:31vous ne pouvez pas établir
18:33des relations amicales.
18:35Elles ne peuvent pas
18:37fonder
18:38un équilibre
18:41entre deux grandes puissances,
18:42la France est une
18:43grande puissance
18:44moyenne aujourd'hui,
18:46les Etats-Unis
18:46sont la première puissance,
18:48mais entre chefs d'Etat,
18:50il n'y a pas de copinage,
18:51il y a des intérêts.
18:51Voilà, ça va au-delà.
18:52Et il faut être tout le temps
18:53en garde.
18:54Et là, je crois
18:55que le président français
18:56a peut-être été imprudent,
19:00persuadé que son charme,
19:01qui est réel en général,
19:02pourrait fonctionner
19:03en toutes circonstances.
19:06Il a essayé avec Poutine,
19:07on connaît les résultats,
19:08et manifestement,
19:09avec Trump,
19:10ça ne marche pas.
19:11On va aller retrouver
19:12Élise Phillips.
19:13Vous êtes au Groenland.
19:14Est-ce qu'il y a déjà
19:15des premières réactions
19:16aux mots de Donald Trump
19:17ce soir ?
19:17Vous allez voir jusqu'où
19:18on peut aller.
19:19Et bien, pour l'instant,
19:25pas de réaction officielle,
19:26en tout cas,
19:26de la part des membres
19:27du gouvernement groenlandais,
19:29mais on imagine
19:29à quel point ces mots
19:31ont dû encore une fois
19:32choquer la population,
19:34parce qu'en même temps,
19:35c'est vrai que le message
19:35de Donald Trump
19:36a été assez ambivalent
19:37lors de cette conférence
19:38de presse.
19:39Il a commencé par dire,
19:40par réitérer sa volonté
19:41de s'emparer du Groenland
19:42en disant
19:43« vous allez voir ».
19:44Et en même temps,
19:45le président américain
19:46a aussi dit
19:46que les choses
19:47allaient s'arranger,
19:48qu'il allait parler
19:49aux Groenlandais
19:50et que quand il le ferait,
19:51eh bien,
19:51il serait content.
19:52Ça, ce n'est pas sûr du tout
19:53parce que depuis
19:54plusieurs semaines maintenant
19:56et chaque jour un peu plus,
19:57eh bien, à chaque fois
19:57que le président américain
19:58prend la parole,
20:00ça a tendance à irriter
20:01la population groenlandaise
20:02qui ne comprend toujours pas
20:04pourquoi le président américain
20:06veut s'emparer
20:06de leur pays.
20:07Ici, à Nook,
20:08la vie continue
20:09plutôt normalement
20:10avec des habitants
20:11qui continuent encore une fois
20:13de vivre à peu près
20:14normalement et sereinement.
20:16Mais en même temps,
20:17il y a tout de même
20:17cette inquiétude
20:18dont on parle beaucoup
20:19et dont surtout
20:20les habitants nous parlent
20:21à chaque fois
20:22que l'on discute avec eux.
20:24Eh bien,
20:24ils nous disent
20:25avoir des mots
20:26assez durs
20:27envers le président américain.
20:28Ils nous disent
20:29que selon eux,
20:29Donald Trump est fou,
20:30est un tyran,
20:31est un danger
20:32pour la démocratie.
20:34Et même si Donald Trump
20:35tout à l'heure a dit
20:35qu'il allait leur parler,
20:36eh bien,
20:37pas sûr que ça convainque
20:38ces Groenlandais
20:39qui, encore une fois,
20:40n'ont pas du tout envie
20:42d'entendre
20:42le président américain
20:43essayer de les convaincre
20:44sur ce sujet
20:45parce que pour eux,
20:46jamais leur pays
20:47ne fera partie
20:48des Etats-Unis.
20:49Merci beaucoup,
20:49Élise Phillips,
20:50avec Sonia Reynaud
20:50derrière la caméra.
20:51Didier François,
20:52sur la militarisation
20:54à laquelle on assiste
20:55en ce moment
20:55au Groenland.
20:56En fait, étonnamment,
20:59ce qui a été joué
21:00lors de l'exercice
21:02avec les Danois,
21:04les Français,
21:05les Allemands
21:06et les Suédois,
21:09voilà,
21:10a coupé,
21:12je puis dire,
21:13l'herbe,
21:13en tout cas la glace
21:14sous les pieds
21:15de Donald Trump.
21:16Et c'est ça
21:16qui lui pose problème
21:17aujourd'hui.
21:17C'est pour ça
21:18qu'on revient
21:19sur les questions économiques
21:20et sur les menaces diplomatiques.
