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Mercredi 27 août 2025, retrouvez Caroline Diard (professeure associée, TBS Education), Catherine Barba (Cofondatrice, Envi) et Sophie de Heer (consultante senior enquête rémunérations, Mercer France) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:00Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob pour cette émission de rentrée.
00:11Je suis très heureux de vous retrouver, merci à vous, merci pour votre fidélité évidemment SmartJob,
00:16vous allez pouvoir le suivre tout au long de cette saison. On va parler management, on va parler RH
00:21emploi évidemment avec vos rubriques habituelles. Bien dans son job aujourd'hui, qui veut la peau
00:27du télétravail. Non, ce n'est pas un jeu télé, c'est un vrai sujet avec des entreprises qui ont
00:30décidé de supprimer voire de réduire. On en parlera dans quelques instants avec Caroline Viard,
00:36elle est professeure associée à TBS Éducation, elle est notre invitée. Le grand entretien avec la
00:42Bible des indépendants. Oui, vous êtes de plus en plus nombreux à vouloir devenir indépendant,
00:46de quitter le salariat ou de cumuler les deux d'ailleurs. On en parlera avec Catherine Barbal
00:50et l'autrice de ce livre sorti chez Duneau. C'est une sérieole entrepreneuse et elle donne des
00:55conseils extrêmement concrets et pratiques pour ceux qui se lancent. Et on terminera notre émission
00:59avec Fenêtres sur l'emploi, Enao. La fête est finie. Bah oui, les négociations Enao ne sont pas
01:04terribles. Il y a eu même beaucoup de tensions pendant ces négo. On en parlera avec Sophie Deherre,
01:08elle est consultante senior en quête de rémunération chez Mercer France. Voilà le programme.
01:13Tout de suite, c'est Bien dans son job. Bien dans son job pour revenir sur un
01:29studio dont on a beaucoup parlé la saison précédente. Évidemment, il était dans l'actualité. Le
01:32télétravail. Est-ce que le télétravail a du plomb dans l'aile ? Je mets quelques guillemets évidemment.
01:37Caroline Diard, merci d'avoir répondu à notre invitation et merci d'être une fidèle de notre
01:42émission Smart Shop. Vous êtes professeur associé à TBS Éducation et puis vous êtes l'autrice de
01:47travaux, d'études autour de ces enjeux du télétravail. Si on doit résumer, je dirais,
01:53votre pensée et l'analyse que vous faites, vous êtes une chercheuse, est-ce qu'on peut dire que le
01:56télétravail est en danger ? Alors merci Arnaud pour la sollicitation, l'invitation. Alors le télétravail,
02:03à proprement parler, n'est pas en danger. C'est le full remote qui l'est.
02:07En revanche, on tend plutôt vers une hybridation et une pérennisation en moyenne autour de
02:14deux jours par semaine, à domicile, à distance. Alors vous savez Arnaud que le télétravail peut
02:21s'effectuer à domicile, mais il peut également s'effectuer en mode nomade ou dans un tiers-lieu.
02:26J'ai vu des arrêts de la Cour de casse qui bloquent les télétravailleurs à l'étranger. Je crois que c'est plus compliqué.
02:31Alors il y a eu un arrêt effectivement concernant le télétravail à l'étranger et surtout l'importance
02:39du lieu de travail quand on est effectivement en télétravail. Il n'est donc pas en danger,
02:44mais en tout cas en mutation. Il y a quand même quelques entreprises qui ont fait parler d'elle.
02:48La première, c'était Amazon. On se souvient d'une grève à la Société Générale,
02:52c'était là juste avant l'été. Des entreprises qui disent bon, mais il faut quand même revenir dans l'entreprise.
02:57Alors effectivement, on a deux secteurs emblématiques qui sont revenus sur le contenu
03:05et les modalités d'organisation de l'hybridation. On a le secteur de la tech d'abord.
03:10Alors vous l'avez mentionné, Amazon, effectivement. Il n'y a pas que Amazon. Il y a eu également Ubisoft
03:15où également les salariés se sont mis en grève en début d'année. Et un autre secteur,
03:23dans le secteur des banques. Donc on a JP Morgan aux Etats-Unis et on a eu la Société Générale
03:29qui a fait effectivement beaucoup de bruit avant l'été. Alors c'est très curieux parce que ces deux secteurs,
03:33la tech et les banques, ont été les pionniers historiques du télétravail.
03:39Est-ce à dire qu'on aurait été trop loin dans le full remote ?
03:43Alors effectivement, aux Etats-Unis, on a été sur du 5 jours par semaine en dehors de l'entreprise.
03:51Donc à un moment donné, on perçoit des risques et on se dit qu'il faut trouver un juste équilibre.
03:58Et ça me paraît plutôt sain. Côté français, on a été en full remote pendant la crise sanitaire.
04:04Après, les accords d'entreprise qui ont été signés sont restés raisonnables.
04:10On était sur 2-3 jours à distance.
04:13Mais la Société Générale et les salariés s'étaient amusés d'ailleurs à venir en masse
04:17dans la tour de la Défense notamment pour prouver à leurs employeurs
04:20qu'en fait, avec ce nouveau système imposé par le PDG,
04:24il n'y avait pas de place pour tout le monde. C'était amusant ça ?
04:26Alors effectivement, c'est extrêmement amusant.
04:29C'est plutôt pertinent d'ailleurs de la part des salariés.
04:32Alors le jeu, à mon avis, en valait la chandelle.
04:36Pourquoi ? Parce qu'on était tout début de l'été.
04:40Ça a fait un peu le buzz.
04:43La direction a donné son argumentation qui lui appartient,
04:47c'est-à-dire harmoniser l'organisation du travail pour tous
04:51et resserrer le collectif de travail, ce qui a été en tout cas communiqué.
04:56Alors les salariés, eux, ils se sont dit, tiens, on va tous revenir
04:59et comme il n'y a pas de place pour tout le monde, il va y avoir blocage.
05:03Alors si on faisait la même chose dans d'autres entreprises aujourd'hui,
05:07j'avoue que ce serait le même cas.
