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  • il y a 9 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On va parler de Donald Trump et de ce message et cette menace qu'il nous envoie ce soir, 24 heures, qu'il nous menaçait avec son arme préférée, les taxes.
00:09Il met sa menace à exécution, il nous impose de nouveaux droits de douane à hauteur d'abord de 10% pour tous ceux qui s'opposent à lui dans sa conquête du Groenland.
00:18Axel Meunier, vous êtes avec nous depuis Washington. Que dit-il précisément Donald Trump ?
00:23Dans un long message sur son réseau social, il a décidé d'appliquer les menaces qu'il avait proférées hier, ici même, à la Maison-Blanche.
00:33Huit pays, dont la France, mais aussi le Royaume-Uni, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, évidemment, la Suède, la Finlande et la Norvège,
00:41vont bénéficier à partir du 1er février de 10% de droits de douane supplémentaires sur les biens qu'ils vont exporter vers les États-Unis.
00:49Et si la situation n'est pas réglée d'ici le 1er juin, ça fera à 27%.
00:55Alors on sait que Donald Trump avait déjà dit qu'il voulait acheter le Groenland.
00:58Il avait même sous-entendu qu'il pourrait le faire par la force en envoyant des soldats.
01:02Mais c'est la première fois que, très concrètement, il entre en guerre, en guerre commerciale en l'occurrence, avec l'Union européenne, avec l'OTAN, dont tous les pays sont membres.
01:11La presse parle déjà ici d'une des plus graves querelles transatlantiques de ces dernières décennies.
01:17Mais surtout, Donald Trump semble agir un peu à contre-courant.
01:21D'abord parce que cette semaine, J.D. Vance avait reçu une délégation Groenlando danoise
01:25et que les choses semblaient s'être plutôt bien placées d'après de nombreuses sources.
01:29Il était plutôt question de coopération plutôt que de guerre et de conquête coloniale.
01:35Et puis, il y a aussi, au même moment, alors que Donald Trump fait ses menaces, une délégation d'élus républicains et démocrates
01:41qui se sont rendus à Copenhague justement pour montrer au Danemark qu'ils étaient prêts à les soutenir, qu'ils étaient solidaires dans cette histoire.
01:49Il faut rappeler aussi que 75% des Américains sont opposés à cette conquête du Groenland.
01:54Bref, Donald Trump semble seul contre tous, mais aussi plus déterminé que jamais.
01:59Merci beaucoup, Axel Moinier.
02:00Évidemment, vous restez avec nous en direct de Washington sur ce plateau pour en parler.
02:05Thierry Arnaud, comme tous les soirs, bonsoir Thierry.
02:07Bonsoir Émilie.
02:08Merci d'être avec nous.
02:08On est aussi avec Guillaume Lascandjarias, bonsoir.
02:11Historien militaire, professeur à la Sorbole Université.
02:14Marion Boucher, bonsoir.
02:16Bonsoir.
02:16Ancienne pilote de Mirage 2000.
02:18Jean-Claude Beaujour, bonsoir maître.
02:20Bonsoir.
02:20Vous êtes avocat spécialiste des Etats-Unis.
02:23On est aussi avec Sylvain Bersinger, bonsoir.
02:26Chef économiste au cabinet Asteres.
02:28Thierry Arnaud, je voudrais d'abord qu'on revienne sur la déclaration d'Emmanuel Macron
02:33qui a été très rapide, elle ne s'est pas faite attendre.
02:36C'était dans la foulée de cette déclaration de Donald Trump.
02:39On va d'abord lire une partie.
02:41Les menaces tarifaires sont inacceptables et n'ont pas leur place dans ce contexte.
02:45Les Européens y répondront de façon unie et coordonnée.
02:48Si elles étaient confirmées, nous saurons faire respecter la souveraineté européenne.
02:53C'est vrai qu'on a été frappés par la rapidité de cette déclaration.
02:56Oui, il a été le premier chef d'État et de gouvernement parmi ceux qui représentaient les pays visés à réagir.
