- il y a 2 jours
Vendredi 10 juillet 2026, retrouvez Romain Aumond (Économiste et stratégiste quantitatif, Natixis IM), Joachim Jan (Directeur de la gestion Actions, Mansartis), David Belloc (Gérant-Stratégiste, Mirova) et Olivier Malteste (Directeur des investissements, Althéis) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change,
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir dans la foulée en rattrapage,
00:19soit en replay vidéo sur bsmart.fr,
00:22soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, nous évoquerons dans un instant
00:28avec nos invités de Planète Marché les perspectives estivales qu'on peut avoir
00:32sur le plan de la macroéconomie, sur le plan des marchés financiers bien sûr,
00:37avec un rendez-vous important, la saison des publications de résultats d'entreprise
00:42qui va monter en puissance à partir de la semaine prochaine
00:45et notamment le coût d'envoi qui sera donné par le secteur bancaire américain.
00:49Ce sera évidemment une étape importante pour valider ce que le marché a déjà acheté,
00:55bien payé.
00:55On attend encore des croissances bénéficiaires spectaculaires sur le marché américain notamment,
01:00que ce soit à travers le secteur de l'énergie mais bien sûr le secteur de la technologie
01:04dans son ensemble, des croissances bénéficiaires attendues à plus de 20%
01:07pour le marché américain pour ce trimestre encore.
01:11Et puis sur le plan macro, malgré un risque géopolitique qui reste toujours assez présent,
01:16on notera que les mouvements de marché sont quand même relativement contenus
01:20depuis la fin du cessez-le-feu annoncé ces derniers jours par Donald Trump.
01:24Le pétrole a réagi en première intention mais les prix se sont assez vite calmés.
01:30On reste entre 70 et 80 dollars pour le baril de pétrole aujourd'hui.
01:35Si jamais c'était un nouvel équilibre, quelles sont les perspectives macro que cela peut ouvrir
01:40ou réouvrir pour un certain nombre d'économies ?
01:43Là aussi c'est une question que nous pourrons nous poser.
01:45Et puis l'actualité des entreprises, de manière assez immédiate,
01:48c'est l'accueil qui va être réservé à SKINX sur le marché américain,
01:53au Nasdaq, le champion sud-coréen de la mémoire avec Samsung.
01:59Mais SKINX est l'entreprise qui est en train de monter en puissance
02:02et de gagner des parts de marché aujourd'hui sur ce marché de la mémoire.
02:07SKINX a levé plus de 26 milliards de dollars à l'occasion de cette cotation américaine,
02:12ce qui est en fait tout simplement la plus grande levée de fonds de l'histoire aux Etats-Unis
02:16pour une société étrangère.
02:18Pauline Grattel vous donnera plus de détails sur l'opération dans un instant.
02:22Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, comme chaque mois,
02:24nous ferons un point sur l'actualité de l'industrie ETF
02:27avec l'observatoire ETF de Yomoni, d'Alteis, pardon, by Yomoni.
02:35Olivier Malteste, le directeur des investissements d'Alteis,
02:38sera avec nous en plateau dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
02:51Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:53Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:57Bonsoir Pauline.
02:57Bonsoir.
02:58Merci d'être avec nous ce soir pour évoquer cette séance sans grand mouvement majeur,
03:04en tout cas du point de vue des indices européens notamment,
03:07qui ont plutôt tendance à faire du surplace aujourd'hui.
03:09Oui, il consolide après le rebond d'hier, le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 évoluent sans tendance,
03:15tandis que le CAC 40 est tout à fait stable autour de 8300 points.
03:19L'indice parisien est lesté par Thalès qui cède 2%.
03:22Dans les autres baisses, il y a aussi Legrand et Safran par exemple.
03:26On note tout de même le bond d'ArcelorMittal de plus de 6%
03:29qui fait suite à un relèvement d'opinion de la part de JP Morgan.
03:32Aux Etats-Unis, les indices évoluent à l'équilibre, à l'ouverture avec certainement quelques prises de bénéfices.
03:38Le Nasdaq avait rebondi hier de près de 1,5% pour rappel.
03:42Un point sur les marchés asiatiques également Pauline.
03:45Au Japon, le Nikkei a clôturé en hausse de plus de 1,5% ce matin.
03:49Sur les marchés obligataires japonais, le rendement à 10 ans se détend violemment de plus de 15 points de base
03:55pour évoluer autour de 2,70%.
03:58Et les rendements plus longs à 20, 30 et 40 ans se détendent de plus de 10 points de base.
04:02Le Yann japonais a progressé face au dollar à la suite d'annonces liées à un plan d'investissement de
04:08fonds de retraite
04:08qui soutient la monnaie nippone.
04:10Et puis la bourse la plus volatile du monde, celle de Séoul en Corée du Sud,
04:14a progressé aujourd'hui avec un indice Kospi qui gagne 2,5% en clôture.
04:18Oui, l'indice sud-coréen est toujours soutenu par ses deux poids lourds, Samsung et SKNX.
04:22SKNX qui est d'ailleurs à la une aujourd'hui du côté des sociétés
04:25car le géant de la mémoire IA débarque à Wall Street après une levée de fonds monumentale de 26,5
04:32milliards de dollars.
04:33C'est simple, c'est du jamais vu pour une entreprise étrangère aux Etats-Unis
04:37puisqu'ils font encore mieux que le record d'Alibaba en 2014 et c'est 25 milliards.
04:42Et une autre entreprise qui fait l'actualité en ce moment, c'est EasyJet.
04:45Après Castellake il y a seulement quelques jours, la compagnie low-cost britannique EasyJet
04:49se retrouve à nouveau au cœur des convoitises, en l'occurrence celle du géant américain Apollo Global Management.
04:57Face aux rumeurs d'une offre de rachat imminente, l'action de la compagnie aérienne a immédiatement décollé de 15%.
05:03Le fonds américain propose 5,7 milliards de livres.
05:07C'est un cran au-dessus de l'offre concurrente de Castellake.
05:10Reste à voir si le conseil d'administration d'EasyJet cédera aux sirènes du fonds ou choisira de défendre son
05:15indépendance.
05:16Dans le secteur aérien, les investisseurs ont pris connaissance des résultats de Delta Airlines.
05:20La facture de kérosène a été historique pour Delta Airlines au deuxième trimestre.
05:25Si les prix du pétrole refluent depuis quelques temps, Delta indique maintenir ces hausses de tarifs qui avaient été appliquées
05:31au printemps.
05:32Les prévisions pour le troisième trimestre sont confirmées, portées par la forte demande pour les voyages premium d'affaires et
05:38internationaux
05:39qui ont d'ailleurs permis de compenser cette facture de carburant trimestriel la plus élevée de toute son histoire.
05:45Le titre cède 3% à les premiers échanges à Wall Street.
05:48Quels sont les équilibres qu'on peut observer sur les grands marchés obligataires internationaux aujourd'hui, Pauline ?
05:53Aux Etats-Unis, le rendement à 10 ans est globalement stable autour de 4,55%.
05:58Les rendements américains à 20 et 30 ans restent sur le seuil de 5%.
06:02En Europe, le rendement allemand à 10 ans évolue légèrement supérieur à 3% au cours de la séance.
06:07En France, le rendement de même échéance se traite autour de 3,85%.
06:12Le spread franco-allemand reste toujours situé autour de 80 points de base.
06:17Sur le marché d'échange, le dollar est en léger repli ramenant l'euro-dollar autour de 1,1430.
06:22Du côté des prix du pétrole, ils sont globalement stables avec un baril de Brent au-delà de 75 dollars.
06:27Quels seront les événements à l'agenda la semaine prochaine qui marqueront les prochaines séances, Pauline ?
06:33La semaine prochaine sonnera le lancement officiel de la saison de publication des résultats du deuxième trimestre avec les banques.
06:40On attend dès mardi JP Morgan, Bank of America, Morgan Stanley, Wells Fargo et Citigroup,
06:46suivis dans la semaine de nombreuses autres publications, BlackRock, Netflix, TSMC ou encore Publicis en France.
06:52Côté macro, les journées seront plus calmes.
06:55On attend quand même l'inflation américaine du mois de juin, la croissance chinoise du deuxième trimestre,
07:01l'inflation de la zone euro en seconde lecture pour le mois de juin et la décision monétaire de la
07:06Banque du Canada.
07:07Merci beaucoup Pauline. Pauline Grattel avec nous chaque soir pour vous accompagner à travers les marchés.
07:22Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:25David Bellocq est à nos côtés, gérant et stratégiste chez Mirova.
07:28Bonsoir David.
07:29Bonsoir.
07:30Merci d'être là, merci à Romain Aumont d'être avec nous ce soir.
07:33Bonsoir Romain.
07:34Bonsoir.
07:34Ravi de vous accueillir dans l'émission.
07:36Vous êtes économiste et stratégiste quantitatif chez Natixis IEM.
07:39Et à nos côtés également Joachim Jean, le directeur de la gestion action de Mansartis.
07:42Bonsoir et bienvenue Joachim.
07:44Bonsoir.
07:44Ravi de vous retrouver messieurs Joachim.
07:46Je me tourne vers vous.
07:47Vous avez une connaissance des marchés actions asiatiques historiques chez Mansartis.
07:52Parlons donc de SKNX qui entre aujourd'hui au Nasdaq, qui est déjà depuis plusieurs mois voire trimestre
07:59une des deux vedettes du marché sud-coréen.
08:02En tout cas celles qui sont visibles sur le plan global.
08:05Il y a Samsung, SKNX, on est évidemment dans le marché de la mémoire.
08:10C'est là où se trouve aujourd'hui un des goulets d'étranglement de la chaîne de l'intelligence artificielle
08:15Joachim.
08:16C'est aussi le signe qu'après les levées de fonds en dette, en equity des hyperscalers,
08:21on voit désormais des équipementiers, des fabricants de puces mémoire,
08:25se mettre également à lever des fonds.
08:27Et pas qu'un peu, 26 milliards.
08:29C'est la plus grosse levée de fonds d'une entreprise étrangère sur le marché américain.
08:33Pour là aussi, j'imagine, investir en capacité et suivre le rythme de ce train lancé à pleine vitesse.
08:41Totalement. Le timing est assez intéressant puisqu'on a eu l'annonce très récente de Micron sur l'investissement aux
08:47Etats-Unis.
08:48Donc je pense que ça fait écho aussi à ce que pourrait faire SKNX plus tard aux Etats-Unis.
08:53À mon sens, ce n'est pas surprenant de voir aujourd'hui une cotation sursouscrite sur le marché américain.
08:59Il y a deux raisons.
09:00La première, c'est qu'il y a beaucoup d'investisseurs qui sont restés à quai pour le moment
09:03et qui veulent, je pense, rentrer dans le train.
09:07Pourquoi ? Alors il y a les investisseurs privés, je pense, qui vont acheter massivement.
09:12On l'a vu au moment de l'annonce, notamment d'Interactive Brokerage,
09:15de l'accès aux Américains au marché coréen.
09:17Ça a traîné quand même un flux assez important d'achats sur le marché coréen.
09:21Et le deuxième, c'est les investisseurs institutionnels qui n'ont peut-être pas aujourd'hui
09:25pris la décision d'ouvrir des comptes en Corée.
09:27Ce n'est pas si simple, en fait.
