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  • il y a 21 heures
Vendredi 16 janvier 2026, retrouvez Alexis Gaches (responsable commercial Europe du sud, Atlassian), Samira Chekhar Lefrançois (responsable stratégie recrutement et marque employeur, Groupe Spie Batignolles), Mathilde Boulay (déléguée générale, Collectif L’Ascenseur) et Caroline de Senneville (journaliste, Décideurs RH) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans Smart Job, votre rendez-vous emploi RH management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment, bien dans son job.
00:17Pour parler aujourd'hui des aidants, qui est une double journée, pour ne pas dire une double carrière
00:22pour les femmes en majorité, mais aussi les hommes qui accompagnent un proche, un père ou un enfant.
00:27On va en parler dans quelques instants avec Alexis Gach, il est responsable commerciale Europe du Sud chez Atlassian
00:32et ils ont fait une étude passionnante justement sur ces aidants et sur les freins justement au développement d'une carrière.
00:39Le cercle RH, vous vous souvenez peut-être de vos stages de 3e, parfois une galère d'ailleurs à trouver.
00:45On va parler de l'insertion professionnelle des jeunes à travers ce levier des stages,
00:49qui est parfois le parcours du combattant.
00:51On va en parler avec Samira Shekhar, le François responsable stratégie recrutement chez SPI Batignol.
00:56On sera avec Mathilde Boulet, elle est déléguée générale du collectif L'ascenseur justement,
01:01qui promeut l'accompagnement de ces jeunes des quartiers prioritaires.
01:03Et Caroline de Seineville sera avec moi, elle m'accompagnera, journaliste, décideur RH.
01:08Vous connaissez notre formule.
01:10Voilà le programme, tout de suite c'est Bien dans son job.
01:12Bien dans son job pour parler d'un sujet dont on parle beaucoup sur ce plateau dans Smart Job, les aidants.
01:30On les appelle les aidants familiaux, double journée, difficulté de pouvoir progresser dans la carrière.
01:35On va en parler avec vous Alexis Gach, merci d'avoir répondu à notre invitation.
01:39Responsable commercial Europe du Sud chez Atlassian, avec une étude qui est le fruit d'un travail à travers vos clients
01:48et des datas pour faire remonter ces enjeux de santé.
01:52Atlassian, ce qui est intéressant c'est que vous faites de la tech et de l'IA.
01:55Et on se dit comme ça, intuitivement, tiens pourquoi Atlassian s'intéresse et se penche sur le sujet des aidants ?
02:01C'est une bonne question en fait, si on repositionne d'abord Atlassian,
02:06comme vous le disiez c'est un inter-logiciel australien, déjà c'est assez particulier,
02:11parce que la plupart sont américains mais on est australien,
02:13et on oeuvre dans le domaine de la collaboration, de la gestion de projet, du partage et ainsi de suite.
02:18Donc on fournit un certain nombre de plateformes logicielles qui ont vocation à améliorer les échanges
02:22entre les différentes équipes d'une organisation.
02:25Maintenant à la question pourquoi est-ce qu'on s'est intéressé à ce sujet-là,
02:28c'est que d'une manière générale, l'ADN d'Atlassian est un peu particulière
02:32au sens où on s'est souvent posé la question de savoir comment les nouvelles méthodes de travail
02:37pouvaient influer sur la productivité, sur le bien-être au travail, ce genre de choses.
02:41Et là vous allez plus loin.
02:42Et donc là on s'est dit, on avait d'ailleurs échangé sur le télétravail, le travail à distance,
02:49et là on s'est dit ce serait intéressant de regarder un sujet de sociétés,
02:53et il y a de plus en plus d'aidants dans les organisations, dans les sociétés européennes, occidentales,
02:59d'une manière générale.
03:00Vieillissement de la population ?
03:01Alors en France et en Occident, d'une manière générale, c'est le vieillissement de la population,
03:04et donc ces gens se retrouvent à avoir une certaine difficulté à orchestrer leurs activités professionnelles et personnelles.
03:09Et on voulait quantifier et mettre des chiffres derrière ce phénomène.
03:13Alors l'étude est extrêmement intéressante, 53% des aidants familiaux français, ça c'est votre étude,
03:18déclarent faire des heures supplémentaires pour compenser le retard lié à leurs obligations personnelles.
03:23Donc ce qui commence à ressembler à une souffrance professionnelle,
03:26parce qu'on a deux fers au feu, et on essaie de compenser le travail qu'on ne fait plus.
03:31Exactement.
03:31C'est terrible.
03:32Donc la grosse difficulté aujourd'hui pour ces gens, c'est d'arriver à associer ces deux villas,
03:36comme vous le disiez, qui mitent deux métiers.
03:38À la fin de son premier litier, on passe au deuxième, qui est d'aider sa famille ou ses proches d'une manière générale.
03:43Ce qui est intéressant de noter, c'est que le chiffre pour la France est légèrement plus bas que les autres pays européens.
03:48C'est-à-dire que là, on est à 53%, je crois, pour la France, on est à un peu plus 70% dans certains autres pays européens.
03:53Donc la France a quand même une position qui est un peu plus intéressante, favorable,
03:57mais le chiffre reste très alarmant, je vous l'accorde.
03:5958%, toujours en France, parce qu'on voit bien qu'il y a aussi l'idée de pouvoir les comparer
04:04avec d'autres pays anglo-saxons ou européens, 58% estiment que la conciliation des agendas personnels et professionnels
04:10améliore leur capacité à coordonner leurs responsabilités.
04:13Si on le prend en creux, ceux qui n'ont pas de conciliation d'agenda et des managers un peu rigides, c'est l'enfer.
04:18– Exactement. Cet élément, il est intéressant, parce que comme je vous le disais,
04:22la Sienne s'est intéressée à ces sujets-là depuis un certain nombre d'années,
04:26et nous, on promeut la flexibilité.
04:29Et donc on voulait voir si cet axe de flexibilité pourrait être de nature à adresser certains des challenges
04:35auxquels ils font face ces fameux aidants.
04:37Et c'est un élément sur lequel nous, on a énormément travaillé.
04:39Alors on le mettait au travers historiquement du prisme du télétravail,
04:42post-Covid, beaucoup de gens ont modifié leur pratique.