05:10D'autres entreprises avec lesquelles je travaille dans le cadre de mes recherches
05:13le verbalisent très bien.
05:16Il n'y a pas de place pour tout le monde.
05:17C'est un coût quand même, l'immobilier.
05:18Et ça, vous l'avez travaillé, c'est la deuxième dépense d'une entreprise.
05:21Alors effectivement, dans une entreprise, vous avez quoi ?
05:24Vous avez votre masse salariale, donc c'est vos ressources humaines,
05:27donc c'est le moteur de l'entreprise, très bien.
05:29Et ensuite, le deuxième poste, c'est l'immobilier.
05:32Alors il y a des chiffres qui sont les chiffres de l'IDET,
05:35qui s'occupent d'environnement de travail.
05:39Alors un chiffre simple, c'est à peu près 600 euros le mètre carré,
05:43et c'est 11 000 euros pour un poste de travail,
05:45et 9 900 euros pour un collaborateur.
05:48Donc on a une augmentation, en fait, du coût immobilier
05:52si on occupe l'espace.
05:55Alors l'idée du télétravail a été, depuis très longtemps historiquement,
06:00d'être un atout économique.
06:02Et parmi les avantages du télétravail,
06:04ce qui était mis en avant, c'était une économie du nombre de mètres carrés.
06:07Donc, un mot, il nous reste peu de temps, Caroline,
06:1070%, c'est la proportion d'entreprises de plus de 250 salariés
06:13pour lesquelles ne pas proposer de télétravail
06:15constitue un frein en recrutement.
06:16Je voulais terminer sur ça, parce qu'il y a à la fois un reflux,
06:19et en même temps un désir des collaborateurs qui viennent,
06:22et des talents, comme on les appelle,
06:23qui disent « s'il n'y a pas de télétravail, je ne viens pas chez vous ».
06:25C'est un casse-tête.
06:26Alors effectivement, c'est très surprenant et très ambivalent,
06:28parce que d'un côté, on a une relation managériale
06:31qui est réinventée autour de l'autonomie,
06:33de la confiance et du contrôle,
06:36et l'employeur veut visiblement davantage contrôler
06:39en faisant revenir les personnes sur site.
06:42Et ce qui est très paradoxal,
06:44c'est que les salariés plébiscitent l'hybridation.
06:48C'est un frein à l'embauche.
06:49Ne pas proposer l'hybridation aujourd'hui est un frein à l'embauche,
06:51parce que c'est un outil d'attractivité et de marque employeur.
06:55Donc, remettre en question le télétravail,
06:57c'est peut-être aussi, quelque part, se tirer une balle dans le pied.
07:00Donc, effectivement, il y a une sorte de ligne de crête
07:02sur laquelle les employeurs doivent être vigilants.
07:04Il faut trouver un juste équilibre, je pense.
07:05Et donc, c'est l'hybridation que vous portez depuis longtemps,
07:08d'ailleurs, sur ce plateau,
07:08parce que c'est un sujet que vous portez depuis longtemps,
07:10et vous avez toujours développé cette thèse de l'hybridation.
07:15Télétravail, la promesse brisée,
07:16c'est le retour au bureau sous tension.
07:18Ça, c'est une des tribunes que vous avez signées
07:19avec le professeur Olivier Meyer.
07:23Nous sommes d'accord.
07:23Oui, tout à fait.
07:24Et puis, vous aviez aussi d'autres travaux.
07:25Pour Village de la Justice.
07:27Village de la Justice.
07:27C'est ça que je voulais mettre en avant.
07:30Et d'autres travaux, effectivement,
07:32dans des revues académiques sur l'expérience collaborateur
07:35et l'engagement des télétravailleurs.
07:38Merci, Caroline, de nous avoir rendu visite
07:40pour cette première émission de rentrée.
07:42Je sais qu'on va se revoir.
07:44Il est encore beau dehors,
07:45mais on va peut-être traverser les quatre saisons ensemble
07:47jusqu'à la fin de la saison prochaine.
07:50Merci, Caroline, professeure associée à TBS Éducation.
07:53On tourne une page, on part à la rencontre
07:55d'une sérieole entrepreneuse
07:56qui a décidé de se mettre au service,
07:59au chevet des indépendants.
08:00Oui, vous qui créez votre boîte,
08:02vous vous posez des milliers de questions.
08:03On va y répondre avec elle dans quelques instants.
08:05C'est le grand entretien
08:06et c'est le débat de SmartShop.
08:07Le Cercle RH est un grand entretien
08:22aujourd'hui à la rencontre pour cette émission
08:24de rentrée à la rencontre de Catherine Barba.
08:27Bonjour, Catherine.
08:27Bonjour, Arnaud.
08:28Comment allez-vous ?
08:29Très bien et vous ?
08:30Émission de rentrée pour partir avec vous
08:31sur le chemin des indépendants,
08:33sur votre chemin aussi, sur votre vie,
08:35parce que vous avez une vie absolument incroyable
08:37et vous sortissez ce livre,
08:38La Bible des indépendants se lancer
08:40et réussir à son compte chez Duneau.
08:44Quand j'ai lu ce livre,
08:45pour tous ceux qui veulent...
08:46Ça vous a plu ?
08:47J'ai trouvé ça formidable.
08:48Surtout ceux qui auraient envie de se jeter,
08:51parce que c'est un peu le plan de l'été,
08:53on est sur son transat,
08:54on en a marre de son boulot de salarié
08:55et on se dit qu'on va créer sa boîte
08:57et on va se mettre à son compte.
08:58Là, vous nous donnez des clés précises,
08:59mais avant tout, j'aimerais que vous nous donniez
09:01quelques éléments de votre parcours,
09:03parce que vous parlez beaucoup d'énergie,
09:05beaucoup de dynamisme,
09:05beaucoup de passion.
09:07Et puis, vous dites une petite phrase comme ça,
09:09qui vient éclairer le titre.
09:11Et vous parlez de votre foi.
09:12Vous dites, je vous cite,
09:13« J'offre mes journées en prière,
09:15si on se connaît, tu le sais,
09:16les bon dieuseries, c'est ma cam'.
