- il y a 8 minutes
Regardez L'esprit de l'info avec Alain Duhamel avec Thomas Sotto du 23 mars 2026.
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00:00Jospin qui avait 88 ans, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Olivier Bost.
00:05Oui, Lionel Jospin, c'était l'homme du coup de tonnerre du 21 avril 2002, bien entendu.
00:11Il était alors donné favori à l'élection présidentielle.
00:15Il a été battu de 200 000 voix par Jean-Marie Le Pen et n'était donc pas au second
00:19tour.
00:20L'extrême droite, pour la première fois, accédait au second tour d'une présidentielle.
00:24Pourtant, à l'époque, il faut s'en souvenir, tout semblait réussir à Lionel Jospin.
00:28Il avait passé 5 ans à Matignon, en cohabitation avec Jacques Chirac et dans ce qu'on appelait à l
00:34'époque la gauche plurielle.
00:36Et c'était des années qui avaient plutôt réussi à la gauche.
00:40Ce pouvoir de gauche avait plutôt réussi.
00:43Mais un an avant la présidentielle, la mécanique s'était enrayée.
00:46Notamment quand Jacques Chirac avait attaqué sur la question de la sécurité.
00:51Et lui avait pour le coup réussi une campagne.
00:54On pouvait dire d'abord que Lionel Jospin avait connu un échec finalement avec cette campagne.
01:00Il avait été mauvais en campagne.
01:03Ce 21 avril 2002 a effacé 40 ans de vie politique de Lionel Jospin d'un coup.
01:10Il n'est d'ailleurs jamais revenu après.
01:12Il y a eu une petite tentative, mais très très courte.
01:15Et ça a donc éclipsé 40 ans de vie politique qui avait commencé vraiment à la gauche de la gauche.
01:22Mais c'est sûr à l'époque.
01:23Non, non, même avant avec les Lambertistes.
01:26Et avant de rejoindre effectivement en 1971 François Mitterrand.
01:31Et ensuite de connaître une ascension dans l'appareil socialiste.
01:35Jusqu'à devenir ministre de l'éducation.
01:36Et jusqu'à ensuite ses candidatures à l'élection présidentielle.
01:42Une longue ascension donc de Lionel Jospin au sein du parti socialiste.
01:45Lionel Jospin qui est donc mort à l'âge de 88 ans.
01:48C'est sa famille qu'il a annoncé à l'agence France Presse.
01:49Évidemment, on a tous en tête ces mots.
01:52Ce moment dont on se souvient, 21 avril 2002, soir du premier tour de la présidentielle.
01:57Lionel Jospin, vous le disiez Olivier, est éliminé de la compétition.
02:00Il n'ira pas au second tour.
02:01Et il dit ceci.
02:02J'assume pleinement la responsabilité de cet échec.
02:06Et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique.
02:10Et c'était quelque chose qu'on n'avait pas l'habitude d'entendre.
02:13Bonjour Alain Duhamel.
02:14Bonjour.
02:14Bonjour Anne-Charlène Bézina.
02:15Alain, vous connaissiez bien Lionel Jospin.
02:18Vous avez même écrit un livre avec lui.
02:19Absolument.
02:20Sa disparition, c'est une page qui se tourne aujourd'hui ?
02:23Vous savez, c'est dans l'histoire le premier ministre de gauche
02:26qui a dirigé un gouvernement le plus longtemps.
02:29Et ça a également été quelqu'un qui a été le premier secrétaire du Parti Socialiste
02:36auparavant, plus longtemps que ne l'a été François Mitterrand.
02:40On peut dire que c'est vraiment une des trois personnalités socialistes marquantes
02:47de tout ce qui terminait le XXe siècle.
02:52Il était le spécialiste des rapports avec le Parti Communiste.
02:57Et c'est lui qui a décomplexé les socialistes.
02:59Il a fait la gauche plurielle.
03:00C'était lui la gauche plurielle.
03:01Bien sûr.
03:02Et alors, ce qu'il faut dire, parce que ça c'est exceptionnel dans l'histoire politique française,
03:07ce qu'il faut dire, c'est que quand il a été pendant cinq ans le premier ministre,
03:11il y avait les représentants de tous les partis de gauche, sans exception dans son gouvernement,
03:17et que ça marchait à la baguette.
