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  • il y a 19 minutes
Les conditions d’indemnisation vont être durcies avec l’objectif de réaliser 270 millions d’euros d’économies par an. Un bon choix politique alors que la France voit l’absentéisme exploser depuis plusieurs années ?

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Transcription
00:03Générique
00:08...
00:12Resserrage de vis sur les arrêts maladie,
00:14c'est une décision du gouvernement pour boucler le prochain budget.
00:18On avait déjà les médecins qui étaient limités à 31 jours désormais
00:21pour faire une première prescription d'arrêt.
00:23On va maintenant avoir un calcul durci pour le calcul des indemnités
00:27avec des entreprises qui vont être invitées à payer la part complémentaire,
00:31ce qui va faire forcément grincer des dents.
00:33C'est un sujet assez technique, assez compliqué,
00:35mais de manière sous-jacente, on a la question de l'absentéisme
00:39qui est un vrai problème en France pour nos finances publiques.
00:41On va en parler avec nos experts.
00:43Emmanuel Barbara, bonjour.
00:45Bonjour.
00:45Avocate en droit social, spécialiste du droit de la sécurité sociale.
00:48Je pense que vous allez pouvoir nous aider sur le sujet.
00:51Et Patrice Huiban, président de Nouvel Essor Français.
00:54Bonjour.
00:54Bonjour.
00:54Alors, je vais peut-être me tourner d'abord vers vous, Emmanuel.
00:58En peu de temps, quelques semaines, mois de septembre,
01:01donc ces deux décisions sur la limitation déjà de la durée de prescription d'un premier arrêt
01:07et même sur le deuxième, donc on est à 31 jours, ensuite 62 jours,
01:11c'est disons qu'on enlève un peu de marge de manœuvre chez les médecins
01:15et on a maintenant un durcissement du calcul des indemnités
01:19où on incite les entreprises à payer la part complémentaire.
01:22Est-ce que, par rapport aux gains envisagés en vue du budget,
01:27le gouvernement, le corps nu, n'aura pas un coût politique un peu trop élevé
01:32parce qu'il n'y a peut-être pas tant que ça à gagner derrière ?
01:35On peut observer que, quel que soit le sujet que le gouvernement essaye de modifier,
01:42comment dire, il y a des grincements dedans et tout ce qui tourne autour du social,
01:46dans l'espèce, les questions que vous me posez, forcément attise une réaction tout à fait épidermique.
01:55Juste un point de précision, le 1er septembre, donc c'est déjà en vigueur,
02:00la durée des arrêts maladies, j'allais dire de maladies ordinaires,
02:03sont donc limitées à 31, puis à 31 à nouveau, etc.
02:07Ça c'est pour le régime, absolument, ça c'est pour les régimes, encore une fois, des maladies ordinaires.
02:12Ce dont vous parlez ensuite, à savoir le durcissement financier de la prise en charge,
02:16ça ne vise que la branche ATMP, c'est-à-dire les accidents du travail.
02:22Oui, et c'est pas la même, justement, c'est pas la même poche
02:25et ça participe de la complexité de l'organisation financière, la tuyauterie à l'arrière.
02:30Donc là, on touche un autre registre qui n'est pas la maladie ordinaire
02:33et c'est effectivement la réduction, en tout cas, on aimerait, à partir du 1er novembre,
02:39l'a dit le gouvernement, limiter le plafond d'exonération en matière d'ATMP,
02:45accident du travail, maladie professionnelle, à 1,8 SMIC,
02:48ce qui n'est pas tout à fait le cas aujourd'hui,
02:49puisque le régime d'indemnisation, selon que vous êtes en maladie ordinaire
02:54ou en maladie ATMP, c'est pas la même chose.
02:56Et quand c'est ATMP, le régime est plus favorable.
02:59Donc là, il s'agirait de le carotter, déjà pour la fin de l'année,
03:02et en 2027, d'y adjoindre deux autres mesures supplémentaires.
03:07Un, la fiscalisation des IJSS se rapportant à l'ATMP,
03:16ce qui, aujourd'hui, est exonéré,
03:18et la tarification, en fait, au niveau de l'entreprise et non pas des établissements.
03:22Bref, je ferme mon volet.
03:23Tout ça pour espérer 800 millions, dit l'État, en 2027,
03:29d'économies sur cette branche.
03:32Oui, on craint un déficit d'un milliard après 2027.
03:35Pour des raisons qui sont très techniques et sur lesquelles on peut rentrer,
03:37mais qui ne répondent pas à votre question.