09:29L'accès au marché de capitaux coréen n'est pas aussi simple que d'investir en Europe ou aux Etats
09:33-Unis.
09:33Donc c'est une facilité aussi pour eux, notamment pour les investisseurs américains,
09:37de rentrer sur cette valeur-là.
09:39Alors maintenant, est-ce que ça fait du sens de l'acheter ?
09:41Maintenant, je vais être assez consensuel.
09:44Je vais dire que je vais être neutre.
09:45Pourquoi ? La première, c'est que d'un point de vue positif,
09:49on a quand même une valorisation qui est extrêmement faible
09:51et avec une décote par...
09:52Moins de 10 de PE forward ?
09:54On est à 5 de PE sur l'année prochaine fiscale de SKINX.
09:59On est à 7 pour Micron.
10:01Donc on a une petite décote qui est assez intéressante.
10:04Et puis aujourd'hui, c'est un poids quand même assez énorme dans l'indice.
10:07Donc ne pas être exposé à SKINX, c'est quand même prendre un risque assez conséquent
10:11sur une thématique qui est assez importante.
10:13Le point qui est peut-être un peu plus négatif, c'est la manière dont s'est fait le rallye
10:18récemment.
10:18Donc on a un environnement qui est très peu sain,
10:22notamment sur le levier des investisseurs privés en Corée,
10:26mais partout dans le monde entier, qui viennent financer par de l'endettement ces investissements-là.
10:30Et aussi l'émergence des ETF.
10:32Donc une valeur avec un levier extrêmement important.
10:36Donc une cascade de produits, le jour où on a un petit choc, ça peut entraîner quand même un pull
10:41-back assez.
10:41Et ces produits-là sont plus traités que les sous-jacents sur le marché.
10:45On traite plus le ETF single stock sur Samsung qu'on ne traite le titre Samsung lui-même.
10:50Totalement. Et quand on voit ça, souvent c'est des petits red flags.
10:53Alors ce n'est pas dit que demain on va avoir un crash, mais c'est le début de petits
10:56red flags.
10:57Et puis il y a d'autres petits acteurs, enfin petits qui émergent.
11:00On voit, c'est aussi assez marrant de voir que le timing avec notamment les annonces d'IPO de CXMT,
11:06donc qu'il y a un acteur chinois de la mémoire qui va rentrer en bourse,
11:10qu'il y a un acteur crédible, on va dire porté par le gouvernement chinois,
11:15pour venir concurrencer notamment les acteurs historiques de la mémoire,
11:19avec notamment aussi une communication d'Apple qui serait prête notamment à acheter des mémoires auprès de cet acteur-là.
11:25Quoi ? Un chinois ?
11:26Un chinois, alors on va dire le seul frein qu'il peut avoir,
11:30c'est que je pense que les bâtons dans les roues vont être mis,
11:32notamment au niveau des équipements pour semi-conducteurs, pour ces acteurs-là.
11:35Donc ils n'auront pas accès notamment aux dernières machines à SML, etc.
11:39Mais voilà, attention.
11:42Pourquoi ça se paye aussi peu cher, SKN5 ?
11:44Moi j'ai quand même en tête qu'on est dans un secteur des semi-conducteurs
11:49qui a historiquement été ultra-cyclique.
11:51Quand je parle de cycle, ce n'est pas des cycles de 3-5 ans,
11:54c'est des cycles de 18-24 mois, historiquement.
11:57Là, je comprends que le cycle est un peu déformé,
12:00mais ces boîtes cycliques, généralement, quand les PE sont à aussi bas,
12:04est-ce que c'est vraiment le moment de les acheter ?
12:06On a plutôt envie d'acheter des boîtes cycliques quand les PE sont assez élevées,
12:09avec l'idée qu'on a peut-être touché un point bas aussi,
12:11en termes de perspectives pour ces entreprises.
12:15Alors ce qui est très intéressant sur les notions de valorisation sur ces acteurs-là,
12:18en ce moment, c'est que j'ai pu interroger énormément d'experts,
12:21d'analyses qui couvrent depuis des années ces sociétés-là.
12:24Et on sent qu'ils ont une certaine difficulté à répondre sur les modèles de valorisation.
12:30Aujourd'hui, comment on valorise ces sociétés-là ?
12:32On ne peut plus les valoriser comme on aurait pu le valoriser à l'époque.
12:36Et ça aussi, c'est des petits red flags.
12:37Quand on commence à mettre un peu la valorisation sur le côté,
12:41et qu'on dit, bon...
12:41Qu'on change d'indicateur, quoi.
12:43Voilà, on a les analyses qui sont derrière le marché,
12:45c'est-à-dire qu'on rattrape des prix cibles,
12:48parce qu'en fait, on ne sait pas trop comment valoriser ces sociétés-là.
12:51Et puis, on met un prix cible juste pour rattraper le marché,
12:54sans forcément comprendre les notions de valorisation derrière.
12:56Donc ça aussi, c'est des...
12:57Est-ce que le PE est aujourd'hui l'élément le plus intéressant à regarder ?
13:02Peut-être pas, et c'est peut-être là où le marché, aujourd'hui...
13:05Qu'est-ce qu'on garde pour valoriser les boîtes ?
13:07Alors, on regarde des notions, des fois, de price to book, de reverse DCF,
13:11donc on essaye de voir combien price de croissance, aujourd'hui, le marché,
13:14mais à plus long terme.
13:16Et puis, c'est ce qu'on faisait, je me souviens, à la sortie du Covid,
13:19et puis, parfois, on voit peut-être des exubérances sur certaines sociétés,
13:23où on a presque envie de penser que ce qu'on vit aujourd'hui
13:27est une normalité à long terme.
13:29L'avenir nous le dira,
13:30mais c'est vrai que c'est des petits red flags, notamment, qu'on aperçoit.
13:32Donc, encore une fois, c'est très compliqué d'être sous-pondéré sur ce genre de valeur-là.
13:36Il y a un milliard, maintenant.
13:37C'est une boîte trillionnaire.
13:38De rentrer maintenant et d'être surpondéré, c'est assez compliqué aussi.
13:43Bon, sur le dossier SKINX,
13:45est-ce qu'il y a des choses à dire spécifiques, David ?
13:48Et quel est le message que ça envoie ?
13:50Encore une fois, on a vu les levées de dettes, d'équities gigantesques, des hyperscalers.
13:54On voit maintenant les acteurs de la chaîne de semi-conducteurs
13:58se mettre à lever aussi beaucoup d'argent pour suivre le rythme des capex.
14:04Tout à fait.
14:04Alors, c'est vrai que le marché, vraiment, se focalise sur les goulots d'étranglement
14:09et le marché de la mémoire.
14:10Plus de mémoire en fait partie.
14:12L'année dernière, c'était le nucléaire et l'électricité.
14:15Demain, ça sera peut-être la robotique ou le manufacturing.
14:18On voit qu'il y a une part de narratif.
14:21Et là, effectivement, le fait est que SKINX a 2-3 ans de carnet de commandes
14:28et devient finalement plus aussi cyclique que ça en termes de chiffre d'affaires.
14:32C'est du carnet de commandes solide ?
14:34Oui, puisque c'est des prix...
14:35Les pratiques ont changé.
14:36Les pratiques ont changé.
14:37C'est-à-dire que les prix sont florés.
14:40Il y a des pénalités en cas des commandes.
14:44Et la demande est absolument monumentale.
14:46Tout simplement, les hyperscalers sont censés investir, je crois, de l'ordre de 5 à 6 000 milliards.
14:52Alors, ils ont 2030 sur la chaîne de valeur IA.
14:55Et le piste mémoire, ne serait-ce que je crois pour un iPhone, c'est 30 à 40 % du
15:01coût d'un iPhone.
15:04C'est la piste mémoire.
15:06Donc, il y a un pricing power absolument monumental.
15:09Est-ce qu'Ainix en profite ?
15:11Et le marché, peut-être à court d'idées aussi, compte tenu de l'incertitude géopolitique
15:16et compte tenu d'un BPA qui est tellement attractif, enfin tellement élevé.
15:19Donc, c'est une bulle de bénéfices.
15:21On n'est pas dans une bulle de valeur, on est dans une bulle de bénéfices.
15:23Ça nous sort des DPE à 5.
15:26qui se focalise sur ces valeurs.
15:28Jusqu'à ce que la dynamique de CAPEX se retourne
15:32ou qu'il y ait une technologie en mémoire qui concurrence avec moins de pricing power.
15:38Donc, il faudra s'attendre forcément à ce qu'il y ait un retournement.
15:40Et pour l'instant, ce n'est pas le narratif de marché.
15:42On a eu une correction de 15-20 %, alors pas sur la piste de mémoire
15:46et plus généralement sur la thématique Momentum IA.
15:49Comme par hasard, ça intervient à partir du 22 juin,
15:52qui était la date à laquelle le régulateur coréen
15:55a mis en garde les investisseurs par rapport à des ETF levé de G
15:59et qu'il estimait que ce n'était pas sain comme...
16:03On est dans un marché de trading, on n'est plus dans un marché d'investissement.
16:05Depuis, le Momentum a perdu 15-20 %.
16:10Les positions en ETF levé de G se sont normalisées.
16:14Donc, le positionnement s'est assaini quand même.
16:17Un peu, mais on est au-dessus encore.
16:18En termes de moyenne mobile 100 sur le facteur Momentum,
16:21on est encore 15 % dessus.
16:22Et il y a encore beaucoup de leviers quand même sur cette thématique.
16:28Mais on voit qu'y compris les régulateurs voient bien
16:32qu'on devient sur ce type d'investissement
16:36plus en termes de...
16:37Enfin, c'est du pari très très court terme de trading.
16:39Les investisseurs américains aussi ont recours à ces ETF levé de G.
16:42Donc, c'est une aubaine pour eux de jouer Skynyx.
16:44Mais vu comme ça, on a quand même plus l'impression
16:48que pour les prochains mois,
16:50on a une thématique extrêmement forte avec d'excellents fondamentaux.
16:54Il ne s'agit pas de s'en écarter.
16:55Mais on est quand même plutôt face à un marché de trading
16:58avec des points bas, des points hauts
16:59et des investissements un peu dangereux quand même.
17:04Il dit le stratégiste quantitatif de cette situation, Romain,
17:08ça m'intéresse parce que c'est vrai que l'analyse fondamentale,
17:12c'est plaisant intellectuellement.
17:13Évidemment, c'est très nourrissant, très enrichissant.
17:18Maintenant, le facteur momentum,
17:20c'est le comportement des investisseurs aussi derrière
17:23qui joue beaucoup.
17:25Est-ce qu'on est encore dans des marchés,
17:26avec l'exemple de Skynyx aujourd'hui
17:28ou de la mémoire en général,
17:30est-ce qu'on est encore dans des marchés boursiers
17:33qui sont animés par les fondamentaux,
17:35au moins en partie,
17:36ou est-ce qu'on s'est complètement déconnecté de ça aujourd'hui ?
17:39Ça, c'est la vraie question.
17:40Alors nous, quand on est économètre et stratégiste quantitatif,
17:43on n'aime pas voir une dynamique exponentielle.
17:46Il y a quelque chose qui n'est pas vraiment sain derrière tout cela.
17:48Une petite alerte qui résonne, oui.