04:45Et en fait, cette étude permet de démontrer qu'en fait, ce que nous avons mis en place il y a quelques années,
04:49au travers de cette méthodologie, cette recherche qu'on a pu faire,
04:52serait probablement de nature à aider cette population qui est grandissante.
04:57L'INSEE annonce que 25% de la population sera dans la catégorie des aidants.
05:01– Selon le CIRP, c'est entre 8 et 11 millions de proches aidants non professionnels.
05:06Ce sont des gens qui cumulent, c'est votre étude, leur boulot est à côté,
05:10et ça va aller en grandissant.
05:11Vous, chez vous, chez Atlassian, à travers peut-être ce modèle un peu anglo-saxon,
05:15que vous portez à travers la structure australienne,
05:18est-ce que vous êtes précurseur ?
05:19Est-ce que vous aussi, vous vous êtes posé le sujet très concrètement dans votre entreprise ?
05:23– Alors non, on s'est posé le sujet précurseur, je ne saurais pas dire.
05:26En tout cas, on a posé le sujet.
05:28On pense que c'est un sujet économique, sociétal, mais pas que.
05:32Il est aussi organisationnel, donc professionnel.
05:35Donc la question qu'on se posait, c'est de voir comment on peut intégrer ça
05:39dans les pratiques de collaboration et de travail des différentes personnes de l'entreprise.
05:43– Donc la conciliation des agendas ?
05:44– Exactement.
05:45– C'est le sujet ?
05:46– Et l'un des éléments, mais je dirais que c'est limite un point de détail,
05:48la conciliation des agendas, le fait de partager info privée et professionnelle.
05:53Je pense que d'une manière générale, ça peut amener à remettre en cause la façon dont on travaille.
05:58L'un des points d'amélioration court terme pourrait être de dire
06:01je vais rendre visible mon agenda personnel et professionnel
06:04et tenter de mieux les faire coïncider.
06:06Mais plus globalement, ça veut dire, à mon sens, que le travail doit muter et doit évoluer.
06:11Et ça, c'est un des points sur lesquels nous, on a une équipe de recherche.
06:13Donc on a publié un certain nombre d'informations là-dessus.
06:16Et on pense en effet qu'il faut revoir un certain nombre de choses.
06:18– Mais juste avant de nous quitter, très concrètement, ça veut dire quoi ?
06:20Ça veut dire qu'on aménage l'emploi du temps ?
06:22Ça veut dire qu'on laisse la personne partir librement ?
06:25Elle ne doit pas justifier ? Comment on fait concrètement ?
06:27– Nous, sur les éléments assez concrets, il y a le partage de l'agenda auquel vous faisiez référence.
06:30Mais il y a d'autres éléments.
06:32On pense qu'il faut mieux définir les priorités et les objectifs de chacun.
06:36Il faut essayer d'avoir plus de travail qu'on appelle asynchrone.
06:40– Autonomie et asynchrone.
06:41– Exactement.
06:42Il y a une maladie qui est, pour le coup, très franco-française,
06:44qui est le volume de réunions qu'on peut avoir et le nombre d'individus à chaque réunion.
06:48On a un mode de fonctionnement chez Atlassian qui consiste à dire
06:51avant de faire une réunion, je vais commencer par rédiger un document,
06:54dans nos outils collaboratifs évidemment, ou dans Confluence.
06:57– Vous pouvez faire trois heures dans la réunion ?
06:58– Exactement, je réduis les réunions à leur plus simple expression,
07:01ça peut être 15 minutes que j'ai deux, trois points validés,
07:02ça peut être une demi-heure max, on fait rarement des réunions…
07:05– Parce qu'il y a un ordre du jour, parce qu'on essaie de…
07:07– On essaie de bien préparer en amont,
07:08et savoir qu'on ait beaucoup moins d'interactions synchrones,
07:11et donc plus de flexibilité pour adapter son agenda.
07:13– Sujet important, observatoire et étude passionnante,
07:17à découvrir sur le site d'Atlassian,
07:19et on l'a vu, il y a un vrai travail scientifique autour de ce sujet,
07:23des aidants, qui est le grand sujet,
07:25et on n'a pas eu le temps d'évoquer évidemment le dialogue social
07:27et les accords autour de ces sujets.
07:30Merci Alexis Gage d'être venu nous rendre visite,
07:31c'est un vrai plaisir, responsable commerciale
07:33à l'Europe du Sud, chez Atlassian,
07:35et non pas Atlassian, comme on serait tenté de le dire.
07:38Merci à vous, on tourne une page,
07:39tiens on s'intéresse, peut-être l'avez-vous vécu,
07:42cher Alexis, le fameux stage de 3ème,
07:44pour vous ou vos enfants,
07:45le casse-tête du stage de 3ème,
07:47et on est parfois bloqué, on vient de zone rurale,
07:49on vient de quartiers prioritaires,
07:50on n'a pas le réseau, on n'a pas les contacts,
07:52et le stage c'est la porte d'entrée vers l'emploi.
07:55On en parle avec mes invités,
07:57et c'est le cercle RH, c'est le débat de SmartJob.
08:12Le débat de SmartJob, le cercle RH,
08:14pour parler d'un sujet alors qu'on a presque,
08:15ou tous vécu, parce que ça dépend des générations,
08:17moi je fais partie des seniors, entre guillemets,
08:20mais le stage de 3ème,
08:21c'est-à-dire l'accès au premier pas dans l'entreprise,
08:24c'est parfois une galère pour ces jeunes,
08:26pour ceux qui n'ont pas de réseau,
08:27dont les parents n'ont pas de contacts,
08:29ils sont parfois isolés,
08:30c'est très compliqué d'accéder à ce stage,
08:31et pourtant qu'il est utile ce stage,
08:34parce qu'on voit de grandeur nature des salariés,
08:35une entreprise,
08:36on va manger à la cantine,
08:37on partage des choses,
08:38et on en parle avec mes invités,
08:40vous l'aurez compris,
08:41on va parler d'insertion professionnelle
08:42à travers ce stage.
08:44Samira Sheikar,
08:44ravi de vous accueillir,
08:46Sheikar Lefrançois,
08:47je ne voudrais pas couper votre nom en deux,
08:49responsable stratégie recrutement,
08:51marque employeur au sein du groupe SPI Batignol,
08:53avec une vraie politique volontariste
08:55en matière de recrutement,
08:56de stage,
08:57récompensée d'ailleurs,
08:59au prix,
08:59à ce prix du capital humain,
09:01aux victoires du capital humain,
09:02justement sur votre politique de stage,
09:05d'accompagnement,
09:06et d'intégration des stagiaires.
