Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Jeudi 19 février 2026, retrouvez Axel Hutin (CEO, Greenbull Media), Émilie Le Guiniec (vice-présidente, présidente du comité d'éthique, UMICC), Vincent Belliveau (Chief International Officer, Cornerstone) et Sandrine Dorbes (experte en stratégie de rémunération, How Much) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:16Bien dans son job, on s'intéresse aux salariés aidants, on en parle beaucoup sur ce plateau,
00:20mais cela reste un tabou, on va le découvrir dans cette étude passionnante que va nous présenter
00:24dans quelques instants Sandrine Dorb, elle est la créatrice d'AoMuch, elle est notre invitée.
00:30Le Cercle RH, est-ce que c'est une bonne situation que d'être influenceur ?
00:35En un mot, est-ce que c'est un métier et comment ça peut aussi servir une entreprise ?
00:39Car c'est la question que nous poserons à nos invités.
00:41Émilie Le Guiniec, elle est vice-présidente de l'UMIC, présidente du comité d'éthique
00:45et autrice d'influenceurs au quotidien sous algorithme.
00:49Et puis on sera avec Axel Lutin, il est CEO de Green Bull Media
00:52et justement il fabrique des programmes, des médias pour les réseaux sociaux.
00:56On fera le point avec eux dans quelques instants.
00:58Et on terminera notre émission avec Fenêtre sur l'emploi,
01:01les compétences les plus demandées en 2026.
01:04Ça c'est un sujet passionnant, Vincent Béliveau sera notre invité,
01:07Chief International Officer chez Cornerstone.
01:10On a le programme tout de suite, c'est bien dans son job.
01:25Bien dans son job pour parler des aidants, les aidants dont on parle beaucoup sur ce plateau dans Smart Job.
01:32On a fait beaucoup d'émissions avec une étude qui est passionnante qu'on va vous présenter dans quelques instants.
01:37Sandrine Dorb, merci d'être avec nous, merci d'avoir répondu à notre invitation.
01:41Merci de m'accueillir.
01:42Créatrice d'How Much, on reviendra sur cette étude sur 6 salariés sur 10
01:47qui sont en situation d'aidance, qui n'en parlent à personne.
01:50Mais d'abord un tout petit mot quand même.
01:51Pourquoi How Much a porté cette étude et pourquoi c'était important pour vous de porter cette étude ?
01:57Alors, How Much, ce qu'on croit profondément, c'est que la rémunération, ce n'est pas qu'une question
02:01d'argent.
02:02Ce n'est pas qu'un slogan, c'est vraiment une croyance profonde.
02:05Quand on dit ça, on sous-entend deux choses.
02:06La première, c'est que la rémunération, c'est un sujet qui est certes technique, mais pas que.
02:10C'est aussi un sujet très émotionnel.
02:12La deuxième chose qu'on sous-entend, c'est qu'il faut voir la rémunération au sens large, pas uniquement
02:16son salaire.
02:17Et la rémunération au sens large, c'est tout ce qui coûte quelque chose à l'entreprise et qui rapporte
02:21quelque chose aux salariés.
02:22Donc, en voyant la rémunération au sens large et en regardant un peu ce qui se passe dans la société,
02:26le sujet de l'aidant, c'est quelque chose qui revenait souvent dans mes réflexions.
02:30Et j'ai eu envie, en fin d'année, de lancer cette étude pour en savoir un petit peu plus.
02:34Étude toute chaude.
02:35Absolument.
02:36Elle sort du four.
02:37Elle sort du four 29 janvier.
02:38Donc, il y a quelques jours, près de 3000 personnes ont répondu, ont été interrogées sur ce sujet.
02:43D'abord, 6 salariés aidants sur 10 n'ont pas la personne.
02:46Nous, on a des DRH qui nous disent tout est clair, tout est génial, tout se passe bien.
02:50En fait, ce n'est pas si simple que ça que de poser le sujet, en fait.
02:54Ce qui est compliqué, c'est qu'effectivement, des DRH peuvent dire tout se passe bien chez nous,
02:58mais si les gens n'en parlent pas, ils ne sont même pas conscients que ça ne se passe pas
03:01bien.
03:02Déjà, moi, de mon point de vue, de ce que je vois, c'est qu'il y a certes des
03:05entreprises,
03:06des grandes entreprises qui ont mis en place des programmes, des danses.
03:10Ce n'est pas une norme.
03:11C'est une bonne pratique, mais ce n'est pas une norme.
03:13C'est un peu toujours les mêmes qu'on cite dans les médias et dans les papiers.
03:16Il y a des choses qui existent, mais ça reste quand même à la marge.
03:19Ensuite, ce que je constate, le pressentiment que l'étude a confirmé,
03:22c'est que la plupart des gens n'en parlent pas en entreprise.
03:24Ils ne veulent pas en parler.
03:25Une gêne, un tabou.
03:27Et quand on creuse les raisons pour lesquelles on ne veut pas en parler,
03:30il y a d'abord une forme de gêne, de vouloir séparer la vie pro de la vie perso.
03:33De dire, ok, si je vis ça à la maison, je n'ai pas envie d'en parler au boulot.
03:36Et puis, il y a aussi la crainte, et c'est ce qui ressort particulièrement dans l'étude,
03:40la crainte qu'il va y avoir un revers à ça.
03:43C'est-à-dire qu'on ne va quelque part être pas sanctionné, mais pénalisé de par sa situation d
03:47'aidance.
03:48On s'auto-censure et donc on n'en parle pas au risque de se faire mal voir par le
03:52manager ou par la guérarchie.
03:53D'être sorti de certains projets, de ne pas avoir accès à certaines promotions.
03:56Votre étude, elle a plusieurs vertus.
