- il y a 7 heures
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
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00:00BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur d'Aurora.
00:07Et il est midi une sur BFM Business lors des experts de l'IMO, mais avant cela, un rappel des principaux titres de l'actualité avec d'abord les ambitions américaines au Groenland.
00:15Et c'est toujours l'impasse dans les discussions avec les autorités danoises.
00:19La première ministre parle ce midi de désaccord fondamental avec l'équipe de Donald Trump qui convoite le Groenland.
00:24Les deux pays ont convenu de mettre en place un groupe de travail, mais cela ne change rien, assure la chef du gouvernement danois qui promet de poursuivre ses efforts pour empêcher une prise de contrôle américaine du territoire.
00:36Nos débats budgétaires en France qui ont repris après le rejet sans grande surprise des deux motions de censure examinées hier.
00:43Notez que ce matin, les socialistes n'ont pas réussi à faire voter un nouvel impôt sur la fortune censé rapporter, 3 milliards d'euros supplémentaires par rapport à l'actuel impôt sur la fortune immobilière.
00:53Les députés avaient déjà supprimé hier soir la taxe sur les holdings.
00:57Ils ont en revanche rétabli l'indexation sur l'inflation du barème de l'impôt sur le revenu pour toutes les tranches contre l'avis du gouvernement qui en espérait 2 milliards de recettes.
01:07Enfin c'est officiel, le taux du livret A va descendre à 1,5% à partir du 1er février.
01:12C'est une annonce de Bercy ce matin, une mauvaise nouvelle évidemment pour les épargnants avec un rendement qui aura donc été divisé par 2 en l'espace d'un an.
01:20Mais une bonne nouvelle pour les bailleurs sociaux dont les intérêts d'emprunt, je vous le rappelle, sont indexés au taux de rémunération du livret A.
01:27Allez, c'est l'heure des experts de l'IMO justement.
01:29Et les experts de l'IMO, c'est tous les jours sur BFM Business, une demi-heure pour parler de notre immobilier, de nos logements.
01:43Et comme tous les jours, ça démarre par cette séquence qui vous concerne, amis professionnels de ce secteur et qui nous concerne consommateurs de cet immobilier.
01:53Des anecdotes, des histoires, terrains de vos métiers respectifs.
01:57Et aujourd'hui, je dois dire que le sujet me passionne.
02:00Comment finalement mieux valoriser nos biens immobiliers pour peu qu'ils aient un balcon, une terrasse, un jardin ?
02:06Ben, en les améliorant en fait, ces balcons, ces terrasses, ces jardins, on peut finalement gagner 10, 30% de valeur supplémentaire.
02:14On verra ça dans quelques instants en faisant de belles terrasses et de beaux jardins.
02:17Vous allez voir ça.
02:18Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour.
02:20On parle beaucoup du marché locatif régulièrement sur l'antenne de BFM Business et dans les experts de l'IMO.
02:25On parle beaucoup du locatif meublé.
02:28Où en est-on de ce marché ?
02:30Est-il voué à disparaître, n'est-ce pas, le sens de l'histoire que de revaloriser la location nue au détriment du meublé ?
02:36On verra ça dans quelques instants.
02:38Ce sera à mon avis assez dynamique comme débat.
02:40Mais d'abord donc, le pro de l'IMO.
02:43Les experts de l'IMO, le pro de l'IMO.
02:47Et on est en ligne avec César Saint-Ouen, architecte, paysagiste et fondateur de Terrasses et Jardins de Paris.
02:53Bonjour César.
02:55Bonjour Marie-Claire.
02:56Alors, Marie, tout court, on dirait que je m'appelle Marie-Claire.
02:59Mais en réalité, mon prénom c'est Marie et mon nom de famille c'est Cœur de Roi.
03:02Mais je suis ravie de faire votre connaissance, César.
03:05Bref, nous sommes ici non pas pour se présenter l'un à l'autre,
03:08mais pour que vous nous présentiez vos ambitions pour nos espaces extérieurs
03:13et comment ça peut valoriser l'intégralité de notre propriété immobilière
03:17que de mieux valoriser aussi ces espaces extérieurs.
03:22Très souvent, on est appelé pour aménager des espaces extérieurs, de A à Z on va dire.
03:28Mais il se trouve que parfois, on est aussi appelé pour une vente.
03:34Et on a d'ailleurs des agences immobilières qui font appel à nous pour déclencher une vente.
03:40Et parfois, les gens ne se rendent pas compte que s'ils ont une terrasse avec un gros vis-à-vis, par exemple,
03:45tout ça, ça peut se traiter, bien se traiter.
03:49Et ça peut déclencher une vente.
03:50Et on a le cas assez souvent, dans l'année, je dirais une dizaine de cas,
03:56où des ventes se sont déclenchées beaucoup plus rapidement sur des biens
03:59où le vendeur a investi un peu d'argent sur l'aménagement de sa terrasse ou de son jardin.
04:06Et évidemment, les gens ont du mal un petit peu à se projeter en extérieur, en intérieur un peu plus.
04:15Mais en extérieur, ils ont du mal à avoir déjà ce que le végétal peut amener,
04:21l'aménagement, les niveaux, la lumière, la pergola.
04:26Enfin, tout ce qu'on peut, nous, chez Terrasse et Jalin de Paris faire,
04:31qui fait que le bien change complètement d'aspect.