03:02Il a voulu donner le ton.
03:03Il a voulu, en quelque sorte, lancer le signal d'une mobilisation des pays européens
03:09qui étaient visés par ces droits de douane de Donald Trump.
03:16Dans les heures qui vont suivre, le président va s'entretenir avec ses homologues chefs d'État et de gouvernement
03:21pour faire en sorte que, sur le même ton et avec les mêmes arguments,
03:26cette réaction qui était une première réaction française,
03:28il y en a eu d'autres depuis la Suède, l'Union européenne notamment,
03:31soit devienne une réaction unanime de l'Europe.
03:34Vous voyez que le ton est très ferme.
03:35Et ce qui est aussi intéressant, c'est le début du message du président de la République
03:39où il dit « ni en Ukraine, ni au Groenland, nous n'accepterons la loi du plus fort ».
03:46C'est vrai qu'il fait le parallèle avec l'Ukraine aussi.
03:47Exactement.
03:47Et quand on fait le parallèle entre l'Ukraine et le Groenland,
03:53qu'est-ce que ça veut dire ?
03:54On fait le parallèle d'une certaine manière entre Vladimir Poutine et Donald Trump.
03:58Que les méthodes sont les mêmes, au fond,
04:00et qu'il faut leur opposer la même résistance.
04:02Et ça, c'est quand même un message très fort.
04:03Donc ce message n'est pas du tout anodin.
04:05Et notamment lorsqu'on lit la suite de ce message, Marion Boucher, regardez.
04:09Aucune intimidation, ni menace ne saurait nous influencer,
04:13ni en Ukraine, ni au Groenland, c'est ce que vous disiez, Thierry,
04:16ni ailleurs dans le monde, lorsque nous sommes confrontés à de telles situations.
04:20Pour vous, c'est une réponse à la hauteur des événements ?
04:23Oui. Alors on voit que le séquencement des événements est extrêmement rapide.
04:27La première réponse avec l'organisation de l'exercice Arctic Endurance
04:30avait été extrêmement mesurée, avec une situation un petit peu particulière,
04:34un exercice qui n'a ni début ni fin,
04:37qui regroupe un certain nombre de pays européens,
04:39des Américains qui sont invités,
04:41qui d'habitude participent aux exercices auxquels ils sont invités,
04:44et là, n'étaient pas venus.
04:45Donc on voit qu'on avait quand même un certain signal envoyé,
04:49malgré l'ambiguïté.
04:50Là, Donald Trump a accéléré un petit peu la cadence,
04:53et il est fort à barrer que les Européens avaient anticipé un petit peu
04:57les différents scénarios,
04:59d'où la réponse rapide des différents pays,
05:01qui est assez différente, avec quelque chose de très direct de la part d'Emmanuel Macron,
05:05et des choses un petit peu plus mesurées,
05:07notamment de la part du Danemark.
05:10Jean-Claude Beaujour,
05:11est-ce qu'on a appris de nos erreurs, en quelque sorte,
05:13quand on voit la rapidité avec laquelle s'exprime Emmanuel Macron,
05:17et surtout le ton qu'il emploie face à Donald Trump ?
05:19Est-ce que c'est la seule issue possible, finalement ?
05:22– Mais les événements récents l'ont montré,
05:24c'est-à-dire qu'à partir du moment où il n'y a pas une réponse ferme,
05:28rapide,
05:29souvenez-vous de ce qu'avaient fait les Chinois,
05:32ce qui avait permis un peu de désescalader au bout d'un moment,
05:36il est évident que c'est la porte ouverte.
05:38C'est ce qu'on se disait aussi sur les autres opérations,
05:42si on ne dit pas non de manière ferme,
05:44avec toutes les conséquences qu'on peut imaginer,
05:46c'est-à-dire qu'on peut très bien avoir de l'escalade,
05:48pourquoi pas, mais je rappelle que c'est une décision
05:52qui a, vous disiez dans votre reportage,
05:55Donald Trump semble être un peu tout seul.