03:57On parlera d'argent à la fin parce qu'il y a quand même les enjeux financiers,
04:00il y a les difficultés de flexibilité du travail.
04:02Ça, ça ressort beaucoup.
04:03La rémunération est aussi une question d'argent.
04:04C'est une question d'argent quand même.
04:06Là, dans la liste, en moyenne, combien de temps consacrez-vous à cette aidance ?
04:10J'ai été sidéré de voir qu'il y a 21% qui ont répondu consacrer plus de 20 heures
04:16par semaine.
04:17Ces gens ont un double travail.
04:19Ce qui est, quand on regarde ces 20%, on pourrait me dire, ok, c'est qu'une personne sur cinq.
04:23Mais on estime aujourd'hui qu'il y a 5 millions d'actifs qui sont aidants aujourd'hui.
04:285 millions d'actifs, c'est un actif sur cinq.
04:32Donc, dans une équipe de cinq personnes, statistiquement, potentiellement, il y en a une qui est en situation d'aidance.
04:38Et parmi toutes celles qui sont en situation d'aidance, pareil, il y en a une sur cinq qui bosse
04:4220 heures par semaine sur son aidance.
04:44Alors, un dernier chiffre quand même, sans vous inondez de chiffres, allez voir l'étude,
04:47c'est que tout ça vient éclairer ces 20 heures par semaine le fait que plusieurs personnes interrogées dans votre
04:52étude,
04:53c'est-à-dire 35% d'entre elles, expliquent qu'elles accompagnent plusieurs proches à la fois.
04:57Et là, on touche à un sujet dont on parle assez peu, qui est la fameuse génération Sandwich.
05:05Le fait qu'on ait des enfants de plus en plus tard et qu'on vive aussi de plus en
05:10plus longtemps,
05:12a fait que, pardon, excusez-moi, ce n'est pas très joli, je me reprends moi-même.
05:16Il y a les deux bouts, on a des enfants très tard et on a des parents qui viennent ici.
05:19Cette génération Sandwich, c'est cette génération qui est entre des enfants qui sont très jeunes
05:23et dont il faut encore s'occuper, qu'il faut encore accompagner,
05:25mais des parents âgés qu'il faut accompagner aussi, tout en ayant un travail,
05:31on est à un moment de sa carrière en général où on nous demande beaucoup.
05:34Et donc, cette génération Sandwich doit s'occuper des enfants à la maison, potentiellement malades,
05:38des parents potentiellement malades et de sa carrière.
05:42Et cette génération Sandwich est peut-être celle qui se plaint le moins,
05:46qui en parle le moins et qui subit le plus.
05:49How much s'intéresse aux rémunérations ?
05:52Et à travers cette étude, on voit évidemment qu'il y a une volonté, une demande de flexibilité.
05:56On voit et on le redit qu'il y a une peur d'évoquer ce sujet avec ses managers ou
06:00sa hiérarchie.
06:01Et puis, on voit un autre sujet qui a émergé lorsqu'on a parlé de ces sujets sur le plateau,
06:05confirmé dans votre étude, c'est qu'il y a une baisse de pouvoir d'achat des aidants.
06:09Les aidants, ils ont besoin de deux choses.
06:11Ils ont besoin de temps, ils ont besoin d'argent.
06:14Accompagner un proche ou une proche malade, ça coûte de l'argent.
06:18Quand bien même on est en France et qu'on a un système social qui nous soutient,
06:21il y a beaucoup de déplacements et de déplacements qui mobilisent certains moyens.
06:28Qui plus est, dire qu'on a besoin de temps, en France, là aussi, c'est assez mal vu.
06:33Dire qu'on a besoin de passer à temps partiel, quel que soit le projet, c'est mal vu.
06:36On est encore dans un système qui favorise le présentéisme.
06:39Avant de nous quitter quand même cette étude, vous l'envoyez évidemment au DRH, aux entreprises,
06:44pour leur dire, bon voilà, c'est une photographie très très fraîche, très récente, d'une situation d'aidant.
06:51Allez les voir vos aidants, allez les voir vos salariés peut-être.
06:53Ce qui est, moi en tant que manager, il y a longtemps, j'ai été confrontée à un aidant,
06:58une personne, c'était sûrement la personne la plus enthousiaste de l'équipe, la plus proactive, la plus sympa.
07:03Et un jour, il m'a avoué qu'il était en situation d'aidance, mais dans une situation grave,
07:07et il m'a fait promettre de ne le dire à personne.
07:11Parce que vraiment, il avait très très peur que ça le pénalise, qu'on ne le regarde plus pareil,
07:14qu'on ne lui confie plus les bons projets.
07:16Et il était, en plus cette personne était assez jeune, il avait une trentaine d'années,
07:19et il dit, si on me coupe les ailes maintenant, ça va être très dur de rebondir et de...
07:23Cette aidance me brise la carrière.
07:25Absolument.
07:25Merci Sandrine Dorp d'être venue nous éclairer.
07:27Avec plaisir, merci à vous.
07:28Étude importante, elle vient de sortir, créatrice d'Aomuch, vous la retrouvez évidemment sur le site d'Aomuch,
07:33qui s'intéresse à la rémunération, mais vous l'aurez compris au sens concret et large.
07:38Merci de nous avoir rendu visite, on tourne une page, tiens, on s'intéresse à un sujet
07:42auquel on est confronté sans le vouloir, d'ailleurs, les influenceurs.
07:45Vous savez, quand vous scrollez sur Internet, pour mille et une choses, mille et un produits,
07:49vous avez ceux qui vous propagent, qui vous les vendent.
07:52Alors, il n'y a pas que des produits aussi, ils sont parfois les portes draps,
07:55drapeaux d'une entreprise, on ne s'en rend pas toujours compte,
07:57mais ce sont des influenceurs, des artistes d'ailleurs, ou des commerçants.