09:08Merci d'être là,
09:09à vos côtés Mathilde Boulet,
09:10bonjour Mathilde,
09:11ravi de vous accueillir,
09:12délégué général du collectif L'Ascenseur,
09:15avec une étude,
09:15un baromètre sorti en novembre dernier,
09:17dont vous allez nous parler,
09:19on parlera dans cette émission aussi
09:20de ces jeunes coupés,
09:21ruraux,
09:22ou des quartiers prioritaires,
09:23qui évidemment sont parfois plus en difficulté
09:26pour accéder au stage,
09:27et puis avec moi Caroline de Seineville,
09:29bonjour Caroline,
09:30journaliste décideur RH,
09:31évidemment les victoires du capital humain,
09:33organisées par décideurs RH,
09:36faut-il le préciser,
09:37avec beaucoup de belles initiatives,
09:40de belles entreprises,
09:40commençons avec vous Caroline,
09:42quelques chiffres justement,
09:43puisqu'on parle de ces stages,
09:44on a toujours l'impression que c'est facile,
09:46en fait c'est pas si simple que ça.
09:47C'est pas si simple,
09:48déjà le stage 2 secondes,
09:49il est obligatoire depuis juin 2024,
09:51c'est une durée de 15 jours,
09:52et il concerne environ 560 000 lycéens,
09:55et les chiffres pour l'été 2024,
09:56selon le ministère de l'éducation,
09:58il y a 30% des élèves 2 secondes
09:59qui n'avaient pas trouvé de stage,
10:01il y a un vrai enjeu de réseau familial notamment,
10:03mais c'est pour pouvoir trouver des stages,
10:05c'est une vraie difficulté pour certains de ces jeunes.
10:06Juste un mot,
10:08parce que le baromètre évoque 74% des jeunes
10:11qui se projettent avec appréhension
10:12dans le monde du travail,
10:14c'est un des éléments de votre étude,
10:15on y reviendra,
10:16ça aussi c'est intéressant,
10:17le stage c'est aussi une manière
10:19de casser ses appréhensions,
10:21de peut-être même trouver sa vocation,
10:24et là on voit que la majorité,
10:25ils ont un peu peur.
10:27Exactement,
10:27il y a énormément d'appréhension
10:28de la part des jeunes
10:29avant d'entrer dans le monde professionnel,
10:31ce n'est pas forcément basé sur une réalité,
10:33nous le baromètre qu'on a sorti
10:35en fin d'année dernière,
10:35donc c'est la deuxième édition de ce baromètre,
10:37et c'est un baromètre des inégalités
10:39ressenties par la jeunesse.
10:40Donc on n'est pas sur des données factuelles,
10:42on sait que les sujets de discrimination
10:46sont forts et très lourds
10:47et très factuels dans notre société,
10:48mais nous on a voulu savoir
10:49comment les jeunes se sentaient
10:51dans notre société en tant que citoyens,
10:53comment est-ce qu'ils s'engageaient
10:53dans cette société,
10:54et est-ce qu'ils y trouvaient une place.
10:57Donc on est vraiment sur du ressenti.
10:59Et effectivement,
10:59merci d'avoir mis en lumière ce chiffre,
11:02il y a des grandes appréhensions,
11:03il y a encore plus d'appréhensions
11:04chez les jeunes issus de milieux ruraux,
11:07chez les femmes aussi,
11:08le genre est vraiment un biais énorme,
11:11ils ont beaucoup de difficultés à se projeter.
11:14Ça ne veut pas dire qu'ensuite ça se passe mal,
11:16mais ça veut dire qu'ils ont du mal
11:17à s'y voir.
11:19Et donc, de fait,
11:20ils vont s'auto-censurer
11:20parce qu'ils vont se dire
11:21« ça, ce stage, ce n'est pas pour moi ».
11:24Et ça commence très mal
11:25parce qu'on cherche des femmes ingénieurs,
11:26parce qu'on cherche des secteurs
11:27qu'on doit féminiser.
11:29Et en fait,
11:29quand on n'a pas accès à un stage
11:32qui nous projette tout de suite
11:33dans une carrière
11:33dans laquelle on a envie d'aller,
11:36eh bien,
11:36ça favorise ce phénomène d'auto-censure
11:38parce qu'on se dit
11:39qu'on n'a pas eu ce premier rentré
11:41parce que le stage de troisième et de seconde,
11:43c'est les premiers contacts
11:44avec le monde professionnel,
11:44c'est essentiel.
11:45Justement, Samira,
11:46je ne veux pas revenir sur ce prix
11:47qui vous a récompensé,
11:48mais justement,
11:48vous avez été récompensé
11:49pour cette initiative.
11:51Comment vous avez fait ?
11:52D'abord,
11:52quel a été le concept
11:53avant de recevoir le prix ?
11:54Qu'est-ce que vous vous êtes dit
11:55sur cette question des stages
11:56et qui a fait
11:57que vous avez été récompensé ?
11:58Alors,
11:58on a véritablement saisi
12:00l'opportunité que proposait
12:01le gouvernement
12:01en termes de dispositifs
12:02« un élève, un stage »,
12:03donc pour les stagiaires
12:04de deux secondes,
12:05en se disant
12:05« on va saisir cette opportunité
12:07pour à la fois mettre en visibilité
12:08et valoriser
12:09les métiers du groupe Subatignol,
12:11donc groupe indépendant du BTP
12:13et puis également aussi
12:14de répondre
12:15à ces problématiques
12:16que rencontrent ces jeunes
12:17aujourd'hui,
12:17d'avoir des difficultés
12:18à trouver un stage
12:19et nous sommes basés
12:20nous à Nanterre,
12:21donc on s'était dit
12:21on va être aussi
12:22un acteur économique
12:24actif sur ce secteur
12:26et d'ouvrir en tout cas
12:27ces possibilités
12:28auprès de ces jeunes.
12:30Donc on a véritablement
12:31saisi l'opportunité
12:32que proposait le gouvernement
12:33pour en faire quelque chose
12:34de valorisant
12:35à la fois pour le groupe Subatignol
12:36mais également pour ces jeunes.