05:58Le président oublie qu'il y a aussi, derrière une mesure,
06:02il peut y avoir des conséquences, y compris aux États-Unis,
06:04c'est-à-dire que le coût des droits de douane qui flambent
06:08a une répercussion pour le consommateur américain.
06:11Donc ça, il semble avoir oublié.
06:14Il semble avoir oublié, mais c'est très important de garder à l'esprit
06:16que nous devons rétorquer chaque fois,
06:21répliquer rapidement, avec fermeté,
06:23parce que c'est le seul langage qui sera entendu.
06:26Et ce, d'autant que la question du Groenland,
06:29lorsqu'on voit la réplique du gouvernement
06:32qui consiste à faire peser des conséquences
06:36sur les droits de douane,
06:37alors que ce sont des relations commerciales,
06:39alors qu'il y a un cadre réglementaire,
06:41il y a un cadre européen,
06:42et qu'on choisit un peu les pays qui seront sanctionnés,
06:45si vous êtes de mauvais élèves,
06:47on porte atteinte à notre souveraineté,
06:49et ça, c'est inacceptable.
06:51Je pense qu'à Washington, il faut que ce soit compris
06:54une bonne fois pour toutes.
06:55On va justement revenir sur ce qu'a précisément
06:58déclaré Donald Trump ce soir.
07:01On le rappelle, il nous menace de nouveaux droits de douane.
07:04Voici ce qu'il a dit.
07:04À compter du 1er février,
07:07tous les pays mentionnés ci-dessous,
07:09donc le Danemark, la Norvège, la Suède, la France,
07:12l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande,
07:15se verront appliquer des droits de douane de 10%
07:17sur l'ensemble des biens envoyés aux Etats-Unis.
07:20On va faire un petit calcul, Thierry Arnaud, ensemble.
07:23Je vous donne aussi la suite de sa déclaration.
07:26À partir de juin, parce que ce n'est pas fini,
07:27ça montera à 25%,
07:29et ce, jusqu'à un deal complet
07:31sur l'achat total du Groenland.
07:33Alors, si on fait un petit calcul,
07:36on a tenté de le faire en coulisses,
07:38on rappelle d'abord que tout ça,
07:39ça a fait l'objet d'une négociation
07:41avec Ursula von der Leyen.
07:43Donc aujourd'hui, il y a 15% de droits de douane
07:45sur tous les produits européens
07:46qui sont exportés vers les Etats-Unis.
07:47Donc ça veut dire qu'aujourd'hui,
07:50la bouteille de vin que vous exportez hors taxe,
07:52100 dollars,
07:53elle prend 15% de droits de douane,
07:55ce qui la met, droits de douane compris,
07:57à 115 dollars.
07:58Après, il y a d'autres taxes locales
07:59qui peuvent s'appliquer,
08:00comme la TVA, etc.
08:01Ensuite, on ajoute,
08:03dans un premier temps,
08:05nous dit Donald Trump,
08:0610%,
08:06ça veut dire que,
08:08toujours en prenant comme base
08:09ce prix hors taxe de 100,
08:11le cumul des deux,
08:13ça fait 25.
08:14Et donc,
08:14cette bouteille de vin à 100 dollars,
08:16par exemple,
08:16elle vaut 125 dollars.
08:18Si ensuite,
08:19les choses se poursuivent
08:20de la manière dont
08:22Donald Trump les décrit,
08:23à partir du 1er juin,
08:25ce qui a été 10% devient 25.
08:27Donc vous avez à 15,
08:28vous passez à 15 plus 25,
08:30c'est-à-dire 40,
08:31et cette bouteille de vin à 100 dollars,
08:32elle coûte 140 dollars,
08:34droits de douane comprises,
08:36sans compter les taxes locales.
08:37Donc vous voyez que l'impact,
08:38évidemment,
08:39est très fort.
08:40Alors c'est un impact variable
08:41selon le produit concerné.
08:44Il y en a qui sont plus ou moins sensibles
08:46à l'évolution des prix.