04:35Il ne faut pas oublier que très souvent, les architectes d'intérieur qui nous interrogent
04:39nous disent, dans un salon, il y a une grande belle vitrée,
04:42c'est le plus grand tableau qu'il y a dans la pièce.
04:46Et effectivement, quand on rentre dans la pièce à vivre
04:49et que vous avez un tableau qui n'est pas du tout le même,
04:52eh bien, ça change un peu la donne.
04:54Oui, on est complètement d'accord, vous parlez de ces grands tableaux.
04:56Alors, vous avez deux exemples concrets à nous apporter
04:58pour bien comprendre ce que vous nous dites.
05:00Alors, un exemple où on a un très, très gros tableau,
05:02on va partir à Neuilly-sur-Seine,
05:04et un exemple où ce n'est pas tant le tableau et la revalorisation du patrimoine
05:08que de même déclencher, vous le disiez, l'acte d'achat.
05:11Et on va partir du côté de Saint-Ouen.
05:12Mais d'abord, sur Neuilly, vous avez un cas quand même particulier
05:18où en investissant quand même pas mal de petits sous,
05:21on arrive à transformer un jardin
05:24pour en faire vraiment un atout clé d'un logement, quoi.
05:28Oui, c'était un jardin qui était enclavé avec…
05:31C'était une maison individuelle à Neuilly
05:33qui était enclavée avec un immeuble à droite
05:35et un autre immeuble à gauche,
05:37un gros mur en pierre devant.
05:40Et nous, on a habillé tout ça,
05:43on a donné des volumes,
05:44on a mis même des miroirs dans le jardin.
05:48On a créé une terrasse et une pergola,
05:52donc on a créé un espace de vie beaucoup plus grand
05:55qui se prolonge de l'intérieur vers l'extérieur.
05:58On a créé une terrasse sur le même niveau
06:00et ensuite, on a créé une terrasse, on va dire, plus jardin,
06:07même avec un mini-golf.
06:09Et il se trouve que cette personne,
06:12pour des raisons professionnelles,
06:14a dû, à la fin de tous ses travaux, vendre.
06:17Et la valorisation du bien,
06:21il m'a dit,
06:24moi je pense que c'est un peu plus,
06:26mais il m'a dit qu'il avait vendu 30% plus cher.
06:29C'est magnifique, on voit les images pendant qu'on se parle,
06:31c'est quand même effectivement magnifique.
06:33Moi je n'ai pas de retour, donc je ne vois rien.
06:34Non, mais je vous le garantis, moi je l'ai vu le retour,
06:36je pars vivre à Neuilly-sur-Seine,
06:38il va falloir faire une cagnotte pour m'aider quand même,
06:41parce que là, en l'occurrence…
06:41Non, mais je l'ai vu.
06:43Oui, vous l'avez vu, je l'ai vu pendant longtemps.
06:45Mais là, en l'occurrence, on parle quand même d'un bien immobilier
06:48acheté à 4,7 millions d'euros en 2021
06:51et revendu donc deux ans plus tard à 6,2 millions d'euros.
06:57Oui, effectivement, alors il y a le marché évidemment qui a dû jouer,
07:00évidemment puisqu'on parle de 2021,
07:02taux à 1% pré-stratosphérique,
07:04mais enfin, quand même, il y a ce sujet de l'embellissement.
07:07Il y avait une autre histoire, rapidement, très rapidement,
07:09César, dont vous vouliez nous parler,
07:11où là c'était un appartement et non pas une maison,
07:13avec une terrasse, qu'il a peiné à se vendre.
07:15Ça faisait des mois qu'il était sur le marché, ce bien-là.
07:18Et finalement, quelques semaines à peine,
07:20après que vous ayez entamé justement la rénovation,
07:23l'embellissement de cet espace extérieur,
07:25le bien a finalement trouvé preneur.
07:26Oui, parce que d'abord, vous comprenez bien
07:31qu'il n'y a pas besoin d'être un très grand architecte paysagiste
07:35pour comprendre que depuis le Covid et même avant,
07:39les espaces extérieurs sur Paris ou dans les métropoles
07:43sont quand même des espaces rares.
07:46Les gens se sont rendus compte que c'était un espace de vie
07:50qui pouvait avoir du sens après le Covid.
07:54Et donc, là, les gens ne se projetaient pas,
07:57ce n'était pas très joli avant, on va dire.
08:01Et là, le fait d'avoir des beaux végétaux,
08:04de traiter le vis-à-vis, d'avoir une belle lumière,
08:09ça a déclenché le côté waouh.
08:11Et la vente s'est faite, je crois, une semaine
08:16ou dix jours après notre intervention.
08:20Donc, c'est vraiment un cas concret
08:21qui fait que les gens ont…
08:27Dans un achat, vous savez, vous avez la partie technique,
08:30on va dire, mètre carré, combien de chambres et tout ça,
08:33mais la partie qui n'est pas palpable
08:35et qui fait l'acte d'achat
08:37et qui diminue, on va dire, l'attente de vente,
08:43c'est ça qui fait la différence.
08:46C'est clair.
08:47– Eh bien, en tout cas, César,
08:48je pense que le message est passé
08:49pour toutes celles et ceux
08:50qui veulent revaloriser leur patrimoine
08:52ou accélérer la vente de leurs biens immobiliers.
