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Avec Jean-Vincent Chantreau, secrétaire général de l'union française des pêcheurs artisans (UFPA) / Nordine Dahmane, Président de la CFTC Taxis

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-09-15##

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News
Transcription
00:00En français, Anissa, je crois que nous allons parler carburant et pédécaire.
00:02Évidemment, nous allons parler carburant en recevant Jean-Vincent Chantreau,
00:05secrétaire général de l'Union française des pêcheurs artisans UFPA,
00:09et Nordin Daman, dans un second temps, président de la CFTC Taxi.
00:14Jean-Vincent Chantreau, bonjour.
00:16Bonjour.
00:17Bonjour Jean-Vincent Chantreau, merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio.
00:21Nous vous avons souvent eu à l'antenne, parce que le problème n'est pas ancien,
00:25et la détresse des pêcheurs, des marins pêcheurs, artisans pêcheurs français,
00:29peut-être divers et variés, vu les incuries à la fois du gouvernement français et de l'Union européenne.
00:33Là, vous êtes frappé de plein fouet par le prix des carburants.
00:38La sortie en mer devient de plus en plus coûteuse.
00:40Est-ce qu'on peut considérer, comme certaines professions qui vous disent
00:44« je ne remplis pas la mission, puisqu'au final ça va me coûter de l'argent »,
00:47est-ce qu'il y a certains bateaux qui se disent, à un moment donné,
00:51« si on ne ramène pas tel quota de pêche, ce n'est peut-être pas la peine de sortir
00:55? »
00:56Est-ce qu'on en est là ?
00:56Écoutez, oui, on en est là, et c'est même pire que ça,
01:00parce qu'en fait, vous savez que pour le gasoil,
01:04la quasi-totalité des pêcheurs, artisans, ont un prix maximum,
01:08un prix plafond qui est de l'ordre de 65 à 70 centimes d'euros.
01:13Aujourd'hui, on est à 1,10€, 1,20€, voire 1,30€ dans certaines régions,
01:17et la différence, forcément, c'est le pêcheur qui l'a subie directement.
01:23Alors, il y a des aides qui ont été données, non reçues à ce jour, depuis le mois d'avril,
01:2920 centimes pour le mois d'avril-mai-juin, 30 ou 35 centimes,
01:34et encore, ça reste à prouver pour les mois de juillet, août, septembre et octobre,
01:39mais vous voyez bien que ça ne fait pas le travail, c'est impossible,
01:45les armements travaillent à perte aujourd'hui.
01:47Jean-Vincent Chantreau, vous représentez le monde de la Fédération des artisans-pêcheurs françaises.
01:53Combien coûte le plein d'un chalutier ou d'un bateau de pêche moyen ?
01:59Ça peut se monter à combien, un plein, en gasoil ?
02:02Écoutez, par jour, on va dire que selon les métiers,
02:09un chalutier va consommer une tonne, cinq à deux tonnes de carburant,
02:13et un ligneur ou un caseilleur va consommer entre 200 et 300 litres.
02:19Par jour.
02:19Voilà, par jour.
02:21Donc, avec en plus de ça des restrictions qui s'ajoutent à cette crise des carburants,
02:30c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
02:32Ça fait plus de milliers.
02:33dans une situation où beaucoup d'armements arrêtent de travailler et vouloir réduire leur activité.
02:40Ça fait presque 1000 euros le plein, quoi, à chaque fois qu'il y a une sortie au plein.
02:43Quel est le prix du kilo de macro, aujourd'hui ?
02:46Je prends ce poisson-là en référence.
02:48Le macro, vous savez qu'en plus de ça, il y a eu des problèmes de restrictions de quota énormes
02:53sur le macro.
02:54Aujourd'hui, vous trouvez le macro à 12 euros en poissonnerie.
02:58D'accord.
02:59Mais ce n'est pas le prix qui est payé aux pêcheurs.
03:01Non, non, je disais, non, non, combien vous le vendez-vous ?
03:04Combien vous le vendez-vous ?
03:05C'est vendu 4 euros, 4,50 euros.
03:08Voilà, 4,50 euros le kilo de macro à l'arrivée au port, aux pêcheurs,
03:1312 euros en grande surface, voyons, en poissonnerie,
03:15et le litre de gazon à 1,4.
03:17L'équation est sans énigme.
03:21Vous ne pouvez pas vous en sortir.
03:23Alors, écoutez, ce qui est le pire, c'est qu'on entend M. Liscour ce matin faire une déclaration magnifique
03:29en nous disant, écoutez, on ne laissera pas tomber les pêcheurs.
03:32Au même moment, il envoie les CRS gazer les pêcheurs à faussure mer.
03:36Voilà, double Liscour, une incohérence totale.
