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  • il y a 9 mois
Regardez L'esprit de l'info avec Alain Duhamel avec Thomas Sotto du 12 janvier 2026.

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Transcription
00:00DS Automobile, pensez à covoiturer.
00:04Thomas Soto, RTL Matin.
00:07RTL Matin, nous sommes ensemble jusqu'à 9h30.
00:09Pour l'heure, il est 9h15, c'est l'esprit de l'info avec notre grand témoin du lundi,
00:12celui qui nous permet de comprendre quelque chose à la politique.
00:15Alain Duhamel, bonjour et bienvenue Alain.
00:17Bonjour.
00:17Alors dis donc, on a eu droit ce week-end à une petite valse de la dissolution,
00:20une petite menace suivie d'un petit démenti.
00:23Racontez-nous comment vous, vous avez suivi tout ça en temps réel.
00:26Vous vous êtes mis en marche tout de suite ou vous vous êtes dit
00:27on va laisser les chiens aboyer ?
00:29Comment vous avez réagi ?
00:30Non mais surtout, j'ai suffisamment d'expérience pour savoir que
00:35la menace de la dissolution, c'était purement de la dissuasion évidemment.
00:39Ce n'était pas pour la faire, c'était pour mettre un peu de pression
00:43et ramener tout le monde, non pas du tout à un comportement raisonnable
00:47parce que ce n'est pas la période pour ça,
00:49mais à un comportement possible à piloter.
00:55Bon, mais plus personne n'y croit si, honnêtement.
00:57En ce moment, on ne peut jamais l'écarter, mais a priori non.
01:02Et pourquoi il fait ça alors, Sébastien Lecornu ?
01:05Vous pensez qu'il est perdu en ce moment ?
01:06Ou qu'il a tenté une méthode et qu'il arrive au bout ?
01:09Alors au bout de la canapèche, il n'y a pas de budget ?
01:10Non, c'est un coup de pression pour le budget.
01:13Et le budget, il faut qu'il soit adopté avant...
01:16Enfin, il faut...
01:17Il est extrêmement souhaitable, ce n'est pas obligatoire,
01:19mais c'est extrêmement souhaitable qu'il soit adopté avant la fin du mois.
01:23Donc, c'est moins de trois semaines.
01:27Donc, il faut aller vite.
01:28Donc voilà, c'est un petit coup de pression.
01:29Oui.
01:30Bon, on a l'impression que la situation est bloquée, inextricable.
01:33Pourquoi ?
01:33Pourquoi Alain Duhamel ?
01:34Pourquoi on n'y arrive pas, finalement ?
01:36On n'a pas des députés plus bêtes ou moins compétents
01:38que ceux qui avaient les années précédentes ?
01:40Non, on n'y a pas, parce qu'il y a la tripartition, comme on le dit.
01:45C'est-à-dire que la tripartition, ça veut dire pas de majorité.
01:49Bon, déjà, c'est quand même difficile à gérer.
01:51Ensuite, parce qu'on approche d'élections.
01:55Pour les municipales, dès le 15 mars.
01:58Donc, c'est bientôt, c'est dans deux mois.
02:00Et puis, la présidentielle qui va suivre et qui va être historique.
02:05Donc, on peut partir en vacances.
02:07On n'a qu'à dire, on se reverra trois mois avant la campagne.
02:09On verra ce que proposent les uns et les autres.
02:10Et voilà.
02:11Il va plus rien se passer en politique.
02:12Il faut tenir le coup d'ici là.
02:14Et bon, il faut un budget, de toute façon.
02:17Et puis, il faut essayer, non pas de réaliser des exploits ou des prouesses,
02:22mais d'éviter les bêtises pendant un an.
02:24Mais quelque chose que je ne comprends pas.
02:26Et pardon, c'est un sujet qu'on a déjà abordé.
02:28L'article 49.3.