17:50En revanche, là où il faut rester quand même aussi mesuré
17:52par rapport à ces peurs,
17:53c'est qu'on est quand même face maintenant à une exposition,
17:57à une thématique IA,
18:00l'infrastructure, on va dire, de calcul et de mémoire
18:03qui devient absolument nécessaire
18:04du point de vue de la demande interne américaine.
18:07On a globalement, en fait,
18:08on épouse un cycle macroéconomique
18:10qui est en train de se renouveler.
18:11Et donc, il est rationnel de continuer à rester exposé
18:14à cette thématique.
18:15Donc, on est un petit peu plus que sur la neutralité
18:17de notre point de vue
18:19parce que vous avez finalement des fondamentaux,
18:21une demande globale.
18:23Ce n'est pas simplement les États-Unis.
18:25Quand on regarde finalement la balance commerciale coréenne,
18:27c'est aussi beaucoup de Chine.
18:28Vous avez quelques pays européens également.
18:31Et donc, globalement,
18:32qu'est-ce que vous êtes en train de faire ?
18:33Vous êtes en train de parier sur le fait
18:34que le cycle économique global,
18:35il ne va pas ralentir.
18:36Et ça va finalement,
18:37et ça justifie aussi, par exemple,
18:39les dernières projections du FMI
18:41qui ne voient absolument pas de ralentissement
18:43parce qu'on est en train d'épouser un super cycle d'investissement,
18:45un choc de productivité majeure
18:47qui fait qu'on est obligé de maintenir cette exposition.
18:51Bien sûr, on ne voit pas ça à toutes les générations.
18:53Donc, effectivement, ça peut surprendre,
18:55mais c'est quand même la réalité aujourd'hui.
18:57Vous dites là, à travers l'exemple de la balance commerciale coréenne,
18:59mais évidemment, il faut regarder ce qu'il y a en face,
19:01peut-être la Chine, les États-Unis également.
19:04Aujourd'hui, c'est l'IA qui est le moteur
19:07ou la dynamique du commerce mondial,
19:09des échanges.
19:10Absolument.
19:10C'est ça, Romain ?
19:11On avait peur que les tarifs douaniers
19:14puissent mettre à mal les trajectoires,
19:16finalement, d'échanges globaux.
19:18Et qu'est-ce qu'on a observé ?
19:19Ça s'est même accéléré en 2025.
19:20Ça continue le momentum en 2026.
19:22Donc, vous avez cette thématique
19:24qui outrepasse, en fait,
19:25tous les vents contraires
19:25que pourrait mettre la régulation,
19:27on va dire, sur les flux.
19:29Et donc, derrière...
19:30Il n'y a pas de barrière qui tienne, là.
19:31Il n'y a absolument plus aucune barrière qui tienne
19:33vis-à-vis de ce genre de la puissance,
19:34on va dire, de ce retournement.
19:36Maintenant, quand on regarde, par exemple,
19:37le premier trimestre aux États-Unis,
19:39on s'attendait à voir un consommateur,
19:41un ménage américain
19:41qui allait continuer à consommer,
19:43eh bien, il commence à y avoir
19:44une sorte d'effet d'éviction
19:45où c'est l'investissement privé
19:48non résidentiel des entreprises
19:50qui truste approximativement
19:52toute la croissance.
19:53Donc, vous avez toujours une demande interne,
19:56mais elle n'est plus de la même nature.
19:57Et ça justifie aussi
19:58d'aller s'exposer plutôt
20:00sur des acteurs de l'offre,
20:03véritablement, dans l'économie.
20:04Et ça veut dire qu'on va avoir,
20:05parce que c'est un sujet...
20:06Alors, je ne sais pas si Donald Trump
20:07regarde encore le déficit
20:08de la balance commerciale aux États-Unis.
20:10Peut-être qu'il y reviendra.
20:12Mais ça veut dire qu'on est parti
20:13pour avoir un déficit commercial américain
20:15qui va à nouveau s'agrandir, s'élargir.
20:17Et c'est ce qu'on a observé
20:19sur les dernières marques, c'est ça ?
20:20C'est ce qu'on a observé
20:21sur la dernière marque.
20:22Et quand on regarde et qu'on décrypte
20:23ce qui est en train de tirer ce déficit,
20:25bien maintenant, vous avez un déficit
20:26de l'ordre de quasiment plus de 1% du PIB
20:28qui est juste associé à l'import
20:30de ces micro-composants.
20:32Et vous rajoutez à cela, en fait,
20:33quand même une consommation
20:34un petit peu cyclique
20:36des véhicules et de la pharma.
20:37Et vous avez, en fait,
20:38eu ces 77 milliards
20:40qui sont tombés pour mai.
20:41Et globalement, ça réaccélère.
20:43Le déficit américain réaccélère.
20:44Et ce n'est pas une mauvaise nouvelle.
20:45Ça veut dire que, globalement,
20:46vous avez toujours une économie,
20:48une locomotive qui est en train de tirer,
20:49finalement, des économies aussi exportatrices.
20:52L'Allemagne a surpris
20:53assez positivement aussi,
20:54de ce point de vue-là,
20:55parce que, finalement,
20:56vous avez une demande.
20:56Vous avez une absorption de cette offre.
20:59Donc, ça va être bon
20:59pour la croissance allemande, ça.
21:01Et ça va être étonnamment...
21:01On va avoir des chiffres plus positifs
21:03que ce qu'on imagine, peut-être,
21:04sur un pays comme l'Allemagne.
21:06En revoyant la contribution
21:08de la balance commerciale,
21:09on est peut-être sortis de l'ornière
21:10sur la base de cet investissement massif
21:14qu'on observe, encore une fois,
21:15aux États-Unis.
21:16Intéressant, parce qu'on revient
21:17quand même à un monde très physique,
21:19je trouve.
21:20C'est-à-dire que, oui,
21:21alors Internet,
21:22il y avait quand même les telcos, etc.
21:23Mais après, c'est très vite
21:25le monde numérique.
21:25Là, on voit quand même
21:27que l'IA, c'est aussi très physique.
21:29Je ne parle même pas du quantique
21:31ou de la robotique.
21:32Le quantique, c'est de la physique.
21:34On revient à un monde très physique
21:36d'échanges, de biens aussi,
21:38en sous-jacent.
21:40Oui, c'est très intéressant,
21:41parce qu'il y a un autre exemple
21:42qui est concret,
21:43c'est le Japon.
21:44C'est une économie, historiquement,
21:46avec une croissance extrêmement faible.
21:48Aujourd'hui, il y a un vrai driver
21:50sur ces thématiques,
21:53on va dire, de croissance physique,
21:55que ce soit la robotique,
21:56sur lequel on sait,
21:57le Japon est extrêmement fort,
21:58et maintenant, sur l'IA.
22:00Et ce qui est assez intéressant,
22:01c'est que le Japon profite, en fait,
22:03d'un Yen extrêmement faible
22:04pour être un très bon exportateur,
22:06mais plus sur les mêmes industries.
22:08Historiquement, en fait,
22:09le Japon profitait de ses exportations
22:11vers ses voisins régionaux,
22:12comme la Chine, c'est plus le cas,
22:14ou vers des industries
22:15où elle était extrêmement forte,
22:17comme l'auto.
22:17Ce n'est plus trop le cas aujourd'hui.
22:19Et pourtant, on voit des croissances
22:21d'exportations extrêmement importantes
22:23qui sont justement sur ces thématiques-là.
22:25Il y a une substitution qui se fait très vite, en fait.
22:28Heureusement pour le Japon,
22:29puisque sans cette substitution-là,
22:31je pense que ça aurait été très compliqué.
22:32Mais aujourd'hui, le Japon émerge
22:35comme un vrai acteur,
22:36futur, en fait,
22:37et qu'il l'aurait dit, je pense,
22:38il y a 5 ou 10 ans,
22:40grâce notamment à ces industries-là
22:43sur lesquelles il y avait quand même
22:44un savoir-faire assez important historique.
22:47Donc, c'est assez intéressant de voir ça.
22:49Et en même temps, en fait,
22:50il y a des risques pour le Japon.
22:52C'est que ces exportations-là,
22:54on le voit, c'est sur la devise.
22:56C'est porteur, en fait,
22:58pour les exportations.
22:59Mais en même temps,
23:00le Japon subit de plein fouet
23:02en fait une inflation importée.
23:05qui...
23:05Ah ben, on ne peut pas avoir...
23:07Enfin, oui,
23:08il y a forcément un revers
23:09à piloter une stratégie
23:11d'un Yen faible,
23:12voire très faible.
23:13Parce que tout ça,
23:14quand même,
23:15fait partie de la stratégie
23:16et du plan, quand même.
23:17Totalement, mais...
23:18Voilà, mais il y a des...
23:20C'est pas un bug !
23:20Voilà, il y a des niveaux.
23:21Alors, ils ont toujours communiqué
23:23sur le fait que c'est l'accélération
23:24qui fait peur et pas le niveau.
23:26Mais on voit notamment
23:27avec les annonces de ce matin,
23:28voilà, d'essayer de favoriser
23:30l'investissement au Japon,
23:31notamment du fonds de pension japonais.
23:33C'est notamment derrière
23:35un besoin de voir un rapatriement
23:37de flux de devises vers le Japon
23:39qui pourraient porter.
23:40Et ça a fonctionné cette nuit,
23:42ça va prendre du temps.
23:42Mais il y a une volonté pour le Japon aussi
23:44de voir les acteurs,
23:46que ce soit institutionnels ou privés,
23:47investir au Japon.
23:48Donc on arrête
23:49ou les interventions verbales
23:50ou les interventions
23:51où on est obligé de claquer
23:53je ne sais combien de dizaines
23:54de milliards de dollars
23:54qui ne servent à rien
23:55en 24 heures qui s'épuisent.
23:56D'un point de vue monétaire,
23:57on voit que...
23:58On va essayer de mettre en place
23:58quand même un soutien plus structurel
24:00au marché obligataire
24:01et à la devise et au Yen.
24:03Exactement.
24:03Et on l'a vu historiquement.
24:06Donc ils ont bien conscience
24:07qu'ils vont un peu loin
24:08dans l'idée de piloter
24:10un Yen très faible.
24:11Oui, je...
24:12Du point de vue du gouvernement, j'entends.
24:13Il y a un vrai sujet
24:14sur le pouvoir d'achat
24:15et donc sur la consommation
24:17et qui est lié notamment au Yen.
24:18Donc il y a une vraie prise de considération
24:20qu'on a un niveau
24:21mais il ne faut pas aller au-delà quand même.
24:24Renouveau du marché japonais.
24:25Alors on suit ça avec passion.
24:26Pauline adore.
24:27Sur 5 ans, le marché japonais
24:28en devise locale
24:29est le meilleur marché
24:30par rapport aux Etats-Unis
24:31et à l'Europe.
24:32Qui l'aurait dit il y a 5 ans ?
24:33Je ne pense personne.
24:34En tout cas, certainement pas moi.
24:35Pauline, c'est prise de passion
24:37pour les marchés obligataires japonais.
24:39Non mais c'est vrai
24:39qu'il y a un vrai renouveau.
24:40Alors déjà, la lumière mondiale
24:44entoure à nouveau ce marché japonais.
24:46Est-ce que c'est un marché
24:47sur lequel vous êtes toujours constructif
24:49d'un point de vue d'investissement stratégique
24:51aujourd'hui, David ?