12:37J'allais y venir
12:38parce qu'on a aussi
12:39quelques chiffres.
12:39Il y a le stage,
12:41alors ça c'est très macro
12:42et puis on a tous vécu
12:43ces jeunes qui traînent
12:44dans des couloirs
12:45parce qu'ils ne sont pas encadrés,
12:46parce qu'ils ne savent pas
12:46où aller,
12:47parce qu'on ne les accompagne pas
12:48et qu'au final
12:49ces quelques jours,
12:51quelques semaines,
12:5215 jours,
12:53ils se disent
12:54mais c'est complètement nul
12:55une entreprise,
12:55personne ne m'a parlé.
12:56C'est un sujet ça quand même.
12:57Alors oui,
12:58c'est la raison pour laquelle
12:59on l'a pris avec sérieux.
13:01On fait en sorte
13:02que ces 15 jours
13:03soient 15 jours
13:03extrêmement enrichissants
13:04et utiles
13:05pour ces jeunes
13:06et c'est la raison
13:07pour laquelle nous avons été primés.
13:08C'est le contenu finalement
13:09qui a fait véritablement la différence
13:10et de ne pas avoir recruté
13:11des jeunes pour des jeunes
13:12et puis effectivement
13:13les voir irrer dans des couloirs
13:14et de se dire
13:15c'est bien,
13:16on a répondu
13:16à la demande.
13:18Voilà,
13:18on a coché la croix exactement.
13:20C'est qu'on les a encadrés.
13:21Ils ont eu l'opportunité
13:22à la fois de participer
13:23à des ateliers de sensibilisation
13:25sur la fresque du climat,
13:26sur le handicap,
13:27sur la gestion des réseaux sociaux
13:28mais pas que.
13:29Il y a eu des interventions
13:30aussi de nos professionnels
13:31à la fois du secteur informatique,
13:33de la communication,
13:34de nos métiers
13:34qui sont notre cœur de métier,
13:36c'est-à-dire
13:36tout ce qui va être
13:37les métiers de l'exploitation.
13:38Ils ont participé également
13:39à des visites de chantier,
13:41ils sont intervenus
13:42dans des ateliers aussi également.
13:45Donc on a fait en sorte
13:47que ces 15 jours
13:47soient 15 jours
13:48extrêmement enrichissants pour eux.
13:49Et je fais une passerelle
13:50parce qu'on a aussi,
13:51Carune a des chiffres
13:52sur les inégalités sociales
13:53et donc la difficulté
13:54d'y accéder
13:54avec peut-être des choix géographiques,
13:57de choix d'origine,
13:58vous parliez de Nanterre,
13:59des jeunes peut-être
14:00plus en difficulté
14:01avec qui vous avez tendu la main
14:02pour faire le pont.
14:04Alors en effet,
14:04il a fallu effectivement,
14:06ils ont eu l'opportunité,
14:07ces jeunes,
14:07de pouvoir candidater
14:08sur la plateforme
14:09Un élève, un stage.
14:09Donc cette plateforme
14:10est mise à disposition
14:11par le gouvernement.
14:12Nous, on a mis effectivement
14:13notre offre
14:13qu'on allait proposer
14:15du coup à ces jeunes.
14:16Malheureusement,
14:17on était effectivement limités
14:18en termes de volume.
14:19C'est l'entonnoir, oui.
14:20Exactement.
14:21Donc on a fait en sorte
14:22de favoriser également
14:23ces jeunes
14:24qui sont issus
14:25autour de Nanterre
14:27parce qu'il y a aussi
14:27un sujet d'accessibilité
14:28donc on ne pouvait pas
14:29se permettre
14:29de prendre des jeunes
14:30qui habitent trop loin
14:31pour des raisons
14:32de sécurité.
14:33C'est un gros sujet.
14:34qui vient le chercher,
14:36qui l'accompagne,
14:37à quelle heure
14:37je sors de l'entreprise.
14:38Est-ce qu'il est d'ailleurs,
14:39c'est un vrai sujet,
14:40est-ce qu'il est responsable,
14:41l'entreprise est responsable
14:42de lui comme un salarié
14:43s'il a un accident par exemple ?
14:44Oui,
14:45donc c'est l'assurance civil
14:46de l'entreprise
14:46tout simplement
14:47qui prend en charge.
14:4836% des jeunes,
14:50ça c'est toujours votre étude
14:51et là ça devient intéressant
14:52puisqu'on a aussi
14:53de notre côté
14:53avec Caroline des chiffres,
14:55considère que les dynamiques
14:56inégalitaires les empêchent
14:58d'accéder à des opportunités.
14:59J'aurais posé le sujet
15:00à l'envers.
15:01Est-ce que favoriser ces stages,
15:02des vrais stages utiles
15:03est justement là aussi
15:05une manière de faire tomber
15:06ce mur de l'inégalité ?
15:07Oui, complètement.
15:08En fait, ce chiffre
15:10est un chiffre éloquent
15:11et encore une fois,
15:12il se creuse encore plus
15:12dès qu'on va sur des profils
15:14QPV, zone rurale,
15:15donc encore plus éloignés
15:17des zones d'activité,
15:19de décision et des entreprises
15:20et en fait, grâce aux stages,
15:23on arrive vraiment
15:23à dire à ces jeunes
15:24qu'ils ont aussi leur place
15:25à cet endroit.
15:26C'est exactement ce qu'a fait
15:27par exemple l'association
15:28Vier voir mon taf
15:29qui est une association
15:30qui est dédiée à l'accompagnement
15:31des jeunes pour leur premier stage,
15:33le stage de troisième
15:34et ensuite sur le stage de seconde.
15:34L'ascenseur, c'est un collectif,
15:35on est d'accord ?
15:36Exactement.
15:36On ne l'a pas dit,
15:37mais il y a plein de belles associations
15:38à l'intérieur de l'ascenseur.
15:39Exactement, et c'est pour ça
15:40que j'en profite
15:41pour en citer certaines
15:42spécifiquement sur cette thématique-là
15:43et c'est des assos
15:44qui travaillent sur des sujets
15:45d'orientation
15:46parce que ça commence déjà
15:47à cet endroit-là
15:48sur des sujets
15:50d'insertion professionnelle,
15:51d'entrepreneuriat,
15:52d'éducation,
15:53accès à la culture,
15:54au sport et engagement
15:54citoyen des jeunes.