09:18Et tout d'un coup, j'ai compris
09:19pourquoi vous aviez écrit la Bible. »
09:22Qu'est-ce qui se passe ?
09:23Racontez-moi.
09:23Je fais un petit plein d'œil ce titre, en fait.
09:25C'est vrai qu'un titre de livre,
09:26je ne sais pas comment on fait,
09:27comment font les autres pour le leur,
09:29mais c'est venu assez naturellement.
09:31Moi, j'aime bien.
09:32Et c'est un peu étonnant,
09:34mais dans mon boulot,
09:35quand on a quelque chose
09:36qui compte dans nos vies,
09:37on aime bien,
09:37on l'emporte avec soi partout.
09:39Moi, c'est ma foi,
09:40elle m'accompagne un peu partout.
09:42Et du coup, de temps en temps,
09:43discrètement,
09:43parce que je ne fais pas de prosélytisme,
09:45mais il y a des choses qui ressortent,
09:46du big boss là-haut.
09:47Et moi, ça m'accompagne,
09:48ça me donne de l'énergie,
09:49ça me donne de la joie.
09:50Et ça fait partie de ma vie.
09:52Donc, la Bible des indépendances,
09:53c'est un petit clin d'œil.
09:54Oui, c'est un excellent clin d'œil,
09:56je trouve.
09:56Et quand même, un livre,
09:58il y a le titre,
09:59il y a ce que vous voulez laisser de vous,
10:01il y a votre parcours.
10:02On vous présente comme une sérieuse,
10:03l'entrepreneuse,
10:04comme une femme qui a investi.
10:06Dès lors qu'elle a bien réussi,
10:08elle a réinvesti ensuite.
10:09Puis là, j'ai l'impression
10:10que vous êtes dans une troisième étape
10:11de votre vie.
10:12C'est quoi la troisième étape ?
10:13Vous êtes dans quoi en ce moment ?
10:15C'est la suite logique
10:16de tout ce que j'ai fait
10:17depuis 25 ans en fait.
10:18Je suis indécrottablement entrepreneur,
10:20moi, comme vous.
10:22Je suis quelqu'un
10:22qui se réalise dans l'action.
10:25J'ai effectivement commencé
10:25dans la tech au tout début,
10:27à l'époque des dinosaures.
10:29Et j'ai créé une première entreprise
10:31que j'ai revendue,
10:31puis une deuxième que j'ai revendue,
10:33une troisième aux États-Unis.
10:352020, États-Unis, c'est ça ?
10:36Oui, 2015, 2020.
10:38Et puis, depuis mon retour,
10:39quand je suis rentrée en France,
10:41période post-Covid
10:42ou fin de Covid,
10:44j'ai vu, comme tout le monde,
10:45que le travail se transformait,
10:46qu'on ne travaille plus autrement.
10:48Vous parlez de la révolution du travail.
10:50J'ai bien noté,
10:50vous parlez de la révolution.
10:51Pour vous, c'est une révolution.
10:52Le sens que l'on donne au travail,
10:53la place que le travail occupe
10:55dans nos vies.
10:55Vous voyez bien,
10:56si vous fréquentez
10:57des plus jeunes générations,
10:58ils ne voient pas du tout
10:59le boulot comme nous.
11:00Et puis, il y a cette idée
11:01d'appétence pour avoir
11:02plus de sens,
11:03plus d'autonomie,
11:04plus d'équilibre.
11:05Et donc, se mettre à son compte,
11:07ça fait quand même partie
11:08des grandes options d'aujourd'hui.
11:11Il y a près de 10 millions
11:12de personnes qui travaillent,
11:13entre ceux qui font ça full-time,
11:15les slasheurs, comme on dit,
11:16qui ont un pied dans l'entrepreneuriat
11:17et un pied dans le salariat,
11:19ça fait 10 millions.
11:19Donc, c'est beaucoup
11:20et ça continue à croître.
11:21Donc, je me suis dit,
11:22c'est pas mal de mettre au service
11:24de tous ces entrepreneurs en herbe
11:27ou ces entrepreneurs à petite échelle
11:29tout ce que moi,
11:29j'ai appris pendant 25 ans
11:30de l'entrepreneuriat
11:31et de mon statut d'investisseuse.
11:33Il y a ce livre
11:33et puis, il y a ce que vous faites
11:34dans Envie, on en parlera.
11:35Et puis, il y a la deuxième partie du livre
11:36où vous dites, bon,
11:37la passion, le courage,
11:38l'engagement, tout ça, c'est super.
11:39Mais ça ne nourrit pas.
11:40Mais ça ne nourrit pas.
11:41Et donc, tout d'un coup,
11:42on se prend un peu la douche froide.
11:43On se dit, bon, je suis passionné.
11:45Mais si je ne connais pas ma cible,
11:46si je n'ai pas un plan de trésor,
11:47si je ne vais pas gérer mon budget,
11:49si je ne suis pas un gestionnaire...
11:50Puis si je ne vais pas chercher
11:51les clients avec les dents...
11:52Alors, ça, on va en parler
11:53dans quelques instants
11:54parce que j'ai trouvé ça
11:55absolument incroyable.
11:56Rentrons de suite, tout de suite.
11:57Commençons par la fin.
11:58Vous rassurez les indépendants
12:00parce que les indépendants
12:00sont toujours un peu frileux.
12:01Ils sont polis.
12:02Ils envoient un SMS ou un mail
12:04et puis ensuite, ils disent
12:05c'est bizarre, je n'ai pas de retour.
12:07Vous vous dites, non,
12:08il faut relancer.
12:10En fait, il n'y a pas
12:11que les indépendants
12:11qui sont frileux.
12:12Je pense que toute personne
12:14qui développe son activité,
12:16indépendant, entrepreneur
12:17au plus grand
12:18ou bien même dans son entreprise,
12:20tout le monde a besoin
12:21d'avoir un esprit de conquête.
12:22On a toujours l'impression
12:23qu'aller chercher des clients,
12:25surtout en France,
12:26ce n'est pas très noble,
12:27c'est moche.