21:22En fait,
21:22le Groenland,
21:23c'est très grand,
21:24mais il y a
21:25quelques points d'appui
21:26qui sont très importants
21:27et ce qui a été fait là
21:28avec les Français
21:29et aujourd'hui
21:30avec les Danois
21:31qui sont en train
21:32de déployer
21:33des troupes sur place,
21:34c'est que les points
21:34importants
21:36ont été de fait saisis.
21:38Et ce qui était normal,
21:40ce n'était pas d'ailleurs
21:40contre les Américains,
21:41c'était pour normalement
21:42assurer les capacités
21:45de défense
21:45du Groenland
21:46face aux menaces
21:47russes et chinoises.
21:48Dans le cadre de l'OTAN.
21:48Dans le cadre de l'OTAN.
21:50Désormais,
21:51ces quelques points d'appui
21:52absolument nécessaires
21:53au déploiement
21:55sur le Groenland
21:58sont occupés
21:59par l'armée groenlandaise
22:00avec l'appui,
22:02par l'armée danoise
22:04avec l'appui
22:05entre autres des Français
22:06qui sont encore là-bas
22:07et qui planifient là-dessus.
22:09Donc aujourd'hui,
22:10en fait,
22:11c'est pour ça que,
22:12et ce qui est vrai,
22:13les Américains,
22:14ils n'ont pas de planification militaire
22:15pour prendre le truc
22:16puisque c'est déjà occupé.
22:18Voilà.
22:18Donc à moins de venir,
22:20d'attaquer,
22:20de prendre
22:21ou de tirer
22:22ou d'arrêter,
22:24en fait,
22:24il n'y a pas de possibilité
22:25de faire un déploiement militaire
22:26rapide et comme ça
22:28qui dirait
22:29ben voilà,
22:29on plante les drapeaux.
22:30Ça n'existe plus.
22:31Cette option-là
22:31a été enlevée
22:33à Donald Trump.
22:34S'il veut y aller,
22:35maintenant,
22:35il est obligé
22:35de monter d'un cran.
22:36Et là,
22:37pour le coup,
22:37c'est la fin de l'OTAN,
22:38c'est un problème
22:39à la politique internationale
22:40énorme,
22:41c'est un problème
22:41de politique intérieure,
22:42etc.
22:42D'où cette poussée
22:46extrêmement forte maintenant
22:47parce que c'est la première
22:48puissance militaire
22:49qui ne peut pas utiliser
22:50toute sa force militaire.
22:51La première puissance économique
22:53va tenter d'utiliser
22:54toute sa force économique
22:55pour nous faire céder.
22:57Eh bien,
22:57de la même manière
22:58qu'on a fait un peu
22:59de la guérilla,
23:00du faible au fort
23:00sur la question militaire,
23:02la question aujourd'hui,
23:03c'est de faire un peu
23:04de la guérilla,
23:05du faible au fort
23:05sur la question économique
23:07et de montrer,
23:07comme l'avaient fait
23:08les Brésiliens
23:08ou comme l'ont fait
23:09les Chinois,
23:10à Donald Trump
23:11que nous attaquer
23:12économiquement
23:12va lui coûter
23:14finalement suffisamment cher
23:15pour que ça gueule
23:16chez les Mayas
23:17parce qu'il va se prendre
23:18de l'inflation,
23:19etc.
23:19Et que finalement,
23:20à la fin des fins,
23:21peut-être qu'il vaut mieux faire
23:22comme avec l'Iran,
23:23c'est pas y aller tout de suite
23:24et trouver une autre solution.
23:25En fait,
23:26on est dans une logique
23:26de dissuasion
23:27du faible au fort.
23:28On va pas aller...
23:29Parce que pour se faire,
23:30il faut une Union européenne.
23:31Et pour se faire,
23:31c'est mieux.
23:32Et c'est bien pour ça
23:33qu'il tape.
23:34C'est bien pour ça
23:35qu'il tape comme un sourd
23:37sur Emmanuel Macron
23:38en disant je vais faire un exemple
23:39et je vais faire peur
23:40à tous les autres dirigeants européens.
23:41C'est ça l'astuce.
23:42Il essaie de le diviser
23:43comme le fait
23:44qu'il ait mis les sanctions
23:46que sur 8 des 27
23:47pour essayer de séparer
23:49les Hongrois,
23:50les Italiens
23:51qui vont se dire
23:51oulala, oulala, oulala.
23:52Donc évidemment
23:53que c'est ça le sujet.
23:54Mais en fait,
23:55on peut résister.
23:57Encore une fois,
23:58personne,
23:58ni en Europe,
23:59ni en Etats-Unis
24:00ne veut une guerre totale
24:02parce que tout le monde
24:03le paiera.
24:03Et comment peut-on résister alors ?
24:05Eh bien à part des petites...
24:06En montant.
24:06C'est la disposition de Donald Trump.
24:08On est unis.
24:09Il y a un franc uni.