08:01On en parle avec mes invités, c'est le thème du débat, c'est le Cercle RH, c'est tout
08:05de suite.
08:18Le Cercle RH, notre débat pour essayer de s'intéresser.
08:21Alors, on n'a jamais parlé de ce métier, Smart Job, on parle de l'emploi et du travail.
08:25Les métiers des influenceurs, vous savez, ceux que vous voyez sur Internet,
08:29quand vous scrollez sur tous les réseaux sociaux, vous connaissez ce mot, des influenceurs,
08:34est-ce que c'est un métier ?
08:35Quelles sont d'ailleurs les agences, les professions derrière qui accompagnent ces influenceurs ?
08:40Eh bien, on va en parler avec mes invités.
08:42Ce sont des experts, évidemment, de ce sujet.
08:44Émilie Le Guignac, bonjour Émilie.
08:47Bonjour.
08:47Alors, plusieurs casquettes, vice-présidente de l'UMIC.
08:50Tout à fait.
08:50Qui regroupe, en fait, qui est la fédération, qui est le lobby,
08:53qui regroupe tous les métiers de l'influence,
08:55mais qui vont de ceux qui font les solutions technologiques,
08:59des agents, de tout l'écosystème, évidemment,
09:02qui vont accompagner tous ceux que vous aimez peut-être,
09:05parce qu'ils ont des millions de followers.
09:07Ce sont des stars par ailleurs.
09:09Vous êtes chef d'entreprise et vous avez une agence qui s'appelle Digital Brain Maker.
09:13Exactement.
09:13Je l'ai mis avec un petit peu d'accent, ça va être toujours plus stylé.
09:1625 salariés.
09:17Tout à fait.
09:18Avec un accompagnement de personnalités très, très, très connues du monde du spectacle,
09:21jusqu'aux influenceurs.
09:23Merci d'avoir pris le temps de venir avec nous.
09:24Axel Hutin, ravi de vous accueillir, cher Axel.
09:27Bonjour.
09:28Vous n'êtes pas membre de l'UMIC ?
09:29Pas encore, du coup.
09:31Donc, vous allez vous voir après l'émission.
09:33Vous êtes CEO de Green Bull Media.
09:36Quel est votre métier, vous, exactement ?
09:38Quelle est votre fonction ?
09:39Alors, nous, notre métier chez Green Bull Media,
09:41c'est qu'on va imaginer, produire et créer des concepts médias
09:44qu'on va venir justement diffuser sur YouTube et les réseaux sociaux.
09:47Donc, vraiment des concepts propriétaires avec des créateurs, justement, de contenu.
09:51Et on a aussi divers, enfin, on a trois branches différentes aussi,
09:54avec une agence marketing, des studios de prod
09:56et une boîte de prod, justement, dans cet écosystème.
09:59Pour aller chercher toute la chaîne de valeur.
10:01C'est ça.
10:02Émilie, vous avez l'impression, parce qu'on a beaucoup de chefs d'entreprise,
10:04de DRA, d'une grande entreprise, des boîtes du CAC.
10:07Vous avez l'impression, quoi, de faire un métier comme les autres
10:09ou un métier très différent des autres ?
10:11Puisque vous touchez à la fois à la matière humaine,
10:13à l'accompagnement, aux marques, aux entreprises, à l'image.
10:17Est-ce que c'est un métier comme les autres ?
10:18C'est un métier comme les autres.
10:20Donc, moi, mon travail qui est initialement celui d'agent,
10:23c'est un peu comme on l'imagine dans certaines séries,
10:28comme 10% par exemple.
10:30Donc, il s'agit d'accompagner la carrière de gens,
10:32de développer aussi et de leur apporter des opportunités.
10:35Et puis, le métier de créateur de contenu,
10:37aujourd'hui, c'est un vrai métier.
10:39C'est un métier qui concerne quand même 150 000 personnes en France.
10:44Ça, c'est tous les métiers.
10:45Il y a 150 000 personnes qui vivent de l'influence, on va dire.
10:49Qui n'en vivent pas, puisque la moitié des créateurs de contenu en France
10:52gagnent... Enfin, l'influence représente 10% ou moins de leurs revenus.
10:57Donc, ça ne se compte pas forcément de manière monétaire.
10:59Mais par contre, il y a 150 000 personnes
11:01qui exercent l'activité d'influenceurs.
11:03Vous avez le sentiment de faire un métier comme les autres ?
11:05Parce qu'on a compris qu'il y avait toute une chaîne de valeurs
11:07et de production, de la production, de la création.
11:11C'est un métier comme les autres ?
11:12Alors oui, totalement.
11:13C'est un métier comme les autres.
11:15C'est-à-dire, dans les différentes branches,
11:16il va y avoir différentes expertises de la création de contenu.
11:20On peut parler, en fait, de choses diverses et variées.
11:22On peut parler de concepts, par exemple, d'émissions,
11:24comme on se retrouve aujourd'hui,
11:25de formats réseaux sociaux.
11:27On peut parler de publicité pour le compte de marques,
11:29qu'on va appeler aussi UGC.
11:32Donc voilà, il y a plein de corps de métiers différents
11:35dans ce secteur.
11:36Il y a le débat de la rémunération, on va l'avoir,
11:38mais il y a aussi le débat, je dirais,
11:40de la relation que vous avez avec les entreprises.
11:42Parce qu'on voit bien le métier qui consiste à faire un grand écart.
11:45Il y a à la fois ceux qui sont les influenceurs
11:47et qui vont essayer d'être visibilisés sur la toile.
11:50Puis de l'autre côté, il y a les entreprises
11:51qui viennent vous voir et qui vous disent
11:52« Bon, écoute, j'arrête la publicité traditionnelle,
11:55papier, prospectus.
