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Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Vous regardez toujours BFM Grand Soir, Donald Trump durcit le ton sur les surtaxes douanières et ne montre aucun signe d'apaisement vers les Européens.
00:07On le rappelle, il a annoncé des surtaxes commerciales contre 8 pays européens qui s'opposent à l'annexion du Groenland, dont la France.
00:14Les Européens affichent leur unité, ils menacent Donald Trump à leur tour.
00:18On va en parler dans un instant, mais juste avant, on va justement aller retrouver notre journaliste Élise Phillips.
00:23Vous êtes au Groenland. Il y a eu des manifestations ces derniers jours.
00:27Les Groenlandais ne veulent pas du contrôle des États-Unis. Là-dessus, ils sont très clairs.
00:36Ah oui, ils sont très clairs. Ils le répètent inlassablement tous les jours à chaque fois qu'on leur pose la question.
00:41Ils ne veulent absolument pas devenir américains et même pas avoir une certaine forme de contrôle de la part des États-Unis.
00:48Ces Groenlandais, ils nous parlent aussi de leur inquiétude et on peut comprendre parce qu'ils ont l'impression que leur avenir, celui de leur pays, est suspendu au bon vouloir d'un seul homme.
00:55Et ils n'ont pas de mots assez durs pour qualifier le président américain.
00:59Quand on leur demande ce qu'ils pensent de Donald Trump, ils nous disent au choix qu'ils trouvent qu'il est fou, que c'est un tyran, un danger pour la démocratie.
01:06Ces Groenlandais, ils nous disent aussi suivre les actualités tous les jours, toutes les dernières déclarations et puis aussi l'arrivée des troupes étrangères.
01:13Ici, par exemple, on est au port de Nook où un navire militaire danois est positionné depuis quelques jours.
01:18Il y a de nouveaux soldats en provenance du Danemark qui sont d'ailleurs arrivés aujourd'hui.
01:23Et on a interrogé tout à l'heure avec Sonia Reynaud, ces Groenlandais, ces habitants de la capitale, sur leur état d'esprit du moment.
01:29Écoutez ce qu'ils nous disaient tout à l'heure, c'était donc avec Sonia Reynaud.
01:33Nous sommes sous pression.
01:36Et moi, à la maison avec ma femme, nous en parlons aussi beaucoup.
01:41C'est un sujet compliqué pour tout le monde.
01:42Nous n'allons pas abandonner pour de l'argent.
01:46Je n'aime pas l'argent.
01:48Je choisirai le Groenland plutôt que n'importe quelle somme d'argent.
01:53Je suis stressée aussi et nerveuse.
01:56Ce que dit Trump, ce sont juste des mots.
02:00Trump n'achètera jamais le Groenland.
02:02Et parmi les habitants de nous, il y a aussi ceux qui envisagent une solution plus définitive, c'est-à-dire de quitter le territoire.
02:13Ça, c'est le cas plutôt de la part des expatriés qui ont des attaches aussi ailleurs.
02:18On a pu discuter assez longuement, par exemple, aujourd'hui avec un Belge et hier avec une Française,
02:23qui nous ont dit tous les deux envisager le scénario le plus extrême.
02:27C'est-à-dire que si la situation dégénère, s'il y a une escalade dans les prochaines semaines,
02:31ils décideront peut-être de quitter le territoire pour aller vers une zone plus sécurisée.
02:36Merci beaucoup Élise, avec Sonia Reynaud.
02:38Le navire qu'on voit derrière vous, c'est un navire militaire danois.
02:45Oui.
02:47Et ça, Donald Trump ?
02:48Oui, c'est un navire militaire qui est positionné ici.
02:51Allez-y.
02:56C'est un navire militaire qui est positionné ici depuis quelques jours.
03:01Oui, je vous disais, c'est un navire militaire qui est positionné depuis quelques jours.
03:06Le commandement arctique, le général du commandement arctique,
03:09fait des points presse assez régulièrement pour faire un état des troupes.
03:13Comme je vous le disais, il y a des nouveaux soldats danois qui sont arrivés dans la journée.
03:17Il y aura peut-être de nouvelles arrivées de troupes étrangères dans les prochains jours.
03:20On ne sait pas, peut-être des troupes françaises.
03:23C'est ce qu'avait annoncé Emmanuel Macron la semaine dernière.
03:25Pour l'instant, on n'a pas plus de précision.
03:27Mais c'est vrai que les Groenlandais suivent ces actualités et sont rassurés.
03:32En tout cas, certains nous disent ceci.
03:34Ils sont rassurés par la présence de troupes étrangères,
03:36même si pour l'instant, il ne s'agit que de quelques dizaines de soldats.
03:39Mais ils ont l'impression que les pays européens sont là pour les soutenir
03:43et pour essayer de dissuader Donald Trump d'aller un peu plus loin.
03:47– Merci beaucoup Élise.
03:49Et pardon, effectivement, il y a un petit décalage de connexion.
03:52Élise Gosset nous a rejoint.
03:53Bonsoir Élise.
03:54Didier François est également présent.
03:56Bonsoir Didier.
03:57Nicolas Tenzer, vous êtes spécialiste des questions géostratégiques et enseignant à Sciences Po.
04:01Bonsoir et bienvenue à vous.
04:02Et Guillaume Lascoges-Arias, historien militaire, professeur à la Sorbonne Université.
04:07Bonsoir à vous.
04:08On est toujours avec Edwige Chevrillon et avec Marc Toiti
04:10parce que derrière tout ça, il y a des enjeux économiques.
04:13Il y a aussi le sommet de Davos mercredi.
04:16Comment va réagir Donald Trump en ce moment ?
04:18Et Donald Trump arrive mercredi, vous avez raison.
04:20On va suivre ça avec la plus grande attention.
04:23Juste pour rebondir quand même, Élise Gosset, sur ce que disait à l'instant,
04:25Élise et Didier d'ailleurs, sur ce que disait à l'instant Élise Phillips.
04:28On a des nouvelles, des renforts supposés être envoyés par la France ?
04:31Oui, les renforts, encore une fois, c'est un exercice.
04:34Effectivement, nous, on a décidé quand même de marquer le pas en disant
04:38qu'on va faire un exercice sérieux.
04:39Donc, il y a la frégate Ronard qui est en train de faire route.
04:44Ce n'est pas à côté, vous avez remarqué.
04:46Donc, les gars se rapprochent des eaux vraiment froides, mais ça avance.
04:51Et on a envoyé un avion ravitailleur, un MRTT aussi,
04:55qui est capable de faire du transport et du ravitaillement en vol.
04:57En fait, encore une fois, ce n'est pas contre les Américains.
05:00Et les Américains le savent parfaitement bien.
05:02Mais c'était pour essayer de démonter cette idée agitée par Trump
05:07que l'Europe et l'OTAN ne s'occupaient pas de la sécurité du Groenland.
05:11Oui, enfin, ce n'est pas contre les Américains,
05:13mais c'est un message envoyé aux États-Unis pour dire,
05:15attention, c'est nous qui confondons.
05:17Ils ne sont pas contents parce qu'on y est.
05:19Alors justement, ils ne sont pas contents.
05:20Et si ces pays ne sèdent pas, dit Donald Trump,
05:23ils seront surtaxés de 10% le 1er février prochain,
05:25de 25% le 1er juin.
05:29Ça a eu des conséquences très concrètes d'ailleurs.
05:31Ça a fait chuter les principales bourses européennes.
05:34Comment peuvent réagir les Européens Ulysse-Gosset ?
05:38Ils se réunissent jeudi soir en sommet extraordinaire à Bruxelles.
05:42Quelles décisions peuvent-ils prendre pour répondre à Donald Trump ?
05:45Ils ont déjà réagi fermement en condamnant, évidemment,
05:48toute volonté d'acheter le Groenland sans l'accord du Danemark
05:51et des habitants du Groenland.
05:53Ils ont réagi en envoyant des troupes.
05:55Mais Trump a lui aussi déjà réagi.
05:57Oui, ça ne suffit pas.
05:59Non, mais c'est la nouvelle du soir.
06:00On a appris tout à l'heure que Donald Trump avait donné son feu vert
06:03pour des manœuvres communes entre le Canada, les États-Unis
06:06et le Danemark au Groenland.
06:09Et on a appris que le central commande, c'est-à-dire le NORAD,
06:13c'est-à-dire le commandement général des forces armées américaines
06:15pour l'Amérique du Nord, avait envoyé, en ce moment même,
06:19des avions, des troupes pour faire des manœuvres au Groenland.
06:24Un exercice prévu de longue date.
06:26Alors, il précise effectivement que l'exercice est prévu de longue date,
06:29mais ça n'arrive pas n'importe comment, n'importe quel moment.
06:31Ça arrive juste avant l'arrivée de Donald Trump à Davos, mercredi.
06:36Ça provient donc justement après l'envoi de troupes européennes,
06:39pas simplement françaises, de plusieurs pays.
06:42Et donc, on n'est pas dans une confrontation militaire,
06:45mais on est dans un moment où chacun montre ses muscles.
06:48Comment l'Europe peut-elle réagir ?
06:49C'est tout l'objet de la réunion de jeudi.
06:52Mais on sait déjà que l'Europe veut se positionner,
06:54non pas dans un conflit direct avec les États-Unis,
06:57mais en affichant sa force économique,
06:59c'est-à-dire 450 millions de consommateurs,
07:02le plus grand marché mondial,
07:04face à une Amérique qui veut encore augmenter les droits de douane.
07:08Et en envoyant ce message à Donald Trump,
07:10en disant, non seulement c'est assez contradictoire
07:12de voir que vous voulez conquérir le Groenland,
07:14alors que le Groenland comme le Danemark font partie de l'Alliance Atlantique,
07:17donc c'est absolument pas nécessaire d'augmenter la présence américaine.
07:21Et la preuve, il y a déjà aujourd'hui des manœuvres qui sont en cours,
07:24mais surtout, si vous déclarez la guerre économique à l'Europe,
07:29l'Europe a les moyens d'infliger des représailles aux États-Unis.
07:34Et là, le président de la République, Emmanuel Macron,
07:37est en première ligne puisqu'il a menacé d'utiliser un bazooka.
07:41Et un bazooka, c'est quoi ?
07:42C'est une arme économique qui a été conçue pour faire face à la Chine,
07:47qui n'a pas été utilisée,
07:48mais qui pourrait être déclenchée s'il y avait une unité européenne
07:51contre les mesures prises par Donald Trump.