12:28C'est vrai.
12:28Et puis, on dérange.
12:29Et je pense que c'est aussi
12:31une chose très importante
12:33qui est partagée dans ce livre.
12:34C'est l'esprit de conquête,
12:36d'audace,
12:37qui est un peu aussi
12:37le mindset des entrepreneurs,
12:39qui est partagé avec tous.
12:40C'est le mien.
12:41Donc, j'en parle très librement
12:43et je me sens bien légitime
12:44pour en parler.
12:45Et je crois que ce n'est pas
12:46simplement utile aux indépendants.
12:48Je crois que cet esprit-là,
12:49il est très utile aux salariés aussi.
12:51D'ailleurs, vous le dites
12:52au début du livre,
12:53on peut être indépendant
12:54tout en étant salarié.
12:56On ne parle pas que de ceux
12:56qui ont créé leur boîte seule.
12:58C'est pour tout le monde.
12:58C'est pour tout le monde.
12:59Ça ne devrait pas s'appeler
13:00comme ça peut-être.
13:01C'est de la Bible,
13:01mais de quoi ?
13:02Des audacieux.
13:03Des audacieux.
13:04Je voudrais lire cette phrase
13:05peut-être pour démythifier
13:06la peur de ceux qui nous regardent
13:07et qui sont dans leur boîte,
13:08la tête dans le guidon
13:09pour cette rentrée,
13:10qui cherchent des clients,
13:11qui ont un peu peur.
13:11Vous dites,
13:12l'erreur à éviter
13:13quand tu prospectes,
13:14ne pas relancer.
13:15Je considère que la relance
13:16est une politesse.
13:17Oui.
13:18Waouh !
13:18Ce n'est pas vrai, ça ?
13:19Ah, mais c'est génial.
13:20Mais ça permet aussi
13:20de faire tomber des murs
13:21et des appréhensions.
13:23Vous dites aussi
13:24dans ce livre quand même
13:25que si on ne connaît pas sa cible,
13:28on se trompe.
13:29Vous dites qu'il faut être incollable
13:30sur sa cible,
13:32sur ce qu'on vit,
13:32sinon on passe à côté.
13:35C'est un peu l'erreur
13:36que font beaucoup d'indépendants.
13:37Ils veulent créer leur boîte
13:38peut-être pour des mauvaises raisons.
13:39Non ?
13:40Peut-être.
13:40En tout cas,
13:40il y a toute une méthodologie
13:42qui est effectivement
13:42celle que je partage chez Envie,
13:44ma quatrième entreprise,
13:45une école pour entreprendre et vendre.
13:47École de vente, vous la présentez.
13:48C'est une école de vente carrément
13:49parce qu'au fond,
13:50le plus important,
13:51ce n'est pas tellement
13:52de lever de l'argent,
13:53des subventions,
13:54c'est quand même
13:54d'aller chercher des clients.
13:55Et donc,
13:56tout ce bouquin apprend
13:57comment je fais
13:58de façon très disciplinée
14:00et méthodique
14:01pour aller chercher
14:02des clients réguliers
14:03qui vont faire
14:04que je me paye bien,
14:05que je me nourris
14:07de mon activité
14:08que j'adore.
14:08Et donc, oui,
14:09une des erreurs,
14:10c'est...
14:11Ça a l'air d'être
14:13assez trivial au fond,
14:14mais on se trompe de cible.
14:16À qui je vends quelque chose ?
14:17Ce que je sais bien faire,
14:19parce qu'en général,
14:19quand on crée à son compte
14:20et que ce qu'on vend,
14:22c'est son savoir-faire,
14:22qu'est-ce que je sais bien faire ?
14:24Et une fois qu'on en est conscient,
14:25c'est à qui je le vends ?
14:26Et ces gens-là
14:27ont-ils de l'argent ?
14:29Souvent,
14:29on s'adresse
14:30à des particuliers
14:31où les arbitrages budgétaires
14:33sont quand même
14:33très très forts.
14:35Et après,
14:35est-ce qu'il ne faudrait pas mieux...
14:37On le fait beaucoup,
14:37j'ai envie de aller voir
14:38des entreprises
14:39qui ont peut-être
14:39plus d'argent,
14:40mais elles sont très sollicitées.
14:41Donc, comment est-ce
14:42que je sors du lot ?
14:42Et là, c'est au-delà de la cible.
14:49Il y a des exercices,
14:50alors ça, évidemment...
14:51Il y a des questionnaires aussi,
14:52il y a des questionnaires,
14:52des exercices.
14:53Oui, il y a des exercices.
14:54J'aime bien,
14:54je suis un peu
14:54à la maîtresse d'école, moi.
14:55Oui, non,
14:56mais ça permet aussi
14:56de structurer,
14:57de savoir où on est,
14:57on pose un diagnostic
14:58et puis ensuite,
14:59il y a effectivement
14:59des éléments plus didactiques.
15:02Vous venez de la tech,
15:03vous l'avez dit,
15:04il y a aussi tout l'enjeu
15:05du marketing,
15:06du digital
15:07et là aussi,
15:07vous mettez des petits coups de pied
15:09comme ça.
15:10Tout le monde,
15:10on fait des likes,
15:11on envoie des LinkedIn
15:12mais vous dites,
15:12il ne faut pas en faire
15:13n'importe comment.
15:14Il y a une stratégie derrière ça.
15:16Oui, mais la communication,
15:17c'est en vue de quoi,
15:18en réalité ?
15:19Et c'est la communication digitale
15:20que je connais aussi un peu.
15:22C'est comment est-ce que
15:23je trouve ma place
15:24pour faire du digital,
15:26que ce soit les réseaux sociaux,
15:27mon site,
15:27une newsletter,
15:29une caisse de résonance,
15:30ce que je fais pour,
15:31in fine,
15:31aller chercher des clients.
15:32C'est assez simple,
15:33en fait,
15:34quand on a un plan
15:35et quand on est accompagné,
15:36c'est difficile
15:36de le faire tout seul.