03:39Qu'est-ce que vous avez eu pour l'instant comme promesse ou message rassurant du gouvernement ?
03:44Ils vont réétudier le prix du carburant, ils peuvent vous donner une aide complémentaire.
03:48Ils proposent quoi comme solution ?
03:51Des solutions qui sont un cotère sur une jambe de bois.
03:54Comme je le disais, pour les mois d'avril, mai et juin, ils nous ont promis 20 centimes d'euros,
03:59mais qui n'ont pas été touchés encore par les pêcheurs.
04:03Ce sont des avances de trésorerie.
04:05Ensuite, c'est une possibilité d'avoir 30 ou 35 euros,
04:08mais avec un savant calcul disant que ça va être 70% de la différence moyenne de prix
04:16entre le plus élevé et le moins élevé sur le port de référence.
04:19Bref, on n'a aucune certitude.
04:20Mais là, encore une fois, il n'y a eu aucune indemnisation de versée,
04:24comme pour les agriculteurs.
04:25Donc, on va dans le mur.
04:27Vous voyez bien qu'avec un doublement du prix du gazoel,
04:29il nous reste encore à charge entre 40 et 50 centimes,
04:34sinon plus, d'euros par litre,
04:35pour pouvoir juste équilibrer les comptes.
04:38Jean-François Chantereau, un artisan pêcheur, un marin pêcheur,
04:41vit avec combien aujourd'hui par mois, en moyenne ?
04:44Écoutez, tout dépend des captures.
04:46Vous savez qu'on a un système de rémunération à la part,
04:50c'est-à-dire que le patron pêcheur, comme les matelots,
04:54sont payés après déduction des frais de bord
04:58sur le chiffre d'affaires réalisé.
05:02Vous vous rendez bien compte qu'avant,
05:04le prix des carburants représentait 25 à 30% des charges.
05:08Aujourd'hui, ça représente de 55 à 60%.
05:12Donc, tout ça, ça va au détriment de la rémunération des matelots.
05:15C'est quoi ?
05:16Ça tourne autour du SMIC ou ça peut quelques fois ne pas l'atteindre ?
05:20C'est selon vous allez me dire.
05:21Après, ça peut être deux fois de ne pas l'atteindre.
05:22Ça peut être même zéro.
05:23Ça peut être zéro, si la campagne, voilà.
05:26C'est-à-dire que si on accumule les charges, les coûts et les...
05:30Les quotas qui diminuent, vous vous rendez bien compte
05:33que des fois, il est impossible de faire un chiffre d'affaires
05:35qui permette de payer les charges.
05:37Bon, vous sentez que la colère monte,
05:40vous arrivez à la contenir,
05:42au contraire, vous la portez,
05:44vous envoyez un message au pouvoir public.
05:46Attention à ce que font les agriculteurs,
05:48là, il y a des messages qui vont partir très vite
05:49à l'attention du gouvernement.
05:51Jérôme Baye nous l'a encore dit l'autre jour.
05:52Est-ce que de votre côté, c'est la même chose ?
05:54Attention, ça va dégénérer.
05:56Ah bah, bien sûr, vous voyez bien, déjà,
05:58aujourd'hui, ce matin, à Fosse-sur-Mer,
06:00il y a eu un mouvement assez fort
06:01des pêcheurs méditerranéens.
06:04Je pense que là, on a atteint un seuil
06:07de non-tolérance dans tous les ports français.
06:12On arrive à une situation qui est ubuesque,
06:15en plus de ça, avec des décisions de l'Union européenne
06:17qui sont complètement dingues
06:20sur les quotas, sur les importations,
06:22ou sur les distorsions de concurrence.
06:23On a les mêmes problèmes que les agriculteurs.
06:25Jean-Vincent Chantreau, est-ce qu'il y a une concurrence déloyale
06:27de la part de la grande distribution
06:28qui pourrait se fournir dans des pays étrangers en poissons ?
06:31Bien évidemment.
06:32Aujourd'hui, la grande distribution,
06:34ça provisionne à 80% avec des poissons importants.
06:37Et là, vous ne pouvez pas faire quelque chose ?
06:39Les producteurs de fruits et de légumes le font,
06:41quelquefois à coup de poing, contre les grandes surfaces ?
06:43Écoutez, nous, ce qu'on a proposé,
06:46et ça pourrait être tout à fait applicable
06:47au niveau de l'ensemble des produits agroalimentaires,
06:51c'est qu'à partir du moment où on ne trouve pas en France
06:55des produits équivalents,
06:57il puisse être imposé une taxe de 0,1 centime.
07:02Mais ce n'était pas une taxe,
07:03c'est des frais d'importation, des taxes d'importation
07:06qui permettraient, si elles étaient reversées aux producteurs,
07:08de rééquilibrer les coûts.