24:52Alors oui, on est constructif
24:54sur les marchés actions en général
24:55et y compris Japon
24:57pour les éléments qui ont été mentionnés
24:59à savoir le fait que le pays
25:01bénéficie à plein de réformes de gouvernance
25:03qui sont plutôt bien menées
25:04un plan de relance budgétaire
25:06et l'IA et la robotique demain
25:08qui drive effectivement des CAPEX
25:11avec un consommateur
25:12qui retrouve un peu d'inflation salariale
25:15et un peu de pouvoir d'achat.
25:17Donc globalement, c'est vrai que là aussi
25:18on est à 40% depuis le début de l'année
25:20et c'est quand même très corrélé
25:22à la stratégie Momentum.
25:23Donc il faut effectivement
25:25trouver des bons points d'entrée
25:27après des corrections tactiques, techniques
25:29je dirais, mais les fondamentaux
25:31sont absolument très bons.
25:33Pour revenir deux secondes
25:34par rapport à ce qu'on est en train
25:36de vivre avec l'IA
25:37c'est vrai que c'est comparable
25:39à la construction des chemins de fer
25:42avec la pression qu'il y avait
25:43sur l'acier, le bois, le charbon
25:45l'automobile entre deux guerres
25:47ou même l'électricité
25:48à la fin du XIXe siècle.
25:51Donc en fait, ces révolutions industrielles
25:56créent nécessairement des goulots
25:57d'étranglement avec des acteurs
25:59donc c'est les puces de mémoire
26:00à Skynyx en ce moment
26:01et pas que d'ailleurs
26:04qui bénéficient à plein
26:05et qui génèrent d'ailleurs
26:07un peu d'inflation
26:08donc une inflation qui ensuite
26:11dans un second temps
26:14se transforme en des gains
26:15de productivité assez nets
26:16ça a été le cas avec l'électricité
26:18ça a été le cas avec les chemins de fer
26:19donc il faut s'attendre un peu
26:21à ce séquençage
26:21qu'on est en train de connaître
26:24qui est renforcé par le fait
26:25qu'on a des économies
26:27extrêmement résilientes
26:28du fait des plans de relance budgétaire
26:31défense ou autre
26:32par rapport à une géopolitique
26:33assez complexe
26:35et donc on a
26:35une économie
26:37donc finalement
26:37qui privilégie
26:39les producteurs
26:40via des chocs d'offres
26:41des états qui financent
26:43et une inflation
26:45qui reste collante
26:46et des taux plutôt élevés
26:49comment on réfléchit
26:51au point de bascule
26:51à quel moment
26:53l'IA on parle
26:54d'highflation aujourd'hui
26:55c'est vrai que les prix
26:55des composants
26:56baissent depuis des décennies
26:57et là sont en train
26:58de remonter violemment
26:59l'iPhone va monter
27:01de 200-250 dollars
27:03il n'y a pas le choix
27:03nous dit Apple
27:06à partir de quand
27:07est-ce que tout ça
27:08se transforme en choc
27:08de productivité
27:09et est-ce qu'il faut passer
27:10par une phase de guerre
27:11des prix
27:12entre les acteurs de l'IA
27:13ceux qui vont fournir
27:14les modèles
27:15pour justement participer
27:17à une diffusion accélérée
27:18large
27:18qui permettra aussi
27:19une généralisation
27:20de ces gains de productivité
27:21mais pour ces acteurs-là
27:22ça veut dire qu'il va falloir
27:23peut-être passer
27:23par une guerre des prix
27:25dans le cas de l'électricité
27:26mais c'est une autre économie
27:27c'est peut-être
27:28une histoire différente
27:29exactement
27:29donc ça c'est un bon point
27:31juste effectivement
27:32avec l'électricité
27:32il a fallu attendre des décennies
27:33donc on n'en est pas là
27:34mais en fait ça peut être
27:35des gains de productivité
27:37ce qu'on a actuellement
27:38aux Etats-Unis
27:38c'est plutôt les investissements
27:39post-Covid
27:41de télétravail
27:42c'est pas encore l'IA
27:43ou alors ça commence à l'être
27:45mais pas complètement
27:45effectivement
27:46pour que ces gains de productivité
27:48profitent à toute la population
27:49à la fois les clients
27:50les salariés
27:51et les actionnaires
27:52il faut que ça soit
27:53correctement réparti
27:54mais compte tenu
27:54des valorisations
27:55et de l'extrapolation
27:57des bénéfices
27:57dont on est en train de parler
27:58pour ces fabricants
28:00semi-conducteurs
28:01on a l'impression
28:01qu'il faut qu'ils captent
28:03les gains
28:05en Europe
28:06en Asie
28:07enfin je parle
28:07des acteurs américains
28:08il faut effectivement
28:09qu'il y ait une rémunération
28:10de l'actionnaire
28:11absolument phénoménale
28:12et donc on se dit
28:14ok mais alors
28:15quid de l'adoption
28:16en fait de ces technologies
28:18à partir du moment
28:19où c'est monopolistique
28:20où le coût de l'IA
28:22devient important
28:24et où il y a aussi
28:25des acteurs
28:26peut-être moins chers
28:27et mieux disant
28:27comme les chinois
28:28avec 10 piques
28:29etc
28:29donc c'est là où
28:30je pense qu'à un moment donné
28:33on va se rendre compte
28:34qu'effectivement
28:35peut-être que
28:36cette bulle de profit
28:38et cette capillation boursière
28:40exige un chemin
28:41quand même
28:42d'adoption d'IA
28:43qui n'est pas forcément
28:44celui dont
28:45l'économie mondiale
28:47aurait besoin
28:48pour plus de croissance
28:49moins d'inflation
28:50et pour pouvoir
28:50rembourser les dettes
28:52c'est comment on réfléchit
28:54au gain de productivité
28:54que tout ça va pouvoir générer
28:56vous êtes
28:56alors
28:56est-ce que vous êtes
28:57team Aguillon
28:58team Assez-Moglou
28:59enfin
28:59on a les plus grands économistes
29:01et les prix Nobel
29:02qui sont
29:02j'allais dire
29:03presque
29:03en train de s'antagoniser
29:06sur ce sujet
29:07ce qui montre la complexité du débat
29:09j'imagine Romain
29:11mais de manière plus prosaïque
29:12c'est aussi un Kevin Wors
29:14qui fait ce pari
29:15du choc de productivité
29:16tout en assumant
29:19dans ses dernières communications
29:20depuis qu'il est président de la Fed
29:21que sur le timing
29:22il n'a pas la clé
29:23et qu'il constate
29:24qu'à ce stade
29:25l'IA est plutôt
29:26un sujet inflationniste
29:29avant d'être un sujet
29:30de choc de productivité positif
29:32rassurez-vous
29:32il y a un groupe de travail
29:33qui va plancher dessus
29:36au passage
29:37les têtes d'affiches
29:38les têtes d'affiches
29:39des groupes
29:40des task forces
29:41de la Fed
29:42quand même pas mal
29:43ça va de Mervyn King
29:44alors Marc Andressen
29:46un des plus grands
29:47vicies
29:47de la Silicon Valley
29:49de l'histoire
29:50j'en oublie
29:51mais enfin
29:51c'est que des grands noms
29:52il y a des prix Nobel
29:53qui doivent y participer
29:54etc
29:54il n'a pas
29:56mobilisé n'importe qui
29:57puisqu'on s'est moqué
29:57de ses groupes de travail
29:58il n'a pas mobilisé
29:59n'importe qui quand même
30:00absolument
30:00Romain là-dessus
30:01il faut constater
30:03qu'en fait
30:03on est peut-être face
30:04à un monsieur Warch
30:04tout à fait rationnel
30:05qui ne s'est pas
30:06exempté
30:06vous parlez de cette lutte
30:07un petit peu
30:08des chapelles académiques
30:09pour savoir quel va être
30:10l'impact de cette
30:11transformation majeure
30:12on n'en a pas vraiment
30:13la moindre idée du monde
30:13et c'est un peu le discours
30:15que tenaient aussi
30:15les banquiers centraux
30:16à Sintra
30:17c'est de dire qu'on est face
30:18à un monde qui va
30:18sans doute changer
30:19face à un monde
30:20qui va peut-être
30:22maintenant plus fréquemment
30:23être face à une succession
30:24de chocs d'offres
30:25qu'ils soient positifs
30:25ou qu'ils soient négatifs
30:26la question c'est
30:27comment la banque centrale
30:29comment la politique monétaire
30:34on n'a pas de réponse
30:37préacquise
30:37on a observé
30:39des banques centrales
30:39réagir plus ou moins bien
30:41dans les années 70-80
30:42lorsqu'il y avait
30:43des chocs d'offres
30:43qui étaient également massifs
30:45la question c'est de savoir
30:46maintenant à l'heure actuelle
30:47est-ce qu'on doit
30:48accompagner le mouvement
30:49comment on peut préempter
30:50cette phase désinflationniste
30:52qu'on pressent
30:52dans les modèles macroéconomiques
30:54mais quand on fait face
30:54finalement à des tensions
30:56sur la demande
30:57à très court terme
30:58comment doit réagir
30:59la banque centrale
30:59est-ce qu'elle peut considérer
31:00que c'est transitoire
31:01est-ce qu'elle est obligée
31:02quand même
31:03de resserrer les conditions
31:04de financement
31:04si elle resserre
31:05les conditions de financement
31:06derrière
31:06il y a peut-être
31:07moins d'investissement
31:08donc ça veut dire
31:09qu'on a peut-être
31:09une adoption
31:10de cette révolution
31:11qui sera plus lente
31:12on casse la révolution
31:13exactement
31:13donc on a des vrais problèmes
31:15d'incohérence temporelle
31:16dans les modèles
31:16qui sont finalement
31:18en train d'être pris en compte
31:19par les banquiers centraux
31:20et qui expliquent aussi
31:21peut-être
31:21la raison pour laquelle
31:22on a des communications
31:24qui deviennent
31:25de plus en plus cryptiques
31:26et donc la meilleure manière
31:28de faire
31:28c'est d'arrêter de communiquer
31:29nous dit Kevin Walsh
31:30et il a peut-être
31:31finalement raison
31:33si on se met
31:34de ce point de vue
31:35et de cette perspective là
31:36maintenant le marché
31:37lui il cherche
31:38à avoir des réponses
31:39maintenant
31:39il cherche à savoir
31:40si on a vraiment
31:40une vitesse d'adoption
31:41on sait que
31:42les chocs technologiques
31:43maintenant sont adoptés
31:44de plus en plus rapidement
31:45la question c'est de savoir
31:46comment ils percolent
31:47dans l'économie
31:47vous mentionnez tout à l'heure
31:49il faut rémunérer avant tout
31:51le détenteur de l'action
31:52il y a un moment
31:53où pour que la technologie
31:55se diffuse
31:55et pour que les gains
31:56de productivité
31:57se réalisent vraiment
31:58il faut que la force
32:01ou du moins
32:01ou du moins le capital
32:02la force de travail
32:03soit rémunérée