03:19C'est-à-dire qu'avec lui, on obéissait.
03:23Et c'était pareil quand il était avant premier secrétaire du Parti Socialiste.
03:26C'est quelqu'un qui avait une autorité naturelle,
03:29qui avait des convictions idéologiques, disons-le, assez raides,
03:33mais qui avait un comportement au pouvoir assez pragmatique.
03:37assez raides, c'est ce qu'il a été beaucoup reproché.
03:40Il avait essayé de briser un peu cette armure sans y parvenir pendant la campagne de 2002.
03:44Il avait dit, je suis un austère qui se marre.
03:46Vous l'avez bien connu, à titre personnel.
03:49C'était quel type de personnage ?
03:50C'était quel bonhomme, Lionel ?
03:52Alors, c'était quelqu'un de très authentique,
03:55donc, qui ne plaisantait pas avec les principes et les convictions.
04:00En privé comme en public.
04:02On ne se marrait pas tous les jours.
04:02Non, mais alors, j'allais dire qu'en revanche, en privé,
04:07quand il se sentait en confiance,
04:08quand c'était des gens avec qui il s'entendait, etc.
04:11Mais il pouvait être tout à fait détendu,
04:14et même franchement drôle.
04:15Mais je pense que cette personnalité correspondait aussi à ses débuts politiques.
04:18C'est-à-dire que chez les Lambertistes,
04:20qui est donc l'un des mouvements quand même les plus fermés du trotskisme,
04:23ça correspondait aussi, sur le plan purement politique,
04:25à ses traits de caractère.
04:27Oui, moi, ma thèse personnelle, c'est que,
04:30contrairement à ce qu'il disait, d'ailleurs,
04:32il y avait aussi ses origines protestantes.
04:35Et donc, ça le rendait, en matière de principes, assez raide.
04:40Anne-Charlène Bézina.
04:41Raideur, oui et non.
04:42Parce que si on prend vraiment l'idée de la gauche plurielle,
04:44c'est quand même assez progressiste.
04:46Enfin, il faut avoir aussi une souplesse d'esprit.
04:48La raideur n'est pas conservatrice.
04:49Non, la raideur n'est pas non plus, à mon avis,
04:52antithétique, avec une certaine souplesse.
04:54C'est ce que vous disiez, j'abonde largement.
04:56C'est-à-dire qu'au fond, il faut arriver
04:59à concilier toutes les sensibilités.
05:00C'est presque un peu la dernière gauche, en réalité,
05:03la dernière gauche qui gagne, on va dire,
05:05que Lionel Jospin arrive à incarner.
05:06Parce que, sous François Hollande,
05:08les frondeurs, c'est justement cette idée
05:10qu'on ne peut plus arriver à travailler ensemble.
05:12Donc, je pense que ce qu'il faut retenir,
05:13enfin, ce qui, moi, me reste de Lionel Jospin,
05:15c'est cette idée qu'en tout cas,
05:16il y a déjà une fermeté dans les principes aussi.
05:18Donc, c'est une vie politique des principes.
05:21C'est lui qui a mis fin,
05:22alors moi, je suis spécialiste de finances,
05:24donc ça m'intéresse aussi,
05:25mais aux fonds spéciaux,
05:26à tout ce qui était un peu pratique,
05:27obscur de la vie politique en 2001.
05:29Il a vraiment décidé d'assumer
05:31et d'aller complètement à la manœuvre.
05:33Donc, il a fait des grandes choses
05:34qui restent dans notre droit.
05:35Et puis, il ne faut pas oublier
05:36qu'il a été conseiller constitutionnel aussi.
05:38Oui, il a rendu une belle décision.
05:39C'était vraiment une tâche qu'il adorait.
05:41Il était au conseiller constitutionnel.
05:42C'est vrai.
05:43Je l'ai rencontré à cette époque.
05:44N'oublions pas qu'il a été candidat
05:45une première fois à la présidentielle en 1995
05:47face à Jacques Chirac
05:48et une deuxième fois en 2002.
05:50Premier secrétaire du PS de 81 à 88,
05:53chef du gouvernement de 97 à 2002 en cohabitation.
