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  • il y a 3 mois
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Et on commence avec vous, Néla Latrousse, et ces mots ce soir de Brigitte Macron qui s'exprime,
00:08enfin j'allais dire, après ces mots, sale conne qu'elle a proféré lors d'un spectacle d'Harry Habitant
00:16contre des militantes féministes qui s'étaient introduites lors de la représentation.
00:22Et pas s'explique et pas s'excuse, parce que je vous propose de regarder la vidéo.
00:26Écoutez, si je me permettais un commentaire personnel, je vous dirais que c'est un peu Noël avant l'heure.
00:31Je vous propose de regarder et puis je vous en parle juste après.
00:34Je suis désolée si j'ai blessé des femmes victimes. Ce sont elles. Ce sont elles et à elles seules que je pense.
00:41Vous avez attribué les propos de sale conne vis-à-vis de militantes féministes.
00:45C'est des propos qui ont énormément choqué sur les réseaux sociaux et pas que.
00:49Mais ça je le comprends tout à fait, puisque ça n'était absolument pas destiné à être publique.
00:54Je suis montée dans la loge d'un ami, parce qu'il avait peur. Je pense qu'on l'entend dans les propos.
01:02Donc j'étais avec ma fille et il était avec deux amis.
01:06Donc c'était à destination de quatre personnes. Exactement.
01:10Et quand il m'a dit j'ai peur, effectivement, je me suis fait chier.
01:13J'ai dit maintenant, on va t'aider.
01:15Donc d'une manière très directe.
01:18Je n'aurais certainement pas employé ces termes-là en public.
01:21Mais ça n'était destiné qu'à quatre personnes.
01:24Et je n'ai pas vu qu'il y avait quelqu'un derrière moi qui filmait.
01:27Est-ce que vous regrettez d'avoir tenu ces propos ?
01:30Je ne peux pas regretter de parler.
01:31Je ne peux pas regretter.
01:33Je suis effectivement l'épouse du président de la République.
01:36Mais je suis aussi avant tout moi-même.
01:38Et quand je suis dans le privé, effectivement, je peux me lâcher de manière qui n'est absolument pas adéquate.
01:44Mais j'avais besoin de le rassurer.
01:47Je l'ai rassuré certainement maladroitement.
01:50Mais je n'avais pas d'autre mot à ma disposition à l'époque.
01:53Et à ce moment-là, de toute façon, je pense qu'on a le droit de parler, le droit de penser.
01:58C'est des propos qui ont choqué des militantes féministes.
02:01Bien plus que les quatre en question.
02:02Qui se sont dit, l'épouse du président de la République tient ces propos-là.
02:05Alors que c'était annoncé comme une cause du quinquennat pour certains.
02:10C'est de se dire, elle ne devrait pas tenir ces propos.
02:13Ce n'est pas l'épouse du président de la République, je le répète.
02:15C'est Brigitte.
02:15Je ne suis pas tout le temps l'épouse du président de la République.
02:17J'ai aussi une vie privée.
02:19Et à ce moment, c'était un moment privé.
02:21Je suis désolée si j'ai blessé des femmes victimes.
02:24Ce sont elles.
02:25Ce sont elles et à elles seules que je pense.
02:28Certainement.
02:29Et je ne supporte pas également qu'on interrompt un spectacle.
02:33Quelqu'un est sur scène.
02:34Il essaie de donner tout ce qu'il peut donner.
02:37Comment fait-il pour continuer après ?
02:39Et ça veut dire quoi ?
02:40Cette censure qu'on exerce sur les artistes.
02:42C'est quelque chose que je ne comprends pas.
02:44Nous ne sommes pas des juges.
02:46Sur les réseaux sociaux, il y a justement ce qu'on appelle une tendance.
02:49Qui était de dire, moi aussi je suis une sale conne.
02:51Ces féministes qui disaient ça en disant, elles l'ont pris pour elles.
02:56Comment vous leur répondez ce soir à ces personnes qui ont pu se sentir blessées, atteintes par vos propos ?
03:03Ce qui m'intéresse, ce sont les victimes, avant tout.
03:06Et je veux leur dire que je suis là pour elles.
03:08Je l'ai toujours été depuis le début.
03:09Assez discrètement, parce que je ne communique pas sur ce que je fais.
03:12Quand on me demande de l'aide, je le fais toujours sur ce sujet.
03:14Parce que c'est une priorité.
03:16C'est non seulement une priorité de l'année, comme vous l'avez dit, mais c'est une priorité de tous les jours.
03:21Parce qu'il n'y a jamais eu de chiffre aussi important de violence faite aux femmes.
03:26Et malgré tout ce qui est fait.
03:29Donc je suis là pour les aider.
03:30De quelle façon ?
03:31Elles ne m'entendent pas.
03:32C'est pourquoi ?