32:05aussi à juste titre
32:06et donc la question
32:07c'est que la force de travail
32:08à l'heure actuelle
32:09quand on regarde
32:09les grandes décompositions
32:10de répartition du profit
32:12entre les entreprises
32:13et les ménages
32:14par exemple aux Etats-Unis
32:15la part des ménages
32:17dans la rémunération
32:19est historiquement basse
32:21aux Etats-Unis
32:21dans la rémunération
32:22la création de valeur ajoutée
32:23et donc il faut que ça bénéficie
32:26à tout le monde
32:26ça ne peut pas juste être
32:27un choc d'offre
32:27on va dire
32:29hermétique
32:31à la partie de demande
32:32par la suite
32:33à partir de quel moment
32:35on commencera
32:36à avoir des évidences
32:37une démonstration
32:38que l'IA
32:39effectivement
32:40est capable
32:40de générer
32:41cette productivité
32:43qu'on attend
32:43qu'on espère
32:45Romain
32:45est-ce que vous êtes d'accord
32:46avec l'idée
32:46que ce qu'on voit
32:47alors j'ai en tête
32:48que les gains de productivité
32:50le rythme de croisière
32:51aux Etats-Unis
32:51est peut-être de l'ordre
32:52de 3% aujourd'hui
32:53est-ce que c'est un chiffre
32:53qui est cohérent
32:55Romain
32:552
32:56entre 2 et 3
32:56ok
32:57entre 2 et 3
32:58très bien
32:59est-ce qu'on est déjà
33:00dans des effets de l'IA
33:02voilà
33:03on a eu le dernier rapport
33:04du travail
33:04sur le marché du travail
33:05il y a quelques jours
33:06la semaine dernière
33:06je crois aux Etats-Unis
33:07est-ce qu'on a déjà
33:08des effets d'IA
33:09ou est-ce qu'on est plutôt
33:10dans les effets
33:11de gains de productivité
33:13qu'on a pu engranger
33:14post-Covid
33:15avec les changements
33:16de mode de fonctionnement
33:18de mode de travail
33:20est-ce qu'on est déjà
33:21dans l'histoire suivante
33:21il faut bien comprendre
33:22c'est quand on parle
33:23de productivité
33:23on parle généralement
33:24de productivité apparente
33:25du travail
33:25qu'est-ce qu'on observe
33:26à l'heure actuelle
33:27aux Etats-Unis
33:27on a ce cycle
33:28d'investissement massif
33:29on a une demande interne
33:30qui tient
33:31mais finalement
33:31le taux de participation
33:33décroche totalement
33:34il y a de moins en moins
33:35de travailleurs
33:36sur le marché de l'emploi
33:37la force de travail
33:38globalement diminue
33:39et c'est l'une des seules
33:40économies développées
33:41qui va dans ce sens-là
33:42et qu'est-ce que
33:43qu'est-ce que c'est
33:44la productivité
33:45c'est la chose
33:50la création de valeurs ajoutées
33:51qui elle
33:51ne cesse pas de croître
33:52et donc la productivité
33:54à l'heure actuelle
33:55nous on l'associe plus
33:56à toute la politique d'offres
33:58qui a été déjà mise en place
33:59sous Obama
34:00puis Biden
34:00où globalement
34:01on a fait des subventions
34:02le CHIP Act
34:03l'Incitation Act
34:05des choses comme ça
34:06bien sûr
34:06on voit factuellement
34:08dans les agrégats
34:09d'investissement
34:09des entreprises
34:10qu'on va avoir
34:11plein d'investissements
34:12dans les technologies
34:13de l'information
34:14et de la communication
34:15dans tout ce qui va être
34:16produit de propriété intellectuelle
34:17on a des efforts
34:19massifs
34:20de ce point de vue là
34:20maintenant
34:21avec une main d'oeuvre
34:22qui grosso modo
34:23décroît dans l'absolu
34:24vous avez simplement
34:25ce qu'on appelle
34:26la productivité
34:27et les fameux gains
34:28de productivité
34:29de l'ordre de 2, 2,5
34:30aux Etats-Unis
34:31la question c'est
34:32l'IA derrière
34:32qu'est-ce que ça signifiera
34:33est-ce qu'on va réussir
34:35à générer
34:36des profits
34:39sans cette force de travail
34:41en face
34:42pour la consommer
34:42le quid de la demande interne
34:44et de la demande interne
34:45des ménages
34:46force de travail pénalisée
34:47aussi par la fermeture
34:48des frontières
34:48le flux
34:50de nouveaux entrants
34:51sur le marché du travail
34:52venant de l'étranger
34:53a été considérablement réduit
34:55aussi
34:55ça c'est ce qu'on pensait
34:57mais quand on regarde
34:59il y a une inflexion
35:00ce qui est très étonnant
35:01quand on regarde
35:01la population en emploi
35:02à l'heure actuelle
35:03aux Etats-Unis
35:03c'est la population
35:05dite native
35:05qui décroît fortement
35:07et qui est
35:08moins que contrebalancée
35:09parce qu'il n'y a pas
35:10suffisamment de main d'oeuvre
35:11étrangère
35:11mais on commence à voir
35:12dans la donnée
35:13finalement une inflexion
35:14donc peut-être aussi
35:15un pragmatisme
35:16de l'administration américaine
35:17vis-à-vis de cela
35:18on va peut-être avoir besoin
35:19encore de travailleurs étrangers
35:22je ne doute pas
35:23du pragmatisme américain
35:24effectivement
35:25face à différents types
35:26de situations
35:27sur le plan des marchés
35:28pour y revenir avec vous
35:30Joachim
35:30comment on gère
35:32tout ça
35:32et notamment
35:33comment on gère
35:34la volatilité
35:35du terme de lien
35:36sur SKNX
35:37vous avez été limpide
35:38très clair
35:38je peux au mieux
35:40être neutre
35:41parce qu'on ne peut pas
35:41aller face à ça
35:42et c'est des boîtes
35:43qui pèsent des trillions
35:44aujourd'hui dans les marchés
35:45mais ce n'est plus
35:46un strong buy
35:48comment on gère
35:49la volatilité
35:50du thème de l'IA
35:51donc l'idée
35:52qu'il faut rester
35:53exposé à ce thème
35:54mais que c'est un thème
35:54qui est quand même
35:55très mouvant
35:55et de plus en plus volatil
35:56et où est-ce qu'on trouve
35:58de la diversification
35:59si c'est un sujet
36:01écoutez nous
36:01on l'a trouvé
36:03en barbellisant
36:04les portefeuilles
36:04puisqu'en fait
36:05on voit des vastes
36:06communiquants
36:07c'est-à-dire que
36:08lorsque l'IA
36:09fonctionne très bien
36:10encore une fois
36:11je pense qu'il faut
36:12rester neutre
36:12donc en avoir
36:13dans les portefeuilles
36:14et du coup ça porte
36:15quand même la performance
36:16des portefeuilles
36:17en revanche
36:18lorsqu'on a des séances
36:19de secousses
36:19ou même des périodes
36:20un peu plus compliquées
36:21comme on vient de vivre
36:22sur toutes les zones géographiques
36:23en fait on a cet effet
36:25de vastes communiquants
36:26avec des flux
36:27qui vont vers d'autres valeurs
36:28et là on se dit
36:29c'est peut-être intéressant
36:30d'avoir les deux
36:31en portefeuille
36:32c'est-à-dire que
36:32quand l'IA marche
36:33ça marche peut-être
36:33un peu moins
36:34et puis en cas de retournement
36:35ça ça fonctionne bien
36:36et par exemple
36:36je vous donne très rapidement
36:38un spectre
36:39qu'on peut avoir
36:40si je prends l'Asie
36:41qui est quand même
36:42fortement pondérée
36:43sur l'IA
36:44grosso modo
36:45Corée, Taïwan, Japon
36:46voilà
36:47qu'est-ce qui se passe
36:48lorsque l'IA
36:49ne fonctionne pas
36:50en fait typiquement
36:51là aujourd'hui
36:52on voit des flux
36:53s'intéresser à la Chine
36:54aux grandes plateformes
36:56internet
36:56qui ont été quand même
36:57délaissées pendant des trimestres
36:58alors certes
36:59pour des bonnes raisons
37:00quand même
37:00mais on sent
37:02un peu comme les hyperscalers
37:03américains
37:03exactement
37:04la question de la monétisation
37:06se porte également
37:07en Chine
37:08mais lorsqu'on voit
37:09des Alibaba
37:10rebondir de 13%
37:11sur une séance
37:12lorsqu'on a SKNX
37:14qui perd 10
37:14et ça sur plusieurs séances
37:16on sent
37:17qu'il peut avoir
37:17un intérêt aussi
37:18sur ces valeurs-là
37:19si on a
37:21un désengagement
37:21des flux de l'IA
37:22sur le Japon
37:23on a les mêmes phénomènes
37:24plutôt sur la robotisation
37:26typiquement
37:26qui reste une thématique
37:27sous-jacente
37:28quand même
37:28avec moins d'excès
37:30on va dire
37:30sur le marché
37:31ou même
37:32les valeurs domestiques
37:32également
37:33qui progressent
37:34dans ces séances
37:34assez compliquées
37:35et je pense qu'un peu
37:36partout dans le monde
37:37l'idée c'est d'avoir
37:38des portefeuilles
37:39qui sont plutôt
37:40aujourd'hui
37:40à l'instant T
37:41plutôt bien balancées
37:42parce qu'on ne sait pas
37:43encore exactement
37:44où on va
37:45donc c'est très compliqué
37:46quand même
37:46de s'engager totalement
37:47de l'IA
37:48mais en même temps
37:49on sent qu'il faut
37:50se protéger
37:51avec ce qui fonctionnerait
37:53si l'IA ne fonctionne pas
37:54et en Europe
37:55on a vu notamment
37:57alors il y a la défense
37:58qui prend un peu le relais
37:59pour d'autres raisons aussi
38:00mais c'est
38:00enfin qui prend le relais
38:02la défense
38:02depuis le début de l'année
38:03non mais il y a une
38:03non mais quand je dis
38:05prend le relais
38:05à court terme
38:06dans les mouvements
38:08de va-et-vient
38:08voilà exactement
38:09ou le staples aussi
38:11donc voilà
38:12c'est une manière
38:13de travailler en barbelle
38:14avec deux gros poids
38:15deux gros paniers
38:16dans les portefeuilles
38:17qui se balanent
38:18mais cet équilibre
38:19il devient nécessaire
38:20aujourd'hui
38:21vous dites quand même
38:21il devient nécessaire
38:23mais encore une fois
38:24aujourd'hui
38:25je ne prendrais pas le risque
38:26de me désengager
38:27de la thématique hier
38:30c'est vrai qu'on attaque
38:31une saison de résultats
38:32et il y a fort à parier
38:34que les sociétés
38:35de la chaîne de valeur IA
38:36continuent à délivrer
38:39comme le marché l'attend
38:40voire au-dessus
38:41on peut voir encore
38:42des hyperscalers
38:43une augmentation
38:44des capex annoncée
38:46comme ils ont pu le faire
38:47à l'occasion des premiers trimestres
38:49les capex ça y est
38:50c'est fait
38:50les hyperscalers
38:51pour 2026
38:52ils ont annoncé
38:52ce qu'ils devaient annoncer
38:53c'est déjà énorme
38:54c'est 200 milliards de plus
38:55oui oui c'est ça
38:56donc ces réévaluations
38:57elle a eu lieu une fois