11:56Moi, je veux un influenceur qui valorise mon produit,
11:59ma marque, ma glace ou mon miroir de salle de bain. »
12:02C'est ça le sujet qui est posé aujourd'hui par les entreprises.
12:05C'est tout à fait ça le sujet.
12:06Il faut savoir que l'année dernière,
12:07les investissements sur l'influence ont dépassé
12:10les investissements télé dans le monde.
12:12Donc ce n'est pas un phénomène français,
12:14c'est un phénomène mondial.
12:16Et puis, il faut quand même remettre un peu
12:19l'église au centre du village.
12:21Les contenus qui sont sponsorisés par des marques
12:24ne représentent qu'un contenu sursis sur les réseaux sociaux.
12:27Donc on voit que l'immense majorité des contenus qui sont créés
12:30le sont de ce que nous on appelle dans notre jargon
12:32de manière organique, sans sponsor.
12:34D'accord.
12:35Donc on le fait parce que ça nous plaît,
12:36on le fait parce qu'on ne cherche pas à avoir une règle,
12:39une rémunération.
12:40On le fait parce qu'on est passionné du sujet,
12:42que ce soit de la cosmétique, la pêche à la ligne
12:43ou le bricolage.
12:44Parce que je vais beaucoup sur des tutos de bricolage
12:46qui cartonnent visiblement pas mal.
12:47C'est un secteur qui marche du fait des du...
12:49Oui, parce que je consulte et effectivement,
12:51il y a des marques qui commencent à s'adosser à...
12:52Des marques de bricolage qui s'adossent à ces tutos.
12:56L'enjeu de la rémunération et de ce grand écart
13:00entre les entreprises, c'est l'entreprise qui vient à vous
13:02et vous lui créez un média sur mesure
13:04ou c'est vous qui allez à l'entreprise pour lui dire
13:06« Tournez-vous vers de nouvelles formes de médias ? »
13:10Alors nous, effectivement, ce qu'on fait,
13:11c'est un peu en complémentarité avec ce que dit Émilie.
13:14C'est-à-dire qu'effectivement, on va proposer
13:15des intégrations sur nos médias.
13:17Mais en fait, nous, notre travail, ça va vraiment être
13:19de transformer finalement un créateur en marque média.
13:22Et qu'est-ce qu'on entend par marque média ?
13:23Ça va être aussi diversifier ses revenus
13:25parce que dans la créateur économie,
13:27il y a aussi plein de sources de revenus
13:28et ce n'est pas que les marques.
13:29Donc il y a les revenus plateformes.
13:30On va aussi les accompagner, par exemple,
13:32pour créer du merchandising.
13:34On a un média, par exemple, Job Life, un média MMA
13:37où on a créé un peu toute une ligne.
13:40autour du MMA, avec ce média Job Life.
13:42Il va y avoir aussi du contenu exclusif, des événements.
13:44Donc c'est finalement comment on va venir
13:46professionnaliser ce créateur
13:47à travers sa marque média lui-même.
13:50Mais juste une petite parenthèse,
13:51est-ce que vous avez le sentiment comme ça,
13:52doucement, de scier la télévision traditionnelle à papa
13:56où on regarde le 20h à 20h
13:58et on regarde Envoyé Spécial à 21h ?
14:00Parce que c'est la dérégulation complète
14:03de l'univers télévisuel qu'on connaît traditionnellement
14:06ou qu'on avait au XXe siècle.
14:07Vous êtes d'accord avec ça ?
14:08Alors, je ne dirais pas qu'on l'assime,
14:10mais je pense qu'on la secoue.
14:11Je pense que la Créateur Économie secoue la télé,
14:13secoue le linéaire et en effet qu'il va être obligé
14:15de muter sur de nouveaux formats.
14:17Mais c'est une mutation qui est en train de se faire.
14:18Le groupe France Télé a annoncé il y a très peu de temps
14:21qu'ils étaient justement en train de remodeler
14:24cette stratégie de diffusion sur les différents canaux
14:27et de peut-être plus axer sur des formats
14:29qui sont d'ailleurs moins coûteux aussi pour la télé.
14:32Donc, il y a de l'avenir.
14:33Peut-être que ça va simplement aussi booster
14:35une certaine forme de créativité.
14:37Mais là où on insiste quand même,
14:40c'est qu'il n'y a pas une dérégulation.
14:41Les réseaux sociaux, ce n'est pas le Far West.
14:43Et qu'aujourd'hui, il y a quand même une régulation.
14:45Et on travaille notamment avec les pouvoirs publics
14:46pour encadrer ce secteur
14:49et faire en sorte que ce soit toujours aussi safe
14:52pour les audiences de suivre les contenus.
14:55Axel Huttin n'est pas encore membre de l'UMIQ,
14:57mais ça ne saurait tarder.
14:58J'en suis sûr que ça va devenir un gimmick de l'émission.
15:00Mais quand même, l'UMIQ, vous en tant que vice-présidente,
15:03quelles sont les revendications ?
15:04Parce que tous ces lobbies, le mot n'est pas impropre.
15:07C'est une manière de pouvoir communiquer
15:08avec les pouvoirs publics, avec les ministères de tutelle,
15:10avec les institutions.
15:11Quelles sont vos revendications aujourd'hui ?
15:13Parce qu'il y a le débat de la rémunération des plateformes,
15:15assez faible.
15:16Il y a les enjeux d'éthique.
15:17Vous êtes la vice-présidente du comité d'éthique.
15:19Je me souviens d'une influenceuse, dont je tairais le nom,
15:22sur l'affaire Shine,
15:23qui a fait beaucoup parler d'elle.
15:25Vous voyez de qui je veux parler.