15:38Et donc, oui,
15:39le digital, l'IA,
15:39ça fait profondément,
15:42intrinsèquement,
15:42partie, je crois,
15:44du boulot d'entrepreneur
15:45aujourd'hui,
15:45d'indépendant.
15:46Et il y a quand même
15:47le côté indépendant.
15:49Alors, juste d'un mot,
15:49peut-être que vous allez pouvoir
15:50nous éclairer.
15:50C'est toujours un peu flou.
15:51Alors, vous évoquez
15:52la loi Novelli
15:52qui a permis d'accélérer
15:53l'auto-entrepreneuriat.
15:55Oui, qui est soit partie
15:56d'indépendant.
15:56Mais c'est quoi,
15:57indépendant entrepreneur ?
15:58C'est quoi la différence ?
15:58Il y a une différence ?
15:59C'est marrant,
16:00il y a des débats sur le sujet.
16:01Un peu, je trouve.
16:02Est-ce qu'on est indépendant
16:03ou entrepreneur ?
16:04Pour moi, c'est si je suis
16:07mon propre compte de résultat,
16:08que ce soit pour me rémunérer moi
16:10ou 10, 20, 150 personnes.
16:12En fait, je dépends de moi
16:13pour aller chercher
16:14du chiffre d'affaires
16:15et pour développer mon activité.
16:16Donc, j'entreprends ma vie.
16:18Donc, un indépendant,
16:19on dirait,
16:19mais c'est un peu péjoratif.
16:20C'est un petit entrepreneur.
16:22C'est un entrepreneur
16:22à sa mesure finalement.
16:24Et c'est très noble
16:24d'entreprendre à sa mesure.
16:26C'est très noble.
16:27Souvent, moi, les entrepreneurs,
16:28on en a un millier chez Envie,
16:30ils se considèrent un peu
16:31comme des entrepreneurs
16:31seconde classe.
16:32Vous voyez, ils viennent chez nous
16:33et ils disent,
16:33mais moi, je ne suis qu'indépendant.
16:36Et donc, nous,
16:36moi, c'est aussi le fait
16:38d'avoir été si longtemps
16:39dans la tech.
16:40Je suis là pour leur donner
16:40de l'ambition.
16:42Non seulement c'est noble,
16:43mais il faut voir grand.
16:44Mais dans votre manière d'être aussi,
16:46dans votre personnalité,
16:47on a évoqué la foi
16:48qui vous guidait.
16:49En tout cas,
16:49cette énergie qui venait d'en haut,
16:51vous l'avez dit.
16:52On sent qu'il y a une énorme énergie
16:53que chez vous,
16:54ça se tient aussi
16:56sur cette espèce
16:57d'envie de transmettre.
16:58Et en plus,
16:59la bonne nouvelle,
16:59c'est que c'est hyper communicatif
17:01l'énergie.
17:02On fait tous les lundis matins,
17:03j'ai envie,
17:04on fait un truc,
17:04d'ailleurs,
17:04je vous inviterai,
17:05on fait un rendez-vous
17:06de 15 minutes
17:07qui s'appelle
17:07le Barba Boost.
17:08Ça dure 15 minutes
17:09de 9h à 9h et 4h.
17:10Barba Papa, Barba Boost ?
17:11Barba Papa, c'est mon père.
17:13D'accord.
17:13Et Barba Boost...
17:14Attention, attention.
17:16Non, le Barba Boost,
17:16c'est 15 minutes
17:17où on demande
17:18à la communauté
17:18des thèmes.
17:19Donc, ça va être,
17:20je ne sais pas,
17:21rebondir après un échec,
17:23jouer collectif,
17:24croire en soi,
17:24oser la joie.
17:25Je prends ce thème,
17:26moi, j'en parle 5 minutes
17:27avec mon expérience
17:28d'entrepreneur,
17:29je donne des choses
17:30très concrètes.
17:31Mon associée Charlotte,
17:32qui est aussi conférencière
17:33en histoire de l'art,
17:34elle illustre le propos
17:35avec une œuvre d'art,
17:36donc ça ancre la pensée,
17:37ça fait prendre de la hauteur,
17:39enfin, on en sort
17:39plus intelligent.
17:40Et les 5 dernières minutes,
17:41on donne un petit défil
17:42pour la semaine
17:42pour dire, voilà,
17:43allez, à vous de jouer.
17:44Et donc ça,
17:45c'est vraiment un partage
17:46d'énergie
17:47et de mindset entrepreneurial
17:48qu'on fait pour les entreprises
17:49aussi d'ailleurs.
17:51Et ça fait partie,
17:52effectivement,
17:52de moi ce que je suis
17:53et que j'essaye de transmettre
17:54aussi dans ce bouquin.
17:56Chez Duneau,
17:57se lancer et réussir
17:58à son compte,
17:58parce que réussir,
17:59c'est important,
17:59se lancer,
18:00j'ai envie de dire,
18:01ça reste relativement rapide
18:02quand on pense
18:03à la création en soi.
18:05Ce qui est difficile,
18:05c'est de réussir
18:06et de durer.
18:06On voit évidemment
18:07les durées d'une entreprise
18:08qui meurent très vite
18:09et vous,
18:10vous les aidez finalement
18:11à prendre leur envol.
18:12Comment vous expliquez,
18:13vous qui avez ce recul
18:14et ce regard
18:15et qui avez vécu aux Etats-Unis,
18:16que les salariés
18:17soient de plus en plus attirés
18:18par l'indépendance ?
18:19Ils sont étouffés
18:20par leurs managers,
18:21la boîte,
18:22leur boîte ne leur correspond plus.
18:24Est-ce qu'il y a une crise
18:24du salariat ?
18:26Parce qu'on voit
18:26le nombre grandissant
18:27d'indépendants.
18:28C'est vrai,
18:28il y a une sorte
18:29de désamour du salariat,
18:31mais à tort,
18:32parce que moi,
18:32je travaille avec
18:32beaucoup de grandes entreprises
18:33et je vois
18:35qu'on peut totalement
18:36trouver du sens
18:36dans le salariat.