07:54Donc on est vraiment ce soir, je dirais, dans un moment de vérité,
07:58une sorte de veillée d'armes, avant Davos,
08:01parce que Trump va très certainement faire un grand discours
08:03pour dire aux Européens, voilà ce que je pense de la situation,
08:07et les Européens devront réagir.
08:08S'ils le font, ils afficheront leur capacité à résister à Donald Trump.
08:12S'ils ne le font pas, certains parlent déjà de vassalisation.
08:16On va justement aller à Washington,
08:18puisque vous nous parliez à l'instant de ces manœuvres en cours
08:20des avions militaires, Antoine Hollard,
08:23qui sont en route, à l'heure où nous parlons,
08:26pour le Groenland, coup de pression de Donald Trump.
08:33Alors, pas sûr.
08:35Ce qu'a dit, en tout cas, le commandement militaire de l'Amérique du Nord,
08:39le commandement de la Défense Aérospatiale,
08:41c'est que ces avions, effectivement, sont en route pour le Groenland.
08:44Des avions qui vont se poser sur la base de Pitoufik,
08:47la base américaine située sur le territoire danois.
08:51Ce que dit le commandement militaire américain,
08:53c'est qu'ils sont déployés dans le cadre d'exercices prévus de longue date
08:57et réalisés en coopération avec le Danemark, le Royaume-Uni et le Canada.
09:03Alors, c'est vrai que le timing interroge,
09:05mais manifestement, c'était prévu depuis longtemps.
09:08Si le commandement militaire américain fait cette annonce ce soir,
09:11c'est peut-être aussi pour essayer un peu de calmer les esprits,
09:15pour indiquer que si on voit ces avions dans le ciel du Groenland,
09:19ça n'est pas le signe que Donald Trump a décidé de lancer une opération militaire
09:22pour envahir le territoire,
09:24mais bien qu'il s'agit d'un exercice planifié de longue date.
09:29Tout cela dans un contexte où les réseaux sociaux bruissent depuis ce matin
09:32de rumeurs selon lesquelles Donald Trump est prêt à appuyer sur le bouton.
09:36Il y a un élément notamment qui a fait tiquer certains spécialistes,
09:40le fait que les Etats-Unis, depuis ce week-end,
09:42aient mis en alerte 1500 soldats,
09:45officiellement pour être potentiellement déployés à Minnesota,
09:48où il y a des manifestations contre la police de l'immigration.
09:52Mais ce qui interroge, c'est que ces soldats, en fait,
09:55sont des spécialistes du combat en milieu arctique.
09:58Donc on voit mal ce qu'ils iraient faire dans les rues de Minnesota,
09:59même si là-bas, il fait très froid.
10:01Et certains estiment que cette annonce d'un possible déploiement dans le Minnesota
10:05est en fait une fausse alerte, une façon de détourner la tension
10:09et que ces soldats, en réalité, sont destinés à être déployés au Groenland.
10:13Alors on verra si c'est effectivement le cas.
10:15Mais pour le moment, en tout cas,
10:17ces avions qui sont en route vers le Groenland
10:18ne sont pas déployés dans le cadre d'une opération militaire.
10:21Ce n'est pas Donald Trump qui a décidé d'envahir le Groenland.
10:24Il s'agit en tout cas officiellement d'un exercice,
10:26encore une fois, réalisé en coopération avec le Danemark,
10:29le Royaume-Uni et le Canada.
10:31Merci beaucoup Antoine.
10:33Et effectivement, et on le disait, un exercice prévu de longue date,
10:35mais comme le disait à nouveau Antoine, le timing est intéressant.
10:38Mais ce qui est intéressant aussi,
10:39et vous le signalez pendant le duplex d'Antoine,
10:43c'est que l'exercice européen,
10:45ces avions envoyés au Groenland,
10:47étaient également supposés être un exercice prévu de longue date.
10:50Donc tout ça, c'est de la communication aussi.
10:52Il y a beaucoup de communication autour, évidemment,
10:53d'un enjeu qui est quand même majeur,
10:55en s'appuyant sur ce qui existe.
10:57Et les Américains, et nous, ne s'amusent pas à déployer n'importe...
11:01Honnêtement, se déployer dans l'Arctique, c'est quand même pas simple.
11:05Donc nous, je rappelle qu'on avait déjà participé au mois de septembre,
11:08mais on n'avait pas communiqué dessus,
11:10à un exercice qui était...
11:12C'était Arctic Light,
11:14donc c'est celui qu'on fait avant,
11:16où on était engagé avec 500 soldats.
11:18Pas nous, nous, on avait un groupement commandos de montagne,
11:21et on avait une frégate et un avion.
11:25Donc là, c'est pareil.
11:26On a mis en avant un exercice qui était aussi prévu.
11:32Et on savait que les Américains avaient cet exercice-là
11:35qui arrivait avec les Canadiens et les Britanniques.
11:38Parce que les exercices de l'OTAN,
11:40honnêtement, c'est une bureaucratie que vous ne pouvez pas imaginer.
11:43Donc après, la communication dessus, c'est une autre affaire.
11:46Et ça tombe à pique.
11:47C'est une autre affaire, mais ça veut dire quelque chose, Guillaume Lercon-Jarias.
11:51Que les Européens, que les États-Unis déploient leurs avions,
11:54les envoient vers le Groenland,
11:56ce n'est quand même pas anodin, ce qui est en train de se passer.
11:58Alors déjà, un exercice n'est jamais anodin en soi,
12:00parce que déjà, ça prend du temps pour le mettre en place.
12:03Mais surtout, c'est que ça envoie des messages.
12:04C'est ça.
12:05Alors, le problème, c'est que généralement, ça envoie des messages
12:07qui, pour ce qui nous concerne, sont très contradictoires.
12:11Initialement, un exercice militaire, traditionnellement,
12:14il a trois audiences, ou trois publics.
12:18Le sien, d'abord, c'est sa propre population.
12:20On est là, on est capable, on fait.
12:23Il y a les adversaires, ceux à qui on dit,
12:25bon, ben voilà, on est capable de vous mettre la pile, véritablement.
12:30Et puis, on a les alliés à qui on montre,
12:32on est des bons camarades, on sait faire ensemble.
12:35Sauf que là, on a un exercice où on s'adresse en même temps
12:37à potentiellement un compétiteur et à un allié en même temps,
12:41avec une subtilité.
12:45On veut, en réalité, et c'est là, en fait,
12:47où c'est très difficile en termes de communication,
12:49on veut démontrer aux Américains qu'on est capable de faire.
12:52Et donc, pourquoi se soucierait-il de faire, finalement, à notre place ?
12:56D'assurer la sécurité du Grenon à notre place.
12:59C'est notre zone.
13:00Et dans le même temps, en faisant ça, on les agace.
13:02Alors, quand on ne fait pas, on les agace parce qu'on n'est pas responsable.
13:05Quand on fait, on les agace parce qu'on fait.
13:06Mais est-ce que ce n'est pas juste parce que la sécurité est un prétexte ?
13:09Et que les vraies ambitions sont économiques et de vice-chevrillon ?
13:11Oui, c'est sûr qu'il y a des ambitions économiques qui sont très, très fortes
13:14parce qu'on voit qu'avec le réchauffement climatique,
13:17il est possible d'ouvrir une ligne qui permette de rejoindre,
13:22une ligne maritime qui permette de rejoindre la Baltique au Pacifique Nord.
13:25On voit déjà que les Russes ont installé aussi dans l'Arctique
13:28une nouvelle base militaire.
13:31Donc, on voit que le réchauffement climatique
13:32est en train de changer complètement la donne dans cette région de l'Arctique.
13:39Et là, il y a des enjeux qui sont commerciaux,
13:40qui sont absolument gigantesques.
13:42En plus, il y a ce qui se passe au niveau du Groenland.
13:44Le Groenland, il y a des matériaux critiques.
13:47Il n'y a pas tellement de terres rares,
13:48mais il y a des matériaux critiques qui sont très utiles
13:51pour l'industrie, notamment la technologie.
13:54Mais jusqu'à présent, c'est enfoui sous le Megafrost.
13:58Oui, je crois qu'on dit comme ça.
13:59C'est enfoui dessous et c'est très difficile de les extraire.
14:04Mais le réchauffement climatique fait que bientôt,
14:06on pourra les extraire.
14:06On pourra y avoir accès.
14:07Donc, ça, c'est la deuxième raison.
14:09Et puis, il y a quand même une troisième raison.
14:10Vous en avez parlé tout à l'heure.
14:12C'est-à-dire que l'ambition peut-être de Donald Trump,
14:15c'est d'agrandir le territoire américain.
14:19C'est de faire America Great Again
14:21et de l'agrandir sur le plan géographique
14:23pour être encore plus gros que la Russie.
14:25On sait que c'est sa grande ambition.
14:27Et de ce point de vue-là,
14:28il a l'avoir le Groenland.
14:30On pourrait répondre à ces velléités impérialistes.
14:33Totalement.
14:34Nicolas Tenzer.
14:35Oui, effectivement.
14:36Les raisons de sécurité ne tiennent pas.
14:38Parce qu'effectivement, vous avez déjà cette base,
14:40cette base de Pitifit, l'ancienne base de Thulé.
14:43Où il y a déjà des soldats américains.
14:45Et donc, déjà, les Américains sont présents.
14:47Il y a notamment les systèmes de boucliers antimissiles
14:49qui sont très importants dans le cadre de l'OTAN
14:52pour la défense de l'Europe.
14:53Et que si les Américains avaient dit
14:55écoutez, nous, on souhaite étendre la base,
14:58qu'eux-mêmes, ils avaient réduit
14:59par rapport à la période de la guerre froide.
15:01Eh bien, on leur aurait dit,
15:02mais bien sûr, vous pouvez parfaitement étendre votre base.
15:05Que deuxièmement, vous avez déjà des sociétés américaines
15:07qui commencent à exploiter effectivement le sol.
15:11Là aussi, les sociétés américaines
15:12pourraient investir plus,
15:14essayer de donner des signaux disant
15:15on n'a pas très envie que les Chinois se maintiennent
15:18ou aillent davantage exploiter.
15:20On veut bien faire ça.
15:21Mais encore une fois,
15:22tous ceux-ci, ce sont des prétextes
15:23parce qu'il n'y aurait eu aucun problème
15:26pour le Groenland de dire
15:28mais voilà, on vous accueille,
15:29on vous donne plus de possibilités d'exploitation,
15:32on fait plus d'accords commerciaux avec vous.