15:26Il y a tous ces sujets-là qui sont posés aussi.
15:28Alors oui, bien sûr, un des rôles de l'UMIQ
15:30est en effet d'encadrer de manière éthique,
15:32de collaborer avec les pouvoirs publics.
15:34Et nos revendications sont multiples.
15:37D'ailleurs, on a beaucoup travaillé
15:39avec les deux rapporteurs de la loi Influence,
15:41celle de 2023.
15:42Et d'ailleurs, il va y avoir une deuxième version de cette loi.
15:44Donc on a travaillé, on a participé
15:46au travail parlementaire avec les deux députés.
15:49Alors, ça peut aller aussi
15:50de la protection des créateurs de contenu,
15:52parce qu'aujourd'hui, ils sont quand même vulnérables.
15:54Il y a beaucoup de violences sur les réseaux sociaux,
15:55une violence qui était également déportée dans la vie réelle.
15:58Parce qu'il y a eu beaucoup d'agressions,
16:00je pense que vous voyez...
16:00Et qui influence, je peux permettre de reprendre
16:02l'influenceur influence,
16:03qui peut avoir une influence dans la vie réelle.
16:05Bien sûr.
16:06Et de très graves agressions, des cambriolages.
16:08L'enjeu du suicide.
16:09Bien sûr.
16:10Sur TikTok, j'imagine que c'est un sujet
16:12dont vous vous êtes emparés.
16:13Bien sûr.
16:15Globalement, on essaie d'être présent.
16:19sur chacun de ces enjeux.
16:20Après, il y en a certains qui sont prioritaires,
16:23notamment, justement, ce rapport aux audiences,
16:26le fait de protéger les audiences les plus fragiles,
16:28et notamment les mineurs.
16:29On a évidemment vu les actualités beaucoup,
16:31collaboré avec le gouvernement sur ces enjeux.
16:34Et nous, on tient à rappeler
16:36que les créateurs de contenu ont aussi une responsabilité,
16:39le secteur a une responsabilité,
16:41et on en est très conscients.
16:43Mais attention, les plateformes le sont tout autant,
16:46voire plus.
16:47Dans la modération.
16:49Il est beaucoup plus difficile pour nous,
16:51en France, aujourd'hui, d'appliquer une réglementation,
16:53puisque seule l'Europe a le réel pouvoir
16:55d'agir sur les plateformes.
16:58L'IA acte, notamment,
16:59avec tous les enjeux de régulation.
17:01Avant de nous quitter,
17:01c'est une question que je me pose à moi-même aussi,
17:05et que je vous pose.
17:06Est-ce que dans dix ans,
17:07on est toujours là, tous les trois,
17:09avec l'IA,
17:10qui est en train de créer des algorithmes de dingue,
17:13des hologrammes,
17:14des textes écrits directement par un IA,
17:16des images, des vidéos.
17:18On voit même, d'ailleurs, aujourd'hui,
17:20des contrefaçons de vidéos.
17:22Tous ces sujets-là vous impactent aussi
17:24dans votre développement économique.
17:25Vous en pensez quoi, vous, Axel ?
17:27Alors, effectivement, c'est un énorme sujet,
17:29l'IA autour de la création de contenu.
17:31Maintenant, à date, je pense que,
17:34si je prends un peu un exemple,
17:35c'est comme quand il y a eu la machine à écrire,
17:36on est passé à l'ordinateur.
17:37Finalement, ça ne va pas remplacer les écrivains.
17:40Et du coup, en fait, l'IA,
17:41c'est vraiment l'outil
17:42qui va pouvoir accélérer l'exécution,
17:44effectivement.
17:45Mais je pense que ce qui va rester,
17:47et ce qu'on voit de plus en plus,
17:48c'est aussi l'authenticité,
17:49et finalement la créativité
17:51qui va se cacher derrière les formats.
17:52Le vrai.
17:52Le vrai, qui va manquer, je pense, dans dix ans,
17:55et on va vouloir se rapprocher du vrai
17:57dans une ère où, en fait,
17:58il y aura de plus en plus de contenu fait par IA.
18:00Mais l'UMIC,
18:02quand vous en serez membre, évidemment,
18:04l'UMIC a quand même une position
18:05sur ce sujet de l'IA,
18:06parce qu'on voit des images
18:08qui sont contrefaites,
18:09on voit aujourd'hui des gens
18:10qui peuvent se faire influencer,
18:12alors non pas par un influenceur,
18:13cette fois-ci,
18:13mais par une image totalement virtuelle.
18:15Enfin, c'est très dangereux, quand même, ça.
18:18Je rejoins, Axel,
18:19dans le sens où, en effet,
18:20ce sera un outil de créativité.
18:22Il ne faut pas non plus...
18:24Enfin, il faut vivre avec son temps
18:25et, de toute façon,
18:25l'IA est une réalité aujourd'hui.
18:27Mais, en effet,
18:27elle va demander à ce qu'il y ait de la régulation
18:29et qu'il y ait de légifération
18:31autour de ces enjeux
18:32parce qu'il va y avoir un très grand problème.
18:34Nous, ça fait partie
18:35de nos gros enjeux de 2026.
18:37C'est la véracité de l'information
18:39sur les réseaux sociaux.
18:40Et ça, ça nous occupe énormément.
18:41Évidemment, l'IA,
18:43on l'a vu, là,
18:43avec les récentes actualités
18:45autour de Sora
18:46et de l'image
18:46de certains créateurs de contenu.
18:48Il y a un véritable sujet.
18:50Il va falloir, encore une fois,
18:51que la France et l'Europe
18:53préemptent ces enjeux-là.
18:55Et nous, on est là pour les accompagner.