03:33Parce que je me prononce énormément contre le harcèlement.
03:36Mon combat numéro un, depuis 8 ans et demi, c'est le harcèlement.
03:40C'est aussi, je suis auprès des adolescents, des enfants hospitalisés ou en souffrance.
03:44Donc je ne veux pas trop communiquer sur des messages très divers, parce que ça va perturber, ça va troubler.
03:51Donc ça, je ne le fais pas.
03:53Mais je pense, je veux qu'elles sachent à quel point ça me touche.
03:58Tout ce qui leur arrive me regarde.
04:00Et si je peux les aider, je le ferai toujours.
04:02Mais je ne dirai pas forcément ce que je fais.
04:04Il y a une certaine forme de discrétion dans vos engagements par rapport à ça ?
04:08Je le sens comme ça, oui.
04:10Je préfère.
04:11Mais je veux qu'elles sachent que je suis là.
04:12Et je ne voulais surtout pas les blesser.
04:14Ce sont elles qui m'importent.
04:16Et aussi, tous ceux qui les aident.
04:19Et tous ceux qui les aident à se reconstruire.
04:21Des propos recueillis par Rémi Buisine pour Brut, première fois.
04:25Donc elle s'exprime, n'est-là depuis la polémique.
04:28Franchement, c'est-à-dire qu'au bout d'une semaine, le message aurait pu être un peu plus élaboré.
04:32Il y a un point sur lequel j'en conviens avec Brigitte Macron.
04:36La question de la cancel culture et de est-ce qu'il faut annuler les artistes parce qu'on n'est pas d'accord avec eux,
04:40quel que soit le désaccord que l'on puisse avoir.
04:43Je pense qu'elle soulève un débat que l'on peut avoir et sur lequel il peut y avoir diversité de points de vue.
04:49Et je trouve cela plutôt intéressant.
04:50Moi, j'ai parti de ceux qui considèrent que la liberté d'expression ne s'accommode pas de la cancel culture.
04:55Ça ne peut pas aller avec.
04:57Pour le reste...
04:57Elle dit surtout qu'il y a des juges qui ont tranché, qui ont prononcé un non-lieu à deux reprises.
05:01Donc, on n'est pas juges.
05:02Il faut respecter.
05:03Très bien.
05:03Mais ça, c'est sur le fond, si j'ose dire, du sujet, puisque son propos à Harry Habitant,
05:09cette humoriste qui avait été accusée de viol et que la justice avait considéré ne pas poursuivre, finalement...
05:18Il avait passé de preuves.
05:19Oui, mais je veux dire.
05:20Mais c'est le système de la justice.
05:21Il y a plein de gens qui sont libérés faute de preuves.
05:22Et on considère que, du coup, la justice est passée tout de même.
05:25Donc, son propos visait des militantes qui, effectivement, lors d'une précédente séance de son spectacle,
05:30avaient interrompu le spectacle avec un happening dans les travées.
05:34Et je trouve que le débat sur la cancel culture est un bon débat.
05:37Pour le reste, je ne suis pas que la femme du président de la République.
05:40Je suis Brigitte.
05:41Je suis dans le privé.
05:42Pardon, mais pour moi, ça ne tient absolument pas quand on est l'épouse du...
05:46Je ne suis pas tout le temps première dame.
05:47Mais si, mais en fait...
05:49Enfin, pardon, mais si, en fait.
05:50Enfin, si, si, si.
05:50Quand on est première dame, on est tout le temps première dame.
05:53Et à la rigueur, autant ce propos aurait pu être accepté dans les premiers mois après l'élection d'Emmanuel Macron.
05:58Mais je considère qu'après huit ans à l'Élysée, on a intégré tout de même que lorsqu'on est première dame,
06:03on est première dame tout le temps.
06:04Et on est en représentation tout le temps.
06:07Même quand elle en est là.
06:09Même quand.
06:09Parce que son argument, c'est de dire...
06:12En l'occurrence, je ne savais pas que j'étais filmée.
06:14Je parlais à un copain, à réhabitant.
06:16Ma fille était présente.
06:17On était trois ou quatre.
06:18Et ce n'était pas destiné à être des propos connus de tout.
06:23Pensez-vous que si n'importe lequel d'entre nous est filmé dans un restaurant ou ailleurs,
06:29dans le privé, tenant des propos aussi sentencieux que ceux de madame Macron,
06:35nous pourrions nous en sortir ?
06:38Elle injurie tout de même.
06:39Je relève une autre contradiction.
06:41Elle dit « je suis avec les victimes et ceux qui les soutiennent ».
06:43Dans son sale conne, elle a l'insulte des associations qui précisément aussi soutiennent des victimes.
06:47Et qui se sont sentis blessés.
06:49Mais elle ne le dit pas.