08:54Si vous avez un espace extérieur,
08:56pensez à l'embellir.
08:57Ça vous fera du bien à vous-même
08:58et puis ça vous fera gagner peut-être en prix
09:00si vous devez le revendre.
09:02Merci, César.
09:02César Saint-Ouen, architecte paysagiste
09:04et fondateur de Terrasses et Jardins de Paris.
09:08Tout de suite, c'est l'heure des débats et du meublé.
09:13– Les experts de l'IMO, le débat.
09:17– On dirait un teasing de film d'horreur
09:19quand je dis ça, c'est horrible.
09:20Film d'horreur, je ne sais pas,
09:21mais enfin, voilà un marché
09:22qui a surmonté beaucoup de crises
09:25et pour cause, il est quand même à ce jour
09:29plus rentable que le marché de la location vide,
09:32longue durée.
09:32Je parle du marché du meublé.
09:35À mes côtés, pour en parler,
09:36Frédéric Lecoq, président fondateur de Paris Attitude.
09:38Bonjour.
09:38– Bonjour Marie.
09:39– Et Pierre Otus, délégué général de Pluriance,
09:42notamment.
09:42Bonjour.
09:43– Bonjour Marie.
09:44– Alors, donc, on va en parler tous les deux.
09:45Alors, d'abord Frédéric,
09:46puisque c'est la première fois qu'on se rencontre.
09:48Paris Attitude, j'imagine que vous avez une spécificité
09:50sur le logement meublé.
09:52– Tout à fait.
09:52Donc, depuis maintenant 24 ans,
09:54on est spécialiste de la location d'appartements meublés.
09:57On a commencé par le cours,
09:58au tout début de notre existence.
09:59Et puis, aux alentours de 2015, en fait,
10:02on est passé beaucoup plus, en fait,
10:03sur la location meublée longue durée.
10:06– Bon, après, la longue durée dans le meublé,
10:07elle est moins longue que dans le nu.
10:09– Bien sûr, bien sûr.
10:11– Mais en gros, vous êtes passé du meublé touristique
10:13au meublé classique.
10:14– C'est ça.
10:15C'est ça.
10:16Pour diverses raisons historiques, en fait,
10:20à l'activité.
10:21Et nos clients, en fait,
10:24sont à la fois internationaux, nationaux.
10:27Et donc, on répond, en fait,
10:28à des besoins professionnels, étudiants,
10:31et aussi des Parisiens ou Franciliens
10:34en période de transition,
10:35ce que j'appelle période de transition,
10:37c'est-à-dire de jeunes divorcés,
10:39des gens qui ont des travaux à faire dans leur bien
10:41et qui se retrouvent, en fait,
10:43dans le besoin de se loger temporairement.
10:46Et donc, c'est à ça qu'on répond comme marché.
10:49– Frédéric, je vous pose cette question-là
10:50parce que précisément, c'est intéressant,
10:52le sens de votre histoire chez Paris Attitude.
10:54C'est-à-dire qu'on a eu de plus en plus de réglementations
10:56pour lutter contre, finalement,
10:58l'importance que prenaient les Airbnb & Co
11:01et donc le meublé touristique.
11:02Et donc, finalement, vous êtes reparti sur du meublé classique.
11:04C'est parce qu'à ce jour, on est d'accord
11:06que la fiscalité est quand même plus attractive
11:10pour un propriétaire bailleur
11:12s'il investit en meublé qu'en location vide.
11:14Est-ce que demain, vous ne ferez pas, finalement,
11:16de la location vide
11:17quand les lois auront été modifiées ?
11:18– Non, je ne pense pas que je presse pivot.
11:21On est tout à fait, on est référents, en fait,
11:23sur la location d'appartements meublés,
11:25moyenne et longue durée.
11:26Donc, passer en nu, ce serait un non-sens.
11:30Alors, la fiscalité, effectivement,
11:32elle était extrêmement intéressante.
11:34– Oh, le passé ?
11:35Oh, je le vois, le passé, elle était ?
11:37– Bien sûr qu'elle était,
11:38puisque maintenant, elle devient un petit peu moins intéressante.
11:41Donc, ce qu'on voit, en fait,
11:42c'est que nos gouvernants, en gros,
11:44rajoutent de la fiscalité
11:45plutôt que de retirer de la fiscalité,
11:48je dirais, sur la location nue.
11:50Le statut du bailleur privé arrive.
11:53– Oui, on va en parler, mais enfin bon.
11:54– On va voir ce que ça va donner.
11:55– A priori, il est censé être favorable à la location vide
11:58plus qu'à la location meublée, en l'occurrence.
12:00Mais Pierre, sur cette fiscalité,
12:02puisque c'est vrai qu'effectivement,
12:03je les vois, ceux qui me parlent de la location meublée,
12:05qui me disent, oh mon Dieu,
12:06on est en train de nous taper dessus, mon Dieu, mon Dieu.
12:08On parle de quoi ?
12:09La réintégration de l'amortissement
12:11dans le calcul de la plus-value, c'est ça ?
12:13– Oui, c'est ça.
12:13En fait, quand on fait de la location meublée
12:15au régime réel, donc pas au régime micro,
12:17pas d'abattement fréquilitaire,
12:20eh bien, on a la possibilité
12:21d'avoir la mise en place
12:23d'une comptabilité, un peu comme une société
12:25sans vraiment l'aide,
12:26pour ça que ça s'appelle non-professionnelle.