05:57Ses proches font savoir
05:58qu'il avait subi une opération sérieuse
05:59sans en donner le détail au mois de janvier.
06:02Vous aviez échangé encore assez récemment avec lui, Alain ?
06:05Oui, j'avais été le voir.
06:07On avait de très bonnes relations personnelles.
06:09Je suis allé le voir il y a une dizaine de jours.
06:12Une dizaine de jours.
06:12Il était effectivement très malade, mais...
06:15Il avait conscience de la gravité de la situation ?
06:18Oui, oui, tout à fait.
06:18Mais c'est quelqu'un de courageux.
06:20Et c'est ce qui ressortait de la demi-heure
06:24que j'ai passée avec lui
06:25parce qu'il ne fallait pas le fatiguer.
06:29On a parlé politique encore ?
06:30On a parlé politique, absolument.
06:32De quelle œil a regardé cette gauche,
06:34ces alliances avec l'EFI,
06:35le PS que lui a dirigé, tout ça ?
06:37Alors, il ne voulait pas être critique,
06:40mais...
06:42Et je ne veux pas le faire parler après sa mort.
06:45Mais enfin, disons que,
06:46en ce qui concerne les analyses stratégiques,
06:50la sienne pouvait être différente d'autre.
06:52En un mot,
06:53et puis on va passer au municipal,
06:56un mot, donc, pour résumer Lionel Jospin,
06:59ce qu'il en restera, son héritage,
07:01ce qu'il a marqué.
07:02L'intégrité.
07:03L'intégrité, Alain ?
07:04J'aurais dit courage,
07:05mais ça va un peu avec, il me semble.
07:07Courage pour Anjan El-Bezina, Olivier ?
07:09Non, moi, effectivement,
07:10le mot intégrité est extrêmement bien choisi
07:13parce que, sur toute sa carrière politique,
07:15c'est effectivement ce qu'il guide.
07:17Il faut se souvenir qu'il avait fait aussi
07:19un droit d'inventaire.
07:20Après, il avait revendiqué un droit d'inventaire
07:22après Mitterrand.
07:22Les années Mitterrand.
07:24Ce qui avait été aussi un élément extrêmement important,
07:26y compris pour rassembler ensuite la gauche.
07:28Et quand même, juste,
07:29ses vraies relations avec Chirac,
07:31il se détestait, c'est de là ou pas ?
07:32Il ne s'aimait pas.
07:33Il ne s'aimait pas.
07:34Il ne s'aimait pas.
07:34Ce n'était pas du chien ?
07:36Non, non, non, pas du tout.
07:37Non, non, il ne s'aimait pas.
07:40Et Jospin trouvait que Chirac
07:43était un homme de facilité,
07:45de petite manœuvre,
07:47ce qui était en partie faux
07:48parce qu'il a su aussi faire des grandes choses.
07:52Et Chirac trouvait que
07:54Lionel Jospin, c'était quelqu'un de coincé.
07:56Alors, ça ne lui allait pas du tout.
07:58Il avait essayé de se décoincer,
07:59on se rappelle, d'un voyage présidentiel
08:00où il avait dit en off, comme on dit.
08:02C'est ce qui a tué sa campagne.
08:03Oui, Chirac était usé, vieilli et fatigué.
08:05C'est ce qui a tué sa campagne.
08:06On ne peut pas faire, en règle générale,
08:07de toute façon, en off,
08:08avoir l'air d'être plus cool que ce qu'on est.
08:10En réalité, ça avait coûté aussi la balladure.
08:13Il y a la campagne présidentielle avant
08:15qui avait tenté de...
08:16Voilà.
08:17Moi, ce que je retiens aussi,
08:19c'est cette idée que ça restait quand même
08:20une cohabitation, on va dire, de courtoisie,
08:22ou en tout cas élégante,
08:23dans la manière dont chacun pouvait respecter
08:25les précarés de l'autre.
08:26Ce n'est pas sûr que si on avait une cohabitation
08:27à l'avenir, en tout cas,
08:28elle serait aussi courtoise.
08:30Je parle en termes d'attribution constitutionnelle.
08:32Même si, interpersonnellement,
08:33je suis sûre que ça devait chauffer clairement.