15:33C'est l'idée d'annexion.
15:35Il y avait un des lieutenants de Trump
15:36qui disait, il y a un certain temps,
15:38il disait finalement,
15:39l'Amérique s'est toujours renforcée
15:42et agrandie par les conquêtes.
15:44C'était vrai au XIXe siècle.
15:45Ce n'est pas uniquement le cas d'ailleurs de l'Amérique.
15:47Et finalement, on va continuer maintenant.
15:49On va continuer à faire ça.
15:50parce que comme ça, effectivement,
15:52ce que vous disiez,
15:53c'est comme ça que l'Amérique va être grande
15:55et il n'y a aucune raison.
15:56Mais le signal est absolument désastreux,
15:59surtout dans le contexte d'aujourd'hui
16:00où on a effectivement Poutine
16:02qui revendique une partie des terrains
16:05qu'il a conquis, je dirais, en Ukraine
16:07en disant c'est à moi.
16:08On a la Chine qui pourrait se sentir poussée des ailes
16:11également à l'égard de Taïwan.
16:13D'autres États peut-être
16:14qui pourraient invoquer n'importe quel prétexte,
16:16l'intérêt national pour dire
16:18voilà, on va occuper et puis annexer un territoire.
16:21– Et est-ce que vous avez vu d'ailleurs à ce sujet
16:22la lettre de Donald Trump
16:25au Premier ministre norvégien
16:27qui a été rendu public aujourd'hui ?
16:30Franchement, elle est inquiétante cette lettre.
16:32– C'est sûr, c'est ce qu'il y a de plus inquiétant.
16:34– Étant donné que votre pays a décidé
16:36de ne pas m'attribuer le prix Nobel de la paix
16:38pour avoir mis fin à plus de huit guerres,
16:41je ne me sens plus obligée
16:42de penser uniquement à la paix.
16:43– Franchement, quand on lit ça,
16:47on se dit mais qu'est-il capable de faire ?
16:50Et sur le Groenland, il dit
16:51il n'existe encore aucun document écrit
16:52pouvant qu'il appartienne au Danemark,
16:54mais il y a des centaines d'années,
16:55un bateau a accosté à cet endroit
16:57et nous aussi, nous avons accosté là-bas.
17:00Comment lire ces propos de Donald Trump ?
17:02Déjà sur le côté, j'allais dire,
17:04enfantin de Donald Trump qui dit
17:06vous ne m'avez pas donné le prix Nobel de la paix.
17:08Donc moi finalement, la paix maintenant,
17:10ça n'a plus tellement de sens pour moi
17:11et je suis capable de faire ce que je veux.
17:14– Dans la presse américaine
17:16et sur les réseaux sociaux,
17:16on voit énormément de caricatures de Donald Trump
17:18qui emmagasinent toutes les médailles
17:21que l'on lui adresse du monde entier.
17:23Mais il y en a une, effectivement,
17:24qu'il n'a pas eu, c'est le prix Nobel de la paix.
17:27Il y a bien eu cette opposante vénézuélienne
17:29qui a voulu lui offrir sa médaille
17:31et il l'a refusée.
17:33Donc effectivement, il est vexé.
17:35Et bon, est-ce que ça relève de la paranoïa
17:37ou de la psychiatrie ?
17:39Ce qui est sûr, c'est que Donald Trump
17:40en fait un cas personnel.
17:42Et donc effectivement, il considère que
17:44puisqu'on ne veut pas lui donner cette médaille,
17:46eh bien il n'a plus à s'occuper de la paix.
17:47Sauf qu'en même temps, il décide de créer
17:49un comité pour la paix,
17:51une sorte de board de la paix
17:54en s'appuyant sur le Gaza.
17:55– Un conseil de paix.
17:56– Mais un conseil de la paix
17:58auquel il invite Vladimir Poutine, par exemple.
18:01– Et où il faut payer.
18:02– La France et il demande à chaque parti.
18:04– Alors simplement, si vous voulez,
18:07c'est totalement contradictoire.
18:09On se rend bien compte que
18:10Trump agit par instinct,
18:13par émotion
18:14et qu'à chaque fois que quelque chose ne lui plaît pas,
18:17il a une autre contre-position.
18:19C'est pour ça que ce soir,
18:20les manœuvres sont importantes
18:20parce que certes,
18:22elles s'appuient sur un programme de longue date,
18:24mais on ajoute en plus des avions
18:26qui viennent spécialement
18:27du commandement nord-américain
18:30qui est basé dans le Colorado.
18:31Donc si vous voulez,
18:32c'est vraiment un signal politique
18:33et militaire
18:34qui est adressé aux Européens.
18:36Trump n'a pas envie
18:37qu'on lui dicte sa conduite au Groenland.
18:39Et là aussi,
18:39sur le Groenland,
18:40pourquoi c'est important ?
18:41Psychologiquement,
18:42Trump ne comprend pas
18:43pourquoi on s'oppose
18:43à sa volonté d'acheter le Groenland.
18:45Il le dit,
18:46il le répète,
18:47ça fait près de 100 ans
18:48que les Américains
18:48veulent acheter le Groenland.
18:50Et pourquoi on me le reproche à moi ?
18:52Se demande-t-il.
18:53Il ne comprend pas
18:54que le monde a changé
18:55et qu'il y a maintenant
18:56des États indépendants,
18:58importants,
18:58il y a une Union européenne
18:59et il y a un royaume du Danemark
19:01qui est maître chez lui.
19:02Donc, on voit qu'il y a
19:03une contradiction totale
19:06entre le monde tel qu'il est
19:07et tel que le voit Donald Trump.
19:09Oui, mais c'est peut-être
19:10lui qui a raison,
19:11dans le sens où c'est peut-être
19:12son monde à lui
19:13qui est en train de devenir
19:14avec la loi du plus fort
19:15et nos yeux à nous,
19:17nous qui avons une vision
19:18un peu pathéiste.
19:18Mais c'est tout l'enjeu
19:19pour l'Europe.
19:20C'est le moment de vérité
19:21pour l'Europe.
19:21Il y a des relations internationales.
19:22Le moment de vérité,
19:23c'est pour ça qu'aujourd'hui,
19:24ce qui se passe,
19:24c'est le moment de vérité.
19:24Souveraineté ou vassalisation.
19:26Ce qui est clair,
19:26c'est que d'un point de vue économique,
19:28c'est le drame pour l'Europe.
19:29C'est que malheureusement,
19:30on a le plus à perdre.
19:31C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
19:31on a un excédent commercial
19:32des États-Unis.
19:34Donc, si effectivement,
19:34on augmente ses droits de douane,
19:35je rappelle qu'ils sont déjà
19:36de 15% à la base.
19:37On va les augmenter encore
19:39de 10%.
19:3910% le 1er février
19:41et 25% le 1er juin.
19:42Voilà.
19:42Donc, on va monter à 40%.
19:44Donc, ça veut dire que là,
19:45à ce moment-là,
19:45pour beaucoup de producteurs,
19:46d'exportateurs européens,
19:48ça va être compliqué.
19:49On a beaucoup à perdre.
19:49Tout le monde verra,
19:51y compris les Américains.
19:52Évidemment.
19:53Mais la différence,
19:54c'est qu'on le voit,
19:54ce qui s'est passé,
19:55c'est très intéressant
19:55depuis le début de l'année
19:56parce qu'il y a eu
19:57des droits de douane.
19:58Et on voit que les exportations
19:59chinoises vers les États-Unis
20:01ont jeté de 30%.
20:02Ça a fonctionné, finalement.
20:05Le déficit commercial américain
20:07est au plus bas
20:08depuis la fin des années 90.
20:09Donc, il y a quelque chose
20:10qui s'est quand même produit.
20:11Et par contre,
20:12ce qui est surprenant,
20:12c'est de voir que
20:13l'excédent commercial chinois
20:15atteint des records historiques.
20:17Pourquoi ?
20:17Parce qu'en fait,
20:18que dans le même temps
20:20que les exportations chinoises
20:21vers les États-Unis
20:21ont baissé de 30%,
20:22elles ont augmenté
20:24de 15% vers l'Europe.
20:26C'est-à-dire que,
20:26vite l'avant, effectivement,
20:27comme les Européens
20:28n'ont pas eu ce courage,
20:30finalement,
20:30de mettre des droits de douane
20:31dans ce qu'ont fait
20:31les États-Unis,
20:32c'est ce qui fait que,
20:33globalement,
20:33les chemins en profitent
20:34pour exporter davantage
20:36vers chez nous.
20:36Donc, je pense que,
20:37malheureusement,
20:38c'est là le vrai enjeu.
20:39C'est qu'aujourd'hui,
20:40la Chine ne respecte pas
20:41les accords de l'OMC.
20:42Elle fait du dumping.
20:43Elle a une devise
20:48et c'est la raison
20:49pour laquelle c'est que
20:49si les Américains
20:51ne sont plus dans le pragmatisme,
20:52alors que nous,
20:53on reste quand même
20:53dans le dogmatisme,
20:54on n'arrive pas à s'entendre.
20:55mais Trump ne respecte pas
20:56le fort.
20:57Il considère que l'Europe est faite.
20:59Si l'Europe ne se réveille pas,
21:01elle sera écrasée.
21:02Et par rapport à la Chine,
21:04vous avez totalement raison,
21:05si l'Europe ne met pas
21:06de véritables frontières économiques
21:08face à l'invasion chinoise,
21:10par exemple,
21:10des voitures électriques,
21:11eh bien,
21:12nous serons envahis
21:13de voitures chinoises.
21:14C'est déjà le cas, malheureusement.
21:15Donc, qu'est-ce que peut faire
21:16l'Europe aujourd'hui ?
21:17C'est la question fondamentale.
21:18Est-ce que l'Europe va
21:20accepter l'impensable
21:21ou bien est-ce qu'elle va
21:23prendre les moyens ?
21:23Le chancelier allemand,
21:24ce n'est pas n'importe qui,
21:25a dit aujourd'hui...
21:26Quand vous dites
21:28accepter l'impensable,
21:29vous avez dit ?
21:30Oui.
21:30Donc l'impensable,
21:31c'est quoi ?
21:31L'impensable,
21:32c'est par exemple
21:33l'invasion économique
21:35du Groenland.
21:36C'est par exemple
21:36imposer des droits de douane
21:38au 1er février
21:39à toute l'Europe,
21:40plus 15%,
21:41si on refuse d'accepter
21:42que le Groenland
21:43soit acheté par les Etats-Unis.