07:10Alors, il ne s'agit pas de faire payer aux consommateurs
07:12une taxe supplémentaire,
07:14il s'agit seulement de faire payer aux distributeurs
07:16et de faire payer aux importateurs
07:20des frais d'importation
07:21qui nous placent dans une distorsion de concurrence terrible.
07:24C'est compris.
07:25Et on a aussi d'autres solutions vis-à-vis des carburants.
07:27Vous savez qu'aujourd'hui,
07:29nos comités nationaux et les comités régionaux des pêches
07:32perçoivent la taxe éolienne qui représente des millions d'euros
07:36et qui ne sont pas utilisées au profit des pêcheurs artisans.
07:38Comme bien souvent.
07:39Donc cet argent-là d'or.
07:41Jean-Fincent Chantreau, merci.
07:42Vous restez avec nous parce que...
07:43Merci pour votre intervention, bien sûr.
07:45Vous restez avec nous parce qu'on va recevoir...
07:47Je reçois Nordine Daman, président de la CFTC Taxi,
07:50qui lui est ici confronté à une situation absolument tragique.
07:53Bonjour Nordine Daman.
07:55Oui, bonjour.
07:56Bon, la colère chez les taxis est à peu près semblable
07:58à celle des marins pêcheurs ?
08:00Peut-être sur d'autres critères ?
08:02Oui, oui, oui, tout à fait.
08:03J'ai bien entendu M. Chantreau parler
08:06de l'impact de la hausse du carburant dans sa profession.
08:12Et c'est exactement la même chose chez les taxis.
08:16On voit bien qu'aujourd'hui,
08:21la prépense du carburant chez les taxis représente
08:25entre 16 et 20% du chiffre d'affaires.
08:32Seulement les taxis, nous n'avons pas,
08:34on ne peut pas répercuter la hausse des prix sur les tarifs.
08:39Nous avons des tarifs sur le monde.
08:40Eh oui, c'est bien le problème.
08:42Vous, vous êtes encadré et bloqué.
08:44Vous n'avez pas de marge de manœuvre.
08:45On n'a pas de marge de manœuvre.
08:47On a des tarifs réglementés.
08:48On ne peut pas augmenter les prix
08:52ou répercuter la hausse du carburant
08:55sur les prix des courses.
08:57C'est-à-dire que le fait de travailler
09:00peut vous coûter de l'argent, si je comprends bien,
09:02dans certaines situations.
09:04Oui, quand on regarde une très forte hausse,
09:10surtout en septembre du carburant.
09:14L'État, en septembre, a déclaré
09:16qu'il ne réduirait pas les taxes de l'État
09:19qui s'élève à 1,20€ par litre de taxes.
09:24Donc, il reste très...
09:28Je ne vois pas comment la profession,
09:30que ce soit la nôtre ou les marins pêchés.
09:33...le litre et pendant, effectivement,
09:35que certains sont prêts à mettre la clé sous la porte
09:37ou de travailler à perte parce que le carburant vaut de l'or,
09:40une question se pose.
09:41Est-ce que la crise frappe tous les maillons de la chaîne
09:42ou est-ce que cela ne touche que les maillons faibles ?
09:45En gros, effectivement, Péricault,
09:46à qui profite le crime ?
09:48Alors, pour y répondre, je me suis dit
09:50que j'allais utiliser l'adage américain.
09:51Vous savez, ils ont une expression spécifique
09:53pour répondre à cette question
09:54qui est « follow the money »,
09:55qui veut dire « suivez l'argent ».
09:57Donc, on monte dans notre petite automobile
09:59et puis on va remonter la route de l'or noir,
10:01du puits de pétrole jusqu'à la pompe,
10:02qui récupère quoi ?
10:04Le premier arrêt se fait chez le producteur.
10:06Le Brent dépasse les 107 dollars le baril
10:11contre environ 60 dollars au début de l'année.
10:14La guerre raréfie les livraisons
10:16et permet donc au producteur de vendre
10:18chaque baril beaucoup plus cher.
10:19Deuxième arrêt, Péricault,
10:20on va le faire chez les raffineurs.
10:22Car avant d'entrer dans notre réservoir,
10:24le pétrole doit être transformé en essence
10:26ou en gasoil.
10:27Or, la marge brute des raffineurs
10:29serait passée de 32 à 123 euros la tonne.
10:33Elle a presque quadruplé.
10:35Ils ne se contentent donc pas
10:36de répercuter la hausse du brut.
10:38Ils ajoutent leur propre flambée
10:40à celle du pétrole.
10:41Et puis, troisième arrêt, l'État.
10:43Une partie de la fiscalité reste fixe.
10:45Mais je vous rappelle que la TVA augmente
10:48avec le prix du carburant.
10:49A chaque centime supplémentaire,
10:51l'État encaisse donc davantage par litre vendu.