06:50Elle dit « on a le droit de penser ce que j'ai dit et on a le droit de le dire ».
06:53Et le problème, c'est la diffusion de cette vidéo.
06:56Et le fait que l'on considère qu'en tant que première dame,
06:59je n'aurais pas eu droit de m'exprimer de cette façon-là.
07:03Mais est-ce que le communiqué de l'Elysée, rappelons-le...
07:06À mon crédit, à ce moment-là, elle dit « c'est les seuls mots qui me sont venus ».
07:11Et il n'y a pas un regret.
07:13Je trouve que, pour le coup, au bout d'une semaine où elle a eu le temps de mûrir son message,
07:18le message est brouillon.
07:19Et encore une fois, plein de zones grises, voire précisément de trous noins.
07:24Brigitte Macron, ou en tout cas l'Elysée,
07:25qui tout de suite avait quand même publié un communiqué au moment de la polémique,
07:28en disant « Salcon, c'est pour parler de l'interruption ».
07:35Je ne sais pas de défendre la première dame.
07:36Mais en tout cas, elle dénonce cette interruption d'un spectacle,
07:41ce qu'elle a redit aussi ici.
07:42Victor ?
07:43Moi, je vais le faire.
07:44Je vais défendre Brigitte Macron.
07:45Ça m'arrive assez rarement.
07:46Vous allez finir Macroniste.
07:48Voilà, mais justement, c'est un exercice de contradiction ou d'honnêteté intellectuelle.
07:53Attention, c'est pour le moment.
07:54Oui, c'est mieux.
07:55Non, je pense déjà, d'une part, effectivement,
07:57la première dame, ça n'existe pas en France,
07:59mais la femme du président reste la femme du président en toutes circonstances.
08:02Effectivement, je trouve que l'argument est absurde.
08:04Cela dit, la femme du président de la République,
08:06comme le président de la République d'ailleurs,
08:07n'est pas tenue en privé de surveiller le moindre de ses mots à chaque fois
08:10en se disant peut-être qu'une vidéo va sortir de moi en voyant que j'ai dit ça, etc.
08:13Sauf qu'elle ne les assume même pas franchement, en fait.
08:15Le problème, c'est qu'elle ne les excuse.
08:17Elle ne les regrette pas.
08:18Mais je pense que, oui, mais ça, je pense qu'en politique,
08:21contrairement aux relations humaines,
08:23contrairement aux relations humaines,
08:24je crois qu'en politique, qui s'excuse, s'accuse.
08:26Je suis désolé si j'ai blessé.
08:28Qui s'excuse sur un sujet, s'accuse automatiquement
08:30et donne raison à celui qui l'a attaqué.
08:32Et pourquoi est-ce qu'on l'a attaqué ?
08:33Moi, je pense qu'il y a eu, comment dire,
08:35une attaque assez basse à l'endroit de Brigitte Macron sur ce sujet-là.
08:39C'est qu'on a dit, Brigitte Macron s'attaque au féminisme
08:42ou au féministe au pluriel.
08:45Non, je crois qu'elle a ciblé précisément
08:47les quatre militantes qui s'étaient introduites
08:49dans la salle de spectacle la veille.
08:51Mais de là à dire, ces féministes-là représentent l'intégralité du féminisme,
08:55là, je pense que c'est absolument n'importe quoi.
08:57Alors, traiter qui que ce soit de sale conne,
08:58je suis d'accord avec vous, c'est pas bien.
09:00Bon, voilà, une fois qu'on a dit ça, on a fait le tour du sujet.
09:02Mais Brigitte Macron, un, n'est pas sommée de regarder le moindre,
09:05de faire attention au moindre de ses mots à chaque instant.
09:08Une vidéo volée est une vidéo volée.
09:09Un propos diffusé sans le consentement
09:11est un propos diffusé sans le consentement.
09:13Maintenant, Brigitte Macron ne s'attaquait pas, à mon sens,
09:16au féminisme, ni au féministe au pluriel.
09:18C'est parce qu'elle vit dans la vidéo,
09:20elle a une semaine pour préparer le message,
09:21elle aurait très bien pu dire,
09:22mon propos ne visait que ces filles-là,
09:26parce que je condamne le fait qu'un spectacle...
09:28C'est ce qu'elle a dit ?
09:29Non, c'est un peu ce qu'elle dit quand même.
09:30Non, mais non, mais non, le fait qu'elle le dise,
09:32ça devient dur à dire aussi.
09:33Elle est professeure de français, elle sait faire des phrases.
09:36Mais là, ça devient aussi dur à faire,
09:39parce qu'à ce moment-là,
09:40elle s'accuse encore une fois d'avoir insulté,
09:42nommément, quatre personnes.
09:43Ça devient aussi difficile à défendre.
09:44Je pense qu'il vaut mieux, dans ces cas-là,
09:45rester le plus fou possible.