08:36Alors, d'abord, il ne faut pas oublier
08:37que Chirac l'attaquait beaucoup
08:40quand il était Premier ministre.
08:41C'est bien d'accord.
08:41Et sur des sujets quelquefois délicats.
08:44Et d'autre part, moi, je garde un souvenir
08:47cauchemardesque du traité de Nice
08:49alors que l'un était président
08:51et l'autre Premier ministre,
08:52et où il y avait vraiment deux lignes
08:56diplomatiques françaises,
08:57ce qui, je crois que c'est le seul cas,
08:59sous la Vème République,
09:00et où les chefs des délégations étrangères
09:03allaient voir successivement Chirac,
09:05puis Jospin,
09:06et après quoi,
09:07ils se disaient qu'ils avaient la migraine
09:08parce qu'ils ne savaient pas
09:09ce que pensait la France.
09:10Comme quoi, à l'époque...
09:11Elle pensait trop.
09:12Ce n'était pas très clair non plus.
09:13Merci beaucoup, en tout cas,
09:14Lionel Jospin,
09:15dont on a appris la disparition
09:17il y a quelques minutes,
09:17l'ancien Premier ministre socialiste
09:19qui avait 88 ans.
09:20On en vient à 9h21
09:22au second tour des municipales.
09:23Les enseignements qu'il faut en tirer.
09:25Anne Charlène, Alain,
09:26avec un peu plus de 12 heures de recul,
09:29qui mettez-vous sur le podium
09:31des gagnants ?
09:32Tiens, pour commencer.
09:32Anne Charlène.
09:33Alors, moi, incontestablement,
09:35l'ERN.
09:36C'est vrai qu'il me semble
09:37que ce qui gagne,
09:38c'est quand même aussi
09:39une forme de normalisation.
09:41Mais ça, c'est assez traditionnel
09:42des strutins français.
09:43C'est qu'au premier tour,
09:45il y a une espèce de laboratoire
09:46d'innovation
09:47où on tente des choses
09:48et au deuxième tour,
09:49on se rend compte
09:49que c'est finalement
09:50les voies assez modérées
09:51qui arrivent à réussir.
09:52Mais l'ERN,
09:53en nombre de voies,
09:55en dynamique électorale
09:56est incontestablement installée
09:58à la suite
09:59de ses élections municipales.
10:00L'ERN,
10:02on va dire,
10:02la normalisation
10:03de certaines reconductions,
10:07essentiellement.
10:08Et troisième point,
10:09je dirais que celui
10:10qui a gagné,
10:10c'est quand même aussi
10:11le pari de l'abstention.
10:12C'est-à-dire que
10:14abstention
10:15qui augmente
10:16et qui augmente
10:17surtout sur les élections
10:18municipales
10:18qui étaient auparavant
10:19celles où on s'exprimait
10:20encore de manière
10:20assez délibérée
10:21et même pour les grandes villes
10:22puisque le deuxième tour
10:23était le tour des grandes villes.
10:24Donc,
10:25ce n'est pas bon signe
10:25pour notre démocratie.
10:26Alain ?
10:27Alors,
10:27je suis tout à fait d'accord
10:28sur l'idée
10:28que le Rassemblement National
10:30a progressé
10:31à travers ces élections.
10:32Ce qu'on n'a pas forcément
10:32entendu tout de suite hier soir
10:34parce que ce n'est pas
10:34dans les grandes villes,
10:35ce n'est pas spectaculaire
10:36mais c'est de l'implantation.
10:36Absolument.
10:37Le problème,
10:38c'est que
10:38le Rassemblement National
10:40progresse très peu
10:41dans les métropoles
10:42et que par la force des choses
10:43quand on commente
10:44on commence par les métropoles.
10:46D'autant plus
10:47que les plus petites communes
10:48très souvent
10:49avaient leur maire
10:50depuis déjà une semaine.
10:54Sur le reste,
10:55moi je souligne quand même aussi
10:57la résistance du Parti Socialiste
10:59dans les grandes villes
11:00parce que finalement
11:03il est présent
11:04en bonne place
11:06dans les trois premières villes françaises
11:08et il y a des résultats
11:09qui ne sont pas mauvais
11:11dans les autres métropoles françaises.