08:47C'est ce que les économistes
08:48appellent l'élasticité prix.
08:50Si vous avez un produit
08:52qui est très sensible au prix,
08:53plus il est cher,
08:54moins il va se vendre,
08:55et ça va être un impact immédiat
08:57qui est fort.
08:58On pense par exemple
08:59aux produits luxe français
09:00qui sont très bien présentés
09:02aux Etats-Unis aussi.
09:03Si vous achetez un sac à main
09:05à 10 000 dollars
09:06d'une grande marque française,
09:09le fait qu'il vaille
09:09un peu plus de 10 000 dollars
09:11au lieu de 10 000 dollars,
09:12ça ne change pas grand-chose.
09:13Mais si on regarde...
09:16En revanche, pour le vin, là...
09:17Voilà, en revanche,
09:18c'est plus problématique.
09:20Aujourd'hui, rappelons passage
09:21que les Etats-Unis exportent
09:23plus vers la France
09:24que l'inverse,
09:25c'est-à-dire que notre solde
09:27est déficitaire.
09:29Et ça, c'est important
09:30de le savoir.
09:31Et en gros,
09:32les gros secteurs
09:33qui peuvent être affectés
09:34par les droits de douane
09:35de nos exportations,
09:37c'est tout ce qui concerne
09:38au sens large l'aéronautique,
09:40l'industrie liée à l'aéronautique.
09:42On exporte beaucoup
09:43de produits pharmaceutiques
09:45également vers les Etats-Unis.
09:46Et puis, effectivement,
09:48des produits agroalimentaires
09:49et du luxe.
09:50Donc, quand on regarde
09:51ces structures,
09:52on constate quand même
09:53qu'il y a beaucoup
09:54de ces produits
09:54qui sont quand même
09:55assez sensibles au prix
09:56et que donc,
09:57ces sanctions peuvent
09:57évidemment leur porter préjudice.
09:59Je voudrais juste
10:00qu'on fasse un détour
10:01du côté du Groenland
10:02parce que nous avons
10:03nos équipes
10:04qui sont sur place,
10:06notamment Alice Phillips
10:06avec Sonia Reynaud.
10:09Bonsoir à toutes les deux.
10:10Vous êtes à Nuc,
10:11au Groenland ?
10:12On le rappelle,
10:13il y a eu de nombreuses
10:13manifestations aujourd'hui
10:14avec des milliers
10:15de personnes
10:16qui étaient dans les rues
10:17pour s'opposer
10:18au projet de Donald Trump
10:19et qui affirmaient ce soir
10:21que le Groenland
10:22n'est pas à vendre.
10:23Oui, Émilie,
10:26il y avait beaucoup de monde
10:27dans les rues de Nuc
10:27cet après-midi.
10:28Plusieurs centaines de personnes
10:29ont défilé pendant environ
10:31une heure et demie
10:31en répétant inlassablement
10:33le même slogan
10:34« Le Groenland n'est pas à vendre »
10:36parce que pour ses habitants
10:37de la capitale,
10:38Nuc,
10:39il était indispensable
10:39d'être présent dans les rues
10:41cet après-midi
10:41et de répéter à Donald Trump
10:43que leur pays
10:44n'est pas un business
10:45comme un autre,
10:46qu'il ne peut pas imposer
10:47sa volonté à tout un peuple
10:48et qu'il rencontrera
10:49de la résistance
10:50si jamais il tente
10:51tout de même de le faire.
10:52Il y a de la défiance en ce moment
10:53envers les Américains
10:54de la part des Groenlandais.
10:56D'ailleurs,
10:56le consulat américain
10:58avait conseillé
10:59à ses ressortissants
11:00d'éviter le quartier du consulat
11:01parce que c'était là
11:02que se terminait
11:03la manifestation
11:04cet après-midi.
11:05Éviter le quartier
11:06justement pour éviter les heurts.