12:27C'est à cheval entre les deux.
12:29– L-M-N-P, loueur meublé non-professionnel.
12:31– C'est un dispositif qui a été inventé
12:33pour justement s'adapter
12:34à la situation du meublé,
12:36et on a le droit d'amortir à la fois
12:38une partie du bien,
12:39c'est-à-dire que c'est le bien moins le terrain,
12:41si on se fait schématiquement,
12:42mais aussi les travaux,
12:44au-delà d'un certain montant,
12:45en général, 500 euros,
12:47moins de 500 euros, on passe en charge,
12:49au-delà de 500 euros,
12:50on rentre dans un schéma d'amortissement.
12:52Et donc, cet amortissement porte ses fruits,
12:53rend le dispositif plutôt attractif
12:55qui devrait servir de modèle,
12:56plutôt que de vouloir être enfoncé par nos gouvernants.
12:59– Ça permet finalement de réduire son imposition
13:01sur les revenus fonciers qu'on perçoit.
13:04– Oui, et puis on lisse dans le temps un petit peu,
13:06c'est vraiment un système totalement différent
13:07du régime des revenus fonciers
13:09qu'on connaît dans l'allocation nue,
13:10qui est le plus et le moins,
13:11et puis c'est tout.
13:13Et donc, on amortit à la fois le bien,
13:15une partie du bien,
13:16mais aussi les travaux.
13:17Et l'effet pervers,
13:20qui a un double effet qui se coule,
13:21je pense,
13:21de cette obligation nouvelle
13:23de réintégrer les amortissements
13:25au moment du calcul
13:27de la plus-value à la revente,
13:28eh bien,
13:29on vient vraiment
13:30donner un coup de marteau
13:33à ceux qui ont fait des travaux.
13:35En fait,
13:35les travaux,
13:36comme ils sont amortis,
13:37le bénéfice qu'on aurait
13:38à déduire
13:39ou à amortir ces travaux,
13:41selon qu'on fasse
13:41l'allocation meublée ou nue,
13:43eh bien, dans le meublé,
13:44c'est perdu à la revente,
13:44parce que ça devient
13:46un impôt très, très, très important
13:49et qui déclenche immédiatement
13:50la surtaxe de 6%
13:51qu'il faut connaître
13:52parce qu'on arrive
13:53avec une base imposable
13:55qui est sur quasiment
13:55toute la valeur du bien,
13:56plus les travaux
13:57qu'on aurait amortis.
13:58Et donc là,
13:59ça vient grossir
14:00la base imposable
14:01et donc l'impôt sur les plus-values
14:02devient très, très, très,
14:03très méchant à ce moment-là.
14:04Sauf que, Frédéric,
14:05je me retourne vers vous,
14:06est-ce que c'est quelque chose
14:07qui pénalise véritablement
14:08l'attractivité du dispositif ?
14:09Moi, je me rappelle
14:10de ceux qui ont porté
14:11la volonté, justement,
14:13de réintégrer l'amortissement
14:15au moment de la revente
14:16dans le calcul de la plus-value,
14:18qui disait, en fait,
14:19on a 60 à 70% de mémoire
14:21de propriétaires
14:22qui sont au statut
14:23du loueur meublé
14:24non professionnel
14:24qui ne paient aucun impôt
14:26sur les revenus locatifs
14:27qu'ils perçoivent.
14:28Est-ce que ça,
14:28c'est tout à fait logique ?
14:29Et est-ce que c'est pas logique
14:30quelque part, finalement,
14:31que, bon, à la fin,
14:33on réintègre
14:34ce qu'on a gagné, quoi ?
14:36Ça me semble logique.
14:37Après, j'ai pas cette notion,
14:39en fait, sur les 70%
14:41que vous évoquez,
14:42en gros, de personnes
14:44qui ne réintègrent pas.
14:46En fait, nous,
14:47depuis ces changements
14:49sur le LMNP,
14:51on voit en fait
14:53un ralentissement
14:54des propriétaires.
14:56Uniquement lié, selon vous,
14:58au changement
14:58de ce statut fiscal ?
14:59C'est un très léger ralentissement.
15:01C'est un très léger ralentissement.
15:02Pourquoi ?
15:02C'est très intéressant,
15:03parce qu'en fait,
15:04comme je vous dis,
15:05en fait, par attitude,
15:07on fait de la location meublée
15:08longue durée,
15:09on fait du logement meublé,
15:10et on répond, en fait,
15:11à un besoin,
15:12un besoin de flexibilité.
15:14Il y a une rentabilité
15:15qui est un peu plus importante
15:16qui l'est de moins en moins.
15:17Donc, l'avenir nous dira
15:19comment le NU, en fait,
15:20va rattraper la fiscalité
15:22du meublé.
15:24Mais, en fait,
15:24on répond à un besoin
15:25vis-à-vis des propriétaires.
15:27Je vais vous donner
15:28un exemple, en fait,
15:29qui va vous parler.
15:31On a un de mes propriétaires,
15:32en fait,
15:32qui est journaliste
15:33envoyé spécial.
15:34Et donc,
15:35il part pour des missions
15:36d'environ 8, 10, 12 mois,
15:38en fait, à l'étranger.
15:39Et quand il est venu chez nous,
15:40en fait,
15:41c'est parce qu'il avait
15:41ce besoin de flexibilité.