15:55C'est vraiment un accompagnement
15:57qui peut être global
15:58de la part de plusieurs assos.
15:59Mais pour revenir sur
16:00Vier voir mon taf,
16:01c'est une association
16:01qui justement permet
16:03d'avoir des stages
16:03comme vous l'évoquiez à l'instant,
16:04qui soient des stages complets,
16:06utiles,
16:06avec des rencontres
16:07qui soient variées
16:08parce qu'en fait,
16:09il y a beaucoup de jeunes
16:10qui ne savent pas déjà
16:11que dans les entreprises,
16:12il y a plein de métiers.
16:13Et ça,
16:13leur montrer déjà
16:14la diversité des métiers
16:15quand on va dans le BTP,
16:16on a aussi la crème.
16:18Exactement.
16:19Et ça peut être assez limité,
16:21hélas.
16:21Et en fait,
16:22l'idée,
16:22c'est que justement,
16:23le stage ne soit pas fait
16:24dans la petite boutique d'en bas
16:26parce que nos parents,
16:26ils n'ont pas de réseau
16:27et l'idée de Vier voir mon taf,
16:29c'est de trouver des stages
16:30pour les jeunes
16:31qui n'ont pas de réseau.
16:32Exactement.
16:32Caroline,
16:33sur ce sujet-là,
16:34vous avez des chiffres.
16:34Il y a une étude
16:35de l'Institut national
16:36de la jeunesse
16:37et de l'éducation populaire
16:37qui date de 2018,
16:39mais je crains
16:39que les chiffres
16:39soient encore d'actualité,
16:40qui montre que
16:41dans le département des Yvelines,
16:43seuls 43% des élèves
16:44d'établissements REP
16:46font le stage de leur choix
16:47contre 69%
16:48dans les établissements
16:49hors REP.
16:50Donc,
16:51il y a un vrai sujet
16:51de pouvoir choisir
16:52le stage qu'on souhaite.
16:53Il y a un sujet
16:54de marque employeur,
16:55je me tourne vers vous,
16:55il y a un sujet
16:56d'intégration sociale,
16:57de donner de la visibilité,
16:58mais chez vous,
16:59il y a quelque chose
17:00comme de l'investissement
17:01sur le long terme.
17:02Vous dites,
17:02après tout,
17:03ils vont avoir
17:03découvert SpiBatignol,
17:05ils vont en être
17:05des ambassadeurs
17:06et un jour,
17:06ils reviendront peut-être
17:08pousser la porte
17:08de l'entreprise.
17:09Vous avez tout compris,
17:09Arnaud,
17:10c'est exactement ça.
17:11L'enjeu pour nous,
17:11c'est effectivement
17:12de semer un peu la graine,
17:13c'est ce qu'on peut dire,
17:14c'est de semer la graine,
17:15de leur permettre
17:15de découvrir la pluralité
17:17des métiers
17:18que propose le groupe
17:19SpiBatignol
17:19et ce qui a été aussi
17:21très intéressant,
17:22c'est le rôle
17:22des prescripteurs,
17:23des parents derrière
17:23qui nous ont remerciés
17:25énormément de l'accueil
17:26qu'on a pu du coup
17:27faire auprès
17:28de leurs enfants
17:29et de se dire,
17:30ok,
17:30le groupe SpiBatignol,
17:31c'est ses métiers,
17:32mes enfants,
17:33mon enfant a pu
17:33y réaliser son stage
17:34de seconde
17:35et de pouvoir en parler
17:35à d'autres parents.
17:36En fait,
17:36on était vraiment
17:37dans une sorte
17:37de cercle vertueux
17:39qui s'est mis en place
17:39au travers de ces dispositifs
17:40et exactement qui fonctionne
17:42en plus de celui
17:43des élèves
17:43qu'on a pu accueillir.
17:44Et je m'autorise
17:44parce qu'il y a
17:44beaucoup de jeunes
17:45qui nous regardent peut-être
17:46beaucoup de parents
17:47pour le moins,
17:48on cherche dans la com,
17:49on cherche dans l'IA,
17:50on cherche à la télé,
17:51on se plie Batignol,
17:52le BTP
17:53et c'est ça
17:53qui est intéressant,
17:54c'est que vous transformez
17:55aussi l'image
17:55d'une entreprise du BTP.
17:57Oui, bien sûr,
17:58le BTP est perçu
17:58comme une entreprise
18:00un peu vieillissante
18:01avec un déficit aussi
18:03d'attractivité
18:04sur ses métiers
18:05parce qu'il y a
18:05de la pénibilité derrière.
18:06Ce n'est pas que ça aussi,
18:07le BTP...
18:08Il y a plein de métiers.
18:08Il y a plein de métiers,
18:09il y a de l'innovation,
18:10beaucoup d'innovation.
18:11Il y a aussi un enjeu
18:12auquel doit répondre
18:14le secteur du BTP
18:14et que fait très bien
18:15le groupe Suvatignol,
18:16c'est les enjeux environnementaux,
18:18décarboner aussi nos chantiers,
18:20ça a beaucoup de sens
18:21en tout cas pour nos jeunes
18:22et pour demain.
18:24Ce n'est pas effectivement
18:25qu'être sur un chantier.
18:26Aujourd'hui,
18:26on fait en sorte
18:27de modifier
18:29ses conditions de travail
18:29pour être beaucoup plus attractifs
18:31auprès de ces jeunes.
18:32C'est vrai,
18:33je veux juste ajouter
18:34un mot là-dessus.
18:34Il y a énormément de métiers
18:36qui n'existent pas aujourd'hui
18:38et qui existeront demain
18:39et justement,
18:40pouvoir commencer
18:41à sensibiliser les jeunes
18:42sur les sujets
18:42d'intelligence artificielle
18:43de transition écologique
18:46et les amener surtout
18:48sur des métiers
18:49qu'ils recrutent.
18:50Ça, c'est essentiel
18:50parce qu'on peut aussi,
18:52il y a beaucoup de jeunes
18:53qui s'imaginent
18:54certaines carrières professionnelles,
18:57mais on peut tout de suite
18:58aussi les confronter
18:58aux besoins du travail,
18:59aux marchés du travail.