11:08Dans cette manifestation,
11:09on a pu discuter
11:09avec les participants,
11:11avec plusieurs d'entre eux
11:12et on a senti
11:13qu'il y avait
11:13deux sentiments un peu partagés.
11:15Il y avait d'une part
11:16une certaine joie
11:18de voir une unité affichée.
11:19Tout à l'heure,
11:20on a rencontré une dame
11:21qui a eu les larmes aux yeux
11:23dès le début de l'interview
11:23parce qu'elle nous disait
11:24que ça lui faisait chaud au cœur
11:25tout de même
11:25dans ces moments difficiles
11:26de voir autant de monde
11:28rassembler
11:29dans les rues de la capitale.
11:30Mais le sentiment
11:30qui domine évidemment
11:31c'est l'inquiétude,
11:33la crainte de l'escalade
11:34qui selon ces Groenlandais
11:35pourrait arriver
11:36peut-être
11:37dans les prochaines semaines.
11:39Une dame par exemple
11:39venue avec ses deux enfants
11:41nous a dit
11:41craindre pour le futur
11:43et elle ne comprend pas
11:44pourquoi Donald Trump
11:45s'échine
11:46à vouloir s'accaparer
11:47le Groenland.
11:48On a entendu aussi
11:49des mots assez durs
11:50envers le président américain.
11:52Certains habitants
11:52nous ont dit ceci
11:53selon eux
11:54Donald Trump
11:54est fou
11:55et une catastrophe
11:57pour le futur
11:58du Groenland.
11:59Merci beaucoup
12:00Élise Phillips
12:00depuis NUC au Groenland.
12:03Maître Beaujour,
12:04c'est vrai qu'on entend
12:05beaucoup
12:06les Groenlandais
12:07sur place
12:07dire que finalement
12:09ce Groenland
12:10n'est pas à vendre
12:11sauf que
12:11Donald Trump
12:12il n'a pas l'habitude
12:13qu'on lui dise non.
12:14Quand on lui dit non
12:14ce n'est pas tout à fait
12:15ce qu'il comprend.
12:16Alors vous m'avez dit
12:18Maître
12:19donc je vais réagir
12:19en tant qu'avocat
12:20vous avez des textes
12:22peu importe que ce soit
12:23Donald Trump
12:24X ou Y
12:24il y a des textes
12:25il y a un droit
12:26à l'autodétermination
12:27des peuples
12:27il y a une souveraineté
12:29il y a un minimum
12:30alors certes
12:31ça a un peu été battu
12:32en brèche
12:33on le voit parfois
12:34dans l'histoire
12:35mais malgré tout
12:36ce n'est pas parce que
12:37Donald Trump décide
12:38que tout le monde
12:39doit suivre
12:40de ce l'homme
12:41donc le risque
12:42il y a la dimension
12:43juridique
12:43mais le risque
12:44il est politique
12:45parce qu'aujourd'hui
12:46il y a une telle levée
12:47de boucliers
12:47au Groenland
12:48avec une majorité
12:50d'Américains
12:50trois à trois quarts
12:53des Américains
12:53ne sont pas favorables
12:54à cette démarche
12:5528%
12:56oui
12:57Donald Trump
12:58se retrouve un peu piégé
12:59tant juridiquement
13:00il y a quand même
13:01un certain nombre
13:02d'obstacles
13:02mais politiquement
13:03ça va être compliqué
13:04comment acheter
13:06un pays
13:06avec une population
13:08qui vous dit
13:08d'ores et déjà
13:09elle ne veut pas de vous
13:10le risque
13:11c'est qu'on s'enlise
13:12qu'il s'enlise
13:13et qu'il laisse d'ailleurs
13:14au mieux des cas
13:15il laisserait le bébé
13:15à gérer
13:16aux générations suivantes
13:17non
13:18ça va être compliqué
13:19pour lui
13:19et la question
13:20c'est comment est-ce
13:21qu'il va trouver
13:22une porte de sortie
13:23pour moi
13:23c'est la porte de sortie
13:24qui devrait être prouvée
13:25je veux juste signaler
13:27que les européens
13:27ont quand même
13:28une arme de dissuasion
13:28c'est-à-dire que
13:29cet accord commercial