24:10En faisant payer.
24:10Il y a la menace
24:11de la riposte quand même.
24:13Économique.
24:13Il est clair qu'aujourd'hui
24:14l'Europe a pris conscience
24:16du danger.
24:17C'est déjà formidable.
24:18Oui, on en était loin.
24:20On en était très loin
24:21comme le dit Gérard Longuet.
24:22Donc c'est un premier pas,
24:23une prise de conscience.
24:24Maintenant...
24:25Elle a pris conscience
24:26de quel danger concrètement ?
24:28Eh bien...
24:29Le rapport de force
24:29avec les Etats-Unis.
24:30Les Etats-Unis,
24:31est merveilleux.
24:32Elle a pris conscience
24:33que l'Europe pouvait être
24:35affaiblie encore plus
24:37par une démonstration
24:38de force de Donald Trump
24:39au Groenland
24:40qui serait catastrophique
24:41pour l'Union de l'Europe
24:43en général
24:43et pour l'Alliance Atlantique
24:45également.
24:46Donc,
24:47que faire maintenant ?
24:48Il y a la prise de conscience
24:49d'un danger.
24:51L'Amérique n'est plus
24:51l'allié que l'on a connu
24:53jusqu'à l'arrivée
24:54de Donald Trump
24:55à la Maison Blanche.
24:56Qu'est-ce qu'on fait avec ?
24:57Est-ce que c'est toujours
24:58un allié ou pas ?
24:59Et quelle est la riposte ?
25:00La riposte,
25:01ça peut être,
25:02par exemple,
25:02comme le fait
25:03le Parlement européen,
25:04de geler l'application
25:06de l'accord commercial
25:07conclu entre les Etats-Unis
25:08et l'Europe
25:09qui prévoit
25:10une augmentation
25:11de 15%
25:12des droits de douane.
25:13Donc ça,
25:13c'est une mise en garde.
25:15Mais ça peut être aussi...
25:16N'oublions pas
25:16que dans cet accord,
25:18il y a la vente
25:18d'hydrocarbures
25:19très importante
25:20des Etats-Unis
25:21à l'Europe.
25:22Il y a aussi
25:22des investissements
25:23de plusieurs milliards,
25:24dizaines de milliards
25:25des Européens
25:26aux Etats-Unis.
25:27qui n'ont pas eu lieu
25:29mais ils ne pouvaient pas
25:29avoir lieu
25:29puisque l'accord
25:30n'était pas ratifié.
25:32Donc là,
25:32si vous voulez,
25:32c'est quand même
25:32des choses très concrètes.
25:33C'est-à-dire que ça va peser
25:34quand même
25:35sur l'économie américaine
25:36dans les deux sens.
25:38Est-ce que Trump
25:38voudra aller encore plus loin ?
25:40Moi, je suis frappé
25:40par le ton qu'il a adopté
25:42dans la conférence de presse
25:42en disant
25:43il y a beaucoup de discussions
25:44qui vont avoir lieu,
25:45je suis sûr
25:46qu'on va trouver un accord.
25:47Est-ce que ça va se produire ?
25:48On ne sait pas.
25:49Et puis en plus,
25:49il peut changer d'avis.
25:51Mais néanmoins,
25:52les Français...
25:52Oui, il reste dans le dialogue.
25:54C'est aussi ce qu'on retient
25:54de la conférence de presse
25:55ce soir.
25:56Il y aura beaucoup
25:56de réunions à Davos.
25:58Donc à Davos,
25:59demain,
25:59il faut s'attendre
25:59à un grand show
26:00de Donald Trump.
26:01Vous savez qu'il arrive,
26:02Edwige nous en a parlé hier,
26:04avec une délégation massive,
26:05250 personnes.
26:07Donc c'est Air Force One,
26:08les limousines,
26:10les grands patrons
26:11de l'économie américaine,
26:12les grands patrons
26:13du Net,
26:14du GAFA,
26:14tous ces ministres,
26:17des gouverneurs,
26:18des sénateurs.
26:19Donc ça va être
26:20un show américain.
26:22La puissance
26:22qui va être déployée
26:24dans les montagnes suisses
26:25va faire fondre la glace
26:26et Trump voudra
26:28envoyer un message.
26:29Est-ce qu'à cette occasion,
26:31il va peut-être trouver
26:33une possibilité d'accord ?
26:34On verra.
26:35Mais en tout cas,
26:36l'Europe est prête
26:36et elle va maintenant
26:38montrer ou pas
26:39si elle est capable
26:40de faire face
26:41à ce qui est
26:42un vrai moment de vérité.
26:43En tout cas,
26:43Donald Trump,
26:44est très fier
26:44de ses multiples opérations
26:48un peu partout
26:48sur la planète
26:49et qu'il le dit,
26:50Dieu est très sûrement
26:51fier de moi.