18:56Même inquiétude chez vous
18:57parce que vos clients,
18:58il y a un enjeu business
18:59qui vous disent
19:00« Mais attendez,
19:01pas besoin de prendre une agence,
19:03pas besoin de prendre
19:03un créateur de contenu
19:04et d'influenceur
19:05parce que moi,
19:05je vais le faire moi-même
19:06avec mes équipes en interne. »
19:08Dans cette question-là,
19:08elle vous est adressée
19:09en tant que la chef d'entreprise,
19:11en tant que dirigeant d'entreprise.
19:13Oui, tout à fait.
19:14Mais après, je reviens
19:15sur les propos
19:16qu'effectivement,
19:16il ne faut pas lutter contre l'IA.
19:18Il faut voir comment
19:18on va l'utiliser au mieux
19:20pour justement produire
19:20plus de formats.
19:21Elle est là déjà
19:21dans votre entreprise ?
19:22Vous l'utilisez déjà ?
19:23Oui, on l'utilise déjà
19:24mais vraiment sur des fonctions
19:26par exemple qui sont liées
19:27à la prod,
19:28à la post-prod,
19:29effectivement à tout ce qui est
19:30réflexion sur des formats
19:31mais toujours avec une transparence
19:33et une validation humaine
19:34parce que pour l'instant,
19:35ça ne se substitue pas.
19:37Transparence.
19:37On dit aux clients
19:38« Je me suis appuyé sur l'IA
19:39et j'ai rajouté mon cerveau. »
19:41Oui, c'est important.
19:42Bien sûr.
19:43Oui, tout à fait.
19:43Sinon, il y a un petit peu
19:44et on se fait avoir
19:45sur la marchandise.
19:46Mais c'est vrai.
19:46Nous, on ne fait pas de,
19:47pour l'instant en tout cas,
19:48on ne fait pas de contenu
19:49entièrement généré par l'IA.
19:51Même sujet,
19:52même interrogation chez vous,
19:53dans votre entreprise.
19:54Je m'adresse à vous
19:55en tant que chef d'entreprise,
19:56Émilie.
19:57Tout à fait.
19:57Comme Axel,
19:58on l'utilise beaucoup
19:59sur plutôt un catalyseur
20:02de créativité
20:05ou accompagnement
20:06sur des tâches répétitives
20:07mais pour l'instant,
20:08pas de contenu
20:10fait totalement avec de l'IA
20:11et puis pour ce qui concerne
20:13les créateurs de contenu,
20:15il y a la notion de crédibilité.
20:17En effet, c'est vrai,
20:18on voit une évolution
20:19quand même sociétale
20:20puisqu'aujourd'hui,
20:20les gens ont confiance
20:22en tchat GPT
20:23pour prendre certaines décisions
20:24de couple,
20:24des grandes décisions de vie.
20:26Donc, on voit que quand même
20:27cette notion de confiance évolue.
20:30On n'aurait jamais pensé
20:31de ça possible
20:31il y a encore deux ans.
20:33Néanmoins,
20:33il y a quand même
20:34les gens suivent
20:35des créateurs de contenu
20:36parce que ce sont des perfs,
20:37parce que ce sont des humains.
20:39Des humains.
20:40D'accord.
20:40Et qu'il y a quand même
20:41un relationnel
20:42qui est différent
20:43de celui de la machine,
20:44même si ça peut évoluer
20:45dans la machine.
20:46Tout en restant vigilants
20:47parce que nos enfants
20:48qui ont 8, 9, 10 ans
20:49nous disent
20:50mais ça c'est la vérité.
20:51Et il faut quand même
20:51leur expliquer
20:52que parfois,
20:52les influenceurs
20:53vendent des produits.
20:54Je pense qu'il y a aussi
20:55une pédagogie à faire
20:55sur ce sujet.
20:56De toute façon,
20:57il y a de la pédagogie
20:58à faire auprès
20:59des plus jeunes audiences.
21:00Tout à fait.
21:00C'est très important.
21:01Bien sûr.
21:01Et des parents.
21:01puisque les enfants
21:03sont parfois seuls
21:04malheureusement devant
21:04des écrans
21:05et qu'il y a une responsabilité
21:07des parents
21:07à les accompagner,
21:09à offrir de la pédagogie.
21:10Avec la suppression
21:11des téléphones à 15 ans
21:12ou jusqu'à 15 ans
21:12qui a suscité l'hier
21:13de tous les enfants
21:14de 8, 9 ans et 10 ans
21:15qui trouvaient ça
21:16très injuste.
21:17Merci à vous
21:17de nous avoir éclairés
21:18sur un secteur
21:19et un secteur d'activité
21:20de notre économie.
21:21150 000 salariés
21:23qui travaillent
21:24dans cet environnement
21:26dont on n'avait jamais parlé
21:27dans Smart Job.
21:28Merci à vous deux.
21:28Merci chère Émilie Le Guignac.
21:30Vous êtes vice-présidente
21:32de l'UMIC
21:32à la tête d'une entreprise
21:34qui s'appelle
21:34Digital Brain Maker
21:36et vous êtes vice-présidente
21:37en charge de l'éthique
21:38et Dieu sait
21:38si ce sujet est important
21:39dans le secteur.
21:40Merci à vous
21:41cher Axel Huttin,
21:42futur membre de l'UMIC
21:44après cette campagne
21:45et un petit peu d'influence.
21:46Là, j'ai plus le choix.
21:47Là, j'ai mené
21:47une campagne d'influence.
21:48C'est le CEO de Green Bull Media,
21:50c'est votre entreprise.
21:51Merci à vous.
21:52Tout de suite,
21:53c'est Fenêtres sur l'emploi
21:54évidemment
21:54et j'accueille mon invité.
22:08Et on termine notre émission
22:10avec Fenêtres sur l'emploi
22:11pour s'intéresser
22:12aux compétences
22:13les plus demandées
22:14en 2026.