21:44Le chancelier allemand,
21:45qui est quand même
21:45un personnage important
21:47en Europe,
21:47on dit toujours
21:48que la France
21:49est en perte de vitesse,
21:50mais il y a l'Allemagne.
21:51Et l'Allemagne dit,
21:52enfin il dit,
21:52le chancelier,
21:53je vais essayer
21:53de convaincre Donald Trump
21:54de ne pas se lancer
21:55dans une guerre économique
21:56car elle sera dommageable
21:58pour tout le monde.
21:59Il a demandé à l'Europe.
22:00C'est clair.
22:01Il a demandé à l'Europe.
22:03Effectivement,
22:04le chancelier allemand
22:05veut essayer
22:05de rencontrer Donald Trump.
22:07Est-ce que vraiment
22:08sa parole portera
22:09rien n'est moins sûr
22:10mais sur les conséquences possibles
22:12d'une guerre économique
22:14si vraiment
22:15on en arrive là ?
22:15C'est sûr que pour
22:17les Etats-Unis,
22:18ça ne sera pas forcément favorable
22:19mais en plus,
22:20pour l'Europe,
22:21ça sera extrêmement pénalisant
22:22parce que déjà,
22:23on a dû subir
22:24une augmentation
22:24des droits de douane.
22:25Donc de ce point de vue-là,
22:26ce n'est pas une bonne nouvelle
22:28surtout qu'on ne sait jamais
22:30si peut-être que demain,
22:32au 1er juillet,
22:32à juin,
22:33c'est 25%.
22:34Au 1er juillet,
22:35ça peut être 30%.
22:36On ne sait pas
22:36où il peut s'arrêter.
22:38Il y a un point quand même,
22:39un bémol.
22:40Les Américains sont contre
22:41l'envahissement du Groenland.
22:44Donc ça,
22:44c'est quelque chose
22:45qui va jouer l'opinion américaine.
22:4775% des Américains
22:49sont contre là.
22:49Donc peut-être
22:50ce sont nos meilleurs alliés,
22:51j'ai envie de dire,
22:51ce sont nos meilleurs alliés.
22:53Peut-être ce sont les Américains
22:54contre leur président
22:55parce que ça peut jouer.
22:57Il y a quand même,
22:57vous le savez évidemment,
22:58on en parle souvent ici,
22:59l'élection des mid-terms
23:01en novembre 2016.
23:02Nicolas,
23:03c'est peut-être
23:03notre meilleure arme,
23:05le refus des Américains
23:06de soutenir Trump
23:07dans ses vérités.
23:07Il y a non seulement ça,
23:08mais il y a aussi
23:09un certain nombre
23:10d'anciens généraux américains,
23:12mais qui sont très influents,
23:13qui sont connus,
23:14qui ont dit que
23:15si des militaires américains
23:16participaient à ces opérations,
23:18ils trahiraient leur serment
23:21devant la Constitution.
23:23Ce n'est pas rien.
23:23C'est-à-dire qu'il y a une allégeance
23:25quand même des militaires américains.
23:26Il y a une réaction américaine
23:27qui ne sont pas au président.
23:28Et donc ça,
23:28c'est quelque chose
23:29qui est quand même très important.
23:31Maintenant,
23:31effectivement,
23:32est-ce que,
23:33parce que les Américains
23:34sont opposés,
23:35le Congrès va véritablement bouger ?
23:38Jusqu'à présent,
23:39on a quand même eu l'impression
23:40que les Républicains du Congrès,
23:42même quand ils parlaient fort,
23:44ne traduisaient pas leurs paroles
23:45en actes véritablement sérieux.
23:47Il est 22h50 sur BFM TV.
23:49Je vous rappelle
23:49cette dernière information.
23:50ces avions militaires
23:54qui sont en route
23:55pour le Groenland
23:56à l'heure où l'on parle.
23:58Peut-être qu'on peut refaire un point
23:59avec vous, Didier François.
24:01On parle d'un exercice
24:02prévu de longue date
24:03officiellement,
24:05mais qui n'est pas anodin.
24:06Racontez-nous ce qui est en train
24:07de se passer.
24:08En fait,
24:08il est vraiment prévu de longue date,
24:09mais c'est la réponse
24:10du berger à la bergère.
24:11Le nôtre aussi était prévu de longue date.
24:12Donc c'est ça qui est formidable.
24:15Donc après,
24:18les Américains,
24:19les Canadiens
24:20et les Britanniques
24:21font leur partie d'exercice
24:23au Groenland.
24:24Non, non, pas les Britanniques.
24:25Il n'y a pas assez.
24:26C'est le Canada,
24:27Danemark et Etats-Unis.
24:28Etats-Unis, pardon.
24:29Sous le commandement
24:30du Nord-Aid.
24:32C'est le central commandement.
24:33C'est le commandement général
24:34de l'Amérique du Nord,
24:35chargé de protéger l'Amérique du Nord,
24:37le Canada
24:37et donc le Groenland.
24:39Puisque le Groenland
24:40est la défense avancée.
24:41Donc eux font leur partie d'exercice.
24:43Comme nous,
24:44on avait fait notre partie européenne
24:45avec les Allemands,
24:47que je ne dise pas de bêtises,
24:48le Danemark,
24:49de Norvégiens.
24:51Donc chacun joue sa partie.
24:54Et évidemment,
24:55on en fait tous les ans.
24:56Et eux aussi,
24:57cet exercice-là,
24:58il est annuel.
24:59Le nôtre aussi était annuel.
25:00D'habitude,
25:01personne n'en parle.
25:02Là, il y a un enjeu,
25:02tout le monde en parle.
25:03Parce que l'idée,
25:04c'est de faire la démonstration
25:05que finalement,
25:06ce Groenland en question
25:08est bien défendu.
25:09Après,
25:10il y a la deuxième phase.
25:11Et tout ça se fait
25:11à la veille de Davos,
25:13où on voit bien
25:13que le bras de fer
25:14est arrivé
25:15à une sorte de...
25:18Paroxysme ?
25:19Pas encore.
25:20On est en train
25:23de mettre les côtes
25:24sur la table
25:24et prendre les mains.
25:25Parce qu'en fait,
25:26ça va se résoudre
25:27partiellement
25:28à la réunion de Davos,
25:29où là,
25:30tout le monde,
25:30vous voyez bien,
25:31le chancelier allemande
25:32va essayer de voir Trump.
25:34Il va y avoir des réunions.
25:34Alors, justement,
25:35il y a un jeu diplomatique
25:36qui est en train de se faire
25:36parce que Emmanuel Macron
25:37doit repartir normalement
25:39le mardi soir.
25:40On a vu que le quai d'Orsay
25:42a dit que pour l'instant,
25:43aucune réunion
25:44n'était prévue
25:45avec Donald Trump.
25:48Mais en même temps,
25:49peut-être qu'in fine,
25:50il y aura des discussions.
25:52Et Frédéric Schmerz,
25:53pour l'instant,
25:53il n'est pas prévu
25:54de rencontre.
25:55Mais il a demandé
25:57de rencontrer
25:58le président américain,
26:00mais pas de réponse.
26:01Donc, c'est sûr
26:01que ça va se jouer
26:02entre...
26:04Enfin, le mardi soir
26:05avec ceux qui vont arriver avant
26:06et le mercredi
26:07pour voir si...
26:08Je pense que mercredi,
26:09ça va être une journée...
26:10Pardon, mais est-ce que
26:11ça sert encore à quelque chose
26:12d'essayer de dialoguer
26:13avec un personnage
26:14comme Donald Trump ?
26:15Oui, parce qu'en fait,
26:16en réalité,
26:17alors, outre le fait que
26:18Trump a quand même
26:19cette caractéristique,
26:21c'est un peu le dernier
26:22qui a parlé
26:23qui a raison.
26:24C'est un peu ce côté
26:25très binaire.
26:27En gros,
26:28le dernier qui parle
26:29et qui arrive à peu près
26:30à parler son discours
26:32ou qui parle avec lui
26:34par exemple sur un terrain
26:35de Gaulle,
26:35c'est une des raisons
26:35pour lesquelles celui
26:37dont on n'entend pas
26:37beaucoup parler,
26:38il y en a deux
26:39dont on n'entend pas
26:39beaucoup parler
26:40et qui pourtant
26:41ont des clés
26:42de compréhension
26:43avec Trump
26:44qui sont
26:45Strupp,
26:46qui est le président
26:47finlandais
26:47et qui est
26:48Marc Rutte,
26:50qui lui a fait
26:50tout un tas de...
26:51Il n'y a pas de termes
26:52autres que lui faire
26:53de la lèche
26:53au sommet de l'OTAN.
26:55C'est vrai.
26:57Et les deux
26:58ont des capacités
27:00à s'entendre
27:01ou à parler
27:02ou à échanger.
27:03Celle dont on ne parle
27:03pas non plus
27:04avec laquelle il s'entend bien
27:05c'est Mélanie.
27:06Et en fait,
27:07c'est peut-être
27:07sur ces trois-là
27:08qu'il faudrait peut-être
27:09essayer de faire.
27:10Rutte a répondu
27:11de manière un peu indirecte.
27:13En tout cas,
27:14le chancelier allemand
27:14il n'a aucune chance,
27:15c'est ce que vous nous dites.
27:16Je ne parierai pas dessus
27:17pour une raison toute simple.
27:18C'est-à-dire qu'il a
27:19l'héritage quand même
27:20d'être l'allemand
27:22dans la pièce
27:22et on sait que
27:23Trump et les Allemands
27:24ce n'est pas tout à fait
27:25une histoire d'amour.
27:26Non mais c'est vrai.
27:27Il n'aime pas
27:28Von der Leyen.
27:30Il détestait
27:31plus que tout
27:32Angela Merkel.
27:33Je ne suis pas certain
27:33qu'en plus
27:34Merz est quelqu'un
27:35qui est assez austère
27:39dans sa...
27:40Et c'est pas le genre de...
27:42Ça ne colle pas
27:43avec la personnalité
27:44de Donald Trump.
27:45Il est assez libéral.
27:45Je crois qu'il faut
27:46prendre conscience
27:47que ce qui se passe
27:48est extrêmement grave
27:49pour l'alliance
27:50atlantique
27:51entre l'Europe
27:51et les États-Unis.
27:52Trump est en train
27:53de dynamiter
27:54cette alliance.
27:55Alors qu'on est
27:55en pleine guerre
27:56en Ukraine.