02:29Alors, vous savez que les socialistes avaient dit,
02:30« Il ne faudra pas de 49.3, sinon on censurera. »
02:33Là, on a bien compris que ce n'est plus un casus belli pour eux.
02:37Amélie de Montchalin, la ministre des Compte-Puic a entre-ouvert la porte ici même la semaine dernière.
02:43Et Sébastien Lecornu a l'air complètement braqué.
02:45Or, je parle sous votre contrôle, j'ai l'impression que c'est le seul moyen de réussir à faire passer un budget.
02:49En tout cas, c'est de loin le plus facile.
02:52Mais alors, pourquoi s'en priver alors qu'on est 12 janvier ?
02:55Il avait dit, Sébastien Lecornu, qu'il n'y aurait pas recours.
03:00Oui, mais je suis d'accord avec vous.
03:02C'est un bécif qui ne change pas d'avis.
03:03Je suis d'accord avec vous.
03:05Aujourd'hui, l'avantage du 49.3, c'est que ça fait passer le texte sans vote.
03:11Donc, ça veut dire que personne, parce que c'est ça l'objectif, que personne n'est obligé de se déjuger.
03:16Oui, parce que les socialistes préfèrent ne pas voter un budget et ne pas censurer derrière que d'avoir à voter pour un budget qu'ils ne veulent pas assumer.
03:22Voilà, parce qu'on considère que quand on vote un budget, c'est qu'on appartient à la majorité.
03:26C'est le bal des faux-cues ou c'est le bal des nuls ?
03:28Oh bah, c'est le bal des régimes parlementaires.
03:32Oui, d'accord.
03:33Bon, on n'est pas habitués, puisque nous, on était en régime présidentiel jusque-là.
03:37Mais on est dans une phase où on fonctionne comme un régime parlementaire.
03:41Dans un régime parlementaire, si on vote le budget, c'est qu'on est de la majorité.
03:43Donc, ils ne veulent pas voter le budget, mais ils ne veulent pas non plus que le gouvernement tombe.
03:47Donc, ils disent 49.3, comme ça, il n'y a pas de vote.
03:50Le 49.3, au fond, c'est une approbation implicite.
03:53Oui.
03:54Bon, ben voilà, ce n'est pas très courageux, mais c'est très efficace.
03:57Bon, vous évoquez les municipales, 15 et 22 mars prochain.
04:00Sarah Knafow, zémouriste de cœur et de carte.
04:03Elle est désormais candidate à Paris.
04:05Ça vous plaît ou pas, ça ?
04:06Ah, je trouve que c'est intéressant, parce que c'est un personnage original.
04:10C'est d'abord un personnage nouveau, Sarah Knafow.
04:1332 ans ?
04:13Oui.
04:13Ensuite, elle a un style vraiment bien à elle.
04:17C'est quoi le style ? Pourquoi elle se fascine comme ça ?
04:19Un, parce que d'abord, elle parle comme une mitraillette.
04:22Oui.
04:22Bon, ensuite, elle connaît à peu près un million de chiffres, qu'elle balance sur un rythme à peu près insoutenable pour ses interlocuteurs,
04:32qui n'ont d'ailleurs aucun moyen de vérification, et qui, de toute façon, n'ont pas la connaissance des mêmes chiffres.
04:38Donc, elle balaie devant elle, et puis, elle est différente.
04:43Elle a une façon de parler qui est différente.
04:44Bon, elle est d'extrême droite.
04:46C'est pas elle qui peut rassembler la...
04:49Non, mais la différence avec Éric Zemmour, c'est qu'elle est de la même extrême droite, sans les dérapages.
04:56C'est-à-dire ?
04:57Sans les dérapages.
04:58C'est une extrême droite qui cache en deux, une extrême droite sans les dérapages.
05:00C'est une extrême droite idéologique, culturelle, etc., par rapport à l'extrême droite populiste du Rassemblement National.