26:52On écoute
26:53le président américain.
26:55Vous aviez dit
26:56que Dieu,
26:56vous avez fait gagner
26:57l'élection
26:58pour sauver le monde.
27:01Est-ce que Dieu
27:02est fier de vous ?
27:03Oui, je crois que Dieu
27:04est très fier du travail
27:05que j'ai accompli.
27:08Nous protégeons
27:09des gens qui sont tués,
27:11des chrétiens,
27:13des juifs,
27:14beaucoup de gens
27:15sont protégés
27:16par moi
27:17qui n'auraient pas
27:17été protégés
27:18par un autre.
27:20Franchement,
27:20ces propos-là sont dingues,
27:21Ulysse Gosset.
27:22Oui, mais ça reflète aussi
27:24d'abord l'électorat
27:25de Donald Trump,
27:26évangélique,
27:26qui a permis son élection.
27:27Ça reflète son engagement
27:29aux côtés d'Israël.
27:30Ça reflète son engagement
27:31pour les chrétiens,
27:32par exemple,
27:33de République du Congo
27:34ou du Nigeria.
27:34c'est vrai qu'il mène
27:36un combat,
27:37je dirais,
27:38messianique.
27:39N'oublions pas quand même
27:40que c'est un président
27:41qui a échappé
27:42à une tentative d'assassinat
27:43et qui considère
27:45qu'il a été sauvé
27:45par la grâce divine.
27:47Vous savez,
27:47ce petit mouvement de tête
27:48qui fait que la balle
27:49passe sur le côté droit,
27:51effleure son oreille,
27:52mais il est finalement
27:54un survivant,
27:55un miraculé.
27:56Et ça,
27:56ça a marqué
27:57sa personnalité.
27:58Aujourd'hui,
27:58il se voit comme tout puissant
28:00et il a dans son esprit
28:01l'idée qu'il est capable
28:03d'imposer
28:04au reste du monde
28:06cette puissance américaine.
28:07En tout cas,
28:08sur l'hémisphère
28:09nord-américain
28:09et sud-américain
28:10qui va,
28:11on le rappelle toujours
28:12mais c'est important,
28:13de l'Arctique
28:13jusqu'à la Terre de Feu.
28:15Là-dessus,
28:16Didier François,
28:17Dieu peut être fier de moi.
28:19On parle quand même
28:20du président américain
28:21depuis la Maison-Blanche
28:23à une conférence de presse
28:24qui assume
28:25complètement
28:27cette politique
28:30en roue libre.
28:32En fait,
28:32il n'a jamais caché
28:34le fait qu'il avait
28:35fait campagne
28:36en pensant
28:37qu'il était
28:38l'élu,
28:39enfin en tout cas
28:40le candidat
28:41des religieux
28:42et des ultra-religieux.
28:44Et il a toujours fait
28:45dans sa campagne
28:45et il pense en plus
28:46qu'il est miraculé.
28:48Je rappelle que...
28:49Alors,
28:49miraculé judiciaire.
28:52Donc,
28:52pour lui,
28:53c'est son monde en fait.
28:55Mais la façon
28:56dont il nous parle,
28:56oui,
28:57effectivement,
28:58c'est compliqué
28:58parce qu'on n'est pas
28:59dans sa tête
28:59et qu'on n'est pas
29:00dans son monde.
29:01Après,
29:02ce que disait Gérard Longuet,
29:03il avait raison,
29:05c'est que néanmoins,
29:07dans son monde,
29:08il a des logiques
29:09et une de ces logiques,
29:11c'est quand même
29:12la logique de calculer
29:13ce que ça lui coûte
29:14en termes politiques.
29:16Et par exemple,
29:16typiquement...
29:17Il calcule le risque.
29:18C'est ça qui est toujours intéressant.
29:19Et le calcul de risque,
29:20il est réel.
29:21Typiquement,
29:22sinon,
29:23il déclare
29:23que l'aide arrive
29:25aux manifestants iraniens
29:26publiquement,
29:27allez-y les gars,
29:28etc.
29:29Mais 6 heures,
29:30même pas quoi.
29:31Trois heures après,
29:32il sort de réunion
29:32avec ses chefs d'état-major
29:34qui disent
29:34chef,
29:35vous allez rire,
29:35mais on n'a pas les moyens.
29:37Et ni une ni deux,
29:38il dit,
29:38ils ont arrêté
29:38de prendre les gars,
29:39on n'y va pas.
29:40Donc,
29:40quand il faut reculer
29:42parce que le calcul de risque
29:43fait qu'il pensait
29:45qu'il allait s'engager
29:45dans un conflit
29:46qui finalement
29:47allait lui coûter cher
29:48politiquement en interne,
29:50pas avec nous.
