00:00L'équipe ce soir, je suis ravie d'être avec Victor Hérault.
00:03Bonsoir Victor, avec Dylan Slamab.
00:06Bonsoir Dylan, Rocaia Diallo est avec nous.
00:08Bonsoir Rocaia, Nela Latrousse, bonsoir Nela.
00:11Bonsoir Julie.
00:12Et Samis Faxi.
00:13On va commencer par cette toute dernière information,
00:16cette annonce qui vient de tomber donc.
00:18La signature du traité commercial avec les pays du Mercosur
00:22qui a donc été reportée, Nela, en janvier.
00:24On peut parler d'une petite victoire, d'une victoire pour Emmanuel Macron.
00:27Alors, c'est clairement une bonne nouvelle, parce que ça va permettre,
00:31même si pour l'instant, et on l'entend sur BFM TV,
00:34les agriculteurs disent ça ne suffira pas, il faudra aller plus loin, c'est bien, mais, etc.
00:38Ça permet déjà d'éviter le pire.
00:40Honnêtement, si la semaine se soldait après la crise de la DNC par Ursula von der Leyen,
00:47au Brésil, en train de signer l'accord du Mercosur
00:50qui hérisse l'intégralité des agriculteurs,
00:54ça n'aurait pas été une bonne nouvelle.
00:55Donc là, pour le coup, ça redonne un peu d'oxygène.
00:59Est-ce que c'est une victoire ?
01:00On en rentre dans le détail, mais cette victoire,
01:03elle est aussi décrochée par l'Italie.
01:05C'est-à-dire que jusqu'à la fin, la France était suspendue
01:07au desiderata de Tocca Meloni,
01:11l'homologue d'Emmanuel Macron au Conseil,
01:14l'homologue italienne.
01:16Et donc, de ce point de vue-là,
01:18tout le monde va créer victoire, évidemment,
01:20et c'est le jeu diplomatique.
01:21Mais le poids de l'Italie a été déterminant.
01:23Et évidemment, évidemment aussi,
01:25que les images que l'on a vues toute la journée
01:27sur la trentaine des agriculteurs
01:29en serrant la Commission européenne,
01:31et Samy était, il ne t'en parlera pas,
01:33mais ça a dû jouer aussi un petit peu.
01:36C'est-à-dire qu'à un moment...
01:37Ce coup de pression a peut-être fonctionné
01:39de la part des agriculteurs
01:40qui étaient réunis par milliers aujourd'hui à Bruxelles.
01:42Peut-être qu'il y a un peu de naïveté de ma part,
01:43mais j'ose espérer que la Commission européenne
01:45s'est dit qu'un passage en force dans ces conditions,
01:47c'était peut-être mal venu.
01:48Ce n'était peut-être pas la bonne solution.
01:50On est avec le ministre chargé des Relations
01:52avec le Parlement, Laurent Panifousse.
01:53Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
01:56Un mot d'abord sur cette dernière information.
02:00Est-ce que vous êtes satisfait de cette nouvelle ?
02:04Et surtout, est-ce que vous pensez
02:05que ça va calmer la colère des agriculteurs ?
02:07Oui, bonsoir à tous.
02:11Écoutez, satisfait, oui.
02:13Que ça calme les agriculteurs, je ne sais pas.
02:15Mais en tout cas, la parole de la France,
02:17la parole du gouvernement a toujours été très claire.
02:19Le traité tel qu'il est n'était pas acceptable.
02:21Nous attendions que trois mesures très précises soient modifiées.
02:26Les clauses de sauvegarde, les clauses miroirs et les contrôles.
02:29C'est-à-dire, pour dire les choses très directement et très simplement,
02:32qu'il n'y ait aucun produit qui rentre en France,
02:34qui ne respecte pas les règles qu'on impose à nos propres agriculteurs.
02:37C'était la ligne de la France.
02:39Le report est positif parce qu'encore une fois,
02:41ce traité ne pouvait pas être accepté en État.
02:43Mais j'allais dire, justement, ce n'est qu'un report,
02:45c'est un répit de très courte durée, de quelques semaines.
02:53Oui, c'est quelques semaines.
02:54Et peut-être qu'après, il faudra encore reporter.
02:56Encore une fois, la parole de la France,
02:58la parole du gouvernement français, elle est très claire.
03:01Un traité dans lequel ces trois conditions ne seraient pas respectées,
03:04n'est pas acceptable.
03:05Et il y aura une opposition de la France systématique.
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