05:07Est-ce que quand on est d'extrême droite, c'est une vraie question, on est raciste ?
05:11Est-ce qu'il y a ça inclus dans le mot extrême droite, aujourd'hui ?
05:14C'est... ça n'est pas automatique, mais c'est fréquent.
05:17Oui.
05:19Vous êtes sous le charme ?
05:19Mais historiquement, c'est pas automatique, mais c'est fréquent.
05:22Vous êtes sous le charme ? Je parle pas de l'idéologie, mais du personnage.
05:25N'exagérons pas, sous le charme, j'ai un peu passé l'âge.
05:30Elle est pas...
05:31Déjà, elle aime les hommes plus âgés qu'elle, mais bon...
05:33Oui, mais à ce point, non.
05:36Elle est...
05:37Elle est très vive, elle est intelligente, elle est différente.
05:42C'est ça, je pense, qui attire la curiosité.
05:45En tout cas, elle va mettre quelque chose dans la campagne.
05:46Cela dit, elle est quelquefois insupportable.
05:49Je l'ai écoutée ce matin sur une autre radio,
05:53elle a quelquefois des répliques d'adolescentes mal poussées.
05:58Bon, ça vous apprendra à écouter d'autres radios.
05:59Mais à côté de ça, elle est brillante.
06:02Je répète, elle est originale.
06:04On a besoin aussi de politiques originaux.
06:07Bon, j'aimerais autant qu'il y ait des politiques originaux du centre
06:10qu'à l'extrême droite, mais enfin, elle est originale.
06:12Je ne veux pas dire le contraire.
06:13Elle va compter dans le paysage.
06:15Demain, ce sera l'ouverture du procès en appel des assistants parlementaires du FN,
06:18à l'époque, devenu RN depuis.
06:20Autrement dit, c'est le procès en appel de Marine Le Pen,
06:22celui qui va décider si, oui ou non, elle pourra être candidate à la prochaine présidentielle.
06:26Est-ce que son image à Marine Le Pen a déjà été abîmée dans l'opinion d'Alain Président ?
06:30Par rapport à il y a un an, par rapport au jugement fin mars dernier ?
06:33Écoutez, d'après ce qu'on voit dans les sondages, non.
06:37Il y a en gros une moitié de la France qui pense que c'est bien fait pour elle.
06:43Elle a péché, elle va payer.
06:45Et une moitié de la France qui dit qu'on veut l'empêcher d'être candidate.
06:50Bon, elle est sortie de la loi.
06:52Voilà.
06:53Jordan Bardella, lui, semble avoir de plus en plus envie d'être candidat.
06:57Il présentera ses voeux aujourd'hui, à la veille du début du procès.
07:01C'est un hasard de calendrier, vous croyez ?
07:03Alors, je pense qu'ils font très attention, l'un comme l'autre, d'avoir l'air bien soudés.
07:10Cela dit, par la force des choses, plus Marine Le Pen approche de son procès,
07:15et plus Jordan Bardella est, à l'extrême droite, incontournable.
07:19Je veux dire, c'est mécanique, c'est inévitable.
07:23Donc, il a raison de se préparer au cas où ?
07:25Donc, non seulement il a raison, il a besoin, et en plus, c'est son intérêt.
07:31Je voudrais juste vous faire entendre ce que disait Dominique de Villepin à propos de Jordan Bardella.
07:34C'était la semaine dernière chez nos confrères de BFM.
07:36Est-ce que vous monteriez dans un A380, avec à sa tête un pilote,
07:42qui aurait zéro heure de vol au compteur ?
07:46Procès en jeunesse et en inexpérience pour Jordan Bardella, vous le partagez ce procès ou pas ?
07:50Oui, mais je l'ai appliqué de la même façon à Dominique de Villepin quand il est devenu ministre.
07:55Donc ?
07:55Donc, il est bien placé pour le dire parce qu'il en a été l'incarne.

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