18:38Mais peut-être
18:38qu'il y a une sorte
18:39de chimère
18:40qui,
18:41à la faveur du Covid,
18:42a fait penser à beaucoup.
18:43mais tout ce que je fais
18:46au quotidien,
18:47c'est pourquoi je m'agite,
18:48je me lève le matin,
18:49je me stresse.
18:50Est-ce qu'il y a du sens
18:51derrière tout ça ?
18:51Et comment je fais
18:52pour faire tenir ensemble
18:53ce que je suis,
18:55ce que je veux être
18:56et mon boulot ?
18:56Et puis,
18:57ce besoin d'autonomie.
18:58Il y a peut-être
18:59un déclencheur,
19:00effectivement,
19:00à la faveur
19:01du déconfinement.
19:02Le Covid.
19:03Et puis,
19:04il y a aussi
19:04la tension économique
19:05qui fait qu'il y a
19:06des gens qui aspirent
19:08à être à leur compte,
19:08mais il y a ceux aussi
19:09qui y sont contraints.
19:11Et donc,
19:12dans tous les cas,
19:12sortis de l'entreprise,
19:13pas le choix,
19:14je crée ma boîte.
19:15Ça,
19:15vous les avez chez Envie ?
19:16Je crois qu'on dit
19:17un mot d'envie,
19:18sans E,
19:18il faut préciser que je crois
19:19que...
19:19E-N-V-I.
19:20E-N-V-I.
19:20Envie.
19:21Ça marche comment ?
19:22Ceux qui nous regardent
19:22se disent,
19:23tiens,
19:23elle a une pêche incroyable,
19:25Catherine,
19:25j'ai envie de rejoindre
19:26son réseau.
19:27Comment ça marche ?
19:27Comment j'y adhère ?
19:28Comment je peux participer
19:30à ce réseau ?
19:31Il faut.
19:32Non,
19:32mais c'est à la fois
19:33un réseau et une école.
19:34C'est-à-dire
19:34qu'on peut venir
19:35pour rencontrer
19:37un millier d'indépendants
19:38de toute la France,
19:39de tous les secteurs
19:40qui ont plein de sillets
19:40pour partager des bons plans
19:42et travailler ensemble
19:43parce que chez Envie,
19:43on travaille.
19:44C'est des ateliers,
19:46il y a des ateliers,
19:47des rendez-vous,
19:48l'atelier business rentable
19:49où je décortique
19:50trois business tous les mois
19:51et tout le monde écoute
19:52et je mets le doigt
19:53sur ce qui ne va pas
19:53où il y a le pitch
19:55des indépendants.
19:56On a la chance
19:56d'avoir un réseau
19:57de 70 mentors
19:58qui sont des entrepreneurs
19:59très connus.
20:00C'est Fred Mazella,
20:01c'est Eric Larchevêque,
20:03Marc Simoncini,
20:04Nathalie Bala
20:05et ils viennent.
20:05Pour qui vous avez travaillé ?
20:06Vous avez été DG de Simoncini,
20:08il me semble.
20:08Oui, c'était mon boss.
20:08Il me semble.
20:09Exactement.
20:10Et donc, ils viennent
20:10et pour des entrepreneurs
20:12qui se considèrent
20:12comme tout petit petit,
20:14passer une heure
20:14avec un entrepreneur
20:15de cette envergure,
20:16de cette étoffe
20:16pour présenter son business
20:18et avoir un feedback,
20:20alors ça,
20:20je comprends ce que tu dis,
20:21ça, je ne comprends pas
20:22et qu'ils donnent des conseils.
20:23En fait,
20:23ça construit profondément
20:25la confiance.
20:25Donc, en fait,
20:26on a un réseau
20:27avec des activités
20:28auxquelles on peut participer
20:29et puis,
20:30quand on veut aller plus loin,
20:31on se forme à la vente,
20:33au business plan,
20:34à l'offre,
20:34en fait,
20:34à ceux dont on a besoin.
20:36C'est chouette,
20:36ça se passe en ligne
20:37et ça va faire bientôt
20:38trois ans qu'on fait ça.
20:40Bouclons la boucle,
20:40on a démarré
20:41par la spiritualité,
20:42par l'esprit,
20:43par l'invisible.
20:44Si je vous dis,
20:45tu es une merveille.
20:46Oh là là,
20:47c'est chouette,
20:47j'en parle dans ce livre.
20:48Ça vous a marqué ?
20:49Ça m'a beaucoup marqué.
20:51En fait,
20:51c'est quelque chose
20:53que je partage
20:53parce que je me rends compte
20:55que de tout,
20:56finalement,
20:56ce qui fait le succès,
20:58alors je vais parler de moi,
20:59de mon parcours,
21:00mais autour de moi,
21:01que ce soit les boîtes
21:02dans lesquelles j'ai investi
21:03ou les indépendants
21:04que j'accompagne,
21:05cette dimension
21:05de confiance en soi,
21:06d'estime de soi,
21:07elle est extrêmement importante.
21:09Très.
21:09Et donc,
21:10j'ai un petit module
21:11qui s'appelle
21:13le coaching
21:14confiance et énergie
21:15chez Envie
21:16et donc,
21:17j'ai fait quelques vidéos
21:18et à un moment,
21:19je raconte cette histoire
21:20quand j'étais à l'école,
21:23mais vous l'avez lu,
21:24donc je vous l'aurai dit,
21:25il y avait,
21:26j'étais dans une école
21:27de filles
21:27et il y a une bonne sœur
21:29qui nous disait
21:30assez souvent
21:31vous êtes des merveilles
21:32et en fait,
21:33ça nous faisait bien marrer
21:34parce que...
21:34Ça vous boostait ?
21:35Mais non,
21:35mais moi,
21:35ça me faisait rire,
21:36je disais,
21:36oh machine,
21:37c'est pas une merveille,
21:37alors et puis moi non plus.
21:39Et en fait,
21:39c'est drôle
21:40parce qu'avec le recul,
21:41je me dis,
21:42c'est une façon de se dire,
21:43tu as du prix,
21:44tu as de la valeur,
21:45tu es quelqu'un de valeur.