15:43Il voulait garder son bien,
15:44mais il voulait, en fait,
15:46ne pas le laisser inoccupé,
15:47ne pas le louer en courant durée.
15:48Il voulait, en fait,
15:49trouver, en fait,
15:50des clients
15:51qui pouvaient
15:52reprendre son appartement,
15:54occuper son appartement
15:54pendant la durée, en fait,
15:56de sa mission à l'étranger.
15:57Donc, c'est un échange
15:58comme ça.
15:58On est dans un monde, en fait,
15:59qui devient de plus en plus nomade,
16:00de plus en plus mobile.
16:02Et donc, on répond
16:03à ce besoin-là.
16:04Je pense que la fiscalité
16:05n'est pas le principal
16:06axe d'entrée
16:08de nos propriétaires
16:10qui nous appellent
16:10et qui nous disent
16:11bonjour,
16:12j'aimerais, en fait,
16:13faire appel à vous
16:13pour louer mon appartement.
16:14C'est hyper intéressant
16:15ce que vous dites, Frédéric,
16:16parce que vous amenez là
16:17l'intérêt du propriétaire
16:18d'ailleurs.
16:19Je pose la question
16:19de l'intérêt du locataire.
16:21Alors, évidemment,
16:21j'ai mon pris,
16:22mais on va encore m'accuser
16:23de faire que du Paris-Paris-Paris.
16:25Mais enfin, moi,
16:25on est quand même
16:25sur la ville
16:26la plus tendue de France.
16:28Vous cherchez un logement nu
16:29aujourd'hui,
16:29vous n'en trouvez pas.
16:30Le logement permanent
16:31a disparu.
16:32Enfin, je vous le dis
16:33parce que moi-même,
16:33locataire,
16:34pour celles et celles
16:34qui s'en auraient échappé,
16:36quand je cherchais,
16:37je ne trouvais pas.
16:38Et pire en pire,
16:40vous n'avez que
16:40du logement meublé.
16:41Est-ce que la demande
16:42de meublé aujourd'hui,
16:44elle est aussi importante
16:45que l'offre
16:46parce qu'il y a
16:47de l'attrait fiscale
16:49ou nécessaire
16:50par rapport au rythme de vie
16:51de ces propriétaires-là,
16:52en fait ?
16:53Oui, en province.
16:55Oui, du coup,
16:55c'est l'occasion
16:57de faire une proposition,
16:58c'est de retirer Paris
16:59du périmètre
16:59de la politique du logement
17:00en France
17:01parce que ça vient
17:02quand même brouiller
17:02beaucoup la ligne.
17:05Il y a un effet très fort
17:06Dites que je brouille,
17:06c'est ça ?
17:07Bravo !
17:07Non, non, non,
17:08mais il y a un effet très fort
17:09sur l'encadrement des loyers
17:11lié à l'augmentation
17:12du nombre de meublés
17:13à Paris.
17:15Le régime LMNP
17:16fonctionnait
17:16et existait déjà
17:17avant la mise en place
17:18de l'encadrement des loyers
17:19dans sa première mouture
17:20qui a changé dix fois
17:21depuis qu'on le connaît.
17:22Mais précédemment,
17:26la demande de meublés
17:27était forte,
17:27mais il n'y avait pas
17:28autant de basculements
17:30vers l'allocation meublée.
17:31Pourquoi ?
17:32Parce que dans le système
17:33d'encadrement,
17:34définition administrative
17:35des loyers
17:35tel que c'est mis en place
17:37à Paris depuis longtemps
17:38maintenant,
17:38c'est le plus vieux,
17:39eh bien,
17:40le meublé permet
17:41d'avoir un loyer
17:41un peu plus élevé.
17:42Oui,
17:43et le pratique
17:43est ce qu'on appelle
17:44aussi un complément
17:45de loyer,
17:46parfois franchement abusif
17:48parce que les compléments
17:50de loyer
17:50pour des rez-de-chaussée
17:51avec vue sur le local poubelle,
17:53j'en ai vu,
17:54je vous conseille
17:54d'aller voir
17:55sur les sites d'annonce,
17:55ça fait le coup de rien.
17:56Oui et non,
17:57et cette histoire
17:57du complément de loyer
17:58que personne ne comprend
17:59et que personne
17:59ne sait bien appliquer,
18:01ça met en relief
18:03le fait que vouloir définir
18:05administrativement
18:06un marché immobilier...
18:08Pierre,
18:08vous nous dites en gros
18:08clairement que c'est
18:09l'encadrement des loyers
18:10qui a fait que l'explosion
18:11en meublé
18:11est là ?
18:12C'est l'une des causes
18:13principales
18:14de la conversion
18:15d'une grande partie
18:16du parc parisien
18:17vers la location meublée,
18:18tout à fait.
18:19Et sans l'encadrement
18:21des loyers,
18:21ça ne se serait pas
18:22opéré de la même manière.
18:24Voilà,
18:24je ne fais pas une critique
18:25spécifique sur l'encadrement
18:27des loyers,
18:27même si je pourrais le faire
18:28avec forte conviction,
18:29mais je fais un constat...
18:30Mais ça, on y dédira
18:31deux heures pour ça.