27:57Alors on n'est pas
27:58face à la Russie
27:59mais néanmoins
27:59l'Ukraine est en guerre
28:00contre la Russie
28:01et elle était
28:02jusqu'à présent soutenue
28:04par les États-Unis
28:04et par les Européens.
28:06Trump,
28:07en revendiquant
28:08le Groenland,
28:09je dirais,
28:09a mis le feu
28:10aux poudres.
28:11Le New York Times
28:12qui est un journal sérieux
28:13a fait une analyse
28:14aujourd'hui en disant
28:15que Trump est en train
28:15de précipiter
28:16l'alliance atlantique
28:18qui date de 80 ans
28:19dans les abîmes.
28:21Donc si vous voulez,
28:21on est dans un moment
28:22où toute l'Europe,
28:23tous les dirigeants
28:23européens se demandent
28:24que doit-on faire ?
28:26Est-ce qu'on doit
28:26faire la guerre économique
28:27ou faire la guerre politique ?
28:30Puisque en fait
28:30c'est une guerre politique
28:31qui se joue aujourd'hui.
28:33Face à Donald Trump,
28:34le nouvel empereur
28:34de la planète,
28:35c'est vrai,
28:36Edwige a raison,
28:37est-ce qu'on peut l'arrêter ?
28:38Peut-être non,
28:39mais si on ne fait rien
28:40ça sera peut-être
28:41encore pire.
28:41Est-ce que l'Europe
28:43aujourd'hui
28:44est suffisamment unie
28:46pour réagir face
28:47à Donald Trump
28:48sur le Groenland
28:49en particulier
28:49pour empêcher justement
28:51que ce dynamitage
28:52ne réussisse
28:53et que finalement
28:54s'écroule un monde
28:55auquel on était habitué
28:56depuis la Seconde Guerre mondiale ?
28:57Qu'est-ce que c'est donc
28:58que cet instrument
28:59anti-coercition
29:00de l'Union européenne
29:01qu'Emmanuel Macron
29:02souhaite demander ?
29:04À quoi peut-il servir ?
29:06Comment peut-il nous aider ?
29:07Il peut effectivement servir
29:08à bloquer
29:09un certain nombre
29:10d'investissements américains,
29:11un certain nombre
29:12de transactions
29:13avec les Etats-Unis,
29:14l'utilisation
29:15d'un certain nombre
29:16je dirais
29:17de services américains,
29:19y compris des services bancaires,
29:21d'assurance,
29:21des services internet,
29:23un certain type de services.
29:23C'est surtout ça le problème,
29:24c'est que nous on n'a pas
29:24justement des moyens
29:25de répondre à cela.
29:26Oui, mais en même temps
29:28c'est pour ça
29:28que c'est d'équivalent.
29:29L'idée du Brat de Faire
29:30c'est que derrière
29:31je dirais
29:32Google,
29:33Amazon
29:34et tous les autres
29:36ne seraient pas nécessairement ravis
29:37de voir
29:38les Européens
29:39je dirais
29:40répond.
29:41Pour l'instant
29:41c'est une question
29:43effectivement
29:43qu'évoquait Ulysse
29:44c'est-à-dire
29:44d'union
29:44des Européens.
29:45Pour l'instant
29:46ils ne sont pas
29:46véritablement unis.
29:48Emmanuel Macron
29:49a réagi très fortement
29:50à mon avis
29:51à raison d'ailleurs
29:51là-dessus
29:52en disant maintenant
29:53il faut être capable
29:54de dire non.
29:55Est-ce qu'il sera suivi
29:56par les 26 autres Etats
29:57aujourd'hui ?
29:58Ce n'est pas certain.
30:00Mais effectivement
30:00je crois qu'un point
30:01très rapide
30:02on change de monde
30:03c'est-à-dire que
30:03si l'OTAN
30:04effectivement
30:04ou l'Alliance Atlantique
30:06je dirais
30:07se voit fracturée
30:08entre un pays
30:09qui attaque
30:10un autre allié
30:10on change
30:11complètement de monde
30:12et ceux qui commencent
30:13à se réjouir
30:14c'est assez intéressant
30:15ce sont les Russes.
30:17Notamment Dmitriev
30:18qui est le négociateur
30:19de Poutine
30:20voilà
30:21et donc effectivement
30:22complice de crimes
30:23contre l'humanité
30:24de facto
30:25et bien Dmitriev
30:26qui sera à Davos
30:27d'ailleurs
30:28ce qui est assez extraordinaire
30:29a fait des postes
30:31sur le réseau X
30:32extraordinaire
30:33en disant
30:34mais voilà
30:34il y a beaucoup de Russes
30:35à Davos
30:35maintenant finalement
30:37Trump est avec nous
30:38vous avez toute la presse russe
30:40je dirais hier
30:40et aujourd'hui
30:41qui disent
30:42bravo Trump
30:42continue d'y aller
30:44et puis ça permet
30:45de détourner le regard
30:47de l'Ukraine
30:47est-ce qu'il n'y a pas
30:49un coup de bluff
30:49si on connaît
30:50la démarche de Trump
30:50c'est-à-dire
30:51il tape un grand coup
30:51sur la table
30:52il va aller très loin
30:52avec les droits de douane
30:53vis-à-vis de la Chine
30:54puis finalement
30:54il est revenu en arrière
30:55donc là peut-être
30:56qu'il veut finalement
30:57oui mais effectivement
30:58il veut pas finalement
30:59tout que le gouvernement
31:00il veut juste une partie
31:01et il va retrouver
31:04mais d'un point de vue économique
31:05c'est vrai que malheureusement
31:06on n'a pas les moyens
31:08on n'a pas l'union
31:09justement pour ce qu'on fait
31:10c'est ça le drame
31:11moi je pense qu'il faut
31:12enfin c'est ce que d'ailleurs
31:13dit madame Mélodie
31:14il faut s'entendre
31:15aujourd'hui avec Trump
31:16parce que Trump
31:16en gros il tape du poing
31:17sur la table
31:18je pense qu'on a intérêt
31:19à avoir quand même
31:20les Etats-Unis avec nous
31:21à garder l'OTAN
31:22sinon derrière
31:22vous l'avez dit
31:23c'est la Russie
31:23qui risque d'avoir effectivement
31:24de ses avantages
31:26c'est le président chinois
31:28c'est Xi Jinping
31:29c'est lui
31:29c'est le seul
31:30qui a obtenu quelque chose
31:31avec le rapport de force
31:33il faut voir que
31:35dynamite l'alliance atlantique
31:37ça c'est quasiment acquis
31:38est-ce que ça va tenir ou pas
31:39on verra
31:40le chancelier allemand
31:42va essayer de rattraper les morceaux
31:43mais il dynamite aussi
31:45les Nations Unies
31:45il refuse de payer les cotisations
31:47il dynamite
31:49l'organisation mondiale
31:50de la santé
31:50et il crée aujourd'hui
31:51un conseil pour la paix
31:53qui est une sorte de NU
31:54alors arrêtons-nous là-dessus
31:56d'ailleurs
31:56parce qu'on l'a évoqué
31:57rapidement tout à l'heure
31:58alors attendez
32:02que les téléspectateurs
32:03qui nous regardent
32:04comprennent
32:05il propose donc
32:06de créer un conseil
32:07pour la paix
32:08conseil de paix
32:09qui lui
32:10il n'est pas fan de l'ONU
32:11en résumé
32:12il est en train de dire
32:13on va créer une autre structure
32:14je serai le premier président
32:15et il faut payer
32:17pour pouvoir faire partie
32:18de cette structure
32:20il a surpris absolument
32:21tout le monde
32:22parce qu'il est parti
32:23de ce qui était prévu
32:24pour être une solution
32:26au cessez-le-feu de Gaza
32:27et d'un seul coup
32:30cette espèce de structure
32:32qui était faite
32:33pour gérer Gaza
32:34ce qui était déjà
32:34un peu compliqué
32:35mais il l'étend
32:36enfin en tout cas
32:37c'est ce qu'il semble dire
32:38parce qu'on a lu
32:40dans ce qu'il avait envoyé
32:41à l'ensemble des pays
32:42le préambule de la charte
32:45où d'un seul coup
32:46ça se transforme
32:48en une espèce de club
32:49de gentlemen
32:50encore que
32:52le mot n'est peut-être
32:52pas bien choisi
32:53le club des prédateurs
32:54le club des prédateurs
32:55c'est un club
32:56de privés
32:57international
32:58pour régler
32:59les affaires du monde
33:00avec effectivement
33:01un droit d'entrée
33:02à un milliard
33:03d'euros
33:03cash
33:04et
33:05enfin
33:05deux dollars
33:06enfin deux dollars
33:07tu as raison
33:08excuse-moi
33:08et donc
33:09on est quand même
33:11sur quelque chose
33:11qui est incroyable
33:11parce que quand on lit
33:12le texte
33:15en fait
33:15il se fait
33:16il fait
33:17il privatise
33:18une sorte de
33:19conseil de sécurité
33:20de l'ONU
33:21or dans le conseil
33:22de sécurité
33:22de l'ONU
33:23c'est quand même
33:23le droit international
33:24c'est la représentation
33:25des états
33:26là pas du tout
33:27c'est tout le monde
33:27dans des fauteuils
33:28en cuir
33:29sur un golf
33:30je ne sais où
33:30qui
33:31où il est président
33:32c'est lui qui invite
33:34et qui nomme
33:34le droit de vote
33:36est libre
33:37mais en fait
33:37il a droit de veto
33:38il a aussi droit
33:40de récuser
33:41les participants
33:43donc enfin
33:44donc il aurait
33:45des énormes pouvoirs
33:46c'est lui qui mettra
33:46son droit de veto
33:48et avec énormément
33:49d'américains
33:49dans le conseil
33:50et qui le mettrait
33:53sur le même plan
33:55que les chefs d'état
33:56comme le chancelier allemand
33:58le président français
33:59ou russe d'ailleurs
33:59ou l'indien
34:00etc
34:01donc réellement
34:02la France a dit non
34:03et a réaffirmé
34:04son attachement
34:05à la charte
34:05des Nations Unies
34:06important pour Emmanuel Macron
34:09de redire
34:09non nous
34:10nous c'est l'ONU
34:11ça en dit quand même
34:11très très long
34:12sur sa vision
34:13du monde
34:14enfin grosso modo
34:15si c'est ça
34:15ça veut dire
34:15qu'il veut complètement péter
34:16l'ONU
34:17et le conseil de sécurité
34:18le remplacer par un truc
34:19ça veut dire que là
34:21on va jusqu'au bout
34:21que sa logique
34:22est une logique
34:23il n'est plus du tout
34:23sur le droit international
34:24il n'a rien à faire non plus
34:25parce qu'il pense que
34:26le droit américain
34:27est supranational
34:28et se suffit à lui-même
34:29et il est dans une logique
34:31purement transactionnelle
34:32où il décide
34:32parce qu'il a le rapport de force
34:33militaire et économique
34:35ce que serait
34:36à ses yeux
34:38à lui
34:39et à personne d'autre
34:40l'équilibre du monde
34:42mais non pardon
34:42je pose la question
34:43on ne lit pas suffisamment
34:45Trump
34:45comme dit Ulysse
34:45c'est quoi lire Trump alors ?