19:00Ça ne veut pas dire
19:01qu'ils ne feront pas
19:01ce qu'ils ont envie de faire.
19:03Nous, l'idée,
19:03c'est vraiment que les jeunes
19:04puissent réaliser leurs ambitions
19:07et qu'ils soient vraiment
19:08tous épanouis,
19:09mais ça leur permet
19:10d'avoir une vraie réalité
19:11du travail
19:12et surtout du champ
19:12des possibles en entreprise.
19:14Mais peut-être juste un point
19:15pour ajouter
19:15sur ce que vous disiez
19:17tout à l'heure,
19:17plutôt sur un impact
19:18aussi systémique
19:20que peut avoir le stage
19:21finalement,
19:21parce que le fait
19:23de ne pas avoir
19:24le bon stage,
19:25de ne pas avoir
19:25la bonne première entrée
19:27dans le monde professionnel,
19:29c'est ensuite
19:29des choix d'orientation
19:30qui ne sont pas forcément
19:31ceux qu'on aurait voulu faire
19:32et c'est une frustration.
19:33La frustration,
19:34ça crée quoi ?
19:34Ça crée du ressentiment.
19:35Et aujourd'hui,
19:36on est dans une société
19:37qui est fracturée,
19:37on le sait,
19:38nous, le collectif de l'ascenseur,
19:39notre idée,
19:40c'est plutôt de fédérer.
19:41Ascenseur qui marche,
19:41on ne l'a pas dit.
19:42Il n'est pas en panne,
19:43on aurait de chaussée,
19:43votre ascenseur.
19:44Non, mais c'est important
19:45de le préciser.
19:46Hélas,
19:46l'ascenseur social
19:47ne va pas en s'améliorant
19:49dans la période actuelle.
19:50Mais en tout cas,
19:51créer du lien
19:51entre les entreprises,
19:52entre les associations,
19:54entre les jeunes,
19:55c'est essentiel pour nous,
19:56pour justement,
19:57c'est vraiment pour nous
19:58un projet,
19:59une ambition de société.
20:00Ça nous dépasse en fait.
20:01C'est pour ça que je dis
20:01que ça a un véritable impact.
20:03Quand même,
20:03vous évoquez Mathilde
20:04dans l'étude
20:05faite par l'ascenseur,
20:06on parle de ce collectif,
20:08de jeunes qui ont dû gommer
20:09leurs noms de famille,
20:11leurs origines étrangères
20:13pour essayer,
20:15et autres,
20:16pour réussir à passer.
20:18Je veux dire,
20:1930%.
20:2030%.
20:20Enfin, je veux dire,
20:21ça dit quelque chose.
20:2234%.
20:23Et on n'est pas que
20:23sur le nom de famille.
20:24On va enlever
20:25sa photo,
20:25on va enlever son lieu
20:26d'habitation.
20:26Le lieu d'habitation,
20:28bien sûr.
20:28On va enlever son lieu
20:29d'étude.
20:30Donc en fait,
20:30les marqueurs de discrimination
20:32sont très variables
20:34et ils en ont conscience.
20:35Et ça,
20:36c'est aussi
20:37ce qui crée
20:37de l'appréhension.
20:38Et ce qui crée
20:38le ressenti
20:39de discrimination.
20:41Parce qu'on se dit,
20:41avec ça,
20:42j'ai aucune chance.
20:43Et après,
20:43il y a des réalités.
20:44Il y a la DILCRA
20:44qui va sortir une étude
20:45prochainement,
20:46qui va faire du testing
20:47sur l'entrée en emploi.
20:50Et il y a des réalités
20:51qui ont déjà été démontrées,
20:52qui vont être démontrées
20:53de nouveau là-dessus.
20:54Et c'est important de le faire
20:55parce que le ressentiment,
20:56il ne vient pas de nulle part.
20:57Il y avait un papier dans le monde,
20:57vous l'avez vu Caroline,
20:58les stages de seconde
20:59risquent de renforcer
21:00des inégalités sociales
21:01qui expliquaient
21:02ce qu'on évoque
21:02depuis le début de ce débat.
21:04Pour ceux qui font mal le job
21:05ou qui ne sont pas ouverts,
21:06en fait,
21:07ils cherchent,
21:07ils galèrent,
21:08ils appellent des dizaines d'entreprises
21:09et ils ne sont pas pris.
21:11Ressentiment,
21:11agacement,
21:12et parents qui eux-mêmes
21:13se sont relégués.
21:14Samira ?
21:15Oui, tout à fait.
21:15et c'est la raison pour laquelle
21:16effectivement,
21:17nous,
21:17on veut aller contre ça,
21:19de se dire qu'aujourd'hui,
21:21le stagiaire de seconde
21:21est ouvert à tous
21:22et pas qu'aux enfants
21:23des salariés de l'entreprise.
21:24C'est souvent le cas.
21:24Parce que c'est souvent le cas,
21:25bien sûr,
21:26et c'est important de le dire
21:27et c'est la raison pour laquelle
21:28notre démarche a été extrêmement
21:29très ouverte
21:30pour répondre à la fois
21:31aux besoins
21:32de certains de nos collaborateurs
21:33qui cherchaient en effet
21:34des stages pour leurs enfants,
21:35mais pas que.
21:36L'enjeu pour nous,
21:37c'était de l'ouvrir au maximum.
21:38Caroline,
21:38vous vouliez rajouter quelque chose ?
21:39Oui, peut-être sur la fracture sociale.
21:41Il y a une enquête nationale
21:41qui a été menée
21:42par France Travail
21:43et Diversides en avril dernier.
21:4557% des Français
21:46ne croient plus
21:47en l'égalité des chances
21:48au-delà des jeunes.
21:49Donc, c'est...
21:50Voilà.
21:51L'ascenseur n'est pas en panne.
21:52On est d'accord,
21:52l'ascenseur...
21:53Ça me fait penser à un livre
21:54qui était sorti
21:54il y a une quinzaine d'années.
21:55L'ascenseur est en panne
21:56« Prenez l'escalier ».
21:57D'ailleurs, l'auteur était venu
21:59régulièrement sur ce plateau.
22:00On fait comment
22:01pour leur mettre en marche l'ascenseur ?
22:04Qu'est-ce qu'on fait ?
22:04C'est les CV anonymes ?
22:06Si on insiste
22:06pour que les stages
22:07aient du vrai contenu ?