18:32C'est un constat
18:33que l'on fait chez Clameur,
18:34l'Observatoire de loyer
18:36des marchés immobiliers,
18:40qu'on va essayer
18:41de mettre en valeur
18:42dans notre prochaine
18:43conférence de presse,
18:45ces impacts
18:45de l'encadrement
18:46des loyers
18:46sur les marchés.
18:47Et je parle,
18:48mis à part la province,
18:49parce qu'en province,
18:50il y a une très forte demande,
18:52notamment des étudiants,
18:53des personnes en mobilité.
18:54Et je ne dis pas
18:54qu'il n'y en a pas à Paris
18:55parce qu'il y en a une très forte
18:56et parfois plus selon les quartiers
18:58et les catégories de personnes
18:58parce qu'il y a beaucoup plus
18:59de mobilité à Paris.
19:00mais en province,
19:01le logement étudiant
19:02dans les résidences étudiantes
19:03mais aussi dans le diffus,
19:05il y a beaucoup de locations meublées
19:06maintenant dans le diffus
19:07et les habitudes sont
19:08à avoir des appartements
19:09meublés clés en main,
19:11presque même jusqu'à
19:12le compteur d'électricité,
19:13la box internet,
19:16etc.
19:16Les locataires veulent venir
19:18clés en main.
19:19Jeunes professionnels,
19:19professionnels en mobilité,
19:21reconversion,
19:22famille qui se disloque
19:24parfois malheureusement
19:25et les étudiants.
19:27Et ça, ça répond vraiment
19:28à une offre.
19:29Et donc, venir
19:29casser un petit peu
19:32cette dynamique
19:32plutôt que d'en servir
19:33comme modèle,
19:35à la fois ça déroute
19:36les investisseurs
19:36qui se détournent
19:37de l'investissement immobilier
19:38tout court,
19:39mais aussi ça vient
19:39gratter une offre
19:41qui est pourtant nécessaire
19:42et importante
19:42pour les locataires,
19:44pour ceux qui cherchent
19:44des logements.
19:45Frédéric, vous vouliez réagir
19:46à ce que disait Pierre ?
19:46Je suis entièrement d'accord
19:47avec Pierre,
19:48donc ça ne fait pas très débat.
19:49Non mais ce n'est pas le but,
19:50c'est des échanges,
19:51on appelle ça le débat,
19:52mais en fait le but
19:53ce n'est pas de se taper dessus.
19:54C'est arrivé une fois
19:54que ça monte un peu,
19:55mais bon.
19:57Mais effectivement,
19:59c'est le type de meublé,
20:01en fait la remarque
20:01de Pierre est très intéressante,
20:03c'est le type de meublé
20:04que nous proposons,
20:05c'est-à-dire du prêt-à-vivre.
20:06Nous, on a la box,
20:08on a Internet,
20:09on a le linge de maison.
20:12Mais ce qui fait,
20:12ce qui fait évidemment
20:13des loyers plus élevés,
20:14on ne va pas se mentir.
20:15Ce qui fait évidemment
20:16des loyers un peu plus élevés,
20:17mais il y a un turnover
20:19un peu plus important,
20:21donc qui dit turnover,
20:21une légère dégradation
20:23un peu plus importante
20:23des biens sur le long terme.
20:24Des coûts à cause de l'usage ?
20:26A cause d'entretien,
20:27tout à fait.
20:27A cause de l'entretien,
20:27effectivement.
20:28Et puis,
20:29une petite occupation
20:31entre deux locations.
20:33Notre moyenne de durée de location,
20:34c'est à peu près huit mois.
20:35D'accord.
20:35Et donc,
20:36entre deux locations,
20:37il se passe souvent,
20:38en fait,
20:39en fonction de la période
20:40et la saisonalité
20:40à laquelle,
20:41en gros,
20:41on a une sortie des lieux,
20:43ça peut prendre une semaine,
20:45deux semaines
20:45avant de retrouver,
20:46en fait,
20:47quelqu'un.
20:48Et donc,
20:50on est en fait,
20:52effectivement,
20:52sur une dynamique
20:53plus importante,
20:54donc sur la croissance
20:56du meublé,
20:57de par,
20:57effectivement,
20:58la restriction,
20:59je dirais,
21:00de l'encadrement des loyers.
21:01Mais il y a aussi
21:02un autre élément.
21:04On voit aussi que
21:05l'allocation touristique,
21:07avec l'avènement d'Airbnb,
21:08pour ne pas les citer,
21:09a amené énormément
21:11de propriétaires
21:12qui avaient,
21:13en fait,
21:13des avantages considérables
21:15à aller dans la location
21:15meublée courte durée.
21:17Et à force de réglementation,
21:18ils sont revenus
21:18sur la longue durée.
21:19Ils sont revenus
21:20sur la longue durée
21:20en meublé.
21:22Oui, bien sûr.
21:22Et ma question,
21:23parce que là,
21:23c'est très intéressant,
21:24Pierre disait aussi,
21:27en gros,
21:27c'est des gens
21:27qu'on va perdre
21:28à force de leur taper dessus
21:29fiscalement,
21:30je résume grossièrement.
21:32Et en fait,
21:32ces gens-là,
21:33ils vont ne plus investir du tout.
21:34C'est-à-dire que
21:35la conviction de Pierre,
21:36ce n'est pas qu'ils vont
21:37se retourner vers du nu,
21:38c'est qu'ils vont partir tout court.