29:51Nous,
29:51il n'en a strictement
29:52rien à faire.
29:53Il s'essuie les pieds
29:54sur nous
29:54comme sur des paillassons.
29:55Mais voilà.
29:56En revanche,
29:57sur sa base électorale,
29:58à la veille des midtermes,
30:00ça va être un calcul
30:01de cette nature-là.
30:02Est-ce qu'être ferme
30:03sur le Groenland,
30:05comme il est ferme
30:06sur sa conférence de presse,
30:07comme l'a bien rappelé Ulysse,
30:09c'est une conférence de presse
30:10d'abord pour les Américains,
30:11ce n'est pas pour nous.
30:12C'était immigration,
30:14mais alors à fond,
30:15sur regarder,
30:16moi je renvoie
30:16des tueurs,
30:18des salauds,
30:18des violeurs à la tour de bras,
30:20soutient à sa police
30:22qui a tué la nana,
30:23sur le thème Minnesota.
30:25L'économie,
30:26l'inflation.
30:27L'inflation.
30:28À chaque fois qu'il a parlé
30:29des droits de douane,
30:30c'est l'inflation.
30:31Et lui,
30:32il a les midtermes
30:33en ligne de mire.
30:35Soit il pense
30:36qu'en étant ferme
30:37et en faisant,
30:37en roulant des mécaniques,
30:38en écrasant l'Europe,
30:40ça va mobiliser
30:40et en tapant sur les Français,
30:42ce qui est l'air de rien
30:42pour une partie de sa base
30:43et pas mal,
30:44donc ça va lui rapporter
30:45quelque chose.
30:45Soit il pense
30:46que s'il rentre dans quelque chose
30:48soit sur le plan militaire,
30:50soit sur une vraie cogne économie
30:51qui va faire remonter
30:52l'inflation
30:53et il perd les élections,
30:54là c'est la cata.
30:55Donc lui,
30:56c'est pour ça que nous,
30:57enfin,
30:58quand on fait,
30:59je pense qu'en économie,
31:00c'est la même chose
31:01qu'à la guerre,
31:02il faut voir quel est
31:03le point de gravité
31:03de son ennemi.
31:04Le point de gravité de Trump,
31:06c'est son rapport
31:07à sa base électorale
31:09et son économie.
31:10Donc il ne faut pas
31:11aller le taper
31:11là où il est le plus fort.
31:12On ne va pas aller le taper
31:13sur les GAFA
31:13où il nous écrase.
31:14On ne va pas aller le taper
31:15sur les krugs militaires
31:16où il nous écrase.
31:17Il faut aller le taper
31:18là où il est faible.
31:19Là où ça l'embête.
31:20Justement,
31:21sur un certain...
31:22Il y en a,
31:22typiquement,
31:23ce qu'avait préparé quand même
31:25parce qu'on a des diplomates
31:26qui ne sont pas non plus
31:27totalement des manches,
31:28ce qu'on a réussi à faire
31:28sur Groenland,
31:29c'est de taper sur les États
31:30et les industries
31:32où pour le coup,
31:33les retours
31:34pourraient faire monter
31:35l'inflation
31:35parce que l'air de rien,
31:37mettre du...
31:38Alors sur le champagne,
31:39ce n'est pas grave,
31:40ils ont du vin là-bas,
31:41ils peuvent le rattraper.
31:42Il est moins bon que le nôtre.
31:43Mais il est moins bon,
31:44ça certes.
31:45C'est pour ça qu'ils en achètent
31:46beaucoup en France.
31:46C'est pourquoi on prend
31:48toujours l'exemple
31:48du fait qu'on a baissé là-dessus.
31:50Mais je voudrais remarquer
31:51que sur les avions,
31:52par exemple,
31:52on a augmenté de 26%
31:53depuis les droits de douane.
31:55Sur la question de la chimie,
31:56on a augmenté de 25%
31:57depuis les droits de douane
31:58parce que ce sont des chaînes
31:59de valeur qui sont difficiles
32:01à basculer.
32:02Donc c'est là-dessus
32:02qu'il faut y aller.
32:03Je suis d'accord avec toi ?
32:04Comme vous l'avez bien dit,
32:05c'est que la clé aux États-Unis,
32:07c'est l'emploi.
32:07C'est le chômage.
32:08Donc le chômage a un petit peu
32:09augmenté,
32:10mais il est encore à 4,4%.
32:12Ça reste de plein emploi.
32:13Comme vous voyez,
32:13la variation des salaires,
32:15on est autour des 3,5% par an.
32:17C'est là qu'il faut viser.
32:17Ça reste quand même
32:18pour l'instant positif.
32:20Après, ça peut tout à fait
32:21s'inverser, bien entendu.
32:21C'est ça qu'il faut viser.