09:46Je pense, au contraire, qu'elle aurait dû d'ailleurs se dispenser
09:48de ce genre de vidéo.
09:49Elle n'aurait dû rien dire du tout.
09:50Une semaine plus tard, un peu brouillon,
09:52cette prise de parole de la première dame ?
09:54Déjà, la première des choses,
09:56moi, je suis d'accord avec vous,
09:57on n'a pas à venir embêter un artiste sur un spectacle.
10:01Premier point.
10:02Deuxième point,
10:04qui n'a pas eu des propos comme ça en privé ?
10:07Sauf que depuis quelques années,
10:09n'importe où nous sommes,
10:10vous êtes toujours quelqu'un qui vous filme.
10:11Vous le savez tous.
10:12Dès que vous êtes connu, vous...
10:13Troisième point, j'espère qu'elle va virer l'agence de com'.
10:16Parce que, si je ne m'abuse,
10:18c'est l'agence de com' qui a publié la vidéo.
10:20Qui a supprimé la vidéo depuis.
10:22Par erreur.
10:22Et quatrième point,
10:23moi, je vais vous dire ce que je pense.
10:25Elle n'aurait jamais dû aller à ce spectacle.
10:27Elle n'aurait pas dû y aller.
10:28Parce que c'est la première dame,
10:30même si Harry Habitant,
10:32quelque part, n'a pas été condamnée.
10:34Dans ce cas-là...
10:35Non, mais je te le dis.
10:36Vous vous dites...
10:37Alors, pardon, pardon,
10:37arrêtons-nous un instant là-dessus,
10:39parce que c'est intéressant.
10:39Vous dites que, dans le cas d'Harry Habitant,
10:43qui a eu un non-lieu dans cette affaire...
10:45Vous savez, madame, moi, ce que j'ai vu...
10:47Elle n'aurait pas dû y aller parce que c'est Harry Habitant.
10:48J'ai vu une gamine de 20 ans
10:49qui s'est retrouvée au commissariat
10:50avec beaucoup de lésions.
10:52D'accord ?
10:53Tous les jours, il y a des femmes
10:54qui meurent sous les coups du mari.
10:56Ça fait 30 ans que nous sommes tous lâches,
10:58les politiques.
10:59D'accord ?
10:59Dans une classe maternelle,
11:02il y a deux gamins sur 30
11:03qui sont victimes d'abus sexuels.
11:05Il y a 12 000...
11:06Non, mais je ne vous parle pas encore.
11:07Oui, mais...
11:08Non, mais je vous dis, madame,
11:11qu'aujourd'hui,
11:12on a un vrai débat,
11:13on a un vrai débat
11:14sur tout cela.
11:15Et je pense qu'elle aurait dû le voir
11:18en projection privée,
11:19mais je pense qu'elle n'aurait pas dû aller
11:20parce qu'on savait que ça pouvait...
11:22La justice...
11:22On aurait tort de cristalliser
11:24tout ce débat-là
11:24sur la personne d'Harry Habitant.
11:27Pardonnez-moi,
11:27mais une fois qu'il a été blanchi
11:29dans le sens où il y a eu un non-lieu,
11:30on ne peut pas dire
11:31le débat du sexisme
11:32et des violences et viols
11:33repose sur Harry Habitant.
11:34Non, je n'ai pas dit ça.
11:35Je n'ai pas dit ça.
11:36Mais je dis juste
11:37que pour des femmes
11:38qui sont en difficulté en ce moment
11:40et la lâcheté des politiques...
11:41Et elle n'est pas abogée de Macron en difficulté.
11:42J'estime que...
11:43Elle est quand même sous...
11:44En tant que première dame,
11:46je n'y serais pas allée.
11:47Elle n'est pas...
11:47Elle n'a rien fait
11:49contre le harcèlement.
11:51Non, mais je ne vais pas couper.
11:52Elle n'a rien fait
11:53contre le harcèlement scolaire.
11:54Elle n'a rien fait
11:55contre l'évolution
11:56de l'égalité du droit des femmes.
11:58Elle ne s'est pas investie
11:59sur ce sujet.
12:00Elle n'a pas elle-même
12:01été victime
12:02honteusement
12:03de sales cons
12:04qui disent
12:05que c'est un homme.
12:07Mais pardon,
12:07à un moment...
12:08Si la justice passe...
12:09Pardon, mais...
12:10On vit dans quelle société ?
12:12Il n'y a plus
12:13de présomption d'innocence,
12:14il y a de la présomption
12:15de culpabilité automatique maintenant.
12:17Ensuite,
12:17une fois que la justice passe,
12:19première instance,
12:20cours d'appel,
12:21non-lieu,
12:22il est coupable.
12:23Il ne faut pas aller voir
12:24son spectacle.