03:38Donc, en fait, une fois qu'on a dit ça,
03:41est-ce que, vous me demandiez, est-ce que c'est pas un peu disproportionné,
03:44vu les sommes en jeu, pour la fin de l'année,
03:46c'est quelque 270 millions d'euros et 800.
03:50Le fait est qu'il faut quand même commencer à rectifier et à chercher des solutions.
03:54Et comme l'argent n'est pas magique, tout est vaste comme un unicant,
03:57et que la partie santé est une des parties qui est appelée à devenir exponentielle
04:01du fait du vieillissement démographique.
04:03et de, j'allais dire, d'une sinistralité singulière
04:06qui touche pratiquement davantage ce qu'on appelle les RPS.
04:10Donc, ça pose vraiment un problème d'équilibrage du système.
04:13Et encore une fois, il est clair que les entreprises se voient
04:17comme la variable d'ajustement et comme, à nouveau,
04:19un nouveau transfert de charge à l'argent.
04:20Justement, Emmanuel Barbara, vous mettez le doigt là-dessus,
04:22c'est que dans ce durcissement, donc je me tourne vers vous, Patrice,
04:25c'est que c'est les entreprises qui sont, entre guillemets,
04:27encouragées à compléter la part qui ne va plus être indemnisée.
04:32Donc, en gros, on fait porter sur l'entreprise le poids de ce durcissement
04:35et avec comme philosophie derrière de les responsabiliser pour créer des conditions
04:41pour que les gens tombent moins malades ou se blessent moins au travail.
04:44Est-ce que c'est ça qui peut marcher pour améliorer la qualité ?
04:49Non, c'est du mitatif parce qu'en fait, c'est symptomatique des politiques
04:51qui sont menées par le gouvernement depuis de nombreuses années,
04:53c'est-à-dire la punition collective et le coup de rabot.
04:55Plutôt que de s'attaquer aux racines du problème,
04:58on va, une fois de plus, minorer les droits des individus
05:02et, je dirais, se tourner vers les poches des entreprises ou des partenaires sociaux.
05:08Parce que c'est vrai que les entrepreneurs n'ont pas vraiment facilement vocation à manifester.
05:11Non, sur les arrêts maladie de courte durée,
05:13sous le contrôle de ma collègue, c'est déjà d'harmoniser le public et le privé.
05:17Vous savez que dans le privé, vous avez trois jours de carence
05:19et en moyenne, ça dépend des branches des entreprises,
05:21on est à 90% en taux de remplacement du salaire.
05:24Dans le public, c'est un jour de carence et à 100%
05:26et dans bien des cas, prime incluse.
05:29Donc si déjà, vous harmonisez, ça demande du courage politique, c'est tout,
05:32mais c'est une question d'équité,
05:33mais là déjà, vous avez plus de 2 milliards d'économies, vous voyez.
05:36Donc on aurait un résultat qui serait 10 fois plus important,
05:40dans vos estimations, par rapport au choix qui est fait là,
05:43mais qui est peut-être plus impopulaire politiquement,
05:45puisque là, on va concerner beaucoup plus de gens,
05:48parce que dans le privé, on a plus de salariés,
05:49plus de votants potentiels que chez les fonctionnaires.
05:51Justement, si vous harmonisez avec la fonction publique,
05:54les gens du privé vont se dire, voilà,
05:56enfin quelqu'un qui fait primer l'équité et qui rétablit.
05:59Comment vous expliquez alors qu'ils opéraient ce choix-là plutôt que de...
06:02– C'est une question de courage politique et d'équilibre aux politiciens.
06:05– Par rapport à des fonctionnaires ?
06:06– Non, d'équilibre aux politiciens au Parlement.
06:07Vous savez qu'il n'y a pas de majorité aujourd'hui,
06:09donc si vous attaquez un peu aux fonctionnaires,
06:10vous avez sûrement un certain nombre de partis qui vont voter contre,
06:13et il y a la censure qui est derrière.
06:14Donc là, c'est très conjoncturel.
06:15Et pour revenir à la branche accident du travail et maladie professionnelle,
06:18je pense que sur le déficit en cours, qui est assez nouveau,
06:22il y a des causes à la fois structurelles et conjoncturelles et politiques.