34:48en novembre dernier
34:49il a sorti sa stratégie
34:51de sécurité nationale
34:52qu'il a déjà commencé
34:54à appliquer
34:54le Venezuela
34:55ce qui est en train
34:56de se passer
34:57ce qui s'est passé au Venezuela
34:58ce qui se passe
34:59au Groenland
35:00c'est du
35:01National Security Strategy
35:032.0
35:04c'est du super big stick
35:06pour reprendre
35:08cette expression
35:08qu'on emprunte
35:09à Roosevelt
35:10traditionnellement
35:11et bien
35:12en fait
35:12il applique
35:13il déroule
35:14comme
35:14de manière globale
35:16il déroulait
35:17ce qu'il avait mis en place
35:19avec la sphère MAGA
35:20dans justement
35:21la Heritage Foundation
35:23c'est-à-dire qu'il ne vient pas
35:25de rien
35:25c'est-à-dire qu'il y a une forme de
35:27je vous l'avais bien dit
35:28vous ne m'écoutez pas
35:30vous ne me lisez pas
35:30maintenant subissez
35:32sauf qu'il y a quand même
35:33un changement de ton
35:34depuis son premier mandat
35:35on a l'impression que là
35:36ça y est
35:37il a lancé le rouleau compresseur
35:40et il devient
35:41il est
35:42est-ce qu'il n'est pas un peu
35:43en roue libre
35:43Donald Trump
35:44je veux dire
35:44il fait ce qu'il veut
35:45n'oublions pas l'aspect psychologique
35:46dont on parlait déjà tout à l'heure
35:47Trump c'est un survivant
35:50il a été sauvé
35:51d'un assassinat
35:52et il l'a été
35:53grâce à Dieu
35:54donc
35:55premièrement
35:56deuxièmement
35:57il a quand même
35:58gagné les élections
35:59de façon
36:00très claire
36:01il a réussi
36:02à kidnapper un président
36:03et à une opération militaire
36:06quasiment parfaite
36:07donc il se sent
36:09le vent en poupe
36:10c'est un Trump
36:11conquérant
36:12qui arrive en Europe
36:12mercredi matin
36:13à Davos
36:14dans les montagnes suisses
36:15c'est un Trump
36:16qui est
36:17le nouvel empereur
36:18et qui veut
36:19finalement
36:20avec Poutine
36:21et Xi Jinping
36:22organiser le partage
36:24des empires
36:25et encore une fois
36:26il y a l'empire américain
36:27qui théoriquement
36:28va de l'Arctique
36:30justement
36:30jusqu'à la terre de feu
36:32du Groenland
36:32jusqu'à la terre de feu
36:33et il y a l'empire chinois
36:34et il y a l'empire russe
36:36et la question
36:37qui nous est posée à nous
36:37encore une fois
36:38c'est
36:38et l'Europe
36:39l'Europe
36:40c'est pas un empire
36:41c'est une coalition
36:42de pays indépendants
36:44démocratiques
36:45qu'est-ce qu'on fait
36:46face à ces empereurs
36:47qui veulent finalement
36:49faire ce qu'ils entendent
36:50faire et rien d'autre
36:51donc on est vraiment
36:53dans une question
36:54existentielle
36:55absolument
36:55aujourd'hui donc là
36:57il y a des signes
36:58qui montrent que
36:59Trump ne veut pas
37:00céder aux Européens
37:02et va
37:03d'une manière ou d'une autre
37:04que ce soit
37:05économiquement
37:06militairement
37:06conquérir le Groenland
37:08il veut que ça fasse partie
37:09de l'empire américain
37:11donc par rapport à ça
37:12il est très important
37:14que l'Europe reste unie
37:15et c'est pas gagné
37:16comme on vient de le dire
37:18mais si l'Europe
37:19était
37:20enfin éclatait
37:21à l'occasion de cette crise
37:22que pourrait-il se passer
37:24peut-être une nouvelle Europe
37:26qui naîtrait
37:26avec peut-être
37:27un noyau dur
37:28des grandes puissances
37:29qui refusent justement
37:29le diktat des empereurs
37:31et ça peut être une Europe
37:32avec la France
37:33la Grande-Bretagne
37:34l'Italie
37:34la Pologne
37:36pourquoi pas la Grande-Bretagne
37:37et que si certains
37:39préfèrent aller
37:40travailler avec Poutine
37:41comme par exemple
37:42la Hongrie
37:42ou avec Trump
37:44comme par exemple
37:45je sais pas
37:46pourquoi pas la Norvège
37:47je n'en sais rien
37:47donc si vous voulez
37:48on est face
37:49à un dilemme
37:49absolument crucial
37:50c'est horrible
37:51je me mets
37:53à la place
37:54des gens
37:54qui nous écoutent
37:55on parle éventuellement
37:57possiblement
37:58d'une intervention
37:59militaire
37:59de Donald Trump
38:01au Groenland
38:02le Groenland
38:03qui appartient
38:04au Danemark
38:04Danemark
38:05pays de l'OTAN
38:06comment nous
38:07on interviendrait
38:08est-ce qu'il y a
38:08au-delà
38:09d'un affrontement économique
38:11d'un affrontement politique
38:12est-ce qu'il y a aussi
38:13la possibilité
38:15d'un affrontement militaire
38:16entre les pays
38:17de l'OTAN
38:18entre les pays européens
38:22et les Etats-Unis
38:23non
38:24mais ça serait la mort
38:25de l'alliance
38:25la fin de l'OTAN
38:27et ça c'est quelque chose
38:28qui est très réaliste
38:29c'est-à-dire
38:29c'est pas un scénario
38:30pour 2050
38:32ça pourrait arriver
38:32dans les années qui viennent
38:33Trump est encore là
38:34pendant trois ans au pouvoir
38:35il peut se passer
38:36beaucoup de choses
38:37mais s'il envoie
38:38alors pardon
38:38mais je vais au bout de la question
38:39parce que c'est aussi
38:39les questions que les gens
38:40se posent je pense
38:41s'il envoie des avions militaires
38:44s'il envoie des troupes
38:45au Groenland
38:45pour occuper le Groenland
38:46et alors là
38:47qu'est-ce qui se passe
38:48personne n'a la question
38:48on change de monde
38:50aujourd'hui
38:51et personne n'a la réponse
38:52à ce stade
38:53ça dépendra
38:54de qui acceptera
38:55de résister
38:55je pense qu'effectivement
38:56en termes d'intervention militaire
38:59on n'ira pas
39:00mais il faut voir que derrière
39:01vous avez un assaut
39:02contre l'Europe
39:03qui est organisé
39:04effectivement
39:04on avait dans le document
39:06national de sécurité américain
39:08il y a un assaut aussi
39:10contre les principes
39:11les valeurs
39:12démocratiques
39:13de l'Europe
39:14et ceci n'est pas du tout
39:15abstrait
39:16je veux dire
39:16quand on voit
39:17des gens comme
39:17Vance
39:18lors de la conférence
39:19de Munich
39:19l'année dernière
39:20le vice-président
39:21de Stephen Mayer
39:22le conseiller
39:24je dirais
39:24qui n'arrête pas
39:26de vomir l'Europe
39:27qui soutienne les partis
39:28les plus antidémocratiques
39:30les plus illibéraux
39:31les plus anti-européens
39:32je veux dire
39:33c'est une offensive globale
39:35mais par rapport aux empires
39:36il y a un empire
39:37quand même
39:38qui n'existe pas
39:38c'est l'empire russe
39:39on va l'oublier
39:40par rapport à l'Europe
39:41mais que Poutine
39:42la Russie
39:43c'est un dixième
39:44du PIB
39:45de l'Union Européenne
39:46je veux dire
39:47attendez
39:47il faut quand même le rappeler
39:48je veux dire
39:48on n'est pas petit
39:49je veux dire
39:50on n'est pas petit
39:51on a les moyens
39:51si on rajoute
39:52le Royaume-Uni
39:53si on rajoute
39:54la Norvège
39:55si on reprend
39:56les alliés
39:56avec le Canada
39:57avec le Japon
39:58avec la Corée du Sud
39:59et si on a
40:00cette alliance
40:00il ne faut pas rester
40:02à 2% du PIB
40:03de la défense
40:04il va falloir passer
40:04sérieusement à 5
40:05il faudra passer
40:07à 5
40:08il faut passer à 5
40:08on n'a pas les moyens
40:09je pense que la seule réponse
40:12valable à la question
40:13que peut-on faire
40:15je pense qu'elle appartient
40:16aux Américains
40:17c'est-à-dire
40:17c'est aux citoyens américains
40:19au Congrès américain
40:20aux sénateurs
40:20aux membres de la Chambre des représentants
40:22de dire
40:23c'est possible
40:24ou ce n'est pas possible
40:24et on voit déjà
40:25qu'il y a des Américains
40:27qui s'y opposent
40:27le sénateur de l'Alaska
40:29est contre
40:30la conquête du Groenland
40:32par les Etats-Unis
40:33c'est quand même pas
40:33c'est un bel exemple
40:34alors le problème
40:35c'est que
40:36s'il y a une résistance
40:37face à Trump
40:38aux Etats-Unis
40:39il risque de durcir
40:40sa politique
40:41et peut-être
40:42d'entraîner l'Amérique
40:43dans une dérive autoritaire
40:45c'est un vrai risque
40:46mais la réponse appartient
40:47faisons confiance
40:48à la démocratie américaine
40:49pour démontrer
40:50que face à un président
40:52qui fait
40:52beaucoup de choses
40:53qui semblent absolument incroyables
40:55et bien
40:56les Américains
40:56peuvent réagir
40:57ou même son entourage
40:58on le verra
40:59et ça peut-être
41:00la seule solution
41:01j'allais dire
41:02c'est que les Américains
41:03fassent changer
41:04parce qu'en réalité
41:05là on parle
41:06du côté américain
41:07mais il y a aussi nous
41:08c'est-à-dire que
41:08il faut savoir aussi une chose
41:10l'Europe
41:10elle a des outils
41:12elle a une pensée
41:14elle a même
41:14des documents stratégiques
41:16elle a une stratégie globale
41:18le seul truc
41:19qu'elle n'a pas
41:19c'est la volonté
41:20de mettre en oeuvre
41:22et en action
41:22elle a commencé
41:23à le faire pour l'Ukraine
41:24de manière imparfaite
41:25un peu lente