11:14Donc,
11:15ils s'en tirent assez bien.
11:16Ils s'en tirent assez bien.
11:18Le Rassemblement National
11:19progresse essentiellement
11:21dans le midi
11:21mais progresse incontestablement.
11:23Les socialistes se débrouillent bien
11:25et les républicains
11:27c'est toujours pareil.
11:29Leur point de force
11:30ce sont les villes
11:31de taille moyenne.
11:32Oui.
11:32C'est de la reconduction
11:34essentiellement pour les ALR.
11:35Ce n'est pas forcément
11:35de grand sens politique
11:37ce que vous voulez dire ?
11:38Ce qui me semble important
11:40de dire
11:41c'est qu'au fond
11:41aussi bien ALR que le PS
11:43joue aussi sur le fait
11:44que c'était des villes
11:44qui étaient assez acquises
11:45à leur cause.
11:46Alors,
11:46il y a eu des bascules
11:47notamment Clermont-Ferrand
11:48donc des éléments
11:49assez historiques comme ça
11:50mais les bascules
11:51sont quand même relativement rares.
11:53Il y a essentiellement
11:54de la stabilité
11:54il me semble
11:55dans ce que les bastions
11:56des partis
11:57de gouvernement traditionnels
11:58ont gardé.
11:59Il faut dire aussi
12:00que Renaissance
12:01a quand même
12:02gagné Bordeaux
12:04gagné Annecy
12:05On sera d'ailleurs
12:05en ligne
12:06avec le nouveau maire
12:06d'Annecy
12:07dans quelques minutes.
12:07Et que pour un parti
12:09qui n'a jamais eu
12:10et n'a jamais voulu
12:12et n'a jamais cherché
12:13une implantation locale
12:14c'est déjà
12:16un assez beau résultat.
12:17Bon,
12:17à chaque élection
12:18c'est la même chose
12:19il y a les enseignements
12:19généraux
12:20et puis il y a
12:21les petites histoires
12:22les événements
12:23qui marquent les esprits
12:24ce qui s'est passé
12:25à Pau hier soir
12:26fait partie
12:26de ces moments clés
12:28en tout cas
12:28de ces moments
12:28dont on se souviendra
12:29quand on parlera
12:30de ces municipales
12:31de 2026
12:32puisque François Bayrou
12:33a perdu
12:34face à Jérôme Marbeau
12:36candidat de l'Union de la Gauche
12:37Jérôme Marbeau
12:37qui est en ligne avec nous
12:38Bonjour Jérôme Marbeau
12:40Bonjour
12:40Bonjour M. le maire
12:42vous êtes habitué déjà
12:43ça y est
12:43à ce qu'on vous appelle
12:43M. le maire
12:44ou pas encore ?
12:46Depuis ce matin
12:47c'est de plus en plus fréquent
12:48effectivement
12:49je vais m'y habituer
12:50Peut-être quelques mots
12:51vous êtes un homme de gauche
12:53vous avez 49 ans
12:54Lionel Jospin
12:55en quelques mots
12:56c'était qui pour vous ?
12:58Bon c'est une figure
12:59très inspirante
13:00et puis effectivement
13:01à mon âge
13:01moi je suis de la génération
13:02du 21 avril 2002
13:04donc forcément
13:05sa disparition
13:06fait remonter
13:07beaucoup de choses
13:07de mon engagement politique
13:08et puis évidemment
13:10beaucoup de tristesse
13:11aussi pour ma famille politique
13:13Il y aura peut-être
13:14une rue Lionel Jospin
13:16à Pau bientôt
13:16vous le souhaitez ?
13:18Pourquoi pas
13:18Pourquoi pas ?
13:19Bon scrutin très serré hier
13:21vous avez gagné
13:21avec 344 voix d'avance
13:23sur François Bayrou
13:25comment expliquez-vous
13:26votre victoire
13:27et sa défaite ?