06:24Les causes structurelles, c'est l'augmentation du nombre et de la durée des arrêts,
06:29des arrêts liés aux accidents du travail, maladie professionnelle,
06:31et des causes plus conjoncturelles et politiques,
06:35c'est-à-dire déjà la tuyauterie qui est complètement imbriquée,
06:39puisqu'il y a des versements pour la branche vieillesse de la sécurité sociale,
06:42des versements pour la branche maladie qui sont récurrents,
06:46et de manière générale, voilà, on va ponctionner,
06:49faire les poches des partenaires sociaux, Action Logement, Lunédic.
06:52Vous voyez, Lunédic, c'est pareil, Lunédic était en excédent de 2 milliards,
06:56l'État prend 4 milliards, vous êtes en déficit de 2 milliards,
06:59il va falloir revoir la rupture conventionnelle.
07:02Donc en fait, on est dans un système, c'est même pas...
07:08Disons que là, on est dans une configuration où le gouvernement a une marge de manœuvre tellement réduite
07:14que quoi qu'il fasse, il y aura un élément qui va venir contrecarrer ses efforts.
07:20J'aimerais ouvrir un peu le débat sur un sujet un peu moins technique,
07:24mais par rapport à l'absentéisme, qui est quand même le sujet derrière ce durcissement
07:29de l'indemnisation des arrêts pour maladie ou accident sur le lieu de travail,
07:34on a un rapport de la Dares qui nous dit qu'entre 2016 et 2024,
07:38il y a eu une amélioration notable des conditions de travail,
07:41ce qui veut dire que normalement, l'absentéisme, en tout cas lié aux accidents de travail
07:45ou aux maladies professionnelles devrait reculer.
07:47Ce qu'on constate également aussi, c'est qu'il y a une vraie disparité en fait.
07:53Ça s'améliore pour certains et pas pour d'autres.
07:55Il y a des secteurs d'activité qui sont vraiment à la traîne, voire qui s'aggravent.
07:58Emmanuel Barbara, là, sur ce sujet-là, le gouvernement, les pouvoirs publics,
08:03ils ont quelle marge de manœuvre pour traiter avec les employeurs dans ces branches
08:09qui, en fait, voient leurs conditions de travail se dégrader.
08:12On pense au commerce, à l'hôtellerie, à la restauration.
08:15Il y a des secteurs vraiment identifiés.
08:17Absolument, mais alors là, c'est intéressant parce que ce rapport est pour une fois
08:23assez optimiste en fait, parce que de mémoire, c'est la première fois qu'on lit quelque chose,
08:30comment dirais-je, un retour d'analyse sur 23 000 personnes quand même.
08:33Donc c'est un énorme panel qui montre une réduction de ces facteurs nuisibles,
08:41si je puis dire, à l'état des personnes.
08:45Donc il compte l'intensité, les facteurs d'intensité, et ces facteurs d'intensité s'améliorent.
08:49Ce qui veut donc dire, parlons d'abord des choses positives pour une fois, c'est assez rare,
08:54mais ce qui veut donc dire que les efforts des entreprises sous la houlette du législateur
09:02qui n'ont pas manqué de multiplier les lois récentes sur la santé au travail et sur la prévention,
09:07il y en a quand même un certain nombre, dont la dernière loi de 2021,
09:11qui entraîne ou qui encourage l'employeur à devoir faire des efforts en matière de prévention,
09:15étant précisé que c'est une obligation légale depuis au moins 1989.
09:20Et là où on a peut-être le plus amélioré, c'est qu'on prend en compte la santé mentale
09:23aussi,
09:23qui était un peu...
09:24Exactement, et là aussi, des encouragements à la négociation sur les risques psychosociaux, etc.
09:29Tout ça montre que l'on va dans le bon sens.
09:31Maintenant, qu'il y ait toujours à la traîne certains secteurs plus difficiles
09:35qui par surcroît emploient des personnes dont le niveau est plus modeste que les cadres...
09:42En termes d'éducation, on parle de niveau...
09:43De tout, enfin je veux dire, voilà, d'appétence et de capacité à faire face,
09:49donc justement au niveau de stress, en ce compris l'attitude du client ronchon, etc.
09:54Donc tous ces éléments contribuent, encore une fois, à caractériser cette intensité,
09:59qui par ailleurs s'améliore.
10:00Donc c'est plutôt favorable.
10:02Quelle est la marge de manœuvre du gouvernement face à cela ?
10:04C'est de continuer à maintenir...
10:06Enfin, de continuer à...