41:26et tout ça
41:27mais le jour
41:28où l'Europe
41:29parlera
41:29comme une puissance
41:30et donc
41:32qui veut dire
41:32parler comme une puissance
41:33c'est aussi
41:34pas simplement
41:35avoir les outils
41:35mais les mettre en oeuvre
41:36et bien on sera
41:37non seulement
41:38on sera comme dit Macron
41:39libre
41:40et on sera respecté
41:42parce qu'on sera craint
41:42sauf qu'on n'y est pas
41:43là on est dans la stratégie
41:45il faudra faire
41:46juste pour rassurer
41:47pour rassurer les téléspectateurs
41:49parce que
41:49monsieur Trump aussi
41:50il y a une règle importante
41:51pour lui
41:51c'est business first
41:53donc s'il voit
41:53que ça s'effondre trop
41:55qu'il a trop à perdre
41:55effectivement
41:56il freinera
41:56alors attendez
41:57je sais que vous voulez
41:59tous parler autour de la table
42:00vous allez avoir le micro
42:01mais juste avant
42:01notre correspondant
42:03à Washington
42:03Antoine Ellard
42:04on voulait reparler
42:07quand même
42:07de ce qui est en train
42:07de se passer
42:08il y a en ce moment
42:09des avions militaires
42:10envoyés par Donald Trump
42:11au Groenland
42:11Exactement
42:16et c'est le commandement
42:17de la défense aérospatiale
42:19de l'Amérique du Nord
42:20le NORAD
42:20qui a fait cette annonce
42:21effectivement
42:22plusieurs avions militaires
42:24américains
42:24qui ont décollé
42:25de bases
42:26situées à la fois
42:27aux Etats-Unis
42:28mais aussi au Canada
42:29et qui sont en route
42:31donc vers le Groenland
42:32ils atterriront
42:33prochainement
42:33sur la base de Pitufik
42:35cette base américaine
42:36sur le territoire danois
42:37située donc à l'ouest
42:39du Groenland
42:40alors cette annonce
42:41a été faite tout à l'heure
42:42on peut y voir deux choses
42:44d'abord peut-être
42:45une façon pour les américains
42:46de montrer les muscles
42:47alors que les européens
42:48eux aussi
42:49ont déployé des soldats
42:50dans le cadre d'exercices
42:51les américains veulent montrer
42:52qu'également
42:53ils sont présents sur place
42:55mais c'est peut-être aussi
42:56une façon
42:57pour les américains
42:58ou pour le commandement militaire
42:59en tout cas
43:00de rassurer finalement
43:02la population
43:02du Groenland
43:04les habitants du Groenland
43:05vont probablement voir passer
43:06ces avions au-dessus
43:07de leur tête
43:08et le commandement militaire
43:09leur dit
43:09attention
43:10ça n'est pas une opération
43:11pour vous envahir
43:12ça n'est pas
43:12Donald Trump
43:13qui a appuyé sur le bouton
43:14pour agir militairement
43:16et s'emparer par la force
43:17du Groenland
43:18il s'agit simplement
43:19d'un exercice
43:20puisque c'est le message principal
43:21de ce communiqué
43:23du commandement militaire
43:24il s'agit d'un exercice
43:25prévu de longue date
43:27et qui a été organisé
43:28en coopération
43:29avec les autorités
43:30du Danemark
43:31qui ont donné
43:32toutes les autorisations
43:33le commandement militaire
43:34américain précise aussi
43:35que le gouvernement
43:36du Groenland
43:37a été informé
43:39de cette opération
43:40tout cela
43:40dans un contexte
43:42où les réseaux sociaux
43:43bruise de rumeurs
43:43d'une possible intervention
43:44militaire
43:45contre le Groenland
43:46et dans un contexte
43:47aussi où Donald Trump
43:48lui-même
43:49refuse d'exclure
43:50le recours
43:51à la force
43:52sa porte-parole
43:53a déjà dit
43:53que la diplomatie
43:54la négociation
43:55c'était l'option numéro 1
43:57mais que toutes les options
43:58restaient sur la table
43:59et ce matin encore
44:00dans une courte interview
44:01que Donald Trump
44:02a fait avec la chaîne NBC
44:03il a refusé de s'engager
44:06à ne pas utiliser
44:07la force
44:09contre le Danemark
44:10Donald Trump
44:11qui aussi
44:11vous en avez parlé tout à l'heure
44:12a envoyé cette lettre
44:13au Premier ministre
44:14de la Norvège
44:15dans lequel il dit
44:15que désormais
44:16il ne pense plus
44:17uniquement à la paix
44:18dans cette même lettre
44:19et il fait référence
44:20également au Danemark
44:21en disant qu'il veut
44:22en avoir le contrôle
44:23total et absolu
44:24y compris par la force
44:26c'est en tout cas
44:27ce qui est écrit
44:27entre les lignes
44:27puisque désormais
44:28la paix n'est plus
44:29la priorité de Donald Trump
44:30Merci beaucoup Antoine
44:32effectivement cette lettre
44:33elle est quand même assez dingue
44:34envoyée au Premier ministre
44:35Norvégien rendu public
44:36aujourd'hui
44:37qui dit
44:38étant donné que votre pays
44:39a décidé de ne pas
44:39m'attribuer le prix Nobel
44:40de la paix
44:41pour avoir mis fin
44:41à plus de 8 pays
44:42je ne me sens plus obligée
44:44de penser uniquement
44:45à la paix
44:45la paix
44:45donc maintenant je m'en fiche
44:46et vous le disiez
44:47Edwige à l'instant
44:49ça c'est peut-être
44:50l'élément qui montre
44:51je ne sais pas si on peut dire
44:54qu'il est devenu fou
44:54mais il y a un petit dérapage
44:56voilà il y a un petit dérapage
44:57il y a une faille
44:57oui il y a une faille
44:59c'est quand même assez
45:00c'est quand même une phrase
45:01je trouve
45:02parce que c'est presque
45:03enfantin
45:04de dire quelque chose
45:05comme ça
45:05c'est presque
45:06piquer une colère
45:08surtout pour des choses
45:09très graves
45:10je trouve que c'est
45:11un peu lunaire
45:12même si c'est le président
45:13des Etats-Unis
45:14donc un homme très important
45:15c'est un peu étonnant
45:16de sortir une telle phrase
45:17je voudrais juste
45:18rajouter un point
45:19le moyen qu'aurait
45:20l'Europe
45:21de barrer peut-être
45:23Donald Trump
45:24c'est sur la question
45:25du net
45:26parce que eux
45:27c'est les GAFAM
45:27les fameux
45:28les Google
45:28les Amazon
45:29tout ça
45:29parce qu'on est un marché
45:31extrêmement important
45:32pour eux
45:32et c'est là où ils gagnent
45:33beaucoup d'argent
45:34et on voit bien
45:35quand ils s'opposent
45:37à la régulation
45:38déjà Donald Trump
45:39a fait des déclarations
45:40très virulentes
45:41il a interdit
45:42Thierry Breton
45:42qui a été commissaire européen
45:44de mettre les pieds
45:45aux Etats-Unis
45:45parce que c'est lui
45:46qui a ostoré
45:47le fameux DMA
45:48DSA
45:49les deux actes
45:49de régulation
45:50c'est là-dessus
45:51qu'on pourrait
45:52il n'y a pas d'alternative
45:53Edwige
45:54c'est ça le drame
45:55c'est le seul problème
45:56il n'y a pas de GAFAM
45:57européenne
45:57nous les entreprises
45:58nous tous
45:59on dépend
46:00de Google
46:01d'Amazon
46:02et tout ça
46:02et c'est là
46:03où c'est un peu
46:04dangereux
46:04comme perspective
46:06mais c'est peut-être
46:07le seul moyen
46:09coercitif
46:10de bloquer
46:10Donald Trump
46:12le problème
46:12c'est que plus
46:13Trump utilise la force
46:15plus il se sent
46:16conquérant
46:17et plus il a confiance
46:17en lui
46:18et qui va l'arrêter
46:19c'est ça la question
46:20et je vous demandais
46:21qu'est-ce qu'on peut faire
46:22le Parlement européen
46:23a déjà réagi
46:24en disant
46:24si Trump continue
46:26on bloquera
46:27la ratification
46:28de l'accord
46:29entre les Etats-Unis
46:31et l'Europe
46:31fameux accord
46:32qui certes
46:33prévoit des taxes
46:34de 15%
46:35donc ce n'est pas
46:36un bon point
46:36pour l'Europe
46:37mais qui a au moins
46:38le mérite d'exister
46:39c'est-à-dire
46:39qui met des barrières
46:40donc le Parlement européen
46:41a décidé de ne pas le ratifier
46:42si les choses s'aggravaient
46:43on est au bord
46:45en fait d'une crise
46:46d'une guerre économique
46:48et d'ailleurs
46:48tous les experts
46:49enfin
46:49personne ne va me contredire
46:51on est déjà en guerre économique
46:52on est en guerre économique
46:53contre la Chine
46:54on est maintenant en guerre
46:55contre un allié
46:56théoriquement
46:57les Etats-Unis
46:58et ça pourrait s'aggraver
47:00et effectivement
47:00je suis assez d'accord
47:01avec mon voisin
47:03c'est-à-dire
47:03je pense qu'effectivement
47:04ce qui pourrait faire reculer
47:05Trump aussi
47:06à l'approche
47:08des fameuses élections
47:09de mi-term
47:10c'est-à-dire des élections
47:10de 2026
47:12de mi-mandat
47:13si les résultats économiques
47:14ne sont pas bons
47:15si l'inflation augmente
47:17si finalement
47:18la taille du steak
47:18n'est pas la bonne
47:19pour les américains
47:20alors il pourrait renoncer
47:22à taxer encore plus
47:24les européens
47:25mais là
47:26il est dans une sorte
47:27de dynamique
47:29de dynamique conquérante
47:29qui sera difficile à freiner
47:30on va aller au Groenland
47:32retrouver Élise Phillips
47:33qui nous attend dans le froid
47:34il fait combien
47:34au Groenland en ce moment
47:35Élise Phillips
47:38je pense qu'il doit faire
47:38très très froid
47:39il fait moins