13:30dont on parlait
13:31tout à l'heure
13:32celui qui a généré
13:33le droit de douane
13:34de 15%
13:35il a été approuvé
13:36par la commission européenne
13:38par les autorités européennes
13:39donc il s'applique
13:40au titre de ce qu'on appelle
13:41l'exécution provisoire
13:43parce qu'il n'a pas encore
13:43été voté par le parlement
13:45or ce parlement européen
13:46doit se réunir
13:47dans les prochaines semaines
13:48même dans les prochains jours
13:50pour voter
13:51pour ratifier
13:52cet accord commercial
13:53avec les Etats-Unis
13:54et si le parlement européen
13:56sur fond de conflit
13:57avec les Etats-Unis
13:58rejette cet accord
14:00et bien cet accord
14:01peut tout à fait
14:02tomber à l'eau
14:03donc l'une des conséquences
14:04de ce dont on est en train
14:05de parler ce soir
14:06c'est que l'accord
14:07qui a été conclu
14:08par Ursula von der Leyen
14:10avec Donald Trump
14:10vous vous souvenez
14:11de cette fameuse poignée de main
14:12dans un golfe écocain
14:14je crois
14:14avec des négociations
14:15assez compliquées
14:16cet accord peut très bien
14:18tomber
14:18et faire les frais
14:19de ce qui est en train
14:22de se passer
14:22depuis quelques heures
14:23et de nombreux spécialistes
14:23d'ailleurs l'avaient prédit
14:24à ce moment-là
14:25on vous parle du Groenland
14:27ce soir évidemment
14:28on le rappelle
14:29on est en édition spéciale
14:30depuis ces nouvelles menaces
14:32de Donald Trump
14:33à notre encontre
14:34le Groenland
14:36on attire toute l'attention
14:36ce soir
14:37et donc on va essayer
14:38d'en savoir plus
14:39sur ce territoire
14:40avec vous
14:41Alizé Boissin
14:42bonsoir
14:43merci d'être avec nous
14:44Alizé
14:45que faut-il savoir
14:46d'abord
14:46sur cette immensité glaciale
14:48d'abord ce que l'on peut dire
14:49c'est que le Groenland
14:50c'est la plus grande
14:51île au monde
14:52sa superficie
14:53tenez-vous bien
14:53est de 2,17 millions
14:56de kilomètres carrés
14:57pour vous donner une idée
14:58de sa taille
14:58c'est plus de 4 fois
15:00la France en superficie
15:01les habitants
15:02eux
15:03y sont peu nombreux
15:0456 000
15:04la majorité protestante
15:06et 80% du territoire
15:07est recouvert
15:08par des calottes glaciaires
15:10et des glaciers
15:11sur le plan historique
15:12pour le Groenland
15:13c'est en 1814
15:15que le Danemark
15:15fait officiellement
15:16du territoire
15:17une colonie
15:18en 2009
15:19le Groenland
15:21obtient l'autonomie interne
15:22mais il dépend
15:22du Danemark
15:23pour la politique étrangère
15:24la défense
15:25ou encore le financement
15:26et alors Alizé
15:27pourquoi le Groenland
15:28est-il si convoité
15:30par Donald Trump ?
15:31alors pour 3 raisons
15:32majeures
15:33d'abord son emplacement
15:34stratégique
15:34la banquise
15:35qui l'entoure
15:36et bien font
15:37de plus en plus
15:38avec le réchauffement
15:38climatique
15:39cela permet de dégager
15:40de potentielles
15:41nouvelles voies
15:42maritimes
15:43qui vont être
15:43un véritable atout
15:44pour le commerce mondial
15:46le territoire
15:46représente donc
15:47un emplacement idéal
15:48pour un futur passage
15:50autre raison
15:51et vous en parliez
15:52à l'instant
15:52les ressources naturelles
15:54le sol
15:54les sols regorgent
15:55de matériaux précieux
15:56et rares
15:57comme l'or
15:58par exemple
15:58enfin son emplacement
16:00est idéal
16:00pourquoi ?