21:46Tu es là,
21:46tu existes.
21:47Et ce que tu fais,
21:49compte.
21:49Ouais,
21:50ce que tu fais,
21:51compte,
21:51donc sois confiant,
21:52avance.
21:53Et je sais que c'est une phrase
21:54que j'ai pas mal répétée
21:55à ma fille
21:56qui s'est bien marrée aussi.
21:57Vous leur dites pas
21:57votre réseau en vie
21:58quand vous êtes en ligne
21:59avec eux,
21:59vous êtes des merveilles.
22:00Ben oui,
22:00bien sûr,
22:01je leur raconte tout,
22:02ils savent tout de moi.
22:04Avant de nous quitter,
22:05ça c'est votre troisième
22:05partie de vie.
22:07Comment vous la voyez
22:08cette quatrième ?
22:08Vous dites,
22:09je vais réinvestir
22:09dans notre pays,
22:10je vais redevenir salarié,
22:11je vais repartir,
22:12je ne sais pas moi,
22:13en Australie
22:14pour inventer un nouveau.
22:14C'est bien.
22:20Pas forcément quelqu'un
22:21de visionnaire.
22:22En revanche,
22:22quand un train passe
22:23et que c'est le bon,
22:24je sais que je rentre
22:25dans le monde dedans.
22:26Et donc,
22:27dans l'incertitude
22:28qui est la nôtre aujourd'hui,
22:29bien malin celui
22:30qui saura dire
22:31je vais faire ça
22:31dans cinq ans
22:32puis dans dix ans.
22:33En revanche,
22:33c'est est-ce que j'ai développé
22:35les ressources internes
22:37et l'entourage
22:38qui fait que le jour
22:40où quelque chose se présente,
22:41je sais que j'aurai
22:42la bonne attitude
22:42pour faire face
22:43parce que c'est ça
22:44au fond dont on a besoin.
22:45Qu'on soit salarié
22:46ou à son france.
22:47Oui, c'est vrai.
22:47C'est vrai que c'est
22:50très communicatif
22:51votre énergie.
22:53Catherine Barba,
22:54la Bible des indépendants
22:56se lancer
22:56et réussir à son compte.
22:58Son compte,
22:58c'est un vieux mot
22:58qu'on utilisait dans les années 80.
22:59J'aime bien, moi.
23:00Il s'est mis à son compte.
23:01Travaille à son compte.
23:02Il travaille à son compte.
23:03C'est l'artisan plombier.
23:05C'est très intéressant
23:06cette expression.
23:06J'aime.
23:07Édition du nom
23:08Catherine Barba
23:08et cette énergie communicative.
23:10Merci Catherine
23:11de nous avoir rendu visite.
23:12Merci à vous.
23:12Et puis bon vent
23:14à Envie
23:14et à toutes vos envies
23:15d'ailleurs
23:16pour faire un vilain jeu de mots.
23:17Merci à vous.
23:18On tourne une page
23:19Fenêtre sur l'emploi.
23:20Là, on revient à un sujet.
23:21Justement,
23:21l'argent, le budget,
23:22les négociations salaires.
23:23Ça s'est passé comment
23:24les NAO ?
23:25Pas terrible.
23:25On en parle.
23:39Fenêtre sur l'emploi
23:40pour parler des NAO,
23:41des négociations salariales.
23:43Ça a été compliqué.
23:44On va en parler tout de suite
23:45avec Sophie Deher,
23:46consultante senior
23:47en quête de rémunération
23:48chez Mercer France.
23:49Merci Sophie
23:50de nous rendre visite
23:50pour cette première émission
23:52parce que c'est vrai
23:52que les nuages
23:54viennent un peu assombrir
23:55le paysage
23:56et les négociations
23:57salariales
23:57ne se sont pas très bien passées.
23:59Il y a eu un climat,
24:00on peut le dire,
24:01tendu quand même
24:02dans ces négociations.
24:03Tout à fait,
24:03un climat tendu.
24:04On a beaucoup plus
24:05de PV,
24:07de désaccords
24:07cette année
24:08qu'on en avait
24:09l'année dernière.
24:11Et la première raison,
24:13c'est les niveaux
24:13des budgets
24:14qui sont
24:15historiquement bas,
24:18historiquement serrés
24:19puisqu'on atterrit
24:20à 2,5%
24:22d'augmentation
24:23cette année.
24:234% en 2024.
24:25Et 4,95%
24:26en 2023.
24:28Donc là,
24:28on a une chute libre
24:30liée principalement
24:33à la baisse
24:34de l'inflation,
24:35stabilisation
24:36et la baisse
24:36de l'inflation
24:36parce que les niveaux
24:37de 4 ou 4,95%
24:39c'était des niveaux
24:40historiquement hauts
24:41également.
24:42Oui,
24:42qui rattrapaient d'ailleurs,
24:43rappelons-le,
24:43qui ne rattrapaient pas
24:44le niveau d'inflation.
24:46Exactement,
24:46qui était en dessous
24:47du niveau d'inflation
24:48alors que cette année,
24:492,5%,
24:50on est sur une inflation
24:51d'1,5%,
24:52donc on est un point
24:53au-dessus de l'inflation.
24:5421%,
24:55donc ça c'est le climat
24:56de négociation
24:57plus tendu,
24:57c'était que 18%
24:58de PV de désaccord,
24:59on est passé à 21.
25:00Juste un mot
25:01un peu technique,
25:02mais un PV de désaccord,
25:03c'est-à-dire qu'on ne s'est pas
25:04mis d'accord
25:04sur la négociation salariale,
25:06la MAO se négocie
25:07avec les partenaires sociaux,
25:08qui décide à la fin ?
25:10Donc c'est l'entreprise
25:11qui décide
25:11de façon unilatérale,
25:13qui stoppe les négociations
25:14et donc il y a un PV
25:15de désaccord
25:16qui est signé.
25:17Donc ça montre quand même
25:18que le climat social
25:20est tendu
25:21et reste tendu
25:23également
25:23pour les négociations
25:24à venir.