22:15Non, ce n'est pas
22:15une boule de cristal,
22:16c'est une étude passionnante
22:18que va nous dévoiler
22:19Vincent Béliveau.
22:20Bonjour Vincent.
22:21Bonjour.
22:21Vous êtes
22:21Chief International Officer
22:23chez Cornerstone,
22:24entreprise de la tech
22:25et vous avez scanné
22:27en quelque sorte
22:28à travers vos bases
22:29de données
22:30les compétences
22:31celles de 2026.
22:33Est-ce qu'elles sont
22:34très différentes
22:34de celles de 2026
22:35et quelles sont
22:36les compétences
22:37que vous avez identifiées ?
22:39Il y a une photo
22:41tout à fait différente
22:42entre cette année
22:42et l'année dernière.
22:44Sans surprise,
22:45l'IA bondit
22:46encore plus.
22:47L'année dernière,
22:48on parlait de 400%
22:49d'augmentation
22:50de demandes
22:50pour les compétences
22:51d'IA génératives.
22:52Cette année,
22:53on parle de 245%
22:54de bons
22:55pour la mise en place
22:56de l'IA.
22:57Donc,
22:57on passe à une autre étape.
22:58On n'est plus
22:59à seulement comprendre
23:00et maîtriser l'IA,
23:01on est à la mise
23:01en place de l'IA.
23:02Et,
23:03par ailleurs,
23:04on a des demandes
23:06qui démontrent
23:08que les recherches
23:09d'emploi
23:10ont changé
23:10un peu de paradigme.
23:11On ne cherche plus
23:12ou bien des compétences
23:13techniques
23:13ou bien des compétences
23:14dites humaines.
23:15On cherche
23:16à 50-50 exactement
23:18pour la première fois
23:18dans l'histoire du rapport.
23:20On cherche exactement
23:21un équilibre
23:21à 50-50
23:22que ce soit
23:23pour les compétences
23:23techniques
23:24où,
23:25par exemple,
23:25chez les ingénieurs,
23:26on va chercher,
23:27on va avoir une augmentation
23:28de 95% de demandes
23:30en intelligence émotionnelle
23:31et inversement,
23:32en support client,
23:34on voit une augmentation
23:34de 22%
23:35sur l'analyse de données,
23:36par exemple.
23:37Mais quand on parle
23:38de compétences
23:38et c'est là
23:38où ça devient intéressant
23:39pour notre émission,
23:40ça veut dire
23:40qu'on le déploie en métier.
23:42Ça veut dire
23:42qu'il y a des recherches
23:43de compétences
23:43et ensuite,
23:44j'imagine qu'il y a
23:44des déploiements
23:46de recrutement.
23:47Quand on dit compétences
23:48en IA,
23:48on cherche quel type
23:50de profil ?
23:50Parce que vous nous dites
23:51que là,
23:51c'est un profil,
23:51il faut qu'il soit
23:52à la fois dans l'humain,
23:53dans la technique.
23:55Ils existent ces métiers
23:56ou pas ?
23:56Ce qui se passe,
23:57c'est que tous les métiers
23:58sont appelés
23:59à incorporer l'IA.
24:01Et donc,
24:01chaque métier
24:02est appelé
24:02à devenir un hybride
24:04plus ou moins égal
24:06entre la compétence humaine
24:07et la compétence technique.
24:09Donc,
24:09il y a de la soft skills,
24:10il y a de la data,
24:11il y a de l'IA
24:11à l'intérieur même
24:13du même métier
24:14ou de la même compétence.
24:14C'est ce que notre étude révèle.
24:16On analyse 25 terabytes
24:18de données chaque jour
24:19dans plus de 200 pays
24:21sur toutes les publications
24:22de postes,
24:24les journaux académiques,
24:26les données quant au marché
24:27du travail
24:28de plusieurs pays,
24:29etc.
24:30et l'analyse de tout cela
24:31avec une réconciliation
24:33sur 50 000 compétences
24:34bien documentées
24:36en vient à cette conclusion
24:37de cet équilibre
24:38entre la demande
24:39de compétences techniques
24:40et la demande
24:41de compétences humaines.
24:42Ça,
24:42c'est le fruit du travail
24:43de Cornerstone
24:44et de vos bases de données.
24:46Puis ensuite,
24:46il y a le déploiement
24:47d'inventer.
24:48Est-ce qu'on invente
24:49de nouveaux métiers ?
24:50Est-ce qu'on s'appuie
24:51sur des collaborateurs
24:52qu'on va densifier,
24:53qu'on va augmenter
24:54de ces compétences ?
24:55Comment on peut faire ?
24:56Est-ce que vous êtes projeté
24:56jusque-là ?
24:59Ça,
24:59d'entreprise,
25:00de DRH,
25:01sur le sujet
25:02de l'écart de compétences,
25:04des déficits de compétences.
25:05D'un côté,
25:06on a des métiers
25:06qui sont automatisés.
25:07La tâche routinière,
25:08le savoir statique
25:09sont appelés
25:10à être automatisés
25:10par l'IA.
25:11Donc,
25:12on a un ensemble
25:12de métiers
25:12où on a une sur-offre
25:14d'emplois,
25:15de talents.
25:16et par ailleurs,
25:17on a d'autres métiers
25:18où il n'y a pas d'offre.
25:19Il y a eu trop
25:20de demandes soudaines
25:21et personne n'a été formé encore.
25:23Donc,
25:23il faut faire une mobilité interne.
25:25Or,
25:25pour encourager une mobilité interne
25:27dans une entreprise,
25:28comment le faire ?
25:29Il faut trouver
25:29le vivier de talents
25:30le plus proche du sujet
25:32avec les compétences adjacentes.