10:07Je veux dire, les lois s'appliquent toujours,
10:09et les entreprises sont toujours placées dans cette obligation de faire,
10:13étant précisé aussi que la jurisprudence sur les risques professionnels
10:15fait en sorte que l'employeur a intérêt à mettre en œuvre cette fameuse politique de prévention.
10:21Mais rien n'est magique. Je veux dire par là que rien ne s'opère sous dix jours.
10:25Un claque mon doigt.
10:26Je vous ai souvent entendu parler sur ce plateau des besoins en formation,
10:30notamment pour que les gens évoluent dans leur carrière.
10:32Et c'est là où je vais me tourner vers vous, Patrice,
10:34parce qu'il y a un point intéressant, c'est que dans la catégorie des gens
10:37qui sont le plus à risque pour contracter une maladie
10:41ou avoir un accident sur leur lieu de travail,
10:43ce sont des gens qui disent qu'ils ne se sentent pas capables,
10:46à 49%, c'est beaucoup,
10:47pas capables de faire le même métier jusqu'à leur retraite.
10:51Ce qui veut dire que c'est des gens qui ont de grandes chances d'être,
10:54de remplir, d'augmenter les chiffres d'absentéisme
10:57puisqu'ils seront malades, blessés, incapables de travailler.
11:01Comment on fait pour que ces gens-là puissent switcher
11:03et évoluer dans une seconde partie de carrière qui soit moins pénible ?
11:08Tout à fait. Là, ça renvoie à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
11:11Mais faut-il encore que ces personnes-là aient les capacités d'évoluer,
11:14donc les compétences sociales au début ?
11:16Et ça renvoie à la formation initiale, à notre système scolaire,
11:19sur lire, écrire, compter, se comporter, le savoir-être.
11:21Donc ça, c'est quand même le tronc commun.
11:23Et ensuite, vous avez des métiers relativement pénibles
11:25que vous pouvez faire évoluer les personnes dans des emplois,
11:28je dirais, plus de bureaux, des emplois plus sédentaires.
11:31Exactement.
11:32Mais pour que ces individus-là soient capables de suivre une formation,
11:35faut-il encore qu'au départ, quand ils rentrent sur le marché du travail,
11:38ils aient ces fameuses compétences sociales, compétences de base ?
11:41Antoine Fouché, qui vient souvent sur le plateau,
11:44qui a piloté un groupe de travail,
11:47qui vient de remettre un rapport repris par le Haut-Commissariat,
11:49la stratégie et au plan, nous propose,
11:52nous dit que la solution, enfin la potion miracle,
11:55ce serait de travailler plus longtemps,
11:56donc ça va faire grincer des dents,
11:58mais, et c'est le mais qui est important, dans de meilleures conditions.
12:01Quand on écoute tout ça, on se dit que le mais dans de meilleures conditions,
12:05il est possible, mais c'est que pour l'instant,
12:07on n'y arrive que pour certains types de métiers,
12:10certains niveaux de qualification.
12:11Vous, vous avez été dans ce groupe de travail.
12:15Quand on rentre dans le détail, quelles sont les solutions, les pistes,
12:18justement pour que les gens qui sont un peu en retard,
12:20sont sur le bord de la route, puissent être dans le bon wagon
12:23pour avoir de meilleures conditions de travail ?
12:25Alors, il y a plusieurs idées dans ce rapport qui a été remis,
12:29mais cette idée que, dans la mesure où on est contraint,
12:34pour des tas de raisons sur lesquelles on ne va pas rentrer,
12:37mais contraint de demander à davantage de gens de travailler,
12:41de participer à l'activité de la nation,
12:44il faut faire en sorte que les conditions de travail
12:47soient susceptibles d'accueillir toutes ces personnes.
12:52On vis qui ? Les seniors, les personnes...
12:56J'aurais envie de vous dire aussi des caissiers
12:57qui font un métier qui est très impactant.
13:00Alors, ça englobe, mais encore une fois,
13:01on part de l'idée de mettre davantage de gens au travail
13:03pour pouvoir travailler plus longtemps.
13:06C'est-à-dire qu'on n'a pas préconisé de passer à 45 heures semaine.
13:09Donc, l'idée, c'est de mettre davantage de gens au travail
13:12et qu'ils restent le plus longtemps possible dans de bonnes conditions.
13:15Que veut dire dans de bonnes conditions ?
13:17C'est un vrai sujet qui, par hypothèse,
13:19n'est pas susceptible d'être, encore une fois,
13:22décrété top-down.
13:24Et bien voilà.