12:24Mais je ne vous dis pas ça.
12:26C'est pas cette société
12:26en laquelle je veux vivre.
12:28Les juges sont passés.
12:29Ils ont dit
12:29qu'il n'y a rien.
12:30À un moment...
12:31Oui,
12:31Stéphane,
12:32elle est première dame.
12:34Elles sont toutes les féministes.
12:35Moi, j'ai été condamné.
12:36J'ai viré.
12:38Je termine.
12:38Elles sont toutes les féministes.
12:39J'ai viré un directeur
12:40qui a harcelé
12:40cinq filles chez moi.
12:42Cinq.
12:42Une femme
12:43a écrit dans une décision
12:44au nom du peuple français
12:45s'il est vrai
12:46que t'as pas de culotte aujourd'hui,
12:49c'est le moment,
12:49on peut y aller.
12:53J'ai été condamné.
12:55Je suis en cours d'appel actuellement.
12:56Pardon, pardon, Stéphane.
12:58J'ai pas compris
12:59ce que vous avez raconté.
13:00Pardon.
13:00Dans mon entreprise,
13:02cinq femmes ont été victimes
13:04de harcèlement moral et sexuel.
13:06Cinq femmes.
13:07J'ai un témoignage courageux
13:09d'une femme
13:09qui me fait une attestation.
13:11Je vire le type.
13:12Je le vire.
13:12Il reconnaît les propos.
13:14Il dit
13:14« Bien sûr,
13:14mais monsieur Manigold,
13:15c'est la restauration,
13:16c'est normal,
13:17bien gras, bien épais. »
13:18Je le vire.
13:20Quatre juges,
13:21trois femmes,
13:22trois femmes.
13:22On donnait raison ?
13:23Mon avocate me dit
13:24« Trois femmes qui vont siéger. »
13:26Elles écrivent
13:27au nom du peuple français.
13:28Les greffières
13:29étaient à deux doigts
13:29de se mettre en grève.
13:32Si les propos
13:33ouvrez les guillemets
13:34« Tu n'as pas de culotte aujourd'hui.
13:36C'est le moment d'y aller.
13:37Fermez les guillemets. »
13:38Ce sont des propos choquants.
13:40Néanmoins,
13:40ils sont normales.
13:41Voilà une décision de justice.
13:43Donc ça suffit.
13:43Les féministes en carton
13:45ou les masculins en carton,
13:47ça suffit.
13:48La vérité,
13:49c'est que...
13:49Ce que je vous dis juste,
13:50c'est que
13:51je ne remets pas en cause
13:53le jugement.
13:54Je dis juste
13:55que si vous êtes
13:56première dame
13:56et que vous savez
13:58que ça peut être conflictuel,
14:00de ne pas y aller
14:00parce que justement,
14:02elle a défendu
14:03le harcèlement.
14:04C'est trop sensible.
14:06Elle aurait pu...
14:07Est-ce que c'était,
14:08Néanlatou,
14:09est-ce que c'était
14:10l'erreur de base
14:11que de se rendre
14:12au spectacle
14:12d'Ari Habitant ?
14:13Moi, je ne le pense pas.
14:14Honnêtement,
14:14très sincèrement,
14:17moi,
14:17je suis...
14:18Ma philosophie
14:19en termes de politique,
14:20c'est soit on dit
14:20on assume,
14:21je suis allé voir
14:21Ari Habitant,
14:22c'est un ami,
14:23j'ai tenu ses propos
14:24parce que je considère
14:25que les dames
14:25qui ont interrompu
14:26son spectacle
14:26n'avaient pas à le faire
14:27et mon propos
14:28ne visait que ces dames-là.
14:29Il n'y a pas besoin
14:29d'une vidéo de 3 minutes,
14:31je crois que je le dis
14:31en à peu près 40 secondes.
14:33Soit elle considère
14:34qu'il y a un problème
14:34avec ses propos
14:36et dans ce cas-là,
14:36sa vidéo ne tient pas.
14:37Mais pour moi,
14:37aller voir Ari Habitant,
14:39objectivement,
14:39si elle considère
14:40qu'elle a envie
14:40de aller voir
14:40un spectacle d'Ari Habitant
14:41parce que c'est son ami
14:43qui l'a fait rire
14:44ou qu'elle veut
14:44lui témoigner d'un soutien
14:45précisément parce que
14:47la justice est passée
14:47et qu'il continue
14:48à être dans l'œil du cyclone,
14:50moi, je n'ai pas de difficulté.
14:51Encore une fois,
14:52on est libre
14:53et c'est un beau pays
14:54quand c'est un pays
14:56où on peut être libre,
14:57mais il faut assumer
14:58sa liberté.
14:59Et la difficulté,
15:00c'est que je trouve
15:00que dans cette vidéo,
15:01elle est dans une espèce
15:02d'entrevue.