22:08Un accueil humain ?
22:10Une écoute ?
22:10On prend en compte ce jeune
22:12issu du monde rural
22:13ou des quartiers prioritaires ?
22:15On prend en compte
22:16déjà comment se sentent ces jeunes.
22:17C'est pour ça que nous,
22:17on a choisi de faire
22:18ce baromètre des inégalités ressenties
22:20parce que c'est important
22:20de leur donner la parole,
22:22de savoir comment ils se sentent
22:22dans notre société.
22:24Derrière, nous,
22:25ce qu'on essaie aussi,
22:25c'est de visibiliser un maximum
22:26l'accompagnement des assos.
22:28Parce que c'est comme ça
22:28qu'on va les aider
22:29à vaincre ce sentiment,
22:31enfin ce réflexe d'auto-censure
22:32qui est un réflexe aussi
22:33encore une fois systémique.
22:34Ce n'est pas de leur faute,
22:35c'est parce que
22:36les discriminations existent.
22:38Mais en tout cas,
22:38il y a des solutions.
22:39Des associations,
22:39un collectif de l'ascenseur,
22:40il y en a une centaine
22:41qui accompagnent les jeunes
22:42à chaque étape.
22:43Ça va vraiment
22:44de la petite enfance
22:44jusqu'à l'insertion professionnelle.
22:46Et je pense que vraiment,
22:48continuer à créer du lien
22:49avec les entreprises,
22:51inciter les jeunes
22:52à aller voir des assos
22:52et diffuser au maximum
22:53ce que font les assos
22:54pour accompagner les jeunes,
22:55c'est essentiel.
22:55Ça marche dans les deux sens
22:59J'ai été dans d'autres entreprises,
23:01on voit arriver des stagiaires,
23:02on se dit
23:03mais qu'est-ce qu'on va faire
23:03de tous ces stagiaires ?
23:04On ne sait pas où les mettre.
23:05Ils nous posent plein de questions.
23:06C'est aussi la réalité
23:07d'un collaborateur.
23:08Il faut les préparer les collabs.
23:09Il faut bien, attendez,
23:10accueillez-les,
23:11laissez-leur un peu de place.
23:12Et c'est ce qu'on a fait,
23:13c'est ce qu'on fait d'ailleurs,
23:14et pas que dans le cadre
23:15de l'accueil des élèves de secondes,
23:18c'est qu'on accompagne
23:19à la fois nos tuteurs,
23:20donc ceux qui accueillent
23:22nos alternants,
23:22et nos tuteurs de stage également
23:24avec effectivement
23:25un accompagnement,
23:26j'ai envie de dire,
23:27de proximité
23:28parce que ce sont eux
23:29qui vont être
23:29les premiers référents
23:31au-delà de l'aspect administratif
23:32et contractuel,
23:33ce sont eux
23:33qui vont accompagner
23:34ces stagiaires au quotidien.
23:35Il y a un petit onboarding,
23:35il faut la carte de cantine,
23:37il faut savoir où on bat,
23:38c'est vrai.
23:38Il faut un PC,
23:38savoir sur quel chantier
23:39je vais me trouver,
23:40où sont mes EPI,
23:41la sécurité qui est fondamentale
23:43au sein de Spivatignol
23:45et donc il est important
23:46pour nous effectivement
23:47de sécuriser cela
23:47pour s'assurer
23:48qu'effectivement
23:49le parcours,
23:50les alternances
23:52sera le plus enrichissant.
23:53Donc c'est un vrai engagement
23:54pour vous aussi
23:55en termes d'accueil,
23:56en termes de disponibilité
23:57des collaborateurs ?
23:58Mais bien sûr
23:58parce qu'aujourd'hui
23:59c'est environ 1500 recrutements par an.
24:02On recrute 1500 nouveaux collaborateurs.
24:03Et 250 alternants ?
24:05Et 500 alternants ?
24:05500 alternants,
24:06500 alternants,
24:08stagiaires.
24:09Ah, stagiaires,
24:10voilà, la feinte.
24:12Exactement.
24:12Donc c'est quand même
24:13un tiers de nos recrutements
24:14chaque année,
24:15on ne peut pas se permettre
24:16effectivement...
24:16Donc vous avez des alternants
24:17qui ont commencé par le stage ?
24:19Alors certains, oui.
24:20C'est ça qui est intéressant ?
24:20Exactement,
24:21ce qui est très intéressant
24:21et ce qui est intéressant
24:23c'est comment on a réussi
24:24à recruter ces stagiaires
24:24et ces alternants ?
24:25C'est avec ce que vous évoquiez
24:26à l'instant,
24:27les relations proximité.
24:28C'est être présent
24:29dans les CFA,
24:30dans les lycées,
24:31dans les écoles d'ingénieurs.
24:32C'est de s'assurer
24:32que tout ce maillage,
24:34on l'est bien occupé
24:35pour pouvoir les recruter derrière.
24:36Donc vous voulez aussi
24:38nous dire sur ce plateau
24:39et c'est important
24:39qu'on l'entende,
24:40Spi Batignolle,
24:41une école,
24:41enfin une entreprise,
24:42à l'écoute
24:43et au plus proche des jeunes.
24:45Oui.
24:45Et voire des très jeunes
24:46puisque quand on est en seconde,
24:47on a 15 ans
24:48quand on a part du blé.
24:49Tout à fait.
24:50Et on a un maillage
24:51territorial très dense
24:52donc il est important
24:53pour nous d'occuper le terrain
24:54j'ai envie de dire
24:54parce que nos chantiers
24:55sont partout en France
24:57et donc il est important
24:57d'être au plus près
24:58de ces acteurs locaux,
25:00de pouvoir dispenser des cours,
25:01de participer aux portes ouvertes
25:03et de valoriser nos métiers.
25:04La marque Spi Batignolle
25:05et les recruter en stage
25:06et ensuite effectivement
25:07en alternance
25:07et ensuite on l'espère en CDI.
25:08On ne l'a pas dit,
25:10ça commence quand les stages ?
25:11Il y a une saisonnalité du stage ?
25:12Il y a plusieurs périodes.
25:13Il y a plusieurs périodes.
25:14Oui et en général
25:15d'ailleurs quand ils ne se trouvent
25:16pas de stage officiellement
25:17ils peuvent aller dans leur lycée
25:18mais sauf que le lycée
25:19est souvent mobilisé
25:20par les épreuves de BAC.