13:25Et donc, c'est de rénover cette partie-là
13:28de la négociation collective, du dialogue social,
13:30afin de donner...
13:32Et de surfer sur, en réalité,
13:33les évolutions sociologiques des travailleurs,
13:36c'est-à-dire de leur donner la capacité
13:37de dire véritablement ce qu'il en est
13:41de participer à la suggestion,
13:43aux suggestions ambiance boîte à idées des années 60,
13:47mais fait, mais réalisé.
13:482.0.
13:49Exactement, 2.0.
13:50Et donc, en sollicitant davantage
13:53l'intelligence collective et individuelle,
13:54avec une plus grande proximité de l'organisation du travail
13:58au travers, encore une fois,
13:59d'une capacité de faire en sorte
14:02que les organisations du travail soient plus petites
14:04et plus...
14:04Plus horizontales aussi.
14:06Évidemment horizontales,
14:07puisque ça, c'est encore une autre aspérité,
14:08c'est que le rapport au lien de subordination
14:10et à l'obéissance, on peut le regretter,
14:12mais il a changé.
14:13Et que donc, il s'agit d'encourager
14:15ce qu'il y a de meilleur en chacun
14:17afin de coopérer.
14:18En fait, c'est davantage la coopération.
14:19Et donc, les conditions de travail
14:21pourraient être améliorées
14:21du chef d'une meilleure coopération
14:23au sein de l'entreprise.
14:24Comme ça, ça a l'air d'être des mots
14:25posés bout à bout,
14:26mais il y a des expériences
14:28qui sont conduites,
14:29il y a des cas de figure
14:30qui sont susceptibles
14:32de donner un signal d'encouragement.
14:34Et de toute façon,
14:35on ne peut plus imaginer
14:36l'organisation de l'entreprise
14:37comme l'usine,
14:39du sol au plafond, etc.
14:41Donc, il n'y a plus d'agent,
14:42il n'y a plus de,
14:43comment dirais-je,
14:44d'encadrement intermédiaire
14:45qui a pour objet
14:46de donner des instructions
14:47de tâches précises.
14:48Donc, il faut que cette organisation
14:51soit plus réticulaire,
14:53c'est-à-dire plus arrondie,
14:54plus aplatie
14:55et plus souple
14:56pour que les personnes
14:57se sentent plus incluses
14:59à tous les sens du terme
15:00dans le système.
15:01Je sens que Patrice
15:02a envie de réagir.
15:03Sauf qu'on n'a pas le temps
15:04parce qu'on arrive au bout
15:05de cette émission en 30 secondes.
15:0630 secondes,
15:07c'était juste pour dire aussi
15:07qu'il y a la dimension
15:08formation managériale
15:10des futurs cadres
15:11et notamment
15:11ce qu'on appelle
15:12au sein des groupes primaires.
15:13C'est-à-dire les groupes
15:14où tout le monde se connaît
15:15sans personne,
15:15c'est la business unit,
15:16c'est le petit service,
15:17ce sont ces gens-là
15:18qui font l'appui le beau temps
15:19en matière de qualité de vie au travail
15:21et c'est la qualité managériale
15:23au petit niveau
15:25qui permet de concilier
15:26bien-être et performance.
15:28Et souvent,
15:29les entreprises
15:29ont plutôt tendance
15:30à se focaliser
15:30sur la sélection
15:31des hauts potentiels
15:32des cadres dirigeants
15:32mais il faut surtout
15:33être très vigilant
15:34sur le cadre du quotidien,
15:36le manager du quotidien
15:37que vous voyez tous les jours.
15:39Et d'ailleurs,
15:39le dernier,
15:40enfin pas le dernier,
15:41mais Bigas,
15:41n'avait pointé
15:42les carences françaises
15:43en termes de formation
15:44des managers
15:44où on n'était pas bon
15:45justement pour ce palier-là.
15:47C'est exactement.
15:47Merci beaucoup Patrice Huiband,
15:49président de Nouvel Essor Français,
15:50Emmanuel Barbara,
15:52avocate en droit social.
15:53On va parler,
15:54c'est un peu le sujet,
15:56la prolongation de votre sujet,
15:57c'est les aspirations
15:59des moins de 30 ans
16:00dans leur carrière,
16:01de quoi ils rêvent,
16:02à quelle carrière
16:03ils aspirent.
16:04On va en parler
16:05après ce petit jingle.
16:06Sous-titrage Société Radio-Canada
16:06– Sous-titrage Société Radio-Canada
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