15:03Oui, mais le fait
15:04qu'elle dise,
15:05dans son argumentaire,
15:07quand elle dit
15:07que c'était un propos privé,
15:08ça n'enlève pas le fait
15:09qu'elle le pense finalement.
15:10C'est ça, en fait,
15:11le problème dans cette vidéo.
15:12C'est qu'elle dit
15:12que c'était un propos privé,
15:13certes,
15:14mais ça veut dire
15:14que madame Brigitte Macron
15:16le pense.
15:16Mais moi, je pense fondamentalement
15:17que ce sont des sales cons
15:18et des sales connes
15:18ceux qui considèrent
15:19que Brigitte Macron
15:20est un homme.
15:21Mais pardon,
15:21c'est un autre sujet.
15:22C'est un autre sujet.
15:23C'est pas de manigol.
15:25Et là, elle commence son propos
15:27et on dit
15:28je suis désolé
15:28si j'ai blessé
15:30les femmes victimes.
15:32Elle s'excuse.
15:33En France, on ne dit pas
15:34je m'excuse.
15:34Elle dit je suis désolé.
15:36Elle commence par présenter
15:38ses excuses à ces femmes
15:39si elle a pu les blesser
15:40parce qu'elle a vu
15:41l'ampleur que ça a pris.
15:43Donc je crois
15:43qu'il faut laisser...
15:44Mais je ne les regrette pas.
15:45Elle dit aussi
15:45je ne les regrette pas.
15:46Sur les quatre personnes
15:47en question.
15:48Je pense que fondamentalement
15:49il faut réécouter.
15:50Mais moi,
15:51ce que j'ai compris,
15:51elle parle des quatre personnes
15:52qui sont venues perturber
15:53le spectacle.
15:54Elle dit
15:55on va les sortir.
15:56J'étais là avec un ami.
15:57J'avais envie de le protéger.
15:59C'est les propos
15:59que j'ai retenus.
16:00Si ça fait débat ici,
16:01le message n'est pas très clair.
16:03Élie Chevrillon.
16:04Juste un point.
16:05C'est ce qu'on peut dire.
16:05C'est un peu brouillon
16:06comme réponse.
16:08Surtout une semaine après.
16:10Peut-être qu'il fallait
16:11qu'elle trouve en même temps
16:12une autre manière
16:12de le faire.
16:13Mais elle ne pouvait pas
16:13le faire d'une manière
16:14trop institutionnelle non plus
16:16parce qu'à ce moment-là
16:16ça aurait aggravé encore
16:17la situation.
16:19Il y a un truc
16:20que j'ai noté.
16:21C'est qu'elle dit
16:22ça fait huit ans et demi
16:23que je suis première dame.
16:24Donc on sent,
16:25vous savez,
16:25comme les petits-enfants
16:26qui ont dit
16:26j'ai quatre ans et quatre ans
16:30vraiment et que les mois
16:31sont longs.
16:32Non mais huit ans et demi.
16:33C'est un détail.
16:35Non mais c'est un détail.
16:36Mais les huit ans et demi
16:37je me suis dit
16:37ça veut dire que vraiment
16:39elle trouve que le temps
16:39est vraiment long.
16:40Justement.
16:41Ce qui a été fait
16:42à Brigitte Macron
16:43mais c'est inentendable.
16:45Elle est sous pression
16:46d'une manière incroyable.
16:47J'ai pas de soucis
16:48Stéphane avec ça.
16:49Ce que je veux dire
16:50c'est que la politique
16:50c'est aussi du symbole
16:52et de la communication.
16:54Ce que je veux dire
16:54quand on est un homme
16:55ou une femme politique
16:56ou la femme du président
16:58de la République
16:59quelque part
17:00il y a des choses
17:00où on ne peut plus aller.
17:01Il y a des ingrôts
17:02où on ne peut plus aller.
17:03C'est pour ça
17:04qu'elle est allée voir
17:04à Réhabitant.
17:04Alors attendez
17:05vous savez quoi
17:06on va réécouter
17:07ce message
17:09de Brigitte Macron
17:11au micro
17:11de Rémi Buisine
17:12sur Brut
17:13après cette polémique
17:14pauvre conne
17:15lors d'un spectacle
17:17Salcon
17:17pardon
17:18lors d'un spectacle
17:19d'arrêt habitant.
17:20Regarde.
17:22Ça n'était absolument
17:23pas destiné
17:23à être public.
17:25Je suis montée
17:26dans la loge
17:27d'un ami
17:27parce qu'il avait peur.
17:29je pense qu'on l'entend
17:30dans les propos.
17:31Donc j'étais avec ma fille
17:33et il était avec
17:34deux amis.
17:36Donc c'était
17:36à destination
17:37de quatre personnes.