21:40Est-ce que c'est ce que
21:40vous constatez, Frédéric ?
21:42Ceux qui partent,
21:44est-ce qu'ils partent
21:44pour un autre type
21:45d'investissement locatif,
21:46type de l'allocation
21:47de vie de longue durée,
21:48ou ils partent, partent ?
21:50Alors,
21:51il y a tous les cas.
21:52Si vous voulez,
21:53nous, encore une fois,
21:54en fait,
21:54nos propriétaires ne viennent pas
21:55pour des raisons fiscales.
21:57Ils viennent parce qu'ils ont
21:58un besoin temporaire.
21:59Quand même, Frédéric,
22:00on est entre nous.
22:03Entre nous,
22:04je ne suis pas certain.
22:05Mais ce n'est pas le besoin principal.
22:07Vraiment.
22:07Mais ils cherchent la rentabilité.
22:09Et on ne leur jette pas la pierre.
22:12Non, mais vraiment.
22:14Ça paraît logique.
22:14S'il n'y a pas d'avantage.
22:16La plupart de nos propriétaires
22:16ne sont pas investisseurs.
22:19Ils ont, en fait,
22:20un besoin,
22:22un besoin dans une période donnée.
22:26Et en fait,
22:26ça répond, en gros,
22:27à la flexibilité,
22:28à la mobilité,
22:29à la fois des locataires
22:30et la flexibilité
22:31que recherchent les propriétaires.
22:32C'est hyper important.
22:33Bon, il nous reste peu de temps.
22:34Et comme je veux qu'on parle
22:35de ville et d'un truc,
22:36il nous reste 4 minutes.
22:37Alors, on va aller vite.
22:38Juste le truc,
22:39on le sait,
22:40c'est le statut du bailleur privé.
22:41On l'a plus ou moins évoqué
22:42en début d'échange.
22:43Le statut du bailleur privé,
22:45qui est dans les cartons
22:46du projet de loi de finances
22:46actuellement en discussion,
22:47qui a été évité de sa substance
22:49déjà 12 fois.
22:50Quoi qu'il arrive,
22:50le sens de l'histoire,
22:51c'est pour ça que je dis ça,
22:52c'est qu'on a le sentiment
22:59étant pour celles et ceux
23:00qui font de la location vide,
23:02longue durée,
23:03et à l'inverse,
23:04d'amoindrir les avantages
23:05pour ceux qui faisaient
23:06de la location meublée,
23:07longue, moyenne durée,
23:09ce que vous voulez.
23:10Est-ce qu'aujourd'hui,
23:11vous sentez ce sens-là ?
23:12Et dans ces cas-là,
23:12le conseil,
23:13parce que c'est le sujet
23:14de notre émission,
23:15qu'est-ce que...
23:15Alors, j'imagine bien, Frédéric,
23:16vous n'allez pas me dire le contraire.
23:17Enfin, moi aussi,
23:18vous allez me dire le contraire.
23:19Qu'est-ce qu'il faut ?
23:20Dans quoi il faut que j'aille ?
23:21Vers quoi il faut que j'investisse ?
23:23C'est très difficile
23:24d'être investisseur aujourd'hui.
23:26Je connais peu de professions,
23:27enfin, de filières immobilières
23:30dans lesquelles on a
23:31une instabilité permanente.
23:33C'est un véritable harcèlement textuel
23:35qu'on a toutes les propositions de loi
23:37tous les jours,
23:38dans tous les sens,
23:39et une absence de cohérence totale
23:42sur la politique du jugement
23:43qui pourtant a besoin
23:43de beaucoup de cohérence
23:45avec beaucoup de paramètres.
23:46Sur le statut du bailleur privé,
23:48il y a quelque chose de positif,
23:50c'est que fondamentalement,
23:51tous bords confondus,
23:52à part peut-être quelques résistants
23:54qui sont à la toute gauche
23:57de l'hémicycle,
23:58ont compris qu'il y avait un sujet
24:00sur le logement,
24:02l'accès au logement
24:03et toute une filière
24:04qui travaille autour
24:05et qui crée de la richesse
24:07et fait fonctionner notre économie,
24:09eh bien, cette prise de conscience
24:10qu'il fallait faire quelque chose.
24:12Qu'il fallait redonner
24:12un avantage fiscal
24:13et redonner envie aux gens
24:14d'aller investir, clairement.
24:15On a même le Premier ministre
24:16qui en a parlé dans son discours
24:17de Noël ou de Nouvel An,
24:19ce qui est complètement inédit.
24:20Pendant sept ans
24:21de vaches maigres,
24:22si je puis dire,
24:23on a un Premier ministre
24:24qui s'est positionné positivement,
24:25donc il faut quand même le saluer,
24:26mais le risque,
24:28c'est la coquille vide,
24:29c'est de faire voter quelque chose,
24:31un dispositif
24:31dans lequel il n'y a rien.
24:32Et on a un peu l'impression
24:33qu'il y a une frange politique
24:36qui se bat contre un ministère
24:38qui se contenterait bien
24:39d'avoir une coquille vide
24:40pourvu que ça ne fonctionne pas
24:41parce qu'elle est terrorisée
24:42de l'impact sur l'équilibre budgétaire
24:45qui n'existe pas.