32:22Mais pour le moment,
32:23il réussit à préserver
32:24cette dynamique américaine.
32:25C'est ça qu'il faut viser.
32:26Avec l'investissement,
32:27avec l'innovation.
32:30Par contre,
32:30si effectivement,
32:31il y a un retournement
32:32du marché du travail,
32:33alors là,
32:33c'est très dangereux.
32:34Et donc,
32:34c'est là où il prend risque.
32:35Et même sur le dollar,
32:36parce que si le dollar
32:36baisse trop,
32:37ça fait augmenter
32:38le prix des produits importés.
32:40Donc ça fait augmenter
32:40l'investissement.
32:41Donc il prend des risques énormes.
32:42Ça, c'est sûr.
32:42On va se prendre des tartes,
32:43mais il faut savoir...
32:44Menace de droits de douane,
32:45menace de droits de douane,
32:47Samy,
32:47de 200% sur les vins
32:48et les champagnes.
32:49Concrètement,
32:50quelles seraient les conséquences ?
32:51Personne n'a y gagné
32:52dans cette histoire,
32:53puisque finalement,
32:54ces droits de douane,
32:54200%,
32:55alors les exportateurs français,
32:58en tout cas,
32:58les producteurs,
32:59nos viticulteurs,
33:00eux,
33:00ils voient ça quand même
33:01avec la sirène
33:02et les alertes rouges,
33:03parce qu'on a fait,
33:05justement,
33:05exemple à l'appui,
33:06je vais vous montrer,
33:07une bouteille de vin
33:08que vous achetiez,
33:09enfin,
33:09qu'aux Etats-Unis,
33:10on achetait avant
33:11une dizaine de dollars.
33:13Depuis 2025,
33:15vous savez,
33:15il y a ces droits de douane
33:15de 15%
33:16sur les spiritueux
33:18et sur les vins.
33:19Cette bouteille,
33:20elle est passée
33:20à 11,50 dollars.
33:21Si on passe demain
33:23à 200%,
33:24ça passe à 34,50 dollars.
33:28Qui,
33:28quel Américain
33:29va acheter une bouteille
33:29qui était censée acheter
33:3010 dollars ?
33:3134,50 dollars.
33:32Donc,
33:32personne.
33:33Pareil,
33:33on a pris un deuxième exemple.
33:35Alors là,
33:35c'est plutôt sur un grand cru.
33:38Voilà,
33:38une bouteille à 500,
33:39600 dollars
33:40aux Etats-Unis,
33:42bouteille d'excellence.
33:44Si on met 200%
33:45de droits de douane,
33:46c'est une bouteille
33:46à 1 800 dollars.
33:47Voilà,
33:48donc ça n'a pas de sens.
33:48Personne n'a y gagné,
33:49ni les viticulteurs,
33:51ni les Américains
33:51qui sont friands quand même
33:52de nos vins.
33:53Le champagne,
33:54non plus.
33:54Il y a beaucoup de riches,
33:55là-bas.
33:55Il y a beaucoup de riches.
33:57Mais je veux dire,
33:57ils se tourneront sans doute,
33:58ils se tourneront sans doute,
34:01comme le dit Didier absolument,
34:02sur leur production.
34:04Ah,
34:04regardez,
34:04champagne,
34:05voilà,
34:05une champagne,
34:05une bouteille à 48 dollars,
34:06vous la paierez 170 dollars.
34:08Donc,
34:08il n'y a pas de cohérence
34:09dans tout ça.
34:10Personne n'a y gagné.
34:11Et alors,
34:12pour nous,
34:12Français,
34:13ce chiffre,
34:14les Etats-Unis,
34:14quand même,
34:15qui sont le premier marché
34:16à l'export
34:17pour le champagne français.
34:19Donc,
34:20il y a quand même
34:20un risque,
34:21un réel.
34:22Déjà que les 15%,
34:23ça leur a fait très mal.
34:25200%,
34:25voilà,
34:26clairement.
34:26Mais pour la France,
34:27n'oublions pas que,
34:28quand on regarde nos exportations
34:29vers les Etats-Unis,
34:30c'est à peu près 7,5%
34:32de nos exportations.
34:33Donc,
34:33ce n'est pas dramatique.
34:34On est autour
34:35des 0,2,
34:360,3,
34:37820 millions d'euros.
34:38Mais par contre,
34:39comme il n'y a pas de croissance,
34:41le moindre dixième
34:42de point de croissance,
34:43pour nous,
34:43les Français,
34:44j'entends,
34:44ça compte.
34:45Et donc,
34:45c'est ça qui est dramatique.
34:46On a le secteur agricole
34:47qui se porte déjà très très mal.
34:49Si on ajoute effectivement cela,
34:51ça va aggraver la situation.