10:54Et puis, tout au bout de la chaîne,
10:56il y a celui qui paie,
10:57l'automobiliste, bien sûr,
10:59mais surtout le professionnel,
11:00comme on vient de l'entendre,
11:01pris en otage,
11:02comme le pêcheur
11:03qui doit remplir son bateau
11:04pour prendre la mer
11:05ou le taxi,
11:06son réservoir
11:07pour prendre un client.
11:08Eux ne peuvent
11:09ni changer de métier,
11:10ni toujours répercuter cette hausse.
11:12Donc, du puits à la pompe,
11:13à qui profite le crime,
11:14en tout cas, vous l'aurez compris,
11:16la crise,
11:16à ceux qui extraient,
11:17à ceux qui raffinent
11:18et puis à celui qui taxe.
11:20Tous préservent
11:22ou augmentent leurs recettes,
11:23tous,
11:24sauf celui qui tient
11:25le pistolet à la pompe.
11:26Jean-Vincent Chantereau,
11:28quel prix du carburant
11:29serait acceptable
11:30pour vous aujourd'hui ?
11:32Écoutez,
11:32je voudrais revenir
11:33sur ce que vient de dire Anissa
11:34qui est tout à fait exact.
11:36Au mois d'avril,
11:37le prix du Brent
11:38était à 142 dollars.
11:40Aujourd'hui,
11:41il est à 102 dollars.
11:44Et malgré que le prix du Brent
11:45soit inférieur
11:47au prix du Brent
11:48au mois d'avril,
11:50eh bien,
11:50le prix du carburant
11:51aujourd'hui
11:52atteint des sommets.
11:53Donc,
11:53c'est bien le raffineur
11:54qui se met de l'argent
11:55dans les poches.
11:56Ça, c'est évident.
11:58On ne peut pas avoir...
11:59Et l'État français...
12:01En Espagne,
12:02ce n'est pas comme ça.
12:03En Espagne,
12:03la taxe,
12:04c'est différent.
12:05Et du coup,
12:06ça fait tourner l'économie
12:07puisque les gens
12:07peuvent travailler.
12:08Et là, effectivement,
12:09avant,
12:09on reproche beaucoup à l'État
12:10de mettre des taxes
12:11absolument insupportables.
12:12Et là,
12:13on se rend compte
12:13que ce sont les raffineurs,
12:15donc les gros lobbies pétroliers,
12:16qui s'en mettent plein les fouilles.
12:18Ça aussi,
12:18ça mérite d'être dit
12:19et d'alerter l'attention.
12:21Vous trouvez ça scandaleux,
12:22Jean-Vincent Chantereau ?
12:24Écoutez,
12:25oui.
12:25Alors,
12:25nous,
12:26on a une profession
12:27un peu particulière
12:28comme les agriculteurs.
12:29En ce sens,
12:29on travaille avec du gasoil
12:31qui est détaxé.
12:32Donc,
12:32l'État n'est pas directement
12:34concerné
12:35par ces augmentations de prix.
12:37Mais les raffineurs en amont
12:38et les contrats
12:39qui sont passés
12:40sont bien gouvernés
12:42et dirigés par l'État.
12:44Comme le disait notre ami
12:45le chauffeur de taxi,
12:46on ne peut pas non plus
12:47répercuter ça sur les prix
12:49parce que ce n'est pas nous
12:50qui fixons les prix
12:51d'achat et de vente.
12:52Ce sont la grande distribution,
12:55ce sont les donneurs d'orbre.
12:58et nous,
12:59on ne fait que subir.
13:00Mais à force de subir,
13:03c'est clair
13:04que des professions
13:04comme les autres
13:05vont disparaître.
13:06Message reçu,
13:07Jean-Vincent Chantereau,
13:08on garde le contact
13:08parce que le dossier
13:09n'est pas terminé.
13:10On aurait évidemment
13:10plaisir à vous entendre
13:11et merci aussi
13:12à Nordine Daman
13:13qui a été maniée
13:14pour la CFTC Taxi.
13:16Messieurs,
13:16à très bientôt.
13:17L'actualité continuera toujours
13:18et on sera à l'écoute
13:19de vos revendications
13:21et de vos coups de gueule.
13:22Le scandale du périscolaire
13:24met Anne Hidalgo
13:25face au sénateur,
13:26l'ancienne maire de Paris
13:27est auditionnée
13:28en ce moment même.
13:29On verra également
13:29la France championne d'Europe
13:31des dividendes
13:33et puis l'amiante
13:33qui est toujours
13:34assez présente
13:35dans nos écoles
13:36et l'Europe
13:37qui tient envers
13:37et contre tout
13:38à interdire les réseaux sociaux
13:39aux adolescents.
13:40C'est tout de suite
13:40sur Sud Radio.
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