17:39Exactement.
17:40Et quand il m'a dit
17:40j'ai peur
17:41effectivement
17:41je me suis fait chier
17:42j'ai dit maintenant
17:43on va t'aider.
17:45Donc avec
17:45une manière
17:46très directe.
17:48Je n'aurais certainement
17:48pas employé
17:49ces termes-là
17:50en public
17:51mais ça n'était destiné
17:52qu'à quatre personnes.
17:53Et je n'ai pas vu
17:54qu'il y avait
17:55quelqu'un derrière moi
17:56qui filmait.
17:57Je ne peux pas regretter
17:57de parler.
17:58Je ne peux pas regretter
17:59je suis effectivement
18:01l'époux du président
18:02de la République
18:02mais je suis aussi
18:04avant tout moi-même
18:04et quand je suis
18:05dans le privé
18:06effectivement
18:07je peux me lâcher
18:09de manière
18:09qui n'est absolument
18:10pas adéquate
18:12mais j'avais besoin
18:13de le rassurer
18:14et je l'ai rassuré
18:15certainement maladroitement
18:16mais je n'avais pas
18:18d'autres mots
18:18à ma disposition
18:19à l'époque
18:19et à ce moment-là
18:21et puis de toute façon
18:21je pense qu'on a le droit
18:22de parler le droit
18:23de pensée.
18:24Je n'ai pas tout le temps
18:25l'époux du président
18:25de la République
18:26j'ai aussi une vie privée
18:27et à ce moment
18:28était un moment privé.
18:30Je suis désolée
18:30si j'ai blessé
18:31des femmes victimes
18:32ce sont elles
18:33ce sont elles
18:35et à elles seules
18:35que je pense
18:36certainement
18:37et je ne supporte pas
18:39également qu'on interrompt
18:40un spectacle.
18:41Quelqu'un est sur scène
18:42il essaie de donner
18:44tout ce qu'il peut donner
18:45comment fait-il
18:47pour continuer après
18:48et ça veut dire quoi
18:49cette censure
18:50qu'on exerce
18:50sur les artistes
18:51c'est quelque chose
18:51que je ne comprends pas.
18:52nous ne sommes pas
18:53des juges.
18:54Je suis désolée
18:55si j'ai blessé
18:56les femmes victimes
18:57mais ce que vous dites
18:58vous Néna
18:58c'est qu'elle ne va pas
18:59au bout
18:59en disant qu'elle regrette
19:01vraiment ces propos-là
19:02en l'occurrence
19:03Selcon contre ces militantes.
19:05Il y avait d'autres
19:06façons de communiquer
19:06beaucoup plus claires
19:07et qui je pense
19:09auraient moins fait des bouts.
19:09Elle aurait dû faire quoi ?
19:10Publier tout de suite
19:11un communiqué elle ?
19:12Ne rien faire.
19:13Soit publier tout de suite
19:13un communiqué
19:14cette séquence privée
19:14n'avait pas vocation
19:15à être rendue publique
19:17et je regrette
19:18que des femmes
19:19aient pu se sentir blessées
19:20par ce propos
19:20qui n'avait pas vocation.
19:22Elle aurait pu dire
19:23quelque chose comme ça.
19:24Oui mais il fallait
19:25le faire tout de suite
19:25parce qu'honnêtement
19:26attendre une semaine
19:26pour pondre ça.
19:27Mais là en plus
19:28elle relance le sujet.
19:29Elle remet le sujet
19:32sur le devant de la scène
19:33c'était il y a une semaine
19:33on était un petit peu
19:34passé à autre chose.
19:35Elle remet le sujet
19:36on va recommenter la vidéo
19:37les personnes qui ont été
19:38ses détracteurs
19:39ne vont pas du tout
19:39être convaincues par la vidéo
19:40vont ensuite réagir
19:41à cette vidéo-là
19:42mais elle ne pouvait pas
19:43rester silencieuse en même temps
19:44ça a pris tellement d'ampleur.
19:46Je pense qu'en politique
19:46soit effectivement
19:47elle agit immédiatement
19:48et elle communique directement
19:49par un communiqué
19:50soit elle ne dit plus rien
19:52elle enterre le...
19:52C'est aussi
19:53c'est l'effet stressant.
19:53Pourquoi elle a attendu
19:55aussi longtemps
19:56pour réagir effectivement ?
19:57Parce que je pense
19:58que c'est compliqué
19:58moi je l'ai vécu
20:00des situations
20:00où j'ai soutenu des gens
20:01où je me dis
20:02mais pourquoi tu es là ?
20:04Je confondais
20:04Patrick Gignan
20:05l'ami de la personne
20:07et l'homme politique
20:08et je pense qu'on en est là
20:10en fait.
20:10Elle est première dame.