25:34Donc,
25:34c'est dans l'entreprise
25:35qu'on va augmenter,
25:36transformer,
25:36former,
25:37accompagner.
25:37C'est ça le sujet ?
25:38Exactement.
25:38Mais il faut d'abord
25:39identifier la compétence
25:40et les compétences fines
25:41de chacun et de chacune
25:42pour ensuite identifier
25:43les passerelles de métiers possibles.
25:45Inspirer et travailler
25:46sur vos bases de données
25:47ou vos sources
25:48puisque vous évoquez
25:48quand même des compétences
25:49qui sont très fines
25:50qui vont s'agglomérer
25:51les unes entre elles,
25:52en fait.
25:52Ça,
25:53c'est le travail qu'on fait
25:53avec nos clients
25:54pour les aider
25:55à avancer
25:57dans leur trajectoire
25:58de mobilité interne,
25:59de se préparer
25:59à la transformation.
26:00Il y a une transformation
26:00fulgurante
26:01qui se passe
26:01dans la majorité
26:03des industries
26:03et préparer les collaborateurs
26:05à adopter
26:06les postes nouveaux
26:08ou les postes changés
26:09est essentiel
26:10pour toute entreprise.
26:12Un mot quand même,
26:12je ne voudrais pas
26:12qu'on l'oublie
26:13même si c'est redescendu
26:14assez bas
26:14dans les enjeux
26:16ou les préoccupations
26:17des entreprises,
26:18ce sont les compétences vertes
26:19puisqu'on parle beaucoup d'IA.
26:21Mais là,
26:21il y a aussi
26:21dans votre étude Cornerstone
26:23les compétences vertes,
26:24des compétences liées
26:25aux technologies vertes.
26:26ce qui ne veut pas dire
26:27qu'il n'y a pas d'IA.
26:27On voit quand même
26:28que le vert,
26:30le green
26:31prend de la place
26:32lui aussi.
26:32Tout à fait.
26:33Je vais donner deux conclusions
26:35dans ce domaine-là.
26:37C'est-à-dire qu'il n'y a pas
26:37que l'IA qui change.
26:39Notre rapport est annuel,
26:40analyse toutes les compétences.
26:42Donc,
26:42deux autres grandes conclusions.
26:44Cette année,
26:47l'accélération
26:48assez fulgurante
26:48des demandes
26:49pour les compétences
26:50d'énergie renouvelable,
26:52d'énergie verte.
26:54et donc,
26:54c'est dans les 160%,
26:56à 180%
26:57selon la compétence,
26:58d'une part.
26:59Et par ailleurs,
27:00il y a aussi
27:00les soins de la santé
27:01où là,
27:02ce n'est pas lié
27:04à l'IA en particulier,
27:05c'est plutôt lié
27:05au vieillissement
27:06de la population.
27:07Et donc,
27:08la demande
27:09explose
27:09de plus de 200%
27:11pour des postes
27:12d'infirmiers diplômés.
27:13Et là aussi,
27:13compliqué de recruter.
27:14Et là aussi,
27:15très compliqué de recruter.
27:16Sur les métiers verts,
27:17c'est moins compliqué
27:18ou c'est les mêmes
27:19problématiques
27:20que pour l'IA ?
27:20C'est-à-dire
27:21qu'on est dans
27:21un écart de compétences
27:22entre ce qu'on recherche
27:24et ce qu'on peut trouver.
27:25On travaille
27:26sur des programmes
27:26importants
27:27de transformation.
27:29J'ai des sociétés
27:30qui travaillent
27:30avec des moteurs
27:31traditionnels
27:31qui doivent maintenant
27:32passer aux moteurs électriques
27:33et donc,
27:35reformer leur parc
27:37de techniciens,
27:38d'ingénieurs,
27:39etc.
27:39C'est tout un programme
27:40qui demande
27:41un accompagnement important.
27:42C'est passionnant.
27:42Sur le métier
27:43de la santé,
27:45je vais vous partager
27:45une anecdote.
27:46Une analyse
27:47qu'on a faite
27:47avec un client,
27:49dans ce cas-là,
27:49c'est en toute transparence
27:50aux États-Unis,
27:51qui cherchaient
27:52où trouver
27:53les compétences
27:54les plus proches
27:55pour ce domaine
27:56de l'accompagnement
27:57aux patients
27:58en clinique
27:59et en résidence.
28:02C'était dans le domaine
28:03de l'hospitalité,
28:04c'est-à-dire
28:04dans le domaine
28:04des hôtels
28:05où on a pu trouver
28:06la compétence
28:06la plus proche
28:07et les accompagner
28:08dans un programme
28:08d'accélération
28:10sur ces compétences.
28:11Merci Vincent Béliveau,
28:12étude passionnante
28:13Cornerstone
28:13à découvrir
28:14sur le site
28:15Cornerstone
28:16puisque c'est très riche.
28:17Elle est très éclairante
28:18aussi sur la manière
28:19dont il va falloir
28:20accélérer
28:20pour créer
28:22ces nouveaux métiers
28:23agglomérés.
28:24Étude passionnante
28:25portée par Vincent Béliveau,
28:26chief international
28:28officer
28:28chez Cornerstone.
28:29Merci de nous avoir
28:30rendu visite.
28:31Merci à vous,
28:32merci à toute l'équipe
28:32qui m'a allé préparer
28:33l'émission.
28:33Merci à Nicolas Juchat,
28:34Angel à la réalisation,
28:36Paul évidemment,
28:37au son,
28:37et merci à vous
28:38qui êtes fidèles
28:39à notre émission.
28:40Je vous dis à très bientôt.
28:41Bye bye.
28:43– Sous-titrage ST' 501
Commentaires

Recommandations