34:53Et donc,
34:55c'est très dangereux
34:56d'un point de vue relatif.
34:57Ça va peut-être plus dangereux
34:58pour nous que pour les Etats-Unis
34:59où effectivement,
35:00ils pourront se retourner
35:00vers d'autres produits.
35:01Et ne l'oublions pas,
35:02là aussi,
35:03il y a un mouvement aujourd'hui
35:03aux Etats-Unis
35:04de réindustrialisation.
35:05Ce que nous n'avons toujours pas
35:07chez nous,
35:07malheureusement,
35:07parce qu'on augmente les impôts.
35:09Donc évidemment,
35:09en augmentant les impôts,
35:10on ne va pas réindustrialiser le pays.
35:11Et on comprend mieux, Marc,
35:11pourquoi ces derniers jours également,
35:13l'entourage de Donald Trump
35:14remettait en cause
35:15le label champagne,
35:17les différents,
35:18justement,
35:19nos différents terroirs
35:25malheureusement.
35:26Il s'en prend à la France,
35:27il s'en prend à Emmanuel Macron.
35:28Il a d'ailleurs commencé la journée
35:29en s'en prenant à Emmanuel Macron.
35:30Il la termine
35:31en taclant toujours le président.
35:33La boucle est bouclée.
35:34Antoine Hollard,
35:35les mots sont très durs.
35:37Emmanuel Macron ne compte plus.
35:43Oui, exactement,
35:44c'est ce que dit Donald Trump.
35:45Alors, il faut rappeler
35:46brièvement le contexte.
35:47En fait, on a appris
35:48la nuit dernière
35:48qu'Emmanuel Macron
35:49avait lancé une invitation
35:50à Donald Trump
35:51pour discuter,
35:52notamment du Grand-Elande.
35:53Invitation faite
35:54à Paris, jeudi,
35:56pour un dîner de travail
35:57et un sommet exceptionnel
35:58du G7.
35:59Emmanuel Macron disait
36:01pouvoir réunir
36:01les dirigeants du G7
36:02au pied levé
36:03et y associer également
36:04la Russie,
36:05ce qui ne s'avait pas fait
36:06depuis de très nombreuses années.
36:08On le sait parce qu'en fait,
36:09Donald Trump a publié
36:10une capture d'écran
36:11du message
36:11que le président français
36:12lui a envoyé.
36:14Tout à l'heure,
36:14pendant le point presse,
36:15Donald Trump a été interrogé.
36:16Compte-t-il se rendre à Paris
36:17après Davos
36:19sur le chemin du retour
36:20vers les Etats-Unis ?
36:21La réponse de Donald Trump
36:22est cinglante.
36:23Non, il ne viendra pas
36:24et il en profite
36:25pour tacler le président français.
36:27Écoutez.
36:27Est-ce que vous pourriez
36:29venir à Paris
36:30pour le G7 ?
36:32Non.
36:42Emmanuel n'y sera pas.
36:43Il ne sera plus.
36:45C'est un ami à moi,
36:47vous savez,
36:48c'est quelqu'un de bien.
36:48mais il n'est plus là
36:52pour très longtemps.
36:56Je veux avoir des réunions
36:57avec des gens
36:57qui sont vraiment impliqués.
37:00Voilà, Emmanuel Macron
37:01qui ne compte pas
37:02selon Donald Trump.
37:04S'il se paye ainsi
37:05le président français,
37:05c'est aussi parce qu'il a compris
37:06qu'Emmanuel Macron
37:07est un peu à la tête
37:08de la résistance en Europe
37:09pour faire face
37:10aux menaces de Donald Trump
37:11sur le Groenland.
37:13Donald Trump
37:13qui cherche à casser
37:14la solidarité européenne
37:16pour être en position de force
37:17lorsqu'il arrivera demain
37:18à Davos
37:19pour essayer d'imposer
37:20sa volonté
37:21sur le territoire d'Anne.
37:22Merci beaucoup Antoine Lard.
37:24Ce n'est quand même pas rien
37:25Bruno Jeudy.
37:26Il a encore un an et demi
37:27à tenir Emmanuel Macron
37:28mais pour le président américain
37:29c'est terminé.
37:30Ça ne sert à rien
37:31de dialoguer avec lui.
37:32Il ne compte plus,
37:32il ne peste plus.
37:33Il le met déjà,
37:34il le jette déjà
37:35aux oubliettes de l'histoire.
37:36Il ne compte plus.
37:38On se souvient
37:38qu'il n'avait pas voulu
37:39d'ailleurs non plus
37:40à son arrivée au pouvoir
37:42en son premier mandat
37:42il n'avait pas voulu
37:43non plus parler
37:44à François Hollande
37:44parce qu'il attendait
37:45plutôt le suivant
37:46qui fut Emmanuel Macron.