47:39voilà il fait moins
47:40ça c'est sûr
47:41on est dans les moins
47:44des avions
47:45d'un commandement militaire
47:47américo-canadien
47:48qui doit arriver
47:48très prochainement
47:49au Groenland
47:50ils sont en route
47:51pour le Groenland
47:52en ce moment
47:52ça fait partie
47:53d'un exercice
47:53prévu de longue date
47:54nous dit-on officiellement
47:56mais c'est pas anodin
47:57dans le contexte
47:57qu'on connaît Élise
47:58alors qu'il y a
47:59beaucoup de tensions
48:00que les Groenlandais
48:01sont très inquiets
48:02par rapport aux déclarations
48:03de Donald Trump
48:04exactement
48:05et cette tension
48:06cette inquiétude
48:07on la ressent
48:08depuis quelques jours
48:08depuis qu'on est arrivé
48:09et c'est sûr
48:10que ce genre de nouvelles
48:10qui tombent ce soir
48:11ne va pas améliorer
48:13la sérénité
48:14des Groenlandais
48:15parce qu'effectivement
48:16vous le disiez à l'instant
48:17il y a des avions militaires
48:18qui sont en route
48:18des avions militaires américains
48:19qui sont en route
48:21pour le Groenland
48:21on l'a appris
48:22il y a quelques minutes
48:23ces avions militaires
48:24ils devraient se poser
48:25dans une base
48:25qui est située
48:26plutôt dans le nord
48:27du pays
48:28afin de participer
48:29officiellement
48:30effectivement
48:30à un exercice
48:31qui est prévu
48:32de longue date
48:33un exercice en coopération
48:34avec le Canada
48:36donc à priori
48:37ça n'a rien à voir
48:38avec la situation
48:39si on nous dit
48:40que cet exercice militaire
48:41a été prévu
48:42avant tous ces événements
48:44mais forcément
48:45on ne peut pas
48:46s'empêcher de penser
48:48d'essayer d'interpréter
48:49ce qui est en train
48:50de se passer
48:50même si c'est compliqué
48:51pour le moment
48:52mais c'est vrai
48:53que ce genre de nouvelles
48:54risque d'augmenter
48:55encore un petit peu
48:55l'inquiétude
48:56la tension
48:56que ressentent
48:57ces Groenlandais
48:58parce que quand on leur parle
48:59et c'est le cas
49:00depuis quelques jours
49:01avec Sonia Reynaud
49:02on sent qu'ils suivent
49:03le moindre mouvement
49:04de troupes
49:05la moindre nouvelle
49:06en provenance des Etats-Unis
49:07ils veulent savoir
49:08quelles sont les intentions
49:09de Donald Trump
49:10si jamais
49:11son intention finale
49:13était d'envahir
49:14le Groenland
49:14pour l'instant
49:14on n'y est pas
49:15mais c'est une possibilité
49:17qui est envisagée
49:18par les plus pessimistes
49:19qui suivent encore une fois
49:21les mouvements de troupes
49:21les mouvements de troupes
49:22c'est un indice
49:23assez important
49:24à suivre
49:26et effectivement
49:27on imagine
49:28que les Groenlandais
49:29s'inquiètent
49:30en voyant
49:31ce genre de nouvelles
49:32qui viennent de tomber
49:32ce soir
49:33alors même qu'aujourd'hui
49:34on a appris aussi
49:36que de nouvelles troupes
49:36danoises
49:37cette fois-ci
49:37étaient arrivées
49:39au Groenland
49:39pour participer
49:40à cet exercice
49:41qui a démarré
49:41la semaine dernière
49:42là on parle
49:43de troupes européennes
49:45en même temps
49:46que de troupes américaines
49:47qui vont
49:47enfin d'avions militaires
49:48américains
49:49par contre
49:49qui vont arriver
49:50dans les prochaines heures
49:51Merci beaucoup
49:53merci
49:54Élise Phillips
49:55avec Sonia Reynaud
49:57que sait-on
49:58d'ailleurs
49:59de cet exercice
49:59qu'on annonçait
50:00il y a quelques jours
50:02en fin de semaine dernière
50:03des avions de chasse
50:05français
50:06arrivés sur place
50:07Emmanuel Macron
50:08annonçait déjà
50:08des renforts
50:09un exercice de reconnaissance
50:11qui est toujours en cours
50:12Oui alors nous
50:13enfin les Allemands
50:14sont rentrés
50:15partiellement
50:15et nous on continue
50:16les exercices
50:17avec les partenaires
50:18européens sur place
50:19mais alors là pour le coup
50:20on est vraiment
50:21sur un côté européen
50:23sur un exercice
50:25de vérification
50:26de comment
50:27on se déploie
50:29en Arctique
50:30parce que c'est quand même
50:30une zone très compliquée
50:32on le fait tous les ans
50:33à petits effectifs
50:34parce que c'est vraiment
50:35des super spécialistes
50:36qui partent
50:37ces pelotons militaires
50:38des hautes montagnes
50:38et les groupements
50:39commandos de montagne
50:40et on le fait tous les ans
50:42en fait cet exercice
50:43il y a trois exercices
50:44par an auxquels
50:44on participe nous
50:45en tant que français
50:46au Groenland
50:47tous les ans
50:48ça c'était la partie
50:49qu'on a finie
50:50dont on avait parlé
50:51les américains
50:52de leur côté
50:53font un exercice
50:53de défense antiaérienne
50:54de protection
50:55en fait
50:56de tout leur flanc
50:57nord-ouest
50:58vous savez
50:59la base
51:00sur laquelle
51:01ils vont se poser
51:01elle est assez connue
51:02par les abonnés
51:06de Netflix
51:06parce que
51:07c'est la fameuse base
51:09qui a le radar
51:10dans la série
51:11comment elle s'appelle
51:12Ulysse
51:12la série
51:13dynamite
51:15dynamite
51:16house of dynamite
51:18vous savez
51:20ça part
51:20il y a les 150
51:22sur ce missile nucléaire
51:24qui est en train
51:24de s'abattre
51:25sur les Etats-Unis
51:25qui se pèle
51:25les miches
51:26sur leurs zinzins
51:26et qui voit arriver
51:27un missile
51:28qui va taper
51:29et en fait
51:31l'exercice
51:31c'est pour ça
51:32qu'il veut faire
51:32une nouvelle base
51:32parce que
51:33comme ça a raté
51:33il a raté le missile
51:34ils en ont 17
51:35ils ont 17 bases
51:37ils ont 150 gars
51:42là-dessus
51:42en fait
51:42qui servent à ça
51:43donc ils sont
51:43en fait
51:44face au nord-ouest
51:45et ils vérifient
51:46s'il n'y a pas
51:46d'hémicile qui arrive
51:47ou des avions
51:48qui arrivent
51:48et ils font
51:48des exercices
51:50de tests
51:50d'interception
51:51en interalliés
51:52donc avec les canadiens
51:53voilà
51:54c'est la zone
51:55et voilà
51:56donc eux
51:57évidemment
51:58qu'ils vont
51:58politiquement
51:59profiter
52:00ils vont montrer
52:01écoutez
52:01vous voyez bien
52:01mais ce qui est intéressant
52:05dans ces deux exercices
52:06c'est qu'en fait
52:06on voit bien
52:07que le sujet
52:07c'est pas la sécurité
52:08du Groenland
52:09puisqu'elle est
52:10assurée
52:11que ça soit par nous
52:12ou par les américains
52:13ou par les canadiens
52:14puisque vous voyez bien
52:15qu'on fait le boulot
52:15donc en fait
52:16le sujet pour Trump
52:17c'est pas du tout
52:18la sécurité du Groenland
52:19c'est comment il nous met
52:20à l'amende
52:20et comment il s'impose
52:22en termes d'influenceurs
52:24stratégiques
52:25et économiques
52:26à l'Europe
52:26et il nous fait payer
52:27notre faiblesse
52:28et il est en train
52:29de nous mettre
52:29des petites tartes
52:30en fait
52:30la vérité c'est qu'on est
52:31dans la situation
52:32d'un gros balèze
52:33dans la cour de l'école
52:34pendant 40 ans
52:35il a défendu les petits
52:37et maintenant
52:39il dit aux petits
52:39vous me filez des carambards
52:41et est-ce que sinon
52:41ça va pas
52:42non mais c'est tout
52:43donc il y a un moment
52:44soit on continue
52:44à filer des carambards
52:45soit on dit
52:46bon ben ça suffit
52:47et on réagit
52:49mais voilà
52:50justement
52:51face à l'agressivité de Trump
52:52il y a quand même
52:52quelque chose de nouveau
52:53c'est que les allemands
52:54qui jusqu'à présent
52:55s'opposaient à toute mesure
52:56de représailles
52:56contre les Etats-Unis
52:57semblent basculer
52:59et notamment
53:00avec la possibilité
53:01d'utiliser le fameux
53:02bazooka
53:02dont on a parlé
53:03c'est-à-dire les mesures
53:04de coercition
53:05contre un ennemi potentiel
53:07il y a non seulement
53:08cet outil-là
53:09qui avait été prévu
53:10pour faire face
53:11à la Chine
53:12mais il y a aussi
53:13la perspective
53:13que l'Europe puisse
53:14déployer des mesures
53:16douanières
53:16contre les Etats-Unis
53:17c'est-à-dire
53:18imposer des taxes douanières
53:20aux produits américains
53:22qui sont importés
53:23en Europe
53:23ça paraît incroyable
53:25mais c'est ce qui est
53:26discuté en ce moment
53:27dans les capitales européennes
53:28Voilà ce qu'on pouvait dire
53:29donc sur ce qui est
53:29en train de se passer
53:30en ce moment
53:31Donald Trump
53:31qui est en train
53:32d'envoyer des avions militaires
53:33au Groenland
53:34un exercice prévu
53:34de longue date
53:35mais qui n'est pas anodin
53:36alors que les Européens
53:37également ont envoyé
53:39leurs soldats
53:40évidemment on va suivre ça
53:42attentivement
53:43ces prochaines heures
53:44et ces prochains jours
53:46et ces prochains jours
53:47ils ont envoyé des
53:48des questions
53:48et ces prochains jours
53:49ils ont envoyé des
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