38:58c'est pas chaque trimestre
38:59non pas chaque trimestre
39:00on attend la fin de l'année
39:02on attend la fin de l'année 2026
39:04on aura droit à nos annonces
39:06à surveiller de très près
39:07après on peut avoir
39:08d'autres annonces
39:08il n'y a pas que les hyperscalers
39:09donc effectivement
39:10il va falloir surveiller
39:11durant cette saison de résultats
39:13d'autres annonces de capex
39:15hors hyperscalers
39:17après en termes de bénéfices purs
39:18il y a aussi
39:19alors c'est des bears
39:20qui disent ça
39:21comme Michael Burry
39:21mais enfin il y a quand même
39:22moyen de faire dire
39:24un peu ce qu'on a envie de dire
39:25à des bénéfices
39:26à partir du moment
39:26où on amortit des capex
39:27sur 10-15 ans
39:29et qu'on génère
39:30des bénéfices
39:32sur un trimestre
39:33donc j'ai pas de soucis
39:34sur la dynamique de BPA
39:36y compris très forte
39:37attendue
39:37faut quand même pas oublier
39:38que c'est 40-60%
39:39de la croissance de BPA
39:41sur ce trimestre
39:42c'est la chaîne de Valoria
39:43dont 40%
39:44uniquement
39:45Micron et Nvidia
39:47donc c'est quand même
39:48ultra méga concentré
39:49mais je pense que ça va
39:50délivrer à court terme
39:51après
39:52on voit qu'il y a eu
39:53une volonté
39:54de jouer
39:54une diversification
39:56européenne
39:56avec la réouverture
39:58des Trois-Dormuz
39:59le trait de stagflation
40:01qui s'est transformé
40:01quasi en un trait
40:02de goldilocks
40:03ou en tout cas
40:04moins d'inflation
40:05plus de croissance
40:06un plan allemand
40:07enfin alors même si
40:08un plan 2.0
40:10mais enfin le même
40:11qui essaye
40:12de rebondir un peu
40:13et de redonner
40:14un peu d'entrain
40:15et des flux aussi
40:16parce que tout le monde
40:17s'est désengagé de l'Europe
40:18donc on voit qu'il y a des choses
40:19à faire clairement
40:20mais c'est conditionné
40:20au prix du pétrole
40:21à court terme
40:22et au sein même
40:23de la thématique IA
40:25on peut aller jouer
40:26effectivement l'électrification
40:27on peut aller jouer
40:28toutes sortes de choses
40:28qui sont peut-être
40:29moins surdétenues
40:30que les puces de mémoire
40:31ou les puces d'assemblage
40:32oui mais qui restent
40:32corrélés à l'IA
40:33mais qui restent corrélés
40:33à l'IA
40:34mais donc c'est une façon
40:34de le jouer
40:35avec un état un peu moins fort
40:37Hyperscaler
40:38qui a énormément souffert
40:39effectivement
40:39dont les valeurs
40:40sont très très attractives
40:41et je pense
40:41peu rebondir
40:42par rapport aux semi-conducteurs
40:44et puis après
40:44oui
40:45donc c'est de la diversification
40:46c'est donc là aussi
40:47un peu comme le trait d'Europe
40:48c'est des valeurs de consommation
40:49donc on voit les staples
40:50qui ont très fortement rebondi
40:51mais c'est lié également
40:52à la baisse du prix du baril
40:53et la pression du dollar
40:54est sûrement
40:55donc tout ça
40:56c'est quand même
40:56malgré tout lié
40:57à la géopolitique
40:58et au mix
41:01croissance inflation classique
41:02qu'on pourrait attendre
41:03d'ici le second semestre
41:05et nous
41:05on a envie
41:06de croire
41:07effectivement
41:07que le baril de pétrole
41:10devrait évoluer
41:11dans des niveaux
41:11à peu près actuels
41:13et qu'il y a
41:14effectivement
41:14une jambe de rebond
41:15et de hausse
41:16à aller chercher
41:16de ce point de vue là
41:17bon ça fait partie
41:18du champ des possibles
41:19bien sûr
41:20où est-ce que vous vous fixez
41:21parmi les scénarios possibles
41:23notamment
41:23sur le plan
41:24un peu macro
41:25est-ce que
41:27si tant est
41:28que le baril de pétrole
41:30reste dans cette zone
41:31des 70-80
41:33avec sans doute
41:34une situation
41:35qui peut rester instable
41:36dans le golfe persique
41:38Romain
41:39est-ce que ça réouvre
41:40des perspectives pour l'or
41:40autrement dit
41:41est-ce qu'on a déjà vu
41:42le gros des révisions
41:43à la baisse
41:43sur la croissance européenne
41:45est-ce qu'on va pouvoir
41:46peut-être même réajuster
41:47un peu à la hausse
41:50la conjoncture
41:50le cycle
41:51pour les prochains mois
41:52et les prochains trimestres
41:53il est clair que c'est
41:53une excellente nouvelle
41:54de voir des réactions
41:56ou du moins
41:57une sorte d'immunisation
41:58progressive du marché
41:59vis-à-vis des développements
42:00géopolitiques
42:00dans Hormuz
42:01depuis le pic de conflictualité
42:03et des bombardements
42:04des structures
42:05de production
42:06de matières premières énergétiques
42:07on se rend compte
42:08que le marché digère
42:09petit à petit
42:09les conséquences
42:10que ça signifie
42:11quand on regarde
42:12les flux à travers Hormuz
42:13il n'y a toujours
42:14presque aucun bateau
42:15qui passe
42:15néanmoins le marché
42:16a déjà acheté
42:17le fait qu'on avait
42:18une paix durable
42:19et on va dire
42:20on retrouvait une situation
42:21qui est stationnaire
42:22et donc du point de vue
42:23du scénario macro
42:23c'est absolument génial
42:24parce qu'on peut partir
42:25du principe que le choc
42:26a été finalement transitoire
42:28et que le risque
42:29de voir une persistance
42:31de l'inflation
42:32c'est-à-dire
42:32des effets de second tour
42:33ils deviennent
42:34de plus en plus faibles
42:35n'en déplaise
42:36à certains orthodoxes
42:37de la banque centrale européenne
42:38et maintenant
42:39qu'est-ce que ça signifie
42:40et bien vous pouvez avoir
42:41finalement
42:42on s'attendait à avoir
42:43une perte de pouvoir d'achat
42:45réelle
42:45ou une perte de revenu
42:47réelle des ménages
42:48et des entreprises
42:49sur un trimestre
42:50en fait
42:50une économie
42:51elle est quand même
42:52tout à fait résiliente
42:53elle peut absorber ce choc
42:54et ça veut dire
42:54qu'on a peut-être
42:55une capacité de rebond
42:56et des surprises positives
42:57au niveau du troisième trimestre
42:58ou du quatrième trimestre
42:59de l'année
43:00et ça va se jouer
43:00à travers la consommation
43:01des ménages
43:02aussi simplement que ça
43:03par exemple Romain ?
43:04alors on considère
43:05que ça va se jouer
43:05à travers la consommation
43:06des ménages
43:07mais ça va aussi
43:07peut-être permettre
43:09aux entreprises
43:10de pouvoir investir
43:11ce qu'elles souhaitaient
43:11initialement investir
43:12dans les enquêtes
43:14ça restait quand même
43:14un sujet
43:15c'est l'incertitude géopolitique
43:17ou l'incertitude politique
43:18ça n'a jamais été bon
43:19du point de vue
43:20du plan d'investissement
43:20d'une entreprise
43:21et donc vous avez quand même
43:22des catalyseurs
43:23en Europe
43:23qui sont le plan
43:24de relance allemand
43:25donc cette seconde promesse
43:27de réalisation plutôt
43:28mais on commence à voir
43:29finalement certains effets
43:30tout de même
43:31on a quand même
43:32certains secteurs
43:33en Allemagne
43:33qui sortent du bois
43:35on a l'immobilier
43:36on a les industriels
43:37qui reprennent vraiment
43:38du poil de la bête
43:39donc on sent que globalement
43:41ce choc
43:42s'il n'a fait que durer
43:44cette période-là
43:44va être positif
43:46pour l'Europe
43:47et ça ne change pas du tout
43:48la trajectoire de croissance
43:49par contre
43:50pour les Etats-Unis
43:50et c'est quasiment
43:52une bonne nouvelle
43:52parce que si
43:53on part du principe
43:54que M. Warch
43:55a adopté cette posture
43:56un petit peu attentiste
43:57c'était pour voir
43:58finalement se réaliser
44:00la promesse
44:01d'une administration
44:02pragmatique
44:03qui n'irait pas jouer
44:03la politique
44:04de la terre brûlée
44:05sur la seconde partie
44:06de l'année
44:07et il s'avère
44:08qu'on va peut-être
44:08se retrouver
44:09à l'heure actuelle
44:09dans un statu quo monétaire
44:10jusqu'à la fin de l'année
44:11ce qui est la meilleure
44:12des choses
44:12que Kevin Warch
44:13pouvait apporter
44:14à Donald Trump
44:15absolument
44:15il ne pouvait pas
44:16apporter de baisse
44:17ça tout le monde
44:17l'avait bien compris
44:18parce qu'on a quand même
44:19un petit sujet
44:19inflation encore
44:21et de crédibilité
44:22rappeler la cible
44:23et finalement
44:24M. Warch
44:24a délivré
44:25sur la défense
44:26de la crédibilité
44:27il n'y a qu'à voir
44:27le dollar
44:27le dollar
44:28c'est le témoin
44:29c'est le témoin
44:30du retour
44:30de la crédibilité
44:31dans la réserve fédérale
44:33il arrive pour l'instant
44:34à être crédible
44:35à pas trop
44:37braquer
44:37Trump
44:39et à maintenir
44:40un stance
44:40un réglage
44:41qui semble être
44:41le bon quoi
44:42absolument
44:43parce qu'encore une fois
44:43on a aussi
44:44quelques
44:45quand on regarde
44:46les minutes
44:46du FOMC
44:48c'était absolument génial
44:49de voir que
44:50la grande bataille
44:51de famille
44:51qui a lieu
44:52c'est que
44:52le sujet
44:53du marché de l'emploi
44:55ça reste quand même
44:55pour certains
44:56assez problématique
44:57c'est une sorte
44:58de choc d'offre négatif
44:59qui ne se translate pas
45:00en accélération
45:01des salaires
45:02mais à un moment
45:02le mandat aussi
45:03de plein emploi
45:05pourra revenir
45:06aussi dans la balance
45:07pourra revenir
45:07dans la balance
45:08parce qu'on est vraiment
45:09face à une économie
45:10à deux vitesses
45:11et on se rend bien compte
45:12qu'il y a quelque chose
45:13qui cloche
45:13donc on a peut-être
45:14besoin d'une fête
45:14qui soit quand même
45:15structurellement
45:15plus accommodante
45:16et une fête
45:17qui est toujours
45:17très réactive
45:18sur quelques indicateurs
45:19en fin d'année dernière
45:20concernant le marché
45:21du travail
45:21la fête est capable
45:22de réagir
45:24de rééquilibrer
45:24aussi sa position
45:25assez vite
45:26Merci beaucoup
45:27messieurs
45:28merci d'avoir été avec nous
45:29jusqu'au bout