16:01parce qu'il est situé
16:02si on regarde bien
16:03entre la Russie
16:04et l'Amérique du Nord
16:05c'est pour cette raison
16:06d'ailleurs que les Etats-Unis
16:07ont déjà installé
16:08une base américaine
16:09sur le territoire
16:10ça leur permet tout simplement
16:12de surveiller
16:13avec leur radar
16:14d'éventuels missiles
16:15et c'est donc
16:16pour en partie
16:17ces raisons-là
16:17que le Groenland
16:18a toujours une position
16:19très stratégique
16:20Merci beaucoup
16:21Alizé Boissin
16:22pour toutes ces explications
16:23Guillaume Lascandarias
16:24d'après vous
16:25quelle est la raison
16:26qui pousse le plus
16:27Donald Trump
16:27à vouloir absolument
16:29ce territoire ?
16:30C'est pour son emplacement
16:31potentiel ?
16:33C'est pour en fait
16:33à chaque fois
16:34Pour l'ensemble
16:34de ce qu'on a dit ?
16:35Oui en fait
16:36c'est l'imbrication
16:37à chaque fois
16:38des raisons économiques
16:40et sécuritaires
16:41c'est-à-dire qu'on ne peut pas
16:42comprendre
16:42la pensée de Trump
16:45si on ne comprend pas
16:45que c'est à chaque fois
16:46ces deux raisons-là
16:47qui guident
16:48de manière presque
16:49permanente son action
16:50Pour la partie sécuritaire
16:53revenons quand même
16:54sur une chose
16:55et le slide
16:57le montrait bien
16:57cette base
16:59elle est aussi essentielle
17:01parce que
17:01Trump s'est mis
17:03dans l'idée
17:03de constituer aussi
17:04ce qu'ils appellent
17:05le fameux
17:05Golden Dome
17:06qui serait une espèce
17:07de barrière antimissile
17:09et il est vrai
17:10que comme n'importe quel
17:12système d'alerte
17:13vous devez avoir
17:15une capacité
17:16à pouvoir prévenir
17:17le plus longtemps
17:19et le plus loin possible
17:20en avance
17:21les départs
17:22d'un missile balistique
17:24qui partirait
17:24là en l'occurrence
17:25peut-être
17:25de Russie
17:26ou de Chine
17:27sauf que
17:28l'erreur majeure
17:29c'est que quand on regarde
17:30bien la manière
17:31dont il est géré
17:31il est encore géré
17:33et pensé
17:34façon guerre froide
17:35c'est-à-dire
17:36en direction de la Russie
17:37alors je ne dis pas
17:37que la Russie
17:38pas important
17:38mais si on regarde bien
17:40la manière
17:40il en a quand même été question
17:42dans ces déclarations
17:43il en a été question
17:44mais en réalité
17:44ce qui est toujours derrière
17:46c'est surtout la Chine
17:47et en fait
17:49qui contrôle
17:50l'Arctique
17:52et qui contrôle
17:52le Groenland
17:53contrôle surtout
17:54les routes commerciales
17:56et les routes stratégiques
17:57notamment
17:58on pourrait rajouter
17:59celles qui sortent
18:00traditionnellement
18:01de la base de Kola
18:02au nord
18:04de la péninsule scandinave
18:05où sont stationnés
18:06les sous-marins nucléaires
18:07russes
18:08et donc en fait
18:09c'est finalement
18:09cette espèce de double mélange
18:11entre le sécuritaire
18:13et l'économique
18:14qui à chaque fois
18:15justifie
18:16une prise de gage
18:17mais là
18:18en l'occurrence
18:19c'est un petit peu
18:21dur à avaler
18:21c'est un petit peu
18:22d'économique
18:23d'économique
18:24d'économique
18:25d'économique

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