25:25Alors l'entreprise
25:25évidemment veut garder
25:26ses talents
25:27et veut continuer
25:28à recruter,
25:29même si évidemment
25:29la crise est en train
25:31de passer par là.
25:33Quels sont ces leviers
25:34d'action potentiels
25:34lorsqu'elle dit
25:35à ses salariés
25:36vous n'aurez que 2,5
25:37voire moins
25:38puisque certaines entreprises,
25:39faut-il le préciser,
25:40ont décidé de ne pas
25:41augmenter du tout
25:42les salaires ?
25:42Alors on a effectivement
25:43un retour sur les gels
25:45des salaires
25:47pour à peu près
25:487% d'entreprises,
25:49chose qu'on n'avait pas vue
25:50depuis trois ans.
25:51Donc ça c'est un fait
25:52marquant de cette année.
25:54Après sur les talents,
25:56l'idée c'est
25:58de la sélectivité,
26:00c'est-à-dire
26:00qu'on ne donne pas
26:01à tous
26:02et on donne
26:03au meilleur
26:03pour vraiment
26:06retenir
26:07les talents
26:07dans l'entreprise.
26:08Il y a d'autres outils,
26:10je dirais
26:11des avantages
26:11extra-salariaux
26:13parce que c'est peut-être
26:14des éléments
26:14de compensation
26:15parce qu'il faut quand même
26:15préciser qu'il y a
26:16une négociation
26:16avec le CSE
26:17puis il y a aussi
26:18des négociations
26:19qui sont avec le manager.
26:20Alors il y a des éléments
26:21non financiers
26:24ou en tout cas
26:24qui ne rentrent pas
26:25dans le budget global
26:27des NAO
26:27comme la participation
26:29plus importante
26:30aux transports
26:33en commun.
26:35On a également
26:36des initiatives
26:37sur l'équité
26:39hommes-femmes.
26:40On va avoir aussi
26:41la mutuelle,
26:42la participation
26:43aux frais de mutuelle
26:44parce que ça commence
26:45à devenir lourd
26:46aussi également
26:47sur les budgets
26:48des salariés.
26:50Donc la mutuelle
26:50est un élément levier
26:51parce qu'on voit
26:52évidemment des augmentations
26:53de mutuelle.
26:53C'est un avantage
26:54quand même conséquent
26:56lorsque la mutuelle
26:57est prise en charge
26:58à 100%.
26:59Exactement.
27:00Donc elle est très rarement
27:01prise en charge
27:02à 100%.
27:02Mais elle est
27:03qu'ils prennent
27:05une participation
27:05plus importante.
27:07On avait tendance
27:07à avoir 50%.
27:08C'était la loi.
27:09On monte un peu plus
27:10en fonction
27:12des négociations.
27:14Quelques mots quand même.
27:14On évoque 2025
27:16et effectivement
27:16on voit un climat
27:17à la fois politique,
27:18géopolitique et économique
27:19qui est un peu sombre.
27:20Est-ce que vous avez
27:21déjà des prospectives,
27:22une visibilité sur 2026 ?
27:23Est-ce qu'on est parti ?
27:24On nous annonce
27:25trois ans 2025,
27:272026, 2027.
27:28Est-ce que vous avez
27:28à peu près
27:28ces prédictions-là ?
27:30Chez Mercer,
27:31on a fait une étude
27:32fin juillet
27:32pour avoir
27:33un peu de perspective
27:35sur 2026.
27:36Et aujourd'hui,
27:38le budget serait à peu près
27:39équivalent
27:40à celui de 2025.
27:41Donc, on se situe
27:42entre 2,5 et 2,7.
27:45Sachant que
27:46les entreprises
27:46réfléchissent aussi,
27:48n'ont pas encore
27:48de visibilité
27:49sur ce que va leur courter
27:51la directive européenne
27:53sur la transparence
27:54des rémunérations.
27:55parce qu'il va falloir
27:58aligner certains salaires
27:59qui sont en décrochage
28:02suite à l'analyse.
28:04Donc, il y a aussi
28:05cette partie-là.
28:06Donc, ils sont prudents.
28:08Et puis,
28:09ils attendent aussi,
28:10il y a de l'ententisme
28:10par rapport
28:11à la stabilité politique.
28:13Bien sûr.
28:13Et de savoir
28:13à quelle sauce
28:14ils vont être mangés.
28:15Pour la première fois
28:16de 2021,
28:17rappelons-le une nouvelle fois,
28:19pas d'augmentation
28:19ou des augmentations générales
28:21qui n'ont jamais été
28:21aussi basses.
28:220,2 versus 1%,
28:24je parle des augmentations
28:26générales,
28:261,24.
28:27C'est très bas.
28:28On a deux augmentations.
28:30On a les augmentations
28:31générales
28:32et les augmentations
28:33individuelles.
28:33Sur les augmentations
28:34générales,
28:35on a rarement vu
28:36aussi bas
28:36parce qu'on est
28:37à 0,2.
28:39Et en fait,
28:40elles sont dédiées
28:40exclusivement
28:41au non-cadre.
28:43Au non-cadre,
28:44bien sûr.
28:45Merci Sophie Deher
28:45d'être venue nous éclairer
28:46sur ce paysage,
28:48on peut le dire,
28:48qui n'est pas
28:49des plus simples.
28:50Vous qui observez
28:51l'évolution
28:52des rémunérations,
28:54des salaires
28:54et puis évidemment
28:55de tous les outils
28:56extra-salarieux.
28:57Merci Sophie Deher,
28:58consultante senior
28:59en quête de rémunération
29:00chez Mercer France
29:01avec des études
29:01à découvrir
29:02sur votre site Mercer.
29:04Merci de nous avoir
29:05rendu visite.
29:06Merci à vous,
29:06merci à Nicolas Juchat
29:07et à toute l'équipe
29:07qui m'a accompagnée
29:08pour ce premier numéro.
29:10Je serai là.
29:10Évidemment,
29:11merci pour votre fidélité,
29:12merci à vous
29:13et merci pour vos messages.
29:14Je vous dis
29:15à très bientôt.
29:15Bye bye.
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