20:12Elle représente
20:13quelque chose
20:14pour les françaises
20:15et les français
20:15et si vous voulez
20:16et le fait de se retrouver là
20:18en fait on ne sait pas
20:19dire en France
20:20bon je me suis trompée
20:21je m'excuse
20:21on ne sait pas le faire.
20:23Les femmes
20:23ne savent pas le faire.
20:25C'est comme ça
20:25c'est français.
20:26On va faire la liste
20:27de toutes les attaques
20:28depuis 8 ans et demi
20:29qu'elle prend dans la figure.
20:30Je ne comprends pas
20:31mais l'un des salauds
20:32dénonce ses attaques
20:33c'est un scandale.
20:34Ce que je veux vous dire
20:35c'est qu'on a du mal
20:36à dire bon voilà
20:36sur ce coup là
20:37j'ai fait une connerie.
20:38C'est la première fois
20:40qu'elle fait une connerie.
20:40Emmanuel Macron
20:41est capable de le dire
20:42par contre.
20:42Emmanuel Macron
20:44très souvent il a dit
20:45je me suis trompée
20:46je n'ai pas de soucis.
20:47Très souvent
20:48Emmanuel Macron dit ça ?
20:49Ah oui
20:49écoutez
20:50on lui reproche souvent
20:51je suis assez d'accord
20:52on lui reproche
20:53Emmanuel Macron
20:54on dit oui mais
20:55Macron il s'est excusé.
20:56Vous savez
20:56on a tellement d'égo
20:58les hommes politiques
20:58et les femmes
20:59qu'on a l'impression
20:59qu'on sait tout
21:00et tout le temps.
21:01Et moi je pense
21:02que son service communication
21:03là où il y a une erreur
21:04et je vous le répète
21:05je pense que
21:06c'était compliqué
21:08qu'elle y aille
21:08alors il fallait
21:09qu'elle aille
21:09dans le public
21:10elle regardait le spectacle
21:11qu'elle rentrait chez elle
21:12mais elle a voulu à la fois
21:13donner de la force
21:15à Harry Abiton
21:16je pense qu'il n'en a pas besoin
21:17c'est un grand garçon
21:18donc je pense qu'elle a fait
21:19un geste affectif
21:20mais elle est première dame
21:22et elle le sera
21:23j'espère et je souhaite
21:24jusqu'à la fin.
21:25Encore une fois
21:25pour reprendre le tombeau
21:26connerie
21:27je ne pense pas
21:28qu'elle ait fait une connerie
21:29je pense qu'elle a tenu
21:30des propos
21:31certes scandaleux
21:32quoi qu'il en soit
21:32en privé
21:34là elle n'était pas
21:34elle n'était pas en public
21:35elle n'était pas en train
21:36d'annoncer quelque chose
21:37elle n'était pas en train
21:37d'écrire quelque chose
21:38de public
21:38elle a tenu un propos
21:39dans un couloir
21:40qui a été rapporté
21:41qui lui a été volé
21:42qui a été publié
21:43sur les réseaux
21:43vous avez vu l'écho
21:45que ça a eu
21:46et l'émotion que ça a suscité
21:47cela dit
21:48tout le débat derrière
21:49est très intéressant
21:50mais je veux dire
21:50Brigitte Macron
21:51a le droit
21:52d'avoir fait ce qu'elle a fait
21:53c'est-à-dire
21:53d'insulter quelqu'un en privé
21:54elle a parfaitement le droit
21:55c'est pas classe
21:56oui mais alors qu'elle n'a pas
21:57une agence de camp
21:58qui relève
21:58le professeur qu'elle a dit
21:59ça c'est son problème
22:00allez faire un tour
22:01la 7ème chambre
22:02en matière de liberté
22:03dans l'histoire
22:06Brigitte Macron
22:07est plus victime
22:07que coupable
22:08elle est victime
22:08d'une vidéo
22:10qui lui a été volée
22:11d'un propos
22:11qui lui a été volé
22:12qui a été partagé
22:13alors que ce propos
22:13n'aurait jamais dû sortir
22:14de ce couloir
22:15et personne n'aurait jamais
22:16été au courant
22:16et il n'y aurait eu aucun mal
22:17Brigitte Macron
22:20qui prend la parole
22:21donc après
22:22une semaine
22:23après cette polémique
22:24c'était libre-arbitre
22:24tu as raison sur le fait
22:25que ça va avancer la polémique
22:26puisqu'on a entendu
22:27effectivement
22:28toutes les associations féministes
22:29et y compris sur ce plateau
22:30un certain nombre de députés
22:31s'exprimer
22:32là c'est reparti
22:32pour une semaine
22:33et elle est même visée
22:34par une plainte
22:35d'une association féministe
22:36ça a écrit
22:37beaucoup d'ampleur
22:38ça ne tira rien
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