45:30de cette saison
45:30Romain Aumont
45:32était avec nous
45:32ce soir
45:33économiste et stratégiste
45:34quantitatif
45:35chez Natix ICM
45:36Joachim Jean
45:37le directeur de la gestion
45:38action de Mansartis
45:38et David Belloc
45:39gérant et stratégiste
45:41de Mirova
45:52Le dernier quart d'heure
45:53de Smartbourg
45:53chaque soir
45:54le quart d'heure
45:54thématique
45:55et une fois par mois
45:56grâce aux équipes
45:57d'Alteis
45:58by Iomony
45:58nous faisons un point
45:59sur l'actualité
46:00de l'industrie ETF
46:01Olivier Maltest
46:02à mes côtés
46:03bien sûr
46:03le directeur des investissements
46:04d'Alteis
46:05bonsoir Olivier
46:09bonsoir Greg
46:10j'aime bien ces moments
46:12alors Iomony
46:13ou Alteis
46:13je ne sais plus
46:14comment dire
46:14parce que là
46:14vous faites
46:15c'est un nouveau coup de pub
46:16donc là
46:17c'est Iomony
46:18forcément
46:18donc il y a eu
46:19moi j'aime bien analyser
46:21l'enjeu stratégique
46:22d'un coup de pub
46:23donc le coup de pub
46:24désolé pour l'expression
46:25mais il y a eu Paul Nareff
46:27il y a eu Paul Nareff
46:27c'était quoi
46:28il y a deux ans
46:29c'était il y a deux ans
46:29il y a deux ans
46:30et donc là
46:30c'est Florent Manoud
46:31et là c'est Florent Manoud
46:32qu'est-ce que ça nous dit
46:33de l'étape
46:34à laquelle vous vous trouvez
46:35chez Iomony
46:36et de ce moment
46:37un peu stratégique
46:38où après Paul Nareff
46:39on a envie de sortir
46:40Florent Manoud
46:41pour faire la promotion
46:43de la plateforme
46:44on peut se dire
46:45qu'il n'y a pas vraiment
46:45de rapport
46:45et en fait pour nous
46:46c'est la continuité
46:47c'est-à-dire que
46:47ce qu'on voulait montrer
46:48avec Michel Polnareff
46:49c'est qu'il fallait s'occuper
46:50de son épargne
46:51et que si Michel Polnareff
46:52s'était occupé
46:53et nous avait connus
46:53il n'aurait pas eu besoin
46:54de faire de la publicité
46:56si j'avais connu
46:57les solutions d'épargne
46:58de Iomony
46:59je n'aurais pas eu besoin
46:59de faire de la publicité
47:00c'était vraiment l'idée
47:01qu'il faut épargner
47:02il faut s'y mettre
47:03et là on est dans
47:03la deuxième étape
47:04avec Florent Manoud
47:05c'est plutôt
47:06maintenant que je sais
47:06que je m'y mets
47:07c'est comment je m'y mets
47:08et Florent Manoud
47:09qui est évidemment
47:09un très très grand champion
47:11sportif
47:11et qu'il a pour l'instant
47:11donc je me jette dans le grand bain
47:12et c'est surtout
47:14je me jette
47:14moi qui suis habitué
47:15à y aller par moi-même
47:17à vraiment faire des longueurs
47:18là je ne sais pas
47:19si vous avez vu la publicité
47:20ou quand vous la verrez
47:20mais je me fais porter
47:22je me fais aider
47:22et pour gérer mon épingle
47:24je me fais assister
47:25et je me fais
47:26voilà j'ai autre chose à faire
47:27et c'est la décharge mentale
47:28c'est la décharge
47:29et c'est le fait
47:30de se sentir bien
47:30donc la première étape
47:31c'était vraiment dire
47:32il faut prendre conscience
47:33et je pense que maintenant
47:34pratiquement tout le monde
47:35a pris conscience
47:35qu'il fallait s'occuper
47:36de son épargne
47:37et donc c'était un peu
47:38l'allégorie de la cigale
47:39et la fourmi
47:40et donc voilà
47:40et après c'est une fois
47:42qu'on a pris conscience
47:42et comment on fait ?
47:43Mais ça veut dire
47:43qu'il y a un moment clé
47:45entre la prise de conscience
47:46et le passage à l'action
47:47et qu'il peut y avoir
47:49un délai important
47:50entre les deux
47:51enfin en tout cas
47:55avant l'entrée en action
47:56c'est une période
47:57pendant laquelle
47:58il faut aussi accompagner
47:59en fait la personne
48:01Oui alors il y a les deux choses
48:02il y a pour le cas
48:03de Florent Manodou
48:03c'est après la carrière
48:04vraiment sportive
48:05comment est-ce que je gère
48:06mon argent
48:06comment est-ce que j'arrive
48:07voilà et donc il y a un besoin
48:09évidemment plus important
48:09pour à ce moment clé
48:11en fait on perçoit
48:12ce qu'on perçoit
48:12par le biais des volumes
48:13ce qu'on peut voir
48:14par l'AMF et ainsi de suite
48:15c'est que les particuliers
48:16se mettent de plus en plus
48:17à épargner
48:18le taux d'épargne en France
48:19n'a jamais été aussi important
48:20donc ça on a l'impression
48:25on sent tout ça
48:25et après une fois qu'on sait
48:26qu'il faut le faire
48:27c'est comment on le fait
48:28est-ce qu'on le fait par nous-mêmes
48:29est-ce qu'on y passe du temps
48:30c'est vraiment ça
48:30nous on est là pour
48:31le délégataire rationnel
48:32pour éviter la charge mentale
48:35et ainsi de suite
48:36et donc on fait vraiment
48:37de la gestion pilotée
48:38on est vraiment sur ce panel-là
48:39beaucoup plus que la gestion libre
48:41même si on en propose
48:41c'est vraiment ça
48:42notre offre de service
48:43depuis la création d'Yomony
48:44et donc c'est la deuxième étape
48:46et c'est l'idée
48:46de faire l'allégorie
48:47entre Florent Manodou
48:49et puis les équipes de Yomony
48:51personnifiées par les gens
48:55dans ce métier
48:55donc c'est vraiment cette recherche
48:56et il y a une continuité
48:58qui n'est pas forcément évidente
48:59au premier regard
49:00mais dans cette démarche
49:03il y a vraiment cette idée
49:05Bon, nouveau coup de pub
49:06donc de Yomony
49:07revenons alors
49:08à ce qui nous anime
49:09depuis plusieurs années maintenant
49:10chaque mois Olivier
49:13mais prenons juste un peu de distance
49:15ou sur le premier semestre
49:16ou sur le trimestre écoulé
49:18qu'est-ce qui a retenu
49:20votre attention là
49:20vous en tant que directeur
49:21d'investissement d'Alteis
49:22sur le fonctionnement
49:24et l'actualité
49:26les tendances
49:27de l'industrie ETF
49:27Sur ce qui a retenu
49:29notre attention
49:29sur les 6 premiers mois
49:30c'est d'abord
49:313 choses
49:32c'est d'abord
49:33le nombre d'ETF
49:34nouvellement créés
49:35on a créé
49:35sur les 6 premiers mois
49:37250 nouvelles stratégies
49:38sous format d'ETF
49:39donc ça fait un peu plus
49:40de 40 par mois
49:40donc on voit qu'il y a
49:41énormément d'ETF
49:43qui se créent
49:43on le voit tous les mois
49:45ensemble
49:45et donc ça
49:46c'est à la fois une bonne chose
49:47parce que ça veut dire
49:48que ça se diversifie
49:49et puis c'est aussi un piège
49:50dans le sens où
49:51c'est de plus en plus complexe
49:52pour certaines stratégies
49:53donc ça demande de plus en plus
49:54d'y passer devant
49:54et on reste toujours
49:55dans le même thème
49:56et c'est qu'on peut le faire
49:57tout seul
49:57on peut regarder
49:58il faut faire attention
49:59quand même
49:59comme dans tout investissement
50:01sur ce qu'on achète
50:02et là aussi
50:02le fait de se faire accompagner
50:04peut aider
50:04parce que c'est du travail
50:06on en a parlé ensemble
50:07sur Spessix
50:07en fonction des indices
50:08et tout
50:08et les ETF
50:09du coup il y a de plus en plus
50:10la gamme s'élargit
50:11c'est bien
50:11pour les allocataires
50:12mais il faut regarder
50:13exactement ce qu'on achète
50:14ça devient aussi des produits complexes
50:15exactement
50:15ça devient de plus en plus
50:17des produits complexes
50:17la deuxième
50:18c'est un retour de l'ESG
50:19on le verra aussi sur le mois
50:20mais globalement
50:21les flux reviennent
50:22on n'est pas sur une explosion
50:23comme on avait pu avoir
50:24jusqu'en 2022
50:25globalement
50:25mais on est sur des parts de marché
50:27qui reviennent au niveau
50:28des collègues
50:29qui sont au l'ordre de 20%
50:30depuis le début de l'année
50:31donc c'est la fin
50:32pour l'instant
50:33en tout cas
50:33c'est le point qu'on a vu
50:34c'est la fin vraiment
50:35de la disparition
50:36ou de la perte des parts de marché
50:38sur l'ESG
50:38les flux reviennent
50:39sur le premier semestre
50:41et le dernier évidemment
50:42c'est les ETF actifs
50:43pas forcément en volume
50:44ça dépend des mois
50:45c'est assez volatile
50:47néanmoins
50:47en termes de création
50:48de création d'ETF
50:51on voit que l'ETF
50:52les ETF actifs
50:53c'est quand même
50:54particulièrement actif
50:55c'est le cas de le dire
50:55depuis le début du semestre
50:57on voit que ça s'accélère
50:58c'est vrai qu'il y a une croissance
51:00on connaît
51:01que ça commence à se voir
51:02mais c'est pas non plus
51:02mais c'est vraiment
51:03en création de nouvelles
51:04est-ce que toutes ces tendances
51:05se poursuivent au second semestre
51:07est-ce qu'il y a d'autres
51:09dynamiques embryonnaires
51:09qu'il va falloir regarder
51:11sur la deuxième partie d'année
51:12c'est quoi vos
51:13nous on fait trois prévisions
51:14on se mouille
51:15c'est le cas de le dire
51:16c'est le job
51:18et donc on se mouille
51:19on pense que les ETF actifs
51:21ça ça paraît facile
51:21vont continuer
51:22mais surtout on pense
51:23qu'on aura des nouveaux noms
51:23qu'on n'attend pas
51:24sur les ETF actifs
51:25des gens qui se sont opposés
51:26historiquement aux ETF
51:28je ne sais pas de nom
51:29mais là on attend
51:30avec impatience
51:30toutes les sociétés de gestion
51:31de conviction
51:32comme on dit
51:33exactement
51:33donc ceux qui étaient
51:34vraiment opposés
51:34on pense qu'ils vont venir
51:35sur le semestre
51:36et ça va surprendre
51:38globalement
51:39la deuxième
51:39c'est qu'on pense
51:40qu'en terme d'élargissement
51:41ce qui nous paraît intéressant
51:42c'est que les ETF
51:43vont aussi beaucoup plus travailler
51:44sur la méthode d'allocation
51:46globalement
51:46on l'a vu
51:47il y a beaucoup de prémices
51:48sur les quality weighted
51:49ça fait longtemps que ça existe
51:50sur les approches en PIB
51:52mais que ce soit sur le côté
51:54par des actions US
51:55par des valeurs technologiques
51:56on pense que tout ça
51:57va continuer de se développer