13:30Durant toute cette campagne
13:31on a voulu
13:33montrer
13:34et proposer
13:35aux Palois
13:35et aux Palois
13:36un projet positif
13:37voilà
13:37parce qu'on a aussi senti
13:39cette grande défiance
13:40des électeurs
13:42et des électrices
13:43vis-à-vis
13:43de l'institution
13:44du pouvoir
13:45du personnel politique
13:46et donc
13:47notre volonté
13:48notre fil rouge
13:49durant toutes ces
13:50semaines de campagne
13:51ça a été
13:52et d'essayer
13:53de faire renaître
13:54l'espoir
13:54et de montrer
13:55que la politique
13:55peut apporter
13:56quelque chose
13:56de positif
13:57et je crois
13:58que cette volonté-là
14:01elle a été entendue
14:02par les Paloises
14:03et les Palois
14:03et peut-être
14:04en creux
14:05c'est ce que ne portait
14:06pas François Bayrou
14:07Alain Duhamel
14:08a une question pour vous
14:08Oui, est-ce que c'est vous
14:09qui avez gagné
14:10ou François Bayrou
14:11qui a perdu ?
14:13J'ai la faiblesse
14:15de croire
14:15que c'est moi
14:16qui ai gagné
14:16puisque
14:17on a
14:17je vous le dis
14:18fait une campagne
14:19très positive
14:20vraiment
14:20on a essayé
14:21de ne pas du tout
14:22être dans la négativité
14:24dans la critique
14:25de l'adversaire
14:26et donc
14:27on a déployé
14:28ce projet positif
14:29qui parlait
14:30de l'avenir de Pau
14:31qui parlait
14:31de la vie quotidienne
14:32des habitantes
14:33et des habitants
14:34de cette ville
14:34et donc je pense
14:35que c'est aussi ça
14:36qui a suscité
14:37leur adhésion
14:38Anne-Charlène Bézina
14:38Oui, alors on a vu
14:40ce qui se passe
14:40actuellement à Lyon
14:41est-ce que vous savez
14:43si un recours
14:43a été déposé
14:44ou est-ce que vous le craignez
14:45ou est-ce que vous saluez
14:46au moins le fait
14:47qu'il n'y en ait pas ?
14:48Est-ce qu'il y a
14:48quelque chose là-dessus
14:49en ce moment ?
14:50Je n'ai pas d'informations
14:51à ce sujet
14:52les recours sont
14:53des possibilités juridiques
14:55donc François Bayrou
14:56prendra ses responsabilités
14:58je vous l'ai dit
14:59on a fait une campagne
15:00qui était je pense
15:01très positive
15:02et très propre
15:02donc je crois
15:04qu'en réalité
15:05le scrutin
15:06et la conclusion
15:08du scrutin
15:09et la décision
15:09des Palois
15:10et des Palois
15:11elle est assez nette
15:12Sauf erreur de ma part
15:13M. Marbon
15:13Je ne pense pas qu'un recours
15:14puisse prospérer
15:15Sauf erreur de ma part
15:15vous n'étiez pas allié
15:16avec LFI
15:17on est d'accord
15:17vous pensez que c'est ça
15:18qui a pu faire pencher
15:18la balance ou pas ?
15:19Ça a été déterminant
15:20vous pensez ?
15:21En tout cas
15:22j'ai fait un choix
15:23entre les deux tours
15:24qui a été un choix
15:25assez difficile à faire
15:27mais on a pris une position
15:28avec mon équipe
15:29qui était très claire
15:30c'était de ne pas faire alliance
15:31ni avec LFI
15:32ni d'ailleurs avec la deuxième liste
15:34qui était une liste
15:35d'hiver gauche
15:35et c'est essentiellement
15:37des considérations locales
15:38qui nous ont poussé
15:39à cette décision
15:41parce qu'on a souhaité
15:42rester fidèles
15:43à nos valeurs
15:44et au projet
15:44et à l'équipe
15:45qu'on avait présenté
15:46au Palois
15:47pour le premier tour
15:48donc ça a été une décision
15:50effectivement assez forte
15:51d'entre deux tours
15:51de notre liste
15:53Merci Jérôme Marbon
15:54Il vous a passé
15:54un petit coup de fil
15:55François Bayrou ?
15:56Il m'a envoyé
15:57un gentil message
15:58de félicitation hier
15:59Merci beaucoup à vous
16:00félicitations
16:01et merci également
16:02à Denis Grandjou
16:03qui était à vous
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