37:49Ce n'est pas forcément
37:49mauvais pour Emmanuel Macron
37:50par ailleurs
37:51parce qu'évidemment
37:51il le met
37:52malgré Trump
37:54sur un piédestal
37:56comme le numéro un
37:59un peu de la résistance
38:00en Europe
38:01et de fait...
38:02Pour vous finalement
38:02ce n'est pas une si mauvaise chose
38:03pour Emmanuel Macron ?
38:04En tous les cas
38:04pour Emmanuel Macron
38:05ça le met dans une position
38:07en tous les cas
38:07où Donald Trump
38:09lui reconnaît au moins
38:10même s'il ne compte plus
38:11il le place quand même
38:13comme l'un des...
38:15Des leaders de ce groupe
38:16qui l'ennuie le plus
38:17en Europe
38:17puisque de toute façon
38:18Donald Trump
38:20ce n'est pas nouveau
38:20s'agissant des présidents américains
38:22il méprise
38:23les différents...
38:25l'Union européenne
38:26et les états européens
38:27en règle générale
38:28maintenant pour Emmanuel Macron
38:29dans cette partie
38:30dans cette espèce
38:31de bras de fer
38:31ça nous rappelle aussi
38:33le bras de fer
38:34qu'on avait pu
38:35à une autre époque
38:36et sur un autre thème
38:36entre Jacques Chirac
38:37et le fils Bush
38:39ça nous renvoie
38:40à la guerre en Irak
38:41mais pour Emmanuel Macron
38:42maintenant l'essentiel
38:43c'est est-ce qu'il est capable
38:44de maintenir
38:45l'Union
38:47en cohésion
38:50c'est-à-dire qu'on voit bien
38:51que Donald Trump
38:52sa manœuvre
38:53Antoine Hollard le rappelait
38:54c'est de diviser
38:54les Européens
38:55de ce point de vue-là
38:56il a quand même
38:57enfoncé un coin
38:58en ciblant
39:00huit pays
39:00dont deux
39:00qui ne sont pas
39:01directement dans l'Union européenne
39:03et on voit bien
39:04qu'il y a quand même
39:05toute une partie
39:06des 27
39:06qui...
39:07Groenland
39:08c'est pas leur truc
39:08les Italiens sont déjà
39:10en train d'essayer
39:10de regarder ailleurs
39:12et même les Allemands
39:14on va voir comment
39:15ils vont réagir
39:15alors justement
39:16c'est pas la même appréciation
39:17qu'il y a de Macron
39:18quand même
39:18mais c'est intéressant
39:19les Allemands
39:19parce que le chancelier allemand
39:21a dit qu'il allait
39:22s'entretenir avec Donald Trump
39:23il a essayé de s'entretenir
39:24avec lui en tout cas
39:24oui et donc là
39:25peut-être il y a toujours
39:26il est en début de mandat lui
39:27donc il compte un peu plus
39:28mais peut-être qu'il y a
39:29Macron
39:30qui joue le rôle
39:32des durs
39:33et le chancelier
39:34qui va essayer
39:35de trouver
39:35une issue
39:37et donc c'est d'autant plus important
39:39déjà dans la riposte
39:40déjà dans la riposte
39:41il y a
39:41Emmanuel Macron
39:42qui est plutôt pour la mettre
39:43la graduation d'après-midi
39:45avec le bazooka
39:46l'outil de coercition
39:48alors que bon
39:49on voit bien que les Allemands
39:49un mot sur l'Allemagne
39:51c'est Ursula von der Leyen
39:52quand même
39:53qui
39:53la présidente de la commission européenne
39:54qui a subi un camouflet
39:56très important aujourd'hui
39:57du parlement européen
39:58qui a décidé de geler
40:00l'application de l'accord
40:01Etats-Unis-Europe
40:02et donc c'est une remise en cause
40:03de la gouvernance
40:04de la présidente
40:05de la commission
40:06qu'est-ce qui va se passer
40:07dans les mois qui viennent
40:08on va voir
40:10mais en tout cas
40:10les Européens
40:11ayant pris conscience
40:12du danger américain
40:14entre guillemets
40:14ou du durcissement de thon
40:16ça va avoir des répercussions
40:18et là encore
40:19c'est l'Allemagne
40:20puisque Ursula allemande
40:21évidemment
40:22et donc le chancelier Merz
40:23le nouveau chancelier lui
40:24on va voir
40:25s'il réussit
40:26ou pas
40:26à établir un dialogue
40:28avec le président américain
40:29on suivra ça évidemment
40:30demain
40:30Donald Trump
40:31à Davos
40:32on verra
40:34ce qu'il a à nous dire
40:35si c'est un message
40:36démonstration de force
40:37ou non
40:38je ne sais pas
40:38si c'est un message
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