25:22Donc c'est une vraie difficulté
25:24aussi pour les chefs d'établissement.
25:25Une autre des difficultés
25:26c'est que vous l'évoquez
25:27ça a été mis en place
25:28il y a un peu plus d'un an maintenant
25:30mais de manière extrêmement rapide
25:31et en fait ce qu'il faut savoir aussi
25:33c'est que nous on a pas mal d'assos
25:34qui travaillent sur le stage de 3ème
25:35il y avait déjà beaucoup de jeunes
25:36qui ne trouvaient pas un stage
25:38qui leur correspondait.
25:39Par-dessus ça
25:39on est allé mettre le stage de 2ème.
25:41Alors moi encore une fois
25:42le lien avec l'entreprise
25:43il est essentiel.
25:43Plus long que le stage de 3ème.
25:44Plus long que le stage de 3ème
25:45mais si on veut
25:47qu'un dispositif fonctionne
25:50il faut s'assurer
25:51que le dispositif précédent
25:52aille au bout
25:52avant d'aller sur d'autres dispositifs.
25:55Encore une fois
25:55c'est essentiel
25:56qu'il y ait un pied dans l'entreprise
25:57qui se fasse régulièrement
25:58donc le stage de 2ème
25:59c'est superbe
26:00mais il faut aller au bout aussi
26:01du stage de 3ème.
26:02Vous estimez qu'on n'est pas allé
26:03suffisamment loin sur le stage de 3ème ?
26:05Et non parce qu'il y a toujours
26:06des jeunes qui n'ont pas de stage
26:08ou qui n'ont pas le stage
26:09qu'ils souhaitent avoir.
26:10Et d'ailleurs selon l'étude de 2018
26:11dont je parlais
26:12pour les stages de 3ème
26:1330% des élèves de collèges
26:15en réseau d'éducation prioritaire
26:17ont dû contacter
26:175 entreprises minimum
26:19pour espérer obtenir un stage.
26:21A cet âge-là
26:22c'est beaucoup
26:23c'est contraignant
26:24donc ceux qui n'ont pas forcément
26:25le réseau de leurs parents
26:26sont en difficulté.
26:27Alors ce qu'on peut dire
26:28Samira, allez-y
26:29non mais vous vouliez intervenir
26:30j'avais une question à vous poser.
26:31Pour rebondir très rapidement
26:31en effet ceux que nous avons nous accueillis
26:33n'avaient pas de réseau
26:35en juin dernier
26:36mais ils sont repartis avec un réseau
26:37et ça c'est hyper important aussi
26:39de l'avoir en tête
26:39c'est qu'aujourd'hui
26:40ils sont repartis avec un réseau
26:41j'évoquais tout à l'heure
26:42un atelier
26:43et de la confiance bien sûr
26:44et puis une ligne sur le CV
26:45parce que souvent les pauvres
26:46démarrent pas grand chose
26:47c'est la première ligne
26:48et j'évoquais tout à l'heure
26:50un atelier réseau sociaux
26:51c'était l'atelier plutôt réseau
26:53garder ce réseau en fait
26:54qui va être primordial pour vous
26:55qui va vous servir
26:56dans la continuité
26:57de votre recherche de stage
26:57ou d'alternance
26:58ou d'emploi plus tard
26:59il nous reste une poignée de secondes
27:00aller sur le site de l'ascenseur
27:02j'y suis allé
27:03il y a vraiment beaucoup d'associations
27:04qui peuvent peut-être
27:05correspondre à ce que vous
27:06vous recherchez en tant que DRH
27:08c'est important
27:08ce n'est pas qu'une seule structure
27:10et puis avant de nous quitter
27:11le site est ouvert sur SPI
27:13on peut postuler
27:14le groupe SPI Batignol
27:15j'ai un fils qui est en seconde
27:17ils peuvent venir chez
27:18c'est ouvert
27:18il y a encore de la place
27:19l'offre n'est pas encore disponible
27:20parce que ça sera en juin prochain
27:21donc pas tout de suite
27:22pas tout de suite
27:22mais en tout cas on a plus de 300 offres
27:24à pourvoir
27:24donc ne pas hésiter
27:25à se rendre sur le groupe
27:26le site du groupe SPI Batignol
27:27et les stages ?
27:27pour faire un stage ?
27:28c'est ouvert ou pas ?
27:29alors ça sera ouvert là
27:30d'ici quelques semaines
27:31pour les stages de fin d'études
27:32de nos ingénieurs
27:34donc ah d'ingénieurs
27:35et les petits stagiaires de seconde ?
27:36alors ça sera toujours en juin
27:38alors mais c'est ouvert
27:39ah d'accord
27:39mais c'est ouvert quand ?
27:41alors c'est deux mois avant
27:41en fait c'est la plateforme
27:42un élève un stage
27:43un élève un stage
27:44exactement
27:44c'est sur ce site
27:45pour pouvoir candidater
27:47un élève un stage
27:47dans les assos
27:49on accueille aussi des stagiaires
27:50nous aussi
27:50on a des stagiaires
27:51de troisième
27:51de seconde
27:52on n'y porte jamais
27:53exactement
27:53l'économie sociale
27:55et solidaire
27:55c'est normalement
27:56d'emploi en France
27:56donc si les jeunes
27:58souhaitent se tourner
27:58vers cette carrière
27:59on les accueille avec plaisir
28:00bien utile
28:01les stagiaires
28:01dans l'économie sociale
28:02et solidaire
28:03voilà c'est un beau secteur
28:04merci à vous
28:04mesdames
28:05merci à vous Caroline
28:06de Seineville
28:07décideur RH
28:07merci Mathilde Boulet
28:08déléguée générale
28:09collectif L'ascenseur
28:11et merci à vous
28:11Samirach et Karl-François
28:13pour votre engagement
28:13puis le sourire
28:14que vous aviez
28:15quand vous parliez
28:15ces jeunes de seconde
28:16c'était génial
28:17merci à toute l'équipe
28:18merci à Nicolas Juchat
28:19évidemment
28:19merci à Paul
28:20au son aujourd'hui
28:21et merci à Mani
28:22à la réalisation
28:23merci à vous
28:24pour votre fidélité
28:24à bientôt
28:25bye bye
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