24:47Et si le dispositif est voté
24:49vidé de sa substance,
24:51voire pas voté du tout,
24:53mais vidé de sa substance,
24:54il va y avoir un effet boomerang
24:56de la part à la fois des gens
24:58qui attendent des mesures positives
25:00pour se loger,
25:01que ce soit les propriétaires,
25:02les locataires,
25:03les accompagnants,
25:04ceux qui ont les mandats de gestion,
25:06de vente et de transaction.
25:07Il va y avoir un retour
25:09de bâton terrible
25:10et les promoteurs
25:11vont virer au vert
25:12ou au jaune
25:14parce qu'ils sont très concernés
25:16pour le neuf,
25:17pour la production neuve,
25:18pour donner une respiration
25:19au marché
25:20et redéployer
25:21un parcours logement
25:22qui va se faire
25:23de manière fluide
25:24entre les différentes
25:26typologies de logements,
25:27accession à la propriété,
25:28logement social
25:29et logement locatif privé.
25:32Je rappelle quand même
25:32que les locatifs privés,
25:33c'est 98%
25:34de petits investisseurs
25:36qui ne sont pas
25:37des pétroliers
25:37et des multibayeurs
25:38comme on pourrait savoir.
25:39C'est plus les grands institutionnels
25:39qui drive le marché
25:41donc il va falloir commencer
25:42à séduire nous en fait
25:43les gens
25:44avec des avantages fiscaux.
25:46D'un mot Frédéric,
25:47ce statut du bailleur privé,
25:48est-ce que vous faites partie
25:48de ces professionnels
25:49du meublé
25:50qui étaient contre ?
25:51Pas du tout.
25:52Pas du tout.
25:53Pour moi en fait
25:53ce que je veux
25:54c'est de la clarté
25:55et laisser le libre arbitre
25:57au propriétaire
25:58de choisir exactement
25:59où est-ce qu'ils veulent investir
26:01et en fonction
26:02de leurs propres besoins
26:04encore une fois.
26:04s'ils ont besoin en fait
26:06d'investir en fait
26:07dans du très très long terme
26:08sans avoir une flexibilité
26:11c'est-à-dire
26:11des investisseurs
26:13un peu plus âgés
26:14ils vont investir
26:16peut-être dans du nu.
26:17Des investisseurs en gros
26:18qui ont
26:19je dirais
26:20des enfants en bas âge
26:21et qui pensent éventuellement
26:23pouvoir
26:23je dirais
26:24avoir un logement
26:25pour leurs enfants
26:26quand ils seront étudiants
26:27ils vont peut-être investir
26:28dans quelque chose
26:29de plus flexible
26:30et donc dans du meublé.
26:31donc je pense que
26:33les propriétaires
26:34pour redonner en fait
26:35du souffle
26:36justement sur
26:37je dirais
26:38cet investissement locatif
26:39et sur
26:40et calmer
26:41on va dire
26:42la crise immobilière
26:43qu'on connaît
26:44il faut de la clarté
26:46il faut de la clarté
26:47sur
26:47sur
26:48sur du très très long terme
26:50c'est-à-dire que
26:51le
26:52le projet de bailleur social
26:54il faut
26:54il faut qu'il soit clair
26:56vous dites bailleur social
26:58c'est drôle
26:58oui pardon
26:59intermédiaire
27:00bailleur privé
27:01ça on dit l'eau quand même
27:02sur le statut
27:03messieurs c'est terminé
27:05juste trois noms de villes chacun
27:06c'est juste trois noms de villes
27:07je sais en régie
27:08ils vont me dire
27:08Marie c'est fini l'émission
27:09il faut que tu arrêtes
27:10mais quand même
27:10trois noms de villes chacun
27:11pour investir en meublé
27:13les villes étudiantes
27:15en priorité
27:16parce que c'est là
27:16où il y a une vraie demande
27:17je vais citer évidemment
27:18Reims en premier
27:19mais on pourrait citer
27:20la ville de Rennes
27:21et une troisième ville
27:23que je laisse à la main
27:24de qui le veut
27:25mais pourvu que l'encadrement
27:27des loyers ne soit pas en place
27:28Reims et Reims
27:29t'es abusé Pierre
27:31de me relancer là-dessus
27:32à la fin
27:32Reims et Reims
27:34pour Pierre Autus
27:34délégué général de Pluriance
27:36et pour vous Frédéric
27:37difficile de vous donner
27:38vous appelez Paris Attitude
27:40exactement
27:40un classement
27:42Lyon peut-être
27:43Lyon
27:43peut-être intéressant
27:44et ensuite
27:47tout dépendra en fait
27:48de la volonté
27:49de l'investisseur
27:50c'est-à-dire que
27:50je ne crois assez peu
27:52en l'investissement
27:54on va dire
27:54je dirais
27:56expatrié
27:57si vous voulez
27:58dans une ville
27:59en fait
28:00dans laquelle on n'habite pas
28:01Ok
28:02on arrête là
28:02parce que là
28:03ils sont fâchés
28:03fâchés en régie
28:04Merci à Frédéric Lecoq
28:05président fondateur de Paris
28:07Attitude
28:07et Pierre Autus
28:08délégué général de Pluriance
28:09pardon à la régie
28:10pour le retard que j'ai pris
28:11je vous retrouve demain
28:12pour les experts de l'IMO
28:13sur BFM Business
28:14Les experts de l'IMO
28:18sur BFM Business
28:19Sous-titrage Société Radio-Canada
28:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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