51:58ce qui va rajouter
51:58de la complexité c'est sûr
51:59mais aussi apporter
52:00des nouvelles briques
52:01pour les allocataires
52:02et la dernière peut-être
52:03la plus surprenante
52:04celle sur laquelle
52:04on se mouille le plus
52:05c'est qu'on pense que l'EG
52:06va redécoller
52:07va réaccélérer
52:08c'est pas juste histoire d'un semestre
52:09c'est un comeback
52:10et en fait on pense
52:11que c'est pas les effets canicules
52:12on pense plus sur le thème
52:13de la souveraineté
52:14ce que nous apprend aussi
52:15le détroit d'Hormuz
52:16et nous a rappelé
52:16c'est que si on fait
52:17de l'énergie renouvelable
52:18beaucoup plus
52:18c'est beaucoup plus
52:19sur notre sol
52:20et donc si on veut être souverain
52:21au niveau énergétique
52:22on pense que ça peut être
52:23une tendance qui pourrait émerger
52:25et donc l'EG
52:26c'est un nouveau moteur
52:28pour l'EG
52:28c'est ça
52:29avec le driver
52:30de la souveraineté
52:30désormais
52:31exactement
52:31on pense que ça peut être
52:32quelque chose d'intéressant
52:33à garder
52:33bon si on se focalise
52:34sur notre mois écoulé
52:36le mois de juin
52:36rapidement
52:37qu'est-ce qu'il faut retenir
52:38est-ce qu'on reste
52:39sur un niveau de colère
52:40oui j'ai l'impression
52:41assez solide
52:43après les mois d'avril
52:44on a eu le mois de mars
52:44c'est le mois de mars
52:45on a eu vraiment eu un trou
52:46et depuis on a l'impression
52:47qu'on est habitué
52:48aux presque 40 milliards
52:49ou 40 milliards
52:50tous les mois
52:50alors on est à 39 milliards
52:51ce mois-ci
52:52donc ça fait 225
52:53depuis le début de l'année
52:54plus 40%
52:55par rapport au record de 2025
52:57donc tout se porte bien
52:58malgré le petit trou
52:59en mars
53:00on est à plus 40%
53:0131 milliards sur les actions
53:038,5 sur les obligataires
53:05et 1 milliard de rachats nets
53:07sur les matières premières
53:09on est à plus 44%
53:10en rythme
53:11sur le semestre
53:12sur les actions
53:12et plus 55%
53:13sur le marché obligataire
53:14donc ça collecte
53:16ça collecte très très bien
53:16c'est très robuste
53:18il n'y a pas de question
53:19sur la partie action
53:20c'est peut-être
53:20ce qui m'intéresse le plus
53:22Olivier
53:22comment les 31 milliards
53:24se décomposent
53:25là sur le mois de juin
53:25donc c'est toujours très global
53:27ça c'est toujours
53:28le service ETF
53:28il y a beaucoup
53:29d'expositions globales
53:30les US
53:3113 milliards pratiquement
53:32donc reviennent
53:32très très fort
53:33ça fait plusieurs mois
53:35l'Asie et les émergents
53:36ensuite
53:36continuent de collecter
53:38et on a encore
53:39un mois de rachat
53:39sur les actions européennes
53:41environ 2 milliards
53:42de rachats
53:43sur le mois
53:44donc on a eu
53:45trois premiers mois
53:45où on a eu même
53:46des décollectes
53:47par moment
53:47sur les actions américaines
53:48ensuite il y a eu
53:49la rotation
53:49et ça continue
53:50même si les performances
53:51des actions européennes
53:52ont été meilleures
53:52sur le dernier mois
53:53on a vu de la décollecte
53:55côté actions
53:55côté thème
53:56value
53:56pardon pas value
53:58mais size
53:58et small cap
53:59essentiellement sur le mois
54:01c'est là où ça a collecté le plus
54:02la tech aussi est revenue
54:03est revenue globalement
54:04de manière très importante
54:05et ce qu'a décollecté
54:07plutôt c'est l'énergie
54:08et puis justement
54:10les values
54:10qu'on décollecté globalement
54:11sur le mois
54:12sur le côté actions
54:13pour aller vite
54:14et se concentrer
54:15sur les flux
54:17bon sur les flux ESG
54:18alors venons-en aux flux ESG
54:20effectivement
54:20mais là avec la série historique
54:22que vous avez
54:23sur plusieurs années
54:24oui on voit le point
54:25d'inflation là
54:26on voit que ça s'infléchit
54:27un mois ou deux
54:28on ne le voyait pas
54:28là on commence vraiment
54:29à le voir
54:30oui parce qu'en gros
54:32les encours
54:33c'est environ 20% en ESG
54:34donc ESG c'est article 8
54:36article 9 au sens large
54:37on n'est pas puriste puriste
54:38à avoir regardé
54:39uniquement l'article 9
54:39et là on a 21%
54:41des flux sur les ETF
54:42actions et obligataires
54:44qui se sont répartis
54:45sur l'ESG
54:46donc légèrement au-dessus
54:47donc on voit l'inflexion
54:4918% sur les actions
54:5034% sur les obligations
54:53et donc on voit
54:54ce retour
54:55des flux
54:56des flux globalement
54:57sur l'ESG
54:59donc on va voir
55:00si ça continue
55:00nous c'est notre prédiction
55:01mais en tout cas
55:02c'est un retour
55:04depuis le début de l'année
55:05et on l'a vu aussi
55:06sur mars
55:06quand les flux
55:07étaient un peu moins forts
55:08c'était resté de manière
55:09un peu plus importante
55:09sur l'ESG
55:10donc non non
55:12mais à surveiller
55:13au second sommet
55:13l'ESG n'est pas mort
55:15le retour même
55:16le comeback
55:16de l'ESG
55:17sur les émetteurs
55:19est-ce qu'il y a des choses
55:20particulières à dire
55:21parce qu'il nous reste
55:21deux minutes
55:21non sur les émetteurs
55:23c'est un trimestre
55:24à émetteurs américains
55:25BlackRock
55:26comme souvent
55:26et pratiquement tout le temps
55:27Vanguard ensuite
55:28et Set Street
55:29avec SPDR
55:30donc c'est les trois
55:30plus gros émetteurs
55:31ensuite X-Tracker
55:33et AirBundi
55:34donc voilà pour les flux
55:35en termes d'encours
55:36et de répartition
55:37ça ne bouge pas énormément
55:38ça bouge un petit peu
55:39mais ce ne sont pas
55:40non plus énormes
55:41peut-être juste
55:42sur les lancements
55:42peut-être 30 lancements
55:44globalement
55:45donc c'est un peu moins
55:46que d'habitude
55:46mais c'est quand même
55:47relativement costaud
55:48dans Skima
55:49donc 25 actions
55:505 obligataires
55:51toujours de l'ESG
55:52aussi toujours de l'actif
55:53ce qui m'a un petit peu
55:55attiré
55:55deux choses peut-être
55:56sur l'action
55:57dans l'élargissement des gammes
55:58PICT est arrivé
55:59avec 4 ETF actifs
56:00et donc ça
56:02ce n'est pas les seuls
56:02mais dont le moteur
56:03d'allocation est fait
56:04par de l'intelligence artificielle
56:05donc regardez
56:06est-ce qu'on sera bientôt
56:07remplacé par l'intelligence artificielle
56:08il n'y a pas de gérants
56:09là sur la
56:09il y en a un
56:10je pense qu'il contrôle
56:11mais en tout cas
56:12les moteurs d'allocation
56:13et les signaux
56:13sont donnés vraiment
56:14par l'intelligence artificielle
56:15et BNP
56:16là aussi ça montre
56:17la complexité de l'ETF
56:19qui vient sur un
56:21long short
56:21long short
56:22action européenne
56:24grande et moyenne
56:25capitalisation
56:25c'est nouveau ça
56:26d'ETFiser
56:27des stratégies long short
56:28non il y en a déjà eu
56:29ça existait déjà
56:29d'accord
56:29il y en a déjà eu
56:30on a même essayé de faire
56:31des réplications de hedge funds
56:32ce genre de choses
56:33donc voilà
56:33mais je trouve que c'est assez
56:36parce que c'est quand même BNP
56:37qui au niveau ETF
56:38est très se réger
56:39on a compris que l'ETF
56:40devenait une simple enveloppe
56:42et qu'on allait essayer
56:42de pouvoir mettre
56:43tout un tas de stratégies
56:44parfois complexes
56:45dans cette enveloppe ETF
56:47on a même vu des produits
56:48structurés sous format ETF
56:50on voit énormément
56:51de choses arriver
56:51et donc je trouve
56:52que c'est assez symbolique
56:53parce que c'est BNP
56:54quand même
56:54donc c'est un gros acteur
56:55c'est pas un gérant
56:57de conviction
56:58qui vient lancer son ETF
57:00c'est BNP
57:00en tant que gérant indiciel
57:02habituellement
57:03donc là ce sera de l'actif
57:04mais voilà
57:05un mot du positionnement
57:07là pour les clients
57:08de Yomoney ou d'Alteis
57:09qui s'interrogent
57:11avant l'été
57:11qu'est-ce que vous avez
57:12pu bouger ou pas
57:13d'ailleurs dans les portefeuilles
57:14dans les stratégies
57:15Olivier ?
57:15On vient de te dire
57:16un comité d'investissement
57:17sur lequel on a décidé
57:17de remettre un petit peu
57:18de risque sur les diversifiés
57:20donc nos profils
57:20complètement actions
57:21sont toujours investis
57:22complètement en actions
57:23et on a remonté
57:24du coup on est passé
57:25on était à 45 sur un profil
57:26équilibré normalement
57:2750-50 sur du long terme
57:28on est repassé à 47,5
57:30donc c'est modeste
57:31mais on s'est dit
57:32que c'était le moment
57:33avant les résultats
57:34potentiellement de reprendre
57:34un petit peu de risque
57:35en restant quand même prudent
57:36et on l'a fait surtout
57:37en rajoutant du coup
57:39un pari sectoriel
57:40sur la santé
57:40qu'on avait longtemps eu
57:42et on se dit
57:42voilà ça va diversifier
57:43un petit peu
57:43le portefeuille globalement
57:44nous on attend toujours
57:45et on croit toujours
57:46que c'est l'un des domaines
57:47sur lesquels
57:48l'intelligence artificielle
57:48devrait porter ses fruits
57:49premiers
57:51et donc voilà
57:52et puis on reste toujours
57:53nous surpondérés
57:55sur les actions américaines
57:56par rapport aux actions
57:57de la zone euro
57:58notamment
57:59et on attend de voir
58:00ce qui se passe
58:01évidemment on ne peut pas
58:01prévoir ce que fera
58:02Donald Trump
58:03et ce que fera le conflit
58:04mais on reste prudent
58:05mais on a remis
58:06un petit peu de risque
58:07globalement
58:08en se disant
58:08qu'on allait rentrer
58:09dans un scénario micro
58:10exactement
58:11et on pense qu'on aura
58:12des bonnes nouvelles
58:13effectivement d'excellentes factures
58:15on aura les résultats
58:15qui commenceront à monter
58:16en puissance
58:17à partir de la semaine prochaine
58:18merci beaucoup Olivier
58:18Olivier Maltès
58:19directeur des investissements
58:20d'Alteis
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